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Lois relatives à l'impureté de l'affection lépreuse (tsara'at) · Chapitre 7

Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 627 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.

1. Dans le cas d’une personne présentant une bahérète dont l’impureté a été confirmée par l’un des signes d’impureté – que le cohen l’ait déclarée impure dès le premier examen ou après hesguerou d’une personne présentant une bahérète dont l’impureté n’a pas été confirmée et qui a simplement été mise en hesguer, si la tsaraat s’est ensuite répandue sur tout son corps, qui est devenu entièrement blanc, que ce changement se soit produit durant sa période de hesguer ou après confirmation de l’impureté, la personne est déclarée pure. Par contre, si une personne a été déclarée pure à la suite d’une période de deux semaines de hesguer durant laquelle elle n’a pas présenté de signe d’impureté, et que la tsaraat s’est ensuite répandue sur tout son corps, on déclare son impureté confirmée.

2. Lorsque quelqu’un se présente dès le départ avec le corps devenu entièrement blanc, il est examiné par le cohen comme toute autre personne présentant des lésions de tsaraat : si l’examen révèle la présence de chair saine ou de deux poils blancs au milieu de la tsaraat, le cohen confirme son impureté. En l’absence de signe d’impureté, le cohen le confine une première semaine et l’examine au terme de celle-ci : si des poils blancs ou de chair saine sont apparus, le cohen confirme l’impureté. Si aucun signe d’impureté n’est apparu, le cohen le confine une seconde semaine ; en cas d’absence de signe d’impureté au terme de celle-ci, il est déclaré pur. Car cette bahérète géante étendue à tout le corps est régie par la même loi qu’une petite bahérète présente sur une partie du corps. Si son impureté a été confirmée en raison de l’apparition de deux poils blancs et que les deux poils ou l’un d’eux ont ensuite tourné au noir ou ont raccourci, ou qu’une inflammation apparue touche les deux poils ou l’un d’eux, ou entoure les deux poils ou l’un d’eux, ou fait séparation entre les deux poils – et il en va de même s’il s’agit de la peau guérissant d’une inflammation, d’une brûlure, de la peau guérissant d’une brûlure ou d’un bohak –, dans tous ces cas, la personne est déclarée pure. Et si d’autres poils blancs ou de la chair saine apparaissent ensuite, elle est impure. Bien que des poils blancs apparus au milieu d’une tsaraat qui s’est élargie sur tout le corps ne soient pas un signe d’impureté, c’est différent ici, car la personne s’est présentée dès le début avec le corps entièrement blanc. Que la tsaraat se soit étendue d’un seul coup à tout le corps de l’individu ou qu’elle ait progressé petit à petit jusqu’à ce qu’il devienne tout blanc, la règle est la même : si cela se produit durant la période de hesguer ou après une impureté confirmée, l’individu est alors déclaré pur ; si cela se produit après qu’il a été déclaré pur, il est alors déclaré impur ; et s’il se présente ainsi dès le début, le cohen le confine. Que la tsaraat présente sur tout le corps soit d’une seule couleur de blanc ou que le corps soit couvert des quatre teintes de blanc ainsi que des quatre tons mélangés de blanc tirant sur le rouge (patoukh), toutes ces couleurs se combinent et sont considérées comme une seule, aussi bien pour ce qui est de déclarer la personne pure pour ce qui est de la déclarer impure, comme nous l’avons expliqué.

3. Si quelqu’un présente une bahérète de la taille d’un griss renfermant de la chair saine de la taille d’une lentille, et que son impureté est confirmée du fait de la chair saine, puis que la tsaraat gagne tout son corps, après quoi la chair saine disparaît – ou bien la chair saine disparaît en premier et l’affection lépreuse gagne ensuite tout son corps –, il est déclaré pur, même si des poils blancs sont apparus. Si de la chair saine apparaît au milieu de la tsaraat répandue sur tout le corps, après que l’intéressé a été déclaré pur, il est alors déclaré impur, ainsi qu’il est dit dans la Thora, après la loi relative à la tsaraat étendue à tout le corps : « et au jour où y apparaîtra de la chair saine, elle sera impure ». Cela, à condition que la chair saine ait la taille d’une lentille carrée ou plus. Si une personne présente une bahérète renfermant deux poils blancs et que son impureté est confirmée en raison des poils blancs, puis que la bahérète s’étend à tout son corps, bien que les poils blancs restent, elle est déclarée pure. Car il est dit : « et au jour ou y apparaîtra de la chair saine, elle sera impure » et on apprend de là qu’une personne devenue entièrement blanche et déclarée pure après une période de hesguer ou après une impureté confirmée, ne contracte pas l’impureté par la présence de poils blancs, mais uniquement par la présence de chair saine. Si l’impureté avait été confirmée en raison d’une expansion de la bahérète, et que cette dernière s’est ensuite étendue à tout le corps, elle est alors déclarée pure. Mais si de la chair saine y apparaît, elle est impure.

4. Même les extrémités des membres, qui ne contractent pas l’impureté par la présence de chair saine dans une bahérète, contractent l’impureté et empêchent un metsora devenu tout blanc d’être déclaré pur. Comment cela ? Si un individu est devenu tout blanc de tsaraat, après une impureté confirmée ou après une période de hesguer, à l’exception d’une surface de son corps égale la taille d’une lentille qui est restée de la chair saine, fût-ce à l’extrémité de son doigt ou de son nez, il reste impur. De même, si de la chair saine de la taille d’une lentille réapparaît sur le corps d’une personne devenue toute blanche et déclarée pure, fût-ce à l’extrémité de l’un de ses membres, l’impureté est confirmée. Si tout le corps prend une couleur de tsaraat, à l’exception d’une surface égale à la taille d’une lentille, fût-ce à l’extrémité d’un membre, qui prend l’apparence d’un bohak, l’impureté est confirmée, ainsi qu’il est dit : « et la tsaraat recouvre », et non un bohak. Même si une surface égale à la taille d’une lentille est partiellement de la chair saine et partiellement un bohak, c’est un signe d’impureté, car les deux forment ensemble une surface de la taille d’une lentille qui n’est pas de couleur tsaraat. Si tout son corps tourne à la couleur tsaraat et qu’il est déclaré pur, puis que sa peau tourne ensuite à la couleur blanc pâle d’un bohak, il est pur tant que n’y apparaît pas la taille d’une lentille de chair saine, ainsi qu’il est dit : « et au jour où y apparaîtra de la chair saine », ce qui veut dire qu’après qu’il a été déclaré pur, seule l’apparition de chair saine le rend impur mais non l’apparition d’une surface de peau ayant la couleur blanc pâle d’un bohak. De même, si apparaît une surface de peau de la taille d’une lentille qui est partiellement de la chair saine et partiellement un bohak, ce n’est pas un signe d’impureté et il reste pur.

5. À chaque fois que la tsaraat s’étend sur tout le corps d’un individu impur, que son impureté soit confirmée ou qu’il soit en hesguer, il devient pur. Si par la suite de chair saine de la taille d’une lentille apparaît, il devient impur. Si de nouveau tout son corps est recouvert par la tsaraat, il devient pur. Si de nouveau de la chair saine apparaît, il devient impur, et ainsi de suite même cent fois. Si la chair saine commence à apparaître et progresse sur le corps, de sorte que la tsaraat diminue, la personne reste impure jusqu’à ce que la tsaraat devienne inférieure à la taille d’un griss.

6. Tout endroit du corps susceptible de contracter l’impureté par une bahérète empêche un metsora dont la tsaraat s’est propagée sur l’ensemble du corps d’être déclaré pur. Et tout endroit du corps qui n’est pas susceptible de contracter l’impureté par une bahérète n’empêche pas qu’il soit déclaré pur. Comment cela ? Si la bahérète s’étend à tout le corps d’un metsora, mais non à sa tête ou à à sa barbe, ou si elle ne s’étend pas à une inflammation ou à une brûlure qui sont fraiches, ou s’il reste moins de la taille d’une lentille de chair saine à côté d’une inflammation ou d’une brûlure qui sont fraiches ou à côté de la tête ou de la barbe, il est pur. Si la tête et la barbe perdent ensuite leur poil, ou si l’inflammation ou la brûlure commencent à guérir et présentent une croûte, il est déclaré impur tant que la tsaraat ne s’est pas répandue sur ces régions, car il s’agit alors de régions susceptibles de contracter l’impureté par une bahérète. S’il y a deux bahérète, l’une qui comporte un signe d’impureté et l’autre qui est pure, et que la bahérète déclarée pure progresse et atteint celle qui est impure, puis s’étend sur tout le corps, l’intéressé est déclaré pur, car avant ce changement, il était un metsora impur confirmé ; on considère donc que la tsaraat s’est répandue sur tout le corps à la suite d’une impureté, bien que ce soit la bahérète pure qui s’est étendue. Plus encore, même si les lésions de tsaraat présentes sur la totalité du corps laissent apparaître, entre l’une sur le dessous de la lèvre inférieure et l’autre sur le dessus de la lèvre supérieure, un peu de chair saine sur les extrémités des lèvres lorsque celles-ci sont pas fermement pressées l’une contre l’autre, ou si des lésions sur deux doigts adjacents laissent apparaître de la chair saine lorsqu’ils sont écartés, ou si des lésions sur les deux paupières d’un œil laissent apparaître de chair saine restant sur les paupières lorsque l’œil est ouvert, mais que lorsque les deux lèvres, les deux doigts ou les deux paupières sont pressés l’un contre l’autre, les deux bahérète paraissent n’être qu’une seule, dès lors que la tsaraat s’est étendue à tout le corps, l’individu est pur.

7. Dans certains cas, le metsora qui s’est empressé, sans attendre, de montrer sa lésion de tsaraat au cohen, est gagnant ; dans d’autres, il est perdant. Comment cela ? Par exemple, quelqu’un a été déclaré metsora confirmé et les signes d’impureté de sa lésion ont ensuite disparu. Avant qu’il n’ait eu le temps de montrer au cohen l’évolution de la lésion, dont les signes d’impureté ont disparu, la tsaraat s’est répandue sur tout son corps. En pareil cas, il est déclaré pur. Mais s’il avait montré plus tôt l’évolution de la lésion au cohen, qui l’avait déclarée pure, en raison de la disparition des signes d’impureté, et que son corps avait ensuite tourné au blanc, l’impureté aurait été confirmée, comme nous l’avons expliqué. Si une bahérète ne comportant aucun signe d’impureté, s’étend à tout le corps avant d’avoir pu être montrée au cohen, elle est impure, c’est-à-dire qu’elle requiert une période de hesguer. Mais si l’intéressé l’avait promptement montrée au cohen, et que celui-ci l’avait mis en hesguer avant que tout son corps ne tourne au blanc, et que son corps avait tourné au blanc durant la période de hesguer, il aurait été déclaré pur, comme nous l’avons expliqué.
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