KOULAM Télécharger l’app

Lois relatives à l'impureté d'un mort · Chapitre 24

Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 604 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.

1. Soit une maison – c’est-à-dire une pièce – que l’on a partagée en deux avec une cloison faite de cruches pures en terre cuite, couchées sur le côté et posées les unes sur les autres depuis le sol jusqu’aux poutres du plafond ; une impureté se trouve de l’un des deux côtés de la pièce. La loi dispose que si l’ouverture des cruches se trouve du côté pur de la pièce, c’est-à-dire qu’elles font dos à l’impureté, elles font séparation devant l’impureté et préservent le côté pur ; mais si l’ouverture des cruches se trouve du côté impur, les cruches ne préservent pas l’autre côté de la pièce. Si l’on a enduit d’argile les cruches, que ce soit de l’intérieur, c’est-à-dire du côté de l’ouverture des cruches, ou de l’extérieur, c’est-à-dire de l’autre côté, la loi est déterminée de la façon suivante : si la couche d’argile est épaisse et peut tenir toute seule, sans être appuyée par les cruches, elle préserve de l’impureté. Sinon, elle ne préserve pas de l’impureté, et le tout est considéré comme un seul ohel.

2. Soit une maison que l’on a divisée en deux avec des planches ou avec des rideaux ; si on l’a divisée latéralement, par une séparation verticale, parallèle à l’un des murs, ou bien horizontalement, par une séparation parallèle au plafond et située juste en dessous des poutres du plafond, et qu’une impureté se trouve dans la pièce principale de la maison, c’est-à-dire dans la pièce extérieure ou en dessous de la séparation, les ustensiles qui se trouvent de l’autre côté, entre la séparation et le mur ou entre la séparation et les poutres du plafond, restent purs. Si l’impureté se trouve entre la séparation et le mur, c’est-à-dire dans la petite pièce intérieure, ou entre la séparation et les poutres, c’est-à-dire dans le petit étage au-dessus de la séparation, les ustensiles qui se trouvent dans la pièce principale de la maison deviennent impurs, car la séparation n’empêche pas l’impureté de sortir et de rendre impure l’autre partie, comme nous l’avons expliqué concernant le cas d’un ohel qui se trouve à l’intérieur d’une maison. Si des ustensiles se trouvent dans l’épaisseur de la cloison qui divise la maison, que l’impureté soit située dans la pièce intérieure formée par la cloison ou dans la pièce principale de la maison, la règle suivante est appliquée : s’il y a, à l’endroit de la cloison où sont posés les ustensiles, un espace vide d’un téfa’h sur un téfa’h avec une hauteur d’un téfa’h, les ustensiles deviennent impurs. Et sinon, ils restent purs. Nous avons déjà exposé la loi relative à la maison que l’on a divisée par une séparation horizontale située juste au-dessus du sol.

3. Soit une maison remplie de paille du sol au plafond sans qu’il y ait un espace d’un téfa’h entre la paille et les poutres du plafond. Si une impureté se trouve à l’intérieur de la maison, qu’elle se trouve au milieu de la paille ou dans l’espace entre la paille et les poutres du plafond, tous les ustensiles qui se trouvent dans l’espace de la porte d’entrée, qui est l’endroit par lequel l’impureté sort, deviennent impurs. Si une impureté se trouve à l’extérieur de la paille, dans l’espace de la porte d’entrée, les ustensiles situés à l’intérieur de la paille restent purs s’il y a à l’endroit où ils se trouvent un espace vide d’un téfa’h sur un téfa’h avec une hauteur d’un téfa’h ; sinon, ils deviennent impurs. En revanche, s’il y a un espace d’un téfa’h entre la paille et les poutres du plafond, les ustensiles deviennent impurs, quelle que soit la configuration, parce que la paille ne fait pas séparation devant l’impureté, car lorsque de la paille est déposée dans une maison, sauf indication contraire, l’intéressé n’a généralement pas l’intention de l’abandonner à cet endroit, mais de l’enlever.

4. Soient deux maisons séparées par un mur mitoyen et une impureté se trouve dans l’épaisseur du mur ; en pareil cas, la maison qui est proche du côté du mur où se trouve l’impureté devient impure, c’est-à-dire qu’on considère que l’épaisseur du mur est divisée en deux : la maison située du côté du mur où se trouve l’impureté devient impure, alors que celle qui est du côté du mur où il n’y a pas d’impureté reste pure. Si l’impureté se trouve exactement au milieu de l’épaisseur du mur, les deux maisons deviennent impures. Si l’impureté se trouve dans l’une des deux maisons et que des ustensiles sont logés dans l’épaisseur du mur mitoyen, ceux qui se trouvent dans la moitié de l’épaisseur du mur qui est du côté de la maison où se trouve l’impureté deviennent impurs, alors que ceux qui se trouvent dans la moitié qui est du côté de la maison où il n’y a pas d’impureté restent purs. Si les ustensiles se trouvent exactement au milieu du mur, ils deviennent impurs. Il en est de même concernant le plafond entre le rez-de-chaussée d’une maison et l’étage du dessus : si une impureté se trouve dans l’épaisseur du plafond, on considère que l’épaisseur du plafond est divisée en deux : si l’impureté se trouve dans la moitié inférieure, du côté de la maison, la maison devient impure et l’étage reste pur ; si elle se trouve dans la moitié supérieure, l’étage devient impur et la maison reste pure. Si elle se trouve exactement au milieu, la maison et l’étage deviennent tous deux impurs. Si l’impureté se trouve dans l’un d’eux, c’est-à-dire au rez-de-chaussée ou à l’étage, et qu’il y a des ustensiles logés dans l’épaisseur du plafond, s’ils se trouvent dans la moitié de l’épaisseur du plafond qui est située du côté de l’impureté, ils deviennent impurs ; s’ils se trouvent dans la moitié de l’épaisseur du plafond qui est située du côté où il n’y a pas d’impureté, ils restent purs ; s’ils sont au milieu, ils deviennent impurs. Si le plafond est à découvert, c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’étage au-dessus, et qu’une impureté se trouve à l’intérieur de l’épaisseur du plafond, telle est la règle : si elle se trouve dans la moitié inférieure, la maison devient impure, et une personne qui se tient au-dessus du plafond, même face à l’impureté, reste pure, parce que l’impureté s’est répandue dans toute la maison. Si l’impureté se trouve dans la moitié supérieure de l’épaisseur du plafond, la maison reste pure, et une personne qui se tient au-dessus du plafond, face à l’impureté, devient impure. Si l’impureté se trouve au milieu de l’épaisseur du plafond, la maison devient impure et celui qui se trouve au-dessus du plafond, face à l’impureté, devient aussi impur, car il n’est pas possible de déterminer l’endroit de l’impureté avec une précision absolue.

5. De même, un « mur construit pour faire partie d’une maison » est considéré comme divisé en deux dans son épaisseur et chaque moitié est considérée différemment. Comment cela ? Soit un mur dont le dessus est à découvert, et le toit de la maison est juxtaposé au mur, sans reposer sur celui-ci : si une impureté « à l’étroit » se trouve dans l’épaisseur du mur et qu’elle est située dans la moitié intérieure de l’épaisseur du mur, du côté de la maison, celle-ci devient impure, alors qu’une personne qui se tient au-dessus du mur reste pure, comme quelqu’un qui se tient sur le toit d’une maison contenant une impureté. Si l’impureté se trouve dans la moitié extérieure de l’épaisseur du mur, la maison reste pure, mais une personne qui se tient en haut sur le mur face à l’impureté devient impure, car l’impureté ne s’est pas répandue à l’intérieur de la maison. Si l’impureté se trouve au milieu de l’épaisseur du mur, la maison devient impure, mais une personne qui se tient en haut du mur reste pure, car l’impureté s’est répandue dans la maison. Dans le cas d’une impureté située dans la partie extérieure de l’épaisseur du mur, si on a enlevé une partie de l’épaisseur du mur à l’intérieur ou bien que l’on a épaissi le mur à l’extérieur, de sorte que l’impureté se trouve désormais dans la moitié intérieure de l’épaisseur du mur, la maison devient impure. De même, dans le cas d’une impureté située dans la partie intérieure de l’épaisseur du mur, si on a enlevé une partie de l’épaisseur du mur à l’extérieur ou que l’on a épaissi le mur de l’intérieur, de sorte que l’impureté se trouve désormais dans la partie extérieure du mur, la maison est pure. Si l’impureté se trouve au-dessus du mur et non dans son épaisseur, même si elle se trouve au niveau de la moitié intérieure du mur, la maison reste pure.

6. Dans le cas d’une « maison qui sert à faire un mur », on considère que même une très fine couche de l’épaisseur du mur fait séparation entre la maison et ce qui est contenu dans le mur. Comment cela ? Si quelqu’un creuse deux niches funéraires ou deux chambres funéraires l’une à côté de l’autre, de sorte qu’il y a deux « maisons » creusées dans le sol, avec un mur qui les sépare, et qu’une impureté se trouve dans les « maisons » alors que des ustensiles sont enfouis dans le mur, la règle est que si les ustensiles sont recouverts ne serait-ce que d’une très fine couche de l’épaisseur du mur, ils restent purs. De même, si une impureté se trouve dans l’épaisseur du mur et des ustensiles dans les « maisons », s’il y a entre l’impureté et les ustensiles ne serait-ce qu’une très fine couche de l’épaisseur du mur, ils restent purs. Tu apprends donc qu’un mur qui a été construit pour une maison est considéré comme partagé en deux dans son épaisseur, une moitié étant considérée comme la maison et une moitié comme extérieure à celle-ci. Et un mur constitué par un rocher ou formé par la terre lorsque l’on a creusé de part et d’autre, est considéré comme un endroit à part, dès lors qu’il y a une très fine couche de l’épaisseur du mur qui recouvre ce qui y est contenu.

7. Si la moitié de l’épaisseur d’un mur de maison est une construction et la moitié est un rocher, on statue suivant la moitié du mur dans laquelle se trouve l’impureté.

8. Quand une impureté se trouve à l’intérieur des poutres du plafond d’une maison, même si elle n’est recouverte en dessous que par une très fine séparation, la maison reste pure, et on considère l’impureté comme si elle était enfouie à l’étroit dans le sol, de sorte qu’elle rend impur seulement ce qui se trouve en ligne droite au-dessus ou en dessous d’elle. Toutefois, si l’endroit où se trouve l’impureté présente un téfa’h sur un téfa’h avec une hauteur d’un téfa’h, toute la maison devient impure. De même, si l’impureté est visible depuis la maison, quel que soit le cas, la maison devient impure. Soient deux portes l’une au-dessus de l’autre, et une impureté se trouve dans le mur qui les sépare : si l’impureté est visible dans l’espace de l’une de ces portes, celle-ci seulement devient impure, alors que l’autre reste pure. Et sinon, le statut des portes est déterminé en fonction du milieu de la hauteur du mur qui les sépare.
← Chapitre précédent Chapitre suivant →
Étudiez le Rambam quotidien dans Koulam Le chapitre du jour du Michné Torah en français, avec rappels et suivi — gratuit, iOS & Android. Télécharger Koulam