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Lois relatives à l'impureté de l'affection lépreuse (tsara'at) · Chapitre 3

Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 623 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.

; 1. La chair saine qui se trouve au milieu d’une bahérète n’est un signe d’impureté que si elle présente la taille d’un carré ayant la largeur et la longueur d’une graine de lentille. Quelle en est la mesure ? Il s’agit d’une surface où poussent quatre poils, deux en longueur, deux en largeur ; et ce, à condition que la chair saine se trouve au milieu de la bahérète et que la bahérète l’entoure de tous les côtés, en dépassant d’au moins deux poils de chaque côté. Mais si la chair saine est sur un côté de la bahérète, elle n’est pas un signe d’impureté. De même, si la chair saine est dispersée au milieu de la bahérète, par exemple, s’il y a de la chair saine de la taille d’une graine de moutarde à un endroit et de la chair saine de la taille d’une graine de moutarde à un autre endroit, bien que tout soit au milieu de la bahérète, elles ne s’additionnent pas pour constituer la taille d’une lentille ; il faut qu’il y ait à un seul endroit au milieu de la bahérète de la chair saine de la taille d’une lentille carrée ou plus.

2. La chair saine au milieu d’une bahérète est un signe d’impureté quel que soit son teint, qu’elle soit rousse, noire, ou blanche, sous réserve que le blanc n’ait pas l’une des quatre teintes précédemment définies qui sont elles-mêmes des teintes de lésions de tsaraat.

3. La chair saine n’est un signe d’impureté que si elle se trouve dans le corps même de la bahérète. Comment cela ? Si, au milieu d’une bahérète, se trouvent une inflammation, une brûlure, de la peau guérissant d’une inflammation ou d’une brûlure, ou un bohak, et que de la chair saine se trouve à l’intérieur de l’inflammation, de la brûlure, de la peau guérissant ou du bohak, bien que la chair saine se trouve dans le périmètre de la bahérète, elle n’est pas un signe d’impureté, parce qu’elle est située à l’intérieur de l’inflammation, de la brûlure, du bohak ou de la peau guérissant de l’inflammation ou de la brûlure. De même, si la chair saine se trouve sur la bahérète elle-même, mais qu’une inflammation, la peau guérissant d’une inflammation, une brûlure, la peau guérissant d’une brûlure ou un bohak entourent la chair saine, ou si l’une de ces choses touche la chair saine ou divise la chair saine en pénétrant à l’intérieur de celle-ci, la chair saine n’est pas un signe d’impureté. C’est donc comme une bahérète n’ayant pas signe d’impureté, cas dans lequel le cohen place l’intéressé en hesguer. Si l’inflammation, la brûlure ou le bohak dans lesquels ou à côté desquels se trouvait la chair saine, ou bien qui entouraient ou pénétraient la chair saine disparaissent, de sorte que la chair saine se trouve désormais seule au milieu de la bahérète à la fin de la première ou de la seconde semaine de hesguer, le cohen confirmera l’impureté du metsora. Si ces choses ne disparaissent pas, le cohen déclarera l’intéressé pur.

4. La chair saine est toujours un signe d’impureté, qu’elle ait précédé la bahérète ou vice-versa, parce qu’il n’est pas dit, la concernant : « et la lésion a fait blanchir… ». Le verset : « et elle a fait blanchir le poil, et une chair saine se trouve dans la lésion » ne signifie pas que les deux signes, à savoir les poils blancs et la chair saine, sont requis pour que la lésion soit déclarée impure. En fait, la Thora veut dire que chacun d’eux est un signe d’impureté ; les poils blancs ne sont mentionnés avec la chair saine qu’en vue de préciser la superficie de la chair saine qui est un signe d’impureté : elle doit être suffisamment étendue pour contenir du poil blanc, à savoir deux poils.

5. Si une bahérète a exactement la taille d’un griss, et qu’au milieu de celle-ci se trouve de la chair saine qui a exactement la taille d’une lentille, son statut d’impureté est déclaré confirmé. Si la bahérète diminue ou que la chair saine diminue, la lésion est pure. De même, si la chair saine augmente au milieu de cette bahérète qui mesure exactement un griss, elle est pure ; car une bahérète n’est impure en raison de la présence de chair saine que si elle s’étend au-delà de la chair saine, de chaque côté, sur la place occupée par deux poils. Si la chair saine était inférieure à une la taille d’une lentille, ce qui ne constitue pas un signe d’impureté, et que l’intéressé a été placé en hesguer, après quoi la chair saine a augmenté au point d’atteindre la taille d’une lentille, l’impureté de la lésion est confirmée ; si la chair saine a diminué ou a disparu de sorte que la bahérète s’est étendue à sa place, la bahérète reste comme auparavant et il n’y a pas là de signe d’impureté.

6. Dans le cas d’une bahérète supérieure à un griss qui renferme de la chair saine d’une taille supérieure à une lentille, que la bahérète et la chair saine aient grossi ou diminué, la lésion reste impure tant que la bahérète ne devient pas plus petite qu’un griss ou la chair saine plus petite qu’une lentille ou que la chair saine ne s’approche pas à moins de deux poils de l’extrémité de la bahérète.

7. S’il y a une bahérète de la taille d’un griss entourée par de la chair saine de la taille d’une lentille ou plus, et que cette chair saine est elle-même entourée par une seconde bahérète, la bahérète intérieure donne lieu à un hesguer, car elle ne présente pas de signe d’impureté, alors que l’impureté de la bahérète extérieure est confirmée, car de la chair saine se trouve au milieu d’elle. Si la chair saine entre les deux bahérète diminue ou disparaît complètement, qu’elle diminue de l’extérieur ou de l’intérieur c’est-à-dire, respectivement, par l’expansion de la bahérète extérieure vers l’intérieur ou par l’expansion de la bahérète intérieure vers l’extérieur , les deux bahérète sont considérées comme une seule bahérète qui ne comporte pas de signe d’impureté.

8. Si une bahérète se trouve à l’extrémité de l’un des membres, avec de la chair saine au milieu de la bahérète à l’extrémité du membre, ce n’est pas un signe d’impureté, car la chair saine divise la lésion, de sorte qu’une partie de la lésion est inclinée d’un côté et une partie de l’autre côté. Or, il est dit concernant les lésions de tsaraat : « et le cohen la verra », ce qui veut dire que le cohen doit pouvoir apercevoir la lésion entièrement d’un seul coup d’œil, ce qui n’est pas le cas ici à cause de la chair saine qui la divise. Telles sont les extrémités des membres qui ne sont pas susceptibles de devenir impures en raison de la présence de chair saine au milieu d’une bahérète : les extrémités des doigts et des orteils, les extrémités des oreilles, l’extrémité du nez, l’extrémité de l’organe génital mâle, les mamelons d’une femme. En revanche, les mamelons d’un homme ainsi que les verrues ou des morceaux de peau qui pendent peuvent devenir impurs en raison de la présence de chair saine au milieu de la bahérète.

9. Toutes les extrémités de membres qui viennent d’être citées peuvent devenir impures par une lésion de tsaraat si elles présentent une surface plate de la taille d’un griss. Mais si elles sont incurvées comme c’est le cas chez la majorité des gens, elles sont pures. Comment cela ? Si une bahérète de la taille d’un griss se trouve sur l’extrémité du nez ou du doigt d’une personne, la bahérète étant incurvée de part et d’autre, elle est pure, ainsi qu’il est dit : « et le cohen la verra » ; il faut qu’il puisse l’apercevoir entièrement d’un seul coup d’œil.
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