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Lois relatives à la vache rousse · Chapitre 14

Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 619 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.

1. Si la paroi extérieure d’un récipient en terre cuite contenant des cendres de la vache rousse est touchée par un chérets mort, le récipient et les cendres restent purs, car un récipient en terre cuite ne contracte pas l’impureté par sa paroi extérieure, même au regard des normes de pureté requises pour la procédure de la vache rousse. Toutefois, si le récipient contenant les cendres a été posé sur le chérets mort, bien que le récipient ne devienne pas impur, les cendres sont impures, car il est dit : « un homme pur recueillera les cendres de la vache et les déposera hors du camp, à un endroit pur » ; or, quand le récipient est posé sur un chérets mort, ce n’est pas un endroit pur. Ce n’est pas uniquement lorsque le récipient est posé sur un chérets que les cendres qui y sont contenues deviennent impures pour cause qu’elles ne sont pas « à un endroit pur », mais même si on pose le récipient sur un aliment impur au second degré ou quelque chose de semblable, dont l’impureté est légère et d’ordre rabbinique, les cendres deviennent impures, ainsi qu’il est dit : « à un endroit pur » et on apprend de là que les cendres ne doivent être posées sur aucune espèce d’impureté que ce soit. De même, si un récipient en terre cuite contenant les cendres de la vache rousse est posé sur une ouverture de toit d’une maison impure et que le récipient est suspendu dans la maison, c’est-à-dire qu’il pénètre partiellement dans cette ouverture de toit, la cendre devient impure, bien que l’ouverture n’ait pas une taille d’un téfa’h sur un téfa’h. Si le récipient n’est pas suspendu dans la maison, c’est-à-dire qu’il est posé sur l’ouverture, sans pénétrer, mais que l’ouverture de toit mesure au moins un téfa’h sur un téfa’h, les cendres deviennent impures.

2. Si le récipient contenant les cendres et posé sur l’ouverture de toit est en pierre, que l’ouverture du toit ait une taille d’un téfa’h sur un téfa’h ou non, les cendres restent pures.

3. De même, si un récipient en terre cuite contenant les cendres de la vache rousse ou l’eau lustrale et fermé hermétiquement se trouve sous le même toit qu’un cadavre, les cendres ou l’eau deviennent impures, car l’eau lustrale et les cendres de la vache rousse ne sont pas préservées de l’impureté par la fermeture hermétique du récipient en terre cuite, ainsi qu’il est dit : « à un endroit pur » ; or, ce n’est pas un endroit pur.

4. De même, les aliments et les boissons qui sont consacrés ne sont pas préservés de l’impureté lorsqu’ils se trouvent dans un récipient en terre cuite fermé par une fermeture hermétique. En revanche, l’eau qui n’est pas encore sanctifiée et un récipient vide purifié pour l’eau lustrale, mais ne contenant pas encore celle-ci, sont préservés de l’impureté par une fermeture hermétique. Dans quel cas dit-on que l’eau non encore sanctifiée reste pure ? Si le propriétaire reste pur. Mais si le propriétaire devient impur, l’eau devient invalide, où qu’elle se trouve. Comment cela ? Si l’eau se trouve dans un récipient fermé hermétiquement, et que le propriétaire et l’eau se trouvent sous le même toit qu’un cadavre, les deux sont impurs. Si le propriétaire se trouve à l’extérieur de la tente du cadavre, et l’eau qui n’est pas sanctifiée se trouve à l’intérieur dans un récipient fermé hermétiquement, les deux restent purs. Si le propriétaire se trouve à l’intérieur et l’eau à l’extérieur, de même que lui devient impur, l’eau devient invalide.

5. Si une personne qui s’est purifiée pour la procédure de la vache rousse se trouve debout sur un four en terre cuite ou un autre objet en terre cuite semblable qui n’est pas pur au regard des cendres de la vache rousse, et qu’elle étend sa main à l’extérieur de l’espace situé au-dessus du four et un récipient, en tenant dans la main un récipient qui contient l’eau lustrale ; de même, si un roseau est placé sur un four et en travers de celui-ci, dépassant de part et d’autre l’espace du four, et que deux récipients contenant de l’eau lustrale sont suspendus à ses deux extrémités de part et d’autre ; dans les deux cas, l’eau lustrale est impure, parce que le récipient et l’eau qu’il contient ne se trouvent pas dans un endroit pur au regard de l’eau lustrale : étant donné qu’ils prennent appui sur le four, c’est comme s’ils étaient posés dessus. En revanche, si une personne se tient debout sur le four en tenant dans sa main un récipient vide qui est pur pour l’eau lustrale et les cendres de la vache rousse, ou bien de l’eau qui n’a pas été sanctifiée, le récipient ou l’eau restent purs comme auparavant. Si une personne qui s’est purifiée pour la procédure de la vache rousse se tient debout à côté d’un four et étend la main à la fenêtre, prend un récipient contenant de l’eau lustrale et le fait passer dans l’air au-dessus du four, l’eau lustrale reste pure. De même, si de l’eau lustrale aspergée passe en l’air au-dessus d’une impureté, tels la couche ou le siège d’un zav ou autre impureté similaire, elle reste pure.

6. Si un récipient contenant de l’eau lustrale et un récipient qui contient de la nourriture sacrificielle ont été en contact, le récipient d’eau lustrale et tout ce qu’il contient devient impur, alors que le récipient contenant la nourriture sacrificielle reste pur comme auparavant. De même, si une personne qui s’est purifiée pour la procédure de la vache rousse a touché, avec ses deux mains, les deux récipients posés sur le sol, le récipient d’eau lustrale devient impur. Car cette personne, qui était pure pour l’eau lustrale, devient impure en touchant le récipient de nourriture sacrificielle qui n’est pas pur pour l’eau lustrale, comme nous l’avons expliqué ; ainsi, elle rend à son tour impure l’eau lustrale.

7. Si elle a soulevé les deux récipients en même temps avec ses deux mains, les deux deviennent impurs : le récipient d’eau lustrale devient impur, parce qu’il a été en contact avec une personne qui a touché un récipient qui n’est pas pur pour l’eau lustrale, et le récipient de nourriture sacrificielle devient impur parce que cette personne qui l’a soulevé, est elle-même devenue impure en portant l’eau lustrale. En effet, en pareil cas, l’eau lustrale rend impure la personne qui la porte, dès lors que cette dernière est devenue impure au regard de l’eau lustrale à cause du récipient de nourriture sacrificielle. C’est pourquoi, si le récipient de nourriture sacrificielle était enveloppé de papier et qu’il l’a ainsi soulevé sans le toucher directement, et a soulevé le récipient d’eau lustrale

non enveloppé – dans sa seconde main, les deux récipients restent purs, parce qu’il n’a pas touché au récipient de nourriture sacrificielle et n’est pas devenu impur au regard de l’eau lustrale. Mais s’il a attrapé le récipient de nourriture sacrificielle dans sa main en le touchant directement, même si le récipient d’eau lustrale était enveloppé de papier, les deux deviennent impurs.

8. S’il a fait bouger les deux récipients à la main sans les toucher, les deux restent purs. Car un ustensile non purifié pour l’eau lustrale ne contamine une personne purifiée à cet effet que si elle le touche avec sa main. Le simple fait de faire bouger l’ustensile n’est donc pas significatif, à moins qu’il ne s’agisse d’un ustensile susceptible de contracter l’impureté en étant foulé par un zav, comme nous l’avons expliqué.

9. Dans tous les cas où la terouma est déclarée pure en dépit d’un doute d’impureté, comme il sera expliqué, l’eau ou les cendres de la vache rousse seront déclarées pures si un doute d’impureté survient dans des conditions identiques. Dans tous les cas de doute où la terouma est mise en suspens, l’eau ou les cendres de la vache rousse seront, en pareil cas de doute, déversées. Et si des choses pures – c’est-à-dire de la terouma ont été préparées avec des ustensiles ou par une personne qui étaient impurs et qui ont reçu l’aspersion avec de l’eau lustrale sujette à de tels doutes pour lesquels elle doit normalement être déversée, ces choses pures sont mises en suspens. Les treillis en bois que l’on met aux fenêtres ne sont pas considérés comme des ustensiles et sont purs pour la terouma, pour la nourriture sacrificielle et pour l’eau lustrale et les cendres de la vache rousse, de sorte que si de la terouma, de la nourriture sacrificielle ou de l’eau lustrale touchent un tel treillis, ils restent purs.

10. Si un bloc de figues sèches de terouma pressées est tombé dans de l’eau lustrale, et qu’une personne l’a pris et l’a mangé, la règle suivante est appliquée : si le bloc de figues présente le volume d’un œuf, l’eau lustrale est impure, que le bloc de figues fût impur ou pur, car des aliments purs, voire de la nourriture sacrificielle, ne sont pas considérés purs au regard de l’eau lustrale et des cendres de la vache rousse. Quant à la personne qui a pris le bloc de figues tombé dans l’eau lustrale et l’a mangé délibérément, elle est passible de mort par le Ciel, pour avoir mangé de la terouma après avoir elle-même contracté l’impureté en touchant l’eau lustrale sur le bloc de figues. Et si le bloc de figues présente moins que le volume d’un œuf, l’eau lustrale reste pure, car un aliment impur ne contamine pas d’autres choses s’il ne présente pas le volume d’un œuf : cela s’applique aussi bien pour la térouma que pour la nourriture sacrificielle et pour l’eau lustrale et les cendres de la vache rousse.
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