Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°1920
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1920, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Kislev 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, par laquelle vous me transmettez la requête de celui qui sollicite une bénédiction pour avoir des garçons.
Il serait bon que celui-ci concentre ses efforts sur l’amour de son prochain, l’amour de la Torah et l’amour de Dieu. En effet, les livres de Kabbala et de ‘Hassidout expliquent qu’en donnant naissance à l’amour(1) dans sa dimension spirituelle, on peut également donner naissance à un fils(2), de manière physique.
Il faut donc renforcer et raffermir l’amour dans sa portée spirituelle. Pour cela, on doit méditer à la grandeur de Dieu. Le Rambam explique, dans ses lois des fondements de la Torah, au début du second chapitre, que l’on obtient ainsi une longue vie, de longs jours, de bonnes années et aussi des garçons, au sens physique.
En conséquence, et sans un faire le vœu, cet homme, jusqu’à ce que son épouse donne naissance à un garçon, contribuera d’un franc ou deux à la Tsédaka, chaque jour de semaine, avant la prière du matin. Il serait bon que cette Tsédaka soit consacrée à la nourriture et à la boisson des élèves pauvres.
Lorsqu’il aura un fils, il lui donnera le nom de mon beau-père, le Rabbi, Juste sur lequel le monde repose et dont le mérite nous protège, c’est-à-dire Yossef Its’hak.
Dieu fasse que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles, à ce sujet.
Avec ma bénédiction de réussite dans vos activités communautaires et vos préoccupations personnelles,
Notes
(1) De Dieu. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1576.
Lettre n°1921
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1921, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Kislev 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 26 Tichri et ma réponse a été retardée, pour différentes raisons.
Vous m’interrogez à propos de votre étude à la Yechiva et également de votre formation à la comptabilité, qui vous permettra, par la suite, de gagner votre vie. Vous sollicitez mon avis, quant à cette formation.
Néanmoins, je constate qu’un point essentiel manque à votre lettre. Depuis quand étudiez-vous la comptabilité et combien de temps vous faudra-t-il encore pour achever ces études ?
De façon générale, il est bien clair que les jeunes années sont beaucoup plus précieuses que celles qui viennent par la suite. C’est alors que l’on peut semer ce que l’on récoltera pendant le reste de sa vie. Et, une seule graine peut donner naissance à une grande plante ou un arbre entier.
S’il ne vous faut que peu de temps pour achever votre formation et si les sujets que vous étudiez ne heurtent pas la foi juive, vous conduirez vos études à leur terme, puisque vous les avez déjà commencées et que telle est la volonté de votre mère. En revanche, si vous devez encore y consacrer une longue période et plusieurs heures par jour, vous vous interrogerez, à ce sujet et vous ferez la comparaison entre ce que vous gagnez et ce que vous perdez, de la sorte.
Que Dieu vous accorde la réussite en tout ce qui vous concerne, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction pour que vous ayez la crainte de Dieu,
Lettre n°1922
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1922, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Premier jour de Kislev 5713,
Brooklyn, New York,
A tous ceux qui chérissent la Torah et le Judaïsme,
Que Dieu leur accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Nos Sages soulignent, dans différents textes de la Guemara et du Midrach, l’immense qualité et le grand mérite de la femme juive, maîtresse de maison, qui la met sur pied et la fait fonctionner, en la basant sur la Torah et les Mitsvot. D’elle dépend également, pour une large part, l’éducation des enfants sur la voie de la vérité, du Judaïsme et de la Torah.
Les écoles Beth Rivka, placées sous l’égide du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, font un travail du plus grand intérêt et de la plus haute importance pour apporter une bonne éducation aux filles juives, leur permettre d’être, par la suite, des épouses et des mères juives.
Grâce à leurs efforts inlassables et minutieux, les écoles Beth Rivka ont éduqué, pendant leurs onze années d’existence, des centaines, des milliers d’élèves, leur faisant acquérir la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, de sorte qu’elles soient cause de plaisir pour leurs parents, fassent la fierté du peuple juif.
La situation financière de ces écoles est actuellement très difficile. Ceux qui en assurent la direction, et, tout d’abord, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, qui est plein d’empressement et multiplie les accomplissements positifs, Rav Israël Jacobson, font tout ce qui est en leur pouvoir pour les maintenir.
La fête annuelle des institutions Beth Rivka aura lieu, si Dieu le veut, le dimanche 13 Kislev. J’adresse un chaleureux appel à tous ceux qui chérissent la Torah et le Judaïsme, savent apprécier à sa juste valeur la bonne éducation des filles juives.
Sur chacun, homme ou femme, repose une obligation sacrée, celle de renforcer les écoles Beth Rivka, par tous les moyens possibles.
Participez à cette fête annuelle et apportez y les moyens qui sont hautement nécessaires pour soutenir les écoles Beth Rivka. En la matière, il s’agit non seulement d’aider mais surtout de sauver une institution dispensant une éducation sacrée aux filles.
Par ce mérite, Dieu viendra en aide à tous ceux qui apportent leur participation et leur contribution. Il satisfera tous leurs besoins, enfants, santé et prospérité, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction de réussite et pour tout le bien physique et moral,
M. Schneerson,
Lettre n°1923
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1923, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Kislev 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 13 ‘Hechvan, dans laquelle vous me décrivez la situation de la Yechiva. Je regrette beaucoup que le nombre de ses élèves n’augmente pas. Il est inconcevable que l’effort qui convient et une recherche empressée ne permettent pas de découvrir des élèves attentifs, qui s’inscriront dans votre Yechiva.
Nos Sages expliquent, dans différents textes, que tous les efforts sont justifiés, même pour un seul enfant. Combien plus doivent-ils être multipliés, quand ils concernent de nombreux enfants. En effet, qui sait ? Le traité Yebamot 62 fait remarquer que “ tu ne peux pas savoir lequel sera le plus habile ” et le
traité Baba Batra 91a ajoute que “ un, parmi soixante, fait preuve d’empressement ”.
Vous concevrez donc, tous ensemble, le plan d’une action de diffusion, en ce domaine et Dieu vous donnera la réussite.
Vous évoquez la destruction d’un four(1) et vous avez eu connaissance de l’existence d’une lettre du Rabbi Rachab(2), à ce propos. Je vous en adresse une copie. Elle se trouve, en effet, dans un recueil de ses manuscrits. Son contenu permet d’établir qu’il en est l’auteur, bien qu’elle ait été éditée au nom du Tséma’h Tsédek, dans le Tsror Ha ‘Haïm, à la page 30, paru à Bilguray, en 5673(3).
Pour déterminer si une précaution introduite par le testament de R. Y. H.(4) est maintenue lorsqu’il s’agit d’une Mitsva, vous consulterez le Chivim Temarim, dans sa cinquième partie et les références qui y sont indiquées.
Avec ma bénédiction de réussite et en saluant tous les ‘Hassidim,
Notes
(1) Qui est interdite par le testament de Rabbi Yehouda le ‘Hassid. (2) Voir les Iguerot Kodech du Rabbi Rachab, tome 1, lettres n°54 et 64. (3) 1913. (4) Rabbi Yehouda Ha ‘Hassid.
Lettre n°1924
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1924, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Kislev 5713,
Brooklyn,
Aux dirigeants du Talmud Torah de Kfar ‘Habad,
Que Dieu leur accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été interrogé à propos d’un enfant qui souhaite être inscrit au Talmud Torah. On m’a dit qu’il était fortement motivé, bien qu’il n’ait pas encore cinq ans. Il les aura, cependant, dans quelques mois et si, d’un point de vue sanitaire, le médecin donne son accord, ceci(1) ne devrait pas constituer un obstacle.
Vous consulterez également les lois de l’étude de la Torah de l’Admour Hazaken, au début du premier chapitre, au paragraphe commençant par “ la cinquième année ”. Certes, il y est dit : “ à la maison(2) ”. Néanmoins, vous savez que l’usage a été modifié, depuis lors.
A l’époque, en effet, les enfants étaient confiés à un professeur quand ils avaient six ou sept ans révolus. Il n’en est pas de même, en ces dernières générations(3). Vous consulterez également, dans le livre, la causerie(4) de l’été 5700(5), à partir du paragraphe 5.
Il est clair que ce qui y est dit(6) ne s’applique pas à chacun de manière identique, puisque le Tséma’h Tsédek avait alors trois ans.
Peut-être avez-vous des raisons particulières(7). En ce cas, vous voudrez bien me les faire connaître.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,
Notes
(1) Son âge. (2) A cet âge, l’enfant étudiera la Torah à la maison et non au Talmud Torah. (3) Pour lesquelles il est d’usage de commencer les études plus tôt. (4) Du précédent Rabbi. (5) 1940. (6) Dans cette causerie, qui raconte le début des études du Tséma’h Tsédek. (7) Pour ne pas accepter cet enfant.
Lettre n°1925
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1925, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Kislev 5713,
Brooklyn,
A mon parent, le Rav,
distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Zéev Dov(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous êtes sans doute bien rentré à la maison et vous avez retrouvé tous les membres de votre famille en bonne santé. Sans doute, comme je vous l’ai demandé, avez-vous transmis mes salutations ‘hassidiques à tous. Comme le veut la coutume ‘hassidique, vous avez dû le faire au cours d’une réunion joyeuse et je vous en remercie.
Je vous joins, comme je vous l’avais promis, un fascicule contenant le discours ‘hassidique de la Parchat Vayéra(2). J’espère qu’il vous parviendra avant la fête de la libération(3) du 19 Kislev. Ainsi, vous serez de ceux qui confèrent un mérite aux autres en mettant à leur disposition la lumière occulte, émanant du luminaire que contient ce fascicule.
L’un des apports de la ‘Hassidout est, en effet, de révéler la lumière du premier jour de la création, dont le Baal Chem Tov(4) dit qu’elle fut cachée dans la Torah. Vous consulterez également le Zohar, tome 1, page 264a, tome 2, page 179a, le Tikouneï Zohar, Tikoun 6 et le Zohar ‘Hadach Ruth, page 85a(5).
Cette lumière doit se révéler de telle façon qu’elle agisse également sur le corps et l’âme animale, afin de servir Dieu “ de tout ton corps ”, c’est-à-dire “ de tes deux penchants ”.
Vous transmettrez mes salutations aux ‘Hassidim et, pour vous-même, ma bénédiction de réussite.
Je viens de recevoir votre lettre de Roch ‘Hodech.
Notes
(1) Le Rav Z.D. Ludmir, de Jérusalem. Voir, à son propos, la lettre n°2015. (2) Intitulé “ Il se tenait devant eux ”. Il fut prononcé par le Rabbi Rachab en 5663-1903. (3) De l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°1919. (5) Voir la lettre n°1919.
Lettre n°1926
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1926, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Kislev
5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Elyahou Akiva(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai pris connaissance avec plaisir, par votre lettre, de vos efforts tendant à diffuser et à enseigner aux élèves des récits ‘hassidiques et des notions de ‘Hassidout. Sans doute redoublerez-vous d’ardeur, en la matière, car telle est bien la finalité de l’homme, ainsi qu’il est dit(2) : “ Comprenons la conclusion de ces propos : Crains Dieu et respecte Ses Commandements, car tel est le but de l’homme ”.
Tous doivent comprendre cette idée, qui est à la base du service de Dieu incombant à l’homme, Adam, terme dont la valeur numérique est quarante cinq, celle du Nom divin Ma, lié à l’arbre de vie, qui fait allusion à la partie profonde de la Torah, c’est-à-dire à l’enseignement de la ‘Hassidout.
Je vous joins un fascicule édité il y a peu de temps et que vous mettrez sûrement à la disposition du plus grand nombre. Il a également été adressé au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Yehouda Dov Shochat(3). Néanmoins, un seul exemplaire n’est pas suffisant et puissent donc ces deux fascicules servir pour tout votre entourage.
Dans ce fascicule, vous consulterez également, ce qui est dit de la nourriture, laquelle est aussi “ le but de l’homme ”, comme je le citais précédemment.
Avec ma bénédiction et en transmettant mes salutations à tous les ‘Hassidim,
N. B. : J’ai bien reçu votre demande de bénédiction.
Notes
(1) Le Rav E.A. Lipsker, de Toronto. (2) Kohélet 12, 13. (3) De Toronto également.
Lettre n°1927
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1927, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Kislev 5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Perets(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 29 ‘Hechvan, de même que la précédente. J’y ai pris connaissance des différents cours que vous avez instaurés et des réunions ‘hassidiques qui ont lieu, en un moment propice. Il est bien évident et sûrement inutile de préciser qu’il n’y a pas de concurrence déloyale, en la matière, qu’il ne faut donc pas se préoccuper du découragement d’autres personnes(2). Il y a suffisamment de travail pour chacun d’entre nous, sans que nul ne remette en cause la subsistance morale de l’autre.
Vous faites une parenthèse sur l’eau de vie, ce qui fait vraisemblablement suite à ce que j’ai dit au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav B.T. Chem Tov(3), émissaire des sages. Il semble que celui-ci ne vous ai pas transmis les explications que j’ai données à ce sujet. Ce sont les suivantes.
A mon sens, la situation actuelle est différente de ce qu’elle était auparavant, lorsque le fait de boire beaucoup d’alcool était courant. En effet, 1. Tous les discours ‘hassidiques qu’il est facile de comprendre et toutes les causeries fournissant des explications logiques apportent aux ‘Hassidim la force d’influencer ceux qui les écoutent sans devoir boire beaucoup d'alcool. Une petite quantité est désormais suffisante. 2. Ces derniers temps, il nous est tout particulièrement demandé de diffuser les sources de la ‘Hassidout à l’extérieur. De ce point de vue, le fait de boire beaucoup d’alcool peut constituer un obstacle sérieux, qui n’existait pas lorsque cette diffusion se limitait aux quatre coudées des ‘Hassidim.
J’ai trouvé une preuve de mon premier argument dans les propos de mon beau-père, le Rabbi, tenus à Riga : “ Je suis maintenant en permanence comme si j’avais pris un peu d’alcool ”(4). Il ne faisait pas référence au moment précis où il prononça ces mots, mais à cette époque là, en général, depuis qu’il buvait beaucoup moins d’alcool. En apparence, il avait adopté cette attitude sur prescription médicale. Néanmoins, il ne s’agit là que d’une apparence, pouvant satisfaire uniquement ceux qui ont une attitude superficielle, mais non les ‘Hassidim, conscients de la profondeur que la ‘Hassidout exige.
Il faut tirer de cela un enseignement de portée générale. En effet, tout comme le corps suit la tête, les ‘Hassidim suivent notre chef, mon beau-père, le Rabbi. Or, celui-ci a dit qu’il se trouvait lui-même comme dans un état où il avait pris un peu d’alcool. De la sorte, il délivra cet enseignement aux ‘Hassidim et leur permit d’accéder également à ce même état.
En parlant avec le Rav B.T.(3), j’ai bien précisé que ces considérations relatives à l’alcool n’étaient pas une interdiction formelle ou un ordre, ce qu’à Dieu ne plaise, qu’aucun obstacle n’était introduit de ma part. C’est uniquement une remarque que je formule sur la différence entre une réunion ‘hassidique au cours de laquelle on boit un peu d’alcool et celle où l’on en absorbe tant que l’on quitte toute mesure.
Avec ma bénédiction de réussite dans vos préoccupations communautaires, qui seront un canal et un réceptacle, véhiculant et permettant d’intégrer la bénédiction dans vos préoccupations particulières,
N. B. : Vous me demandez de vous envoyer un certificat quelconque qui pourrait servir de justificatif à votre demande d’immigration ici. J’ai transmis votre requête au Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, qui vous adressera sûrement ce document, ces jours-ci.
Je vous joins le fascicule qui vient de paraître. Sans doute le mettrez-vous à la disposition du plus grand nombre.
Notes
(1) Le Rav P.Motchkin. Voir, à son propos, les lettres n°717 et 2022. (2) Qui donnent également de tels cours et se désolent de constater leur désertion. (3) Le Rav Ben Tsion Chem Tov, de Londres. Voir, à son propos, la lettre n°2002. (4) Voir les Rechimot, les carnets du Rabbi de Loubavitch, tome n°112, dans le neuvième tome de la traduction française.
Lettre n°1928
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1928, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Kislev 5713,
Brooklyn,
Au jeune homme Israël Aryé(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Kislev, dans laquelle vous me décrivez votre action, en collaboration avec le jeune homme Meïr Tsvi(2), afin de sauver les enfants de ceux qui les détournent et les écartent du droit chemin(3). Vous vous demandez si vous devez poursuivre cette action, car vous n’avez pratiquement obtenu aucun résultat jusqu’à maintenant et ceci gêne vos études.
Il n’est pas précisé, dans votre lettre, si vous avez commencé cette action avec l’accord de la direction(4) ou bien de votre propre initiative. Vous dites uniquement que celle-ci vous autorise à vous y rendre le vendredi, veille du Chabbat et n’acceptera que vous élargissiez cette action qu’en obtenant, de ma part, une lettre en ce sens.
D’une part, le salut, même d’une seule âme juive, a une valeur inestimable. Vous dites que vous n’avez rien obtenu jusqu’à maintenant, mais, tout d’abord, vous ne pouvez pas le déterminer avec certitude. Nul ne peut rien affirmer, en la matière. La perception de l’homme est limitée à ce qu’il peut observer de ses yeux. En revanche, on ne peut sonder le cœur de son prochain.
De plus, même s’il était vrai que vous n’ayez rien obtenu, peut-être ce que vous avez accompli jusqu’ici a-t-il permis de labourer, de semer et de planter. Différents textes de ‘Hassidout précisent, en effet, la différence que l’on peut faire entre ces notions. C’est donc grâce à cela que vous aurez des fruits, à l’avenir. Il est clair que l’on ne peut les obtenir si l’on n’a pas, au préalable, labouré, semé et planté.
Mais, par ailleurs, vous connaissez également le dicton du Rabbi Rachab selon lequel le mauvais penchant se présente parfois en portant une redingote de soie(5). Il s’emploie, en particulier, par différents stratagèmes, à abuser les jeunes gens qui se consacrent à l’étude de la partie profonde de la Torah. Toute proportion gardée, ceci peut être comparé à ce qui est dit à propos du 19 Kislev(6). Ce qui est arrivé(7) devait être le fait de ceux qui avaient une valeur intrinsèque(8).
En ce qui vous concerne, vous devez prendre conseil auprès de la direction de la Yechiva, qui connaît la situation sur place, de même que vos capacités. Sa position sera donc assurément la bonne. Vous me ferez savoir quelle est votre décision et Dieu fera quelle soit fructueuse.
Avec ma bénédiction pour vous et pour votre ami Meïr Tsvi,
N. B. : J’ai bien reçu la demande de bénédiction exprimée dans votre lettre.
Notes
(1) I. A. Doubroskin, de Lod. (2) M. T. Gruzman. (3) Des missionnaires. (4) De la Yechiva dont l’un et l’autre sont les élèves. (5) En prenant une allure rabbinique. (6) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (7) L’emprisonnement. (8) Textuellement “ ceux qui avaient l’ombre d’une ombre ”, c’est-à-dire des Juifs, possédant une âme divine, qui dénoncèrent le Rabbi et furent à l’origine de son incarcération.
Lettre n°1929
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1929, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Kislev 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 29 ‘Hechvan, dans laquelle vous m’annoncez que, pour l’heure, on ne vous accorde pas l’autorisation de sortie qui vous aurait permis de venir ici et vous vous en plaignez. Vous consulterez le début de la séquence de discours ‘hassidiques Maïm Rabim de 5636(1). Vous connaissez sûrement mon opinion, sur cette question(2) et il me semble même que je vous l’ai personnellement écrite.
Les élèves de la Yechiva Loubavitch de Lod(3) ont un champ d’action très large en Terre Sainte. Là, ils peuvent illuminer la part du monde qui leu est confiée et donc connaître la réussite en ce qui les concerne personnellement, c’est-à-dire dans l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Là, leur service de Dieu peut être fructueux.
Malgré cela(4), vous m’avez posé cette question, puis vous l’avez posée encore une fois. Vous l’avez également fait de manière indirecte, sans passer par la voie habituelle. Je vous ai répondu que je n’en voyais pas l’intérêt, mais que, si vous le vouliez, vous pouviez essayer et je vous ai donc donné mon accord. Par la suite, il vous a été possible de vérifier qu’il vous restait encore du travail, Avoda, de la même étymologie que les peaux tannées, Avoudim, comme l’expliquent différents textes de ‘Hassidout, en particulier le Torah Or, au début de la Parchat Michpatim(5).
Votre mission se trouve donc là-bas. C’est à cet endroit que l’on a besoin de vous. C’est là-bas que vous devez investir votre effort. Vous ne devez pas suivre votre analyse intellectuelle ou rechercher le plaisir de votre corps et de votre âme animale. Or, après avoir eu cette précision, vous vous plaignez, vous recherchez des ruses et des stratagèmes dans le but de venir ici, car telle est votre volonté personnelle.
Vous mentionnez également votre anniversaire et vous savez sans doute ce qu’il convient de faire, en ce jour(6), en particulier être appelé à la Torah, surtout si c’est un Chabbat, commenter la ‘Hassidout publiquement, lire le livre des Tehilim, donner de la Tsédaka avant la prière, si c’est un jour de semaine, ou la veille, si c’est un Chabbat ou un jour de fête. Sans doute, avez-vous vu également ce qui est dit dans le Hayom Yom, à la date du 11 Nissan(7), quant à la nécessité de s’isoler en ce jour(8). Celle-ci est établie par les écrits de mon beau-père, le Rabbi.
Que Dieu vous permette d’accomplir la mission qui vous est confiée ici-bas, pour de longs jours et de bonnes années, d’être un ‘Hassid, craignant Dieu et érudit. Cette érudition doit porter non seulement sur la ‘Hassidout, mais aussi sur la partie révélée de la Torah. Bien plus, le mot Lamdan, érudit, se termine par un Noun final, au même titre que le terme Ravtsan, désignant un animal qui a l’habitude de se coucher à terre sous son fardeau.
En outre, ce Noun décrit un état habituel et non fortuit, comme l’explique le traité Baba Metsya 33a. La ‘Hassidout donne la même explication à propos du nom Guerchon(9) ou du mot Tidbekoun, ‘vous vous attacherez à Lui’, termes qui se terminent aussi par un Noun final(10), selon le Likouteï Torah Nasso, page 21a et Reéh, page 20b. De la sorte, on peut tout révéler dans l’action concrète, ici-bas(11).
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) 1876, du Rabbi Maharach. (2) Qui sera rappelée plus loin. (3) Le destinataire de cette lettre est l’un d’entre eux. (4) Bien qu’ayant connaissance de la position du Rabbi. (5) Tout comme le tannage change l’aspect d’une peau, l’effort du service de Dieu permet de modifier sa personnalité. (6) Voir, à ce propos, la lettre n°1899. (7) Celle de l’anniversaire du Rabbi. (8) Afin d’effectuer un bilan moral et de réparer ce qui doit l’être. (9) Avec un Noun final et non Guerchom, avec un Mêm final. (10) Et décrivent donc un état permanent. (11) Comme l’évoque la forme du Noun final, qui descend plus bas que la ligne.
Lettre n°1930
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1930, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Kislev 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me décrivez votre situation personnelle et vous me faites part de votre intention de vous installer à l’extérieur d’Erets Israël. Vous connaissez ma position, en la matière, qui est basée sur ce que j’ai pu constater chez les ‘Hassidim, ayant une stature et un métier, qui se sont installés aux Etats Unis, au Canada ou en Amérique du sud. Cette installation a malheureusement eu pour effet de diminuer leurs facultés.
Vous me dites quelles sont vos chances dans les autres endroits. J’ai bien peur qu’il n’y ait aucune garantie que cette immigration ait des conséquences positives. Bien évidemment, il ne s’agit pas, de ma part, d’une position tranchée, mais plutôt d’une opinion, forgée sur la base de l’expérience.
Il est très dommage que votre pensée et, semble-t-il, votre volonté se dispersent dans tous les endroits, à l’exception de celui dans lequel vous vous trouvez maintenant. Le Baal Chem Tov dit que “ l’homme se trouve là où est sa volonté ”. De la sorte, vous n’apportez pas à l’endroit dans lequel vous résidez, pour l’heure, toute l’attention qu’il mériterait. Il en résulte un manque pour ce qui devrait être réalisé et pour votre état de santé. Et, j’ai peur qu’il en soit de même pour votre épouse. En effet, le fait de vous disperser de cette manière ne peut qu’avoir une conséquence négative sur votre santé et sur celle de vos proches.
Je ne veux pas en dire plus, ne souhaitant pas que vous considériez mon intervention comme si je vous faisais de la morale, ce qu’à Dieu ne plaise. J’essaye uniquement d’améliorer la situation, dans la mesure où cela est possible.
Avec ma bénédiction de réussite et de bonne santé, pour vous et votre épouse, de sorte que vous puissiez me donner prochainement de bonnes nouvelles,
N. B. : Je vous joins le fascicule qui vient de paraître. Sans doute le mettrez-vous à la disposition du plus grand nombre.
Lettre n°1931
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1931, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Kislev 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous évoquez votre situation morale et vous vous demandez donc de quelle manière vous pourriez exercer une influence positive sur votre entourage. La réponse la plus dure à votre question se trouve dans une causerie de mon beau-père, le Rabbi, qui dit : “ Pourquoi attendez-vous que je vous apporte la solution ? C’est à vous de faire un effort ! ”.
Néanmoins, j’espère que cette dureté sera inutile, pour ce qui vous concerne. Mettez de côté vos volontés propres et vos préoccupations personnelles. Concentrez-vous plus fortement sur la manière de guider vos élèves, de manière tranquille, avec proximité et amour, afin de leur faire acquérir l’esprit de la ‘Hassidout et le plaisir qu’elle procure. Dès lors, toutes vos objections disparaîtront.
D’une part, votre état de santé s’améliorera. D’autre part, vous serez moins préoccupé par votre propre situation, car vous vous consacrerez aux besoins des autres, ceci dépendant de cela.
Avec ma bénédiction de réussite dans vos activités communautaires et vos préoccupations personnelles,
Lettre n°1932
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1932, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Kislev 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous avez entrepris la construction d’une maison. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite, matérielle et spirituelle à la fois, pour vous-même et pour les membres de votre famille, dans tous les domaines.
Différents textes de ‘Hassidout définissent les trois besoins que sont la nourriture, les vêtements et la maison. Cette dernière correspond à la Torah et aux Mitsvot, qui protègent l’homme, à distance. Vous consulterez, à ce propos, le début du Torah Or, commentant le verset “ Quelle maison construirez-vous pour Moi ? ”, le Likouteï Torah sur trois Parachyot, à la même référence, le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Bera’ha, la fin de la séquence de discours ‘hassidiques Maïm Rabim 5636 et d’autres références encore.
Il découle de toutes ces explications que la construction d’une maison matérielle doit raffermir celle de la maison spirituelle, c’est-à-dire l’étude de la dimension profonde de la Torah et tout ce qui est lié à la ferveur de la prière.
Ces deux éléments sont liés et, pour être plus exact, il convient d’unifier la matière et l’esprit, de sorte qu’ils ne forment qu’une seule et même entité, comme le précise l’explication justifiant qu’Israël soit appelé “ une nation unique sur la terre ”, à propos de laquelle vous consulterez le neuvième chapitre d’Igueret Hakodech.
Vous m’interrogez à propos de votre fils et vous proposez de lui faire étudier les sciences profanes uniquement lorsqu’il aura acquis une bonne connaissance de la Guemara et de ses commentaires. Je pense que c’est effectivement une bonne solution.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°1933
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1933, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Kislev 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
A) Je fais réponse à votre lettre du 29 ‘Hechvan, dans laquelle vous m’indiquez de quelle manière vos études sont organisées, à la Yechiva Loubavitch. Il vous est difficile d’étudier deux traités talmudiques à la fois et vous me demandez mon avis, pour déterminer celui dont vous devez poursuivre l’étude.
Vous avez le mérite de vous trouver à la Yechiva et différents Midrachim de nos Sages soulignent l’importance de l’étude publique(1). C’est là un des quarante huit moyens d’acquérir la Torah(2) et vous consulterez, à ce propos, le chapitre 23 d’Igueret Hakodech, de l’Admour Hazaken. En conséquence, vous étudierez le traité qui est inscrit au programme de la Yechiva.
B) Vous me demandez si une étude large mais superficielle, permettant d’accumuler de nombreuses connaissances, doit être préférée à une étude plus limitée, mais plus profonde(3).
Tout dépend, en la matière, de l’érudition et des connaissances que vous possédez d’ores et déjà, de même que de vos capacités. Vous consulterez également la Guemara, à la fin du traité Bera’hot, à la fin du traité Horayot et dans le Yerouchalmi, à la même référence.
Vous verrez également le discours ‘hassidique intitulé : “ On est tenu de s’enivrer à Pourim ”, prononcé en 5708(4), au chapitre 12 et dans les notes. Son texte est imprimé dans le fascicule n°54.
Vous solliciterez, sur ce point, le conseil de la direction de la Yechiva dans laquelle vous vous trouvez. Celle-ci vous précisera ce qu’il y a lieu de faire. De façon générale, il est clair que chacun doit mener à la fois une étude superficielle et une étude profonde, aussi bien en ce qui concerne la partie révélée de la Torah que pour l’enseignement de la ‘Hassidout.
Vous gardez sans doute les trois études qui concernent chacun et qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi, celles, bien connues, du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya. De même, il serait bon que vous donniez, sans en faire le vœu, avant la prière, chaque jour de semaine, quelques pièces à la Tsédaka, jusqu’au 10 Chevat prochain(5).
Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec crainte de Dieu,
Notes
(1) En l’occurrence, celle qui réunit tous les élèves de la Yechiva. (2) Voir le sixième chapitre du traité Avot. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°1539. (4) 1948, par le précédent Rabbi. (5) Date de la Hilloula du précédent Rabbi.
Lettre n°1934
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1934, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Neuvième jour de Kislev(1) 5713,
Brooklyn, New York,
A toute l’assemblée de Yechouroun(2),
A ceux qui chérissent et soutiennent la Torah et la Mitsva,
Que Dieu leur accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Cette année est la treizième de l’existence, aux Etats Unis d’Amérique, du centre des Yechivot Loubavitch. Son œuvre et son développement furent introduits par l’action et sur les instructions de mon beau-père, le Rabbi, dès sont installation en Amérique, en 5700(3).
Dieu merci, par le mérite de nos saints maîtres, l’ensemencement et la plantation(4) de ce champ et de cette vigne ont porté leur fruit, avec une réussite divine et considérable. A ce jour, plusieurs centaines d’élèves de ces Yechivot, que Dieu les multiplie, assument avantageusement des fonctions de rabbins, d’enseignants religieux, de recteurs de Yechiva, de Cho’het et d’autres rôles sacrés, dans d’importantes communautés juives.
De plus, les élèves et ceux qui ont reçu leur éducation dans les Yechivot Loubavitch ayant d’autres moyens de gagner leur vie n’en assument pas moins une mission sacrée, diffusant la Torah et la crainte de Dieu, chacun selon les moyens dont il dispose, se trouvant systématiquement au premier rang, dès lors qu’il s’agit de renforcer le Judaïsme, en tout lieu où ils résident.
L’essor et le développement de cette institution ont également agrandi le budget nécessaire pour maintenir l’ensemble de ses annexes. Dernièrement, ses dettes sont devenues considérables et elles ont dépassé ce qui peut être supporté, au point de remettre en cause son existence et de compromettre gravement sa gestion et son expansion.
Une aide significative est indispensable, au plus vite.
C’est le dimanche de la Parchat Bo, second jour de Chevat, qu’aura lieu, avec l’aide de Dieu, la fête annuelle du centre des Yechivot Loubavitch. La direction de cette institution attend impatiemment cette échéance, afin de collecter des fonds de manière conséquente, pour alléger, au moins pour partie, le poids de ses dettes. De la sorte, elle conservera la possibilité de diriger, à l’avenir, l’œuvre de cette institution, avec l’aide de Dieu.
Je m’adresse, par la présente, à tous ceux qui chérissent et soutiennent la Torah et la Mitsva, afin de solliciter, de demander leur aide, sous toutes les formes possibles, pour préparer cette fête, y prendre part et y apporter leur contribution, avec un cœur généreux et une main tendue, pour convaincre leurs amis et leurs connaissances d’en faire de même.
Comme nos Sages nous en ont donné l’assurance, le grand mérite qui consiste à venir en aide aux personnes se consacrant à l’étude de la Torah de vie, des Paroles du Dieu de vie, est lui-même une source de vie(5), protégeant ceux qui agissent et ceux qui invitent à l’action. Que tous soient bénis de tout le bien, enfants, santé et prospérité matérielle.
Avec ma bénédiction pour que les requêtes de votre cœur soient positivement exaucées, que nous puissions, tous ensemble, assister à l’élévation du sort de la Torah, de la Tradition d’Israël et à la délivrance proche, véritable et complète, par notre juste Machia’h.
Notes
(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Jour de la Hilloula de l’Admour Haémtsahi ”. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir, à ce propos, le Likouteï Torah Nitsavim, page 45a ”. (3) 1940. (4) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir, à ce propos, le Likouteï Torah Be’houkotaï, page 49d ”. (5) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir, à ce propos, l’introduction du Torat ‘Haïm et le discours ‘hassidique intitulé ‘Car la source de la vie est auprès de Toi’, prononcé en 5700 ”.
Lettre n°1935
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1935, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Kislev 5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav David Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre de la veille de Roch ‘Hodech et je fais réponse à votre question portant sur la séquence de discours ‘hassidiques de Roch Hachana 5703(2), qui est désormais imprimée. En effet, ce texte définit plusieurs stades de la Volonté divine et vous vous demandez comment cette affirmation s’accorde avec l’idée établie selon laquelle Dieu est infini.
Cette notion est précisée par différentes sources. Votre question est, en fait, la suivante. Puisque Dieu est réellement infini, comment la multitude est-elle envisageable dans le monde ? Les différentes conceptions, à ce sujet, de même que leur explication, sont mentionnées dans un texte du Tséma’h Tsédek, qui est intitulé “ trois conceptions ” et qui est imprimé à la fin du second tome du Dére’h Mitsvoté’ha.
Je ne sais pas si vous disposez de cette ouvrage et je rapporterai donc ici quelques références qui y sont mentionnées, le Séfer Ha ‘Haïm, chapitre 3, le Pardès, porte 4, chapitre 4, l’Avodat Hakodech, tome 1, chapitre 2. Vous consulterez également le Likouteï Torah sur trois Parachyot, page 35a et quelques autres textes de ‘Hassidout.
En tout état de cause, les différents stades de la Volonté qui sont définis sont effectivement conformes à ce qui est expliqué dans le Chaar Hay’houd de l’Admour Haémtsahi et dans plusieurs de ses commentaires.
Je vous joins le fascicule qui vient de paraître. Sans doute vous intéressera-t-il beaucoup, puisqu’il appartient au luminaire de la Torah(3).
Avec ma bénédiction et en saluant vos fils,
Notes
(1) Le Rav D.M. Shulman. Voir, à son propos, les lettres n°791, 2065 et 2109. (2) 1942, du précédent Rabbi. (3) A la ‘Hassidout.
Lettre n°1936
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1936, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Kislev 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre expresse, que j’ai reçue avec retard, dans laquelle vous me faites part de l’état de santé de votre fille.
Vous devez raffermir votre confiance en Dieu. A n’en pas douter, Il vous viendra en aide et tout ira bien. C’est actuellement Kislev, le mois ‘hassidique, celui de ‘Hanouka, de la victoire de la fiole d’huile portant le sceau du grand Prêtre, Rabbi de son époque, de la victoire, de nombreuses années plus tard, de l’Admour Hazaken et, avec lui, des ‘Hassidim et de tous leurs descendants, jusqu’à la venue du Machia’h et même après cela.
Il s’agit donc bien d’une délivrance physique, au sens le plus littéral, qui permet à chacun d’obtenir la santé dont il a besoin. Bien évidemment, il est nécessaire de consulter le médecin et de se conformer à ses prescriptions. En revanche, il faut écarter l’amertume. Ainsi, vous constaterez, de vos yeux de chair, qu’il y a bien de quoi être satisfait et joyeux.
Je vous joins le fascicule qui vient de paraître et que vous mettrez sans doute à la disposition du plus grand nombre.
J’adresse ma bénédiction à l’occasion de la libération de l’Admour Haémtsahi, de celle de l’Admour Hazaken que nous célébrerons ces prochains jours, de même que mes salutations, à tous les ‘Hassidim.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles et du fait que vous commenciez à servir Dieu dans la joie,
Lettre n°1937
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1937, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Kislev 5713,
Brooklyn,
Au Rav et Juste, issu d’une illustre famille,
descendant de grand Sages,
le Rav ‘Haïm Chlomo(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’avez fait savoir que le mariage de votre fils Tsvi Hirsh sera célébré le lundi 20 Kislev.
Je vous exprime, par la présente, ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov. Celui-ci aura lieu en un moment bon et fructueux. Il bâtira un édifice éternel, basé sur la Torah et la Mitsva, telles qu’elles sont éclairées par le luminaire de la Torah, qui est la ‘Hassidout. Vous même et votre épouse, la Rabbanit, concevrez d’eux beaucoup de satisfaction, une satisfaction juive et ‘hassidique.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov,
N. B. : Vous trouverez ci-joint un chèque à titre de cadeau de mariage(2). Vous consulterez, à ce propos, le traité Baba Batra 144b, le Zohar Vayétsé 149a et le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Nasso.
Notes
(1) Le Rav H.C. Horowits, Rabbi de Strizov. Voir, à son propos, la lettre n°1984. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1809.
Lettre n°1938
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1938, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Quinzième jour de Kislev 5713,
Brooklyn, New York,
Aux ‘Hassidim et à tous ceux qui chérissent et soutiennent
la Torah et son luminaire(1),
que Dieu leur accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de la fête de la libération(2), de notre libération et de la délivrance de notre âme, je formule la proposition suivante(3). Vous organiserez des réunions ‘hassidiques pendant le Chabbat 18 Kislev, les 19 et 20 Kislev, de même qu’à ‘Hanouka. Vous le ferez à toutes ces dates ou bien pour quelques unes, au moins deux, d’entre elles. Une première réunion se tiendra en différents endroits de votre ville et une seconde rassemblera une foule nombreuse, quantitativement et qualitativement, en un endroit précis.
Vous étudierez, intégralement ou partiellement, le discours ‘hassidique du Chabbat Parchat ‘Hayé Sarah 5703(4), intitulé “ Ainsi parle l’Eternel, Ma délivrance est proche ” et un extrait de la causerie de Sim’hat Torah 5690(5), expliquant la nécessité de diffuser les sources de la ‘Hassidout à l’extérieur afin de préparer la révélation du Machia’h, très bientôt et de nos jours, Amen.
Vous expliquerez à ceux qui participeront à ces réunions la décision de nos Sages selon laquelle c’est l’action, et non l’étude, qui est prépondérante, car “ ainsi parle l’Eternel, respectez le jugement et faites la Tsédaka ”. Le discours ‘hassidique précédemment cité explique en quoi consistent ce respect et cette action.
Et, en ce moment propice, vous prendrez de bonnes décisions concernant la pratique concrète, en l’endroit où vous vous trouvez, pour les jours qui viennent, pour nous et pour tout Israël, de manière positive.
Je vous adresse ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération. Selon les termes de notre maître(6), mon beau-père le Rabbi : “ Ayez une bonne fête. Soyez inscrits et scellés pour une bonne année dans l’étude de la ‘Hassidout et les pratiques des ‘Hassidim ”,
Notes
(1) La ‘Hassidout. (2) De l’Admour Hazaken, le 19 Kislev. (3) Voir également la lettre n°1944. (4) 1942, du précédent Rabbi. (5) 1929. (6) Voir, à ce propos, la conclusion du guide d’étude du Tanya.
Lettre n°1939
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1939, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Kislev 5713,
Brooklyn,
Aux ‘Hassidim de Sefrya(1) Kfar ‘Habad,
en particulier les signataires(2), ‘Hassidim
qui craignent Dieu et se consacrent aux
besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Meïr Garelik,
le Rav Yossef Na’hman Perman,
le Rav Moché Zalman Kaminetski,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 22 Mar’hechvan, dans laquelle vous me décrivez encore une fois la situation du Kfar, en particulier dans le domaine agricole, dans l’optique du transfert vers le nouveau village(3). Il est, en effet, question, qu’une partie des habitants du Kfar conserve la localisation actuelle et que ceux qui désirent adopter une activité agricole, c’est-à-dire, d’après votre lettre, une trentaine de familles, s’installent dans le nouveau village.
A) Il est, bien sûr, inutile de chercher à justifier le fait que vous portiez tout cela à ma connaissance et m’écriviez à ce sujet. Bien évidemment, je souhaite connaître, par le détail et dans toute la mesure du possible, tout ce qui advient aux ‘Hassidim.
Ceci est particulièrement vrai pour ceux qui souhaitent immigrer. Il y a là, à mon sens, une question fondamentale, matériellement et spirituellement.
B) J’en viens à la question proprement dite, ce qui est le point essentiel. A mon avis, lorsqu’il s’agit de passer d’une situation à une autre, radicalement différente de la première, il convient de se préserver et d’être particulièrement prudent.
Différents indices me permettent d’établir que l’immigration des ‘Hassidim, quittant l’existence qui était la leur dans le pays où ils se trouvaient auparavant(4) pour s’habituer au mode de vie en Terre Sainte ou bien aux Etats Unis, provoque bien souvent chez eux une perturbation. J’ai bon espoir que celle-ci ira en s’amenuisant et non l’inverse, ce qu’à Dieu ne plaise.
Lorsque je parle de perturbation, je fais allusion à une crise à la fois physique et morale et cela n’est pas surprenant. En effet, une modification des habitudes et de l’organisation de la vie provoque un choc important. En pareil cas, il est nécessaire de prendre des mesures afin de se renforcer ou, tout au moins, de ne pas s’affaiblir.
C) Pour ce qui est de cette perturbation, les ‘Hassidim qui se sont installés en Terre Sainte se trouvent dans une situation relativement plus favorable. En effet, ils sont tous réunis en un même endroit. S’ils maintiennent l’unité entre eux, ils peuvent donc, peu à peu, s’habituer à ces différences.
En pareil cas, une modification instantanée, d’une extrême à l’autre, n’est pas nécessaire.
D) Dans le pays où nous nous trouvions auparavant, les ‘Hassidim devaient résider tous ensemble, du fait des pressions extérieures, des poursuites et de l’oppression exercées sur ceux qui craignent Dieu, en général, sur les ‘Hassidim et ceux de ‘Habad, en particulier.
Après avoir quitté ce pays, et surtout lorsque l’on est installé en Terre Sainte, on ne subit plus aucune pression extérieure. Bien au contraire, chacun se trouve attiré, parfois même en différents endroits et pour diverses motivations.
Il y a donc tout lieu de penser qu’à l’issue d’une période relativement courte, on pourra constater l’opposition qui existe entre ces nombreuses sources d’attrait.
E) A mon sens, il est pratiquement évident que, si les ‘Hassidim se répartissent entre deux implantations, leur spécificité disparaîtra dans le nombre, ce qu’à Dieu ne plaise. Dès lors, ils peuvent aussi s'effacer qualitativement. Car, même s’il n’y a, dans un premier temps, que deux installations, il y en aura, à terme, beaucoup plus.
Combien plus en est-il ainsi en Terre Sainte, où la disparition quantitative et qualitative dans le domaine spirituel et celle du domaine matériel sont liées. C’est tout particulièrement le cas pour les jeunes, garçons et filles.
F) A mon avis, voici ce qu’il faut retenir de tout ce qui vient d’être dit.
Si une partie des ‘Hassidim s’installe dans le nouveau village, leur transfert, au moins dans un premier temps, présentera un avantage certain, en tout cas au sens matériel. La perte morale, en revanche, sera immédiate.
Par la suite, l’apport matériel diminuera, alors qu’au contraire, la perte morale s’aggravera.
G) On peut penser, à l’heure actuelle, que l’intérêt présenté par l’installation dans le nouveau village n’est qu’apparent. Il apparaît uniquement à cause des défauts de l’endroit où vous vous trouvez maintenant. C’est pour cela que l’on constate un désir de déménager, qui biaise l’analyse intellectuelle.
Lorsque vous parviendrez en ce nouvel endroit et que tout recommencera à nouveau, on prendra conscience et l’on s’apercevra que l’on a commis une lourde erreur d’appréciation, que cette situation n’a concrètement aucun intérêt et n’en a peut-être jamais eu.
Si vous faites porter les efforts et l’ardeur nécessaires à l’installation et à l’organisation en ce nouvel endroit sur le lieu dans lequel vous vous trouvez actuellement, il est certain que vous y gagnerez beaucoup plus.
H) Même si le gain spirituel et matériel était acquis, pour ceux qui s’installent dans cette nouvelle implantation, il faudrait, en outre, tenir compte également de l’affaiblissement qui en résulterait pour ceux qui resteraient au Kfar, même si, selon certains, cette éventualité est positive pour eux, puisqu’ils disposeront de plus de place.
De façon générale, les intérêts de ‘Habad en Terre Sainte s’en trouveront affaiblis.
I) Voici ce qui découle, pour l’action concrète, de tout ce qui vient d’être dit.
A mon sens, il est dans votre intérêt matériel et, combien plus, spirituel de vous consacrer, avec toute l’ardeur et tout l’enthousiasme ‘hassidique, à améliorer votre situation dans l’endroit où vous vous trouvez actuellement.
Vous devez ôter complètement de votre esprit l’idée que vous vous trouvez là uniquement pour quelques semaines ou pour quelques mois, que vous pourrez par la suite convaincre l’Agence juive, moi-même et d’autres encore d’autoriser votre installation en une nouvelle localisation.
Il semble, en effet, que vous soyez troublés par cette idée, là où vous êtes maintenant. Or, si vous abordez le problème de la manière qui vient d’être décrite, vous saurez faire preuve de la détermination nécessaire dans vos relations avec les organismes concernés. Ceux-ci vous attribueront, au plus vite, les territoires se trouvant dans le domaine de la compagnie Hamehadrin(5).
Votre lettre indique que vous négociez sur la base d’une superficie de cinq cents Dounams. J’en suis particulièrement étonné. Vous auriez dû demander, au minimum, mille Dounams.
J) Il me semble que si l’Agence juive ne constatait aucune divergence d’opinions entre les ‘Hassidim, sur ce point, si elle n’observait pas que certains refusent de rester dans la localisation actuelle, elle vous aurait déjà accordé ces terrains depuis longtemps.
K) J’ai bon espoir et je suis certain, cela va sans dire, que l’activité essentielle du Kfar sera agricole. A mon sens, il ne peut pas en être autrement. L’agriculture ne sera pas un domaine accessoire, mais bien une activité essentielle.
Si quelques familles, pour différentes raisons, ne peuvent pas adopter une activité agricole, d’autres, en nombre suffisant, le désirent et en ont les capacités. C’est le cas, selon votre lettre, pour la moitié du Kfar. Ces personnes doivent, par tous les moyens possibles, adopter effectivement une occupation agricole. Leurs autres travaux seront uniquement accessoires.
L) Il est bien clair que je n’écarte en aucune façon le projet et le désir de fonder d’autres points d’installation de ‘Habad en Terre Sainte. A mon avis, si l’on témoigne de l’empressement qui convient, il sera possible de le faire, dans un délai relativement bref.
Néanmoins, il faut pouvoir construire un nouvel endroit sans détruire celui où vous vous trouvez actuellement. Car, si vous agissez de la sorte, ni l’un ni l’autre ne se maintiendront, ce qu’à Dieu ne plaise.
Que Dieu accorde à chacun d’entre nous de pouvoir nous annoncer les uns aux autres uniquement de bonnes nouvelles, matérielles et spirituelles.
Je vous adresse ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération(6). Et, que se réalise, très bientôt et de nos jours, la promesse de l’Admour Hazaken et la décision du Tribunal céleste(7), selon laquelle, en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les sentiments vertueux, ceux qui sont liés à lui(8) et suivent sa voie auraient le dessus.
Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,
N. B. : Je vous joins le fascicule présentant la séquence de discours ‘hassidiques de 5703(9). Vous y trouverez le discours intitulé “ Car Mon salut est proche ”. J’ai proposé aux ‘Hassidim de l’étudier, les 19 et 20 Kislev, de même qu’à la cinquième lumière de ‘Hanouka(10).
Il est sûrement inutile de rappeler que cette lettre et, de façon générale, tous mes courriers, ne sont en aucune façon des ordres formels. Tel n’est nullement mon propos. Je vous décris uniquement la situation telle que je la perçois.
Notes
(1) Précédent nom de Kfar ‘Habad. (2) De la lettre adressée au Rabbi et à laquelle il fait ici réponse. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°1566 et 1971. (4) En Russie soviétique. (5) Voir, à ce propos, les lettres n°1978 et 2242. (6) De l’Admour Hazaken des prisons tsaristes, le 19 Kislev. (7) Voir, à ce propos, la lettre n°1958. (8) De l’Admour Hazaken. (9) 1943, du précédent Rabbi. (10) Date de la libération de l’Admour Hazaken, lors de son second emprisonnement.
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