Lois relatives à la maison d'élection · Chapitre 4
Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 444 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.
2. Dans le premier Temple, il y avait un mur d’une coudée d’épaisseur séparant le Kodech du Saint des saints. Lors de la construction du deuxième Temple, les Sages de l’époque eurent un doute quant à savoir si l’épaisseur d’une coudée du mur faisait partie des dimensions du Kodech ou des dimensions du Saint des saints. C’est pourquoi ils construisirent le Saint des saints d’une longueur exacte de vingt coudées, et le Kodech d’une longueur exacte de quarante coudées, en laissant un espace vide d’une coudée supplémentaire entre le Kodech et le Saint des saints. Ils ne bâtirent pas de mur dans cet espace supplémentaire dans le second Temple, mais ils mirent à la place deux rideaux, l’un du côté du Saint des saints et l’autre du côté du Kodech, distants d’une coudée, correspondant à l’épaisseur du mur qu’il y avait dans le Premier Temple. Dans le premier Temple, en revanche, il n’y avait qu’un seul rideau à l’entrée du Saint des saints, ainsi qu’il est écrit : « Le rideau fera pour vous séparation ».
3. Le Heikhal que bâtirent les exilés à leur retour d’exil de Babylonie faisait cent coudées sur cent coudées avec une hauteur de cent coudées. Voici comment était décomposée sa hauteur : ils construisirent une base de six coudées de hauteur, entièrement pleine, servant comme de fondation et sur laquelle ils construisirent le Heikhal. La hauteur des murs était de quarante coudées. Au-dessus des murs reposaient deux plafonds séparés par un espace vide. Le premier plafond était fait de poutres décorées artistiquement et recouvertes d’ornements en or : la hauteur du plafond décoré était d’une coudée. Au-dessus du plafond décoré il y avait un espace vide de deux coudées pour permettre l’écoulement des eaux provenant du toit supérieur, afin que l’eau ne pénètre pas dans le Heikhal en cas de fuite, et cet espace vide était appelé Beit Dilpa. Au-dessus de ce Beit Dilpa il y avait un plafond fait de poutres dont l’épaisseur était d’une coudée, puis au-dessus une chape, couche de chaux et de pierre, d’une coudée. Au-dessus était construite une chambre supérieure dont les murs faisaient quarante coudées de hauteur. Celle-ci était recouverte par un plafond décoré d’une coudée de hauteur, séparé par un vide de deux coudées (Beit Dilpa) d’un autre plafond d’une coudée d’épaisseur, couvert d’une chape d’une coudée d’épaisseur. La hauteur du parapet au-dessus de la chape était de trois coudées ; une lame de fer d’une coudée, acérée comme une épée, surmontait le parapet pour empêcher les oiseaux de s’y poser ; c’est ce qu’on appelait Kalé Orev (« chasse corbeau »). Le tout mesurait donc cent coudées.
4. D’ouest en est, la longueur du Heikhal était de cent coudées. En voici le décompte : il y avait du côté ouest du Saint des saints quatre murs successifs, séparés par trois espaces vides. Du mur le plus à l’ouest au premier mur intérieur, cinq coudées ; entre le deuxième et le troisième mur, six coudées ; du troisième au quatrième mur, six coudées. Les distances de mur à mur incluent l’épaisseur du mur et l’espace vide. La longueur du Saint des saints était de vingt coudées. L’espace entre les deux rideaux séparant le Kodech du Saint des saints, une coudée. La longueur du Kodech, quarante coudées. L’épaisseur du mur Est où se trouvait le portail d’entrée du Kodech, six coudées. L’Oulam, onze coudées ; et l’épaisseur du mur de l’Oulam, cinq coudées. Soit en tout cent coudées.
5. Du nord au sud, cent coudées : l’épaisseur du mur de l’Oulam, cinq coudées ; du mur de l’Oulam jusqu’au mur latéral du Kodech, dix coudées ; les murs du Kodech comprenaient six parois successives séparées par cinq espaces vides ; de la plus extérieure à la suivante, cinq coudées ; entre la deuxième et la troisième, trois coudées ; de la troisième à la quatrième, cinq coudées ; entre la quatrième et la cinquième, six coudées ; et de la cinquième à la paroi la plus interieure, six coudées ; soit quarante coudées de part et d’autre du Heikhal ; la largeur interne du Kodech étant de vingt coudées, cela fait au total cent coudées.
6. Le Pichpech (portillon) est une petite porte. Il y avait deux portillons d’accès au Heikhal de part et d’autre de la grande porte située au milieu de la largeur du Heikhal, l’un au nord et l’autre au sud. Celui du sud ne fut jamais emprunté, et c’est à son propos qu’Ezéchiel dit : « cette porte restera fermée et ne devra pas être ouverte ». C’est par celui du nord que l’on entrait, et le cohen avançait entre les deux parois où se trouvait ce portillon jusqu’à ce qu’il arrive à un endroit ouvert à sa gauche sur le Kodech. C’est par ici que l’on accédait au Heikhal pour aller ensuite jusqu’à la grande porte pour l’ouvrir.
7. La grande porte du Kodech, située au milieu du mur Est, entre l’Oulam et le Kodech, était large de dix coudées et haute de vingt coudées. Elle avait quatre vantaux : deux à l’intérieur et deux à l’extérieur. Les vantaux extérieurs s’ouvraient vers l’intérieur, recouvrant l’épaisseur du mur. Les vantaux intérieurs s’ouvraient vers l’intérieur même du Heikhal et se rabattaient contre le mur.
8. L’entrée de l’Oulam était haute de quarante coudées, large de vingt, et ne comportait pas de portes. Cinq corniches en bois précieux décoré surplombaient l’ouverture. La corniche inférieure débordait d’une coudée de part et d’autre de la largeur de l’entrée, et chacune des cinq dépassait celle du dessous d’une coudée de chaque côté. La cinquième corniche mesurait donc trente coudées de large. Une assise de pierres les séparait l’une de l’autre.
9. Le Heikhal était large de devant, du côté Est, côté de l’entrée, et étroit à l’arrière, tel un lion accroupi. Des galeries plates-formes en hauteur faisaient tout le tour du Kodech et du Saint des saints, de trois côtés, sur la façade extérieure du mur de la rampe (Kotel Hamessiba). La plate-forme inférieure faisait cinq coudées de large et était recouverte par une saillie de six coudées ; la plate-forme du milieu, six coudées, était recouverte par une saillie de sept coudées ; et la plate-forme supérieure faisait sept coudées, ainsi qu’il est dit : « et le balcon inférieur, etc. ». Ces trois galeries entouraient le Heikhal de ses trois côtés. De même, tout autour de l’Oulam à l’extérieur du bas jusqu’en haut, il y avait une coudée lisse puis un bandeau en saillie haut de trois coudées, une coudée lisse puis un bandeau de trois coudées, jusqu’en haut. Ces reliefs entouraient les murs de l’Oulam. Leur largeur, c’est-à-dire la hauteur de ces bandeaux, était de trois coudées avec une coudée entre chaque bandeau ; le bandeau supérieur faisait lui quatre coudées de large.
10. Tous ces espaces vides entre les différentes parois du Heikhal s’appellent « loges ». Disposées autour du Sanctuaire, il y avait donc cinq « loges » au nord, cinq au sud et trois à l’ouest. Il y avait de plus trois niveaux superposés, ce qui faisait quinze loges au sud, cinq à chaque niveau ; de même, quinze loges au nord ; huit loges à l’ouest : trois sur trois, et deux par-dessus, alignées. Il y avait en tout 38 loges.
11. Chaque loge avait trois ouvertures s’ouvrant l’une sur la loge de droite, l’une sur la loge de gauche et l’une sur la loge supérieure. À l’angle nord-est du Heikhal, la loge de l’étage du milieu première loge à l’étage en partant à droite du Heikhal avait cinq ouvertures : une sur la loge de droite, une sur la loge supérieure, une sur la rampe (Messiba), une vers la loge où se trouvait le portillon, et une vers le Heikhal.
12. Une rampe montait du coin nord-est au coin nord-ouest, par laquelle on montait sur le toit des loges. On montait sur la rampe située au coin nord-est en allant tout droit vers l’ouest, en longeant ainsi toute la face nord du Heikhal, pour arriver à la face ouest. De là, on se tournait vers le sud, et on continuait à monter en longeant la face ouest, pour arriver à la face sud c’est-à-dire l’angle sud-ouest. Arrivé à l’angle sud-ouest, on se tournait vers l’est pour monter en longeant la face sud, jusqu’à atteindre la porte de la chambre supérieure, car cette porte s’ouvrait du côté sud à l’angle sud-est.
13. À l’entrée de la chambre supérieure au-dessus du Heikhal se trouvaient deux mâts en cèdre avec des barreaux, comme les barreaux d’une échelle, qui permettaient de monter jusqu’au toit de la chambre supérieure. Dans la chambre supérieure, des bouts de poutres en bois faisaient séparation entre le plafond du Kodech et le plafond du Saint des saints. Il y avait des trappes dans le sol de la chambre supérieure qui s’ouvraient sur le Saint des saints, par lesquelles on faisait descendre les ouvriers chargés de faire des réparations sur les murs du Saint des saints dans des nacelles fermées de trois côtés ; cela, afin que leurs yeux ne puissent pas se régaler de la beauté du Saint des saints. Une fois par an, de Pessa’h en Pessa’h juste avant la fête, on chaulait les murs du Heikhal.
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