Enumération des commandements · Chapitre 5
Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 8 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.
124. Ne pas faire lever [la pâte qui] reste des oblations, comme il est dit : « il ne sera pas cuit avec du levain, étant leur portion ».
125. Ne pas consommer la viande du sacrifice pascal à demi-cuite ou bouillie dans l’eau, comme il est dit : « N’en mangez rien qui soit à demi cuit ou bouilli dans l’eau ».
126. Ne pas donner à manger la viande du sacrifice pascal à un résident étranger, comme il est dit : « le résident et le salarié [étrangers] n’en mangeront pas ».
127. Qu’un incirconcis ne mange pas de la viande du sacrifice pascal, comme il est dit : « tout incirconcis n’en mangera pas ».
128. Ne pas donner à manger de la viande du sacrifice pascal à un juif renégat, comme il est dit : « tout fils d’étranger n’en mangera pas » ; cela fait référence au juif qui s’est assimilé aux païens étrangers, servant les faux dieux comme eux, celui-là n’en mangera pas.
129. Qu’une personne devenue rituellement impure ne mange pas des offrandes, comme il est dit : « et la personne qui mangera de la chair du sacrifice de paix alors qu’elle est impure sera retranchée ».
130. Ne pas manger des offrandes devenues impures, comme il est dit : « et la chair qui toucherait toute impureté ne sera pas mangée ».
131. Ne pas consommer de notar [partie d’un sacrifice restée au-delà du temps imparti pour sa consommation], comme il est dit : « celui qui en mange portera sa faute […] son âme sera retranchée ».
132. Ne pas manger de pigoul [offrande disqualifiée par une mauvaise intention], comme il est dit : « celui qui l’offre, cela ne lui sera pas compté ; c’est une chose réprouvée (pigoul) ». C’est [une faute punie de] retranchement.
133. Qu’un profane ne mange pas de térouma, comme il est dit : « et nul profane ne mangera ce qui est sainteté ».
134. Que même [un juif] qui réside chez un cohen ou qui est son salarié ne consomme pas la térouma, comme il est dit : « celui qui habite chez un cohen ou qui est son salarié ne mangera pas ».
135. Qu’un incirconcis ne mange pas de térouma et il en va de même pour les autres choses saintes. Cette règle fut déduite par une analogie de termes à partir du sacrifice pascal et n’est pas expressément mentionnée dans la Thora. La tradition orale enseigne que l’interdiction pour l’incirconcis [de consommer] des choses saintes relève de la Thora même et n’est pas un ordre rabbinique.
136. Qu’un cohen rituellement impur ne consomme pas de térouma, comme il est dit : « un homme de la descendance d’Aaron… ne mangera pas des choses saintes ».
137. Qu’une ‘halala ne mange pas des choses saintes, [c’est-à-dire] ni térouma, ni poitrine, ni cuisse, comme il est dit : « et la fille d’un cohen, si elle est à un homme étranger ».
138. Que l’oblation du cohen ne soit pas consommée, comme il est dit : « et toute oblation [offerte] par le cohen sera entièrement consumée ; elle ne sera pas consommée ».
139. Ne pas manger la chair des sacrifices expiatoires [dont il a été] fait [aspersion du sang sur l’autel] à l’intérieur [du Heikhal], comme il est dit : « Mais tout expiatoire dont le sang sera introduit ».
140. Ne pas manger les offrandes disqualifiées auxquelles un défaut a été infligé intentionnellement, comme il est dit : « tu ne mangeras d’aucune abomination ». Par tradition orale, nous avons appris que ce verset fait référence aux offrandes disqualifiées du fait d’un défaut qui leur a été infligé.
141. Ne pas consommer la seconde dîme du blé hors de Jérusalem, comme il est dit : « tu ne pourras manger dans tes villes ».
142. Ne pas consommer la seconde dîme du vin hors de Jérusalem, comme il est dit : « de ton vin ».
143. Ne pas consommer la seconde dîme de l’huile hors de Jérusalem, comme il est dit : « et de ton huile ».
144. Ne pas manger un animal premier-né sans défaut hors de Jérusalem, comme il est dit : « Tu ne pourras [manger dans tes portes…] et les premiers-nés ».
145. Que les cohanim ne mangent pas de sacrifice expiatoire et de sacrifice de culpabilité hors du parvis [du Temple], comme il est dit : « Tu ne pourras [manger dans tes portes…] ton gros et ton menu bétail » ; la Tradition orale enseigne que cette proposition a uniquement pour objet d’interdire [la consommation de] la viande des sacrifices expiatoires et des sacrifices de culpabilité hors du parvis [du Temple]. Car toute chose qui est consommée hors du lieu où elle doit être consommée est visée par [l’interdiction :] « Tu ne pourras pas manger dans tes portes ».
146. Ne pas manger la chair d’un holocauste, comme il est dit : « Tu ne pourras pas [consommer…] et les vœux que tu auras voués ». Cet [interdit] sert de mise en garde contre tout sacrilège, [c’est-à-dire] le fait de tirer profit de toute chose sacrée dont il est interdit de tirer profit. Si on tire un tel profit, on [transgresse l’interdiction de] commettre un sacrilège.
147. Ne pas manger la chair des offrandes de moindre sainteté avant l’aspersion du sang, comme il est dit : « Tu ne pourras pas… tes offrandes volontaires… » c’est-à-dire tu n’as pas le droit de manger tes offrandes volontaires avant l’aspersion du sang.
148. Qu’un profane ne mange pas de la viande des sacrifices les plus sacrés, comme il est dit : « un profane n’en mangera pas car ils sont saints ».
149. Qu’un cohen ne mange pas les prémices des fruits (bikourim) avant qu’elles n’aient été déposées dans le parvis [du Temple], comme il est dit : « Tu ne pourras… et l’offrande prélevée de ta main », il s’agit là des bikourim.
150. Ne pas consommer la seconde dîme dans l’impureté, même à Jérusalem, avant qu’elle ne soit rachetée, comme il est dit : « je n’en ai pas éliminé dans l’impureté ».
151. Ne pas consommer de la seconde dîme en état d’affliction (aninout), comme il est dit : « Je n’en ai pas mangé en état de deuil ».
152. Ne pas utiliser l’argent de la seconde dîme pour des besoins autres que manger ou boire, comme il est dit : « je n’en ai pas donné pour un mort » ; tout ce qui n’est pas pour les besoins du corps vivant est considéré comme « ayant servi à l’usage d’un mort ».
153. Ne pas manger [les produits] tévél. Le tévél est un produit de la terre assujetti à la térouma et aux dîmes, dont on n’a pas fait les prélèvements de D.ieu, comme il est dit : « Et ils ne profaneront pas les saintetés des enfants d’Israël, ce qu’ils prélèveront pour l’Eternel ». Cela veut dire que ce qu’ils sont censés prélever pour D.ieu ils ne le traiteront pas de manière profane en mangeant [les produits] en état de tével [c’est-à-dire en l’absence de prélèvement].
154. Ne pas [prélever] la térouma avant les prémices, ni la première dîme avant la térouma, ni la seconde dîme avant la première. Les prélèvements doivent être faits dans l’ordre : tout d’abord les prémices, puis, la grande térouma, puis, la première dîme et enfin la seconde dîme, comme il est dit : « L’offrande de ton abondance et de ton prélèvement tu ne retarderas pas », c’est-à-dire tu ne retarderas pas ce qui doit passer en priorité.
155. Ne pas tarder [à apporter les offrandes dont on a fait] vœu et [celles que l’on a désignées à titre d’]offrandes volontaires, comme il est dit : « tu ne tarderas pas à l’acquitter ».
156. Ne pas monter [à Jérusalem] pour la fête de pèlerinage sans sacrifice, comme il est dit : « On ne paraîtra point devant Moi les mains vides ».
157. Ne pas transgresser les choses que l’on a [fait vœu de] s’interdire, comme il est dit : « il ne violera pas sa parole ».
158. Qu’un cohen n’épouse pas une femme zona, comme il est dit : « une femme zona ou ‘halala ils n’épouseront pas ».
159. Qu’un cohen n’épouse pas une femme ‘halala, comme il est dit : « ou ‘halala ils n’épouseront pas ».
160. Qu’il n’épouse pas une femme divorcée, comme il est dit : « une femme divorcée de son mari ils n’épouseront pas ».
161. Qu’un grand prêtre n’épouse pas une veuve, ainsi qu’il est dit : « une veuve, une divorcée, une ‘halala, une zona, celles-là il n’épousera pas ».
162. Qu’un grand prêtre n’ait pas de rapports avec une veuve, même hors kidouchine, parce qu’ainsi il la rendrait profane (‘halala), comme il est dit : « il ne profanera pas sa descendance » ; il est mis en garde de ne pas rendre profane une [femme qui est] apte [à épouser un cohen].
163. Qu’un cohen n’entre pas dans le Temple échevelé, comme il est dit : « Ne laissez pas croître les cheveux de vos têtes ».
164. Qu’un cohen n’entre pas dans le Temple les vêtements déchirés, comme il est dit : « et ne déchirez point vos vêtements ».
165. Que le cohen ne sorte pas du parvis [du Temple] durant le service, comme il est dit : « et de l’entrée de la Tente d’assignation vous ne sortirez pas ».
166. Qu’un cohen ordinaire ne se rende pas impur pour les défunts autres [que ceux mentionnés dans la Thora], comme il est dit : « il ne se rendra pas impur pour un mort ».
167. Qu’un grand-prêtre ne se rende pas impur, même pour ses proches parents [défunts], comme il est dit : « pour son père et pour sa mère il ne se rendra pas impur ».
168. Qu’un grand-prêtre n’entre pas sous le même toit qu’un cadavre, comme il est dit : « il n’approchera d’aucun corps mort » ; la Tradition orale nous apprend que [le grand prêtre] est coupable [de la transgression des deux interdits] : « il n’approchera pas », et « il ne se rendra pas impur ».
169. Que toute la tribu de Lévi ne prenne pas de part dans la Terre d’Israël, comme il est dit : « Ils n’auront point d’héritage ».
170. Que toute la tribu de Lévi ne prenne pas une part du butin lors de la conquête de la Terre d’Israël, comme il est dit : « les cohanim et les lévites n’auront pas ni part ni héritage ».
171. Ne pas se faire de tonsure pour un mort, comme il est dit : « Vous ne mettrez pas de tonsure entre vos yeux ».
172. Ne pas manger un animal non cachère, comme il est dit : « mais voici ceux que vous ne mangerez pas, parmi les ruminants ».
173. Ne pas manger de poisson non cachère, comme il est dit : « abominables ils seront pour vous, vous ne mangerez point de leur chair ».
174. Ne pas manger d’oiseau non cachère, comme il est dit : « Et voici, parmi les oiseaux, ceux que vous aurez en abomination ».
175. Ne pas manger d’insecte ailé, comme il est dit : « tout insecte ailé sera impur pour vous, il n’en sera pas mangé ».
176. Ne pas manger de rampants, comme il est dit : « tout rampant qui se traîne sur le sol, est chose abominable ».
177. Ne pas manger d’êtres qui fourmillent sur le sol, comme il est dit : « et vous ne rendrez point impures vos âmes par tout rampant ».
178. Ne pas manger les vers des fruits une fois qu’ils sont sortis à l’air », comme il est dit : « parmi tout ce qui rampe sur le sol ».
179. Ne pas manger d’animaux aquatiques [autres que les poissons], comme il est dit : « Ne vous rendez pas vous-mêmes abominables par toutes ces créatures ».
180. Ne pas manger d’un [animal] mort [autrement que par abattage rituel], comme il est dit : « Vous ne mangerez d’aucune bête morte (nevéla) ».
181. Ne pas manger [d’un animal] tréfa, comme il est dit : « vous ne mangerez point la chair d’un animal déchiré dans le champ ».
182. Ne pas manger un membre d’un animal vivant, comme il est dit : « Tu ne mangeras pas la vie avec la chair ».
183. Ne pas consommer le nerf sciatique, comme il est dit : « C’est pourquoi, les enfants d’Israël ne mangent point le nerf sciatique ».
184. Ne pas consommer de sang, comme il est dit : « Vous ne consommerez aucun sang ».
185. Ne pas manger le suif, comme il est dit : « toute graisse de bœuf, de mouton ou de chèvre, vous ne mangerez pas ».
186. Ne pas cuire la viande avec le lait, comme il est dit : « Tu ne cuiras pas le chevreau dans le lait de sa mère ».
187. Ne pas manger la viande [cuite] avec du lait, comme il est dit : « Tu ne cuiras pas le chevreau […] » une seconde fois ; par tradition orale, nous avons appris qu’un verset interdit la cuisson et l’autre interdit la consommation.
188. Ne pas manger la chair du bœuf vouée à la lapidation, comme il est dit : « sa chair ne sera pas mangée ».
189. Ne pas manger du pain fait à base de la nouvelle récolte avant Pessa’h, comme il est dit : « Vous ne mangerez ni pain… »
190. Ne pas manger de grain grillé de la nouvelle récolte [avant Pessa’h], comme il est dit : « ni grain grillé ».
191. Ne pas manger du gruau de la nouvelle récolte avant Pessah, comme il est dit : « ni gruau ».
192. Ne pas manger [des fruits d’un arbre] les trois premières années (orla), comme il est dit : « durant trois ans, ils seront orla pour vous, ils ne seront pas mangés ».
193. Ne pas consommer d’un mélange hétérogène dans un vignoble, comme il est dit : « de crainte que tu ne frappes d’interdit la production entière, le grain que tu auras semé et la production du vignoble » ; il est ici fait référence à l’interdiction d’en consommer.
194. Ne pas boire du vin de libation [idolâtre], comme il est dit : « qui consomment la graisse de leurs sacrifices et boivent le vin de leurs libations ».
195. Ne pas manger et boire comme un glouton et un buveur, comme il est dit : « Notre fils est un glouton et un buveur ».
196. Ne pas manger le jour du jeûne [de Kippour], comme il est dit : « toute personne qui ne se mortifiera pas ».
197. Ne pas consommer de ‘hamets durant Pessa’h, comme il est dit : « que l’on ne mange point de pain levé (‘hamets) ».
198. Ne pas manger de mélange contenant du ‘hamets, comme il est dit : « de tout ce qui est levé vous ne mangerez pas ».
199. Ne pas manger de ‘hamets après la mi-journée du quatorze [Nissan], comme il est dit : « Tu ne mangeras pas de ‘hamets avec [le sacrifice pascal] ».
200. Qu’il ne soit pas vu de ‘hamets [en sa possession], comme il est dit : « et on ne verra chez toi ni ‘hamets, ni levain ».
201. Qu’il ne se trouve pas de levain [en sa possession], comme il est dit : « on ne trouvera point de levain dans vos maisons ».
202. Qu’un nazir ne boive pas de vin, ni de toute chose qui contient un mélange de vin et qui a le goût du vin, comme il est dit : « et toute macération de raisins ». Et même si le vin ou [liqueur] qui contient un mélange de vin a tourné au vinaigre, cela lui est interdit, comme il est dit : « il ne boira ni vinaigre de vin, ni vinaigre de liqueur ».
203. Qu’il ne mange pas de raisins frais, comme il est dit : « et des raisins frais ».
204. Qu’il ne mange pas de raisins secs, comme il est dit : « ou secs il ne mangera pas ».
205. Qu’il ne mange pas les pépins [des raisins], comme il est dit : « des pépins jusqu’à la peau il ne mangera pas ».
206. Qu’il ne mange pas les peaux [des raisins], comme il est dit : « jusqu’à la peau il ne mangera pas ».
207. Qu’un nazir ne se rende pas impur pour un mort, comme il est dit : « pour son père et pour sa mère […] il ne se rendra pas impur ».
208. Qu’il n’entre pas dans la tente (ohel) d’un mort, comme il est dit : « il n’approchera d’aucun corps mort ».
209. Qu’un nazir ne se rase pas, comme il est dit : « un rasoir ne passera pas sur sa tête ».
210. Ne pas moissonner tout le champ, comme il est dit : « tu n’achèveras pas le coin de ton champ ».
211. Ne pas glaner les épis tombés au cours de la moisson, comme il est dit : « tu ne ramasseras pas les glanes de ta moisson ».
212. Ne pas cueillir les petites grappes, comme il est dit : « tu ne grappilleras point dans ta vigne ».
213. Ne pas ramasser les grains [tombés] de la vigne, comme il est dit : « et les grains épars de ta vigne tu ne ramasseras pas ».
214. Ne pas ramasser la gerbe oubliée (chikh’ha), comme il est dit : « tu ne retourneras pas la prendre ». [Cette interdiction de] chikh’ha existe aussi pour tous les arbres, comme il est dit : « tu n’y glaneras pas après toi ».
215. Ne pas semer des semences hétérogènes : « Tu ne sèmeras pas des graines hétérogènes dans ton champ ».
216. Ne pas semer de céréales ou de légumes dans un vignoble, comme il est dit : « Tu ne sèmeras pas ta vigne en diverses espèces ».
217. Ne pas accoupler des animaux d’espèces différentes, comme il est dit : « n’accouple point tes bêtes d’espèce différente ».
218. Ne pas faire de travail avec deux espèces d’animaux ensemble, comme il est dit : « Ne laboure pas avec un bœuf et un âne ensemble ».
219. Ne pas museler un animal lorsqu’il travaille avec un produit dont il pourrait manger et tirer profit, ainsi qu’il est dit : « Ne muselle pas le bœuf pendant qu’il foule le grain ».
220. Ne pas travailler la terre durant la septième année (chemita), comme il est dit : « ton champ tu n’ensemenceras pas ».
221. Ne pas cultiver les arbres durant l’année de la chemita, comme il est dit : « et ta vigne tu ne tailleras pas ».
222. Ne pas moissonner à la manière habituelle des autres années les produits spontanés de la septième année, comme il est dit : « le produit spontané de ta moisson tu ne le moissonneras pas ».
223. Ne pas récolter les fruits des arbres durant la septième [année] de la même façon que les autres années, comme il est dit : « et les raisins de ta vigne tu ne vendangeras point ».
224. Ne pas faire de travail [agricole] – culture de la terre ou des arbres – durant l’année du Jubilé, comme il est dit : « Vous n’ensemencerez pas ».
225. Ne pas moissonner les produits spontanés durant l’année du Jubilé de la même manière que les autres années, comme il est dit : « vous n’en moissonnerez point les produits spontanés ».
226. Ne pas récolter les fruits [des arbres], durant l’année du Jubilée de la même manière que les autres années, comme il est dit : « ni ne vendangerez les vignes ».
227. Ne pas vendre un champ en Terre d’Israël de manière perpétuelle, comme il est dit : « nulle terre ne sera aliénée irrévocablement ».
228. Ne pas modifier [la répartition des] banlieues et des champs donnés aux lévites, ainsi qu’il est dit : « un champ de la banlieue de leurs villes ne sera pas vendu ». Par tradition orale, nous avons appris qu’il s’agit d’une mise en garde contre la modification [de la répartition de ces terres].
229. Ne pas abandonner les lévites, comme il est dit : « garde-toi d’abandonner le lévite ». Plutôt, on leur donne les dons qui leur sont dus et on les réjouit à chaque fête de pèlerinage.
230. Ne pas demander [le remboursement d’]un prêt sur lequel la septième année (la chemita) est passée, comme il est dit : « il n’exercera pas de contrainte contre son prochain ».
231. Ne pas s’abstenir de prêter de l’argent à un pauvre à cause de [l’approche de] la chemita, comme il est dit : « Garde-toi de peur qu’il y ait une pensée [perverse] ». Ceci est une règle générale : à chaque fois que les expressions « garde-toi », « de peur que », ou « ne pas » sont employées, il s’agit d’un commandement négatif.
232. Ne pas s’abstenir d’entretenir un pauvre et de lui donner ce dont il a besoin, comme il est dit : « tu n’endurciras pas ton cœur » ; ainsi, celui qui donne la charité accomplit un commandement positif, et celui qui dérobe ses yeux devant la charité, outre le fait qu’il manque à un commandement positif, transgresse un interdit.
233. Ne pas renvoyer un esclave hébreu les mains vides lorsqu’il sort en liberté, comme il est dit : « tu ne le renverras pas les mains vides ».
234. Ne pas réclamer [le remboursement de] sa dette à un pauvre lorsque l’on sait qu’il est pauvre et ne pas lui causer de tourment, comme il est dit : « ne sois pas pour lui comme un créancier ».
235. Ne pas prêter à intérêt à un juif, comme il est dit : « ton argent, tu ne lui prêteras avec morsure (usure) ».
236. Ne pas emprunter à intérêt comme il est dit : « tu ne feras pas de morsure à ton frère » ; la Tradition orale enseigne que cette mise en garde vise l’emprunteur [et lui interdit] de se faire mordre par le prêteur [c’est-à-dire de lui verser des intérêts].
237. Ne pas être impliqué dans un prêt à intérêt entre l’emprunteur et le prêteur, [c’est-à-dire] ne servir ni de caution, ni de témoin, et ne pas rédiger de contrat entre eux, comme il est dit : « vous ne lui imposerez pas une morsure ».
238. Ne pas retarder le [paiement du] salaire d’un employé, comme il est dit : « le salaire du salarié ne passera pas la nuit avec toi ».
239. Ne pas prendre de gage d’un débiteur par la force, comme il est dit : « n’entre point dans sa maison pour te nantir de son gage ».
240. Ne pas refuser le gage à son propriétaire qui est pauvre quand il en a besoin, comme il est dit : « tu ne te coucheras pas avec son gage », c’est-à-dire en ayant son gage en ta possession ; plutôt, tu dois le lui restituer à la nuit, dès lors qu’il en a besoin la nuit.
241. Ne pas prendre de gage d’une veuve, comme il est dit : « tu ne prendras pas le vêtement d’une veuve en gage ».
242. Ne pas prendre en gage des ustensiles nécessaires à la préparation de la nourriture, comme il est dit : « on ne prendra pas en gage ni la meule supérieure, ni la meule inférieure ».
243. Ne pas enlever un juif, comme il est dit : « Tu ne voleras point » ; il est ici question de l’enlèvement d’une personne.
244. Ne pas voler d’argent, comme il est dit : « vous ne commettrez point de vol » ; il s’agit du vol d’argent (guenéva).
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