Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°1960
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1960, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Kislev 5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Daniel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu,
en son temps, votre lettre, par laquelle vous me demandez que faire en Terre Sainte, dans votre ville, dont les habitants sont des personnes simples, réfugiées de différents pays.
J’ai déjà dit que nous nous trouvons dans la période du “ talon du talon du Machia’h ”(2). Chacun doit donc se préparer à sa venue, en fonction de ce que le Machia’h affirma lui-même au Baal Chem Tov(3). Il lui indiqua, en effet, qu’il viendrait “ lorsque tes sources se répandront à l’extérieur ”.
A l’heure actuelle, cette mission incombe à tous ceux qui ont le mérite de bénéficier de la clarté de la ‘Hassidout. Vous m’écrivez que tous les habitants de votre ville sont des personnes simples. Vous avez donc beaucoup à faire, dans ce domaine.
Vous connaissez la distinction suivante, qui apparaît également dans les causeries de mon beau-père, le Rabbi. Auparavant et en fonction de l’ordre établi par la partie révélée de la Torah, ceux qui possédaient la connaissance attendaient qu’on vienne les consulter. Puis, le Baal Chem Tov instaura que ceux-ci se dirigent eux-mêmes vers les personnes qu’ils peuvent guider et il fut suivi par nombre de ses disciples et des disciples de ses disciples.
De même, les ‘Hassidim doivent sillonner les rues, rapprocher les âmes et les cœurs des fils et des filles d’Israël de leur Père Qui se trouve dans les cieux, en leur apportant les voies et les pratiques ‘hassidiques, l’enseignement de la ‘Hassidout.
On attend tout cela de nous et il faut en conclure que nous disposons des forces nécessaires pour y parvenir. En effet, “ le Saint béni soit-Il n’agit pas par ruse envers Ses créatures ” et “ la marque sur le dos du chameau dépend du poids de son fardeau ”(4). Nous devons remercier Dieu de nous avoir accordé une aussi bonne part. Nous vivons à une époque qui a obtenu la révélation de textes et de concepts de la ‘Hassidout accessibles à tous.
Chacun d’entre nous doit donc être un guide spirituel, rapprochant les cœurs juifs de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Nul ne peut mesurer à quel point une telle mission est importante. Elle ne peut pas être appréciée à sa juste valeur. Il est sûrement inutile d’en dire plus.
Vous avez sans doute participé aux réunions ‘hassidiques du mois de Kislev. J’aimerais en savoir plus, à ce sujet.
Avec ma bénédiction pour de longs jours et de bonnes années, qui seront, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, “ bonnes de tous les points de vue ”,
Notes
(1) Le Rav D.Haskind. (2) A proximité immédiate de sa venue. (3) Un jour de Roch Hachana, alors que le Baal Chem Tov, lors d’une élévation de son âme, pénétra dans le palais spirituel du Machia’h. (4) Le résultat est à la mesure de l’effort.
Lettre n°1961
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1961, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Kislev 5713,
Brooklyn,
Aux ‘Hassidim participant au repas organisé pour le jour
de la libération(1), de notre libération et de la délivrance de
notre âme, le 19 Kislev, dans le centre d’étude de rite Ari
Zal, à Fine Avenue, Montréal, que Dieu vous accorde
longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec plaisir que vous avez organisé une réunion ‘hassidique pour le jour lumineux du 19 Kislev(2).
Nos Sages affirment que la Présence divine se révèle chaque fois que dix Juifs se réunissent. L’Admour Hazaken explique, à ce sujet, dans le chapitre 23 d’Igueret Hakodech, que le simple fait qu’ils se réunissent suffit pour provoquer cette révélation. Combien plus en est-il ainsi lorsque le but de cette réunion est de commémorer la libération d’un chef du peuple juif, l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, qui fit don de sa propre personne pour l’amour de son prochain, l’amour de la Torah et l’amour de Dieu.
On peut, à cette occasion, prendre de bonnes résolutions dans tous les domaines qui viennent d’être évoqués. En pareil cas, la révélation divine est encore plus forte et encore plus intense.
Dans une telle situation, les bonnes résolutions que l’on adopte peuvent être particulièrement fructueuses. On les mettra concrètement en pratique, tout au long de l’année. Bien plus, le moment venu, on les renforcera.
Cette idée est également introduite, de manière allusive, par les lumières de ‘Hanouka. Celles-ci soulignent la nécessité de l’ajout, d’un jour à l’autre, au sein du domaine de la sainteté, en particularité dans l’obscurité de l’exil.
Les lumières de ‘Hanouka se distinguent, en ce sens, de celles du Temple, dont le nombre était toujours identique, alors qu’elles-mêmes ont un nombre croissant. On peut justifier qu’il en soit ainsi par le fait que les lumières de ‘Hanouka sont allumées après le coucher du soleil, alors que celles du Temple l’étaient bien avant ce coucher.
Il en découle, pour nous, un enseignement. Lorsque l’on évolue dans un environnement qui n’est pas lumineux, on ne peut pas se contenter des bonnes actions qui ont été réalisées aujourd’hui. Celles-ci ne peuvent pas être identiques à ce qu’elles étaient hier et à ce qu’elles seront demain. Chaque jour doit apporter un ajout par rapport à la veille, car il faut connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté.
Grâce à l’énergie qui convient et à un effort approprié en ce sens, on peut atteindre un tel objectif et connaître la réussite.
Avec ma bénédiction pour tout le bien matériel et spirituel, adressée à chacun des participants, ainsi qu’aux membres de leur famille et à leurs enfants,
Notes
(1) De l’Admour Hazaken, des prisons tsaristes. (2) Voir, à ce sujet , les lettres n°1957.
Lettre n°1962
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1962, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Kislev 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre télégramme concernant votre fille. Ce jour, j’ai reçu également votre lettre du 22 Kislev. Lorsque je me trouvais près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, j’ai mentionné son nom, afin qu’elle ait une prompte guérison. Vous ne manquerez pas de me communiquer cette bonne nouvelle au plus vite.
Différents textes établissent que la joie brise les limites. Il serait donc judicieux que vous participiez, avec les membres de votre famille, personnellement ou bien en prenant en charge les préparatifs, aux réunions ‘hassidiques qui ont lieu, de temps à autre, dans votre ville. Vous hâterez ainsi la guérison de votre fille.
Plus tard, lorsque vous m’écrirez pour m’annoncer cette guérison, vous ne direz pas “ de ses deux cent quarante huit membres ” mais plutôt “ de tous ses membres ”. Cette formulation est clairement établie.
Avec ma bénédiction pour que vous m’annonciez très prochainement une bonne nouvelle,
Lettre n°1963
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1963, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Kislev 5713,
Brooklyn,
Aux ‘Hassidim qui participent à la réunion, en ce jour
lumineux, celui de la bonne nouvelle(1) pour nous, fête
de la libération de l’Admour Hazaken, de notre libération
et de la délivrance de notre âme,
Que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre dans laquelle vous me parlez de votre réunion, une réunion de Justes, car “ tout Ton peuple est constitué de Justes ”, qui fut bonne pour vous et bonne pour le monde. Bien plus, ce rassemblement d’amis a été pénétré d’amour du prochain, d’amour de la Torah et d’amour de Dieu.
On confère un mérite à un jour qui est par nature propice et l’on peut ainsi révéler tout cela en ce monde matériel et grossier, conformément à la décision du tribunal céleste(1), qui fut transmise par mon beau-père, le Rabbi, descendant de l’Admour Hazaken. Selon celle-ci, le don de sa personne dont ce dernier témoigna pour l’enseignement de la ‘Hassidout(2) lui permit d’obtenir que ceux qui lui sont attachés et suivent sa voie aient le dessus, pour tout ce qui est lié à la Torah, à la crainte de Dieu et aux bons sentiments.
Les enfants d’Israël, peuple unique sur la terre, c’est-à-dire, selon l’interprétation de la ‘Hassidout, peuple qui met en évidence l’unité de Dieu dans les préoccupations terrestres, soulignent que la matière et l’esprit ne forment qu’une seule et même entité. Ils doivent connaître le succès moral pour obtenir la réussite matérielle, enfants, santé et prospérité matérielle, selon les besoins de chacun.
Que Dieu vous accorde et nous accorde, au sein de tout le peuple d’Israël, d’illuminer la part du monde qui est confiée à chacun, de guider les élèves et les disciples, conformément au Dessein divin et à la mission assignée à chacun ici-bas. Nous le ferons en bonne santé physique, en bonne santé morale, dans une largesse véritable.
Avec ma bénédiction pour tout le bien,
Notes
(1) Voir la lettre n°1958. (2) Pour lequel il fut emprisonné.
Lettre n°1964
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1964, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Kislev 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Selon ce que le Rav(1) m’écrit, vous vous consacrez tous, de même que vos enfants, à une activité communautaire juive, qui consiste à guider votre entourage dans tous les domaines de la pratique juive. Le mérite que constitue un tel accomplissement est inestimable.
Vous connaissez l’explication(2) transmise par mon beau-père, le Rabbi, au nom du saint Baal Chem Tov, selon laquelle chaque Juif et chaque Juive, jeune ou vieux, est infiniment plus précieux à Dieu que l’est un fils unique à ses parents. Que l’on s’imagine donc le plaisir que l’on cause à des parents en leur ramenant le fils unique qu’ils n’ont pas vu depuis bien longtemps. Or, celui que l’on procure à Dieu est infiniment plus grand, lorsque l’on rapproche un Juif de la pratique juive. La récompense et le mérite qui en découlent échappent à notre entendement.
Puisse Dieu faire que vous observiez tout cela de vos yeux de chair, sous la forme de la satisfaction juive que vous concevrez de vos enfants. Vous-même et votre épouse obtiendrez tout cela dans la santé et la joie.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le nom de ce Rav n’est pas indiqué afin de respecter la confidentialité. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°1985 et 2108*.
Lettre n°1965
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1965, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Kislev 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’écrivez qu’il sera peut-être possible de construire, le moment venu, un Mikwé dans votre ville, en mettant en contact l’eau courante et celle de la pluie.
Vous devez savoir que l’on a adopté, ces dernières années, une attitude plus rigoriste, en la matière, y compris aux Etats Unis. J’ai donc bon espoir, quand le moment viendra de le construire, que vous puissiez faire un Mikwé acceptable pour tous les avis, sans avoir recours à la permission à laquelle vous faites allusion.
Lettre n°1966
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1966, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Kislev 5713,
Brooklyn,
Au Rav et Tsaddik, ‘Hassid issu d’une illustre lignée,
le Rav Barou’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu, quoiqu’avec un peu de retard, votre lettre du 5 Tichri et la photographie qui y était jointe(2), à propos de laquelle vous faites une analyse, vous demandant si elle est véridique. Elle a déjà été éditée plusieurs fois et différentes opinions ont été exprimées, à son sujet.
Vous consulterez le Demouyot Guedoleï Ha ‘Hassidout(3), du Rav Charantski, édité à Tel Aviv en 5705(4), à la page 35. Vous y trouverez également cette photographie, que je vous restitue avec la présente. Ce que je vous demandais, dans ma lettre était, en fait, le saint manuscrit(2) que l’on m’a dit être en votre possession. Si vous vouliez m’en adresser au moins une copie, je vous en serais reconnaissant.
Vous me dites que vous possédez un saint manuscrit du Baal Chem Tov, une lettre adressée au Toledot(5). Il faudrait vérifier s’il s’agit de celle qui est imprimée au début du premier tome du recueil Hatamim. Le manuscrit correspondant se trouve dans la collection de mon beau-père, le Rabbi. S’il s’agit de cette lettre, ce ne peut donc être qu’une copie, provenant d’une autre origine.
Par ailleurs, vous trouverez également dans le livre du Rav Charantski, précédemment cité, d’autres photographies dont vous faites mention dans votre lettre.
Vous trouverez ci-joint un bon d’envoi en port payé pour les frais d’expédition.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav B.de Darobitch. Rabbi Its’hak de Darobitch était l’un des érudits de la génération contemporaine du Baal Chem Tov. (2) Vraisemblablement d’un des maîtres de la ‘Hassidout. (3) Recueil d’images des maîtres de la ‘Hassidout. (4) 1945. (5) Rabbi Yaakov Yossef de Polnoa, auteur du Toledot Yaakov Yossef.
Lettre n°1967
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1967, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Kislev 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction à l’occasion du “ jour de la bonne nouvelle ”(1), celui de la libération du 19 Kislev. Puisse Dieu exaucer positivement les souhaits de votre cœur, matériellement et spirituellement et que s’accomplisse en vous la bénédiction, conformément à la formulation(2) de mon beau-père, selon laquelle “ vous serez inscrit et scellé pour une bonne année d’étude de la ‘Hassidout et de pratique de ses voies ”.
Vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi, établissant qu’une action est préférable à mille plaintes. Au lieu de vous lamenter sur votre sort, vous devriez donc redoubler d’ardeur à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout(3).
Bien évidemment, vous devez aussi préserver votre santé physique, conformément à l’enseignement du Baal Chem Tov. Et, il n’y a aucune contradiction entre ces deux préoccupations. Bien au contraire, l’une permet de mettre l’autre en pratique.
Nos Sages disent que “ celui qui te dit avoir fait des efforts et obtenu le succès, tu peux le croire ”. En conséquence, vous connaîtrez vous-même le succès, dans ce domaine(4).
Avec ma bénédiction pour que vous étudiez la Torah avec crainte de Dieu et de manière fructueuse,
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1958. (2) A propos du 19 Kislev, Roch Hachana de la ‘Hassidout. (3) Cette lettre est vraisemblablement adressée à un élève de la Yechiva. (4) Avec l’effort qui convient.
Lettre n°1968
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1968, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Cinquième lumière(1) 5713,
Brooklyn,
A mon proche parent, le Rav et Tsaddik, dont le renom et la
gloire sont établis, issu d’une illustre famille, descendant de
grands Sages, Rabbi Mena’hem Binyamin Ben Tsion(2) Chlita,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été heureux d’apprendre par mon parent, le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Chmouel Zalmanov, que vous vous sentez mieux. Puisse Dieu faire que cette amélioration se poursuive.
Nos Sages disent que l’on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté. Plusieurs Décisionnaires considèrent même qu’il s’agit d’une disposition de la Torah. Vous consulterez les références citées, à ce sujet, par le Sdeï ‘Hémed, dans ses principes, à la lettre Mêm, principe 194, de même que le Meassef Le’hol Hama’hanot Ora’h ‘Haïm, chapitre 25, paragraphe 12. En revanche, le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, Ora’h ‘Haïm, à la fin du chapitre 34, considère que ce principe a été instauré par nos Sages. Néanmoins, il n’adopte pas de décision tranchée, à la fin de ce paragraphe. Il le fait, dans plusieurs autres textes, quand il n’arrête pas définitivement une position. Mais, l’on n’en dira pas plus ici.
Le Rambam, dans ses lois des opinions, au début du chapitre 4, affirme que le fait d’être en bonne santé est partie intégrante des voies de Dieu(3). Il dit aussi, au début des lois du crime, que le corps est la propriété de Dieu. Vous consulterez, à ce sujet, le commentaire du Radbaz sur le Rambam, lois du Sanhédrin, fin du chapitre 18, le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, lois des dégâts corporels, paragraphe 4. Vous verrez également les termes de l’Admour Hazaken, dans son Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, seconde édition, à la fin du chapitre 4.
Il a déjà été expliqué, lors d’une réunion amicale de ‘Hassidim(4), de quelle manière les lumières de ‘Hanouka soulignaient la nécessité de cet ajout. Elles furent instaurées du fait des lumières qu’on allumait dans le Temple et elles en découlent. Malgré cela, elles s’en écartent, de différents points de vue. L’une de ces différences est la suivante.
Les lumières du Temple ont toujours le même nombre, alors que celles de ‘Hanouka sont en nombre croissant. Peut-être est-il possible d’avancer, à ce propos, l’explication suivante. Les lumières du Temple sont une révélation divine et non le résultat d’une guerre, de l’obscurité, de l’impureté des huiles se trouvant dans le Sanctuaire. Bien au contraire, elles étaient “ un témoignage porté devant toutes les créatures du monde de l’amour(5) envers Israël ”, selon le commentaire de Rachi sur le traité Chabbat 22b.
A l’opposé, les lumières de ‘Hanouka furent obtenues à l’issue de l’obscurité qui résulta de la guerre contre les Grecs impies et les Juifs dévoyés, selon le livre de Daniel, au chapitre 11. Vous consulterez, à cette référence, les commentaires, entre autres, de Rachi et des Metsoudot. Yossifon(6), qui est cité par le commentaire de Rachi, en fait une longue description.
De ce point de vue, les lumières de ‘Hanouka dépassent effectivement celles du Temple. Elles sont allumées en nombre croissant. De plus, il y en a huit et non sept. La même différence existe entre la harpe du monde futur et celle du Temple(7), selon le traité Ara’hin 13b, que commente le Likouteï Torah Tazrya, page 21d. Vous consulterez également les responsa du Rachba, tome 1, chapitre 9.
En outre, les lumières de ‘Hanouka sont immuables, comme le dit le Ramban, au début de la Parchat Beaalote’ha. C’est en ce sens que la clarté résultant de l’obscurité dépasse celle qui est d’emblée créée de manière lumineuse, comme l’explique le Tanya, aux chapitres 26, 27 et 36. Vous consulterez également le Zohar, tome 3, page 47b.
De la même façon, on peut considérer que le service de Dieu avec son corps et par son corps, lorsque celui-ci est intègre et en bonne santé, dépasse celui de l’âme. Vous consulterez, à ce propos, le Tanya, à la même référence et Igueret Hakodech, à la fin du chapitre 8.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) De ‘Hanouka. (2) Le Rav M.B. B. T. Rottenberg, le Rabbi de Byalé. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ C’est la formulation que l’on trouve dans toutes les éditions du Rambam que j’ai pu consulter, mais l’on peut s’interroger, à ce sujet. Il semble évident qu’il y ait ici un oubli des premiers éditeurs, repris par les suivants, qui ne s’en aperçurent pas, d’autant que ceux qui étudient les lois des opinions sont peu nombreux. En fait, il faudrait dire que ‘être en bonne santé est partie intégrante des voies du service de Dieu’. Car, la fin du chapitre précédent dit que ‘l’on doit s’assurer que son corps est intègre et fort. Celui qui agit de la sorte tout au long de sa vie sert Dieu de manière effective, en permanence, puisque son corps est prêt pour cela’. Le Rambam poursuit donc, dans le chapitre 4, en soulignant que ‘être en bonne santé est partie intégrante des voies du service de Dieu’ ou encore ‘des moyens de percevoir Dieu’. Sa conclusion, de même que la preuve qu’il cite, permettent d’établir qu’il en est bien ainsi : ‘En effet, il doit comprendre et percevoir le Créateur’. Or, je n’ai vu aucun commentateur du Rambam qui pose cette question ”. Voir également, à ce propos, la lettre n°1647. (4) Voir le Likouteï Si’hot, tome 1, page 89-92 et également la lettre n°1957. (5) De Dieu. (6) Flavius Joseph. (7) La première a huit cordes, la seconde en a sept.
Lettre n°1969
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1969, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Cinquième lumière de ‘Hanouka 5713,
Brooklyn, New York,
Aux femmes et jeunes filles ‘Habad(1),
auxquelles Dieu accordera longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
A l’occasion de ‘Hanouka et à titre de cadeau pour cette fête, vous a été envoyé le Beth Rabbi(2), en Yiddish, qui vient de paraître.
J’espère qu’au cours de vos réunions, vous ferez un large usage de ce livre, afin de mieux connaître la vie et l’œuvre de nos maîtres, les “ Patriarches de ‘Habad ”, dont le mérite nous protégera. De la sorte, vous pourrez puiser plus avantageusement à leur source d’eaux vives, mieux assumer votre rôle de femme et de jeune fille ‘Habad, diffuser la clarté de la Torah et des Mitsvot dans l’esprit de l’enseignement de ‘Habad, non seulement dans votre propre foyer, mais aussi dans tout votre entourage.
Tout est effet de la divine Providence et ceci s’applique également au fait que le Beth Rabbi ait été édité durant le mois de la libération de ‘Habad(3), en particulier pendant les jours de ‘Hanouka. On peut assurément en tirer un enseignement(4).
Les femmes sont tenues d’allumer les lumières de ‘Hanouka au même titre que celles du Chabbat. Or, les unes et les autres se distinguent, en particulier, par le fait que les premières sont allumées après le coucher du soleil, lorsque la nuit tombe, alors que les secondes brillent déjà pendant le jour, avant le coucher du soleil.
De plus, on allume, à la veille du Chabbat, toujours le même nombre de lumières, alors que, chaque soir, celui des lumières de ‘Hanouka augmente.
Cet enseignement est donc le suivant. On ne peut pas se contenter d’éclairer son propre foyer, par la clarté de la Torah, des Mitsvot et du luminaire de la Torah(5), de sa lumière profonde qui est la ‘Hassidout. On doit également illuminer la “ rue ”.
C’est à cela que font allusion les lumières de ‘Hanouka, qui sont allumées “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”. Bien plus, lorsque la rue est obscure, on ne peut se contenter d’une seule lumière. Il faut sans cesse en ajouter une nouvelle, agrandir les forces, élargir les accomplissements, conformément à la conception de ‘Habad, qui est basée sur l’amour de Dieu, l’amour de la Torah et l’amour du prochain.
J’espère qu’à l’image des lumières de ‘Hanouka, vos accomplissements se multiplieront. De la sorte, vous recevrez la clarté de Dieu pour vous-même et pour tous les membres de votre famille. Vous recevrez les bénédictions pour la santé, les enfants et la prospérité.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir la lettre n°1869. (2) Biographie de l’Admour Hazaken, de l’Admour Haémtsahi et du Tséma’h Tsédek. (3) Du 19 Kislev. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°1957. (5) De la ‘Hassidout.
Lettre n°1970
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1970, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Tévet 5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav N.N.(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) Globalement, j’ai déjà accusé réception de vos lettres. Néanmoins, je précise encore une fois que je les ai reçues en leur temps, y compris celles pour lesquelles vous m’interrogez, c’est-à-dire vos courriers du 22 Elloul, avec les listes(2), du 30 Tichri, du 9 Mar’hechvan, du Roch ‘Hodech Kislev, du 3 et du 13 Kislev, avec ce qui y était joint.
Les listes et les demandes de bénédiction ont été lues, en leur temps, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Sans doute avez-vous également reçu mon télégramme, à propos de la distribution d’argent(3), à l’occasion de ‘Hanouka, comme l’an dernier.
B) J’ai été satisfait de la lettre détaillée que vous m’avez écrite à propos des élèves, de leurs études et de leur crainte de Dieu, de leur connaissance du Tanya et de la manière dont ils récitent des textes ‘hassidiques.
Il est inutile de préciser à quel point il est important que les élèves récitent de la ‘Hassidout en public, qu’ils choisissent des textes que leurs auditeurs puissent comprendre. Outre toutes les autres qualités, il y a également là un moyen de multiplier le nombre de ces auditeurs, car “ un ami possède, à son tour, un ami ”(4).
Sans doute serait-il bon que les élèves les plus âgés expliquent également l’avis de nos maîtres, afin que ces auditeurs puissent, à leur tour, en faire part, chez eux, à leurs enfants. C’est de cette manière que mon beau-père, le Rabbi définit l’intérêt de ses causeries.
C) Vous évoquez l’étude du Yoré Déa à la Yechiva(5). Votre lettre semble indiquer que cette étude est obligatoire pour tous les élèves qui accèdent à la grande classe. Ceux-là étudient essentiellement le Yoré Déa, comme le dit votre courrier et seulement deux heures(6) de Guemara, avec ses commentaires..
Une telle organisation des études est sans doute bonne si tous les élèves se destinent au rabbinat et possèdent d’ores et déjà de bonnes connaissances de la Guemara. En revanche, si l’une de ces conditions n’est pas remplie, il semble préférable d’augmenter le nombre des heures consacrées à la Guemara. Néanmoins, on pourra choisir les traités talmudiques dont le contenu est concrètement applicable.
Pour autant, il est clair qu’ils doivent connaître également les traités que l’on étudie dans les autres Yechivot.
D) Dans la liste portant sur l’étude du Tanya, vous m’écrivez que certains élèves le connaissaient, mais l’ont oublié. Il faut s’efforcer de trouver les mots qui sauront les convaincre de trouver le moyen de s’en rappeler.
Certes, cela est plus difficile pour ce qui est ancien que pour ce qui est nouveau. Néanmoins, différents textes précisent à quel point il est grave d’oublier ce que l’on a appris, même si la Michna traitant de ce sujet(7) ne s’applique pas à leur cas. En effet, leur situation est sans doute celle qui est décrite par les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, au chapitre 2, à partir du paragraphe 7(8).
E) A l’avenir, il serait bon de préciser, dans les listes d’élèves récitant de la ‘Hassidout par cœur, de quels textes ou parties de texte il s’agit.
Comme je l’ai dit, il me semble important de choisir des discours ‘hassidiques pouvant être compris par ceux qui les écoutent.
F) Vous me décrivez également de quelle manière se déroulent les examens. Il serait bon, pour les faire passer, d’obtenir la participation, au moins une ou deux fois par an, de personnalités extérieures, en dehors des enseignants ou du recteur de la Yechiva.
Il peut s’agit d’un Rav de la ville ou de l’un des réfugiés. Bien évidemment, il ne doit en résulter aucun problème et vous prendrez donc conseil, à ce sujet, auprès du grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav B.E. Gorodetski(9).
Ceci permettra de faire connaître la Yechiva et sera aussi un moyen de récolter des fonds. La renommée(10) se répandra également dans les autres pays.
G) Vous m’interrogez sur la manière d’enseigner la ‘Hassidout à la classe qui a déjà acquis son autonomie dans l’étude. Il est difficile d’émettre un avis tranché, sur ce point, quand on se trouve à distance.
Il appartient à la direction de la Yechiva, sur place, de prendre cette décision, en fonction des aptitudes de la majeure partie des élèves de cette classe, après avoir évalué quel effet aurait sur eux la répartition des études entre la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, en fonction des différentes combinaisons qui peuvent être envisagées.
Puisse Dieu faire que votre décision soit fructueuse.
H) Vous m’interrogez également sur le fait de réciter des textes de ‘Hassidout par cœur. Vous ne précisez pas pour quelle raison un relâchement est constaté, en la matière. Est-ce de la paresse, parce qu’il est plus simple qu’il en soit ainsi ? Vous savez à quel point la paresse est dommageable, surtout lorsqu’elle porte sur la ‘Hassidout.
En revanche, si l’étude par cœur empiète celle qui est menée sur texte, il est clair qu’en la matière, chacun est différent. Pour certains, il n’y a là qu’un prétexte. Pour d’autres, l’affaiblissement de la crainte de Dieu peut être la cause.
En conséquence, il faut s’adresser à chacun en fonction de sa motivation.
I) Vous me posez une question sur l’étude du Choul’han Arou’h Yoré Déa à laquelle j’ai globalement répondu auparavant. J’ajoute que, pour avoir l’ordination rabbinique, il faut aussi connaître certains passages de la Guemara, de même que différentes notions, au moins superficiellement.
Pour ce qui est de l’étude proprement dite du Yoré Déa, vous savez que, globalement, les élèves consacrent maintenant moins de temps à l’étude de la Torah qu’auparavant. En conséquence, ils n’ont pas la possibilité d’apprendre avec autant de soin le Peri Megadim(11).
J) Concernant les élèves venus du Maroc, vous savez ce que nos Sages disent d’un enfant et leur enseignement s’applique également à celui qui est un enfant par le niveau de ses connaissances en Torah, de façon générale et en ‘Hassidout, plus particulièrement : “ Il faut le repousser de la main gauche(12) et le rapprocher de la droite(13) ”. Bien plus, pour eux particulièrement, il faut renforcer la main droite, qui rapproche et affaiblir la gauche, qui éloigne.
En effet, leur présence permettra d’attirer d’autres élèves, dans cette Yechiva et dans les autres. Or, dans de tels endroits et à pareille époque, il s’agit, à proprement parler, d’une action de sauvetage, compte tenu de l’obscurité du monde. On apporte là le luminaire de la Torah, qui en est la dimension profonde, tout en restant accessible à l’intellect humain. Et, “ le corps suit la tête ”(14).
En conséquence, il faut adopter, au moins dans un premier temps, une position conciliante pour ce qui concerne l’étude de la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. Vous devez les encourager pendant les réunions ‘hassidiques, bien sûr avec des propos formulés en termes généraux et sans s’adresser à quelques uns en particulier, leur expliquer l’importance de la ‘Hassidout, partie profonde de la Torah, qui en est l’âme. Celle-ci vivifie la partie révélée de la Torah, qui en est le corps.
Il est à peu près certain que ces élèves du Maroc correspondent avec des amis se trouvant dans d’autres endroits et ceux-ci, à distance, seront influencés par leur satisfaction.
K) Concernant les élèves du Maroc, vous savez à quel point ceux-ci sont émerveillés par les récits des Justes, l’effet que ces contes exercent sur eux.
C’est de cette façon que vous pourrez les influencer également dans d’autres domaines.
L) J’ai déjà écrit et je répète encore qu’un retard d’une de mes réponses n’est, en général, à imputer qu’à mes nombreuses activités. Et, la Torah affirme que l’on doit suivre la majorité(15).
En conséquence, il faut écarter toutes les autres explications, en l’absence d’une indication contraire de ma part.
Notes
(1) Le Rav Nissan Nemanov, directeur de la Yechiva Loubavitch de Brunoy. Voir, à son sujet, la lettre n°1944. (2) Vraisemblablement des élèves de la Yechiva. (3) Aux élèves de la Yechiva. (4) L’information circule de la sorte. (5) Pour les élèves préparant l’ordination rabbinique. (6) Par jour. (7) Qui parle d’un oubli volontaire. (8) Celle d’une personne fatiguée ou dont les moyens intellectuels sont limités. (9) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski, directeur du bureau d’aide aux réfugiés, à Paris. (10) De la Yechiva. (11) Qui commente le Yoré Déa. (12) Faiblement. (13) Avec force. (14) Et adopte la pratique qu’il a bien comprise. (15) Et, donc considérer que c’est systématiquement le cas.
Lettre n°1971
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1971, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Tévet 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
A) J’ai bien reçu votre lettre du 20 Kislev. A la veille de Roch ‘Hodech Tévet, je me suis rendu près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et j’y ai mentionné votre nom, de même que ceux des membres de votre famille, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins.
B) Vous me demandez également(1) si vous devez vous installer en un autre endroit, dans lequel vous pensez obtenir un meilleur logement, dans un meilleur environnement, un bon travail, vous permettant de gagner correctement votre vie. Vous sollicitez mon avis, sur cette question.
Ma position est la suivante. Je vous demande de la communiquer aux ‘Hassidim qui résident à Kfar ‘Habad. Certains m’ont interrogé, à ce sujet et ceci sera donc la réponse à leur question.
Votre lettre indique et tous savent que vous êtes allé en Terre Sainte du vivant de mon beau-père, le Rabbi, dans ce monde physique. Celui-ci vous a écrit pour vous dire de quelle manière vous deviez vous y installer. Il a souligné, à maintes reprises, que vous deviez rester tous ensemble et bâtir Kfar ‘Habad.
Différents textes de ‘Hassidout soulignent que la manière d’assurer sa subsistance, à l’heure actuelle est comparable à la manne que l’on recevait dans le désert(2). Celle-ci est, à proprement parler, miraculeuse. Faisant référence à la logique, nos Sages constatent à quel point il est difficile de satisfaire les besoins de l’homme. Combien plus en est-il ainsi à l’époque actuelle!
Ainsi, la subsistance de chacun est véritablement miraculeuse, même si l’obscurité de l’exil rend l’erreur possible. Il en est ainsi en tout endroit, mais c’est particulièrement vrai en Terre Sainte qui, pour l’heure, est détruite, mais sera bientôt rebâtie et restaurée. Là, il est encore plus difficile d’assurer sa subsistance matérielle.
C’est là raison pour laquelle il faut favoriser tout ce qui permet de rendre sa propre situation plus aisée, mais non la compliquer, ce qu’à Dieu ne plaise.
L’un des moyens les plus efficaces pour recevoir les bénédictions consiste à s’unir aux autres, comme le dit le chapitre 32 du Tanya. Différents textes de ‘Hassidout et également des livres d’Ethique l’expliquent. Bien plus, la logique élémentaire permet d’établir qu’il en est bien ainsi.
Il est aussi un autre point. Il faut maintenir le cap qui a été indiqué par le chef de la génération, mon beau-père, le Rabbi. En effet, si l’on agit par ses propres moyens, parfois, on obtient néanmoins le résultat escompté, mais, d’autres fois, ce n’est pas le cas, ce qu’à Dieu ne plaise.
Troisième point, pour que ces canaux véhiculent pleinement la bénédiction, il faut s’en tenir strictement aux instructions données par celui qui a révélé leur présence, qui est l’intermédiaire chargé de lier la source de ces bénédictions à ceux qui doivent les recevoir.
Il découle de ce qui vient d’être dit que le contraire de l’unité et le désaccord sont l’antithèse de la volonté de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, qui distribue toutes les bénédictions. Quiconque agit de la sorte, ce qu’à Dieu ne plaise, se cause du tort à lui-même et en cause aux autres.
Vous connaissez, à ce propos, le dicton du Tséma’h Tsédek(3) sur les quatre premières lettres de l’alphabet, Alef, Beth, Guimel, Dalet.
L’unité, A’hdout(4) et l’amour, Ahava(4) conduisent à la bénédiction, Bera’ha(5). L’orgueil, Gaava(6), provoque la pauvreté, Dalout(7).
C) Il est bien clair que la bénédiction accordée par mon beau-père, le Rabbi, s’adresse, en premier chef, aux ‘Hassidim immigrés de notre pays(8) et installés à Kfar ‘Habad, puis, ensuite seulement, à ceux qui ont opté pour un autre endroit.
Il faut donc, par toutes les manières possibles, s’efforcer de recevoir cette bénédiction en cet endroit et ne pas aller ailleurs, là où elle devrait parcourir un chemin plus long. Il est évident que quelques ‘Hassidim n’ont pas les moyens d’assurer leur subsistance à Kfar ‘Habad. Néanmoins, la Torah elle-même demande de suivre la voie majoritaire. Par la suite, si l’on s’aperçoit qu’il n’y a aucune issue, après avoir tout essayé, on peut ensuite emprunter une autre voie.
D) Si, en tout endroit, il est nécessaire de maintenir les différentes pratiques instaurées par mon beau-père, le Rabbi, combien plus est-ce le cas pour ceux qui ne sont pas encore pleinement installés, en particulier en notre Terre Sainte, vers laquelle “ toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”.
Là, un plus grand mérite est nécessaire, en chaque domaine. Il est donc encore plus indispensable de s’en tenir aux pratiques de mon beau-père, le Rabbi et, de la sorte, de recevoir, de manière naturelle, les bénédictions surnaturelles dont chacun a besoin, pour lui même et pour tous les membres de sa famille.
E) Comme je le disais auparavant, vous transmettrez sans doute cela à tous les ‘Hassidim de Kfar ‘Habad. C’est avant tout le premier point qui doit leur être souligné, la nécessité de faire des efforts pour réaliser l’unité entre les hommes, comme l’explique le discours ‘hassidique Hé’haltsou, avec un commentaire de mon beau-père, le Rabbi.
Tout cela est encore plus important en Terre Sainte(9), surtout pour des ‘Hassidim, attachés aux maîtres de ‘Habad.
Avec ma bénédiction pour que Dieu vous inspire le bon endroit où vous installer et pour connaître la réussite matérielle et spirituelle,
Notes
(1) Voir, à ce propos, les lettres n°1939 et 2242. (2) Et transcende la rationalité. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°1035 et 2241. (4) Mots qui commencent par un Alef. (5) Mot qui commence par un Beth. (6) Mot qui commence par un Guimel. (7) Mot qui commence par un Dalet. (8) La Russie. (9) Voir, à ce propos, la lettre n°1769.
Lettre n°1972
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1972, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Tévet 5713,
Brooklyn,
Au ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins
communautaires, le Rav Yossef Ben Maïmon(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre du 5 Kislev. Mon secrétaire ne connaît pas l’espagnol et je dois donc vous répondre dans la Langue sacrée. Vous comprendrez sans doute le contenu de ma lettre.
Il y a quelques temps, mon fondé de pouvoir(2), le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski, était ici et nous nous sommes entretenus, à propos du restaurant universitaire de Madrid.
Depuis une dizaine de jours, le Rav Gorodetski est rentré à Paris. De là-bas, il fera sans doute tout ce qui est en son pouvoir pour remédier à la situation actuelle. Si, entre temps, interviennent des éléments nouveaux, vous voudrez bien les communiquer directement au Rav Gorodetski, afin d’aller plus vite. Puis, vous en adresserez une copie ici.
J’espère que vous et vos amis, vous êtes réunis à ‘Hanouka, afin d’évoquer le miracle de cette fête, qui survint à l’époque. Encore à l’heure actuelle, il est important que les enfants d’Israël résistent, avec la plus ferme détermination, à ceux qui veulent leur faire “ oublier la Torah de Dieu ”, leur faire transgresser “ les Décrets de Ta Volonté ”.
Au final, Dieu accorde la réussite, le salut et la délivrance à tous ceux qui suivent Ses voies.
Avec ma bénédiction de réussite et en saluant tous vos amis,
Notes
(1) De Madrid. (2) En Europe.
Lettre n°1973
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1973, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[1er Tévet 5713]
Dieu fasse que la grossesse de votre épouse se passe bien et qu’elle soit aisée, qu’elle donne naissance, facilement, en son temps, à un enfant en bonne santé.
Il serait bon que vous vous efforciez, sans ostentation, d’ouvrir vous-même l’arche sainte lorsqu’on lit le Séfer Torah(1). Vous le ferez jusqu’à la naissance, qui sera en un moment bon et fructueux.
Votre épouse, pour sa part, fera un ajout à ce qu’elle donne à la Tsédaka, avant d’allumer les bougies(2), de même que les lundis et jeudis matins(3).
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1550. (2) Du Chabbat et des fêtes. (3) Jours de lecture du Séfer Torah.
Lettre n°1974
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1974, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Tévet 5713,
Brooklyn,
A nos maîtres, les grands Rabbanim, rendant le jugement, chacun
pour sa communauté, les responsables communautaires, chargés de
renforcer la Torah et la pratique juive dans l’esprit de la Tradition,
tous nos frères, les enfants d’Israël, qui chérissent la Torah et la
Mitsva, en tous endroits où ils se trouvent, que Dieu leur accorde
longue vie,
Je vous salue largement et vous bénis,
Je confie, par la présente, au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires de manière scrupuleuse et sert fidèlement, le Rav Elyahou Simpson, la mission de visiter les endroits où résident nos frères juifs, afin de leur transmettre mes salutations et de recevoir les leurs, d’avoir connaissance de la situation de chaque ville, en ce qui concerne le Judaïsme, les institutions de Torah et les écoles.
Le Rav Simpson indiquera également tout ce qui peut être amélioré et renforcé, dans l’esprit de la Tradition. Enfin, il expliquera la situation de nos institutions dans ce pays, en notre Terre Sainte, en Europe et en Afrique.
Commentant le verset “ je dors, mais mon cœur est en éveil ”, nos Sages expliquent que, même pendant la période de l’exil, le cœur d’Israël est en éveil pour toute initiative positive. Or, il n’est de bon que la Torah, les Mitsvot et les réalisations constructives.
Sans doute lui viendrez-vous en aide, pour qu’il mène à bien la mission qui lui est confiée et renforce nos institutions, dans les endroits précédemment cités.
Que Dieu accorde à chacun d’entre nous d’assumer pleinement la mission qui lui est confiée ici-bas, en illuminant son entourage, la part du monde qui lui est attribuée, par la lumière et le luminaire de l’amour de Dieu, de l’amour de la Torah et de l’amour du prochain.
Avec mes respects et ma bénédiction pour le bien matériel et spirituel,
Lettre n°1975
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1975, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Tévet 5713,
Brooklyn,
Aux dirigeants du réseau(1) en Terre Sainte,
Que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
A) J’ai déjà dit qu’à mon sens, vous devez vous atteler à la tâche, même si celle-ci est relativement peu développée, pourvu qu’elle vous fasse acquérir une bonne réputation et de la renommée.
De fait, les moyens financiers sont limités, de même que le nombre des enseignants et des enseignantes. Il faut donc éviter de se disperser, même de manière superficielle, entre des activités sans lien entre elles.
En conséquence, vous parlez, dans votre lettre, de fonder des jardins d’enfants et un internat. Vous vous contenterez donc de mener une enquête, à ce sujet ou encore de préparer l’action, jusqu’à un certain point. Puis, si celle-ci convient à ‘Habad, vous la transmettrez à l’institution correspondante.
Bien évidemment, vous pouvez dialoguer avec cette institution ou même appartenir à sa direction. En revanche, une telle action ne concerne pas le réseau(1) et ses activités.
B) Si les jardins d’enfants peuvent fonctionner en collaboration avec les écoles primaires et si vous disposez des moyens humains et financiers nécessaires pour les diriger, il faudra envisager de telles créations, en tout endroit où elles s’avéreront nécessaires.
Néanmoins, il en sera ainsi seulement si vous ne pouvez pas faire autrement.
C) J’ai été extrêmement satisfait que vous ayez instauré, selon l’expression de votre lettre, des “ journées d’approfondissement ”(2). Il serait bon de trouver le temps d’en organiser une autre cession.
Bien évidemment, pour augmenter le prestige d’une telle activité, il serait bon d’y faire participer un plus grand nombre de ‘Hassidim et d’amis, non seulement comme auditeurs, mais aussi comme intervenants et comme dirigeants.
D) Sans doute profiterez-vous des jours de ‘Hanouka. De même, vous ferez les préparatifs qui conviennent pour le 10 Chevat(3) et, bien entendu, pour Pourim.
A cette occasion, vous expliquerez aux enfants l’histoire de ces périodes et surtout l’enseignement concret qui en découle.
E) Il est, bien sûr, positif d’instaurer l’étude du Sifrénou(4), s’il n’en résulte pas de différence et de séparation entre les connaissances des élèves du réseau et celles des élèves d’autres écoles.
Vous me dites qu’il est impossible de se procurer le Sifrénou en Terre Sainte. Il serait bon de calculer combien coûterait son impression sur place. Vous vérifierez également si une autorisation particulière est nécessaire, dans le cas où les livres vous seraient expédiés d’ici, à quelle adresse et en quel quantité un tel envoi serait possible.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,
Et dans l’attente de vos bonnes nouvelles, très prochainement,
Notes
(1) Ohaleï Yossef Its’hak. (2) Pour former les éducateurs. (3) Date de la Hilloula du précédent Rabbi. (4) Livre de lecture.
Lettre n°1976
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1976, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tévet 5713,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva Loubavitch de Lod,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai déjà donné plusieurs fois mon avis à propos de l’activité des élèves. Tout ce qui les concerne doit être décidé par la direction de la Yechiva et recevoir son accord, comme nous l’avons entendu de mon beau-père, le Rabbi. C’est également le cas, en l’occurrence.
Néanmoins, cette direction doit tenir compte de la sensibilité de chaque élève et ne pas trop “ serrer la bride ”. De même, il faut avoir conscience que certaines pratiques, du fait de la situation, peuvent être considérées comme une Mitsva ne pouvant pas être mise en pratique par une autre personne, auquel cas on suspend l’étude de la Torah pour l’accomplir.
Dans ce dernier cas, il faut surveiller et s’assurer que les élèves non concernés par cette décision ne s’en trouvent pas découragés.
Je vous adresse ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée.
Dans l’attente de bonnes nouvelles, au plus vite, en tous ces domaines,
N. B. : Il serait bon, lorsque l’on écrit mon nom d’orthographier Mendel avec un Aïn.
Lettre n°1977
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1977, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tévet 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu vos trois lettres et surtout la seconde, celle de l’issue du Chabbat Parchat Mikets, dans laquelle vous me dites que vous avez conservé la place qui est la vôtre, dans la vigne de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. A n’en pas douter, c’est la position la meilleure, matériellement et spirituellement, pour vous et pour tous les membres de votre famille.
Vous devez faire confiance à Dieu, Qui vous accordera sûrement d’observer au plus vite, de vos yeux de chair, qu’il en est bien ainsi.
Vous connaissez le récit de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel un ‘Hassid, pour adopter un bon comportement, doit se pénétrer de la conscience qu’il est “ la vache du Saint béni soit-Il ”. Vous consulterez, à ce sujet, la fin du chapitre 46 et le chapitre 18 du Tanya.
Vous devez donc assumer votre mission, c’est-à-dire “ donner du lait ”. De la sorte, votre “ Propriétaire ”, le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il assurera votre subsistance et satisfera tous vos besoins.
Avec ma bénédiction de réussite dans tous les domaines, en particulier dans votre mission sacrée, consistant à rapprocher les cœurs juifs de leur Père Qui se trouve dans les cieux et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Lettre n°1978
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1978, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tévet 5713,
Brooklyn,
Aux dirigeants de l’association ‘Habad en Terre Sainte,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre télégramme relatif à la visite, ici même, de monsieur Kol(1). Il est venu me voir jeudi dernier et, au cours de notre discussion, il m’a dit très simplement qu’il tiendrait promesse à propos de la construction de l’école agricole du Kfar(2). Pour ma part, j’ai confirmé, sous ma propre responsabilité, que la moitié du montant de la dépense serait remboursée à l’Agence juive dans les cinq ans(3).
Répondant à ma question, il m’a indiqué qu’il était préférable de choisir des maisons en bois préfabriquées, importées de l’étranger. Mais, par la suite, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec un entrepreneur de Terre Sainte. Ce dernier m’a dit qu’il faut à tout prix obtenir une construction solide, de briques et de mortier, malgré le surcoût. En effet, la chaleur est très forte et l’atmosphère est sèche, ce qui porte préjudice à ces constructions en bois. Vous vérifierez tout cela sur place.
Monsieur Kol m’a dit également que la construction durerait environ un semestre, s’il s’agit d’un préfabriqué en bois et plus que cela, si c’est un édifice en brique en mortier. J’attends votre évaluation, en la matière.
J’ai été contacté(4) par le centre pour la pureté familiale, de Jérusalem, qui est dirigé par le Rav Halperin, par l’intermédiaire de leur représentant et délégué ici, le Rav Barzel. Puis, j’ai reçu une lettre provenant directement de Jérusalem, me demandant de l’aide pour construire ou achever des bains rituels en Terre Sainte.
J’ai promis mon aide, par l’intermédiaire de ma représentation en Terre Sainte, c’est-à-dire l’association ‘Habad. Cette lettre comporte une liste des points les plus urgents, avec le montant nécessaire pour chacun d’entre eux. A mon avis, ces montants sont supérieurs aux besoins. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai dit que mon aide devait nécessairement passer par l’association ‘Habad. Ainsi, ceux qui me représentent pourront évaluer les besoins sur place.
Bien évidemment, il ne s’agit pas de constituer un centre autonome de construction de bains rituels. En chaque endroit auquel on viendra en aide, on analysera la situation et l’on vérifiera que les fonds sont consacrés uniquement à cela. Le Rav Barzel a dû accepter cette condition, bien qu’à contrecœur. Néanmoins, il a demandé que l’on fasse mention de son intervention et j’ai, bien sûr, accepté qu’il en soit ainsi.
Vous voudrez bien réfléchir à tout cela et apporter votre aide dans l’un de ces endroits, se trouvant au moins à proximité d’un centre d’activité de ‘Habad. Par ailleurs, ce Mikwé doit également être conforme à l’avis du Rabbi Rachab, qui est notre Décisionnaire. Comme vous le savez, la Hala’ha précise que, “ dans l’endroit de Rav, on doit se conformer à l’avis de Rav, même si dans l’endroit de Chmouel…(5) ”. Pour différentes raisons, on ne transgresse pas, de cette façon, l’interdiction de constituer des groupes.
J’écris tout cela afin que vous réfléchissiez à cette question, car on vous demandera sans doute d’adopter d’autres positions. Bien évidemment, il ne faudra pas en arriver à l’affrontement, mais seulement expliquer qu’il va à l’encontre de la Hala’ha d’attendre de quelqu’un qu’il passe outre aux propos de son propre maître, surtout en la matière, puisque tous ces bains rituels peuvent être utilisés d’après l’ensemble des avis. Néanmoins, certains s’efforcent de se conformer aux souhaits de quelques Décisionnaires, au détriment d’autres, alors que d’autres personnes adoptent la position opposée.
Vous me dites avoir accepté les cinq cents Dounams pour le Kfar et vous avez ensuite reçu ma lettre(6) disant qu’il faut s’efforcer d’en obtenir mille. Interprétant mes propos, certains considèrent donc qu’on doit refuser les cinq cents Dounams, essayer d’en avoir mille et, entre temps, rester dans l’attente.
Je suis horrifié de constater que chacun développe ses propres raisonnements tortueux et affirme ensuite que tel est mon avis. Il est bien évident qu’il faut prendre possession de la terre qui est octroyée et s’en servir immédiatement. Et, l’on doit aussitôt s’efforcer d’en obtenir encore cinq cents supplémentaires. Vous m’avez vous même parlé d’une telle conception et je n’écris donc à personne d’autre pour la rejeter.
Avec ma bénédiction de
réussite dans votre mission sacrée et dans l’attente de nouvelles bonnes et détaillées, au plus vite, concernant tout ce qui vient d’être dit,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le directeur du bureau de l’Alya des jeunes de l’Agence juive. (2) Kfar ‘Habad. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°1874. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°2082. (5) On adopte l’avis de Chmouel. (6) Il s’agit de la lettre n°1939.
Lettre n°1979
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1979, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tévet 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous concluez votre lettre en constatant que beaucoup vient de lui et vous implorez Dieu de vous accorder Son aide, en la matière, car vous ne méritez pas ce que vous recevez de lui.
Comme vous le savez, nos Sages affirment que celui qui se sanctifie quelque peu ici-bas reçoit, d’en haut, une considérable sanctification. Mais, encore faut-il se sanctifier quelque peu ici-bas, au moins comme la pointe d’une aiguille! Les forces, pour y parvenir, nous ont été largement accordées par nos maîtres, dont le mérite nous protège. Il faut, néanmoins, maintenir le canal de l’attachement largement ouvert, l’étendre dans toute la mesure du possible.
Pour cela, il faut suivre la voie qu’ils nous ont tracée, garder leurs pratiques et étudier leur enseignement. Mais, avant tout, il faut éprouver de l’amour pour son prochain. En s’unissant avec un autre Juif, en général et avec un autre ‘Hassid, en particulier, on forge le réceptacle contenant la bénédiction, en l’occurrence celle du Saint béni soit-Il, qui n’a pas de limite. Elle se révèle donc dans les domaines matériels et spirituels à la fois.
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam
Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android.
Télécharger Koulam