Lois relatives à la maison d'élection · Chapitre 5
Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 445 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.
2. Le Mont du Temple avait cinq portes : une à l’ouest, une à l’est, une au nord et deux au sud. Chaque porte faisait dix coudées de large et vingt coudées de haut et était munie de battants.
3. En dedans de la muraille, un grillage – Soreg – faisait le tour du Mont du Temple, haut de dix téfa’him. Plus en dedans, un mur de dix coudées de haut – le ‘Heil – évoqué dans les Lamentations : « ‘Heil et muraille ensemble ont pris le deuil », la « muraille » désignant le mur du parvis.
4. En dedans du ‘Heil, l’enceinte du parvis : le parvis mesurait en tout 187 coudées de long sur 135 coudées de large et avait sept portes : trois sur le mur nord, vers l’ouest, trois sur le mur sud, également vers l’ouest, et une à l’est en plein milieu, qui faisait face au Saint des saints.
5. Chacune de ces portes mesurait dix coudées de large pour vingt coudées de haut ; elles étaient munies de battants recouverts d’or, exceptée la porte Est qui était couverte d’un cuivre semblable à de l’or. Cette porte était appelée « porte supérieure » et était celle que l’on appelle aussi la porte de Nikanor.
6. Le parvis n’était pas au centre du Mont du Temple. Il était plus éloigné du sud que des autres côtés, et plus proche de l’ouest que des autres côtés. La distance entre le mur nord du parvis et la muraille nord du Mont du Temple était supérieure à la distance entre le mur ouest du parvis et la muraille ouest et inférieure à la distance entre le mur est du parvis et la muraille Est.
7. En avant du parvis, à l’est, se trouvait la cour des femmes, longue de 135 coudées sur 135 coudées de largeur. À ses quatre coins, une loge de quarante coudées sur quarante coudées. Ces loges n’étaient pas couvertes, et ne le seront pas non plus dans le troisième Temple.
8. Quelle était leur affectation ? La loge sud-est était la loge des nazir. C’est ici qu’ils cuisaient leurs offrandes (chelamim) et qu’ils se rasaient la tête. La loge nord-est était la loge de l’entrepôt de bois. C’est ici que les cohanim inaptes au culte triaient le bois véreux, car tout bois véreux est impropre au culte. La loge nord-ouest était la loge des metsora. La loge sud-ouest, où on entreposait le vin et l’huile, était appelée la loge de la maison de l’huile.
9. La cour des femmes était entourée d’une galerie surélevée à l’intérieur, permettant aux femmes d’observer d’en haut les réjouissances de Simhat Beit Hachoeva, la « joie du puisage de l’eau », durant la fête de Souccot et aux hommes d’être en bas, afin qu’ils ne soient pas mélangés.
10. Un grand pavillon se trouvait sur les côtés du parvis, du côté nord à l’extérieur, entre l’enceinte du parvis et la muraille du ‘Heil, coiffé d’un dôme. Il était entouré sur sa façade intérieure de gradins de pierre, et on l’appelait la chambre du feu.
Il avait deux entrées, l’une s’ouvrant sur le parvis, et l’autre sur le ‘Heil. Quatre loges s’y trouvaient : deux étaient sacrées et deux ne l’étaient pas. Des bouts de poutres en bois séparaient la partie sacrée de la partie non sanctifiée. Quelle était leur affectation ? La loge sud-ouest était la loge des agneaux. La loge sud-est était la loge de ceux qui faisaient les pains de proposition. La loge nord-est était celle où les Hasmonéens avaient enfoui les pierres de l’autel que les rois grecs avaient souillé. La loge nord-est était celle par laquelle les cohanim devenus impurs descendaient dans la chambre d’immersion.
11. Celui qui descendait s’immerger parcourait à partir de cette loge un couloir souterrain qui traversait tout le Temple. Des lampes y étaient allumées de chaque côté, jusqu’à l’entrée de la chambre d’immersion. Là était allumé un feu où pouvaient se réchauffer les cohanim qui venaient de s’immerger dans le mikvé et se trouvait un cabinet d’aisance dit « de respect ». Et voici quel était son « respect » : lorsqu’on le trouvait fermé, on savait qu’il y avait déjà quelqu’un.
12. La longueur du parvis, d’est en ouest, était de 187 coudées, ainsi comptées : du mur occidental du parvis jusqu’au mur du Heikhal, 11 coudées ; la longueur totale du Heikhal, 100 coudées ; de l’Oulam à l’autel, 22 coudées ; l’autel, 32 coudées ; l’aire de passage des prêtres, dite cour des cohanim, 11 coudées ; l’endroit permis d’accès au peuple, dit cour des israélites, 11 coudées.
13. La largeur du parvis, du nord au sud, 135 coudées dont voici le décompte : du mur nord à l’atelier des viandes, 8 coudées ; l’atelier des viandes, 12 coudées et demie. C’est là que l’on suspendait les sacrifices et qu’on les dépouillait.
16. Du mur nord du parvis jusqu’à la paroi de l’autel, dans le sens de la largeur, 60 coudées et demie, et du mur est de l’Oulam jusqu’au mur est du parvis, dans le sens de la longueur, 76 coudées. Toute cette surface rectangulaire est ce que la Thora appelle « le côté nord » dans le contexte des sacrifices et c’est là qu’on faisait l’abattage des sacrifices les plus saints (kodchei kodachim).
17. Huit loges se trouvaient dans la cour des israélites : trois au nord, trois au sud. Au sud : la loge du sel, la loge de Parva et la loge du rinçage. La loge du sel, où l’on entreposait le sel nécessaire aux sacrifices ; la loge de Parva, où on salait les peaux des sacrifices ; à l’étage supérieur de cette loge de Parva se trouvait la chambre d’immersion utilisée par le grand-prêtre le jour de Kippour ; la loge du rinçage, où l’on rinçait les entrailles des sacrifices. De la loge de rinçage une rampe circulaire accédait à l’étage supérieur de la loge de Parva où se trouvait ladite chambre d’immersion du grand-prêtre. Les trois loges du côté nord : la loge de la pierre taillée, la loge de la gola, la loge du bois. La loge de la pierre taillée, où siégeait le Grand Sanhédrin : une moitié était sacrée et l’autre moitié non sanctifiée. Elle avait deux portes, l’une dans la moitié sacrée et l’autre dans la moitié non sanctifiée ; c’est dans la partie non sanctifiée de la loge que prenait place le Sanhédrin. La loge de la gola, il s’y trouvait un puits, d’où on puisait l’eau à l’aide d’un seau actionné par une roue ; c’est d’ici qu’on approvisionnait en eau tout le parvis pour boire. La loge de bois, située en arrière des précédentes, était la loge du grand-prêtre, et c’est elle qu’on appelait la loge des Parhédrin. Le toit de ces trois loges était de niveau. Deux autres loges se trouvaient dans la cour des israélites, l’une à la droite de la porte est, la loge de Pin’has l’habilleur, et l’autre à la gauche, la loge de ceux qui préparent les ‘havitine, galettes frites à la poêle, offertes chaque jour par le grand-prêtre.
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