Lois relatives à la maison d'élection · Chapitre 3
Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 443 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.
2. Le socle avait trois pieds. La tige centrale portait encore trois autres boutons, d’où sortaient les six branches : trois d’un côté, trois de l’autre. Sur chacune de ces branches, trois calices, un bouton et une fleur. Tous ceux-là calices, boutons et fleurs étaient faits avec des motifs aux formes d’amande.
3. Au total, il y avait vingt-deux calices, neuf fleurs et onze boutons. Tous sont indispensables, et l’absence fût-ce d’un seul de ces quarante-deux éléments invalide l’ensemble.
4. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Lorsque le candélabre est fait en or. Mais s’il est fait d’un autre métal, on ne lui fait pas de calices, de boutons et de fleurs. De même, il y a encore d’autres différences entre le candélabre en or et celui qui est fait d’un autre métal : un candélabre en or fera tout entier avec ses lampes le poids d’un kikar et il sera forgé d’un seul bloc, tandis que pour un candélabre fait d’un autre métal, on n’est pas regardant sur son poids ; et même s’il est creux, il est valable.
5. On ne doit pas faire le candélabre à partir de débris de métal, qu’il soit en or ou en un autre métal.
6. Les mouchettes, les pelles et les récipients d’huile ne sont pas compris dans le poids d’un kikar d’or dont est fait le candélabre. En effet, il est dit à propos du candélabre : « en or pur » ; et le texte répète : « ses mouchettes et ses pelles seront en or pur », ce qui indique bien qu’elles ne font pas partie du poids du candélabre. Pour cette même raison, la Thora n’a pas dit : « ses lampes seront en or pur », car les lampes dans lesquelles l’huile est versée sont une partie fixe du candélabre et sont inclus dans le poids d’un kikar.
7. Les sept branches du candélabre sont indispensables l’une pour l’autre et les sept lampes aussi sont indispensables l’une pour l’autre, que le candélabre soit en or ou en un autre métal. Et toutes les lampes étaient fixées de manière permanente aux branches dont elles étaient partie intégrante.
8. Les six lampes fixées aux six branches latérales du candélabre étaient toutes tournées vers la lampe du milieu sur la tige centrale, laquelle lampe était elle-même tournée vers le Saint des saints : elle est appelée pour cela « la lampe ouest ».
9. Les calices ressemblaient à des verres d’Alexandrie, dont l’ouverture est large et qui vont en rétrécissant vers leur base, ayant la forme d’un cône tronqué. Les boutons ressemblaient à des « pommes de Cératie », légèrement allongées comme un œuf qui aurait les deux bouts arrondis. Les fleurs étaient comme ces fleurs sculptées sur les colonnes, à la façon de coupelles à bords incurvés vers l’extérieur.
10. La hauteur du candélabre était de dix-huit téfa’him : les pieds et la fleur juste au-dessus faisaient ensemble trois téfa’him ; au-dessus de la fleur, deux téfa’him lisses sans motifs ; au-dessus, un téfa’h occupé par un calice, un bouton et une fleur, puis deux téfa’him lisses ; au-dessus, un téfa’h occupé par un bouton dont ressortaient deux branches, l’une d’un côté, l’une de l’autre, lesquelles branches s’élevaient jusqu’à la hauteur du candélabre ; au-dessus du second bouton, sur la tige centrale, un téfa’h lisse, puis un téfa’h occupé par un bouton dont ressortaient deux branches, l’une d’un côté, l’une de l’autre, lesquelles branches s’élevaient jusqu’à la hauteur du candélabre ; au-dessus du troisième bouton, un téfa’h lisse, puis un téfa’h occupé par un bouton dont ressortaient deux branches, l’une d’un côté, l’une de l’autre, s’élevant jusqu’à la hauteur du candélabre ; au-dessus du troisième bouton, deux téfa’him lisses ; il restait donc en haut de la tige centrale trois téfa’him, lesquels étaient occupés par trois calices, un bouton et une fleur.
11. Il y avait devant le candélabre une pierre comportant trois marches, sur laquelle se tenait le cohen lorsqu’il préparait les lampes et sur laquelle il posait les récipients d’huile, les mouchettes et les pelles au moment de la préparation des lampes.
12. La table des pains de proposition mesurait douze téfa’him de long pour une largeur de six téfa’him. Elle était posée en longueur dans l’axe de la longueur du Temple et sa largeur dans l’axe de la largeur du Temple. De même, tous les autres objets du Sanctuaire étaient disposés en longueur dans l’axe de la longueur du Temple, et en largeur dans l’axe de la largeur, à l’exception de l’arche de l’Alliance dans le Saint des saints dont la longueur était dans l’axe de la largeur du Temple, et de même les lampes du candélabre étaient disposées dans l’axe de la largeur du Sanctuaire, l’axe nord-sud.
13. Quatre montants en or entouraient la table, bifurqués à leur partie supérieure selon la forme d’un Y, par lesquels étaient maintenues les deux rangées de pain de proposition : deux montants pour une rangée, deux montants pour l’autre rangée. C’est ce que la Thora appelle : « ses montants ».
14. Il y avait vingt-huit tiges en or, toutes en demi-tube creux, quatorze pour une rangée, quatorze pour l’autre ; ce sont elles que la Thora appelle : « ses supports ». Deux cuillers destinées à l’oliban étaient déposées sur la table près des rangées de pain ; ce sont elles que la Thora appelle : « ses cuillers ». Et les moules, dans lesquels étaient faits les pains de proposition, sont ceux que la Thora appelle : « ses plats ».
15. Voici comment étaient disposés ces quatorze tiges : on posait le premier pain sur la table même, puis entre le premier et le deuxième, trois tiges, et ainsi de suite entre chaque pain, trois tiges, et entre le cinquième et le sixième deux tiges seulement, car il n’y avait pas d’autre pain au-dessus de la sixième. Il y avait donc quatorze tiges pour chaque rangée.
16. Deux tables étaient disposées dans le vestibule (Oulam), à l’intérieur, à côté de l’entrée. L’une en marbre, sur laquelle on posait les pains de proposition en les amenant, avant de les disposer dans le Kodech et l’autre en or, sur laquelle on les posait en les sortant. La raison pour laquelle on posait le pain sur une table en or en le sortant, c’est parce qu’il ne peut y avoir que progression dans le domaine de la sainteté, et non régression.
17. L’autel de l’encens situé dans le Kodech était carré, il mesurait une coudée sur une coudée. Il était disposé dans le Heikhal exactement au centre de l’axe nord-sud, en retrait vers l’extérieur par rapport à la table et au candélabre, c’est-à-dire qu’il était situé à l’est par rapport à la table et le candélabre, plus proche de l’entrée du Heikhal. Tous trois, la table, le candélabre et l’autel, étaient disposés au-delà du premier tiers du Heikhal, face au rideau séparant le Kodech du Saint des saints.
18. La cuve d’ablutions (kior) avait douze becs, afin que tous les cohanim affectés au sacrifice quotidien puissent se sanctifier simultanément les mains et les pieds avec l’eau du kior. Un récipient attaché à une roue lui fut adjoint, récipient contenant constamment de l’eau et servant à remplir le kior au fur et à mesure au besoin. Ce récipient avait le statut d’ustensile profane, pour que l’eau qui y demeure ne soit pas sanctifiée et subséquemment rendue impropre en passant la nuit. En effet, le kior faisant partie des ustensiles sacerdotaux, il sanctifiait son contenu ; or, toute chose qui a été sanctifiée en étant contenue dans un ustensile sacerdotal devient impropre si elle a passé la nuit.
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