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Lois relatives à l'impureté de l'affection lépreuse (tsara'at) · Chapitre 1

Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 621 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.

Lois relatives à l’impureté de la lèpre .Elles comprennent huit commandements, six commandements positifs et deux commandements négatifs, dont voici le détail : 1. Rendre une décision conforme à la loi de la Thora concernant la lèpre qui atteint l’homme. 2. Ne pas couper les signes d’impureté. 3. Ne pas raser la plaie. 4. Que le lépreux soit reconnaissable par la déchirure de ses vêtements, sa chevelure croissante, et sa tête recouverte jusqu’à la moustache. 5. Le processus de pureté du lépreux. 6. Que le lépreux se rase tous ses poils quand il se purifie. 7. La loi de la lèpre du vêtement. 8. La loi de la lèpre de la maison. Et l'explication de ces commandements se trouve dans les chapitres que voici :

1. La tsaraat de la peau consiste à ce qu’un endroit de la peau blanchisse, et que la blancheur de la peau soit identique au blanc de la membrane d’un œuf ou d’un blanc plus vif. Mais un blanc plus terne que le blanc de la membrane d’un œuf n’est pas considérée comme tsaraat, mais comme une simple affection de la peau qui ne tient pas de la tsara’at.

2. Il y a quatre teintes de tsara’at de la peau : (1) le blanc le plus éclatant, qui a sur la peau la teinte de la neige et qui est appelé dans la Thora bahérète ; (2) un blanc légèrement plus terne, qui a la teinte de la laine immaculée d’un agneau nouveau-né, et qui est appelé seète ; (3) un blanc légèrement plus terne que seète, qui a la teinte du crépi du Heikhal dans le Temple ; cette teinte est considérée comme accessoirement rattachée à la bahérète et est appelée sapa’hat ; (4) le blanc qui est légèrement plus terne que le crépi du Heikhal et qui est comme la membrane d’un œuf, est une teinte considérée comme accessoirement rattachée à la seète et est aussi appelée sapa’hat. Tu apprends donc que la teinte blanche similaire au crépi du Heikhal est accessoirement rattachée à bahérète, et la teinte blanche similaire à la membrane d’un œuf est accessoirement rattachée à seète, car le terme sapa’hat employé par la Thora n’est pas un nom donné à une tache spécifique, mais un terme qui signifie « accessoire ». De cela, les Sages ont dit que les lésions de tsara’at sont « deux qui font quatre », c’est-à-dire qu’il y a deux teintes principales et deux autres qui leur sont accessoirement rattachées, à savoir bahérète et la teinte accessoire qui s’y rattache, seète et la teinte accessoire qui s’y rattache.

3. Ces quatre teintes de lésions de tsaraat peuvent se combiner l’une avec l’autre, aussi bien dans le sens de l’indulgence que dans le sens de la rigueur, qu’il s’agisse du premier examen de la lésion de tsaraat, d’un examen à la fin des sept jours de hesguer, d’un examen après que le metsora avait préalablement été déclaré pur ou après qu’il avait préalablement été déclaré impur. Comment cela ? Qu’il s’agisse d’une lésion entièrement blanche comme la neige, comme le crépi du Heikhal, comme la laine immaculée, ou comme la membrane d’un œuf, ou d’une lésion blanche en partie comme la teinte de bahérète, en partie comme la teinte de seète, et en partie comme une teinte accessoire, le tout est considéré comme une seule lésion. S’il en est ainsi, pourquoi les Sages les ont-ils énumérées en disant : « les teintes de lésions de tsaraat sont deux qui font quatre » ? Pour que l’on sache reconnaître les différentes couleurs. Car un cohen incapable de reconnaître et de nommer les différentes couleurs lorsqu’on l’instruit ne devra pas examiner une lésion de tsaraat ; il faut qu’il puisse les distinguer et dire : « ceci est une bahérète et ceci est la couleur qui s’y rattache accessoirement, ceci est une seète et ceci est la couleur qui s’y rattache accessoirement ».

4. Si l’une de ces quatre teintes de blanc tire légèrement sur le rouge, c’est également une lésion de tsaraat, ainsi qu’il est dit : « ou une bahérète blanche tirant sur le rouge ». Il en va de même pour la seète, pour la couleur qui se rattache accessoirement à la seète et pour la couleur qui se rattache accessoirement à la bahérète. Cette couleur qui est mêlée de blanc et d’un peu de rouge est appelée patoukh (d’un ton mélangé). À quoi ressemble la couleur mélangée (patoukh) dans le cas des quatre teintes précédemment évoquées ? Considérons quatre coupes pleines de lait : deux gouttes de sang se mélangent à la première, quatre gouttes de sang se mélangent à la seconde, huit gouttes à la troisième et seize gouttes à la quatrième. Le ton mélangé de la bahérète tirant sur le rouge ressemble à la couleur de la quatrième coupe ; le ton mélangé de la seète tirant sur le rouge ressemble à la couleur de la troisième coupe ; le ton mélangé et tirant sur le rouge du blanc crépi accessoirement rattaché à la bahérète, ressemble à la couleur de la seconde coupe, et le ton mélangé et tirant sur le rouge du blanc membrane d’œuf accessoirement rattaché à la seète, ressemble à la couleur de la première coupe.

5. Toutes ces quatre teintes, de couleur blanche ou d’un ton mélangé tirant sur le rouge, se combinent l’une avec l’autre et sont considérées comme une seule teinte. Que la lésion de tsaraat soit entièrement blanche ou en partie blanche et en partie d’un blanc tirant sur le rouge, tout est considéré comme une seule teinte, aussi bien dans le sens de l’indulgence comme dans le sens de la rigueur.

6. Une couleur tsaraat de la peau n’est désignée comme lésion de tsaraat et ne rend impur que si l’apparence de la lésion est plus profonde – c’est-à-dire plus basse – que la peau ; cela ne veut pas dire qu’elle est effectivement plus profonde au toucher, mais qu’elle paraît plus profonde à la vue de l’œil, comme la lumière du soleil paraît toujours plus profonde que l’ombre. En revanche, si la teinte blanche ou d’un ton mélangé paraît au même niveau que le reste de la peau ou plus élevée que la peau, ce n’est pas considéré comme une lésion de tsaraat, mais comme toute autre éruption cutanée.

7. La mesure minimale de toute lésion de tsaraat, qu’il s’agisse de la tsaraat affectant l’homme ou les vêtements, correspond à la taille d’une fève fendue de Cilicie (griss) qui a une forme ressemblant à un carré. Cela correspond à une surface carrée de la peau où peuvent pousser trente-six poils : six poils en longueur et six poils en largeur. Toute lésion plus petite que cela n’est pas une lésion de tsaraat.

8. Si une lésion présente une largeur inférieure, correspondant à l’espace où poussent cinq poils, même si elle présente une longueur d’une coudée, elle est pure et n’est pas une lésion de tsaraat, tant qu’elle ne présente pas un carré de la taille d’un griss. Toutes les mesures relèvent d’une loi transmise oralement à Moïse sur le Sinaï.

9. À chaque fois que la Thora parle de bahérète, il en va de même pour les autres quatre teintes blanches ou de ton mélangé, à condition que la lésion ait la taille d’un griss ou plus, et qu’elle paraisse plus profonde que la peau. C’est cela que l’on appelle « bahérète » sans autre précision. Une lésion d’un blanc éclatant comme la neige paraît plus foncée chez une personne homme dont la pigmentation de la peau est très blanche, et une lésion d’un blanc terne donne l’impression d’un blanc éclatant chez un homme qui a la peau noire. C’est pourquoi, on ne juge la couleur de la lésion que par rapport à une peau de pigmentation moyenne, c'est-à-dire qui n’est ni blanche ni noire.

10.    Il y a trois signes d’impureté concernant la tsaraat affectant la peau. Ce sont : deux poils blancs au milieu de la lésion, de la chair saine au milieu de la lésion et l’expansion de la lésion ; les trois sont mentionnés dans la Thora. Comment cela ? Si quelqu’un présente une bahérète avec, à l’intérieur de celle-ci, deux poils blancs ou de la chair saine, lorsque le cohen observe celle-ci, il confirme la tsaraat et déclare la personne impure. S’il n’y a ni poils blancs, ni chair saine à l’intérieur de la lésion, le cohen met la personne en hesguer pendant sept jours. Au septième jour, le cohen l’examine de nouveau : si deux poils blancs ou de la chair saine sont apparus à l’intérieur de la bahérète ou si elle a augmenté, l’impureté de tsaraat est confirmée. Si ni poils blancs, ni chair saine ne sont apparus et que la lésion ne s’est pas étendue, le cohen met la personne en hesguer une seconde semaine. Si l’un des trois signes d’impureté apparaît au cours de cette seconde semaine, le cohen confirme l’impureté de tsaraat. Dans le cas contraire, la personne est déclarée pure. Car les lésions de tsaraat affectant la peau ne requièrent jamais plus de deux semaines de hesguer. Toutefois, si, après que la personne a été déclarée pure, la lésion sur son corps s’étend ou présente deux poils blancs ou de la chair saine, son impureté est confirmée.

11.    Si une bahérète, d’un blanc éclatant comme la neige, est devenue, après hesguer, terne comme la membrane d’un œuf, ou une bahérète, initialement d’un blanc comme la membrane d’un œuf, est devenue blanche comme la neige, cela ne change pas son statut, car l’accentuation de l’éclat n’est pas un signe d’impureté, ni l’affaiblissement un signe de pureté, à moins que son éclat ne devienne moins intense que les quatre teintes précédemment évoquées et qu’elle devienne plus terne que la membrane d’un œuf. Dans ce cas, puisqu’il ne s’agit plus que d’une blancheur de la peau qui est une simple affection cutanée (bohak), la personne est pure. S’il en est ainsi, quel est le sens de ce qui est dit dans la Thora : « et si la lésion s’est affaiblie et ne s’est pas étendue sur la peau, le cohen le déclarera pure », ce qui semble indiquer que le fait que la lésion ait perdu de son éclat est un signe de pureté ? C’est que si elle devient plus faible que les quatre teintes, la personne est pure, même si la lésion s’est étendue. De même, si elle n’a pas perdu son éclat, ne s’est pas étendue et n’a présenté ni poils blancs, ni chair saine, la personne est pure.
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