Lois relatives à l'impureté d'un mort · Chapitre 19
Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 599 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.
2. Une ruche est couchée sur le sol, dans l’espace de l’entrée, et son ouverture est à l’intérieur ; ses parois sont intactes et sa cavité intérieure vide. Si un kazaït de la chair d’un cadavre se trouve en dessous ou au-dessus d’elle, à l’extérieur de la maison, tout ce qui se trouve, au-dessus ou en dessous de la ruche, en ligne verticale face à ce kazaït, devient impur ; mais tout ce qui se trouve dans l’espace intérieur de la ruche reste pur, à l’exception de ce qui se trouve en ligne droite au-dessus ou en dessous de l’impureté. Quant à la maison, tout ce qui s’y trouve reste pur. Si l’impureté se trouve à l’intérieur de la ruche ou dans la maison, tout devient impur. Si la ruche se trouve à un téfa’h au-dessus du sol et qu’une impureté se trouve en dessous, à l’intérieur ou au-dessus de la ruche ou encore dans la maison, tout devient impur : tout ce qui se trouve dans la maison ou en dessous de la ruche devient impur, car la ruche et la maison sont considérées comme formant un seul ohel, et tout ce qui se trouve au-dessus ou à l’intérieur de la ruche devient impur, car en tant qu’ustensile, la ruche véhicule l’impureté et ne fait pas barrage devant elle, comme expliqué précédemment. Dans le cas d’une ruche brisée et bouchée avec de la paille ou d’une ruche remplie de paille dans sa cavité intérieure de sorte qu’il n’y a plus un espace vide d’un téfa’h, si la ruche se trouve à une hauteur d’un téfa’h du sol, et qu’une impureté se trouve en dessous d’elle ou bien dans la maison ou encore à l’intérieur de la ruche, tout devient impur, à l’exception de ce qui se trouve au-dessus d’elle à l’extérieur. Si l’impureté se trouve au-dessus d’une telle ruche bouchée, ce qui se trouve en ligne droite au-dessus de l’impureté, jusqu’au ciel, devient impur, mais tout ce qui se trouve à l’intérieur ou en dessous de la ruche, ou dans la maison, reste pur parce qu’une telle ruche n’a pas le statut d’ustensile et fait par conséquent obstacle devant l’impureté. Si la ruche bouchée est posée sur le sol, avec son ouverture à l’intérieur, et qu’un kazaït de la chair d’un cadavre se trouve à l’extérieur, en dessous de la ruche, tout ce qui se trouve dans une ligne verticale en dessous de l’impureté, jusqu’aux abîmes, devient impur. Si l’impureté se trouve au-dessus de la ruche, à l’extérieur, tout ce qui se trouve dans une ligne verticale au-dessus de l’impureté, jusqu’au ciel, devient impur. Si l’impureté se trouve à l’intérieur de cette ruche ou dans la maison, tous les objets qui se trouvent à l’intérieur de la ruche et dans la maison deviennent impurs.
3. Soit une ruche posée debout à l’intérieur de la maison et qui emplit toute la hauteur de la maison ; son ouverture est dirigée vers le haut, au niveau des poutres de la maison, de sorte qu’il n’y a pas un espace d’un téfa’h entre l’ouverture de la ruche et les poutres. Si une impureté se trouve à l’intérieur de la ruche, la maison devient impure. Si l’impureté se trouve dans la maison, ce qui se trouve dans la ruche reste pur, car il est naturel que l’impureté sorte de la ruche vers la maison, même par une ouverture de moins d’un téfa’h, mais il n’est pas naturel qu’elle pénètre dans un endroit fermé, à savoir de la maison vers la ruche, par une ouverture de moins d’un téfa’h. Cette loi s’applique pareillement que la ruche soit debout, qu’elle soit couchée sur le côté avec son ouverture donnant vers l’un des murs de la maison, avec un espace de moins d’un téfa’h entre l’ouverture de la ruche et le mur, qu’il y ait une seule ruche ou qu’il y en ait deux l’une sur l’autre, avec un espace de moins d’un téfa’h entre la ruche du dessus et les poutres ou le mur. Dans le cas où la ruche se trouve au milieu de l’espace de l’entrée, avec son ouverture vers le haut et un espace de moins d’un téfa’h entre l’ouverture de la ruche et le linteau, si une impureté se trouve à l’intérieur de la ruche, la maison reste pure. Si l’impureté se trouve dans la maison, tout ce qui se trouve à l’intérieur de la ruche devient impur, car il est naturel que l’impureté sorte, mais il n’est pas naturel qu’elle entre.
4. Soit une ruche qui présente une cavité intérieure et qui a le statut d’ustensile, ses parois étant intactes ; elle est couchée sur le sol, en plein air. Si un kazaït de la chair d’un cadavre se trouve en dessous ou au-dessus d’elle, tout ce qui se trouve dans une ligne verticale en dessous ou au-dessus de ce kazaït devient impur ; tout ce qui se trouve dans l’espace intérieur de la ruche reste pur, hormis ce qui se trouve directement au-dessus ou en dessous de l’impureté. Tout ce qui n’est pas directement au-dessus ou en dessous de l’impureté, à l’intérieur de la ruche, reste pur. Si l’impureté se trouve à l’intérieur de la ruche, tout devient impur : tout ce qui se trouve à l’intérieur d’elle, et tout ce qui se trouve au-dessus ou en dessous de la ruche dans une ligne verticale face à l’impureté. Si la ruche se trouve à une hauteur d’un téfa’h du sol, et qu’une impureté se trouve en dessous ou au-dessus d’elle, tout ce qui se trouve en dessous d’elle devient impur et de même, tout ce qui se trouve au-dessus d’elle devient impur. En revanche, tout ce qui se trouve à l’intérieur de la ruche reste pur, à l’exception des ustensiles situés dans une ligne verticale en dessous ou au-dessus de l’impureté. Si l’impureté se trouve à l’intérieur de la ruche, tout devient impur : tout ce qui se trouve à l’intérieur ainsi que tout ce qui se trouve en dessous ou au-dessus d’elle, car les ustensiles servent de ohel pour véhiculer l’impureté mais ne font pas séparation devant elle, comme nous l’avons expliqué. C’est pourquoi, si cette ruche couchée sur le sol ou à moins d’un téfa’h du sol présente un grand trou qui a été bouché avec de la paille ou qu’elle présente une grande capacité et qu’un kazaït de la chair d’un cadavre est posé en dessous d’elle, ce qui se trouve directement en dessous de cette impureté, jusqu’aux abîmes, devient impur. Si l’impureté se trouve au-dessus de la ruche, ce qui se trouve directement au-dessus de l’impureté, jusqu’au ciel, devient impur. Si l’impureté se trouve à l’intérieur de la ruche, seul ce qui se trouve à l’intérieur d’elle devient impur. Dans le cas où cette ruche, qui n’est pas assimilée à un ustensile, se trouve à une hauteur d’un téfa’h du sol, telle est la loi : si l’impureté se trouve en dessous d’elle, seul ce qui se trouve en dessous de la ruche devient impur. Si l’impureté se trouve à l’intérieur de la ruche, seul ce qui se trouve à l’intérieur devient impur. Si l’impureté se trouve au-dessus de la ruche, ce qui se trouve dans une ligne verticale au-dessus de l’impureté, jusqu’au ciel, devient impur. Le principe, dans tous ces derniers cas est, comme nous l’avons déjà expliqué, qu’un récipient en bois de grande capacité est considéré comme un ohel et non comme un ustensile, et c’est pourquoi il fait barrière devant l’impureté.
5. Soit une ruche qui a le statut d’ustensile, ses parois étant intactes, et qui est posée debout sur sa base, en plein air, avec une impureté en dessous, à l’intérieur ou au-dessus d’elle. En pareil cas, l’impureté perce vers le haut et vers le bas en ligne droite et rend impur tout ce qui se trouve en ligne droite au-dessus et en dessous de l’impureté, sans se répandre sur les côtés. Mais si la ruche se trouve à une hauteur d’un téfa’h du sol ou qu’elle est recouverte ou posée à l’envers sur son ouverture, avec une impureté en dessous, à l’intérieur ou au-dessus d’elle, tout devient impur : tout ce qui se trouve à l’intérieur, tout ce qui se trouve en dessous et tout ce qui se trouve au-dessus d’elle, si l’impureté est en dessous, car l’ustensile qui « forme un toit » sur l’impureté véhicule l’impureté à la manière d’un ohel mais ne fait pas séparation devant celle-ci, comme nous l’avons expliqué. C’est pourquoi, si la ruche debout en plein air est brisée et que son trou est bouché avec de la paille, ou s’il s’agit d’une ruche ayant une grande capacité, que l’impureté soit en dessous, à l’intérieur ou au-dessus de la ruche, l’impureté perce vers le haut et vers le bas en ligne droite et rend impur tout ce qui se trouve en ligne droite au-dessus et en dessous de l’impureté, sans se répandre sur les côtés. Mais si la ruche est située à une hauteur d’un téfa’h du sol et qu’une impureté se trouve en dessous d’elle, seul ce qui se trouve en dessous de la ruche devient impur. Si l’impureté se trouve à l’intérieur ou au-dessus d’elle, ce qui se trouve directement au-dessus de l’impureté, jusqu’au ciel, devient impur, alors que les ustensiles en dessous de la ruche restent purs, parce que la ruche est un ohel en bois et non un ustensile et, par conséquent, elle fait barrière devant l’impureté.
6. Soit un chameau debout, en plein air : si une impureté se trouve en dessous de lui, les ustensiles qui sont au-dessus de lui restent purs ; si l’impureté se trouve au-dessus de lui, les ustensiles qui sont en dessous de lui restent purs. S’il est couché et qu’une impureté se trouve en dessous de lui, l’impureté, qui est « à l’étroit », perce vers le haut et vers le bas en ligne droite ; de même, si une impureté se trouve « à l’étroit » sous son pied ou sur son pied, elle perce vers le haut et vers le bas. Nous avons déjà expliqué, dans les lois relatives au naziréat, que si un nazir et un kazaït de chair d’un cadavre se trouvent ensemble en dessous d’un chameau, en dessous d’un lit ou d’un autre objet semblable, bien que le nazir contracte une impureté qui dure sept jours, il ne procède pas à un rasage et le décompte des jours de son naziréat n’est pas annulé. De là tu apprends que ces lois mentionnées concernant l’impureté qui résulte d’un ohel formé par des personnes, des animaux ou des ustensiles sont toutes de source rabbinique : certaines relèvent de la tradition reçue oralement par les Sages dans une transmission de génération en génération remontant à la révélation du Sinaï, d’autres relèvent de décrets et de barrières rabbiniques. Et c’est la raison pour laquelle le nazir ne procède pas au rasage de ses cheveux lorsqu’il contracte l’une de ces impuretés ; de même, une personne qui entrerait dans le Temple ou qui consommerait des offrandes après avoir contracté une telle impureté ne serait pas passible de retranchement. Toutes ces règles n’ont d’incidence qu’en ce qui concerne l’impureté rituelle de la terouma et des offrandes, comme nous l’avons expliqué.
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