Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°2000
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2000, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Chevat 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de l’issue du Chabbat Vaéra, avec la demande de bénédiction qu’elle contenait. Comme vous me le demandez, j’en donnerai lecture, sans en faire le vœu, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous me dites que vous éprouvez des difficultés à étudier le ‘Hovat Halevavot. Comme vous vous en rappelez sûrement, je vous ai précisé(1) que je ne faisais pas allusion au Chaar Hay’houd, mais bien aux parties suivantes. Si celles-ci sont également difficiles pour vous, vous étudierez le Pokéa’h Ivrim(2) et les discours ‘hassidiques de mon beau-père, le Rabbi, prononcés le 12 Tamouz et le 19 Kislev, pendant les différentes années, en fonction de ce que vous souhaitez.
Dieu vous viendra en aide et vous sauvera de ceux qui vous accusent. Vous connaîtrez l’élévation et il apparaîtra à l’évidence que vous êtes l’une des pousses de mon beau-père, le Rabbi, de la Yechiva Loubavitch, dont vous avez eu le mérite d’être un élève pendant plusieurs années.
Avec ma bénédiction de réussite matérielle et spirituelle et de bonne santé pour tous les membres de votre famille,
Notes
(1) Quand le Rabbi demanda au destinataire de cette lettre qu’il étudie le ‘Hovat Halevavot. (2) De l’Admour Haémtsahi, rédigé pour quelqu’un qui s’était repenti de ses fautes.
Lettre n°2001
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2001, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Chevat 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Il est sans doute inutile de vous rappeler ce que recouvre le profond concept selon lequel “ Israël est un peuple unique sur la terre ”. Il ne signifie pas seulement, d’après son sens littéral, que les Juifs croient au Dieu unique et à la Torah unique, mais aussi qu’ils mettent en évidence cette unité en toute chose.
Il n’est pas d’autre pouvoir que celui de Dieu, dans le monde. L’Eternel est unique et Son Unité est infinie. Bien plus, tous les aspects du monde proclament cette unité. De fait, la matière et l’esprit ne sont pas deux dimensions séparées. Certes, comme le remarquent nos Sages, “ celui qui veut se tromper, qu’il se trompe ! ”. Mais, en réalité, ces deux dimensions n’en font qu’une.
Telle est la finalité de l’homme juif, qui doit comprendre et ressentir au fond de lui l’unité de Dieu, l’expliquer également à son entourage et à tous ceux qui reçoivent son influence, partout où il peut l’exercer.
Il en est de même également pour ce qui concerne la santé physique. Lorsque celle-ci doit être renforcée, on doit, parallèlement, raffermir la santé de l’âme et nos Sages disent que : “ A quiconque ajoute(1), on ajoute(2) ”.
Je me permets donc de vous souligner que votre père devrait intensifier son étude de notre sainte Torah, Torah de vie. Car, c’est par son intermédiaire que “ Il a implanté en nous la vie éternelle ”(3). L’une des explications est la suivante. Lorsque l’on
se trouve dans ce monde, on doit posséder la vie véritable(4). Et, ceci doit être ressenti par le corps, apparaître en lui d’une manière évidente, comme le tranche le Rambam, selon lequel, dans ses lois des opinions, au début de chapitre 4, “ la bonne santé du corps est partie intégrante du service de Dieu ”.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) A ses efforts. (2) Des bénédictions. (3) Selon le texte de la bénédiction récitée sur la Torah. (4) Celle de la Torah.
Lettre n°2002
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2002, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Chevat 5713,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva Loubavitch de Lod,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir vos courriers des 18, 19 Tévet et les deux lettres du 25 Tévet, concernant les examens qui ont eu lieu deux fois(1). Puisse Dieu faire que ceci soit introduit en un moment bon et fructueux.
Nos Sages disent que seuls les débuts sont difficiles et, à l’avenir, tout se passera donc sûrement plus vite. J’attends de bonnes nouvelles. Vous me dites que les examinateurs me feront connaître leurs sentiments, quand ils auront achevé d’interroger les élèves. Ceci me semble difficile à comprendre, car le bilan global, en l’occurrence importe peu(2).
Bien au contraire, il ne faut pas modifier, pour des raisons accessoires, l’appréciation qui peut être formulée sur chaque élève. S’il n’y a pas d’autre raison à cela, vous me communiquerez donc les résultats des élèves qui ont déjà passé les examens.
De même, j'ai bien reçu votre lettre concernant le voyage de l'émissaire des Sages, qui s'est rendu de votre Yechiva en Angleterre. J'ai déjà écrit au Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Ben Tsion Chem Tov, émissaire des Sages, et je lui ai demandé, à réception de votre lettre, qu'il discute le détail de tout cela avec vous.
Vous avez sûrement reçu, en son temps, ma précédente lettre et vous y répondrez donc, de manière détaillée.
Ma proposition, concernant le jour de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, est la même que celle de l’an dernier(3).
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,
M. Schneerson,
N. B. : Je vous remercie de m’avoir annoncé la réparation du baraquement se trouvant sur le toit du bâtiment de la Yechiva et celle, en cours, de l’étage inférieur. Puisse cette maison être fidèle au Dieu Un et à Son Nom, qui est Un.
Notes
(1) Voir, à ce propos, les lettres n°1789, 1864, 1970, 2052 et 2105. (2) Par rapport aux résultats individuels de chaque élève. (3) Voir la fin de la lettre n°1998 et le début de la lettre n°1999.
Lettre n°2003
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2003, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Chevat 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos deux lettres, la première qui n’était pas datée et la seconde, du 2 Chevat. Je fais réponse à vos questions :
A) Comme vous le dites vous-même dans votre courrier, la circoncision des enfants doit être pratiquée, selon ce que vous avait expliqué, à l’époque, mon beau-père, le Rabbi, lorsque ceux-ci sont en parfaite santé. Si vous n’en êtes pas sûr, si vous avez le moindre doute à ce sujet, il est préférable de la reporter au lendemain ou au surlendemain.
Comme vous le savez, le Rambam dit, à la fin du troisième chapitre des lois de la circoncision, selon l’interprétation que donne le Tsafnat Paanéa’h de ce texte(1), que celle qui est retardée a valeur rétroactive.
B) Vous me demandez si la circoncision peut être repoussée jusqu’à ce qu’elle puisse être pratiquée pour les deux garçons à la fois(2). Je n’en comprends pas la raison. Il faut la faire, pour le premier, lorsqu’il est en bonne santé et, pour le second, quand il l’est à son tour, même si ce n’est pas à la même date.
C) Vous me demandez s’il y a des jours particuliers pour fixer une circoncision, lorsque celle-ci a été retardée. Je n’ai rien entendu à ce sujet. Différents textes indiquent que ce n’est pas le cas. En tout état de cause, la date ne doit pas être retardée sans raison valable.
D) Concernant les noms(3) que vous pensez donner à vos fils, mon beau-père, le Rabbi, disait qu’il ne se prononçait pas sur cette question. On peut le comprendre d’après l’explication, figurant dans les écrits du Ari Zal, selon laquelle Dieu inspire au père et à la mère le nom qui correspond à l’âme de l’enfant.
Vous leur donnerez donc les noms que vous aurez choisis, avec votre épouse et ils auront de longs jours et de bonnes années, matériellement et spirituellement.
E) Vous voudrez bien transmettre ma bénédiction de Mazal Tov à votre épouse, la Rabbanit. J’adresse également ma bénédiction, à vous et à elle conjointement, afin que vous introduisiez vos fils dans l’alliance de notre père Avraham en un moment bon et fructueux.
Comme vous leur ferez
contracter cette alliance, vous les guiderez également, de même que votre autre fils, vers la Torah, le dais nuptial et les bonnes actions. Vous les éduquerez en bonne santé et dans la largesse.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov,
Notes
(1) Du Rambam. (2) Il s’agit, en l’occurrence, de jumeaux. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°1531 et 2164.
Lettre n°2004
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2004, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Chevat 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 12 Kislev. J’ai également été satisfait de recevoir vos salutations, par l’intermédiaire de votre gendre. J’ai lu avec plaisir, dans votre courrier, les récits d’avant, de l’époque du Rabbi Maharach, que vous avez reçus de votre père. Sans doute faites-vous usage de l’influence que vous exercez sur votre entourage pour lui faire connaître la ‘Hassidout, en général et la ‘Hassidout ‘Habad, en particulier.
Vous dites, dans votre lettre, n’avoir personne avec qui vous pouvez échanger un mot chaleureux. Or, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, nous a maintes fois dit, citant nos saints maîtres, que, lorsque l’on s’adresse à un Juif, son âme comprend aussitôt ce qu’on lui dit. Et, celui qui le contacte, s’il ne cesse pas de lui parler, ne ménage pas ses efforts, parviendra finalement à le toucher.
Il est établi qu’un effort n’est jamais vain. Chacun, en la matière, doit donc faire tout ce qui est en son pouvoir. Ainsi, Dieu lui accordera la réussite, à Sa mesure. Et, ceci sera le canal et le réceptacle qui permettront de susciter la bénédiction et la réussite dans vos besoins personnels.
Que Dieu vous accorde une bonne santé. De longs jours et de bonnes années formeront le canal par la voie duquel vous intensifierez la lumière de la ‘Hassidout, dans l’endroit où vous vous trouvez.
Je vous joins un fascicule, paru récemment. Il vous sera sûrement utile pour tout ce qui vient d’être dit.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°2005
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2005, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Chevat 5713,
Brooklyn,
New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
rend le jugement et dirige sa communauté dans la droiture,
le Rav David Obadia(1) Chlita, Rav de Sefrou(2),
Je voudrais vous remercier chaleureusement pour votre précieux cadeau, le livre Issma’h Levav, recueil de décisions hala’hiques et de principes, du grand Rav et immense érudit, ‘Hassid aux multiples connaissances, votre père(3). Je n’ai pas encore eu le temps de le consulter comme il convient, mais, par estime pour vous, je l’ai feuilleté.
Or, je suis surpris de constater qu’il cite seulement quelques fois les livres de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et, bien plus, ne le fait alors que de manière indirecte, alors que ces livres se sont répandus dans le monde entier, que l’Admour Hazaken a été accepté comme un Décisionnaire, pour le peuple juif, sans distinction par les ‘Hassidim comme par ceux qui ne le sont pas.
Pour l’heure, je n’ai pas vu que les livres du Tséma’h Tsédek aient été cités, bien qu’ils soient mentionnées, à différentes reprises, dans le Sdeï ‘Hémed du H. H. M.(4), qui est Séfarade, livre auquel fait, plusieurs fois, référence le Issma’h Levav.
Je citerai ici quelques références qui pourraient apparaître dans le premier tome de ce livre, portant sur le Ora’h ‘Haïm. Elles émanent des livres de nos maîtres, l’Admour Hazaken et le Tséma’h Tsédek :
Ora’h ‘Haïm, chapitre 1 : Voir les responsa Tséma’h Tsédek, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 17.
Chapitres 4, 5 et 6 : Vous consulterez l’ordre des bénédictions qui figure dans le Sidour de l’Admour Hazaken.
Fin du chapitre 8 : A propos de la mesure d’A’hilat Prass(5), vous consulterez les responsa du Tséma’h Tsédek, porte des additifs, chapitre 9. Vous verrez également mes notes dans les commentaires sur la Meguilat E’ha du Tséma’h Tsédek, à la page 61.
Chapitres 10-12 : Vous consulterez la lettre de l’Admour Hazaken, imprimée dans le Sidour, avant l’entrée du Chabbat et citée, de manière accessoire, dans le Issma’h Levav, à la page 10c. Vous verrez également le Ben Ha Chemachot du Rav Tukatchinski, de Jérusalem, qui compile un très grand nombre d’avis, des premiers et des derniers Sages, adoptant la position de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya.
On peut citer également l’introduction de l’auteur, dans la troisième note, qui doit être rapprochée des lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 2, note 1.
A propos du chapitre 8, qui évoque les mesures, je vous rappelle qu’a été imprimé à Jérusalem, il y a quelques années, le Chiyoureï Torah du Rav Avraham ‘Haïm Naé. Une nouvelle édition en a été éditée également en 5707(6), au même endroit. On y trouve toutes les mesures de la Torah, énoncées par les premiers et les derniers Sages. On en trouve également dans la seconde partie de ce livre, qui s’appelle Chiyour Mikwé, paru à Jérusalem, en 5711(7).
Note ultérieure : Vous consulterez également les références que donne l’encyclopédie talmudique, à l’article Ben Ha Chemachot.
Notes
(1) Voir, à son propos, les lettres n°1292 et 1863. (2) Au Maroc. (3) Le Rav Yochoua Chimeon ‘Haïm Obadia. (4) Le ‘Ha’ham ‘Hizkyahou Medini, Rav de la communauté Séfarade de ‘Hevron, au début du siècle. (5) Temps limite de consommation de certains aliments, lorsqu’ils sont mangés pour accomplir une Mitsva. Voir la lettre n°1318. (6) 1947. (7) 1951.
Lettre n°2006
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2006, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Chevat 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Concernant le contenu de votre lettre, je vous ai dit, lors de notre discussion, quand vous vous trouviez ici, qu’il est, de façon générale, très négatif, qu’un élève d’une Yechiva, quelle qu’elle soit, n’admette pas l’autorité de sa direction. Il est absolument indispensable de se conformer à l’organisation de la Yechiva. Quand ce n’est pas le cas, il en résulte un tort considérable pour l’élève lui-même comme pour toute sa classe.
On raconte que lorsque mon beau-père, le Rabbi, était directeur exécutif de la Yechiva Loubavitch, son père, le Rabbi Rachab, n’intervenait pas du tout dans ses fonctions et il lui déléguait tous les pouvoirs. Exceptionnellement, une fois, il en fut autrement, mais, aussitôt, le Rabbi Rachab transmit son instruction par mon beau-père, le Rabbi.
Il est bien évident que je ne compare pas la direction de votre Yechiva à mon beau-père, le Rabbi, tout comme je ne vous compare pas vous-même au Rabbi Rachab. Néanmoins, le traité Yebamot 105b permet un tel raisonnement.
Il y a bien là un enseignement pour chacun d’entre nous. Lorsqu’un fils ou un proche devient l’élève d’une Yechiva, il est absolument indispensable qu’il fasse abstraction de sa propre volonté. Il faut faire usage de toute son autorité pour que ce fils accepte intégralement les instructions de la Yechiva.
Certaines de ces instructions peuvent sembler déplacées au père ou au proche. Néanmoins, 1. Il n’est pas facile de déterminer si c’est la direction de la Yechiva ou le père qui a raison. 2. Même si le père à raison, la Yechiva bénéficie de l’aide de son fondateur et de celui qui en a nommé les responsables. Ceux qui la dirigent ont donc la force de connaître la réussite, même lorsqu’ils se trompent.
Ceci peut être comparé à la phrase “ Ce qui arrive est également pour le bien ”, dont le contenu dépasse même l’affirmation selon laquelle “ tout ce que Dieu fait est pour le bien ”.
De plus, voici la démarche qu’il convient d’adopter. Vous devez présenter vos arguments à la direction de la Yechiva et lui demander de les examiner. Si, après une réflexion attentive, celle-ci maintient sa position, vous devez vous en remettre à Dieu, Qui permettra que ce qui émane de la Yechiva Loubavitch ait une issue positive.
De cette façon, vous aurez la certitude que votre fils connaîtra la réussite dans ses études de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. J’espère que vous vous engagerez à adopter cette démarche, au moins pendant quelques mois, que vous vous abstiendrez totalement d’intervenir, bien au contraire que vous aiderez votre fils à obéir et à s’en remettre pleinement à l’organisation de la Yechiva.
Avec ma bénédiction pour une bonne santé et pour tout le bien, matériel et spirituel, de même que dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Lettre n°2007
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2007, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Chevat 5713,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, qui n’était pas datée. Concernant l’association, vous me dites avoir besoin d’une bénédiction afin d’affermir et de renforcer votre situation, du fait des modifications susceptibles d’intervenir pour vous, à cause de cette association.
Il est sans doute inutile de vous rappeler l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ le Saint béni soit-Il ne créa rien d’inutile dans Son monde ”. Chacun d’entre nous reçoit donc les forces et les possibilités d’accomplir et de mener à bien la mission qui lui est confiée ici bas.
Néanmoins, cette mission appartient au domaine de la sainteté et l’on a donc le pouvoir de l’élargir. De fait, nos Sages disent que l’on multiplie les bénédictions à ceux qui intensifient leur action. En conséquence, lorsque quelqu’un accepte une mission supplémentaire, il élargit, de cette façon, les canaux et les réceptacles par lesquels Dieu lui accorde les forces et les capacités dont il a besoin.
Puisse Dieu faire que vous preniez la décision d’intensifier votre action et vos efforts pour conforter le Judaïsme, diffuser l’amour de la Torah et des Mitsvot, en général, de la ‘Hassidout, de ses coutumes, de ses pratiques et de ses fondements, en particulier.
De fait, la ‘Hassidout est bien votre origine. Elle constitue donc l’essentiel de la mission qui vous incombe personnellement. Aussi, elle agrandira et élargira votre œuvre et votre rang, dans votre ville et dans vos activités, de façon générale.
Lettre n°2008
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2008, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Chevat 5713,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu, cette semaine, l’occasion de penser à vous, puisque c’était le 10 Chevat, date de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, le Juste qui est le fondement du monde, dont le mérite nous protège. Tout au long de sa vie, celui-ci fit don de lui-même pour guider les fils et filles d’Israël, en tout endroit, sur le chemin conduisant vers le Sanctuaire de Dieu, avec amour de Dieu, amour de la Torah et amour de son prochain, puisque telles sont les valeurs fondamentales de l’enseignement de la ‘Hassidout.
L’Admour Haémtsahi, fils de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, fondateur de ‘Habad, comme l’indiquent les notes et résumés sur le Likouteï Amarim, édités par nos soins, à la page 122, enseigne(1) que “ Grâce à cette abnégation(2) pour la ‘Hassidout, le Tribunal céleste décida que, en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, ceux qui sont liés à lui et suivent ses pratiques auraient le dessus ”.
De temps à autre, je reçois de bonnes nouvelles de votre aide et de votre participation à notre œuvre sacrée pour dispenser une éducation judicieuse dans votre pays, au sein des écoles fondées par celui dont nous célébrons la Hilloula.
J’ai donc un bon souvenir de vous, surtout en ce moment propice, afin que vous obteniez une bénédiction et une réussite effectives, aussi bien dans votre action communautaire que dans vos préoccupations personnelles, de manière positive pour vous-même et pour tous les membres de votre famille.
Je vous joins le discours ‘hassidique intitulé “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec ruse envers Ses créatures ”, dont l’auteur est celui dont nous célébrons la Hilloula. Nous l’avons édité récemment et, à n’en pas douter, il vous intéressera beaucoup.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1958. (2) Celle de l’Admour Hazaken, qui fut emprisonné pour la ‘Hassidout.
Lettre n°2009
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2009, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Chevat 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 5 Tévet, dans laquelle vous me décrivez votre situation. Vous avez eu différentes activités commerciales, mais, pour l’heure, vous n’avez pas encore connu la réussite. Il semble que vous vous en étonniez, bien que vous en donniez l’explication dès le début de votre courrier, mais, vraisemblablement, vous n’y avez pas prêté attention.
Vous commencez votre lettre en disant que, sans aucune initiative de votre part, vous avez reçu un courrier de mon beau-père, le Rabbi, dont voici les termes : “ Vous chercherez un bon parti et vous adopterez l’activité commerciale qui vous convient ”. Puis, tout de suite après cela, vous expliquez que vous vous êtes immédiatement intéressé au commerce, alors que mon beau-père, le Rabbi vous disait bien de chercher un bon parti, d’abord, d’adopter une activité commerciale, ensuite. Vous avez choisi d’aller d’emblée vers la dernière étape, sans la préparer de la manière qui convient, conformément à l’enseignement du Juste du monde, chef d’Israël.
De façon générale, il n’est nul besoin de justifier ce que vous a écrit mon beau-père, le Rabbi, la relation qu’il établit entre ces deux requêtes, ni même le fait qu’il cite le mariage avant le commerce. Néanmoins, on peut le comprendre d’après les propos de nos Sages que rapporte également le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Bera’ha.
La bénédiction est accordée à l’homme pour son épouse et le texte qui vient d’être cité en explique la raison. Bien sûr, certains hommes assurent leur subsistance sans remplir cette condition ou bien en fonction de l’avenir. Pour autant, la bénédiction proprement dite dépend bien de la femme.
Vous auriez donc dû mettre en pratique l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi, trouver d’abord un bon parti, conformément à l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ l’homme a l’habitude de rechercher une femme ”. De plus, ‘Hatan, le marié est de la même étymologie que ‘Hout Darga, celui qui perd son niveau. Les paroles des Justes sont immuables.
Le Rabbi vous a demandé de trouver un bon parti et, si vous n’altérez pas votre choix, Dieu vous permettra de le trouver effectivement. Puis, s’accomplira en vous la parole de nos Sages, commentant le verset “ afin de déposer la bénédiction à la porte de ta maison ”.
Il est, bien entendu, inutile de préciser que vous devez immédiatement intensifier votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Ceci sera un canal et un réceptacle supplémentaires pour susciter et intégrer la bénédiction de Dieu, dans tous ces domaines.
Vous m’interrogez sur le libre arbitre des astres, pour Israël et pour les nations. Vous n’expliquez pas votre question, ne dites pas ce qui vous pose difficulté. L’idée est brièvement la
suivante :
A) Les astres et les anges n’ont nullement le libre arbitre. Ils sont uniquement comparables à “ la cognée, dans la main du bûcheron ”, selon le Dére’h Mitsvoté’ha, à la Mitsva de la circoncision. Vous consulterez également le Likouteï Torah Behar, à la page 38b.
B) Les Juifs reçoivent toutes leurs forces, y compris dans les domaines matériels, de la Sainteté, c’est-à-dire d’un lieu qui est effectivement soumis à Dieu. Car, “ Son peuple est partie de Lui-même ”, comme l’expliquent Igueret Ha Techouva, au chapitre 6 et le Dére’h Mitsvoté’ha, à la même référence.
C) Certains Juifs peuvent parfois tirer leur vitalité des forces du mal et de “ l’autre côté ”, parce qu’ils font “ ce qui est mal aux yeux de Dieu ”. Il n’en est ainsi que de manière passagère, comme le dit le Kountrass Oumayan, au septième discours.
D) Les autres nations reçoivent leurs forces de la partie extérieure de la Volonté divine, qui vivifie “ l’autre côté ”, où la Divinité n’éclaire pas à l’évidence, mais se cache. Elles ont, en conséquence, une profonde conscience de leur propre existence.
Du reste, ces deux faits sont liés, comme le remarque le Kountrass Oumayan, aux discours 2 et 3. Telle est donc la source de la vitalité des nations. C’est la raison pour laquelle il ne leur est pas interdit de croire que les astres possèdent un certain pouvoir, bien qu’accessoire à celui de Dieu, alors qu’une telle croyance est interdite à Israël, “ le peuple qui Lui est proche ”.
Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Lettre n°2010
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2010, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Chevat 5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav A.‘Hano’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 4 Chevat, dans laquelle vous m’annoncez que vous m’adresserez prochainement les photocopies de trois lettres du Rabbi Rachab et que vous m’avez déjà envoyé la reproduction de l’une de celles-ci. Je vous en remercie beaucoup. Il semble que ceci fasse suite à la lettre que j’ai fait parvenir, par votre intermédiaire, au fils du Rav Cohen(2). Sans doute continuerez-vous à en faire de même, à l’avenir.
Je suis surpris de ne pas avoir reçu, pendant tout ce temps, une seule coupure de presse, de ce qui est imprimé, à propos de ‘Habad, en notre Terre Sainte, alors que, dans ma dernière lettre, je vous ai chargé de réunir ces coupures et de me les adresser. Est-il possible que, pendant tous ces mois, rien n’ait été imprimé à propos de ‘Habad et de tout ce qui le concerne ?
De même, vous ne dites rien de votre avancement dans la traduction en Hébreu de l’édition revue et enrichie du Beth Rabbi, dans laquelle vous devez faire figurer ce que mon beau-père, le Rabbi, raconte, à propos de l’Admour Hazaken, dans ses causeries. Par la suite, il faudra en faire de même pour l’Admour Haémtsahi. En effet, sans en faire le vœu, si l’essai de développer le Beth Rabbi en ce qui concerne l’Admour Hazaken est un succès, j’ai l’intention d’envisager, par la suite, une même édition pour ses successeurs.
Ces jours-ci, le Beth Rabbi a été imprimé ici en Yiddish. Vous savez sans doute qu’il y a, dans cette édition, des récits que l’on ne retrouve pas dans celle qui est en Hébreu. Il doit y avoir, en Terre Sainte, un Beth Rabbi en Yiddish. Vous pourrez donc le consulter et ajouter ces récits à l’édition que vous préparez.
La présente lettre ayant été retardée, j’ai reçu, entre temps, votre courrier du 11 et ce qu’il contenait. Je vous remercie beaucoup pour ces reproductions et surtout pour les bonnes nouvelles relatives à vos activités, dans le nouveau quartier se trouvant à proximité de Lod. Sans doute vous efforcerez-vous de les poursuivre, après ce “ labourage ” et ces “ semailles ”. Ainsi, vous en récolterez les fruits et les réunirez. Que Dieu vous accorde la réussite, en la matière.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles et avec ma bénédiction de réussite dans tous ces domaines,
Notes
(1) Le Rav Avraham ‘Hano’h Glitsenstein, de Jérusalem. Voir, à son propos, la lettre n°1889. (2) Le Rav Mi’haël Cohen. Voir, à son propos, les lettres du Rabbi Rachab, tome 1, page 170.
Lettre n°2011
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2011, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Chevat 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 2 Chevat, dans laquelle vous me donnez de bonnes nouvelles de l’état de santé de votre fille. Que Dieu vous permette, de même qu’à votre épouse, de la conduire vers la Torah, le dais nuptial et les bonnes actions, en bonne santé.
Vous m’écrivez que vous n’étudiez pas régulièrement la ‘Hassidout. Cela n’est pas judicieux du tout. Différents textes de nos Sages établissent que l’étude doit être régulière et l’expression consacrée est précisément “ un temps fixé pour l’étude de la Torah ”.
Vous connaissez également le dicton de l’Admour Hazaken, selon lequel cette fixation doit être non seulement dans le temps, mais aussi dans l’esprit(1). De fait, l’une et l’autre sont liées, comme on peut le vérifier dans la pratique. Par ailleurs, comme le précisent nos Sages au traité Taanit 7a, il nous est demandé d’apprendre une leçon des élèves plus que des amis et même du maître. Il faut donc également que quelqu’un reçoive votre enseignement.
Concernant ce que vous me dites à propos de votre épouse(2), il serait bon de faire vérifier les Mezouzot de votre maison. Par ailleurs, votre épouse elle-même donnera, à la veille du Chabbat, quelques pièces à la Tsédaka de Rabbi Meïr Baal Haness(3). Vous-même, vous vous efforcerez, au moins jusqu’à la naissance, qui interviendra en un moment bon et fructueux, de garder les trois études instaurées par mon beau-père, le Rabbi. Celles-ci s’adressent à tous et sont bien connues. Elles portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya.
Que Dieu fasse que la grossesse de votre épouse se passe bien et qu’elle soit aisée, qu’elle enfante, en son temps et facilement.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Vous avez sans doute pris part aux pratiques liées au jour de la Hilloula(4), qui était avant-hier.
Notes
(1) La Torah doit être fixée dans l’esprit. (2) Le fait qu’elle est enceinte. (3) Le Collel ‘Habad de Jérusalem. (4) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat.
Lettre n°2012
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2012, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Chevat 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me faites part de votre banquet. Puisse Dieu faire que celui-ci connaisse une grande réussite. Mais, vous devez vous assurer que rien ne puisse remettre en cause sa réussite. Vous écarterez donc le chant bien connu, qui va à l’encontre de la volonté de mon beau-père, le Rabbi. C’est de cette façon que vous connaîtrez le succès le plus pur et le plus entier.
Que Dieu fasse que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de la réussite de ce banquet. Vous me direz aussi que l’institution qui vous a été confiée et que vous dirigez s’agrandit et se développe, quantitativement et qualitativement.
Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi, aisément et sans tracas.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Lettre n°2013
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2013, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Chevat 5713,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chalom Tsvi(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre demande de bénédiction. J’en ai donné lecture, au jour de la Hilloula(2), alors que je me trouvais près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Plusieurs ‘Hassidim immigrant du vieux continent sont installés par le Joint(3) dans la ville de Philadelphie. Il est sans doute inutile de vous inviter à leur venir en aide, dans toute la mesure du possible. Vous inciterez également à en faire de même vos amis et vos connaissances, ayant le pouvoir d’intervenir pour que cette installation soit fructueuse.
Nos Sages disent que l’on engage à l’empressement uniquement ceux qui possèdent cette qualité par nature(4). C’est pour cela que je vous adresse ces quelques lignes et également pour que vous vous engagiez pleinement, en la matière.
Avec ma bénédiction de réussite et de bonne santé, pour vous et pour votre épouse,
Notes
(1) Le Rav C.T. Schneiderman, de Philadelphie. (2) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat. (3) L’organisme philanthropique des Juifs américains. (4) Pour les autres, une telle invitation n’est d’aucune utilité.
Lettre n°2014
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2014, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Chevat 5713,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Elyahou Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’avez fait savoir que vous avez fixé la date du mariage de votre fille Yonina au 6 Nissan, qui approche, pour nous et pour tout Israël, de manière positive.
Puisse Dieu faire que cette union soit en un moment bon et fructueux, de tous les points de vue, qu’ils bâtissent un édifice éternel en Israël, basé sur la Torah et la Mitsva. On confère un mérite à un jour par nature positif. En effet, j’ai appris cette nouvelle au jour de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi(2), dont le mérite nous protégera.
J’ai donc mentionné le nom de votre fille près de son saint tombeau. Nos Sages expliquent, dans le traité Sotta 34b, l’importance du tombeau des Justes, dont nous buvons les eaux(3) et qui sont donc “ nos pères ”. En effet, le verset “ et tu enseigneras à tes enfants ” reçoit l’interprétation suivante : “ C’est-à-dire à tes élèves ”. Le Zohar l’explique, par le détail, au tome 3, à partir de la page 70b.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov pour vous et votre épouse, la Rabbanit, afin que vous conceviez de la satisfaction de votre fille et de votre fils,
N. B. : Votre fille est l’enfant d’un Cohen et son fiancé doit donc intensifier son étude de la Torah. Vous consulterez, à ce sujet, les responsa du Tséma’h Tsédek Even Haézer, chapitre 11.
Notes
(1) Le Rav E.Kwint, secrétaire du Rabbi, chargé de sa correspondance. (2) Le 10 Chevat. (3) Dont nous recevons les enseignements.
Lettre n°2015
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2015, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Chevat 5713,
Brooklyn,
A mon parent, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Zéev Dov(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre du mois de la délivrance(2). Je vous remercie pour la bonne nouvelle relative à la réunion ‘hassidique que vous avez organisée. Nos Sages affirment que, lorsque dix Juifs se réunissent, la Présence divine se révèle. Et, l’Admour Hazaken précise, dans Igueret Hakodech, au chapitre 23, qu’il en est ainsi également lorsque ceux-ci ne s’entretiennent pas de la Torah(3). Vous consulterez également le Korban Haéda, sur le Yerouchalmi Erouvin, chapitre 1, paragraphe 10.
Et, combien plus en est-il ainsi lorsque les présents écoutent des propos de la Torah. Sans doute a-t-on également pris, à cette occasion, des bonnes décisions, affectant l’action concrète. Puisse Dieu faire que les bonnes pensées et les bonnes résolutions soient elles aussi suivies d’effet.
Je vous joins une brève biographie de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, dont le mérite nous protégera. Sans doute vous sera-t-elle utile pour raffermir la lumière de la ‘Hassidout dans votre entourage.
Avec ma bénédiction pour que vous conceviez de la satisfaction ‘hassidique de tous vos enfants et également de vous-même,
Notes
(1) Le Rav Z.D. Ludmir. Voir, à son propos, la lettre n°1925. (2) Kislev. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°2032.
Lettre n°2016
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2016, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Chevat 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu plaisir à recevoir vos salutations, par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Elyahou Simpson. Puisse Dieu faire qu’il continue à m’annoncer, pendant de nombreuses années, que vous êtes en bonne santé et que vous vous renforcez dans votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. En effet, notre Torah est une Torah de vie, “ elle est un arbre de vie pour ceux qui trouvent leur force en elle ” et “ a sa droite se trouve la longévité ”.
A l’occasion de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, a été éditée une brève biographie, mentionnant ses accomplissements positifs. Les bonnes actions des Justes permettent de raviver leur souvenir et ceux qui soutiennent leurs réalisations s’attachent ainsi à l’arbre de vie, conformément à l’expression du Séfer Habahir, au chapitre 45, selon lequel “ le monde repose sur un pilier qui est le Juste ”. Vous consulterez aussi le Zohar, tome 1, page 253b et 265a. Je vous joins cette biographie.
Avec ma bénédiction pour que vous ayez, de même que votre épouse, de longs jours et de bonnes années, qui seront, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, “ bonnes de tous les points de vue ”,
Lettre n°2017
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2017, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Chevat 5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Moché Yehouda(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre demande de bénédiction, à l’occasion de la Hilloula(2), pour vous-même et pour tous les membres de votre famille. Sans en faire le vœu, j’en donnerai lecture, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Igueret Hakodech, au chapitre 7, commente la question suivante posée par les Sages(3) : “ Quelle était la pratique que ton père respectait le plus scrupuleusement ? ”. Certes, chaque Juif doit accomplir toutes les six cent treize Mitsvot à la fois. Pour autant, chacun possède bien une Injonction qui le concerne plus précisément et c’est par son intermédiaire que la Torah et les Mitsvot qu’il met en pratique reçoivent l’élévation. Vous consulterez, à ce sujet, le Séfer Hasi’hot été 5700(4), à la page 22.
Pour certaines personnes, la nature de cette Mitsva(5) est bien claire. Nos Sages disent que le préposé au puits est nommé par Dieu. Combien plus est-ce le cas pour celui qui a le mérite de guider les enfants d’Israël, de rapprocher leur cœur de leur Père Qui se trouve dans les cieux, grâce au luminaire de la Torah, qui est la ‘Hassidout.
Les bénédictions pour vous-même et pour les membres de votre famille, y compris dans les domaines matériels, dépendent donc du soin, de l’empressement et de l’effort que vous apporterez, avec une ardeur renouvelée et accrue, à votre Mitsva particulière, qui dépasse toutes les autres, selon les termes d’Igueret Hakodech, précédemment cités.
Que Dieu vous accorde la réussite et que la réflexion à tout cela vous conduise immédiatement à l’action concrète envers tous vos élèves, de sorte que leur éducation soit conforme à la volonté de notre saint maître, dont le mérite nous protégera.
Avec ma bénédiction, dans l’attente de vos bonnes nouvelles et en vous saluant,
Notes
(1) Le Rav M.Y. Reichman, de Jérusalem. (2) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat. (3) Au fils d’un d’entre eux. (4) 1940, du précédent Rabbi. (5) Assurant l’élévation de toutes les autres.
Lettre n°2018
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2018, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Chevat 5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Nissan(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre, m’apprenant que vous êtes bien arrivé à Casablanca(2). Dieu vous accordera la réussite, dans tous les domaines de votre activité publique. Il en résultera une bénédiction et un succès accrus dans vos préoccupations personnelles, de même qu’en celles des membres de votre famille.
Vous trouverez le moyen de tout accomplir d’une manière pacifique et agréable. Telle est la voie de la Torah, de laquelle il est dit que “ ses voies sont des voies agréables ”. Bien plus, la ‘Hassidout explique que l’amour du prochain, l’amour de la Torah et l’amour de Dieu ne forment qu’une seule et même entité.
Je vous remercie d’avance pour les bonnes nouvelles que vous m’annoncerez prochainement.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,
Notes
(1) Le Rav N.Pinson, alors au Maroc. Voir, à son propos, la lettre n°1909. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1909.
Lettre n°2019
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2019, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Chevat 5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yaakov Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre du jeudi de la Parchat Bo. J’y ai appris avec plaisir que vous commencez à mettre sur pied un Talmud Torah, pour les garçons, à la synagogue et y assurez vous-même l’enseignement.
Vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi, donnant l’assurance qu’un effort n’est jamais vain, même si, parfois, on n’en observe pas immédiatement le fruit. Au final, nous aurons bien la victoire.
Vous connaissez le récit de l’Admour Haémtsahi(2), selon lequel l’abnégation dont fit preuve son père, l’Admour Hazaken, conduisit le Tribunal céleste à trancher qu’en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bonnes actions, ceux qui sont attachés à lui et suivent ses voies auraient le dessus. Vous consulterez également les résumés et notes sur le Tanya, à la page 122.
Comme vous me l’avez demandé, j’ai mentionné votre nom et celui des membres de votre famille près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Que Dieu accorde la réussite à chacun d’entre vous, en tous vos besoins.
Avec ma bénédiction et en saluant tous les ‘Hassidim,
Notes
(1) Le Rav Y.Y. Gurkov. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1958.
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