Lois relatives à l'impureté d'un mort · Chapitre 7
Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 587 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.
2. Lorsqu’un mort se trouve dans une maison qui dispose de plusieurs entrées et que toutes les portes sont fermées, toutes sont impures et par conséquent, celui qui s’assoit à côté de n’importe laquelle de ces portes, en dessous du toit qui fait saillie au-dessus de la porte, devient impur. Si l’une de ces portes a été ouverte ou si la personne responsable des funérailles a décidé de faire sortir le mort en empruntant l’une de ces portes, même si elle a pris cette décision après le décès et donc, que l’impureté s’est déjà étendue à toutes les entrées, et même si elle a décidé de le faire sortir par une fenêtre d’une taille de quatre téfa’him sur quatre, bien qu’il ne soit pas ordinaire de sortir un mort par une fenêtre, cela préserve alors toutes les entrées de l’impureté. Ainsi, n’est impur que ce qui se trouve au niveau de la porte qui a été ouverte ou par laquelle il a été décidé de faire sortir le mort, alors que les autres entrées sont pures parce qu’elles sont fermées, la maison n’étant pas considérée comme une tombe scellée. De même, si l’on a commencé à creuser dans le mur une nouvelle entrée afin de faire sortir le cadavre par celle-ci, dès que l’on a creusé une ouverture de quatre téfahim sur quatre, cela préserve toutes les autres entrées de l’impureté. S’il y avait une ancienne entrée maintenant totalement obturée et que l’on a décidé de faire sortir le cadavre par celle-ci, dès que l’on commence à la dégager, on préserve ainsi toutes les autres entrées de l’impureté. Si la maison dispose de plusieurs fenêtres, qui sont toutes fermées, elles sont toutes pures. Si elles ont été ouvertes, elles sont toutes impures ; et elles ne préservent pas non plus les portes de l’impureté. Dans le cas où il y a une petite porte dans une grande porte, celui qui se trouve sous le toit de n’importe laquelle des deux devient impur. Si l’on a décidé de faire sortir le corps par la petite porte, seule la petite porte est impure, si bien que la petite porte préserve la grande porte de l’impureté. Dans le cas où les deux portes sont côte-à-côte au même niveau, celui qui se trouve sous le toit de n’importe laquelle des deux est impur. Si l’on a décidé de faire sortir le cadavre par l’une d’elles, seule la porte envisagée est impure et elle préserve ainsi l’autre porte de l’impureté. Si la maison a une porte du côté nord et une porte du côté sud et que le responsable a décidé de faire sortir le corps par la porte nord, mais qu’ensuite sont venus les frères ou proches parents du défunt qui ont dit : « On ne le fera sortir que par la porte sud », la porte sud préserve désormais la porte nord de l’impureté. Cela, à condition que l’on n’ait pas utilisé ce procédé comme une ruse. Mais si l’on a rusé, les deux portes sont impures.
3. Plusieurs maisons donnent sur un portique, et un cadavre se trouve dans l’une d’elles. S’il est habituel de faire sortir un corps par un portique, le portique et les maisons ouvertes qui donnent sur le portique deviennent impurs. Dans le cas contraire, le portique devient tout de même impur parce qu’il est considéré comme accessoire à la maison, mais les autres maisons restent pures. Soit une pièce intérieure, fermée, dans une maison. Si une impureté a été introduite dans cette pièce intérieure par une fenêtre, la pièce extérieure de la maison reste pure, parce qu’on considère que l’impureté ressort via la fenêtre par laquelle elle est entrée.
4. Une tombe ne transmet l’impureté de tous ses côtés par le contact et par la tente que si elle renferme un espace vide d’un téfah sur un téfah sur une hauteur d’un téfah au-dessus du cadavre. En pareil cas, même si l’on a érigé au-dessus de cet espace une construction allant jusqu’au ciel, tout est impur, parce que toute la construction est considérée comme une tombe. Dans le cas où l’impureté est « à l’étroit » de sorte qu’il n’y a pas un espace vide d’un téfah cube entre le cadavre et ce qui le recouvre, l’impureté perce tout ce qui se trouve au-dessus et monte jusqu’au ciel et de même, elle perce tout ce qui se trouve en dessous et descend jusqu’aux abîmes, de sorte que n’est impur que celui qui touche la tombe à un endroit situé au-dessus de l’impureté ou qui « forme un toit » au-dessus d’elle, ou celui qui touche un endroit situé en dessous de l’impureté ou qui se trouve dans une situation où l’impureté « forme un toit » sur lui. Mais celui qui touche les parois de la construction reste pur.
5. C’est là une règle fondamentale concernant les lois relatives à l’impureté du cadavre : lorsqu’une chose provenant d’un mort et transmettant l’impureté « dans la tente » se trouve à l’étroit, de sorte qu’il n’y a pas au-dessus d’elle un espace vide d’un téfah cube, l’impureté perce tout ce qui se trouve au-dessus et monte jusqu’au ciel en ligne droite, et perce tout ce qui se trouve en dessous et descend jusqu’aux abîmes en ligne droite, mais elle ne communique pas l’impureté sur les côtés. Voici un exemple : soit un tas de grain ou un monceau de pierres, à l’intérieur duquel se trouve un morceau d’un cadavre de la taille d’un kazaït ; des objets se trouvent dans le tas à côté de l’impureté mais ne touchent pas celle-ci. En pareil cas, les objets restent purs car l’impureté ne se répand pas sur les côtés, alors que tout objet se trouvant à l’intérieur du tas, en ligne droite au-dessus ou en dessous de l’impureté, devient impur, car l’impureté perce tout ce qui se trouve au-dessus d’elle et monte et de même, elle perce tout ce qui se trouve en dessous et descend. Par contre, si l’espace où se trouve l’impureté, présente un vide d’un téfah sur un téfah avec une hauteur d’un téfah, le tas ou monceau est alors considéré comme une tombe scellée et transmet l’impureté de tous ses côtés, de sorte que les objets qui sont situés sur les côtés deviennent eux aussi impurs.
6. Si l’on a rempli une maison de terre ou de cailloux jusqu’au plafond, cela annule le statut d’ohel de la maison et on considère le tout comme un tas de terre ou de cailloux. Ainsi, s’il y a une impureté au milieu du tas de terre, elle perce tout ce qui se trouve au-dessus et monte et de même, elle perce tout ce qu’il y a en dessous et descend, mais elle ne se répand pas sur les côtés, si bien que les objets qui se trouvent sur les côtés de l’impureté, dans le tas de terre, restent purs.
7. Si une impureté se trouve « à l’étroit » dans un mur, c’est-à-dire qu’il n’y a pas un espace vide d’un téfah cube au-dessus et que l’on a appuyé une cabane contre ce mur, de sorte que ce mur sert aussi de mur pour la cabane et le toit de cette dernière repose sur le mur, la cabane est impure, parce que la paroi devient l’un des côtés du ohel constitué par la cabane. Et bien que les côtés du mur seraient restés purs pour celui qui les touche s’il n’y avait pas dessus un ohel, dès lors toutefois qu’un ohel est formé au-dessus du mur, le ohel tout entier est impur, car l’impureté se trouve à l’intérieur de lui.
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