Lois relatives aux téfiline, à la mezouza et au séfer Thora · Chapitre 2
Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 79 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.
2. Il faut prêter attention à [respecter] les [types de] passages ; en effet, si [un passage] « fermé » (stouma) est [écrit] « ouvert » (ptou’ha) ou [un passage] « ouvert » « fermé », ils sont invalides. Les trois premiers passages sont tous ouverts et le dernier, Véhaya im chamoa, est fermé.
3. Il faut [également] prêter attention à [l’orthographe des mots à] la forme pleine et la forme défective, de sorte que les quatre [passages] soient tels qu’ils sont écrits dans un rouleau de la Thora [dont l’exactitude a été] vérifiée ; en effet, si [un mot orthographié à la] forme défective est [écrit à la forme] pleine, cela est invalide, à moins que l’on n’efface [la lettre] en trop. Et si [un mot orthographié à la] forme pleine est [écrit à la forme] défective, cela est invalide et ne peut pas être corrigé. Voici les [mots orthographiés à la forme] défective et [les mots orthographiés à la forme] pleine dans ces quatre passages :
4. [Dans] le premier passage – Kadech li kol bekhor – [le mot bekhor est orthographié à la forme] pleine, zakhor [est orthographié à la forme] pleine, be’hozek [est orthographié à la forme] défective, hotsi [est orthographié à la forme] pleine, yotsim [est orthographié] sans vav, yeviakha [est orthographié à la forme] pleine, véhaémori [est orthographié à la forme] défective, véhayevoussi [est orthographié à la forme] pleine, laavotékha [est orthographié] sans vav, haavoda [est orthographié à la forme] défective, matsot [est orthographié à la forme] défective, hachevii [est orthographié à la forme] pleine, matsot [est orthographié à la forme] pleine, seor [est orthographié à la forme] défective, guevoulekha [est orthographié à la forme] défective, baavour [est orthographié à la forme] pleine, léot [est orthographié à la forme] pleine, oulezikarone [est orthographié à la forme] pleine, énekha [est orthographié à la forme] pleine, torat [est orthographié à la forme] pleine, hotsiakha [est orthographié] sans youd, ha’houka [est orthographié à la forme] défective, lémoada [est orthographié à la forme] pleine.
5. [Dans] le second passage – Véhaya ki yéviakha – [le mot yéviakha est orthographié] sans youd, vélaavotékha [est orthographié] sans vav, ‘hamor [est orthographié à la forme] défective, bekhor [est orthographié à la forme] pleine, be’hozek [est orthographié à la forme] défective, hotsianou [est orthographié à la forme] pleine, vayaharog [est orthographié à la forme] défective, bekhor [est orthographié à la forme] pleine, mibekhor [est orthographié à la forme] défective, véad bekhor [est orthographié à la forme] pleine, zovéa’h [est orthographié] sans vav, vekhol bekhor [est orthographié à la forme] pleine, léot [est orthographié à la forme] pleine, yadekha [est orthographié] avec un hé, oulétotafote [est orthographié] sans le dernier vav, énékha [est orthographié à la forme] pleine, be’hozek [est orthographié à la forme] défective, hotsianou [est orthographié à la forme] pleine.
6. [Dans] le troisième passage – Chéma – le ayin de chéma est grand, le dalet de é’had est grand. Meodékha [est orthographié à la forme] défective, lévanékha [est orthographié à la forme] pleine, bevétekha [est orthographié] sans le second youd, ouvekoumékha [est orthographié à la forme] pleine, léot [est orthographié à la forme] pleine, yadékha [est orthographié à la forme] défective, létotafot [est orthographié] sans les deux vavs, énékha [est orthographié à la forme] pleine, mézouzot [est orthographié] sans le premier vav, bétékha [est orthographié] sans le second youd, ouvicharékha [est orthographié à la forme] pleine.
7. [Dans] le quatrième passage – Véhaya im chamoa – [le mot chamoa est orthographié à la forme] défective, mitsvotaï [est orthographié] avec un seul vav, yoré [est orthographié à la forme] pleine, oumalkoch [est orthographié à la forme] pleine, vétirochékha [est orthographié] sans vav, véhichta’havitem [est orthographié à la forme] pleine, yevoula [est orthographié à la forme] pleine, hatova [est orthographié à la forme] défective, notène [est orthographié à la forme] défective, otam [est orthographié à la forme] défective, léote [est orthographié à la forme] pleine, létotafote [est orthographié] sans le second vav, énékhem [est orthographié à la forme] pleine, otam [est orthographié à la forme] défective, bévétékha [est orthographié] sans le second youd, ouvekoumekha [est orthographié à la forme] pleine, mézouzot [est orthographié à la forme] pleine, bétékha [est orthographié] sans le second youd, ouvicharékha [est orthographié à la forme] pleine, laavotékhem [est orthographié] sans vav.
8. Il faut prêter attention aux fioritures (taguin) des lettres, qui sont comme des zaïns dressés sur les lettres qui en portent, comme ils sont écrits dans un rouleau de la Thora. Voici les lettres portant des fioritures dans ces quatre passages.
9. Dans le premier passage, il y a une seule lettre [qui porte des fioritures], c’est le mem fermé [le dernier mem] de miyamim sur laquelle se trouvent trois zaïns. Dans le second passage, cinq lettres [portent des fioritures] ; ce sont des hés, et sur chacun de ces hés se trouvent quatre zaïns. Ce sont : le hé de ounetana, le premier et le dernier hé de hikchah, le hé de vayaharog et le hé de yadékhah. Dans le troisième passage, il y a cinq lettres [qui ont des fioritures], ce sont : le kouf de ouvekoumékha, qui porte trois zaïns, le kouf de oukechartam, qui porte trois zaïns, les deux têt et le pé de létotafote qui portent chacun quatre zaïns. Dans le quatrième passage, il y a cinq lettres [qui ont des fioritures] : le pé de véassafta, qui porte trois zaïns, le tav de véassafta, qui porte un zaïn, les deux têts et le pé de létotafote qui portent chacun quatre zaïns. Il y a au total seize lettres qui ont des fioritures. Si l’on ne fait pas les fioritures, que l’on en ajoute ou que l’on en retire, cela n’invalide pas [le texte].
10. Qui a acheté des téfiline à une personne qui n’est pas experte doit les vérifier. Lui aurait-il acheté cent cubes [de téfiline], il doit en vérifier trois : deux de la tête et un du bras, ou bien deux du bras et un de la tête. S’il trouve qu’ils sont valides, [la compétence de] cet homme est établie : tous [les cubes] sont [présumés] valides et, [par conséquent,] les autres n’ont pas besoin de vérification. S’il les a achetés en différents paquets, tous doivent être vérifiés, car on présume que les paquets ont été achetés à plusieurs [scribes].
11. Qui a lui-même écrit ses téfiline ou les a achetées d’un expert, ou [encore] les a achetées d’une personne ordinaire et a vérifié les parchemins et les a remis dans leurs [compartiments en] peau, n’a plus besoin de les vérifier une autre fois, même après plusieurs années. Tant que [la peau] qui les recouvre est intacte, elles sont présumées [valides], et on ne craint pas qu’une lettre se soit effacée ou ait été trouée. Hillel l’Ancien disait : « Ces téfiline proviennent de mon grand-père maternel ».
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