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Lois relatives à l'offrande de la fête · Chapitre 3

Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 548 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.

1. C’est un commandement positif de rassembler tout le peuple juif : hommes, femmes et enfants à l’issue de chaque septième année (chemita), lors du pèlerinage de la fête de Souccot, et de leur faire entendre la lecture dans la Thora de passages qui les encourageront à appliquer les commandements et les raffermiront dans la foi de vérité, ainsi qu’il est dit : « à la fin de chaque septième année, au temps de l’année de chemita, lors de la fête de Souccot, quand tout Israël vient se présenter, etc. Rassembles-y le peuple entier, hommes, femmes et enfants et l’étranger qui est dans tes portes, etc. »

2. Quiconque est dispensé de paraître au Temple, lors des fêtes de pèlerinage, est dispensé du devoir de rassemblement, à l’exception des femmes, des enfants et des incirconcis qui sont concernés. En revanche, l’individu impur est dispensé du devoir de rassemblement, ainsi qu’il est dit : « quand tout Israël vient », et celui-ci n’est pas apte à venir. Il est évident que le toumtoum et l’androgyne y sont astreints, puisque les femmes y sont astreintes.

3. Quand procède-t-on à la lecture de la Thora ? A l’issue du premier jour de fête de Souccot, qui marque le début des jours de demi-fête (‘Hol Hamoed) de la huitième année c’est-à-dire l’année qui fait suite à la chemita. C’est le roi qui doit lire aux oreilles du peuple. La lecture a lieu dans le Temple, dans l’enceinte de la cour des Femmes et il lit assis. S’il a lu debout, il est digne de louanges. À partir d’où commence-t-il sa lecture ? À partir du début du livre commençant par les mots « Telles sont les paroles », c’est-à-dire le début du Deutéronome jusqu’à la fin du passage du Chéma. Il passe ensuite à Véaya im chamoa (« Ce sera si vous écoutez… »), puis passe à Asser Teasser (« Tu prélèveras la dîme »). Il lit dans l’ordre depuis ce passage jusqu’à la fin des bénédictions et des malédictions jusqu’à : « outre l’alliance qu’Il avait conclue avec eux au ‘Horev » et il s’arrête.

4. Comment procède-t-il à la lecture ? On sonne des trompettes, dans tout Jérusalem, pour rassembler le peuple. On apporte une grande estrade – celle-ci était en bois – que l’on place au milieu de la cour des Femmes, et le roi monte et siège dessus, afin que l’on entende sa lecture. Tous les juifs montés pour la fête se rassemblent autour de lui. Le bedeau de la synagogue prend le rouleau de la Thora et le transmet à l’administrateur de la synagogue, qui à son tour le transmet à l’assesseur du grand-prêtre qui le transmet au grand-prêtre et le grand-prêtre au roi, afin de lui faire honneur avec le plus de personnes possible. Le roi reçoit le rouleau de la Thora debout. Et s’il le désire, il peut s’asseoir. Il ouvre le rouleau et regarde à partir de quel verset il commence sa lecture, puis il récite la bénédiction comme le ferait quiconque lit la Thora à la synagogue. Il lit les sections précédemment citées jusqu’à ce qu’il termine, puis il ferme le rouleau et récite ensuite la bénédiction, comme l’on fait dans les synagogues. Et il ajoute sept bénédictions qui sont : « Agrée, Éternel notre D.ieu, Ton peuple Israël, etc. », « Nous sommes reconnaissants envers Toi, etc. », « Tu nous as choisis parmi tous les peuples, etc. » jusqu’à « Qui sanctifie Israël et les temps » comme la bénédiction que l’on récite durant la prière ; ce sont là trois bénédictions standards. Dans la quatrième bénédiction, il prie pour le maintien du Temple et de la Présence divine qui l’habite et conclut par : « Béni sois-Tu, Éternel, Qui demeure à Sion ». Dans la cinquième, il prie pour le peuple afin que leur souveraineté soit maintenue et il conclut par : « Qui choisit Israël ». Dans la sixième, il prie pour les cohanim, afin que leur service soit agréé par D.ieu, et il conclut par : « Béni sois-Tu, Éternel, qui sanctifie les cohanim ». Dans la septième, il supplie et prie suivant son aptitude ; il conclut par : « Sauve, ô D.ieu, Ton peuple Israël, car Ton peuple a besoin du salut. Béni sois-Tu, Éternel, Qui entend la prière ».

5. La lecture de la Thora et la récitation des bénédictions se font dans la langue sainte ainsi qu’il est dit : « Tu liras cette Thora » c’est-à-dire dans ses termes, bien qu’il y ait des personnes qui parlent uniquement d’autres langues.

6. Les étrangers qui ne comprennent pas la langue sainte sont tenus de concentrer leur cœur et de prêter l’oreille afin d’écouter avec frayeur et crainte, en se « réjouissant dans le tremblement » comme le jour où la Thora fut donnée au Sinaï. Même les sages éminents qui connaissent la Thora toute entière ont l’obligation d’écouter avec une concentration intense et redoublée. Quant à celui qui n’arrive pas à entendre, il concentrera son attention sur cette lecture, car l’Écriture ne l’a imposée qu’en vue de raffermir la foi de vérité. Il considèrera comme si, à cet instant, la Thora venait de lui être prescrite et qu’il l’entendait de la bouche du Tout Puissant, car le roi est un délégué pour faire entendre les paroles de D.ieu.

7. Lorsque le jour du rassemblement tombe un chabbat, on le diffère à l’issue du chabbat, en raison de la sonnerie des trompettes et des supplications qui ne repoussent pas les restrictions du chabbat.

Fin des lois relatives aux célébrations/offrandes de pèlerinage lors des trois fêtes, avec l’aide de D.ieu.
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