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Lois relatives à ceux qui contaminent la couche et le siège · Chapitre 9

Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 645 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.

1. Lorsque quelque chose est attaché au sol ou fixé à un mur avec des clous, si la chose est solide et stable et qu’un zav donne un coup dessus et que, par la force de son coup, il fait bouger ou tomber en même temps un ustensile ou des aliments ou des liquides posés sur cette chose, ces derniers restent purs. Mais si la chose n’est pas solide et stable, mais bouge, et qu’un zav donne un coup dessus et fait tomber ou bouger par la force de ce coup des ustensiles, des aliments ou des liquides posés dessus, ils deviennent impurs comme s’il les avait déplacés, car leur chute résulte directement de sa force motrice. En règle générale : tout objet dont la chute résulte directement du mouvement de la chose bougée par le zav devient impur, alors qu’un objet qui tombe du fait des vibrations causées par la force de son coup reste pur. Comment cela ? Si un zav a donné un coup sur un arbre ou sur une branche qui ne sont pas robustes ou sur une échelle égyptienne qui n’est pas fixée avec un clou ou sur une poutre, une porte ou une rampe qui ne sont pas fixées au sol avec du plâtre, ou s’il a donné un coup sur une traverse qui sert à fermer une porte, une serrure ou une rame, et qu’au moment où il a donné ce coup il a fait tomber des aliments, des liquides ou des ustensiles posés dessus – ou même s’il les a simplement fait bouger et qu’ils ne sont pas tombés – ils deviennent impurs. En revanche, s’il a donné un coup sur un arbre ou sur une branche qui sont stables, ou sur une échelle clouée au mur, sur une rampe, une porte ou une poutre qui sont fixées avec du plâtre, ou sur une grosse poutre transversale ou sur un four fixé au sol, et qu’au moment où il a donné ce coup il a fait bouger des ustensiles, des aliments, ou des boissons posés dessus, même s’il les fait tomber, ceux-ci restent purs. Il en va de même pour tout cas semblable.

2. S’il y avait du pain collé sur la paroi intérieure d’un four et qu’un zav a donné un coup sur le four et un morceau du pain est tombé, la loi dispose que même si ce pain est de la terouma, il reste pur. Mais s’il y a de la terre cuite du four qui est collée au pain tombé, le pain est impur même s’il s’agit d’un pain non sanctifié.

3. La couche et la selle rendues impures par un zav ne transmettent à leur tour l’impureté aux ustensiles ou aux aliments et liquides que par le contact. Mais si des ustensiles ou des aliments et liquides reposent sur la couche « foulée » par un zav sans contact avec celle-ci ou si la couche « foulée » par un zav repose au-dessus d’ustensiles, d’aliments ou de liquides sans contact avec ceux-ci, même s’il n’y a que du papier qui fait séparation entre eux, dès lors que les ustensiles, les aliments ou liquides n’ont a pas de contact avec la couche, ils restent purs. De même, si la couche rendue impure par un zav a fait bouger des ustensiles, des aliments ou des liquides, ils restent purs.

4. Si un zav et une personne pure se sont assis ensemble dans un petit bateau qui peut bouger lorsqu’une personne monte dessus ou sur un radeau ou bien s’ils ont chevauché ensemble un animal, bien que leurs vêtements ne se touchent pas, les vêtements de la personne pure sont impurs au titre de vêtements « foulés » par un zav. Leur impureté relève d’un doute : on craint qu’ils aient été « foulés » par le zav. De même, si une femme nidda s’est assise sur un lit avec une personne rituellement pure, les vêtements de cette dernière deviennent impurs pour avoir été « foulés » par une femme nidda, à l’exception du foulard sur sa tête. De même, dans le cas du bateau, les vêtements qui sont en haut du mât du bateau restent purs.

5. Celui qui se trouve dans un endroit étroit où une meule est tournée par un gentil, un zav ou une personne du même statut, ses vêtements sont impurs au titre de vêtements « foulés » par un zav. De quel type de meule les Sages ont-ils parlé ? D’une meule qui fait trembler le sol au point de secouer et de déplacer la personne qui y travaille. Il est évident que cette impureté relève d’un doute : on craint que le zav ait été déplacé et ait foulé les vêtements de la personne pure.
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