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Lois relatives à l'impureté d'un mort · Chapitre 18

Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 598 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.

1. Une personne a en même temps placé une main au-dessus d’un cadavre et sa seconde main au-dessus d’ustensiles, ou bien elle a en même temps touché un cadavre et placé sa main au-dessus d’ustensiles : si sa main présente une surface d’un téfah sur un téfah, les ustensiles deviennent impurs. Sinon, ils restent purs. De même, soit deux maisons dans lesquelles se trouvent deux demi-kazaït de la chair d’un cadavre, un demi-kazaït dans chaque maison ; une personne a étendu sa main à l’intérieur de l’une de ces maisons et sa seconde main dans l’autre maison. La règle est que si sa main présente une surface d’un téfah sur un téfah, il mêle l’impureté, de sorte que tout devient comme un seul ohel, et lui-même ainsi que les deux maisons deviennent impurs. Et sinon, il ne propage pas l’impureté.

2. Si une personne s’est penchée à la fenêtre pour regarder à l’extérieur et que, ce faisant, sa tête a « formé un ohel » sur une impureté située en bas, elle propage l’impureté dans la maison, de sorte que toute la maison devient impure. Si une personne était étendue sur le seuil d’une maison, en ayant une partie de son corps située à l’intérieur de la maison et une partie à l’extérieur, et qu’une impureté a recouvert la partie de son corps située à l’extérieur, la maison devient impure. La raison est qu’un homme est considéré comme creux et que sa cavité présente une hauteur d’un téfah, ce qui lui confère le statut de ohel. Ainsi, dès lors que l’impureté le recouvre, c’est comme s’il avait lui-même formé un ohel sur elle, et il propage l’impureté dans la maison. De même, si l’impureté se trouvait dans la maison et qu’un homme était étendu sur le seuil, avec une partie de son corps à l’intérieur et une partie à l’extérieur, et que des personnes rituellement pures ont formé un ohel sur la partie de son corps se trouvant à l’extérieur, elles deviennent impures. La raison est que l’homme étendu est considéré comme formant un ohel sur l’impureté. Or, le corps d’un homme véhicule l’impureté et ne fait pas barrière devant celle-ci, comme nous l’avons expliqué.

3. Si les porteurs d’une civière mortuaire sont passés en dessous d’un portique et que l’un d’eux a pris les devants et maintenu la porte fermée en tirant celle-ci à l’aide de la clé se trouvant dans le trou de la serrure, afin que la maison ne devienne pas impure – ou de même, si quelqu’un, de l’intérieur ou de l’extérieur, a appuyé sur la porte pour la maintenir ferméetelle est la règle : si la porte pouvait rester fermée toute seule sans la pression exercée, la maison reste pure. Sinon, la maison est impure, puisqu’il s’avère que c’est un homme qui a bloqué l’impureté, et nous avons pour principe qu’un homme et des ustensiles véhiculent l’impureté, mais ne font pas obstacle devant elle, comme nous l’avons expliqué.

4. Si un four situé dans une maison a son ouverture en bas qui se prolonge et dépasse à l’extérieur de la maison, et que les porteurs d’une civière mortuaire ont « formé un ohel » sur la bouche du four située au dehors, le four devient impur, mais la maison reste pure. La raison pour laquelle l’impureté n’est pas transmise à la maison est que le four n’est pas surélevé d’un téfa’h du sol de manière à communiquer l’impureté à la maison. Une armoire de grande taille occupe tout l’espace de l’entrée d’une maison, et la porte de l’armoire est ouverte sur l’extérieur ; s’il y a une impureté à l’intérieur de l’armoire, la maison reste pure. En revanche, si une impureté se trouve dans la maison, les ustensiles qui se trouvent dans l’armoire deviennent impurs. Car l’armoire est ouverte et située dans l’entrée dont elle occupe tout l’espace ; or, il est naturel pour l’impureté de sortir, mais il n’est pas naturel d’entrer. S’il y a un tiroir qui se tire à l’arrière de l’armoire sur moins d’un téfah et qui ne s’enlève pas et qu’une impureté se trouve à l’intérieur du tiroir tiré, directement en dessous des poutres du plafond de la maison, la maison reste pure, car bien que le tiroir soit tiré, il ne s’enlève pas et ne sort pas sur un téfah. Cela, à condition que le tiroir contienne un espace d’un téfa’h sur un téfa’h avec un téfa’h de haut. Mais s’il ne contient pas un espace d’un téfa’h cube, l’impureté se trouve « à l’étroit » à l’intérieur de la maison et par conséquent la maison devient impure. Si l’armoire se trouve à l’intérieur de la maison et que l’impureté se trouve à l’intérieur de l’armoire ou de son compartiment, bien que l’impureté n’ait pas une ouverture de sortie d’un téfa’h, la maison devient impure en application du principe : « il est naturel pour l’impureté de sortir, mais il n’est pas naturel d’entrer ». En revanche, s’il se trouve une impureté dans la maison, les ustensiles situés à l’intérieur de l’armoire restent purs. La raison est qu’il est naturel pour l’impureté de sortir, mais il n’est pas naturel d’entrer.

5. Dans le cas précédent, d’une impureté présente dans la maison, s’il y a des ustensiles entre le dessous de l’armoire et le sol de la maison, ou bien entre la paroi latérale de l’armoire et le mur de la maison, ou encore entre le haut de l’armoire et les poutres du plafond, la loi est la suivante : s’il y a à l’endroit où se trouvent les ustensiles un espace d’un téfa’h de large et de haut, les ustensiles deviennent impurs. Dans le cas contraire, ils restent purs, car on considère les poutres comme si elles descendaient et fermaient cet espace.

6. À l’inverse, si l’impureté se trouve en dessous de l’armoire, entre celle-ci et le sol de la maison, ou au-dessus entre l’armoire et les poutres du plafond, ou entre l’armoire et le mur de la maison, qu’il y ait à cet endroit un espace d’un téfa’h ou non, la maison est impure. Si l’armoire se trouve à l’air sous le ciel, avec une impureté à l’intérieur, les ustensiles qui se trouvent dans l’épaisseur des parois de l’armoire restent purs. De même, s’il y a une impureté dans l’épaisseur des parois, les ustensiles qui sont à l’intérieur de l’armoire restent purs.

7. Les parties inclinées d’un ohel sont comme le ohel. Comment cela ? Soit une tente dont les parois descendent en pente jusqu’à une hauteur d’un doigt du sol. Si une impureté se trouve sous le toit plat de la tente, les ustensiles qui se trouvent sous la partie inclinée, même à un endroit où il n’y a pas une hauteur d’un téfa’h, deviennent impurs. De même, s’il y a une impureté en dessous de la partie inclinée, les ustensiles qui sont sous le toit plat de la tente deviennent impurs. S’il y a eu une impureté sous la partie inclinée, celui qui touche le côté intérieur de la partie inclinée devient impur pendant sept jours. Et celui qui touche son côté extérieur devient impur jusqu’au soir, car le côté extérieur de la partie inclinée est considéré comme un ustensile ayant touché un ohel. Si l’impureté se trouvait au-dessus de la partie inclinée, à l’extérieur, celui qui touche celle-ci à l’extérieur devient impur pendant sept jours alors que celui qui touche la partie inclinée à l’intérieur devient impur jusqu’au soir. S’il y a un demi-kazaït de la chair d’un cadavre du côté intérieur et un autre demi-kazaït au-dessus du côté extérieur, celui qui touche la tente, du côté intérieur ou du côté extérieur, est impur jusqu’au soir. Quant à la tente elle-même, elle est impure pendant sept jours.

8. Si un coin du tissu de la tente repose à plat sur le sol et qu’il y a une impureté en dessous ou au-dessus de ce coin qui repose sur le sol, l’impureté perce en ligne droite vers le haut et vers le bas mais ne s’étend pas aux objets à l’intérieur de la tente.
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