KOULAM Télécharger l’app

Lois relatives aux bains rituels (mikvé) · Chapitre 8

Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 721 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.

1. Toute [eau] qui est mélangée au [à l’eau du] bain rituel est considérée comme le bain rituel et on peut s’immerger à l’intérieur de celle-ci. Les trous à proximité de l’ouverture du bain rituel, et les marques des pas des animaux dans lesquelles se trouve de l’eau mélangée à l’eau du bain rituel sur [un trou de diamètre correspondant au] tube d’une outre, on peut immerger [quelque chose] à l’intérieur.

2. Les trous de la grotte [dans laquelle se trouve un bain rituel] et les fentes de la grotte, on peut immerger [quelque chose] à l’intérieur de ceux-ci, bien que l’eau qui est à l’intérieur ne soit mélangée à l’eau du bain rituel que sur une surface infime.

3. Si une aiguille est posée sur les marches d’un bain rituel [en-dehors de celui-ci], et que l’eau va et vient, dès qu’une vague passe dessus, elle devient pure.

4. Si une cavité se trouve dans le bain rituel [en dessous du bain rituel], si le sol qui fait séparation entre la cavité et le bain rituel est en bon état, et peut tenir tout seul, on ne doit immerger [quelque chose] dans l’eau de la chambre, à moins qu’elle soit mélangée avec [l’eau du] bain rituel sur [un trou de diamètre] du tube d’une outre. Et s’il [le sol] ne peut pas tenir tout seul, même si elle [l’eau] n’est mélangée que sur une infime surface, on peut immerger [quelque chose] à l’intérieur.

5. Si le mur qui sépare deux bains rituels est fendu verticalement, ils sont associés [quelle que soit la taille de la fente]. Et si les deux contiennent quarante séa, on peut immerger [quelque chose] dans chacun d’eux. Et s’il est fendu horizontalement, ils ne sont associés que s’il y a à un endroit [de la fente une ouverture] de la taille du [diamètre du] tube d’une outre. Si le mur est ouvert en haut, et que l’eau [des deux nappes d’eau] est mélangée au-dessus du mur comme l’écorce de l’ail [c'est-à-dire sur une hauteur infime] sur une largeur [correspondant au diamètre] du tube d’une outre, ils sont associés.

6. Quelle est la taille du trou qui correspond au [diamètre du] tube d’une outre ? La largeur de deux doigts de taille moyenne chez l’homme qui tournent à l’intérieur. Et [on ne mesure] pas avec le pouce, mais les deux premiers doigts parmi les quatre [doigts] de la paume de la main [c'est-à-dire l’index et le majeur]. Tout élément se trouvant [dans le trou égal] au tube d’une outre diminue [ce trou, et il est nécessaire d’élargir le trou pour rétablir la connexion entre les deux], même une chose qui se forme dans l’eau. S’il y a doute si le trou a la taille du [diamètre du] tube d’une outre ou non, ils ne sont pas associés, parce que l’immersion relève de la Thora ; et pour tout ce qui relève de la Thora, bien que la mesure soit d’ordre rabbinique, on se montre rigoureux en cas de doute concernant la mesure.

7. On peut rendre pur les nappes d’eau valides [pour constituer un bain rituel], une [nappe d’eau] supérieure par une [nappe d’eau] inférieure [il est ici question de deux nappes d’eau sur un plan incliné], et une [nappe d’eau] éloignée par une [nappe d’eau] à proximité. Quel est le cas ? on emmène un tuyau en poterie, en plomb, ou quelque chose de semblable, puisque les tuyaux n’invalident pas le bain rituel, on pose la main en dessous [c'est-à-dire que l’on bloque l’extrémité inférieure du tuyau jusqu’à c qu’il se remplisse d’eau], on fait couler [l’eau vers la nappe d’eau inférieure] et ainsi communiquer [avec l’eau du bain rituel inférieur en enlevant sa main], de sorte que l’eau du tuyau se mêle à l’eau de la nappe inférieure ; même [si le diamètre du tube est] comme la largeur d’un cheveu, cela est suffisant [pour valider un bain rituel dont l’invalidité est d’ordre rabbinique], et les deux nappes d’eau avec le tuyau entre elles sont considérées comme une seule nappe d’eau.

8. Soit trois trous dans un ruisseau [à sec], le [trou] inférieur et le [trou] supérieur contiennent vingt séa, et le [trou] du milieu contient quarante séa, et qu’un flot d’eau de pluie passe dans le ruisseau, bien qu’elle [l’eau] pénètre dans [les trous] et sorte de ceux-ci, cela n’est pas [considéré comme] un mélange [c'est-à-dire que l’eau des trois trous n’est pas considérée comme mélangée, comme une seule nappe d’eau], et on ne peut immerger [quelque chose] que dans la [nappe d’eau] du milieu, car l’eau qui coule fait un mélange, à moins qu’elle stagne.

9. De la boue fine telle qu’une vache se penche pour boire de celle-ci est incluse dans la mesure d’un bain rituel. Si elle est épaisse, de sorte que l’une vache ne se penche pas pour boire de celle-ci, elle n’est pas incluse dans la mesure.

10. Si un bain rituel a quarante séa d’eau et de boue [liquide qui est incluse dans la mesure du bain rituel, cf. ch. 7 § 3], on peut immerger [quelque chose] dans la boue et dans l’eau [c'est-à-dire que même si l’objet immergé est trop grand pour être introduit dans l’eau seulement, il peut être immergé dans l’eau et dans la boue]. Dans quelle boue peut-on immerger [quelque chose, en d’autres termes, dans cas une telle immersion est-elle valide] ? La fine boue sur laquelle l’eau flotte [c'est-à-dire quand la boue est au fond de l’eau et l’eau est au-dessus]. [Toutefois,] si l’eau est d’un côté et la boue de l’autre, on immerge dans l’eau, non dans la boue.

11. Tout ce qui a été formé dans l’eau, tels que les moustiques rouges, on peut immerger [quelque chose] à l’intérieur, l’œil d’un poisson peut [également] être utilisé pour l’immersion.

12. Un bain rituel qui contient exactement quarante séa, si deux personnes descendent et s’immergent l’une après l’autre, bien que les pieds du premier [qui s’est immergé] soient [encore] en contact avec l’eau [c'est-à-dire qu’il n’est pas complètement sorti de l’eau quand le second s’immerge], le premier est pur et le second reste impur, car [par l’immersion du premier], les quarante séa d’eau ont été diminués. Si l’on immerge en premier lieu une couverture épaisse ou quelque chose de semblable et qu’on l’enlève, si une partie de la couverture est [encore] en contact avec l’eau [de sorte qu’elle n’a pas encore été complètement retirée], celui qui s’immerge ensuite est pur, car toute l’eau [l’eau absorbée dans la couverture et l’eau du bain rituel] est mélangée. Si on immerge un lit ou quelque chose de semblable [dans un bain rituel qui contient exactement quarante séa], bien que l’on ait enfoncé les pieds du lit dans la boue épaisse du sol du bain rituel [parce que lit est trop haut pour pouvoir être immergé dans l’eau], de sorte que l’eau flotte au-dessus, il est pur, car il a été enfoncé dans la boue après avoir été immergé dans l’eau au préalable. Si on immerge une grande chaudière, elle reste impure comme auparavant, parce que l’eau est éclaboussée et déborde du bain rituel, de sorte que les quarante [séa] sont diminués. Comment doit-on procéder [pour l’immerger] ? On la fait descendre [dans l’eau] par son ouverture [c'est-à-dire sur le côté], on la retourne dans le bain rituel, on l’immerge, et on la remonte par son fond, pour que l’eau qui y est contenue ne devienne pas « puisée », et pénètre dans le bain rituel de nouveau, le rendant invalide.

13. Si l’eau d’un bain rituel est peu profonde [c'est-à-dire qu’il y a quarante séa d’eau mais l’eau est étendue et peu profonde, de sorte qu’il est impossible à une personne de s’immerger à l’intérieur], on peut appuyer même des bottes de paille ou des bottes de roseaux dans l’eau ou sur le côté [en mettant des pierres dessus pour les faire s’enfoncer], jusqu’à ce que le niveau de l’eau monte, et on descend et s’immerge.
← Chapitre précédent Chapitre suivant →
Étudiez le Rambam quotidien dans Koulam Le chapitre du jour du Michné Torah en français, avec rappels et suivi — gratuit, iOS & Android. Télécharger Koulam