Lois relatives aux unions interdites · Chapitre 9
Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 268 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.
2. Et par ordre rabbinique, une femme qui observe une tache de sang sur sa peau ou sur son vêtement, bien qu’elle n’ait pas eu de sensation, bien qu’elle se soit examinée et n’ait pas trouvé de sang, elle est impure, comme si elle avait trouvé du sang à l’intérieur dans sa chair. Et cette impureté relève d’un doute : peut-être que cette tache provient du sang de l’utérus.
3. Et de même, par ordre rabbinique : que toute femme qui a un écoulement sanguin à un autre moment que le cycle fixe de ses règles ou qui constate une tache [de sang] est impure rétroactivement depuis vingt-quatre heures [avant l’apparition de l’écoulement ou de la tache]. Et si elle a procédé à un examen interne au cours de ce laps de temps et s’est trouvée pure, elle est impure rétroactivement depuis le moment de l’examen [seulement]. Et bien qu’elle soit impure rétroactivement par ordre rabbinique, elle ne rend pas impur rétroactivement celui qui a eu des rapports avec elle [dans ce laps de temps] comme nous l’avons expliqué. Et elle ne compte pour ses menstruations ou pour sa tache qu’à compter du moment où elle a vu l’écoulement ou trouvé la tache. Et toute [femme] qui constate une tache [de sang] est perturbée (pour son compte), car peut-être que ce sang est venu de l’utérus et son cycle se trouve ainsi perturbé.
4. Celle qui a un écoulement de sang au moment du cycle fixe de ses règles n’est pas impure rétroactivement [depuis vingt-quatre heures] mais plutôt, [elle devient impure] au moment même seulement. Et de même, une femme enceinte, une femme qui allaite, une femme vierge ou une femme âgée, leur moment suffit pour elles [elles ne sont impures que depuis le moment de l’écoulement] et elles ne deviennent pas impures rétroactivement. Qu’est ce qu’une femme enceinte [au regard des lois de pureté] ? [Une femme est considérée comme enceinte] dès que son fœtus se remarque, ce qui correspond à trois mois [de grossesse]. Une « femme qui allaite » [dans le contexte des lois de pureté a ce statut] durant tous les vingt-quatre mois [après la naissance], même si son bébé est mort ou qu’elle l’a sevré ou qu’elle l’a confié à une nourrice [pour l’allaiter].
5. Une vierge [dans ce contexte fait référence à] toute fille qui n’a jamais eu d’écoulement de sang [utérin] de sa vie, même si elle a eu un écoulement de sang du fait du mariage ou d’une naissance. Une femme âgée [fait référence à] toute [femme] qui a passé quatre-vingt dix jours [sans écoulement sanguin] à l’approche de sa vieillesse. Et qu’est-ce que la vieillesse ? Toute [femme] que l’on désigne comme âgée et qui n’en tient pas rigueur. [Concernant] la femme enceinte, la femme qui allaite et la femme âgée, une tache [de sang qu’elle découvre] est comme un écoulement [de sang qu’elle a éprouvé, en ce sens] que cette tache ne [la] rend pas impure rétroactivement. Une fille vierge qui n’a jamais eu d’écoulement de sang [utérin] de sa vie et qui est encore mineure, une tache [de sang qu’elle découvre] est pure jusqu’à ce qu’elle ait trois cycles d’écoulement sanguin.
6. Quelle est la différence entre une tache [de sang] qui se trouve sur sa peau et une tache [de sang] qui se trouve sur son vêtement ? Une tache [de sang] qui se trouve sur sa peau n’a pas de mesure [minimale requise pour l’impureté] alors qu’une tache [de sang] qui se trouve sur son vêtement ne rend impur que si elle a la taille d’une graine de fève fendue de Cilicie (griss), [taille] qui correspond à un carré ayant une surface suffisante pour circonscrire neuf lentilles, trois sur trois. Si la tache de sang est [d’une taille] inférieure à cette mesure, elle est pure. Si la tache de sang se trouve sous forme de plusieurs gouttes, elles ne s’associent pas. Si elle a une forme allongée, on additionne [la surface totale de la tache de sang].
7. Une tache [de sang] qui est trouvée sur quelque chose qui ne contracte pas l’impureté, elle est pure et la femme n’en tient pas compte. Comment cela ? Voilà qu’elle s’est assise sur un ustensile en pierre, en terre ou en fumier, ou sur une peau de poisson, ou sur le dos d’un récipient en poterie, ou sur un tissu qui n’a pas une surface de trois doigts sur trois doigts, et qu’il se trouve du sang sur l’une de ces choses [qui ne contractent pas l’impureté rituelle], la femme est pure. Même si la femme a examiné le sol [où elle n’a pas trouvé de sang], qu’elle s’y est assise et qu’une tache [de sang] a été trouvée sur le sol lorsqu’elle s’est levée, elle est pure. Car toute [surface] qui ne contracte pas l’impureté, les Sages n’ont pas appliqué de décret concernant une tache [de sang] qui y serait trouvée. Et pas [même non plus] concernant un objet susceptible de contracter l’impureté, à moins qu’il ne soit blanc ; mais s’il s’agit d’objets de couleur, on ne tient pas compte d’une tache [de sang] qui y serait trouvée. C’est pourquoi les Sages ont institué qu’une femme porte des vêtements de couleur pour lui éviter [d’être sujette à] la loi des taches.
8. Ce n’est pas en n’importe quel endroit de son corps où le sang est trouvé que la femme devient impure pour cause d’une tache ; [plutôt, elle ne devient impure] que si cette tache est trouvée face aux parties honteuses. Comment cela ? Si la tache de sang se trouve sur son talon, la femme est impure, peut-être le talon a-t-il touché les parties génitales au moment où elle était assise [en tailleur]. Et de même, si la tache de sang a été trouvée sur sa jambe ou sur son pied du côté intérieur, qui sont les endroits qui se touchent lorsqu’elle se tient debout pieds joints et jambes serrées, elle est impure. Si la tache de sang a été trouvée sur le bout de son gros orteil, elle est impure, de crainte qu’une goutte de sang ne soit tombée de l’utérus sur son pied au moment où elle marchait. Et de même, à tout endroit [de son corps] où il est possible que le sang de ses règles soit projeté lorsqu’elle marche, si du sang y est trouvé, elle est impure. Et de même, si du sang a été trouvé sur ses mains, fût-ce sur les jointures des doigts, elle est impure, car les mains sont « affairées » [et touchent à tout]. En revanche, si le sang a été trouvé sur sa jambe ou sur son pied du côté extérieur ou sur les côtés [c’est-à-dire sur le devant ou l’arrière], et inutile de dire si le sang a été trouvé au-dessus des cuisses, elle est pure, car il ne s’agit que de sang qui provient d’un autre endroit.
9. Si la tache qui se trouve sur son corps a une forme allongée comme une bande, arrondie, ou est constituée de gouttelettes, ou bien si la longueur de la tache s’étend horizontalement sur la largeur de sa cuisse [plutôt que verticalement], ou bien s’il semble que la tache de sang va de bas en haut, dès lors que la tache fait face aux parties génitales, la femme est impure. Et on ne dit pas : « Si elle s’était écoulée du corps, elle ne serait pas comme cela [sous cette forme]. » Car pour toute [tache de] sang qui se trouve dans ces endroits-là [du corps], on se montre rigoureux, bien qu’il s’agisse d’un doute.
10. Si une tache [de sang] est trouvée sur sa tunique à partir de la ceinture et en-dessous, elle est impure. A partir de la ceinture et au-dessus, elle est pure. Si une tache est trouvée sur sa manche, si cette partie de la manche peut atteindre [une position où elle fait] face aux parties génitales, la femme est impure ; et sinon, elle est pure.
11. Si elle retire sa tunique et s’en recouvre la nuit, quel que soit l’endroit où le sang y a été trouvé, elle est impure. Et de même, [si une tache de sang de] sang a été trouvée sur sa ceinture, quel que soit l’endroit, la femme est impure.
12. Si elle portait une tunique qui est restée sur elle trois jours ou plus en-dehors du temps de sa période de nidda, qu’elle a vérifié et y a trouvé trois taches [de sang] ou bien une seule tache de taille importante qui comprend la mesure de trois taches, il y a doute si elle est zava, car peut-être a-t-elle eu une tache chaque jour. Et de même, si elle a porté trois habits [préalablement] vérifiés et qu’ils sont restés sur elle trois jours dans les jours de sa période de ziva et qu’elle a trouvé une tache [de sang] sur chacun d’eux, même si [les taches dans chaque vêtement se trouvent] l’une face à l’autre [c’est-à-dire au même niveau dans chaque habit], elle a un statut de zava incertain.
13. Aurait-elle trouvé une seule tache [de sang] qui n’a pas une taille correspondant à celle de trois taches, si elle s’est examinée durant toute la durée de bein hachémachot du premier jour et s’est trouvée pure, sans [toutefois] vérifier son habit, et que le troisième jour, elle a trouvé cette tache [de sang] dont la taille n’est pas équivalente à celle de trois taches, elle ne craint pas d’être zava. Mais si elle ne s’est pas examinée durant tout le crépuscule, dès lors qu’elle n’a pas vérifié son habit et que celui-ci est resté sur elle trois jours durant les jours sa période de ziva, elle doit se soucier [du fait qu’elle a peut-être le statut] zava, bien que la tache [de sang] n’ait pas une taille équivalente à celle de trois taches.
14. Si elle a trouvé une tache [de sang] sur son habit un jour et qu’elle a eu ensuite un écoulement sanguin deux jours successifs, ou bien si elle a eu un écoulement sanguin deux jours successifs et qu’elle a trouvé une tache [de sang sur son habit] le troisième jour, il y a doute si elle est zava.
15. Celle qui constate une tache [de sang] puis qui a un écoulement de sang, elle rattache sa tache à son écoulement [de sang si ce dernier a lieu] dans les vingt-quatre heures, qu’elle se soit examinée au moment où elle a trouvé la tache et se soit trouvée pure ou qu’elle ne se soit pas examinée. Mais celle qui a constaté une tache [de sang] après [avoir trouvé] une autre tache dans les vingt-quatre heures, elle ne rattache pas une tache à l’autre tache, à moins qu’elle ne se soit examinée entre les deux ; car si un état de pureté a fait séparation entre les taches, celles-ci ne s’ajoutent pas pour le calcul [des trois jours requis pour l’impureté] de ziva.
16. Comment cela ? Aurait-elle constaté une tache [de sang] la veille de chabbat [vendredi] à la première heure de la journée, bien qu’elle ne se soit pas examinée, ne sachant donc pas si elle était dans un état de pureté ou d’impureté, et qu’elle ait ensuite eu un écoulement de sang [dans les vingt-quatre heures, c’est-à-dire] jusqu’à la première heure du jour du chabbat, elle ne fait pas de compte pour la tache [de sang] ; plutôt, elle rattache la tache [de sang] à l’écoulement de sang. Et si elle a un écoulement sanguin dimanche et lundi, elle aura le statut de zava. [En revanche,] si l’écoulement de sang s’est produit le jour du chabbat à la deuxième heure, elle est impure deux jours : la veille de chabbat [vendredi] où elle a trouvé la tache [de sang] et le chabbat où elle a eu l’écoulement sanguin. Car les deux [événements] ne sont pas [arrivés] dans les vingt-quatre heures. Et [par conséquent,] si elle a un écoulement de sang dimanche, on craint qu’elle n’ait le statut de zava.
17. Si elle n’a pas vu d’écoulement de sang le chabbat mais qu’elle a constaté une autre tache [de sang] à la première heure du chabbat, [la règle suivante est appliquée :] si elle s’est examinée la veille de chabbat et qu’elle a trouvé un état de pureté, elle ne prend en compte qu’une seule tache [de sang] qui est celle du jour de chabbat, puisque les deux [taches] ont été [trouvées] dans les vingt-quatre heures. Et si elle ne s’est pas examinée, ne sachant donc pas si un état de pureté a fait séparation entre les deux taches ou non, elle compte [également] la veille du chabbat [comme un jour indépendant] et [par conséquent,] si elle a vu [une tache ou un écoulement de sang] dimanche, elle doit se soucier [du fait qu’elle a peut-être le statut] zava.
18. Si elle a constaté la deuxième tache [de sang] à la deuxième heure du jour du chabbat, qu’elle se soit examinée ou non [auparavant], elle est impure deux jours, car les deux taches n’ont pas été [trouvées] dans les vingt-quatre heures. Et si elle a vu [une troisième tache ou un écoulement de sang] dimanche plus de vingt-quatre heures après, elle doit se soucier [du fait qu’elle a peut-être le statut] zava. Aurait-elle trouvé une troisième tache de sang à la première heure de la journée de dimanche, si un état de pureté a fait séparation entre la deuxième et la troisième tache, ces deux dernières taches ne s’ajoutent pas et elle ne craint pas d’avoir le statut de zava. Et si elle n’a pas fait d’examen [interne pour constater un tel état de pureté], elle doit se soucier [du fait qu’elle a peut-être le statut] zava.
19. Concernant toute tache [de sang] pour laquelle nous avons dit qu’une femme devient impure, s’il y a une cause [extérieure] à laquelle la femme peut attribuer cette tache, de sorte qu’elle peut dire : « Peut-être que cette tache provient-elle de telle chose », [la règle suivante est appliquée :] si la tache est trouvée sur un vêtement, la femme est pure. Car les Sages n’ont pas dit en la matière de se montrer rigoureux, mais indulgent. Et si la tache [de sang] est trouvée sur son corps, le doute est [déclaré] impur et la femme n’attribue pas la tache [à cette cause extérieure]. Et s’il y a plus de raison pour elle d’attribuer [une tache de sang sur] son corps [à une cause extérieure] que [dans le cas d’une tache trouvée sur] son vêtement, même [si la tache est trouvée] sur son corps, elle l’attribue [à cette cause] et le doute est [déclaré] pur.
20. Comment cela ? Si elle a abattu un animal domestique, un animal sauvage ou un oiseau, ou bien si elle s’est occupée de [vêtements portant des] taches [de sang], ou s’est assise à côté de personnes en contact avec de [tels vêtements maculés de] taches, ou bien si elle est passée dans le marché des bouchers, et que du sang a été trouvé sur sa tunique, elle est pure et elle attribue la provenance de la tache à ces choses-là.
21. Si la tache [de sang] est trouvée sur son corps uniquement, [la règle suivante est appliquée :] si la tache se trouve à partir de la ceinture et en-dessous, la femme est impure ; et si elle s’est retournée en levant les jambes, même si la tache a été trouvée à partir de la ceinture et au-dessus, la femme est impure. Car si cette tache de sang provenait de l’abattage [de l’animal] ou du marché [des bouchers], elle aurait dû se trouver également sur ses habits ; et puisqu’elle a été trouvée sur son corps et pas sur son habit, la femme est impure.
22. Si elle a une plaie, bien qu’elle ait déjà cicatrisé, si elle peut encore s’ouvrir et exprimer du sang, et que du sang a été trouvé sur son corps, elle en attribue la cause à la plaie. Et de même pour tout cas semblable.
23. Si la tache [de sang] a été trouvée à la fois sur ses vêtements et sa peau, elle peut l’attribuer à toute cause à laquelle elle peut la rattacher [exactement comme si cette tache se trouvait uniquement sur son vêtement]. Et elle peut l’attribuer à un pou : peut-être que lorsqu’elle s’est assise, un pou a été tué et ce sang est le sang d’un pou. Et jusqu’à quelle taille [peut-on attribuer la tache de sang à un pou écrasé] ? Jusqu’à la taille d’un griss. Mais si elle a trouvé une tache [de sang] de taille supérieure à un griss, elle ne peut pas attribuer [la cause] à un pou, même s’il y a un pou écrasé dans la tache [de sang] ; dès lors que la tache a une taille supérieure à un griss, elle ne peut pas l’attribuer à un pou.
24. Et de même, elle peut attribuer [la cause d’une tache de sang] à son fils ou à son mari. S’ils ont manipulé du sang ou s’ils avaient les mains salies [de sang] ou s’ils avaient une plaie, elle leur attribue [la cause de cette tache] en disant qu’ils l’ont touchée sans qu’elle ne s’en rende compte, et ce sang est dû à eux.
25. On ne présume pas [le transfert du] sang d’un endroit à un autre pour attribuer [ainsi la cause d’une tache de sang]. Comment cela ? Si elle avait une plaie à l’épaule et qu’une tache [de sang] est trouvée sur sa cuisse, on ne dit pas : peut-être qu’elle a touché sa plaie avec ses mains et qu’elle a [ensuite] touché cet endroit [où se trouve la tache]. Et de même pour tous cas similaire, on n’attribue pas [ainsi la cause d’une tache de sang], qu’il s’agisse [d’une tache trouvée] sur son corps ou sur sa tunique.
26. Si deux femmes ont manipulé un oiseau qui ne contient pas plus qu’un séla de sang, et qu’une tache [de sang] de la taille d’un séla a été trouvée sur chacune des deux, elles sont toutes deux impures. Si une femme a manipulé du sang qui ne peut donner lieu qu’à une tache de la taille d’un griss, et qu’une tache de la taille de deux griss a été trouvée sur elle, elle attribue la cause d’un griss au sang qu’elle a manipulé et [elle attribue la cause d’]un griss à un pou [qui aurait été écrasé]. Si une tache de taille supérieure à deux griss a été trouvée, elle est impure.
27. Si elle a manipulé du [sang de couleur] rouge, elle ne peut pas [lui] attribuer [la cause d’]une tache de sang de couleur noire. Si elle a manipulé un oiseau qui a plusieurs sortes de sang, et qu’[une tache de] l’une de ces couleurs [de sang] a été trouvé sur elle, elle peut lui attribuer [la cause de la tache]. Si elle portait trois tuniques [l’une au-dessus de l’autre et qu’elle a trouvé une tache de sang, la règle suivante est appliquée :] si elle a la possibilité d’attribuer [la tache de sang à une cause extérieure], elle peut attribuer [la tache à cette cause] même [dans le cas où la tache de sang se trouverait uniquement] sur la [tunique] inférieure. Et si elle n’a pas la possibilité d’attribuer [cette tache à une cause extérieure], elle ne peut pas attribuer [la tache à une quelconque autre cause] même [dans le cas où la tache se trouverait uniquement] sur la [tunique] supérieure. Comment cela ? Si elle a traversé le marché des bouchers, même si la tache [de sang] n’a été trouvée que sur la [tunique] inférieure, elle attribue [la cause de la tache] au sang des abattoirs. Si elle n’a pas traversé le marché des bouchers ou ce qui est semblable, même si la tache n’a été trouvée que sur la [tunique] supérieure, la femme est impure. S’il y a doute si elle a traversé ou non [le marché des abattoirs], [ou bien] s’il y a doute si elle a manipulé ou non [du sang], elle ne peut pas attribuer [la tache de sang à une cause extérieure].
28. Dans une ville où se trouvent des porcs, ou dans laquelle des porcs viennent en permanence, on ne tient pas compte des taches [de sang] qui se trouvent sur le vêtement d’une femme.
29. Si une femme a prêté sa tunique à une femme nidda, qu’il s’agisse d’une gentille ou d’une juive, et qu’elle l’a reprise et l’a à son tour portée avant de la vérifier, et y a trouvé une tache [de sang], elle attribue [la cause de cette tache] à la femme nidda qui l’a portée. Aurait-elle prêté sa tunique à une [femme] zava ketana en son jour d’impureté, ou à une femme [accouchée] qui observe la période du « sang de pureté », où à une [jeune mariée] vierge, dont le sang est pur, elle lui attribue [la cause de cette tache]. En revanche, si elle a prêté sa tunique à une zava ketana en son jour d’attente, ou à une zava guédola durant ses sept jours de propreté, puis qu’elle l’a reprise et l’a à son tour portée avant de la vérifier, et qu’une tache [de sang] a été trouvée, les deux [femmes], celle qui a emprunté [la tunique] et celle qui l’a prêtée, sont en difficulté : car peut-être [que la tache] provient de celle-ci, peut-être [qu’elle provient] de celle-là. Aurait-elle prêté sa tunique à une femme qui observe [un état d’impureté] du fait d’une tache [de sang trouvée], elle ne lui attribue pas [la cause de cette nouvelle tache], car on n’attribue pas une tache à [une femme qui est impure du fait d’]une autre tache.
30. Si elle a vérifié sa tunique et qu’elle s’est examinée et s’est trouvée pure, puis qu’elle a prêté la tunique à son amie qui l’a revêtue, et qu’une tache [de sang] a été trouvée lorsqu’elle la lui a rendue, l’emprunteuse est impure et elle ne peut pas attribuer [la tache] à la propriétaire de la tunique puisque cette dernière l’a vérifiée avant de la lui prêter.
31. [Dans le cas d’]une [femme] de grande taille qui a porté la tunique d’une [femme] de petite taille et une tache [de sang] y a été trouvée, si la partie de la tunique où se trouve la tache atteint ses parties génitales, elle est impure ; et sinon, elle est pure, car cette tache [de sang] est issue de la [femme] de petite taille.
32. [Dans le cas de] trois femmes qui ont porté une même tunique l’une après l’autre, et une tache [de sang] y a ensuite été trouvée ; et de même, dans le cas où elles ont [toutes trois] dormi dans un même lit ensemble, et du sang a été trouvé en-dessous de l’une d’elles, toutes sont impures. Et si l’une d’elles s’est examinée immédiatement après et s’est trouvée impure, les deux [autres] sont pures.
33. Si elles ont toutes procédé à un examen interne et se sont trouvées pures, celle qui n’est pas censée avoir ses règles attribue [la cause de la tache de sang] à celle qui est censée avoir ses règles, celle qui n’est pas censée avoir ses règles est donc pure tandis que celle qui est censée [les avoir] est impure. Comment cela ? Si l’une est enceinte et l’autre n’est pas enceinte, celle qui est enceinte est pure et celle qui n’est pas enceinte est impure. Si l’une est une femme qui allaite et l’autre n’est pas une femme qui allaite, celle qui allaite est pure. Si l’une est une femme âgée et l’autre n’est pas une femme âgée, celle qui est âgée est pure. Si l’une est une [fille] vierge et l’autre n’est pas vierge, celle qui est vierge est pure. Si elles sont toutes enceintes, toutes âgées, toutes nourrices ou toutes vierges, elles sont toutes impures.
34. Si trois femmes sont montées par le pied [du lit] et y ont toutes dormi et que du sang a été trouvé sous celle du milieu, les trois sont impures. [Si le sang a été trouvé] sous celle qui se trouve du côté intérieur [c’est-à-dire qui est au fond du lit, à côté du mur], elle et celle qui est à côté d’elle sont impures et celle qui est du côté extérieur [c’est-à-dire loin du mur, près du bord du lit] est pure. [Si le sang a été trouvé] sous celle qui se trouve du côté extérieur, elle et celle qui est à côté d’elle sont impures, et celle qui se trouve du côté intérieur est pure. Et si elles ne sont pas montées par le pied du lit, de sorte qu’elles n’ont pas d’ordre, et qu’une tache [de sang] a été trouvée en dessous de l’une d’elles, elles sont toutes impures.
35. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Lorsqu’elles ont procédé toutes à un examen interne et se sont trouvées pures, et aucune d’entre elles n’a la possibilité d’attribuer [la cause de la tache] à son amie, comme nous l’avons expliqué. Mais si l’une [d’elles] a procédé à un examen interne et s’est trouvée pure et que l’autre n’a pas procédé à un examen, celle qui est pure attribue [la tache] à celle qui ne s’est pas examinée et celle qui ne s’est pas examinée est impure.
36. Toute tache qui a été trouvée sur un vêtement et qui n’a pas de cause extérieure à laquelle elle pourrait être attribuée ne rend impur que si l’on sait qu’il s’agit de sang. Et si on a un doute quant à savoir s’il s’agit de sang ou de teinture rouge, on applique sur cette tache les sept substances ci-après dans l’ordre : si la tache disparaît ou pâlit, c’est une tache [de sang] et la femme est impure ; et si elle demeure telle quelle, c’est de la teinture et la femme est pure.
37. Et voici les sept substances dans l’ordre : de la salive sans goût, des fèves mâchées, de l’urine qui a fermenté, borit, néter, kimonia et achlag. Et il faut frotter trois fois avec chaque substance [sur la tache] en faisant un mouvement de va-et-vient à chaque frottement. Si on les a appliquées dans le désordre ou toutes en même temps, on [est considéré comme] n’a[yant] rien fait. Si on a appliqué les dernières avant les premières, celles que l’on a appliquées à la fin, qui sont les premières, sont comptées, et on réapplique à nouveau après elles les dernières que l’on avait fait précéder, de sorte que les sept substances seront appliquées dans l’ordre.
38. Qu’est ce que la salive sans goût ? [C’est la salive de] celui qui n’a rien goûté depuis le début de la nuit et qui a dormi [au moins] pendant la deuxième moitié de la nuit. Le lendemain, avant qu’il ne mange, sa salive est appelée « salive sans goût ». Et ce, à condition que jusqu’à trois heures dans la journée, il n’ait pas exprimé la majorité de ce qu’il a l’habitude de dire. Et s’il s’est levé de bonne heure et a récité son étude avant trois heures, ce n’est pas de la « salive sans goût », car la parole affaiblit la force [chimique] de la salive et la rend comme de l’eau. Et qu’est ce que des fèves mâchées ? Ce sont des fèves qui ont été mâchées jusqu’à ce que beaucoup de salive de la bouche se mélange aux fèves. Et qu’est-ce que l’urine qui a fermenté ? Après trois jours ou plus.
39. Toute femme qui est impure du fait d’une tache [de sang], si elle a trouvé la tache dans les jours de sa période de nidda, elle a un statut de nidda incertain : elle attend pour cela sept jours et s’immerge la nuit du huitième, et ensuite elle sera permise à son mari. Et si elle a trouvé la tache dans les jours de sa période de ziva, elle a [selon le cas] un statut de zava guedola ou ketana incertain, comme expliqué dans ce chapitre. Et elle attend du fait du doute un jour si elle est [zava] ketana ou sept jours de propreté si elle est [zava] guedola. Et tout cela est d’ordre rabbinique, comme nous l’avons expliqué. C’est pourquoi, celui qui a délibérément une relation avec elle [c’est-à-dire une telle femme impure du fait d’une tache de sang trouvée], on lui administre makat mardout et [de même, en cas d’inadvertance,] ils ne sont pas tenus à un sacrifice.
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