Lois relatives au sanhédrine et aux peines qui leur sont confiées · Chapitre 8
Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 944 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.
2. Quand il y a une divergence d’opinions dans un tribunal de trois [juges concernant une affaire pécuniaire], que deux [d’entre eux] disent : « Quitte » et le troisième dit : « Coupable », le défendeur est acquitté. Si deux [juges] disent : « Coupable » et le troisième dit : « Quitte », il est condamné. Si l’un [d’entre eux] dit : « Quitte », un autre dit : « Coupable » et le troisième dit : « Je ne sais pas » ou si deux [d’entre eux] disent : « Quitte » ou « Coupable » et le troisième dit : « Je ne sais pas », on ajoute deux [autres juges]. Il y a donc cinq [juges] qui débattent sur la question. Si trois d’entre eux disent : « Quitte » et deux disent : « Coupable », il est acquitté. Si trois disent : « Coupable » et deux : « Quitte », il est condamné. Si deux d’entre eux disent : « Quitte », deux disent : « Coupable » et le dernier dit : « Je ne sais pas », on ajoute deux [autres juges]. En revanche, si quatre disent : « Quitte » ou « Coupable » et le dernier dit : « Je ne sais pas », ou si trois disent : « Quitte », un dit : « Coupable » et un autre dit : « Je ne sais pas », que ce soit ou non le même qu’au début qui ait dit : « Je ne sais pas », on suit la majorité. S’ils sont [partagés sur la question] moitié-moitié et que l’un dise : « Je ne sais pas », on ajoute deux autres [juges]. Et de même, si le cas fait [toujours] l’objet d’un doute, on continue d’ajouter [des juges] jusqu’au nombre de soixante et onze. Quand leur nombre a atteint soixante et onze, si trente-cinq disent : « Coupable », trente-cinq : « Quitte » et un : « Je ne sais pas », ils délibèrent avec lui, jusqu’à ce qu’il se range d’un côté, de sorte qu’il y ait trente-six [juges] qui acquittent ou qui condamnent. Et si ni lui [celui qui est en proie au doute], ni un autre, ne change d’avis, ce cas fait l’objet d’un doute et [par conséquent,] on maintient l’argent en la possession de son propriétaire.
3. Quiconque dit : « Je ne sais pas » n’a pas besoin d’en donner la raison et de dire pour quelle raison il doute, contrairement à celui qui acquitte qui doit dire pour quelle raison il acquitte et celui qui condamne qui doit dire pour quelle raison il condamne.
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