Lois relatives à l'impureté d'un mort · Chapitre 25
Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 605 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.
2. S’il y a à l’emplacement de l’impureté un espace vide d’un téfa’h sur un téfa’h avec une hauteur d’un téfa’h, le pilier est considéré comme une tombe scellée, qui transmet l’impureté tout autour, c’est-à-dire par toutes ses parois ; et tout ce qui se trouve dans la maison devient impur car la maison forme un ohel sur le pilier considéré comme une « tombe ».
3. Si une impureté se trouve dans le mur d’une maison avec, à l’endroit de l’impureté, un espace vide d’un téfa’h sur un téfa’h et haut d’un téfa’h, les étages qui sont construits sur ce mur, même s’il y en a dix, deviennent tous impurs, car le mur tout entier jusqu’en haut est considéré comme une tombe scellée, et ce mur est commun à tous les étages. Ainsi, chacun de ces étages forme un ohel sur une tombe. Si deux maisons ont été construites de part et d’autre de ce mur qui contient une impureté, et qu’un étage a été construit au-dessus, chevauchant les deux maisons, de sorte que le haut du mur impur est au milieu du sol de l’étage, cet étage est impur car il forme un ohel sur le mur impur considéré comme une tombe. Mais le second étage construit au-dessus du premier reste pur, car les étages sont l’un au-dessus de l’autre, de sorte que le plafond du premier étage fait barrage devant l’impureté, qui ne se répand pas au deuxième étage, et le mur impur ne sert pas de mur à l’étage supérieur.
4. Soit une grosse cavité aménagée dans l’épaisseur du mur, que les gens font communément pour un usage domestique, par exemple, pour y déposer des objets ; une telle cavité est ce qu’on appelle pardessik (niche). Si une impureté est posée à l’intérieur de la niche et que celle-ci est fermée par des portes, la maison reste pure. Si une impureté se trouve « à l’étroit » dans le mur, dans la paroi inférieure de la niche, dans ses parois latérales ou dans sa paroi supérieure, on considère la cavité formée par la niche comme entièrement bouchée, comme s’il n’y avait pas de niche dans le mur et que le mur était plein, et on examine l’endroit où se trouve l’impureté : si elle se trouve dans la moitié intérieure de l’épaisseur du mur, la maison devient impure ; et si elle se trouve dans la moitié de l’épaisseur du mur qui est du côté extérieur, la maison reste pure. Si l’impureté se trouve exactement au milieu de l’épaisseur du mur, la maison devient impure.
5. Soient deux niches situées l’une à côté de l’autre ou l’une au-dessus de l’autre ; une impureté est posée dans l’une de ces niches et celle-ci est ouverte. En pareil cas, cette niche et la maison deviennent impures, mais l’autre niche, qui est fermée, reste pure. Si l’impureté se trouve « à l’étroit » dans la paroi où sont situées les niches, on considère les niches comme complètement bouchés, comme s’il n’y avait pas de niche et que le mur était plein, et on statue en fonction de la moitié de l’épaisseur du mur dans laquelle l’impureté se trouve.
6. Si le volume d’un kazaït d’un morceau de chair d’un cadavre adhère à la partie extérieure du seuil de l’entrée d’une maison, la maison reste pure. Si le morceau se trouve « à l’étroit » en dessous du seuil, on applique la règle du milieu, c’est-à-dire qu’on divise le seuil en deux de sa largeur : si le morceau se trouve sous la moitié du côté de la maison, la maison devient impure ; et s’il se trouve sous la moitié qui est du côté extérieur, la maison reste pure. Si un tel morceau adhère au linteau, même dans la partie extérieure à la maison, la maison devient impure.
7. Un chien a mangé un morceau de la chair de cadavre et est mort dans les trois jours suivants, de sorte que le morceau qu’il a avalé communique encore l’impureté ; le chien gît sur le seuil de la porte. En pareil cas, on examine la cavité de son corps dans laquelle se trouve l’impureté, c’est-à-dire son estomac : s’il est situé en dessous du linteau ou plus à l’intérieur, la maison devient impure. S’il est situé à l’extérieur par rapport au linteau, la maison reste pure.
8. Dans le cas d’une femme dont le fœtus est mort in utero, si la tête du fœtus a au moins la taille d’une fusaïole qui sert au filage des fils de chaîne, la loi dispose que dès que la matrice s’est ouverte de façon à ce que la tête soit visible, la maison devient impure du fait du fœtus mort, bien qu’il ne soit pas encore sorti.
9. Si une femme saisie de douleurs d’accouchement s’est déplacée d’une maison à l’autre et a expulsé un fœtus mort dans la seconde maison, cette dernière maison devient impure avec certitude, et la première maison est impure par doute, de crainte que la tête du fœtus soit déjà sortie au moment où la femme s’y trouvait, rendant ainsi impure la maison. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Dans le cas d’un fœtus dont la tête n’a pas atteint la taille d’une fusaïole qui sert au filage des fils de chaîne. Mais si la tête du fœtus est aussi grande qu’une fusaïole, la première maison reste pure, car il est certain que si la matrice s’était alors ouverte, la femme n’aurait pas réussi à se déplacer à pied. C’est pourquoi, si elle ne s’est pas déplacée à pied, mais a au contraire été prise par les bras, soutenue par d’autres femmes qui l’ont faite sortir d’une maison à l’autre, la première maison est impure dans le doute, bien que la tête du fœtus ait la taille d’une fusaïole qui sert au filage des fils de chaîne.
10. Dans le cas d’une femme qui a expulsé un sac amniotique seul, sans fœtus, la maison devient impure avec certitude, en vertu de la présomption selon laquelle il n’y a pas de sac amniotique sans fœtus.
11. Dans le cas d’une femme ayant mis au monde deux enfants, l’un en vie et l’autre mort, si l’enfant mort-né est sorti en premier, l’enfant en vie est rituellement pur, car il n’a pas été touché par l’enfant mort-né après avoir vu le jour. Mais si l’enfant en vie est sorti en premier, il est impur, car il est impossible qu’il n’ait pas été touché par l’enfant mort-né après avoir vu le jour, puisque ce dernier roule après lui comme une pierre, n’ayant pas de vie pour se maintenir dans la matrice.
12. Une femme qui a expulsé un enfant mort est impure pendant sept jours, même s’il s’agit d’un petit fœtus qui n’est pas complètement développé, comme nous l’avons expliqué. Si le fœtus meurt in utero et que la sage-femme étend sa main et le touche, la sage-femme devient impure pendant sept jours, mais la femme accouchée reste pure jusqu’à l’expulsion de l’enfant mort. L’impureté de la sage-femme qui a touché l’enfant dans la matrice est d’ordre rabbinique ; c’est là un décret, de crainte qu’elle ne le touche après qu’il s’est engagé dans le canal génital. En revanche, d’après la Thora, un contact à l’intérieur du corps n’est pas considéré un contact, et par conséquent puisque l’enfant mort se trouve dans la matrice, celui qui le touche reste pur. De même, quelqu’un qui a avalé un anneau impur et a ensuite avalé un anneau pur, bien qu’il y ait certainement eu un contact entre les deux anneaux dans son corps, ce n’est pas considéré comme un contact au regard des lois de pureté ; ainsi, l’anneau qui est impur reste impur, et l’anneau pur reste pur, de sorte que s’il est expulsé du corps, par exemple en étant vomi, il est pur.
Fin des lois relatives à l’impureté du mort, avec l’aide de D.ieu
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