Lois relatives à l'impureté d'un mort · Chapitre 17
Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 597 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.
2. Un élément en saillie (ziz) qui fait le tour de tous les murs d’une maison et qui dépasse d’un téfah au-dessus de l’entrée communique l’impureté à la maison. S’il dépasse de moins d’un téfah sur l’entrée, la règle suivante est appliquée : si une impureté se trouve à l’intérieur de la maison, les ustensiles qui sont en dessous du ziz deviennent impurs ; mais si une impureté se trouve en dessous du rebord, il ne communique pas l’impureté à la maison. Et il en est de même pour une cour entourée d’un portique.
3. Lorsqu’une fenêtre faite pour un usage domestique est surplombée d’un ziz, même si ce ziz fait saillie seulement sur une largeur d’un pouce, il communique l’impureté, à condition qu’il soit à une hauteur de deux doigts ou moins au-dessus de la fenêtre. Mais s’il est situé à plus de deux doigts au-dessus de la fenêtre, il ne communique l’impureté que s’il présente une largeur d’un téfah. Un ziz situé au-dessus d’une fenêtre faite pour laisser pénétrer la lumière communique l’impureté même si sa surface est minime, et quelle que soit sa hauteur. Le rebord construit qui fait saillie devant une fenêtre et sur lequel on s’appuie lorsqu’on regarde par la fenêtre, ne communique pas l’impureté à la maison lorsqu’il recouvre une source d’impureté. Mais s’il y a un ziz qui fait saillie au-dessus de la fenêtre et que l’impureté se trouve en dessous du rebord, on considère le rebord comme s’il n’existait pas et le ziz au-dessus communique l’impureté à l’intérieur de la maison. Comment tous ces ziz communiquent-ils l’impureté ? Si une impureté se trouve en dessous de l’un d’eux ou dans la maison, tout devient impur, aussi bien ce qui se trouve dans la maison que ce qui se trouve en dessous du ziz.
4. Deux ziz sont positionnés exactement l’un au-dessus de l’autre ; chacun présente une surface d’un téfah sur un téfah, et il y a entre eux un espace d’un téfah. Si une impureté se trouve dans l’espace situé en dessous du ziz inférieur, seul ce qui se trouve en dessous du ziz inférieur devient impur mais non ce qui se trouve au-dessus, entre le ziz inférieur et le ziz supérieur. Si l’impureté se trouve entre les deux ziz, seul ce qui se trouve dans l’espace entre eux devient impur. Si l’impureté se trouve sur le ziz supérieur, tout ce qui est situé exactement au-dessus de l’impureté, jusqu’au ciel, devient impur. Si le ziz supérieur dépasse le ziz inférieur d’un téfah et qu’une impureté se trouve en dessous du ziz inférieur ou entre eux, tout ce qui se trouve en dessous d’eux et tout ce qui se trouve entre eux devient impur. Si l’impureté se trouve sur le ziz supérieur, ce qui est situé exactement au-dessus d’elle, jusqu’au ciel, devient impur. Si le ziz supérieur dépasse le ziz inférieur sur moins d’un téfah et qu’il y a une impureté en dessous du ziz inférieur, tout ce qui se trouve en dessous d’eux et tout ce qui se trouve entre eux devient impur. Si l’impureté est située entre eux ou en dessous de la surface du ziz supérieur qui dépasse le ziz inférieur, tout ce qui se trouve entre eux et tout ce qui se trouve en dessous de la surface du ziz supérieur qui dépasse le ziz inférieur devient impur, mais ce qui se trouve en dessous du ziz inférieur reste pur. Si chacun des deux ziz a, comme dans les cas précédents, une surface d’un téfah sur un téfah, mais qu’il n’y a pas entre eux un espace d’un téfah, la règle suivante est appliquée : si une impureté se trouve en dessous du ziz inférieur, seuls les objets situés en dessous de ce ziz deviennent impurs. Si l’impureté se trouve entre les deux ziz ou sur le ziz supérieur, ce qui est situé en ligne droite au-dessus de celle-ci, jusqu’au ciel, devient impur. Si les deux ziz n’ont pas une surface d’un téfah sur un téfa’h, qu’il y ait entre eux un espace d’un téfah ou non, que l’impureté se trouve en dessous du ziz inférieur, entre eux ou sur le ziz supérieur, la règle est la même : l’impureté perce en ligne droite vers le haut et vers le bas, parce qu’elle est considérée comme « à l’étroit ». Les mêmes règles s’appliquent dans le cas de deux rideaux qui sont étendus horizontalement, l’un au-dessus de l’autre, à une hauteur d’un téfah du sol. Telle est la règle lorsque des ustensiles, des vêtements ou des planches de bois sont posés l’un sur l’autre et qu’une impureté « à l’étroit » se trouve entre eux : si l’impureté se trouve à une hauteur d’un téfah du sol, on considère que l’ustensile au-dessus d’elle constitue un ohel qui abrite un espace vide d’un téfah et, par conséquent, il communique l’impureté à tous les ustensiles qui sont en dessous de lui. Mais s’il est question, dans une même configuration, de plaques de marbre, on a pour règle que même si ces plaques forment une hauteur de mille coudées au-dessus du sol, la plaque du dessus n’est pas considérée comme un ohel abritant un espace vide et, par conséquent, l’impureté, qui se trouve « à l’étroit » à un endroit où il n’y a pas l’espace d’un téfa’h, perce en ligne droite vers le haut et vers le bas. La raison est que des plaques de marbre sont considérées comme faisant partie du sol.
5. Deux planches de bois qui présentent chacune une surface d’un téfa’h sur un téfa’h se touchent à leurs coins et sont à une hauteur d’un téfah du sol ; si une impureté se trouve en dessous de l’une d’elles, les ustensiles qui sont en dessous de la seconde restent purs, parce que cette seconde planche ne touche pas la première sur une largeur d’un téfah, mais quelqu’un qui touche cette seconde planche sera considéré comme ayant touché un ustensile en contact avec la tente d’un cadavre. Mais lorsque l’un des ustensiles dont nous avons dit qu’ils transmettent l’impureté et ne font pas obstacle devant elle « forme un toit » sur un cadavre, tous les autres objets se trouvant au-dessus de cet ustensile deviennent impurs, comme nous l’avons expliqué, en tant qu’objets qui « forment un toit » sur un cadavre. Les objets situés au-dessus de l’ustensile, mais ne faisant pas directement face à l’impureté, deviennent aussi impurs au titre d’objets ayant « formé un toit » sur un cadavre.
6. Une jarre est posée normalement sur sa base, dans un espace découvert, et un kazaït de la chair d’un cadavre est posé à l’intérieur de la jarre ou en dessous d’elle face à son espace intérieur. Dans ce cas, la loi dispose que l’impureté perce vers le haut et vers le bas, et la jarre aussi devient impure parce que l’impureté la transperce par en dessous de sorte que son espace intérieur devient impur. Mais si l’impureté se trouve en dessous de l’épaisseur de la paroi de la jarre et non face à son espace intérieur, l’impureté perce vers le haut et vers le bas, mais la jarre reste pure. Pourquoi la jarre reste-t-elle pure ? Parce que l’impureté ne perce pas dans son espace intérieur, mais dans sa paroi ; or, un récipient en terre cuite ne contracte l’impureté que par son espace intérieur et non par sa paroi. Si l’impureté se trouve partiellement sous l’épaisseur de la paroi et partiellement sous l’espace intérieur de la jarre, l’impureté perce en ligne droite vers le haut et vers le bas. Si les parois de la jarre ont une épaisseur d’un téfah, elle devient entièrement impure, c’est-à-dire que tout ce qui touche ses parois devient impur, mais ce qui se trouve dans l’espace intérieur de la jarre, directement en dessous de son ouverture, reste pur, parce que l’impureté s’est étendue aux parois seulement. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Dans le cas d’une jarre qui était rituellement pure et qui était posée normalement sur le sol. Mais si elle était déjà impure ou bien si elle était pure, mais située à une hauteur d’un téfah du sol, ou recouverte ou posée à l’envers sur son ouverture, et qu’une impureté se trouve en dessous ou bien à l’intérieur ou au-dessus d’elle, tout est impur, de sorte que tout ce qui touche la jarre, à n’importe quel endroit, devient impur. Si la jarre est fermée hermétiquement et posée au-dessus d’un cadavre, les aliments et les liquides qui se trouvent à l’intérieur restent purs, mais les ustensiles qui se trouvent au-dessus d’elle deviennent impurs parce qu’ils se trouvent au-dessus du cadavre et la jarre ne fait pas obstacle devant l’impureté. Des jarres sont posées sur leur base ou couchées sur le côté, dans un espace découvert, en rangées, côte à côte, de sorte qu’elles se touchent l’une l’autre sur une largeur d’un téfah, et une impureté se trouve en dessous de l’une d’elles ; la règle est que l’impureté perce vers le haut et perce vers le bas, mais ne se répand pas sur les côtés, parce qu’elle est « à l’étroit ». Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Dans le cas de jarres rituellement pures et posées sur le sol. Mais si elles sont impures ou bien pures, mais situées à une hauteur d’un téfah du sol et que l’impureté se trouve en dessous de l’une d’elles, l’espace situé en dessous de toutes les jarres est impur, car le tout forme un seul ohel.
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