Lois relatives aux bains rituels (mikvé) · Chapitre 3
Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 716 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.
2. Le musc et le vitriol, sur un verre ou un petit flacon, ou sur un grand bol ou un bol, chez un particulier ou chez un artisan, à l’intérieur ou sur le dos de ceux-ci, font séparation. S’il y a de la poix, de l’argile ou quelque chose de semblable, sur une table, sur un plateau ou sur un petit tabouret [qui sert à monter sur un siège plus haut], alors que ceux-ci sont propres, ils font séparation, parce que l’on est gêné par cela. Et [s’ils sont] sur usagés, ils [la poix et l’argile] ne font pas séparation, parce qu’il [le propriétaire] n’est pas gêné par cela.
3. S’ils [ces produits] sont sur des lits d’un maître de maison, ils font séparation. [S’ils sont] sur des lits d’un pauvre, ils ne font pas séparation. [S’ils sont] sur le bât d’un particulier, ils font séparation. [Et s’ils sont sur des] outres [posées sur l’âne], ils ne font pas séparation. [S’ils sont] sur le tapis de selle des deux côtés, ils font séparation.
4. S’il y a de la poix, de l’argile ou quelque chose de semblable sur les vêtements des érudits, même d’un côté, cela fait séparation, parce qu’ils prêtent attention à ce que leurs vêtements soient propres. [S’ils sont] sur les vêtements d’ignorants des deux côtés, ils font séparation ; d’un côté, ils ne font pas séparation.
5. S’ils [ces produits] sont sur les tabliers de ceux qui enduisent la poix, des potiers, ou de ceux qui émondent les arbres, ils ne font pas séparation.
6. Si un boucher a du sang sur ses vêtements, cela ne fait pas séparation, parce qu’il n’est pas gêné par cela.
7. Celui qui vend un produit fondu [tel la graisse, la cire], s’il a de cette substance sur son vêtement, elle ne fait pas séparation. Et de même pour tout ce qui est semblable. Si un boucher vend de la graisse et qu’il a sur son vêtement du sang et de la graisse, il y a doute si cela fait séparation, parce qu’il y a deux [produits] et il est gêné par cela, ou si cela ne fait pas séparation, parce que cela est son travail et il n’est pas gêné par cela.
8. Si la poix, l’argile ou ce qui est semblable est à l’intérieur d’une sandale, [si ce produit est] dans la partie supérieure [de la sandale, c'est-à-dire la partie où il pose le pied], il fait séparation. [S’il est] dans la partie inférieure, il ne fait pas séparation. [Si ce produit est] sur un banc, au-dessus ou sur les côtés, il fait séparation. [S’il est] en dessous, il ne fait pas séparation.
9. Une couche de saleté humide sur un siège ou sur un siège [de femme sur lequel elles s’installent lorsqu’elles sortent], parce que l’eau la fait disparaître. Par contre, la lie humide sur un verre ou une fiole, et le duvet dans un collier ou dans une clochette, et l’argile et la pâte sur le manche d’une hache ou d’une pelle (ne font pas séparation. S’ils deviennent solides), ils font séparation.
10. Il est évident que chaque fois que nous avons dit de la poix, de l’argile ou ce qui est semblable, qu’ils ne font pas séparation sur les ustensiles, la raison en est qu’il [la personne concernée] n’est pas gênée [par cela]. C’est pourquoi, si la majeure partie de l’ustensile est recouverte de poix, d’argile, ou ce qui est semblable, l’immersion ne lui est pas comptée, comme nous l’avons expliqué ; bien qu’il ne soit pas gêné par cela, aucune différence n’est faite entre les ustensiles, mais tous les ustensiles ont le même statut.
11. Tous les manches creux des ustensiles qui ont été insérés de manière inadéquate, ou qui ont été insérés de manière adéquate mais pas complètement, ou s’ils sont en métal et qu’ils sont brisés [de sorte qu’ils ne peuvent plus être utilisés pour leur fonction], l’immersion ne leur est pas comptée.
12. Un récipient que l’on a immergé avec son ouverture vers le bas est considéré comme s’il n’avait pas été immergé, parce que l’eau ne pénètre pas dans tout [le récipient]. S’il y a une partie [du récipient] dans laquelle l’eau ne peut pénétrer que si l’on penche sur le côté [le récipient], l’immersion ne lui est comptée que si on le penche sur le côté.
13. Un ustensile qui est étroit de part et d’autre, et large au milieu, n’est pur [par l’immersion] que si on le penche sur le côté.
14. Une fiole dont le bord est [légèrement] penché vers l’intérieur n’est pure [quand elle est immergée] que si elle est penchée sur le côté.
15. Un encrier [dont le bord est recourbé à l’intérieur] n’est pur que s’il est troué sur le côté, pour que l’eau pénètre dans la partie recourbée [parce que le pencher simplement ne suffit pas].
16. Un animal dont le collier est lâche et qui devient impur, on peut l’immerger à sa place [sur l’animal].
17. Un homme ne doit pas immerger une bouilloire avec les charbons de bois à l’intérieur, à moins qu’il frotte [l’intérieur à la main et prenne les charbons]
18. Si on immerge un récipient alors qu’il est plein de liquide, il est considéré comme s’il n’avait pas été immergé. S’il est plein d’eau et qu’on l’immerge, l’eau et le récipient deviennent purs au même moment, parce que l’eau peut être purifiée dans le bain rituel, comme nous l’avons expliqué concernant l’impureté des aliments et des boissons. Si le récipient est plein d’urine, on considère comme si c’était de l’eau. S’il y a de l’eau lustrale [dans laquelle a été diluée la cendre de la vache rousse], si la majeure partie du récipient est vide, de manière à ce la quantité d’eau du bain rituel soit supérieure à celle de l’eau lustrale contenue, il est pur. Et sinon, il reste impur, comme s’il s’agissait d’un autre liquide qui fait séparation entre le corps le récipient même et l’eau du bain rituel.
19. [Dans le cas d’]un récipient dont l’intérieur est pur et la paroi extérieure impure, et qui est rempli de vin blanc ou de lait, et qui est immergé, on se réfère à la majorité ; si la majeure partie du récipient est vide est vide, de manière à ce qu’il y ait une majorité d’eau à l’intérieur, il est pur, parce que son impureté est d’ordre rabbinique. Par contre, s’il y a du vin rouge ou un autre liquide, l’immersion ne lui est pas comptée.
20. Une cruche qui est plein d’eau impure, et sur le col duquel il y a de la boue humide, qui descend dans l’eau, et qui est immergée [dans le bain rituel], est pure. Et si c’est de l’argile épais ou quelque chose de semblable, cela est considéré comme s’il ne l’avait pas immergée. Et de même, si un anneau est mis dans une brique de boue humide est immergé, il [l’anneau] est pur. Et si c’est de la boue vaseuse, il est considéré comme s’il n’avait pas été immergé.
21. Tels sont les éléments qui ne requièrent pas le passage de l’eau à l’intérieur d’eux : les nœuds des vêtements de pauvres [qui se sont détachés et la partie détachée a été nouée] ; et s’il [le pauvre] est gêné par cela, ils font séparation. Et les nœuds des vêtements des maîtres de maison, font séparation d’ordinaire ; et il n’en est pas gêné, ils ne font pas séparation. Et les nœuds des franges des vêtements qui se font d’eux-mêmes, et la boucle d’une sandale, la téfila de la tête, quand le boîtier est très serré à la lanière inséré à l’intérieur, et la téfila du bras, si elle ne monte et ne descend pas [nœud fait « sur mesure », de telle sorte que l’on n’a pas besoin d’attacher les téfilin à chaque l’on les met], les anses d’une outre, d’un sac de berger, et tous les nœuds et coutures semblables que l’on n’a pas l’intention de défaire.
22. Tels sont ceux qui doivent être pénétrés par l’eau : les nœuds au niveau de l’encolure d’une tunique faite avec des boucles, et de même, les nœuds sur les boucles au niveau des épaules [sur certains vêtements], et le bord d’un drap doit être étendu [pour défaire les plis], la téfila de la tête, quand il [le boîtier] n’est pas fixé à la lanière, et la [téfila] du bras quand elle peut être montée et descendue, et les lacets, les lanières d’une sandale, les nœuds des franges des vêtements que l’on a fait, et de même pour toutes les parties semblables que l’on est destiné à mettre à découvert et à étendre [pour les utiliser]. Les paniers d’un pressoir à vin ou d’un pressoir à olives, s’ils sont faits [de feuilles tressées serrées] solidement, doivent être. Et s’ils sont lâches [c'est-à-dire que les feuilles ne sont pas tressées solidement], il faut les secouer [simplement]. Le coussin et le matelas en peau, l’eau doit pénétrer à l’intérieur d’eux.
23. Un coussin rond, une balle, une forme [pour les chaussures], une amulette, et une téfila, il n’est pas nécessaire que l’eau pénètre à l’intérieur de leur cavité. Telle est la règle générale : tout ce qu’il n’est pas coutume de vider et de remplir, peut être immergé fermé.
24. Quand on immerge des vêtements qui ont été lavés [alors qu’ils sont encore humides], il faut que l’eau pénètre à l’intérieur d’eux jusqu’à ce qu’ils fassent des bulles. Si on les immerge quand ils sont secs, il faut qu’ils fassent des bulles et que les bulles s’arrêtent.
25. Tous les manches d’ustensiles qui sont plus longs que nécessaire, et qui sont destinés à être coupés, sont immergés jusqu’au niveau de la mesure [nécessaire]. Comment cela s'applique-t-il ? La chaîne d’un grand seau, [sa mesure est de] quatre téfa’him, [la chaîne d’]un petit seau, dix [téfa’him]. On immerge la chaîne jusqu’à ce niveau, et le reste est pur.
26. Si on a mis plusieurs ustensiles dans un récipient impur et qu’on les a immergés, l’immersion leur est comptée, bien que le col du récipient soit très étroit, parce que l’eau pénètre à l’intérieur, et par le fait que l’immersion est valide pour le grand récipient, l’immersion est valide pour les ustensiles qu’il contient. Et si l’on l’a penché sur le côté pour l’immersion, leur immersion n’est pas valide, à moins que le col [du récipient] soit large comme le tube d’une outre [ce qui correspond à l’espace nécessaire pour pouvoir tourner deux doigts]. Et de même, si le récipient était pur et que l’on a mis des ustensiles impurs, et qu’on les a immergés, l’immersion ne leur est comptée que si le col [du récipient] a la largeur d’un tube d’outre. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Pour la térouma. Mais pour les produits sanctifiés, on n’immerge pas d’ustensiles dans des récipients purs, même dans un panier ou une boîte, comme nous l’avons expliqué précédemment à l’endroit approprié.
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