Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°1840
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1840, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Elloul 5712,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva Loubavitch de Lod,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
A) J’ai bien reçu vos lettres des 13 et 22 Mena’hem Av. D’après une information que je viens de recevoir de Paris, une discussion a eu lieu là-bas avec monsieur le docteur Shapiro. Celui-ci a dit s’être déjà entretenu avec monsieur Pasman à propos de l’école professionnelle et devoir lui parler encore une fois, à ce sujet. Apparemment, monsieur Pasman se trouvait lui-même en dehors d’Erets Israël et c’est ainsi qu’ils se sont rencontrés.
Le Joint financera vraisemblablement une école professionnelle pour vous et pour... Si votre dossier est bien en ordre, on peut espérer que la priorité vous soit accordée. Il semble, néanmoins, que le Joint ne dispose pas d’un montant suffisamment important pour vous donner toute la subvention nécessaire à cette école professionnelle. Cette organisation pourra échelonner les subventions. Bien entendu, celles-ci seront accordées, en priorité, au projet qui leur conviendra le mieux.
J’attends de vos bonnes nouvelles.
B) J’ai dit que vous devez maintenir l’organisation actuelle de votre Yechiva, c’est-à-dire savoir qu’il s’agit d’une Yechiva et non d’un Talmud Torah. J’étais conduit à formuler cette remarque pour les raisons suivantes :
1. Il semble que vous ayez dernièrement modifié votre papier à en-tête en indiquant que vous receviez également des élèves plus jeunes.
2. J’ai eu connaissance d’un projet de prendre sous votre direction le Talmud Torah du réseau Ohaleï Yossef Its’hak. J’ai donc adopté, à ce sujet la position suivante. Même en mode de fonctionnement normal et a fortiori lorsque l’on vous observe attentivement, il faut être très prudent et ne pas prêter à penser que le Talmud Torah joue le rôle essentiel, alors que l’étude de la Guemara n’occupe que peu de temps, ce qui fait la preuve de la faible qualité de cet enseignement. Vous comprendrez ce que je veux dire.
Vous avez raison de dire qu’il est plus aisé d’influencer différentes catégories d’enfants si on leur donne une bonne éducation dès leur plus jeune âge, mais il y a toujours eu une différence entre ce qui devrait être et ce qu’il est possible d’obtenir. Il faut en tenir compte également dans ce cas.
Bien évidemment, je ne veux pas dire que vous devez renvoyer les enfants qui ont déjà été acceptés, ce qu’à Dieu ne plaise. Je ne vous demande pas non plus de refuser les petits, à l’avenir et de vous contenter uniquement des grands. Je veux uniquement vous dire que l’accroissement qualitatif et même quantitatif doit conduire à recruter des élèves qui, à l’évidence, appartiennent bien à une Yechiva.
Tout ceci sera précisé en fonction des conditions que vous apprécierez sur place. Il vous appartiendra de vous prononcer, pour chaque cas. Que Dieu vous confère la réussite, afin que vous preniez la bonne décision, qui vous apportera un succès surnaturel.
C) A cette occasion, je voudrais vous souligner encore une fois l’importance de vous occuper des enfants du Yémen. Vous ne pouvez imaginer le grand bien qui en résultera.
D) Ces jours-ci, monsieur Its’hak Elmaleh, un responsable communautaire de Casablanca, visitera la Terre Sainte, avec le Rav Toledano de Meknès et d’autres personnalités. Il s’agit d’hommes d’une crainte de Dieu irréprochable, qui soutiennent les institutions Ohaleï Yossef Its’hak, au Maroc.
Vous ferez visiter votre institution à monsieur Elmaleh. Vous honorerez ces personnes car, disent nos Sages, il est une Mitsva d’honorer ceux qui accomplissent une Mitsva. Vous prendrez sûrement conseil, pour tout cela, auprès de l’association des ‘Hassidim ‘Habad, afin que cette action soit organisée de la meilleure façon et qu’elle apporte un résultat effectif, dans toute la mesure du possible.
E) L’affaire de la construction d’un baraquement sur le toit a sûrement connu une suite. J’ai été satisfait de lire, dans votre lettre, que vous commencez à être moins à l’étroit. Vous avez également sollicité un prêt pour l’acquisition des matériaux de construction. Si vous élargissez le réceptacle ici-bas, la bénédiction que Dieu vous accordera sera considérablement accrue.
F) Lorsque vous aurez des nouvelles, vous voudrez bien me les communiquer. Je vous en remercie d’avance.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et en vous souhaitant d’être inscrits et scellés pour une bonne année,
N. B. : Je vous joins un extrait des propos tenus durant le Chabbat au cours duquel fut béni le mois d’Elloul. Sans doute le diffuserez-vous parmi les élèves, de la manière qui convient.
Lettre n°1841
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1841, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Elloul 5712,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva de Kfar ‘Habad
en Terre Sainte, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre avec plaisir. Vous m’annoncez que l’inauguration du bâtiment de la Yechiva, à Kfar ‘Habad, aura lieu à la date lumineuse du 18 Elloul, celle de la naissance de notre maître, le Baal Chem Tov, fondateur de la ‘Hassidout générale et de celle de l’Admour Hazaken, fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad.
La conclusion de votre lettre m’a particulièrement réjoui. Vous me dites que Dieu vous a permis de multiplier dernièrement le nombre de vos élèves. Il est certain que la croissance quantitative sera également qualitative. Nos Sages disent, en effet, que, des mille élèves entreprenant l’étude de la Loi Ecrite, cent accéderont à la Michna et, parmi ces derniers, dix auront connaissance du Talmud, alors qu’un seul enseignera(1).
Combien plus en est-il ainsi dans votre Yechiva, fondée par mon beau-père, le Rabbi et dans laquelle s’unifient la partie révélée de la Torah et son enseignement caché, c’est à dire la ‘Hassidout, formant ainsi deux lumières. Il en résulte également une union entre, d’une part, les mille élèves qui entreprennent l’étude de la Loi Ecrite, liée au monde d’Assya ou, plus exactement, qui a été descendue jusqu'à lui, présentant, de ce fait, des idées simples et, d’autre part, celui qui est capable d’enseigner la Torah, symbolisant la plus haute perfection, puisqu’il sait en déterminer l’interprétation la plus juste. Il est dit, à ce propos, que Dieu est avec lui et la Hala’ha retient systématiquement son avis.
Le Nom de Dieu employé dans cette dernière expression est Avaya, soulignant que Il était, Il est, Il sera de manière identique, car Il transcende la nature et ses limites tout en se révélant en son sein. Et, la Hala’ha régit les objets matériels. Il y a donc bien, là encore, une unification entre le monde d’Assya et celui d’Atsilout tels qu’ils se trouvent dans la Torah, c’est-à-dire entre la Loi Ecrite et la Kabbala. On peut déduire tout cela du début du Likouteï Torah sur trois Parachyot, à la page 3a.
Que Dieu accorde la réussite à la Yechiva, à ses élèves et à ses dirigeants. Que leur cerveau et leur cœur soient mille fois plus affinés(2), afin qu’ils puissent saisir et comprendre la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, qu’ils soient des phares capables de diffuser la lumière de la Torah et son luminaire dans tout leur entourage.
Je vous adresse ma bénédiction pour que les dirigeants de la Yechiva, ses élèves et tous ceux qui participent à votre commission soient inscrits et scellés pour une bonne et douce année, avec tous les membres de leur famille. Grâce à la diffusion des sources(3) à l’extérieur, nous mériterons tous la délivrance complète, par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, Amen.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°1778. (2) Conformément à la promesse faite par l’Admour Hazaken à propos de ceux qui consacrent leur temps aux autres. (3) De la ‘Hassidout.
Lettre n°1842
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1842, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Elloul 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat Tétsé, dans laquelle vous me dites que vous ne pouvez pas supporter les nombreuses souffrances qui vous sont infligées.
Je suis particulièrement surpris de telles paroles. Avez-vous réellement oublié, en un temps relativement court, ce qu’était votre situation il y a plus d’un an et ce qu’elle est devenue par la suite? Vous rappelez-vous des causes? Vous souvenez-vous de votre état de santé?
Certes, Dieu peut tout faire et Il a le pouvoir d’accorder à l’homme beaucoup plus que ce qu’il a. Et, chaque Juif est en droit d’espérer que ce soit effectivement le cas, car tous les enfants d’Israël sont des fils de Roi. Il est inutile d’en dire plus.
Vous connaissez le raisonnement a fortiori suivant, qui est mentionné par la ’Hassidout. Nabuchodonosor fit trois pas en arrière pour Dieu et, de ce fait, la royauté lui fut accordée pour trois générations. A fortiori, la récompense d’un Juif doit-elle être incommensurable. Pour autant, nul ne peut oublier les miracles et les merveilles que Dieu accomplit pour chacun d’entre nous et également pour vous. Il est certainement inutile d’en dire plus.
Vous passerez sûrement le temps qu’il faudra en Terre Sainte. Vous réfléchirez à la possibilité de vous installer là-bas, pour vous-même et pour les membres de votre famille.
Que Dieu vous guide vers le succès matériel et spirituel, de même que les membres de votre famille.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
M. Schneerson,
Lettre n°1843
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1843, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Elloul 5712,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 3 Elloul, dans laquelle j’ai lu avec plaisir que vous avez trouvé plusieurs qualités à ce jeune homme, correspondant à l’idée que vous vous faites de celui que vous désirez épouser. De même, vous espérez qu’il possède également d’autres qualités que vous n’avez pas encore découvertes.
Vous avez raison d’écrire qu’en la matière, il faut également éprouver un sentiment d’attirance. Tout ne peut pas être basé sur le calcul intellectuel. Il est clair qu’il s’agit de bâtir tout un foyer, un édifice éternel, une maison qui doit être unie en tout point et non uniquement par les vues de l’esprit.
Pour autant, il n’est pas facile de déterminer où s’arrête la raisonnement intellectuel et où commence la manifestation sentimentale. Très souvent, on a l’impression d’une démarche purement intellectuelle, alors que celle-ci est, pour une large part, et peut-être même essentiellement sentimentale.
J’espère qu’à l’issue de quelques rencontres avec lui, vous pourrez vérifier vous-même que votre attitude est à la fois raisonnée et émotionnelle.
En conséquence, il semble que, pour l’heure, le sentiment ne se soit pas du tout manifesté. Il en résulte donc qu’une décision est prématurée. En revanche, si le sentiment se fait jour, Dieu vous donnera la réussite et ce sera en un moment bon et fructueux.
Vous devez également tenir compte du fait qu’à relativement brève échéance, ce jeune homme retournera chez ses parents. Il n’y a donc pas lieu de prolonger tout cela, s’il n’en résulte rien.
En tout état de cause, j’attends votre réponse à la présente lettre. Puisse Dieu vous conduire sur le chemin qui vous mènera à la réussite et au bonheur, matériels et spirituels.
En vous souhaitant d’être inscrite et scellée pour une bonne année,
Lettre n°1844
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1844, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Elloul 5712,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
issu d’une illustre famille,
le Rav Efraïm Eliézer Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Comme vous me l’aviez demandé auparavant, je vous joins le fascicule édité pour ce 18 Elloul et un extrait de la causerie du Chabbat au cours duquel a été béni Elloul, le mois de la miséricorde. Ils vous intéresseront sûrement et auront un apport concret.
J’ai bien reçu vos deux lettres. Vous faites remarquer que le mot Lev, le cœur, est employé tantôt au masculin, tantôt au féminin. Vous connaissez la réponse de Dounach(2) à Rabbi Saadya Gaon, exprimée au chapitre 150, selon laquelle, ce qui ne possède pas le caractère de la vie peut effectivement être l’un ou l’autre. Le temps ne me permet pas de développer ce sujet, mais ce n’est que partie remise.
J’ai été heureux de recevoir vos salutations par l’intermédiaire des voyageurs(3). Ceux-ci m’ont fait part de votre intervention pour obtenir une issue positive(4) et je m’en suis réjoui. Nos Sages disent, dans le Midrach Tan’houma, cité par le commentaire de Rachi sur la Torah, qu’une Mitsva est attribuée à celui qui la conduit à son terme. Je suis donc certain que vous vous efforcerez de conclure tout cela positivement, c’est-à-dire d’obtenir que le chèque soit rédigé et signé. Et, le plus tôt sera le mieux, surtout pendant le mois de la miséricorde.
Vous consulterez Igueret Hakodech, au chapitre 21, selon lequel l’empressement de notre père Avraham nous protège pour l’éternité. Le lien entre tout cela et les Cohanim(5) peut être déduit de ce que dit le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Kora’h.
En vous adressant ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année, de même que le donateur, auquel Dieu accordera une longue vie et dans l’attente d’une bonne nouvelle,
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, de Chicago. Voir, à son propos, la lettre n°1529. (2) Dounach Ben Labrat, qui était grammairien. (3) Les ‘Hassidim de Chicago, venus à New York pour voir le Rabbi. (4) D’une participation devant être accordée à la Yechiva par un donateur. (5) Le destinataire de cette lettre est un Cohen.
Lettre n°1845
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1845, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Elloul 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 5 Elloul, dans laquelle vous me dites que vous avez déjà quitté l’hôpital, êtes rentré à la maison et que votre état de santé s’est considérablement amélioré. Puisse Dieu faire que vous alliez de mieux en mieux et que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles également dans le domaine spirituel.
Vous écrivez que vous avez pris la décision d’adhérer au mouvement ‘Habad, vis-à-vis de l’intérieur comme de l’extérieur. Vous acceptez donc la décision hala’hique du Tséma’h Tsédek concernant l’aspect divin du visage et, en conséquence, vous ne raserez plus les treize points constituant la barbe, que le Zohar, la Kabbala et la ‘Hassidout définissent comme le canal spirituel véhiculant une bénédiction de Dieu accrue, dans la satisfaction de tous les besoins.
Je vous félicite pour cette décision. Il est dit que l’on vient en aide à celui qui décide de se purifier et, à n’en pas douter, vous recevrez des forces pour ne pas vous affecter devant ceux qui se moquent. C’est précisément de cette façon que débutent les quatre parties du Choul’han Arou’h. En effet, le premier paragraphe du premier chapitre, dans la première partie, le Ora’h ‘Haïm, dit :
On n’aura pas honte face à ceux qui se moquent.
Que Dieu améliore prochainement la manière dont vous gagner votre vie. Qu’Il permette que la grossesse de votre épouse se passe bien et qu’elle enfante en son temps et facilement.
Avec ma bénédiction, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
N. B. : Vous trouverez ci-joint quelques bons d’envoi en port payé pour vos besoins personnels.
Lettre n°1846
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1846, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Elloul 5712,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu votre demande de bénédiction pour monsieur... Lorsque je me rendrai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je mentionnerai son nom pour qu’il ait une prompte guérison. Que Dieu fasse que vous puissiez m’annoncer la bonne nouvelle de l’amélioration de son état.
Vous lui demanderez de placer près de son lit une Mezouza vérifiée et cachère. Elle sera, bien sûr, placée à l’intérieur de deux étuis, puisqu’il se trouve à l’hôpital. Il fera également vérifier les Mezouzot de sa maison, ses Tefilin et les Tsitsit du grand et du petit Talith.
Sans en faire le vœu, il s’engagera à adopter les trois études qui concernent chacun et qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi. Elles portent, comme vous le savez, sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya.
S’il lui est difficile de parler, il pourra, si les médecins le permettent, entreprendre ces études par la pensée. J’attends de bonnes nouvelles, à ce sujet. Son épouse donne sûrement de la Tsédaka à la caisse de Rabbi Meïr Baal Haness, chaque veille de Chabbat et de fête, avant d’allumer les bougies.
Je vous joins le fascicule édité à l’occasion du 18 Elloul et un extrait des propos tenus durant le Chabbat au cours duquel a été béni Elloul, le mois de la miséricorde. Sans doutes les diffuserez-vous de la manière qui convient, afin qu’ils parviennent aux cercles les plus larges.
En vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Lettre n°1847
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1847, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Elloul 5712,
Brooklyn, New York
A madame Mouchka, épouse du défunt
Rav Guerchon Wolfsohn,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai bien reçu votre lettre, avec le chèque que votre mari a laissé pour que je le transmette à la Tsédaka de ma convenance. Il a été consacré au financement de nos institutions Ohaleï Yossef Its’hak et vous voudrez bien trouver ci-joint un reçu.
Ces institutions, portant le nom de mon beau-père, mènent une action de la plus haute importance en différents points du globe, en notre Terre Sainte, en Europe, en Afrique du nord et en Australie. Elles apportent aux enfants juifs une éducation conforme à la Tradition et, bien souvent, une aide matérielle, lorsque celle-ci est nécessaire. La mérite de participer à cette œuvre est considérable.
Vous avez connaissance des actions généreuses de votre mari au profit des institutions Loubavitch. Je suis donc certain que vous ferez usage de votre influence sur vos enfants pour les convaincre de perpétuer la tradition familiale. Ceux-ci maintiendront ainsi les canaux par lesquels Dieu leur enverra la bénédiction et la réussite, la longévité et la satisfaction, une satisfaction juive, de leurs enfants.
En vous souhaitant d’être inscrite et scellée pour une bonne année,
Lettre n°1848
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1848, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Elloul 5712,
Brooklyn, New York,
A nos frères et sœurs, les fils et filles d’Israël,
partout où ils se trouvent,
que Dieu leur accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, de manière positive et en apportant une bénédiction, je m’adresse à nos frères et sœurs, les fils et filles d’Israël, là où ils se trouvent, pour leur souhaiter d’être inscrits et scellés pour une bonne et douce année.
En cette année de la Chemitta(1) et en parvenant à l’issue de celle-ci, nous nous souvenons de la Mitsva qui est un puissant fondement et un grand principe de notre foi(2), celle du Hakhel, faisant obligation à tout le peuple, hommes, femmes et enfants, de se réunir en un lieu saint, qui sera restauré et rebâti, très bientôt et de nos jours, Amen. Là, tous écoutaient des passages décrivant la nécessité de se soumettre à la Royauté divine et au joug des Mitsvot et de contracter les alliances relatives à la Torah. On annonçait publiquement la nécessité de prélever la dîme(3).
Certes, il nous est commandé, à tout moment, d’éduquer les enfants pour qu’ils suivent la voie de Dieu. Mais, à l’issue de l’année chabbatique, cette obligation est encore plus clairement soulignée. Son importance est beaucoup plus fortement établie, ainsi qu’il est dit: et vos enfants entendront et apprendront à craindre l’Eternel.
Pendant les jours redoutables et ceux de la fête de Soukkot, lorsque se déroulait le Hakhel, chaque Rav, chaque dirigeant(4), chaque responsable communautaire, quiconque peut exercer une influence en soulignera sûrement l’importance.
Les paroles qu’il prononcera émaneront de son cœur, du cœur en éveil que possède chaque Juif et chaque Juive(5). C’est ainsi qu’elles seront perçues par le cœur de ceux qui les écoutent.
Chacun conduira les membres de sa communauté et son entourage vers la Torah et la crainte de Dieu, avec encore plus de détermination. On s’emploiera, en particulier, à renforcer et à développer les écoles délivrant une bonne éducation, permettant d’étudier la Torah en se pénétrant de crainte de Dieu. On réunira les enfants et on les inscrira dans ces écoles et ils seront le fruit des plantations de Dieu, l’œuvre de Ses mains dont Il est fier.
J’ai bon espoir que cette prise de conscience et cette révélation se prolongeront, tout au long de l’année.
Que Dieu nous accorde donc, de ce fait, la délivrance complète, par notre juste Machia’h. Alors, nous accomplirons la Mitsva du Hakhel dans le Sanctuaire de notre splendeur, très bientôt et de nos jours, Amen, qu’il en soit ainsi.
En vous souhaitant et en me souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement,
Mena’hem Mendel ben ‘Hanna Schneerson,
Notes
(1) Celle de 5712. (2) Le Rabbi note, en bas de page: ’Hinou’h, fin de la Mitsva de l’alliance. (3) Le Rabbi note, en bas de page: Commentaire de Rachi sur le traité Sotta 41a; Rambam, lois de ‘Haguiga, début du troisième chapitre: ‘Ce sont des passages qui encouragent à l’accomplissement des Mitsvot et raffermissent la foi véritable’. (4) Le Rabbi note, en bas de page: Selon certains avis, en l’absence d’un roi, c’est le plus grand Sage de la génération qui doit lire la Paracha du Hakhel. Et les Azharot de Rabbi Saadya Gaon, au discours Lo Tissa, expliquent: ‘Un maître empressé lira le livre, au moment de la Chemitta’. Voir le Min’hat ‘Hinou’h, à la même référence, le commentaire du Rav Perla sur le Séfer Hamitsvot de Rabbi Saadya Gaon, Injonction 16 et chapitre 10. Ce point ne sera pas développé ici. (5) Le Rabbi note, en bas de page: En effet, les femmes ne sont pas astreintes à la Mitsva du Hakhel.
Lettre n°1849
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1849, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Elloul 5712,
Brooklyn, New York,
A nos frères et nos sœurs, les fils et filles d’Israël,
partout où ils se trouvent,
que Dieu leur accorde longue vie(1),
Je vous salue et vous bénis,
Au seuil de la nouvelle année 5713, qui approche de manière positive, pour nous et pour tout Israël, j’adresse ma bénédiction pour une bonne et douce année, à tous nos frères et nos sœurs, les fils et filles d’Israël, partout où ils se trouvent, auxquels Dieu accordera longue vie.
L’année de la Chemitta, 5712, parvient à son terme et ces jours nous rappellent donc la Mitsva considérable, qui est un puissant fondement et un grand principe de notre foi, celle du Hakhel, lorsque l’ensemble du peuple, hommes, femmes et enfants, se réunissait, pendant ‘Hol Hamoed Soukkot, dans un endroit sacré, le Temple, qui sera bâti, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h. Là, tous écoutaient des passages de la Torah évoquant la soumission à Dieu et au joug des Mitsvot, en particulier celle de la Tsédaka, la dîme.
De tout temps, les Juifs ont eu une Mitsva d’éduquer leurs enfants sur la voie de la Torah et des Mitsvot. Mais, la Mitsva du Hakhel le souligne encore plus clairement et nous rappelle cette nécessité avec une force particulière.
En ces jours concluant l’année passée et introduisant celle qui approche, chaque père et chaque mère, chaque Rav et chaque dirigeant, chaque responsable et chaque personne d’influence doit prendre une ferme décision, dans l’esprit de la Mitsva du Hakhel, non seulement pour les jours redoutables(2) et Soukkot, période de ce Hakhel, mais également pour toute l’année.
Il faut réunir les enfants juifs et les conduire dans les Yechivot, les Talmud Torah, les écoles dans lesquelles on leur dispense une bonne éducation. En donnant de la Tsédaka avec largesse, on peut, en outre, renforcer et assurer la pérennité de ces institutions, accueillant les petits garçons et les petites filles, en tout endroit.
Il faut, en effet, les éduquer dans un esprit de crainte de Dieu, d’amour de Dieu, d’amour de la Torah et des Mitsvot, d’amour du prochain.
Par ce mérite, Dieu nous accordera très rapidement d’accomplir la Mitsva du Hakhel dans le Temple, à Jérusalem reconstruite par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, Amen.
En vous souhaitant et en me souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement,
Mena’hem Mendel ben ‘Hanna Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre reprend, dans ses grandes lignes, le contenu de la précédente. Elle est, néanmoins, rédigée en Yiddish, alors que la précédente est en Hébreu. Elle s’adresse donc à un public plus large. (2) Roch Hachana et Yom Kippour.
Lettre n°1850
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1850, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Elloul 5712,
Brooklyn,
Aux dirigeants de l’association des ‘Hassidim ‘Habad
en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,
aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad
en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,
Je vous salue et vous bénis,
A) J’ai bien reçu les comptes rendus des réunions des 6, 19 et 26 Mena’hem Av, de même que vos lettres des 22 et 29 Mena’hem Av, avec ce qui y était joint. Je viens de recevoir également une lettre de la direction de la Yechiva Loubavitch, à Tel Aviv. Je suis très surpris de n’avoir aucune nouvelle des affaires qui ont été envoyées d’ici. Je ne sais pas ce qu’il faudra répondre ici et comment l’on devra procéder, à l’avenir.
B) Je commencerai par le point le plus important, qui est le suivant. Le mois d’Elloul a commencé et il faut maintenant se préparer à Tichri. Vous élaborerez donc sûrement un programme de travail détaillé. Vous répartirez les rôles et vous organiserez le travail de chacun, de sorte que l’un vienne en aide à l’autre et le complète.
De façon générale, l’organisation adoptée, en différents endroits, ces dernières années, tient en deux volets. Le premier est une activité se déroulant en de nombreux endroits et le second est un regroupement, en un seul endroit, de façon à réunir une foule nombreuse.
La coopération des différents responsables et des représentants de toutes les institutions permettra sûrement d’organiser tout cela, de la manière la plus efficace.
C) Bien évidemment, cela n’exclut en aucune façon la possibilité d’intervenir également dans d’autres endroits, en plus de ceux où sont concentrés de nombreuses personnes.
D) Il me semble avoir déjà répondu à quelqu’un qui m’interrogeait à ce propos(1), en affirmant qu’il est bon d’avoir une émission de radio, si cela est possible.
Bien évidemment, il faut d’abord déterminer le contenu de cette émission et, pour cela, constituer un comité de personnes pouvant se prononcer, sur ce sujet.
E) Concernant la diffusion de la ‘Hassidout, il ne me semble pas qu’il appartienne à l’association des ‘Hassidim ‘Habad ou aux jeunes de l’association ‘Habad de déléguer, en tout endroit, des émissaires salariés, chargés d’encourager ceux qui résident sur place.
En fait, il faut désigner, en chaque endroit, un homme ou un comité qui pourra diriger l’action, au niveau local et enseigner publiquement la ‘Hassidout. C’est seulement de manière tout à fait exceptionnelle qu’une personne se trouvant dans une ville sera payée pour se rendre dans une autre et faire des allers et retours, pour y mettre en pratique le programme d’action de l’association des ‘Hassidim ‘Habad.
D’une part, on ne pourra pas, en agissant de la sorte, organiser les activités appartenant au premier volet et il faudra se contenter du second. De plus, l’efficacité exige que l’on réside à l’endroit où l’on mène son action. A certaines occasions, plus ou moins rapprochées, on peut, bien sûr, faire venir un invité ou un orateur d’un autre endroit.
F) Vous me demandez si vous pouvez faire imprimer(2), dans un journal ou un bulletin, des notes et des lettres inédites de mon beau-père, le Rabbi. Le désordre résultera d’une telle initiative et l’on négligera ses discours ‘hassidiques et ses causeries, qui sont imprimées. Il a lui-même demandé que l’édition soit centralisée ici. En effet, il est possible, ici, d’examiner les copies de ses écrits d’une manière précise et de les comparer à celles qui se trouvent en d’autres endroits.
Il faut donc publier uniquement des textes déjà imprimés et demander, au préalable, l’autorisation de le faire. En effet, il existe aussi des versions ultérieures de textes imprimés, sans que la première version n’ait été supprimée.
G) Si la réparation du Mikwé de Haïfa ne vous coûte que cent ou deux cents livres, vous pouvez la prendre en charge. On peut, néanmoins, se demander pourquoi une ville comme Haïfa a besoin de votre aide
Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne année,
Notes
(1) Voir les lettres n°1542 et 1744. (2) Voir la lettre n°1744.
Lettre n°1851
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1851, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Elloul 5712,
Brooklyn,
Aux participants de la réunion ‘hassidique, à la date
lumineuse du 18 Elloul, celle de la naissance du Baal
Chem Tov et de l’Admour Hazaken, à Toronto,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec plaisir que vous aviez organisé une réunion ‘hassidique à la date lumineuse du 18 Elloul. J’ai bon espoir que ce jour, qui appartient désormais au passé, insufflera de la vitalité au présent et à l’avenir, conformément au dicton(1) des premiers ‘Hassidim, cité par mon beau-père, le Rabbi, dans sa causerie du 18 Elloul 5705(2): Le 18 Elloul est la date qui a insufflé et qui insuffle encore la vitalité dans le mois d’Elloul.
La signification de ce mois est brièvement expliquée dans l’introduction du fascicule n°94(3), édité pour le 18 Elloul 5711(4).
Que Dieu fasse que chacun des participants à cette réunion soit inscrit et scellé, avec tous les membres de sa famille, pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
En vous souhaitant tout le bien,
Notes
(1) Voir les lettres n°1191 et 1192. (2) 1945. (3) Des enseignements du précédent Rabbi. (4) 1951.
Lettre n°1852
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1852, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Elloul 5712,
Brooklyn,
A mon proche parent, le Rav, distingué ‘Hassid
qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires,
Le Rav Azryel Zelig(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) Je vous joins le fascicule édité à l’occasion du 18 Elloul et un extrait des propos(2). Vous les diffuserez sûrement, de la manière qui convient.
B) Je fais également réponse à la question que vous m’aviez posée, il y a quelques temps. Vous faisiez remarquer que les Cohanim ont l’habitude de se rendre auprès des tombeaux des Justes(3) et vous me demandiez ce que j’en pense.
Vous consulterez le Sdeï ‘Hémed(4), recueil de lois, aux articles Erets Israël, deuil et Roch Hachana, de même que le Péat Hassadé, à la même référence, qui cite un grand nombre des derniers Décisionnaires. Pratiquement, tous adoptent une position rigoriste, en la matière.
Telle est également l’attitude de la communauté ‘Habad, comme l’indique la réponse de Rabbi Yehouda Leïb de Yanovitch, frère de l’Admour Hazaken, qui est imprimée dans Hatamim, volume 6, page 38, à propos de la barrière qui a été construite(5) à Haditch, tout autour du tombeau(6).
Certes, les livres qui sont cités par le Sdeï ‘Hémed disent également que beaucoup adoptent, sur cette question, une position moins sévère, surtout s’il s’agit de ‘Hassidim se rendant près de leur maître. Néanmoins, je n’accepte pas cette position, à cause de la réponse, précédemment citée, de Rabbi Yehouda Leïb.
De même, on m’a dit qu’au tombeau, à Loubavitch(7), on trouve les traces d’une barrière, marquant l’endroit qui ne devait pas être dépassé par les Cohanim.
C) Un mur de plus de dix Tefa’h(8) de hauteur a été prévu autour du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Les Cohanim se tiennent à quatre Tefa’h(9) du tombeau, l’épaisseur du mur étant compté dans cette distance. Le tombeau se trouve dans un cimetière et les Cohanim s’y rendent donc dans un véhicule fermé, qui est considéré comme une tente(10). Le fait qu’il soit mobile n’a pas d’incidence, en l’occurrence, puisque la nécessité de se tenir à quatre coudées(11) d’un cimetière(12) n’est, à l’unanimité des avis, qu’une disposition rabbinique(13).
A l’occasion de la nouvelle année qui approche, de manière positive et bénie, pour nous et pour tout Israël, je vous adresse ma bénédiction, de même qu’à tous les membres de votre famille, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction de réussite,
Notes
(1) Le Rav A.Z. Slonim. Voir, à son propos, la lettre n°847. (2) Prononcés par le Rabbi. (3) Malgré l’interdiction qui leur est faite d’entrer dans un cimetière. (4) Le Rabbi note, en bas de page: On consultera également le Yalkout Dat ve Din, à la page 138, qui mentionne plusieurs avis, sur cette question. (5) Afin que les Cohanim soit séparés du cimetière. (6) De l’Admour Hazaken. (7) Celui du Tséma’h Tsédek et du Rabbi Maharach. (8) De plus d’un mètre. (9) Une quarantaine de centimètres. (10) Empêchant l’impureté de se répandre. (11) Deux mètres environ. (12) Ce qui n’est pas le cas lorsqu’on le traverse dans une voiture. (13) Et non une obligation de la Torah.
Lettre n°1853
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1853, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Elloul 5712,
Brooklyn,
Au Rav distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Alexander Sender(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre du mardi de la Parchat Tavo, dans laquelle vous me dites que vous poursuivez votre travail de collecteur de fonds pour la Yechiva(2). Les montants collectés prennent ainsi une dimension spirituelle. Bien plus, vous-même semez de la spiritualité en effectuant ce travail. Lorsque vous êtes chez vous, vous vous efforcez, en outre, d’influencer votre entourage.
Vous concluez votre lettre en disant que vous vous interrogez parfois sur cette manière d’agir et vous vous demandez à quel titre vous faites de la morale aux autres. Vous connaissez sans doute l’affirmation de nos Sages selon laquelle si l’homme n’était pas aidé, il ne pourrait rien faire contre lui(3). Il ne s’agit donc pas de vos propos moralisateurs, de vos paroles. Vous ne faites que transmettre un message de vérité, émanant de la Torah de vérité.
Bien plus, vous êtes un ‘Hassid, lié à notre maître, mon beau-père, le Rabbi. Vous ne faites donc que vous acquitter de la mission qu’il vous a confiée. En ce sens, vous possédez la force de celui qui vous délègue, c’est-à-dire de mon beau-père, le Rabbi, qui a les épaules suffisamment larges pour accomplir ce qu’il désire en tout lieu, à toute époque, par l’intermédiaire de chacun, pour peu que l’émissaire reste en contact avec celui qui le délègue.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, de manière positive et bénie, pour nous et pour tout Israël, je vous adresse ma bénédiction, de même qu’à tous les membres de votre famille, pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav A.S. Menkin, de Paris. (2) De Brunoy, France. (3) Contre le mauvais penchant.
Lettre n°1854
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1854, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Elloul 5712,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
monsieur Cahanov,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec satisfaction, par la direction du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, en Terre Sainte, l’attitude positive que vous avez adoptée envers cette institution et la manière dont vous lui venez en aide, lorsque cela est nécessaire.
Il est inutile de vous dire à quel point tout cela est important. La formation des adultes est différente de celle des enfants. S’agissant des premiers, un écart, par rapport au droit chemin, peut conserver des proportions limitées. Il n’en est pas de même pour la jeune génération. Pour ce qui la concerne, une petite modification peut causer beaucoup de tort, lorsque l’enfant parvient à l’âge adulte. Car, l’homme est tel l’arbre du champ et l’on peut constater qu’une légère modification de la graine transforme l’arbre auquel elle donne naissance, qualitativement et quantitativement.
Si, de tout temps, l’éducation de la jeune génération a été une priorité absolue, combien plus l’est-elle, à l’heure actuelle, après les terribles persécutions qui ont malheureusement causé la perte d’une partie quantitativement et qualitativement importante du peuple juif.
En pareil cas, la valeur intrinsèque de chaque Juif et de chaque Juive est d’autant plus importante. Et, le mérite de celui qui contribue à améliorer les conditions de l’éducation est donc encore plus considérable. Bien plus, il s’agit, en l’occurrence, d’un système éducatif qui relie la jeune génération à la tradition de nos ancêtres, à son passé qui est immuable dans le présent et le sera encore, à l’avenir et à ce qui est à la base même de la pérennité d’Israël, pendant toute la durée de notre exil, jusqu’à la venue de notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, Amen.
Je vous remercie encore pour votre aide, de par le passé et vous demande d’en faire de même, à l’avenir, d’accorder votre appui à la direction du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch lorsqu’il en aura besoin. Je suis convaincu que vous le ferez, dans toute la mesure de vos possibilités et de vos moyens.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, de manière positive et bénie, pour nous et pour tout Israël, je vous adresse ma bénédiction, de même qu’à tous les membres de votre famille, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Lettre n°1855
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1855, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Elloul 5712,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai bien reçu votre lettre du 2/9, dans laquelle vous m’exposez votre biographie et me faites part des difficultés que vous avez affrontées après le décès de votre mari. Vous concluez en disant que votre gendre, votre fille et leur famille sont, Dieu merci, sur le bon chemin. Que Dieu fasse que vous conceviez d’eux beaucoup de satisfaction, une satisfaction juive.
Il est de coutume, lorsque l’on prie pour quelqu’un, de mentionner son nom juif, de même que celui de sa mère. Je vous propose donc de me faire parvenir les noms juifs de tous les vôtres, avec celui de leur mère et je les mentionnerai, lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.
Vous me dites que vous tenez un hôtel cacher. Il est important que vous disposiez de quelques livres, grâce auxquels vos clients pourront prendre connaissance de la Torah et acquérir la crainte de Dieu. Bien évidemment, ces livres seront dans la langue qui est habituellement parlée par vos clients.
Il serait également bon de faire vérifier les Mezouzot de votre maison, pour s’assurer qu’elles sont toutes cachères. Et, il est sans doute inutile de vous rappeler la coutume positive des femmes juives vertueuses, qui consiste à donner de la Tsédaka avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. A n’en pas douter, votre fille en fait de même.
Je formule le souhait que vous-même et toute votre famille soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année.
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°1856
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1856, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Elloul 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 17 Elloul, dans laquelle vous me faites part des différents postes qui vous sont actuellement proposés, l’un d’entre eux étant à la Yechiva Loubavitch de Paris(1).
Dès lors qu’une telle proposition vous est faite, je ne comprends pas pourquoi vous vous orientez vers d’autres vignes, alors que Dieu vous donne la possibilité d’être le gardien de ma vigne(2).
Vous savez qu’en pareil cas, ce que vous pouvez donner à une institution de mon beau-père, le Rabbi, est sans aucune commune mesure avec ce que celle-ci apporte elle-même, matériellement et spirituellement, à tous ses collaborateurs, participant à son travail.
Bien plus, vous avez, là-bas, un environnement satisfaisant. Vous pourrez donc vous élever dans l’étude de la Torah et le service de Dieu. Et, nos Sages disent que l’on doit connaître l’élévation, pour tout ce qui est lié à la sainteté.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, de manière positive et bénie, pour nous et pour tout Israël, je vous adresse ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) A Brunoy. (2) Paraphrase du Chir Hachirim.
Lettre n°1857
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1857, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Elloul 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Votre frère, le jeune ‘Hassid qui craint Dieu, m’a appris que vous êtes mobilisé depuis près d’un an. Sans doute vous rappelez-vous de vos origines, en tout endroit où vous vous trouvez. J’espère que vous vous dites, de temps à autre, qu’une mission particulière vous a été confiée envers l’endroit dans lequel vous avez été envoyé et où vous vous trouvez actuellement.
Certes, qui peut déterminer avec précision quelle est la mission qui lui incombe? Néanmoins, il y a, très souvent, des réalisations dont on peut pratiquement affirmer qu’elles en sont bien partie intégrante. C’est effectivement le cas, pour ce qui vous concerne. Vous êtes issu de la famille qui est la vôtre et vous avez donc reçu une tradition ancestrale d’abnégation pour la Torah et les Mitsvot. En conséquence, il est à peu près sûr que c’est là le rôle qui vous est confié, au sein de ceux qui vous entourent.
Vous devez leur expliquer la vérité, leur montrer l’éclat de la Torah et de la Tradition juive. Avec l’effort qui convient, vous saurez trouver les mots qui vous permettront de transmettre ce message et Dieu vous accordera la réussite.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, de manière positive et bénie, pour nous et pour tout Israël, je vous adresse ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°1858
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1858, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Elloul 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 14 Elloul, par laquelle vous me faites savoir que votre anniversaire sera le 6 Tichri. Vous me demandez ce que vous devez faire, à cette occasion.
Tout d’abord, vous serez appelé à la Torah. De plus, vous vous isolerez, pendant un moment de la journée, comme l’explique le Hayom Yom, à la date du 11 Nissan. Vous ferez alors le bilan de l’année qui vient de s’écouler et vous prendrez de bonnes résolutions pour celle qui commence. Vous donnerez de la Tsédaka avant les prières de Cha’harit et de Min’ha. Dans la mesure du possible, vous vous efforcerez de prononcer un discours ‘hassidique, devant un groupe plus ou moins important de personnes. Mais, vous ferez tout cela sans ostentation.
Vous me dites que vous faites des erreurs en récitant les chapitres du Tanya. Or, celui-ci est la Loi Ecrite de la ‘Hassidout, comme l’explique mon beau-père, le Rabbi, dans une lettre qui est reproduite dans le Séfer Hakitsourim. Il faut donc corriger ces fautes. Vous le ferez dès la réception de cette lettre, de sorte qu’une grande partie de ces erreurs soit déjà corrigée pour le jour de votre anniversaire.
Vous concluez votre lettre en me disant que, pour différentes raisons, vous commencez à prier, chaque Chabbat, vers quatorze heures. Je n’en suis pas du tout satisfait. On ne peut pas adopter un tel comportement de manière systématique. Commencer la prière tôt et l’achever tard ne doit nullement être confondu avec l’habitude de se mettre à prier vers quatorze heures!
Vous consulterez les ‘Hassidim âgés de votre ville. Ceux-ci vous indiqueront de quelle manière vous organiser pour ne pas être obligé d’écourter les préparatifs nécessaires à la prière et la prière elle-même, sans pour autant la commencer dans l’après-midi.
Vous dites que votre méditation(1) est sans valeur. Il est clair qu’une telle affirmation est déplacée et n’a pas lieu d’être. Celui qui réfléchit à des notions de ‘Hassidout, qui ont été transmises par nos saints maîtres, dont les propos sont immuables, s’en trouvera nécessairement transformé, dans cette vie ou dans une autre. Et, les propos tenus(2) devant les élèves précisent que cette autre vie peut aussi être la même, dès lors qu’elle a été fondamentalement modifiée.
Que Dieu vous garde de déconsidérer de telles pratiques en affirmant qu’elles ne sont rien, simplement parce que vous n’en observez pas encore l’effet. Et, ceci ne contredit pas l’explication, mentionnée dans différents textes, montrant l’humilité que doit avoir celui qui médite. En effet, la grandeur de la méditation n’est pas de son propre fait, ne résulte pas de ses efforts personnels. Le Kountrass Oumayan et plusieurs autres textes l’établissent.
Vous avez sûrement fixé une étude de ‘Hassidout permettant d’acquérir le plus grand nombre de connaissances et une autre, dans le but de les approfondir. Et, il doit être inutile de vous rappeler le respect des trois études qui concernent chacun et sont instaurées par mon beau-père, le Rabbi, celles du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya, qui sont bien connues.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, de manière positive et bénie, pour nous et pour tout Israël, je vous adresse ma bénédiction, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Avant et pendant la prière. (2) Par le Rabbi lui-même.
Lettre n°1859
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1859, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Elloul 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
A) Vous me demandez ce que j’entends par étude de la ‘Hassidout. S’agit-il d’un texte qui encourage le service de Dieu?
Les causeries de nos saints maîtres établissent que l’étude de la Torah et, en particulier, de la ‘Hassidout, doit être orientée vers le service de Dieu. Cela ne veut pas dire qu’il faille limiter son étude aux discours ‘hassidiques traitant de ce sujet. Car, des textes plus abstraits peuvent aussi apporter de la matière à ce service.
Il est difficile de donner des instructions précises, à ce sujet. Tout dépend des aptitudes, du temps libre dont on dispose. Mais, en tout état de cause, chacun doit étudier à la fois les textes traitant de notions abstraites de ‘Hassidout et ceux qui favorisent le service de Dieu. Néanmoins, la répartition entre ces deux formes d’étude dépend de chacun. Pour ce qui vous concerne, vous interrogerez les ‘Hassidim âgés qui vous connaissent et ils vous indiqueront ce qu’il y a lieu de faire.
Je vous rappelle également ce que j’ai écrit à plusieurs ‘Hassidim, il y a quelques temps. Il faut avoir une étude profonde de la ‘Hassidout, mais également une autre, qui permet d’en acquérir la plus large connaissance. Cela ne contredit pas l’affirmation, que l’on trouve dans différents textes, selon laquelle la ‘Hassidout ‘Habad refuse ce qui est superficiel et demande que toute démarche soit empreinte de profondeur, surtout quand il s’agit d’étudier la ‘Hassidout. En effet, on peut organiser son étude pour acquérir le plus grand nombre de notions sans pour autant être superficiel.
Selon le même raisonnement, il est dit que le plus grand Sage, lorsqu’il étudie la Loi Ecrite ou même le Tanya, ne parviendra jamais à en avoir une compréhension exhaustive. A l’opposé, l’homme le plus humble parviendra toujours à en saisir quelque aspect.
B) Vous enseignez à vos élèves le ‘Houmach avec le commentaire de Rachi et vous me demandez, dans la mesure où votre enseignement ne porte pas sur la Sidra de la semaine, s’il vous permet de vous acquitter de l’étude instaurée par mon beau-père, le Rabbi.
Ce n’est pas le cas. Cette étude doit effectivement porter sur la Sidra de la semaine, conformément au dicton de l’Admour Hazaken, selon lequel on doit vivre avec le temps. Vous consulterez également la causerie du Chabbat au cours duquel fut béni le mois d’Elloul, cette année.
C’est la raison pour laquelle l’étude quotidienne de la Sidra de la semaine est clairement indiquée, jour par jour, dans le calendrier Hayom Yom qui fit l’objet, en son temps, d’une relecture par mon beau-père, le Rabbi.
C) J’ai bien reçu votre demande de bénédiction et, sans en faire le vœu, j’en donnerai lecture, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, de manière positive et bénie, pour nous et pour tout Israël, je vous adresse ma bénédiction, de même qu’à tous les membres de votre famille, pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
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