Lois relatives à la vente · Chapitre 27
Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 813 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.
2. Qui vend un chariot (karon) [est réputé] ne pas vendre les mulets s’ils n’y sont pas attachés. Aurait-il vendu les mulets, il [est réputé] ne pas vendre le chariot. Si un homme vend un joug [qui relie plusieurs bœufs], il [est réputé] ne pas vendre les bœufs. S’il vend les bœufs, il [est réputé] ne pas vendre le joug, même dans un endroit où certains désignent [des bœufs avec] un joug [par le terme] « bœufs ».
3. Qui vend un joug [individuel est réputé] vendre la vache. Aurait-il vendu la vache, il [est réputé] ne pas vendre le joug. Si un homme vend un chariot (agala), il [est réputé] vendre les bœufs. Aurait-il vendu les bœufs, il [est réputé] ne pas vendre le chariot. Le prix ne constitue pas une preuve [des éléments inclus dans la vente] dans tous ces cas et les semblables.
4. De même, un homme qui vend un âne [est réputé] vendre la couverture et la selle, même s’ils ne sont pas sur l’âne. Mais il [est réputé] ne vendre ni le sac, ni la selle de femmes, même s’ils se trouvent sur l’âne au moment de la vente.
5. Le prix ne constitue pas une preuve [des éléments inclus dans la vente]. Si l’acheteur commet une erreur plausible, il a [la possibilité de demander la réparation de la] lésion ou la rescision de la vente, conformément à la loi pour tout vendeur ou acheteur. S’il commet une erreur invraisemblable, la vente n’est pas nulle. En effet, [on considère que] c’est un don qu’il a fait au vendeur et il n’a droit qu’à un âne sans sac. Il en va de même pour tout cas semblable : on n’apporte pas de preuve du prix.
6. Qui vend une servante [est réputé] vendre les vêtements qu’elle porte, même s’il y en a cent. Mais il [est réputé] ne pas vendre les bracelets, les boucles de nez et d’oreille, les anneaux et les colliers à son cou. Et s’il a dit à l’acheteur : « [Je te vends] une servante et tout ce qu’elle a sur elle », tous [ceux-là] sont vendus, même si elle porte des objets [valant] cent manés.
7. Quand un homme dit à un autre : « Je te vends une servante enceinte », [ou] « Je te vends une vache gravide » il [est réputé] lui vendre le petit [ou l’enfant]. [S’il dit à l’acheteur :] « Je te vends une servante qui allaite » [ou] « Je te vends une vache qui allaite », il [est réputé] ne pas vendre le petit [ou l’enfant]. [S’il lui dit :] « Je te vends une ânesse qui allaite », il [est réputé] vendre l’ânon, car un homme n’achète pas une ânesse pour son lait.
8. Quand un homme dit à un autre : « Je te vends la tête de cet esclave » ou « […] la tête de cet âne », il [est réputé] vendre la moitié de l’esclave ou de l’animal. Identique est la loi pour tout organe vital. […] la patte avant de cet âne », ils procèdent à une évaluation [du membre en question]. Identique est la loi pour tout organe non vital. [Toutefois,] si un homme dit à un autre : « Je te vends la tête de cette vache », il [est réputé] ne vendre que la tête, car la tête de vache est toujours vendue dans les boucheries.
9. Si un homme vend la tête d’un animal du gros bétail, il [est réputé] ne pas vendre les pattes. Aurait-il vendu les pattes [de l’animal], il [est réputé] ne pas vendre la tête. S’il [en] vend les poumons, il [est réputé] ne pas vendre le foie. S’il [en] vend le foie, il [est réputé] ne pas vendre les poumons. En revanche, dans le cas d’un animal du petit bétail, s’il [en] vend la tête, il [est réputé] vendre les pattes. S’il vend les pattes, il [est réputé] ne pas vendre la tête. S’il vend les poumons, il [est réputé] vendre le foie. S’il vend le foie, il [est réputé] ne pas vendre la trachée.
10. Qui vend une fosse [servant de réservoir d’eau] est [réputé] ne pas vendre l’eau. Aurait-il vendu un dépotoir, il [est réputé] vendre le fumier. Aurait-il vendu une ruche, il [est réputé] vendre les abeilles. Aurait-il vendu un pigeonnier, il [est réputé] vendre les pigeons.
11. Que le principe fondamental dans ces règles, qui est l’usage local et les désignations connues, spécifiques à chaque chose, ne s’écarte point de tes yeux. Là où il n’y a pas d’usage, ni de terme employé par tous dans un sens particulier et non dans un sens général, on suit ces règles générales exposées par les Sages, comme nous l’avons expliqué.
Étudiez le Rambam quotidien dans Koulam
Le chapitre du jour du Michné Torah en français, avec rappels et suivi — gratuit, iOS & Android.
Télécharger Koulam