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Lois relatives à l'impureté d'un mort · Chapitre 12

Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 592 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.

1. Un « toit » (ohel) qui mesure un téfah sur un téfah et qui se trouve à une hauteur d’un téfah, véhicule l’impureté rituelle et fait aussi séparation devant l’impureté rituelle en vertu de la loi biblique. Ces dimensions sont essentielles car ne constitue une « tente » (ohel) que ce qui présente au moins une surface d’un téfah sur un téfah et une hauteur d’un téfah. Comment cela ? Un morceau de la taille d’un kazaït de la chair d’un cadavre est posé à l’air libre ; à côté se trouvent des objets, par exemple, des aiguilles, des broches ou autres ustensiles semblables, qui ne sont pas en contact avec l’impureté ; si un ohel mesurant un téfah sur un téfah et situé à une hauteur d’un téfah du sol, est placé au-dessus du morceau de cadavre et des objets, il véhicule l’impureté du cadavre aux objets et ceux-ci deviennent impurs. S’il y a d’autres ustensiles au-dessus de ce ohel – ayant, comme dit plus haut, une surface d’un téfah sur un téfah – ils restent purs, parce que le ohel fait séparation entre eux et l’impureté (dessin n°1). Tu apprends donc que, de même que le ohel véhicule l’impureté à tout ce qui se trouve en dessous de lui, il préserve de l’impureté tout ce qui est extérieur à lui et fait séparation entre l’impureté située en dessous et les objets situés au-dessus de lui. De même, si l’impureté est située au-dessus de ce ohel et les objets en dessous, les objets sont purs, car le ohel fait séparation devant l’impureté et l’empêche de passer en dessous. Si le ohel qui recouvre l’impureté est situé à moins d’un téfah de hauteur ou bien s’il n’a pas une surface d’un téfah sur un téfah bien qu’il soit haut de plusieurs téfahim, dans ces deux cas, les objets situés sur les côtés de l’impureté restent purs ; quant aux objets situés au-dessus de ce ohel, tous ceux qui sont en ligne droite au-dessus de l’impureté deviennent impurs, parce qu’ils « forment eux-mêmes un toit » sur l’impureté et il n’y a pas de ohel pour faire séparation entre eux et l’impureté (dessin n° 2). De même, si l’impureté est située au-dessus de ce ohel qui présente une hauteur inférieure à un téfa’h ou une surface inférieure à un téfa’h sur un téfa’h et que des objets sont situés en dessous, tous les objets situés en ligne droite en dessous de l’impureté sont impurs, parce que l’impureté « forme un toit » au-dessus d’eux, et il n’y a pas de ohel pour faire séparation devant l’impureté. Le principe est que dans tout cas où le ohel situé au-dessus de l’impureté ou de l’objet n’a pas une hauteur d’un téfah, il est considéré comme en contact avec la chose qu’il recouvre et non comme un ohel qui s’interpose ; et l’impureté située en dessous est donc considérée comme une impureté « à l’étroit », comme nous l’avons expliqué. Dans quel cas dit-on qu’un ohel qui véhicule l’impureté fait aussi séparation devant elle, l’empêchant de se répandre au-delà ? Lorsque le ohel n’est pas constitué par une personne ou par des ustensiles. En revanche, lorsque le ohel placé sur l’impureté est constitué par une personne ou des ustensiles, que la personne ou les ustensiles forment eux-mêmes un « toit » sur l’impureté ou qu’ils soient les piliers d’un tel « toit » – même si ce toit est formé par des ustensiles non susceptibles de contracter l’impureté – le ohel véhicule l’impureté mais ne fait pas séparation devant elle. Comment cela ? Si une planche repose sur quatre personnes ou sur quatre ustensiles – même s’il s’agit d’ustensiles en pierre ou d’autres objets similaires qui ne sont pas sujets à l’impureté, et inutile de dire si elle repose sur quatre broches en métal ou quatre tiges, qui sont hautes d’un téfah – et qu’il y a une impureté ainsi que des ustensiles en dessous de la planche, les ustensiles deviennent impurs ; et s’il y a des ustensiles situés au-dessus de la planche, même s’ils ne sont pas face à l’impureté, ils deviennent impurs. Et il en va de même dans la configuration inverse, si l’impureté est située au-dessus de la planche et les ustensiles en dessous, tous les ustensiles qui sont en dessous de la planche deviennent impurs (dessin n°3). En revanche, si une planche est posée sur quatre pierres ou sur un animal, domestique ou sauvage, et qu’une impureté se trouve en dessous, les ustensiles situés au-dessus de la planche restent purs.

2. De même, dans ce dernier cas, si l’impureté est située au-dessus de la planche, tous les ustensiles situés en dessous de la planche restent purs, car le ohel fait séparation devant l’impureté. Lorsque des ustensiles faits de bouse mélangée à de la terre, des ustensiles en pierre ou des ustensiles en terre non cuite présentent de très grandes dimensions, ils sont considérés comme un ohel et non comme des ustensiles ; c’est pourquoi, ils font séparation devant l’impureté.

3. Une planche posée sur l’ouverture d’un four nouveau dépasse d’un téfah de tous les côtés autour du four, et une impureté se trouve en dessous de la planche. Dans le cas, la loi dispose que les ustensiles posés au-dessus de la planche restent purs. De même, si une impureté se trouve au-dessus de la planche, tous les ustensiles situés en dessous de la planche restent purs. La raison est qu’un four nouveau n’est pas considéré comme un ustensile au regard de ces lois. Mais si le four est ancien, il a le statut d’ustensile et par conséquent, tout devient impur.

4. Une planche posée sur l’ouverture de deux fours – même s’il s’agit de fours anciens –dépasse d’un téfah à l’extrémité de chaque four sur la longueur, mais non sur la largeur. Une impureté se trouve sous la planche, dans l’espace entre les deux fours. Dans ce cas, la loi dispose que seuls les objets qui se trouvent dans l’espace entre les deux fours sont impurs. Mais les objets situés en dessous des deux extrémités de la planche, qui dépassent des fours, restent purs. Car les extrémités sont considérées, par rapport à l’espace du milieu, comme deux ohel distincts l’un à côté de l’autre. De même, si une planche posée sur un seul four – même un four ancien – dépasse d’un téfah de part et d’autre mais non sur les côtés et qu’il y a une impureté située sous la planche d’un côté, les ustensiles qui se trouvent sous la planche du second c ôté restent purs.

5. Une personne a transporté un ustensile, par exemple un aiguillon ou autre objet semblable, et un côté de l’ustensile a recouvert une impureté ; si cet ustensile a une circonférence d’un téfah, bien que sa largeur – c’est-à-dire son diamètre – soit seulement d’un doigt et un tiers, il rend impur la personne qui le porte et lui communique l’impureté par ordre rabbinique. Les Sages ont en effet décrété qu’un ustensile ayant une circonférence d’un téfah, véhicule l’impureté, pour éviter une erreur dans le cas d’un ustensile ayant une largeur d’un téfah. Toutefois, un tel ustensile ne transmet pas l’impureté aux ustensiles ou aux autres personnes qu’il recouvrirait en même temps que l’impureté, tant qu’il n’a pas une largeur d’un téfa’h.

6. Les cercueils en bois dans lesquels on place le mort n’ont pas le statut d’une tombe ; au contraire, s’il y a entre le couvercle du cercueil et le mort un espace d’un téfah, le couvercle du cercueil fait séparation devant l’impureté et l’empêche de passer, de sorte que celui qui se tient au-dessus du cercueil reste pur, d’après la loi biblique. Néanmoins, bien que la plupart des cercueils renferment un espace vide d’un téfah cube, étant donné que dans certains on ne trouve pas un tel espace, les Sages ont décrété que tous les cercueils sans exclusion ne feraient pas séparation entre l’impureté et l’extérieur, si bien que celui qui marche sur un cercueil est considéré comme s’il touchait un cadavre ou une tombe.

7. Dans le cas d’une poutre qui est placée d’un mur à l’autre et sous laquelle se trouve une impureté, telle est la loi appliquée : si la poutre a une largeur d’un téfah, elle véhicule l’impureté en dessous de toute sa surface, de sorte que tous les ustensiles ou personnes situés en dessous d’elle deviennent impurs. Cela s’applique même si la poutre n’a pas une largeur uniforme et présente une largeur inférieure à un téfah sur une partie, parce que cette partie est considérée comme l’extension d’un ohel. Et si la poutre n’a pas une largeur d’un téfah, l’impureté perce la poutre et monte et, dans le cas où l’impureté se trouve au-dessus de la poutre, elle perce la poutre et descend, comme nous l’avons expliqué. Quelle doit être sa circonférence pour qu’elle ait une largeur d’un téfah ? Si elle est ronde, sa circonférence doit être de trois téfahim. Et si elle est carrée, son périmètre doit être de quatre téfahim.

8. Si un récipient de mesure d’un séa, cylindrique et creux, est couché sur sa paroi latérale, dans un espace ouvert, il ne véhicule l’impureté en dessous de toute sa surface que s’il a une circonférence approximative de quatre téfahim et demi, de sorte que la partie supérieure du récipient couché, soit haute d’un téfah et demi par rapport au sol et ainsi, que la surface d’un téfah sur un téfah à l’intérieur du séa soit haute d’un téfah par rapport au sol. C’est pourquoi, si le récipient se trouve à un demi-téfah au-dessus du sol et que sa circonférence est de trois téfahim, il véhicule l’impureté. De même, si un pilier cylindrique plein est couché sur sa paroi dans un espace ouvert, sur le sol, et qu’en dessous de sa paroi se trouve une impureté, il ne véhicule l’impureté sous sa paroi que s’il a une circonférence d’au moins 24 téfahim. Et s’il n’a pas une circonférence de 24 téfahim, l’impureté perce et monte, perce et descend en ligne droite, mais ne se répand pas sur les côtés. L’exigence d’une circonférence de 24 téfahim pour que le pilier véhicule l’impureté est fondée sur les principes mathématiques que les Sages ont pris pour référence dans les calculs liés aux lois. Les voici : tout cercle ayant une circonférence de trois téfahim a un diamètre d’un téfah ; et tout carré d’un téfah de côté a une diagonale d’un téfah et 2/5. Ainsi, si la circonférence du pilier est de 24 téfahim, il en résulte selon cette règle que son rayon est de quatre téfa’him et sa paroi abrite un espace d’un téfah cube et un peu plus, ces calculs étant approximatifs.
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