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Iguerot Kodesh — lettres 1800 à 1819

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°1800

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1800, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos lettres, dans lesquelles vous m’annoncez que l’on vous propose de monter, au Kfar(1), une unité de production de Tsitsit faites à la machine. La proposition émane de quelqu’un qui possède les autorisations nécessaires pour exercer cette activité et dispose déjà des machines. Mais, il ne sait pas, et vous ne savez pas non plus, ce qu’il faut faire pour que cette marchandise soit exportée. En effet, votre objectif essentiel est d’envoyer des Tsitsit à l’étranger.

Il vous demande d’apporter votre participation à cette activité, en y investissant une somme non négligeable. De plus, vous ne savez pas comment vous pourrez écouler une production aussi importante à l’étranger. Je me demande donc s’il s’agit d’une bonne proposition. Il y a lieu d’en douter, y compris d’un point de vue commercial.

Par ailleurs, on peut aussi invoquer un motif spirituel. Vous savez que le Rabbi Rachab a permis l’utilisation des Tsitsit faites avec des machines actionnées par des Juifs(2), pendant la première guerre mondiale(3), en 5674(4). Néanmoins, cette permission répondait vraisemblablement aux besoins du moment, lorsque des réfugiés de Pologne et de Lituanie étaient arrivés en Russie. Il est bien clair que ce n’est pas la meilleure façon de procéder.

Les profits qui résulteront d’une telle activité seront réduits. La rumeur, en revanche, rapportera que, même lorsque l’on peut se procurer des Tsitsit faits à la main, le mouvement Loubavitch permet, d’emblée et de façon publique, ceux qui sont fabriqués à la machine, pour le maigre gain qui en résulte.

Une telle entreprise ne se justifie donc pas, ni matériellement, ni spirituellement.

Par ailleurs, j’ai entendu que quelqu’un voudrait monter(5) une fabrique de boîtiers de Tefilin et organiser l’écriture des parchemins. S’il est possible d’obtenir que celle-ci fonctionne de la meilleure manière possible, si l’écriture est celle de l’Admour Hazaken, et l’on peut sûrement trouver, en Erets Israël, des scribes ayant reçu la Tradition d’autres scribes, en la matière, il conviendra, à mon sens, de s’intéresser à cette proposition, à condition, bien entendu, qu’elle ait des bases solides d’un point de vue commercial.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Kfar ‘Habad. (2) Et non à la main. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°1722. (4) 1914. (5) A Kfar ‘Habad.

Lettre n°1801

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1801, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Simon(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 12 Mena’hem Av. Dieu merci, votre état de santé s’est amélioré. Vous continuerez sans doute à m’annoncer de bonnes nouvelles, vous me direz que vous allez de mieux en mieux, puis que vous avez complètement recouvré la santé et que vous pouvez poursuivre votre mission sacrée, en renforçant la Yechiva. Le Zohar, tome 3, page 53b, commente le verset Elle est un arbre de vie et ceux qui la soutiennent sont heureux. Il explique: Ne lis pas Meouchar, heureux, mais Merocho, à Sa tête(2). Tout cela est expliqué dans le discours ‘hassidique intitulé l’arbre de vie, qui fut prononcé en 5699(3).

Vous continuerez également à rapprocher les cœurs des Juifs de notre Père Qui se trouve dans les cieux en les conduisant vers la Torah, la prière et les bonnes actions. Bien évidemment, celui qui adopte une telle activité en reçoit la récompense, par la satisfaction de ses propres besoins, matériels et spirituels, de même que ceux des membres de sa famille.

Je vous remercie de ce que vous avez fait pour madame..., qui est Agouna(4). Vous poursuivez sûrement vos efforts, dans la mesure du possible et vous encouragez à le faire ceux qui se trouvent sur place. Je vous remercie pour la bonne nouvelle que vous pourrez m’annoncer, dans ce domaine et aussi pour les rencontres que vous avez eues, en Hollande, avec des personnes qui tiendront sans doute parole, comme vous le dites dans votre lettre.

On vous a adressé, par ailleurs, un extrait des propos tenus durant le Chabbat au cours duquel on a béni le mois d’Elloul. Vous le diffuserez sûrement, de la manière qui convient.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav S.Jacobson. Voir, à son propos, la lettre n°1324. (2) Celui qui soutient la Torah se trouve à la tête de Dieu. (3) 1939, par le précédent Rabbi. (4) Dont le mari a disparu sans lui donner un acte de divorce et qui ne peut donc pas se remarier.

Lettre n°1802

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1802, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Saadya(1), émissaire des sages,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres du 20 et 21 Mena’hem Av, de même que la liste relative au Maamad(2) et ce qui y était joint, du 8 Tamouz. Le bureau m’a également indiqué ce que vous lui avez fait parvenir. Sans en faire le vœu, lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je donnerai lecture de cette liste.

Je suis ennuyé que l’obtention de votre visa(3) prenne tant de retard. Il est surprenant que l’on n’active pas les démarches, comme cela aurait dû être le cas, compte tenu des besoins, d’autant que le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, R. B. G.(4), se trouve actuellement dans votre ville. Et, il sait comment procéder, en pareil cas.

Se plaindre du passé est inutile et mes propos concernent donc l’avenir. En tout état de cause, Dieu fasse que vous connaissiez la réussite, matérielle et spirituelle, dans vos activités communautaires comme dans vos préoccupations personnelles.

On vous a adressé, par ailleurs, un extrait des propos tenus pendant la réunion ‘hassidique du Chabbat durant lequel nous avons béni le mois d’Elloul. Vous le mettrez sûrement à la disposition du plus grand nombre.

Avec ma bénédiction de réussite,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav S.Liberov. Voir, à son propos, la lettre n°1418. (2) Contribution des ‘Hassidim aux réalisations du Rabbi, afin de marquer leur attachement à lui. (3) D’immigration au Maroc. Voir, à ce sujet, les lettres n°902, 1160 et 1418. (4) Le Rav Binyamin Gorodetski.

Lettre n°1803

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1803, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5712,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 10 Mena’hem Av. Vous me dites être satisfait des points que j’ai effleurés dans ma lettre(1). J’emploie ce terme à dessein, car il est difficile d’apporter, par écrit, toutes les précisions nécessaires, d’autant que je ne connais pas bien votre personnalité et vos capacités. L’introduction du Tanya souligne l’avantage de la communication orale, par rapport à la correspondance écrite. En effet, celui qui lit un texte l’interprète à sa façon, selon sa propre vision et ses moyens intellectuels. Tous n’ont pas les mêmes aptitudes et les mêmes idées.

Vous me demandez si l’on peut définir les six jours de la création en considérant que chacun d’entre eux équivaut à plusieurs années, ce qui permettra d’être en accord avec l’avis des géologues et des astronomes.

Il est impossible d’accepter cette interprétation, même si quelques Sages d’Israël ont commis cette erreur, avec tout le respect qui leur est dû. Car, de cela dépend la définition du Chabbat(2). L’une des deux raisons pour lesquelles nous respectons ce jour est le fait que Dieu créa le monde en six jours et, le septième, Il se reposa.

Cette preuve simple s’ajoute à de nombreuses autres, que l’on trouve dans la partie révélée de la Torah et dans son enseignement ésotérique. Les six jours de la création doivent donc être interprétés au sens le plus littéral, tout comme nous écrivons dans les actes officiels que cette année est la cinq mille sept cent douzième depuis la création du monde.

Vous ne devez pas être troublé par tout cela. En effet, les scientifiques eux-mêmes émettent des théories qui se contredisent radicalement. Il divergent également dans leurs calculs(3).

Le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Morde’haï Hacohen Perlov, m’a dit que vous lui veniez en aide pour la construction du Mikwé(4), afin qu’il soit réalisé de la meilleure façon possible, conformément aux enseignements de notre sainte Torah. J’ai été très satisfait de votre participation.

Puisse Dieu faire que votre effort pour apporter au monde la pureté, qui est l’un des piliers fondamentaux sur lesquels reposent les familles constituant le peuple juif, vous apporte la réussite et la bénédiction, dans vos préoccupations personnelles. Vous trouverez, en particulier, très bientôt, un parti qui vous convienne, matériellement et spirituellement. De plus, une telle action hâte la délivrance, comme l’explique le Tossefet Yom Tov, à la fin du traité Yoma.

Je vous joins un extrait de ce qui a été dit durant le Chabbat au cours duquel nous bénissions le mois d’Elloul. Vous le diffuserez sûrement, de la manière qui convient, parmi vos connaissances. Je ne sais pas si vous êtes capable de le traduire. Si vous pouvez le rédiger vous même en italien ou bien confier cette tâche à d’autres personnes, je serais satisfait d’en voir la version imprimée. Il serait préférable que vous m’adressiez le texte traduit avant l’impression, car je connais un peu cette langue.

Avec ma bénédiction de réussite matérielle et spirituelle,

Notes

(1) Il s’agit de la lettre n°1662. Voir aussi la lettre n°1824. (2) Qui ne peut être qu’un jour de vingt quatre heures. (3) De l’âge de la terre. Le Rabbi note, en bas de page: Ainsi, les calculs sont basés sur la quantité de sel se trouvant dans l’océan, le rapport entre le radium, l’uranium et le plomb lorsque tous trois sont conjointement présents, ce que l’on aperçoit de la couche entourant le soleil et ce qu’elle provoque. Selon que l’on adopte un critère ou l’autre, on aboutit à des résultats opposés. Mais, ce point ne sera pas développé ici. (4) De Milan. Voir, à ce propos, la lettre n°1720.

1804

1804

Lettre n°1804

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1804, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, 28 Mena’hem Av 5712, Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été content d’apprendre que vous avez été engagé par le Talmud Torah pour la prochaine année scolaire. Puisse Dieu faire que vous puissiez insuffler à vos élèves un esprit de Torah et de crainte de Dieu, afin qu’ils soient des Juifs se présentant comme des ‘Hassidim.

Vous ne devez pas avoir peur de cela, ni vous demander comment vous y parviendrez. Depuis que mon beau-père, le Rabbi, est parvenu dans ce pays, il a montré que tout dépend du guide spirituel, de l’enseignant.

Et, si l’on assume sa mission comme il convient, on peut, même dans ce pays, constater, de ses yeux de chair, qu’il en est bien ainsi.

Lettre n°1805

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1805, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Mena’hem Av 5712,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Vous me demandez quelle est notre coutume pour ce qui est des Péot laissées aux coins de la tête des petits garçons.

Notre coutume est la suivante. Jusqu’à l’âge de trois ans, on ne coupe pas non seulement les Péot, mais même l’ensemble des cheveux. A partir de cet âge, on coupe les Péot, en leur laissant la longueur qui convient.

Vous trouverez ci-joint un reçu.

Lettre n°1806

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1806, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Premier jour de Roch ‘Hodech Elloul 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du mardi de la Parchat Vaét’hanan. Ma réponse a été retardée, pour différentes raisons.

Vous m’écrivez à propos de votre maison de New York Avenue et vous me dites que la maison voisine a été achetée par une famille de couleur. Votre mère ne sait donc pas ce qu’elle doit faire de la vôtre.

Autant que je m’en souvienne, j’ai déjà répondu à une question similaire. Il me semble que l’on doit vendre une maison à celui qui en donne le meilleur prix, aux meilleures conditions. Mais, il faut aussitôt investir cet argent dans une maison qui soit bien située.

Concernant votre seconde question, vous me dites que votre mère a été attaquée en justice par quelqu’un qui a dégringolé les escaliers et qui lui réclame vingt mille dollars de dommages et intérêts. Votre assurance ne couvre que la moitié de ce montant et vous voulez savoir s’il serait bon de prendre un avocat. Il me semble, de fait, que cette question doit être posée à un homme du métier. En pareil cas, de manière générale, le tribunal n’accorde pas la totalité de la somme qui a été demandée.

Par ailleurs, il y a des avocats qui sont rémunérés non pas par honoraires fixes, mais à un pourcentage du montant qu’ils obtiennent au profit de leur client. Vous connaissez sûrement quelqu’un que vous pouvez interroger, à ce sujet.

Néanmoins, vous devez dire à votre mère qu’il n’y a pas lieu de se paniquer parce qu’une famille de couleur s’installe dans le quartier. De telles personnes peuvent également être de bons voisins, tout comme les blancs peuvent aussi être de mauvais voisins.

En fait, je vous conseille de vendre la maison, d’une part, par crainte d’une chute des prix et, d’autre part, pour qu’elle soit moins nerveuse.

J’ai lu avec plaisir que vous avez récité un discours ‘hassidique, le 12 Tamouz. J’espère que vous utiliserez comme il convient le temps que vous passez à l’hôtel, pendant lequel vous rencontrez de nombreuses personnes, provenant de différentes villes. Vous leur transmettrez au moins les grands principes de la ‘Hassidout, concernant l’amour de Dieu, l’amour de la Torah et l’amour du prochain.

Que Dieu vous confère la réussite, que vous vous installiez de manière satisfaisante et que votre mère conçoive beaucoup de satisfaction ‘hassidique de tous ses enfants.

Lettre n°1807

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1807, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Premier jour de Roch ‘Hodech Elloul 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre, dans laquelle vous me décrivez votre fonction de Cho’het. J’ai été particulièrement satisfait de constater que vous recherchez, par tous les moyens possibles, à fixer des cours pour les jeunes gens. Vous vous demandez si votre maîtrise imparfaite de la langue du pays vous permettra de le faire. L’expérience a fait la preuve qu’à partir du moment où l’on comprend bien son interlocuteur, une connaissance sommaire d’une langue suffit très largement.

Mais, pour cela, il ne faut pas se décourager du fait des imperfections de son langage. En effet, la finalité de votre propos est particulièrement élevée et il est donc certain que vous bénéficiez de l’aide divine.

J’espère qu’à la réception de la présente lettre, ce projet se sera déjà concrétisé ou, tout au moins, sera proche de l’être. Il est sans doute inutile de vous préciser que le but d’un tel cours est de conduire ses participants à la pratique effective des Mitsvot.

Vous m’écrivez qu’une partie de ces personnes récite le Kaddish. Vous commencerez donc par leur expliquer la nécessité de mettre les Tefilin. Vous leur montrerez qu’il est paradoxal de dire que soit glorifié et sanctifié le grand Nom, d’une part, et de ne pas accepter la royauté de Dieu, d’autre part.

Je vous joins les propos tenus devant les élèves de la Yechiva délégués par le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, qui concernent, en réalité, chaque Juif et, en particulier, ceux qui évoluent dans un environnement auxquels ils n’ont pas été habitués. En effet, chaque âme juive a connu l’élévation, au sein de la Pensée de Dieu. La ‘Hassidout précise même qu’elle y occupe le stade le plus élevé. Puis, elle est descendue, d’une cime élevée vers une fosse profonde, dans ce monde matériel, livré aux forces du mal, dans lequel les impies sont puissants, comme le dit le Ets ‘Haïm, cité à la fin du sixième chapitre du Tanya.

Vous ne me dites pas quelle est la destination du montant joint à votre lettre. Je l’ai donc transmis au bureau des actions discrètes, ce qui est l’une des formes les plus élevées que peut prendre la Tsédaka.

Avec ma bénédiction pour que vous subveniez à vos besoins, matériellement et spirituellement, en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Lettre n°1808

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1808, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre rédigée le jour au cours duquel, par deux fois, fut dit le mot bon, lors de la création(1). Vous parlez de vous-même et de votre épouse. Vous demandez un conseil et sollicitez une bénédiction.

Lorsque je me rendrai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je mentionnerai vos deux noms, afin que Dieu vous accorde une bonne santé, la largesse matérielle et qu’Il réjouisse prochainement vos cœurs en vous accordant un enfant.

Pour recevoir les bénédictions de Dieu, on doit disposer de réceptacles appropriés, qui appartiennent à la Torah et aux Mitsvot. Le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Ben Tsion Chem Tov, émissaire des Sages(2), m’a précisé que vous avez adopté un bon comportement et j’en ai été satisfait.

Je voudrais donc vous répéter encore une fois que vous devez donner, chaque matin, quelques pennies à la Tsédaka. Votre épouse donnera également de la Tsédaka chaque fois qu’elle allume les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Vous lui transmettrez aussi qu’elle doit raffermir sa confiance en Dieu, Qui a créé un si grand monde et le dirige. A n’en pas douter, Sa divine Providence protège chacun d’entre vous, vous permet de vous améliorer.

Votre épouse doit s’en remettre à la Torah et au Choul’han Arou’h. Elle ne doit pas adopter une position plus rigoriste ou plus légère que celle qui y est définie. Un comportement strictement conforme au Choul’han Arou’h est un bon réceptacle pour contenir les bénédictions de Dieu, en tous les besoins que l’on éprouve.

Vous devez également vous assurer que les Mezouzot de votre maison soient cachères, en particulier en Elloul, mois de la miséricorde. Chacun d’entre vous, ou bien vous et votre épouse, devez parler, pendant quelques minutes, de la nécessité de s’en remettre à Dieu.

J’espère que, très prochainement, vous pourrez m’annoncer une bonne nouvelle. Vous me direz que vous et votre épouse allez bien, que vous avez raffermi votre confiance en Dieu et que vous observez Sa Providence, la manière dont Il vous dirige, pour le bien, matériellement et spirituellement.

En vous souhaitant d’être inscrits et scellés pour une bonne année, dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le mardi. (2) A Londres.

Lettre n°1809

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1809, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre de la veille du Chabbat Reéh, dans laquelle vous m’apprenez que le mariage de votre fils a été fixé au mardi 5 Elloul.

Je voudrais, par la présente, vous exprimer ma bénédiction, une bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov. Que le mariage intervienne en un moment bon et fructueux. Qu’ils

bâtissent ensemble un foyer éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot telles qu’elles sont illuminées par l’enseignement de la ‘Hassidout. Vous-même et votre épouse concevrez d’eux beaucoup de satisfaction, une satisfaction juive et ‘hassidique.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov et en vous souhaitant d’être inscrits et scellés pour une bonne et douce année,

N. B. : Vous trouverez ci-joint un cadeau de mariage. Vous consulterez le traité Baba Batra 144b, le Zohar, tome 1, page 149a et le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Nasso.

Vous avez sûrement reçu ma précédente lettre, dans laquelle je vous confirmais avoir bien reçu les manuscrits. Vous en poursuivrez l’envoi, de même que celui des copies de lettres, comme vous l’écrivez. Je vous en remercie beaucoup.

Pour ce qui est du rachat du premier-né dont le père est mort, ce problème a déjà été envisagé par de nombreux Sages, parmi les commentateurs du Choul’han Arou’h Yoré Déa, chapitre 305. Vous consulterez également les responsa Tséma’h Tsédek Yoré Déa, au chapitre 222.

Lettre n°1810

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1810, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5712,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la Yechiva Loubavitch de Montréal,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à vos questions:

A) L’étude de la prochaine année scolaire portera, dans la mesure du possible, sur le traité talmudique qui sera également étudié à la Yechiva Loubavitch de New York. Celui-ci sera choisi ces jours-ci et j’ai demandé que l’on vous fasse connaître la décision qui sera arrêtée.

B) Vous vous arrangerez pour que les élèves ayant pris la bonne décision de ne pas mener d’études profanes ne restent pas inoccupés pendant le moment de l’enseignement séculaire. Ils auront alors une autre étude ou bien réviseront la précédente. Ils doivent, avant tout, être surveillés et ne pas rester sans rien faire.

C) Vous avez sans doute fixé un programme pour les études sacrées des élèves venus de France. Je vous serais obligé de bien vouloir me le communiquer.

D) Comme je l’ai déjà dit, j’aimerais savoir quels efforts sont faits, d’une manière satisfaisante, pour vérifier comment les élèves passent le Chabbat et les fêtes, en particulier celles du mois de Tichri, qui approche.

Bien évidemment, on peut envisager différentes façons de le savoir. S’ils résident tous dans le même quartier de la ville, cela sera aisé. S’ils sont dispersés, on peut leur adresser, au moins de temps à autre, quelques propos d’encouragement. On ne peut pas se contenter de leur parler de la fête, quelques jours à l’avance.

E) Si vous n’avez jamais pris une telle initiative jusqu’à maintenant, il ne faut pas s’en affecter et s’effrayer, face à une situation nouvelle. Celle-ci représente, certes, un effort de plus pour les dirigeants et les enseignants, mais les élèves en seront d’autant plus intéressés.

On ne peut donc pas établir des règles précises, dire que cela doit se passer dans tel endroit. Il faut trouver la formule la plus efficace.

F) Il est sûrement inutile de vous rappeler que la période scolaire précédant les fêtes de Tichri doit être consacrée, par les élèves qui en ont les capacités, à l’étude des lois de ce mois. En outre, on doit souligner à tous les élèves le contenu de ce mois. Et, l’on en fera de même pour Elloul, dont une partie est déjà passée.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne santé et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°1811

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1811, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chalom(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre demande de bénédiction pour madame... dont l’état de santé n’est pas satisfaisant et qui est hospitalisée depuis plusieurs mois déjà.

Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je mentionnerai son nom, afin qu’il invoque, à son sujet, l’immense miséricorde de Dieu, de sorte qu’elle ait une prompte guérison.

Néanmoins, vous devez lui expliquer que, pour susciter et intégrer les bénédictions de Dieu, elle doit forger des réceptacles en conséquence(2) et que ceux-ci ont été définis par Dieu Lui-même. Il s’agit d’actions apportant la vie, la santé et la prospérité aux Juifs, hommes ou femmes, vieux ou jeunes. Ce sont les Mitsvot, que Dieu nous a transmises près du mont Sinaï. Nous devons les accomplir à chaque époque et en tout lieu.

Bien plus, une femme, de différents points de vue, peut surpasser un homme. Il est donc particulièrement important pour elle de forger ces réceptacles, ces Mitsvot, si elle ne les possèdent pas encore et d’accomplir encore mieux et encore plus vite celles qu’elle pratique déjà.

Ainsi, s’il est une Mitsva qu’elle n’a respectée qu’imparfaitement jusqu’à ce jour, elle la mettra désormais en pratique de la manière la plus scrupuleuse. Quant à celle qu’elle a déjà adoptée, elle aura, en la respectant, encore plus d’enthousiasme et de joie. C’est ainsi qu’elle obtiendra, au plus vite, les bénédictions de Dieu, pour elle-même et pour toute sa famille.

J’espère que vous lui expliquerez tout cela au plus vite. Que Dieu vous permette de m’annoncer le plus rapidement possible l’amélioration de son état de santé. Vous me direz qu’elle s’est engagée à respecter ce qui vient d’être dit, les Mitsvot et, de façon générale, les valeurs traditionnelles d’une femme juive.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav C.Hecht. (2) Voir, par exemple, la lettre n°1808.

Lettre n°1812

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1812, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du milieu du mois de Mena’hem Av, dans laquelle vous me dites que le médecin et vous-même observez une nette amélioration(1). L’apparition de sang était donc uniquement fortuite.

Mais, il est une erreur de penser qu’un événement fortuit est le pur produit du hasard. Le Baal Chem Tov explique que tout est effet de la divine Providence, que rien n’est laissé au hasard, dans la création. Néanmoins, cette Providence peut se manifester de deux façons. Elle peut être immédiatement perçue comme telle, y compris par l’intellect humain. Elle peut aussi ne pas lui apparaître de manière évidente, prendre la forme du hasard.

C’est alors l’âme divine et son intellect, intervenant à travers celui de l’homme, qui permet de prendre conscience de la vérité. Car, il s’agit effectivement, là encore, de la Providence. Plus encore, celle-ci émane d’une source encore plus élevée(2).

Une parabole illustrera notre propos. On sait que la royauté terrestre est à l’image de la Royauté céleste. Or, un roi adopte lui-même deux types de comportements. Parfois, il donne une instruction de manière directe, alors que, d’autres fois, il ne souhaite pas, pour une quelconque raison, faire savoir qu’il est à l’origine de cet ordre.

Pour déterminer la volonté du roi, dans ce dernier cas, une plus grande sagesse est nécessaire(3). En effet, deux éléments contradictoires sont réunis, en pareil cas. La volonté du roi doit être accomplie et l’on ne doit pas savoir qu’elle émane de lui.

Il en est de même pour ce qui fait l’objet de notre propos. Il est dit que l’Eternel fit que l’on éprouve de la crainte pour Lui. C’est, par exemple, la raison d’être du tonnerre(4). Lorsque le but recherché est atteint et que l’on a mis en éveil ce sentiment de crainte de Dieu, l’événement, survenu par le fait du hasard, disparaît, n’ayant plus de raison d’être.

Mais, la différence entre un roi humain et le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il, est la suivante. Le premier, outre l’ordre qu’il a donné, peut ne pas avoir connaissance de quelques uns des événements qui surviennent. Que Dieu nous garde d’en dire de même pour la Royauté céleste !

J’ai appris avec plaisir, par votre lettre, que les membres de votre famille vont bien. Je souhaite que vous puissiez continuer à me donner de bonnes nouvelles.

Vous m’interrogez sur le fait de conduire la prière(5). Il est clair qu’il vous faut prendre soin de votre santé. Néanmoins, vous devez vous assurer que celui qui le fera à votre place respecte la Torah et les Mitsvot, connaît le sens des mots qu’il prononce. En conséquence, il est sans doute préférable d’opter pour la voie médiane. Vous-même conduirez donc les principales prières de la journée et, pour ne pas trop vous fatiguer, vous confierez une partie des prières à quelqu’un d’autre, qui soit capable de le faire, à la condition, comme je l’ai dit, qu’il respecte la Torah et les Mitsvot.

J’ai pris connaissance avec plaisir, dans votre lettre, de l’influence que vous exercez sur les enfants, pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. Il faudrait, néanmoins, que vous le fassiez à une plus large dimension. De plus, vous devez vous adresser aux enfants non seulement par l’âge physique, mais également par l’âge juif. Mon beau-père, le Rabbi, explique, en effet, qu’au sens du Judaïsme, on définit comme jours, mois et années ce qui a été accompli dans le domaine de la Torah et des Mitsvot. C’est ainsi qu’il faut interpréter l’expression avancé dans les jours(6). D’après cette définition, on peut avoir physiquement soixante dix ans et, malgré cela, être considéré comme un petit enfant.

Je vous souhaite d’être inscrit et scellé pour une bonne année, de donner de bonnes nouvelles, matériellement et spirituellement. Dans votre prochain courrier, vous n’oublierez pas de me décrire vos études de la ‘Hassidout, dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois. En notre époque du talon du Machia’h, cette étude est une nécessité absolue.

Je vous joins le compte rendu des propos que j’ai tenus devant les élèves de la Yechiva, qui sont délégués par le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h(7). En réalité, ils s’adressent à chaque Juif, que Dieu envoie dans ce monde pour illuminer son entourage par la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière, par le luminaire de la Torah, qui en est la dimension profonde.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) De l’état de santé du destinataire de cette lettre. (2) C’est la raison pour laquelle elle peut descendre plus bas. (3) Puisqu’elle est occultée. (4) Qui effraye l’homme pour lui inspirer la crainte de Dieu. (5) Vraisemblablement pendant Roch Hachana et Yom Kippour. (6) Employée à propos de notre père Avraham. (7) Pour visiter les communautés juives d’Amérique.

Lettre n°1813

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1813, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait d’apprendre, grâce à mon interrogation téléphonique et par la lettre de... que j’ai reçue aujourd’hui même, que votre intervention chirurgicale s’est bien passée et que vous allez mieux, Dieu merci.

Puisse Dieu faire que votre état continue à s’améliorer, surtout en ces jours propices, auxquels s’appliquent les termes du verset(1) Je suis à mon Bien Aimé et mon Bien Aimé est à moi, Lui Qui fait paître son troupeau parmi les roses(2). Rachi explique, à ce propos : Il les conduit vers un pâturage bon et agréable.

Il est clair qu’il en est ainsi aussi bien spirituellement que matériellement. Les initiales de ce verset correspondent à Elloul et tout comme les premiers(3) furent agréés par Dieu, les derniers(4) le furent également.

Que Dieu vous accorde très prochainement une totale guérison, afin que vous redoubliez de vigueur dans l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, que vous influenciez également votre entourage dans cette direction, avec la tranquillité de l’esprit et du corps.

Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année, ce qui, bien évidemment, inclut également une bonne santé,

Notes

(1) Chir Hachirim 6, 3. (2) Les initiales des premiers mots de ce verset forment le mot Elloul. (3) Les premiers quarante jours, à partir de la date du don de la Torah, lorsque Dieu transmit à Moché la Loi Orale et à l’issue desquels intervint la faute du veau d’or. (4) Les derniers quarante jours, depuis Roch ‘Hodech Elloul jusqu'à Yom Kippour, lorsque Dieu pardonna la faute du veau d’or. A l’opposé, les quarante jours médians, ceux qui suivirent la faute du veau d’or, ne furent pas agréés par Dieu.

Lettre n°1814

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1814, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Morde’haï Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait d’apprendre, par votre lettre, que vous avez rencontré l’un des directeurs du Talmud Torah de Jérusalem. Vous lui avez raconté que vous avez eu le mérite de rencontrer mon beau-père, le Rabbi, à Vienne, que vous avez entendu ses discours ‘hassidiques(2).

Vous devez lui expliquer que les propos des Justes sont éternels. Ce que vous avez entendu de mon beau-père, le Rabbi, reste donc valable et fait son effet, encore à l’heure actuelle. Il suffit(3) d’ôter le voile, lorsque celui-ci existe. Dès lors, ce qu’ils(4) accomplissent apparaîtra à l’évidence.

Notes

(1) Le Rav M.T. Greenwald. (2) Prononcés dans cette ville. (3) Pour s’en apercevoir. (4) Les propos des Justes.

Lettre n°1815

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1815, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Zalman Touvya(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre, écrite à l’issue du Chabbat Matot Masseï et qui a été acheminée avec un peu de retard. Je vous remercie de ce que vous m’écrivez à propos des inscriptions(2) et de leur résultat, en l’endroit dont vous étiez le responsable. Vous devez vous en remettre pleinement à Dieu et être sûr que tout ira bien, en fonction des forces dont nous disposons. Alors, l’obscurité et les voiles disparaîtront d’eux-mêmes. J’attends de vos bonnes nouvelles.

J’ai été très satisfait de voir que vous ne vous contentez pas du travail qui vous incombe dans le cadre de votre activité. Vous la dépassez, de la manière la plus large et c’est bien là le signe d’un serviteur fidèle, selon l’expression de la séquence de discours ‘hassidiques de 5666(4).

Je fais allusion à ce que vous me dites de l’influence que vous exercez sur les élèves de la Yechiva se trouvant à Kfar Saba. Sans doute redoublerez-vous d’ardeur, dans ce domaine, surtout en Elloul, mois de la miséricorde. On sert alors Dieu en appliquant les termes du verset Je suis à mon Bien Aimé, par l’effort accompli ici-bas, et mon Bien Aimé est à moi, par la révélation céleste.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, afin de connaître la réussite également dans vos préoccupations personnelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année, ainsi que votre épouse,

Notes

(1) Le Rav Z.T. Abelski. Voir, à son propos, la lettre n°1524. (2) Des enfants dans les écoles du réseau Ohaleï Yossef Its’hak. Voir, à ce propos, la lettre n°1696. (3) Voir la lettre n°1794. (4) 1906, du Rabbi Rachab.

Lettre n°1816

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1816, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’avez fait savoir que vous aurez seize ans, le 4 Elloul. Je vous adresse donc ma bénédiction pour que vous ayez la crainte de Dieu, soyez un ‘Hassid et un érudit, que vos professeurs et vos parents conçoivent beaucoup de satisfaction de vous, une satisfaction ‘hassidique.

Il est inutile de vous commenter longuement l’affirmation de nos Sages selon laquelle : Celui qui te dit avoir fait des efforts et que ceux-ci ont été couronnés de succès, crois-le. Celui qui te dit ne pas avoir fait des efforts...(1).

Au sens le plus littéral, cela veut dire qu’il faut se fatiguer, non pas, ce qu’à Dieu ne plaise, jusqu'à mettre sa santé en danger, mais plutôt travailler jusqu'à mettre en éveil, en sa propre personne, l’ardeur et la passion nécessaires à l’étude de la Torah. Car, grande est l’étude(2) et grande est l’action(3). Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction pour étudier la Torah en vous pénétrant de crainte de Dieu, en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Et avoir, néanmoins, connu le succès, ne le crois pas. (2) Qui conduit à l’action concrète (3) Qui est la finalité ultime.

Lettre n°1817

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1817, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5712,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 5 Mena’hem Av, dans laquelle vous vous plaignez de votre personnalité, dont les traits de caractères ne vous satisfont pas.

Vous apprendrez donc par cœur quelques chapitres de Tanya. Lorsqu’un mauvais sentiment se réveillera en vous, vous réciterez mentalement au moins quelques passages de ces chapitres. Ainsi, peu à peu, ces mauvais sentiments disparaîtront. Par la suite, vous parviendrez également à les repousser.

Sans doute lisez-vous, chaque jour, des Tehilim, selon leur répartition mensuelle. Il serait bon que, jusqu'à la veille du 19 Kislev prochain inclus, vous donniez quelques pièces à la Tsédaka, chaque jour, avant la prière.

La prochaine fois, vous n’oublierez pas de m’indiquer ce que vous étudiez de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout.

Avec ma bénédiction pour que vous appreniez la Torah avec crainte de Dieu et afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Lettre n°1818

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1818, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 28 Tamouz, dont l’acheminement a pris un peu de retard. Vous évoquez l’état de santé de votre épouse. Après l’été, vous consulterez deux médecins spécialistes en gynécologie, afin d’établir si l’opération est nécessaire. Vous vous conformerez à leur avis. Dieu leur inspirera un avis judicieux et ils lui indiqueront ce qui est bien pour elle.

Vous m’écrivez que votre fils aîné est actuellement mobilisé. Il est, sans doute, inutile de vous rappeler que vous devez lui écrire et lui dire qu’un Juif, en tout endroit où il se trouve, est l’émissaire du Saint béni soit-Il, chargé d’éclairer son entourage par la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière. Cela est particulièrement vrai pour celui qui est à l’armée.

La valeur fondamentale d’une armée est la soumission. Il doit donc, à tout instant, garder présent à l’esprit que, s’il obéit aux instructions des humains, ne pouvant faire autrement, combien plus doit-il s’en remettre au Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il.

Bien évidemment, il ne peut pas se contenter de son propre bien. Il doit aussi adopter une attitude large envers les autres, car nos Sages disent que le Précepte tu aimeras ton prochain comme toi-même est un grand Principe de la Torah. Bien plus, la ‘Hassidout explique que cette Injonction est le moyen d’en accomplir une autre, tu aimeras l’Eternel ton Dieu. Tout cela est longuement expliqué dans la causerie prononcée par mon beau-père, le Rabbi, le 19 Kislev 5689.

Je vous adresse ma bénédiction pour que vous conceviez, avec votre épouse, beaucoup de satisfaction de tous vos enfants, avec la tranquillité de l’esprit et du corps. Je vous souhaite d’être inscrit et scellé pour une bonne année.

N. B. : Vous prenez sûrement part à l’activité de l’association des ‘Hassidim ‘Habad en Terre Sainte. Sans doute me donnerez-vous plus de détails, à ce sujet, dans votre prochain courrier.

Lettre n°1819

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1819, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai enfin reçu, avec plaisir, ta lettre du jeudi de la Parchat Reéh, la première depuis que tu es parti. J’espère qu’il n’y a pas d’autre raison à cela, en dehors de celle que tu m’as expliquée.

J’ai été content d’apprendre que tu as pris la parole dans plusieurs synagogues. Si le temps te le permets, tu dois chercher à t’adresser spécifiquement aux jeunes, en particulier à ceux qui ne comprennent pas le Yiddish et auront ainsi la possibilité d’entendre des mots qui les encourageront à se rapprocher de la Torah et de la pratique juive. Tu le feras sûrement, dès que tu en auras la possibilité.

Il est possible de convaincre certains jeunes gens d’aller poursuivre leurs études à la Yechiva. Tu devrais étudier avec le Rav Alay la possibilité de concrétiser ce projet et la manière de le faire, y compris après ton départ, qui interviendra en un bon moment.

Tu me demandes si tu dois rester à Salisbury et à Bulaweya. Tout dépend du temps dont tu disposes. Il serait bon de rester une journée ou, tout au moins, quelques heures, dans ces endroits, d’y expliquer globalement ce qu’est le Judaïsme et la ‘Hassidout et de préciser quel est l’endroit dans lequel tu te rends par la suite. Tu diras qu’il te sera possible, en cet endroit, de mentionner les noms de ces personnes, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, chef de notre génération.

Car, il est un grand mérite d’être mentionné près du tombeau d’un Juste, en général et de celui du chef de la génération, en particulier. Or, celui-ci est accordé à quiconque le désire. Toutes ces personnes, y compris les femmes, peuvent donner leur nom et celui de leur mère.

Tu leur expliqueras également qu’il est nécessaire, pour susciter et intégrer ces bénédictions, de forger les réceptacles qui conviennent. Chacun le fera en fonction de sa propre situation. Tu verras quel point il conviendra de souligner à chacun, le fait de mettre les Tefilin ou de mieux accomplir une certaine Mitsva, d’étudier les Tehilim ou une Paracha de la Torah avec le commentaire de Rachi, de faire vérifier les Mezouzot. Il faut aussi évoquer avec les femmes ce qui les concerne plus spécifiquement.

Tu me demandes si tu dois t’arrêter dans les endroits que tu traverses. Ce serait une très bonne initiative, s’il n’en résultait pas de frais supplémentaires, en particulier là où ta connaissance de l’anglais peut t’être utile. Si tu passes par Londres, en Angleterre, tu dois savoir que se trouve là le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Ben Tsion Chem Tov. Son adresse est le 89 Greenwich road, North 16 London. Que Dieu fasse que ton voyage soit en tout point fructueux.

Tu me demandes si tu peux embrasser ta mère. Il est clair que cela est permis.

Je suis surpris que tu ne parles pas de tes frères et de tes sœurs. Tu as sûrement passé un long moment avec eux.

Avec ma bénédiction pour que tu fasses un long voyage, que tu sois en bonne santé et que tu sois inscrit et scellé pour une bonne année, de même que ta mère, tes frères et tes sœurs.

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