Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°1860
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1860, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Elloul 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec satisfaction votre lettre du dimanche de la Parchat Tavo. J’y ai lu avec plaisir que vous avez connu le Rabbi Rachab. J’espère qu’il n’y a pas uniquement là un simple souvenir, mais que cette conscience vous permet de vous élever au dessus de la grossièreté de ce monde matériel et de ce qu’il contient, un monde empli de forces du mal et d’impureté. En effet, nos Sages disent que l’acte, et non l’étude, est essentiel.
Vous me dites avoir du mal à accomplir ce qui est nécessaire. Vous avez incontestablement raison, mais, comme vous le savez, ce que Dieu attend de nous est fonction des forces dont nous disposons. Nous devons commencer à assumer la mission qui nous est confiée ici-bas. Si on le fait sans intérêt personnel et de tout son cœur, Dieu accorde une réussite surnaturelle.
C’est ainsi qu’il faut comprendre le récit que nos Sages rapportent, au début du Midrach Kohélet Rabba. Rabbi ‘Hanina ben Dossa vit que les hommes de sa ville offraient des sacrifices à Dieu, ce qu’il ne pouvait faire lui-même, car il était très pauvre. Il trouva, dans une maison en ruine, une pierre qu’il rendit lisse et régulière. Il souhaita la conduire à Jérusalem, mais il ne pouvait payer des ouvriers pour le faire. Dieu lui envoya donc des anges, ayant apparence humaine qui acceptèrent de la transporter pour un prix dérisoire, mais lui fixèrent une condition: Tu placeras ta main et ton doigt sous cette pierre, avec nous.
Ce récit peut surprendre. Pourquoi les anges, qui s’étaient engagés à transporter cette pierre, lui demandèrent-ils d’y placer son doigt? La réponse est celle qui a été donnée auparavant. Il faut offrir à Dieu un effort qui peut être comme la pointe d’une aiguille, c’est-à-dire s’engager dans une action, même si la logique élémentaire établit que l’on ne pourra pas la conduire à son terme. Celui qui agira ainsi, avec sincérité et intégrité, connaîtra la réussite.
Vous consulterez, à ce propos, les ‘Hidoucheï Harachach. Il peut en être ainsi pour chacun d’entre nous, en tout endroit et à toute époque.
Vous connaissez sans doute les trois études qui concernent chacun et qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi. Elles portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Vous vous renforcerez en les gardant, car elles insufflent une vitalité accrue et une force émanant du Dieu de vie aux enfants d’Israël qui s’attachent à lui et sont tous vivants aujourd’hui.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, de manière positive et bénie, pour nous et pour tout Israël, je vous adresse ma bénédiction, de même qu’à tous les membres de votre famille, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°1861
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1861, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Elloul 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 10 Elloul, dans laquelle vous me faites part de vos souvenirs. Vous me dites que vous vous irritez facilement et que vous avez de mauvaises pensées.
De façon générale, il ne faut pas penser à tout cela. Bien évidemment, vous devez vous conformer aux prescriptions du médecin, mais celles-ci ne concernent que l’action concrète. Pour ce qui est de vos pensées, en revanche, vous ne devez pas vous en occuper. Si vous arrêtez d’y penser, vous vous sentirez sûrement mieux. Vous aurez plus de temps pour mener fructueusement vos occupations personnelles et participer aux activités de ‘Habad en Terre Sainte.
Il serait bon que vous appreniez par cœur quelques chapitres de Michna et de Tanya, bien évidemment sans que cela n’appelle un trop grand effort de votre part. Si vous sentez que vous vous irritez ou bien si vous êtes envahi par des pensées indésirables, vous réciterez quelques passages de la Michna et quelques lignes du Tanya. Un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité et combien plus en est-il ainsi lorsqu’elle émane du luminaire qu’est la ‘Hassidout et qu’en outre, l’obscurité n’est qu’une apparence.
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction pour Roch Hachana. Sans en faire le vœu, j’en donnerai lecture, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, de manière positive et bénie, pour nous et pour tout Israël, je vous adresse ma bénédiction, de même qu’à tous les membres de votre famille, pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°1862
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1862, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22
Elloul 5712
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 15 Elloul. J’y ai appris avec satisfaction que vous vous portez mieux et avez déjà enseigné la Torah publiquement. Puisse Dieu faire que votre santé continue à s’améliorer et que vous me donniez de bonnes nouvelles, à ce sujet.
Vous concluez votre lettre en me disant que vous avez pris la décision d’être officiant, pendant les jours redoutables et saints, qui approchent. Certaines personnes, qui savent bien chanter, vous viendront en aide. Vous vous efforcerez de ne pas trop vous fatiguer, dans toute la mesure du possible. Nos Sages donnent deux interprétations de la manière de prier de toutes ses forces. Ils voient, en cela, une allusion à la force physique, mais aussi à la ferveur. Cette seconde explication est plus juste, dans la dimension spirituelle et donc aussi matériellement.
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction et j’en donnerai lecture, sans en faire le vœu, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, de manière positive et bénie, pour nous et pour tout Israël, je vous adresse ma bénédiction, de même qu’à tous les membres de votre famille, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction, en particulier pour que vous ayez une bonne santé,
Lettre n°1863
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1863, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Elloul 5712,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
rend le jugement et conduit sa communauté dans
la droiture, le Rav David Sefrou,
Je vous salue et vous bénis,
Je viens d’apprendre la terrible nouvelle du décès de votre père, le Rav Isma’h. Je vous présente donc mes condoléances. Que Dieu vous console, qu’Il allonge vos jours et vos années, de manière bonne et agréable. Qu’il permette que vous ne connaissiez plus la douleur.
Je reproduirai ici ce que j’ai dit(1), il y a quelques temps, à propos du décès et de la consolation des endeuillés. La création est une descente, à travers un enchaînement de mondes(2). Il doit ensuite y avoir une élévation. Telle est la Volonté de Dieu et elle doit nécessairement s’accomplir. Dès lors que la descente parvient à son terme, l’élévation perpétuelle commence. Ainsi, disent nos Sages, les Justes et les érudits de la Torah ne connaissent le repos ni dans ce monde ni dans l’autre. Ils vivent une perpétuelle élévation.
Le verset dit que le Juste tombe sept fois et se relève. Ainsi, c’est précisément la chute qui lui permet de s’élever, par la suite. Celle-ci est donc une nécessité, comme différents textes l’expliquent longuement(3). Pour accéder à une étape plus élevée que celle que l’on quitte, on doit, en effet, traverser une phase d’annulation.
La descente est donc la préparation indispensable pour une plus haute élévation. De ce point de vue, elle n’est pas réellement une descente, mais plutôt une introduction à l’élévation la plus haute.
Il en est de même pour le décès et le deuil. Celui qui quitte le monde met en pratique les termes du verset tu retourneras vers la poussière et s’apprête ainsi à connaître l’élévation. Pour les endeuillés, cette période est marquée par une contraction intellectuelle, qui doit également préfigurer l’élévation que ces personnes reçoivent par la suite.
Très prochainement, s’accomplira la promesse selon laquelle Il fera disparaître la mort pour l’éternité. Dieu effacera les larmes de tous les visages.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) A ceux qui le consolaient, lors du décès de son frère. Voir la lettre n°1606. (2) Le Rabbi note, en bas de page: La descente précéda le Tsimtsoum et l’enchaînement des mondes lui fit suite. (3) Le Rabbi note, en bas de page: Voir le Tanya, fin de l’introduction à la seconde partie.
Lettre n°1864
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1864, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Elloul 5712,
Brooklyn, New York,
Aux dirigeants de la Yechiva de Lod,
Aux dirigeants de la Yechiva Torat Emet(1),
auxquels Dieu accordera longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sûrement reçu mes précédentes lettres et vous voudrez bien y répondre.
Je répéterai ici les points suivants, que je vous ai déjà transmis(2) oralement, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav M.Gourary(3).
Je souhaite, depuis longtemps, que soient évaluées les aptitudes et les qualités des élèves des Yechivot, en ce qui concerne la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, conformément à la pratique qui a toujours existé dans les Yechivot Loubavitch. Des examens y avaient régulièrement lieu et l’on avait l’habitude de les faire pendant les vacances scolaires.
Je propose et je demande que de tels examens aient lieu dans les Yechivot de Terre Sainte
Bien évidemment, les épreuves seront discrètes, c’est-à-dire que l’on n’y invitera pas des personnalités extérieures.
Les examens seront confiés à deux comités, l’un pour la partie révélée de la Torah et l’autre pour la ‘Hassidout. L’enseignant de la Yechiva de Lod et celui de Torat Emet, pour chacune de ces matières, appartiendront au comité correspondant. Il y aura également une troisième personne, désignée par les deux autres.
Il est clair que ces examens concernent uniquement les élèves des grandes classes ou bien ceux qui étudient de manière indépendante.
Bien évidemment, ces épreuves ne se substituent pas aux examens de passage, puisqu’elles ne s’adressent qu’aux plus grandes classes et ont pour but, comme je l’ai dit, de déterminer le niveau véritable de chaque élève et ses aptitudes à la partie révélée de la Torah et à la ‘Hassidout.
J’espère que vous y consacrerez le mois de Tichri, durant lequel le temps d’étude est moins strict. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite.
Vous me confirmerez immédiatement la réception de cette lettre. Vous nommerez au plus vite les membres du comité et vous me le ferez savoir aussitôt.
J’ai demandé à l’association des ‘Hassidim ‘Habad d’organiser tout cela et de faire le lien entre les deux Yechivot. Il est, bien sûr, préférable que toutes les épreuves soient achevées pendant le mois de Tichri.
J’attends de vos bonnes nouvelles et je conclus en vous souhaitant d’être inscrits et scellés pour une bonne année, de connaître la réussite dans votre mission sacrée.
Notes
(1) De Jérusalem. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1789. (3) Le Rav Moché Gourary, de Tel Aviv. Voir, a son propos, les lettres n°1567, 1649 et 1766.
Lettre n°1865
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1865, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Fin Elloul 5712]
Vous consulterez des médecins spécialistes à propos de Yom Kippour. Notre Torah, une Torah de vie, précise qu’il doit en être ainsi. Elle insuffle la vie non seulement dans le monde futur, mais aussi dans celui-ci.
Si le médecin vous demande de manger, vous réciterez une bénédiction, en le faisant. Or, la bénédiction est un moyen de révéler la Divinité et d’élever la matière. Pour cela, il faut consommer l’aliment de manière effective. La pensée ou l’intention ne sont nullement suffisantes.
Lettre n°1866
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1866, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Fin d’Elloul 5712,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chmouel Halevi(1),
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, de manière positive et bénie, pour nous et pour tout Israël, je vous adresse mes bénédictions, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Vous connaîtrez la réussite avec vos élèves(2) et vous les ferez accéder à la voie qui conduit vers la maison de Dieu. Vous concevrez une grande satisfaction ‘hassidique de tous vos enfants, pour de longs jours et de bonnes années, dans toutes les acceptations de ces termes.
Avec ma bénédiction pour tout le bien matériel et spirituel,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav C.Levitin, de New York. Voir, à son propos, la lettre n°222. (2) Ceux de la Yechiva Loubavitch, à New York.
Lettre n°1867
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1867, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tichri 5713,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Je ne vous ai pas donné de précisions sur le contenu de la bénédiction qui était accordée. Je l’ai fait, tout d’abord, parce qu’un homme est tenu de s’exprimer selon les termes de son maître(1). De plus, vous pouviez la comprendre simplement en vous basant sur la partie révélée de la Torah.
Vous savez, en effet, ce que disent le Toureï Zahav et le Maguen Avraham, cités par l’Admour Hazaken, dans son Choul’han Arou’h, chapitre 582, paragraphe 7. En cette période de l’année, il faut être prudent et circonspect, en toutes les paroles que l’on prononce(2).
Si, comme vous l’envisagez, j’avais mentionné une idée particulière, même un point unique, dans ma lettre, en plus de la bénédiction générale, on aurait cherché à établir un lien entre cette idée et le contexte général, d’autant qu’ils auraient été énoncés l’un près de l’autre(3).
Nos Sages considèrent, lorsqu’une règle est énoncée en même temps qu’un détail d’application, que cette règle concerne uniquement ce qui est comparable à ce détail. Si le détail est introduit avant la règle, il faudra, selon certains, envisager une application plus restrictive, puis plus large, de sorte qu’il en résultera bien une limitation.
On définit également la règle, suivie d’un détail d’application, puis d’une autre règle, ou encore le détail, précédant la règle, puis un autre détail. On doit, en pareil cas, retenir tout ce qui est comparable au détail d’application. Vous consulterez, à ce sujet, le traité Nazir 35b.
En définitive, toutes ces manières de s’exprimer ont pour effet de réduire le contenu de la bénédiction. A l’opposé, quand celle-ci conserve une formulation générale, elle ne reçoit pas de détails d’application et ne subit donc aucune restriction.
Comme je l’ai dit, je suis surpris que vous me soupçonniez de ce qui n’a pas lieu d’être.
Je conclus en vous souhaitant d’être définitivement inscrit pour une bonne année. Que Dieu vous permette de faire usage de l’influence que vous exercez sur vos élèves et sur différents cercles de votre communauté, pour leur insuffler la crainte de Dieu, telle que la définit la ‘Hassidout, expression des “ Paroles du Dieu de vie ”.
Notes
(1) Le Rabbi accordait donc la bénédiction à laquelle cette lettre fait référence dans les mêmes termes que son beau-père, le précédent Rabbi. (2) On doit, en conséquence, également être prudent en ce que l’on écrit. (3) Voir les lettres n°1868 et 1919.
Lettre n°1868
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1868, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Tichri 5713,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux multiples connaissances, se consacrant aux
besoins communautaires, le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du lendemain de Yom Kippour 5713. Cette période ne permet pas du tout les longs développements. Néanmoins, je voudrais vous donner une précision, pour faire suite à la remarque que vous formulez à propos des bénédictions(2).
Vous dites que les bénédictions ont plus de valeur lorsqu’elles sont détaillées. A mon humble avis, ce principe ne s’applique nullement à ce qui fait l’objet de notre propos. Nous le comprendrons en précisant la différence qui existe entre une bénédiction qui est récitée lorsque l’on tire un profit de ce monde et celle qui est dite dans le but de louer Dieu.
Si quelqu’un fait l’éloge d’une qualité, de caractère général, qui est commune à plusieurs éléments et non spécifique à l’un d’entre eux, il ne loue pas le Saint béni soit-Il de la manière qui convient. C’est dans ce contexte qu’une bénédiction mieux détaillée a plus de valeur, puisqu’elle fait la preuve que celui qui la prononce est conscient de toutes les qualités que possèdent les éléments considérés.
Il n’en est pas de même pour une bénédiction qui est une prière, c’est-à-dire un moyen de révéler la Lumière céleste, par exemple la bénédiction de l’année. Lorsqu’on la prononce selon sa formulation la plus générale, qui inclut toutes les applications particulières, on possède “ les cent pièces incluses dans deux cents ”(3).
La différence entre les bénédictions de jouissance et celles de la prière est précisée, d’après la conception de la ‘Hassidout, dans les Biyoureï Zohar, tome 5, au début de la Parchat Ekev(4).
Avec ma bénédiction pour une fête joyeuse,
Notes
(1) Le Rav Its’hak Hutner. Voir, à son propos, les lettres n°1919, 2054 et 2077. (2) Voir la lettre précédente. (3) La règle générale inclut bien en elle tous les détails d’application. (4) De l’Admour Haémtsahi, page 120d.
Lettre n°1869
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1869, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Premier jour de ‘Hol Hamoed
Soukkot 5713,
Brooklyn, New York,
A la première rencontre nationale des femmes
et jeunes filles ‘Habad en Terre Sainte(1),
Sfarya(2), Kfar ‘Habad,
Je vous bénis et vous salue,
En réponse à la carte d’invitation que vous avez adressée au Rabbi Chlita à l’occasion de votre réunion se tenant, avec l’aide de Dieu, demain, mardi, celui-ci vous adresse le télégramme de bénédiction suivant :
“ Vous vous réunissez durant la fête et le Hakhel(3), afin de raffermir votre crainte de Dieu. Sans doute déciderez-vous des actions concrètes qui permettront d’intérioriser “l’ombre de la foi ”(4) aux quatre catégories que compte le peuple juif(5), comme l’explique la ‘Hassidout et comme le demandent nos maîtres, dont le mérite nous protégera.
Avec ma bénédiction de réussite et pour une fête joyeuse. ”
Vous avez sûrement reçu ce télégramme à temps et vous en avez alors donné lecture, en l’accompagnant des explications nécessaires. Sans doute transmettrez-vous un compte rendu détaillé des conséquences de cette réunion et du comité directeur qui a été élu.
Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,
Le secrétaire
Notes
(1) Voir les lettres n°1740, 1876, 1877, 1892, 1893, 1910, 1911, 1948, 1957, 1969, 2037, 2075, 2156, 2157, 2199 et 2200. (2) Précédent nom de Kfar ‘Habad. (3) Le rassemblement qui fait suite à l’année de la Chemitta, celle de 5712. (4) Que l’on obtient dans la Soukka. (5) Qui correspondent aux quatre espèces de la fête.
Lettre n°1870
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1870, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tichri 5713,
Brooklyn,
Je voudrais vous rappeler encore une fois la nécessité de fixer un temps pour étudier la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. Vous devez également lire des Tehilim, chaque jour et donner quelques pièces à la Tsédaka, avant la prière.
Ce sont là des moyens sûrs et éprouvés pour affiner son âme, afin qu’elle devienne sensible à la Torah, aux Mitsvot et à la Divinité. C’est de cette façon qu’elle conçoit un véritable plaisir.
Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Lettre n°1871
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1871, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tichri 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre. Je suis surpris que vous ne disiez pas un mot de l’influence que vous exercez sur votre communauté, afin d’y renforcer la Torah et de diffuser le Judaïsme. Vous n’oubliez sûrement pas qu’au final, telle est bien la finalité de votre fonction rabbinique.
Certes, cette fonction vous permet également de gagner votre vie, mais cela n’est qu’accessoire par rapport à ce qui vient d’être dit. Il est sans doute inutile d’en dire plus.
Par ailleurs, il est clair que votre action doit se concentrer essentiellement sur la bonne éducation qui peut être dispensée, aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Point le plus fondamental, vous devez expliquer à chacun que l’action concrète est déterminante, qu’il est nécessaire de mettre en pratique les Mitsvot, dans l’existence quotidienne.
Lettre n°1872
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1872, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tichri 5713,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux activités communautaires,
le Rav Yochoua(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre avec la demande de bénédiction qui l’accompagnait. Cette dernière sera lue, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, lequel, à n’en pas douter, invoquera la miséricorde divine pour tous ceux dont vous mentionnez le nom, afin d’obtenir la satisfaction des besoins de chacun.
Je vous remercie, en particulier, pour le recueil de discours ‘hassidiques relatifs à Roch Hachana et à Yom Kippour. Que Dieu augmente votre force et votre vigueur pour que vous renforciez le Judaïsme et diffusiez ses valeurs, en général, les souvenirs d’antan, l’histoire de la ‘Hassidout et les hauts faits des ‘Hassidim, en particulier. Si une telle activité est précieuse en tout temps, combien plus l’est-elle à l’heure actuelle, alors que les centres ‘hassidiques de Pologne et de Galicie ont disparu, que Dieu venge le sang versé.
Je vous joins le recueil de discours ‘hassidiques paru pour ce Roch Hachana. Je suis sûr qu’il vous intéressera.
A) La signification des lettres constituant le mot Techouva(2) a été transmise par l’Admour Hazaken, au nom du Juste, Rabbi M. Z. d’Anipoly(3). Le Chin est l’initiale de “ j’ai placé (Chiviti) Dieu en permanence face à moi ” et le Hé, de “sois réservé (Hatsna) devant ton Dieu”. L’explication de tout cela figure à la fin du Kountrass Torat Ha’hassidout.
B) L’enseignement des sages concernant le roi est le suivant : “ Le roi Machia’h conduira les Justes vers la Techouva ”. Vous consulterez le Likouteï Torah Devarim, à la page 92b, Chir Hachirim à la page 50b. Il est expliqué, par ailleurs, que cet enseignement de nos Sages se trouve dans le Zohar(4). Pour l’heure, je n’en ai pas retrouvé la référence.
C) Le sens des initiales formant le nom d’Elloul, précisant la source et ce qui en découle pour chacun, est expliqué dans l’introduction du fascicule n°94(5). Mais, vous savez que l’on ne peut pas soulever d’objection contre une explication(6).
Notes
(1) Le Rav Y.Sheftman, de Londres. Voir, à son propos, les lettres n°1009, 2140 et 2216. (2) Qui est expliquée dans le Hayom Yom, à la date du 3 Tichri. (3) Rabbi Mechoulam Zoussyl d’Anipoly, l’un des disciples du Maguid de Mézéritch, qui préfaça le Tanya. (4) Voir les références du Likouteï Torah, à cette même référence. (5) Des enseignements du précédent Rabbi. Voir le Séfer Hamaamarim 5711, page 318 et la lettre n°1191. (6) Il est possible de développer plusieurs explications divergentes et néanmoins exactes
Lettre n°1873
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1873, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Tichri 5713,
Brooklyn,
Je te salue et te bénis,
A l’occasion de la célébration de ta Bar Mitsva, pendant le Chabbat Béréchit qui approche, je t’adresse ma bénédiction pour que celle-ci se passe en un moment bon et fructueux, pour que tu connaisses la réussite dans ton étude de la Torah et ta pratique des Mitsvot(1).
L’Admour Hazaken explique(2), et le Chneï Lou’hot Haberit le dit également, qu’une Paracha de la Torah est toujours liée à la période pendant laquelle elle est lue. Durant ce Chabbat, nous lirons celle de Béréchit, qui est introduite par “ au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Et, la terre était obscurité. Dieu dit : Que la lumière soit ”.
Il y a là un enseignement, de portée générale, qui s’applique à tous les Juifs et en particulier à celui qui devient Bar Mitsva, se trouvant ainsi astreint à la pratique de toutes les Mitsvot. Chacun, en mettant en pratique la Torah et les Mitsvot dans le monde, doit garder en permanence à l’esprit les notions suivantes :
A) Dieu a créé le ciel et la terre. Il en résulte qu’Il est le seul Maître du monde et de tout ce qu’il contient.
B) La part qui est confiée à l’homme, dans ce monde, est encore obscure. Celui-ci doit donc l’affiner et l’éclairer.
C) Son premier effort en ce sens consiste à mettre en évidence le fait que “ Dieu dit ”, que l’étude de la Torah consiste à se pénétrer de Sa Parole, que la pratique des Mitsvot est le respect des Injonctions divines. C’est à ce propos qu’il est dit : “ La bougie est une Mitsva et la Torah, une lumière ”. C’est de cette façon que l’on peut transformer la pénombre du monde en lumière ou, selon les termes du Zohar, de “ métamorphoser l’obscurité en lumière et l’amertume en douceur ”.
Celui qui garde ces idées présentes à l’esprit peut avancer sans crainte sur son chemin, celui de Dieu, qui lui permettra de faire la Tsédaka et la justice.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à ce propos, les lettres n°1634, 1787 et 1829. (2) Voir le Séfer Hasi’hot 5702, page 29 et le Chneï Lou’hot Haberit, au début de la Parchat Vayéchev.
Lettre n°1874
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1874, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Tichri 5713,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, a un comportement généreux,
est issu d’une importante famille, le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre télégramme, me souhaitant une bonne année et je vous en remercie. J’ai également été satisfait de recevoir vos salutations, par l’intermédiaire de mon fondé de pouvoir, le directeur du bureau d’aide aux réfugiés(2), le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski.
Pour être franc, je dois vous dire qu’après notre discussion, j’avais bon espoir que les institutions chargées de ces affaires prendraient en charge toutes les dépenses relatives à la construction nécessaire pour l’Alya des jeunes, à Kfar ‘Habad. En effet, nous connaissons tous la situation des habitants du Kfar, qui n’ont pas les moyens de supporter de telles dépenses. De plus, notre caisse, ici même, accumule les dettes. Si l’on prend en compte la vocation particulière des hommes de ‘Habad et le fait qu’il s’agit pour eux d’une première expérience, visant à créer un village imprégné de l’esprit de ce mouvement, ces personnes auraient mérité qu’on leur fasse don de cette construction.
Il semble que vous n’ayez pas eu le moyen d’obtenir un tel résultat et je me vois donc contraint de donner mon accord à la seconde partie de l’alternative que comportait ma proposition. Les institutions financeront donc la totalité de la dépense, à la condition que j’en rembourse la moitié par la suite(3).
En conséquence, j’ai chargé mon fondé de pouvoir, précédemment cité, le Rav Gorodetski, en tant que directeur du bureau d’aide aux réfugiés, de signer, de manière officielle, le contrat fixant les conditions, si un tel document s’avère nécessaire. Il aura également la latitude de négocier ces conditions, c’est-à-dire de décider les modalités et l’échelonnement des remboursements. J’espère qu’en la matière, vous accorderez aussi pleinement votre aide.
Avec mes respects et ma bénédiction de bonne santé, dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Vous avez sûrement reçu, il y a quelques temps déjà, ma lettre vous souhaitant une bonne année.
Notes
(1) Le Rav Chnéor Zalman Chazar. Voir, à son propos, les lettres n°1709 et 1986. (2) Ayant son siège à Paris. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°1709, 1978, 1985 et 2242.
Lettre n°1875
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1875, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[28 Tichri 5713]
L’attribution d’un nom est un moyen de révéler et d’attirer la source première, l’origine cachée, afin qu’il en résulte une action concrète, comme l’établissent différents textes de ‘Hassidout. Grâce à elle, l’âme peut se lier au corps.
Ceci nous permettra de comprendre la controverse, qui opposent nos Sages, tendant à déterminer si Adam, le premier homme, décerna également des noms aux poissons. En effet, ceux-ci correspondent aux créatures du monde caché, qui vont à l’encontre de cette révélation.
Néanmoins, ce monde caché, par rapport à celui qui le dépasse, peut également être considéré comme révélé. C’est pour cela que, selon un avis, Adam donna effectivement un nom à ces poissons.
Vous consulterez, à ce propos, les Tossafot sur le traité ‘Houlin 66b, le ‘Hizkouni et le Radak, commentant le verset Béréchit 2, 19, le Midrach ‘Hasser Veyatir et d’autres textes.
Lettre n°1876
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1876, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Mar’hechvan 5713,
Brooklyn,
A madame Ra’hel(1),
Je vous bénis et vous salue,
J’espère que, vous trouvant dans la Soukka(2), vous avez eu connaissance de ce qui a été dit à propos de l’organisation des femmes et jeunes filles ‘Habad(3), c’est-à-dire de toutes les femmes qui entretiennent une relation quelconque avec ‘Habad.
De temps à autre, ces femmes doivent se réunir et étudier les lois qui leur sont nécessaires pour diriger leur maison, qui leur permettront d’améliorer l’éducation de leurs enfants. Elles apprendront également la Sidra de la semaine, les causeries de mon beau-père, le Rabbi et d’autres textes encore.
S’il existe un groupement juif dans l’endroit où vous résidez, il serait bon que vous envisagiez la possibilité d’instaurer un tel cercle d’étude. J’espère qu’en abordant cette question de la manière qui convient, vous parviendrez à mettre tout cela en application.
Vous connaissez le dicton que mon beau-père, le Rabbi citait, au nom de son propre père, le Rabbi(4) : “ Il est établi qu’un effort n’est jamais vain ”.
Avec ma bénédiction pour la satisfaction de tous vos besoins, de même que ceux de votre mari,
Notes
(1) Madame Ra’hel Cunin, du Bronx. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°1898 et 1904. (3) Voir la lettre n°1869. (4) Rachab.
Lettre n°1877
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1877, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Mar’hechvan 5713,
Brooklyn, New York
A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad,
auxquelles Dieu accordera longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai appris avec plaisir que vous avez jeté les bases de l’action qui sera celle des femmes et des jeunes filles ‘Habad, dans le quartier de la ville où vous vous trouvez. Puisse Dieu faire que cela soit un bon début, pour toute l’année qui vient.
Vous avez sans doute pris de bonnes résolutions pour renforcer votre action, à l’avenir et vous avez dû établir un programme, pour les prochaines réunions. Bien évidemment, celui-ci ne doit pas être arrêté de manière définitive. Il faut pouvoir le moduler et l’adapter, en fonction des attentes de celles qui sont membres de votre groupement. Car, tous les endroits ne sont pas identiques, de ce point de vue.
Les grands traits de ce que doit être votre action ont été définis dans ma lettre, adressée aux femmes et jeunes filles ‘Habad en notre Terre Sainte(1), dont vous trouverez une copie ci-jointe.
J’y ajouterai seulement quelques mots.
Notre sainte Torah est éternelle. Elle délivre des enseignements et des leçons dans tous les domaines, pour toutes les époques, quel que soit le pays dans lequel on se trouve.
La Torah commence par la Parchat Béréchit(2), qui relate la création du monde. Il est clair qu’elle n’est pas un livre d’histoire. Torah est de la même étymologie que Horaa, enseignement. Elle est un guide pour l’existence quotidienne et précise de quelle manière on peut adopter un bon comportement, matériellement et spirituellement.
Racontant de quelle manière le monde fut créé, la Torah introduit de profondes allusions et indique, en particulier, comment les êtres sont conduits à l’existence, dans le monde.
Chaque accomplissement, chaque réalisation qui est menée à bien dans le monde, qu’elle soit matérielle ou spirituelle, doit être conforme au verset : “ Au commencement Dieu créa le ciel et la terre ”. Ainsi, le “ commencement ”, l’entrée en matière de toute chose, consiste à savoir et à se rappeler que “ Dieu créa le ciel et la terre ”, la matérialité et la spiritualité. Dieu est le Créateur, mais Il souhaite l’intervention de certaines personnes, qui doivent considérer qu’elles sont Ses émissaires, chargées de mettre en pratique Sa Volonté.
Au début de la création, “ la terre était néant, désolation et obscurité ”. Chaque action, chaque réalisation, liée au domaine de la sainteté, semble, dans un premier temps, vide de tout contenu, désolée et obscure. Il semble qu’il soit difficile de bâtir dans le sens qui est désiré.
La sainte Torah nous raconte donc que, dès le début de la création : “ Dieu dit que la lumière soit et la lumière fut ”. Là où se trouvait la pénombre, Dieu fait soudain jaillir la lumière. Puis, la création se poursuivit, de manière ordonnée, d’abord les végétaux, puis les animaux, plus haut que les précédents et, enfin, Adam, le premier homme, élu d’entre la création et apogée de celle-ci.
Il en est de même pour toute action, toute réalisation relevant du domaine de la sainteté, comme le précise le Midrach Vaykra Rabba, chapitre 25, paragraphe 3. Il faut apporter toute sa détermination à les mener à bien. Dès lors, un seul instant suffit pour révéler la lumière là où régnait auparavant l’obscurité.
C’est ainsi que l’on peut accomplir ce qui doit l’être, ainsi que l’on peut devenir meilleur, plus élevé. Nos Sages disent que “ l’on doit connaître l’élévation en tout ce qui concerne la sainteté ”. Pour tout ce qui est lié à la Torah et aux Mitsvot, il est nécessaire de poursuivre son avancement, d’une étape vers l’autre.
Avec ma bénédiction pour le bien matériel et spirituel de tous les membres de votre groupement, pour elles-mêmes comme pour les membres de leur famille,
Notes
(1) Il s’agit de la lettre n°1740. Voir également la lettre n°1869. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°1873, 1892, 1893 et 1948.
Lettre n°1878
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1878, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Mar’hechvan 5713,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, le Rav Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 27 Tichri. Vous avez sans doute déjà reçu la quittance et la lettre du comité du Maamad(2). Vous connaissez l’enseignement de nos Sages selon lequel “ le vin est à son propriétaire, mais l’on sait gré à celui qui le verse ”(3).
Vous dites, à la fin de votre lettre, que vous vous efforcez d’instaurer une heure d’éducation religieuse pour les tous jeunes enfants. Vous me préciserez sans doute de quoi il s’agit. Il semble que ce soit l’équivalent de “ l’heure d’étude religieuse ”, qui est pratiquée ici, conformément aux dispositions du pays(4).
Peut-être serait-il bon que vous contactiez le Rav Yaakov Yehouda Hecht, qui gère directement cette activité depuis de nombreuses années. De même, vous connaissez sûrement les publications du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, conçues pour cette étude. Je vous joins l’un de ces fascicules. Il y en a, au total, vingt quatre.
Que Dieu vous donne la réussite en votre mission sacrée, consistant à rapprocher le cœur des enfants d’Israël de leur Père Qui se trouve dans les cieux.
Avec ma bénédiction de bonne santé,
Notes
(1) Le Rav Yossef Flyer. Voir, à son propos, les lettres n°1570 et 1951. (2) La contribution mensuelle de tous les ‘Hassidim aux réalisations personnelles du Rabbi. (3) Ces contributions émanent de tous les ‘Hassidim, mais l’on exprime de la reconnaissance à celui qui en assure la collecte. (4) Tous les mercredis matins, dans les écoles publiques.
Lettre n°1879
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1879, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Mar’hechvan 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je voudrais apporter une précision. De nombreux ‘Hassidim font une mauvaise interprétation de ma position, selon laquelle il ne faut pas quitter la France(1). Ils pensent que ma préoccupation est d’assurer la continuité des institutions existant là-bas, de garantir leur avenir en sacrifiant le bien être personnel de ces personnes. Cette conception ne correspond pas du tout à la réalité.
Je pense que de telles migrations peuvent être dommageables spirituellement et, parallèlement, ne pas apporter le confort matériel(2). Et, j’ai malheureusement pu constater, jusqu'à maintenant, qu’il en était bien ainsi. Pour l’heure, je ne vois aucun élément permettant de penser que cette situation soit appelée à changer, dans un proche avenir. Je suis donc surpris que certains souhaitent déménager, à tout prix.
Chacun me souligne donc, dans la lettre qu’il m’écrit, que son départ, ne remettra pas en cause l’existence de nos institutions, sur place. En fonction de ce qui vient d’être dit, vous comprendrez que cela n’a aucune incidence sur la question qui est posée. En effet, il s’agit bien, en l’occurrence, d’éviter ce qui pourrait causer du tort à celui qui entreprend ce voyage pour aller s’installer ailleurs.
Notes
(1) Pour tous les ‘Hassidim qui vivaient alors dans ce pays. Voir, à ce propos, les lettres n°1564, 1769, 2071 et 2120. (2) Il n’est pas sûr qu’ils puissent trouver une meilleure situation dans l’endroit où ils s’installeront.
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