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Lois relatives à l'impureté de l'affection lépreuse (tsara'at) · Chapitre 6

Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 626 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.

1. Telles sont les parties, chez une personne, qui ne contractent pas l’impureté par une bahérète : l’intérieur de l’œil, l’intérieur de l’oreille, l’intérieur du nez, l’intérieur de la bouche, les plis de la peau au niveau du ventre, les plis de la peau au niveau du cou, en dessous du sein, les aisselles, la plante du pied, les ongles du pied ou de la main, la tête et la barbe où poussent des cheveux et des poils, une inflammation ou une brûlure qui sont encore fraiches et n’ont pas commencé à guérir. Ces parties ne contractent pas l’impureté par des lésions de couleur tsaraat et ne s’additionnent pas à une autre lésion de tsaraat présente sur le corps ; une lésion de tsaraat sur le corps ne s’étend pas non plus sur l’une de ces parties ; elles ne deviennent pas impures du fait de la présence de chair saine et elles n’empêchent pas un metsora dont la tsaraat s’est propagée sur l’ensemble du corps d’être déclaré pur. Car il est dit : « sur la peau de son corps » ; or, ces régions ne sont pas de la peau découverte : certaines ne sont pas de la peau, d’autres sont de la peau mais sont recouvertes et ne sont pas visibles. La partie rose des lèvres est considérée comme une partie cachée et ne contracte pas l’impureté par des lésions de tsaraat.

2. La tête et la barbe ayant perdu leur poil ainsi que l’inflammation ou la brûlure ayant présenté une fine croûte contractent l’impureté par une bahérète, comme nous l’avons expliqué. Des lésions de tsaraat présentes sur deux de ces surfaces ne s’additionnent pas l’une avec l’autre pour constituer la taille d’un griss, une lésion de tsaraat présente sur la peau ne peut pas s’élargir sur l’une de ces surfaces, et elles ne contractent pas l’impureté en raison de la présence de chair saine. Toutefois, elles empêchent un metsora dont la tsaraat s’est propagée sur l’ensemble du corps d’être déclaré pur.

3. La bahérète qui touche la tête, l’œil, l’oreille ou une autre partie du corps semblable, ou bien qui touche une inflammation ou une brûlure est pure, ainsi qu’il est dit : « et le cohen observera la lésion sur la peau de son corps » et on apprend de là que tout le contour de la lésion doit être sur la peau du corps et susceptible de contracter l’impureté par une expansion de la lésion, ce qui n’est pas le cas des régions indiquées.

4. Telles sont les bahérète qui sont pures : une bahérète qui était présente sur le corps d’un non juif qui s’est ensuite converti ; une bahérète qui était présente sur le corps d’un le fœtus qui est ensuite né ; une bahérète qui était sous un pli de la peau qui s’est ensuite découvert ; une bahérète qui était présente sur la tête ou sur la région de la barbe lesquelles ont ensuite perdu leur poil, rendant la bahérète visible ; une bahérète qui était présente dans une inflammation ou dans une brûlure encore fraiches, lesquelles ont ensuite présenté une fine croûte. De même, si une bahérète est apparue sur la tête ou la région de la barbe n’ayant jamais encore présenté de poil, et que des poils sont apparus et ont ensuite disparu, ou si une bahérète est apparue sur la peau et qu’une inflammation ou une brûlure se sont formés à cet endroit et ont ensuite guéri, redevenant comme la peau du corps, bien qu’au début et à la fin la bahérète soit sur une région du corps susceptible de contracter l’impureté, étant donné qu’elle était pure dans l’entre-deux, elle reste pure. Si son apparence change, qu’elle devienne plus éclatante ou plus pâle, on l’examine comme au début, c’est-à-dire comme s’il s’agissait d’une nouvelle bahérète qui vient d’apparaître. Comment cela ? Par exemple, un non juif avait sur son corps une bahérète d’un blanc semblable à la membrane d’un œuf, et après sa conversion au judaïsme, la bahérète a changé de couleur et est devenue blanche comme la neige ; ou bien la bahérète, initialement blanche comme la neige, est devenue, après la conversion de l’intéressé, blanche comme la membrane d’un œuf. Dans les deux cas, la bahérète sera examinée comme au début, c’est-à-dire comme une nouvelle bahérète. Il en va de même dans les cas évoqués précédemment d’un enfant qui vient de naître, d’un pli du corps qui est devenu visible, de la tête ou de la barbe qui ont perdu leur poil, d’une inflammation ou d’une brûlure qui ont guéri : si la couleur de l’une de ces bahérète a changé, elle sera examinée comme une bahérète nouvellement apparue. Dans le cas contraire, elle est pure, comme dit précédemment.

5. À chaque fois qu’il y a un doute concernant une lésion – à l’exception des deux cas de doutes précédemment cités – la lésion est déclarée pure si elle n’a pas préalablement été déclarée impure. Mais si elle a déjà été déclarée impure, la lésion qui présente désormais un doute est considérée impure. Comment cela ? Par exemple, deux personnes se sont présentées devant le cohen, l’une ayant une bahérète de la taille d’un griss et l’autre une bahérète de la taille d’un séla, et le cohen les a mises en hesguer. À la fin de la semaine de hesguer, les deux se présentent à nouveau devant le cohen, chacune ayant une bahérète de la taille d’un séla, mais l’on ignore laquelle des deux personnes est celle dont la bahérète s’est élargie. Dans ce cas, la règle est que chacune est déclarée pure. Cela s’applique aussi bien dans le cas de deux personnes que le cas d’une seule personne ayant présenté deux bahérète, dont l’une des deux s’est élargie après le hesguer mais l’on ignore laquelle. En effet, bien que dans ce dernier cas, il soit certain que la personne présente une lésion de tsaraat qui s’est élargie, puisque l’on ne sait pas exactement laquelle des deux bahérète s’est élargie, la personne est déclarée pure ; le cohen ne peut déclarer une personne impure que lorsqu’il sait en raison de quelle lésion il la déclare impure.

6. Une fois déclarée impure, la lésion continue même en cas de doute à être considérée impure. Comment cela ? Par exemple, deux personnes se sont présentées devant le cohen, l’une ayant une bahérète de la taille d’un griss et l’autre une bahérète de la taille d’un séla, et il les a mises en hesguer. À la fin de la semaine de hesguer, les deux personnes ont chacune une bahérète d’une taille supérieure à un séla, ce qui veut donc dire les deux bahérète se sont élargies. Dans ce cas, toutes deux sont déclarées impures. Si par la suite les deux bahérète ont diminué et présentent la taille d’un séla, ce qui indique que l’expansion de l’une des deux bahérète a disparu, dès lors que l’on ne sait pas laquelle des deux avait initialement une taille d’un séla et a à présent repris sa taille initiale, les deux gardent leur statut d’impureté jusqu’à ce qu’elles soient toutes les deux réduites à la taille d’un griss. C’est là ce que les Sages ont dit : « une fois déclarée impure, la lésion continue même en cas de doute à être considérée impure ». De même, si une personne a une bahérète avec des poils blancs ayant précédé la bahérète ainsi que des poils ayant tourné au blanc du fait de la bahérète et que le cohen n’est pas en mesure de distinguer les poils blancs qui ont précédé la bahérète de ceux qui ont tourné au blanc du fait de celle-ci, la règle suivante est appliquée : si ce doute survient après le hesguer de l’intéressé, la lésion est déclarée pure. En revanche, après que l’impureté de la lésion a été confirmée, elle continue d’être considérée impure même si deux de ces quatre poils ont disparu et que le cohen ne sait pas s’il s’agit des poils qui étaient un signe d’impureté ou des autres.

7. Lorsque quelqu’un se présente devant le cohen pour procéder à l’examen d’une bahérète sur son corps et que le cohen constate qu’un hesguer est requis ou que l’intéressé doit être déclaré pur, si des signes d’impureté apparaissent juste avant que le cohen n’ait eu le temps de confiner ou de déclarer pure la personne, il confirme son statut d’impureté. De même, lorsque le cohen constate des signes d’impureté, si ces signes disparaissent juste avant qu’il n’ait eu le temps de prononcer la confirmation de l’impureté en disant à la personne : « Tu es impure », la règle suivante est appliquée : s’il s’agit du premier examen de la lésion ou de l’examen à la fin de la première semaine de hesguer, le cohen confine l’intéressé. Et s’il s’agit d’un examen à la fin de la seconde semaine de hesguer, ou d’un examen qui intervient après que l’intéressé avait déjà été déclaré pur, le cohen le déclare pur.
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