Lois relatives aux bains rituels (mikvé) · Chapitre 9
Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 722 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.
2. [Le niveau] au-dessus [le deuxième niveau] : l’eau qui jaillit [dont le jet] ne s’est pas interrompu, mais la pluie continue à tomber, et les montagnes font jaillir [de l’eau], et elle [l’eau] coule et s’accumule [en un point au sol] ; elle [cette eau] n’est pas puisée, mais cette [nappe d’eau] ne fait pas quarante séa, elle [cette nappe d’eau] est valide pour la térouma, pour les ablutions des mains et pour y tremper les mains qui sont devenues impures. Si la pluie s’interrompt mais que les montagnes continuent de faire couler [de l’eau], elle [cette eau] est encore [considérée comme] de l’eau qui jaillit. Si les montagnes s’interrompent, elle [cette eau] est considérée comme l’eau d’un point d’eau.
3. Quand on creuse à côté de la mer, à côté d’un fleuve, ou dans un marécage [et que l’eau pénètre ainsi dans le creux], elle est [considérée comme] l’eau qui jaillit [dont le jet] ne s’est pas interrompu.
4. Si on creuse à côté d’une source, tant qu’elle [l’eau] coule à l’intérieur [du creux] du fait de la source, bien qu’elle s’interrompe, puis, coule à nouveau, elle est considérée comme l’eau de la source. [Mais] si elle s’arrête de couler [de la source], elle est considérée comme l’eau d’un point d’eau.
5. [Le niveau] au-dessus : une nappe de quarante séa d’eau qui n’est pas puisée, dans laquelle tout individu impur peut s’immerger, excepté l’homme qui est zav, et dans laquelle on immerge tous les ustensiles impurs, et les mains pour les produits sanctifiés, comme nous l’avons expliqué.
6. [Le niveau] au-dessus : la source, dont l’eau est en petite quantité, et qui contient une plus grande quantité d’eau puisée est identique [en un point] au bain rituel dans le fait que l’eau courante ne purifie pas, mais seulement l’eau stagnante, et identique à la source dans le fait qu’il purifie, quelle que soit la quantité [d’eau], car une source, son eau n’a pas de mesure ; même si sa mesure est infime, elle purifie.
7. [Le niveau] au-dessus : la source qui est n’a pas été mélangée avec de l’eau puisée, mais son est « abîmée », par exemple, son eau est amère ou salée ; elle [cette source] purifie en motion, c'est-à-dire par l’eau qui coule de la source [bien que cette eau soit en mouvement, contrairement à tous les cas précédents].
8. [Le niveau] au-dessus : la source dont l’eau est de l’eau vive ; c’est dans celle-ci seulement que peuvent s’immerger les hommes zav, et que l’on prend [de l’eau] pour la purification de l’individu atteint d’affection lépreuse [pour faire aspersion de cette eau mélangée au sang de l’oiseau], et pour sanctifier l’eau lustrale. Quelle différence y a-t-il entre une source et un bain rituel ? Le bain rituel ne purifie qu’avec une quantité de quarante séa [d’eau] tandis que la source purifie, quelle que soit la quantité [d’eau] ; le bain rituel ne purifie qu’avec [de l’eau] stagnante, et l’eau qui en coule ne purifie pas, tandis que la source purifie par [l’eau] courante ; le bain rituel, l’immersion n’y est pas valide pour les zav, tandis que la source, si son eau et de l’eau vive, le zav peut s’y immerger.
9. Une source dont l’eau sort et coule dans une auge [qui est un récipient], puis, sort de l’auge et coule, toute l’eau qui est dans l’auge et à l’extérieur de celle-ci est invalide. Si une partie [de l’eau] coule sur le bord de l’auge, même ??
10. Une source dont l’eau coule sur des ustensiles qui n’on pas de réceptacle, comme une table, un banc, et ce qui est semblable, est considérée comme une nappe d’eau de pluie, à condition que l’on n’immerge pas [quelque chose] sur [l’eau au-dessus] des ustensiles.
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