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Lois relatives à l'impureté d'un mort · Chapitre 14

Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 594 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.

1. Une impureté ne pénètre pas dans un ohel et ne se répand pas non plus hors de celui-ci par une ouverture qui fait moins d’un téfah sur un téfah. Comment cela ? Dans le cas d’une fenêtre entre une maison et une autre maison adjacente ou entre une maison et une autre maison à l’étage, si l’ouverture présente une surface carrée d’un téfah sur un téfah et qu’une impureté se trouve dans l’une des deux maisons, la seconde maison devient impure. Si l’ouverture n’a pas une surface d’un téfah sur un téfah, l’impureté ne s’échappe pas de la première maison et ne pénètre pas dans le second ohel. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Dans le cas d’une fenêtre qu’une personne a aménagée pour un usage domestique. Mais s’il s’agit d’une fenêtre aménagée pour laisser pénétrer la lumière, la mesure minimale est la taille d’un poundione pour que l’impureté s’échappe par celle-ci. Comment cela ? Si une impureté se trouve dans une maison et qu’une personne, située à l’extérieur de la maison, s’appuie contre une telle ouverture destinée à la lumière ou y place un ustensile, ou qu’un ohel temporaire et juxtaposé au mur recouvre cette ouverture, tout ce qui se trouve sous ce ohel devient impur car l’impureté s’échappe par la fenêtre. Une ouverture faite pour la lumière est une ouverture qui n’est pas couverte d’un toit, mais se trouve librement exposée au soleil.

2. Dans le cas d’une ouverture dans un mur qui n’a pas été faite par l’homme, par exemple, qui a été creusée par l’eau ou par des petits animaux fouisseurs, ou encore par l’accumulation de sel présent dans le sol, ou s’il y avait une fenêtre bouchée par des pierres ou autre chose et ce qui la bouchait est tombé, ou s’il y avait une fenêtre fermée par une vitre et celle-ci s’est brisée, la mesure minimale pour laisser passer l’impureté est la taille d’un poing de grande taille, ce qui correspond à la taille d’une grande tête d’homme. Cela, à condition que l’on n’ait pas eu l’intention de faire usage de cette ouverture. Mais si on a eu l’intention d’en faire usage, la mesure minimale pour laisser passer l’impureté est d’un téfah sur un téfah ; et si on a eu l’intention de s’en servir pour la lumière, la mesure minimale pour laisser passer l’impureté est la taille d’un poundione. Bien que la fenêtre n’ait pas été faite à cet effet et que seule l’intention ait opéré ce changement de destination, l’intention en pareil cas est considérée comme un acte.

3. Si quelqu’un a commencé à boucher une ouverture aménagée pour laisser passer la lumière, mais qu’il n’a pas fini, parce qu’il n’avait plus de ciment ou parce qu’il a été appelé par un ami au cours du travail ou parce que le soir du chabbat a commencé, de sorte qu’il est resté une petite ouverture, la règle suivante est appliquée : s’il reste une hauteur de deux largeurs de doigt sur une largeur d’un pouce, elle véhicule l’impureté ; s’il reste moins que cela, elle est considérée comme bouchée.

4. Soit une grande ouverture aménagée pour laisser passer la lumière, dans laquelle est fixé un treillis ou un ouvrage semblable : si l’une des mailles du treillis présente une ouverture de la taille d’un poundione, cette ouverture laisse entrer et sortir l’impureté. Si les mailles du treillis sont de petite taille et qu’aucune d’elles n’a la taille d’un poundione, l’ouverture est considérée comme fermée et ne laisse pas passer l’impureté. Il en va de même d’une ouverture aménagée pour un usage domestique et dans laquelle est fixé un treillis : s’il y a à un endroit un espace d’au moins un téfah sur un téfah, cette ouverture laisse entrer et sortir l’impureté. Dans le cas contraire, l’ouverture est considérée comme bouchée.

5. Une fenêtre qui est à l’air libre, la mesure minimale pour qu’elle laisse passer l’impureté est la taille d’un poundione, parce qu’elle n’est faite d’ordinaire que pour laisser passer la lumière, comme nous l’avons expliqué. Si on a construit une autre maison à l’extérieur, de sorte que cette fenêtre se trouve désormais sous un toit, entre deux maisons, la mesure minimale pour le passage de l’impureté est d’un téfah carré. Si le plafond de la seconde maison a été placé à mi-hauteur de la fenêtre, la mesure minimale pour laisser passer l’impureté dans la partie inférieure de la fenêtre, en dessous du toit, est d’un téfah carré, alors que la mesure minimale pour laisser passer l’impureté dans la partie supérieure de la fenêtre, au-dessus du toit, est la taille d’un poundione, parce qu’elle est restée librement exposée au jour.

6. Lorsqu’un trou se trouve au milieu d’une porte ou lorsqu’un menuisier a laissé un panneau de porte incomplet en haut ou en bas, ou lorsque quelqu’un a fermé une porte mais pas complètement, de sorte qu’il est resté un espace découvert entre les deux portes battantes ou entre la porte et le montant, ou bien s’il a fermé la porte mais que le vent l’a ouverte, dans tous ces cas, la règle suivante est appliquée : si l’espace ouvert fait la taille d’un poing, l’impureté peut sortir et entrer par celui-ci ; et s’il n’y a pas la taille d’un poing, il est considéré comme fermé.

7. Celui qui fait un trou de part en part dans le mur pour y entreposer une tige ou un grand clou, pour y observer les passants ou pour discuter avec un ami, cela est considéré comme une fenêtre faite pour un usage domestique général et la mesure minimale pour permettre le passage de l’impureté est d’un téfah carré.
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