Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°1780
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1780, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Mena’hem Av 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 28 Tamouz, dans laquelle vous me faites part de vos difficultés à obtenir un visa américain. Vous faites des démarches en ce sens depuis plusieurs années et, à chaque fois, il vous est impossible de l’obtenir, car il vous manque toujours un document ou un acte officiel. Vous me demandez ce que j’en pense et si vous devez renouveler votre demande d’immigration.
En fait, l’essentiel manque, dans votre lettre. Pourquoi voulez-vous quitter la Terre Sainte pour vous rendre en Amérique? Certes, vous me dites que, là-bas, vous devez travailler dur, mais nos Sages soulignent qu’un homme ne peut pas savoir de quelle manière il gagnera sa vie. Vous ne pouvez donc pas prévoir d’avance ce qui se passera dans un autre pays.
Il semble que vous gagniez suffisamment pour assurer votre subsistance et celle des membres de votre famille. Vous résidez, en outre, dans un quartier où règne un esprit de Torah et de crainte de Dieu. Votre fils fréquente le Talmud Torah de la Yechiva Loubavitch. Par ailleurs, vous constatez tous les obstacles que la divine Providence a dressés devant vous jusqu’à maintenant, vous empêchant d’obtenir les documents nécessaires à votre immigration.
A mon sens, oubliez donc tout cela, pour l’instant. Consacrez-vous à l’amélioration de votre situation en Erets Israël. Que Dieu fasse que votre installation y soit fructueuse, matériellement et spirituellement.
J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que vous êtes satisfait de la Yechiva Loubavitch de Lod. Nos Sages soulignent que l’action importe et non l’étude. Cette impression restera donc gravée en vous et multipliera le bien dans votre existence quotidienne, vos pensées, vos paroles et vos actions.
Avec ma bénédiction pour la satisfaction de tous vos besoins, de même que ceux des membres de votre famille,
N. B. : Vous avez sans doute connaissance des trois études qui concernent chacun. Elles sont instaurées par mon beau-père, le Rabbi et portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Vous les respectez sûrement.
Lettre n°1781
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1781, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Mena’hem Av 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je réponds à votre lettre qui est datée du 10 Sivan, mais que je reçois seulement aujourd’hui. Vous me faites part de votre état de santé et me dites que plusieurs médecins vous préconisent une intervention chirurgicale pour la double lésion dont vous souffrez depuis plusieurs années.
A mon avis, il est bon de la subir, puisque tel est l’avis de médecins spécialistes dans ce domaine. Néanmoins, vous la fixerez après l’été et non pendant la période chaude.
Que Dieu vous conduise sur le droit chemin et que vous puissiez insuffler à vos élèves un esprit de crainte de Dieu, les éclairer par la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière, selon l’éclairage de la ‘Hassidout. Le mérite de vos ancêtres vous viendra en aide. Ainsi, vous forgerez le réceptacle et le canal pour susciter et recevoir, de manière accrue, la bénédiction de Dieu pour la satisfaction de tous vos besoins.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°1782
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1782, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Mena’hem Av 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre de la veille du Chabbat. Il semble que vous soyez encore une fois découragé! Pourquoi devez-vous malheureusement vous affaiblir par toutes ces pensées, tous ces raisonnements indésirables? Je vous l’ai maintes fois répété. Il semble que cela n’a eu aucun effet sur vous, conformément à l’explication que développe le Likouteï Torah, au début de la Parchat Chemini.
Vous devez avoir la conviction que vous serez riche et il n’est pas exclu que vous le soyez déjà, compte tenu du désordre qui règne chez vous(1). Mais, vous ne le savez pas. Néanmoins, il est certain que la richesse viendra en son temps, à condition que vous acceptiez le dicton de l’Admour Hazaken, qui nous a été rapporté par mon beau-père, le Rabbi(2), selon lequel Dieu accorde aux Juifs des biens matériels pour qu’ils en fassent de la spiritualité.
Pour ce qui concerne, plus spécifiquement, ce voyage, vous ne perdrez pas de vue son aspect spirituel, c’est-à-dire la visite et la réunion ‘hassidique que j’attends de vous.
Avec ma bénédiction de réussite,
Notes
(1) Et qui l’empêche d’en prendre conscience. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1637.
Lettre n°1783
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1783, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Mena’hem Av 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me décrivez la situation de votre synagogue et la rivalité qui oppose les vieux et les jeunes. Etant le rabbin, vous vous devez de ne pas prendre parti. Il doit être clair que vous vous trouvez au dessus des tendances. Car, votre mission est d’établir un compromis entre ces personnes et de ramener la paix.
Voici les principes qu’il faudra appliquer. Certains aspects du problème dépendent de la nature des hommes et de leurs caractères. Les plus âgés ont besoin d’être honorés, d’être satisfaits, en particulier pour ce qui touche à l’étude. Les jeunes doivent être dirigés vers ce qui nécessite de l’énergie et vers l’action concrète. Il faut donc leur attribuer tous les rôles qui font intervenir ces éléments. Certes, parfois, il faut inverser les rôles, c’est-à-dire honorer également les jeunes et inviter les plus vieux à l’action. Mais, cela reste exceptionnel.
Comment mettre tout cela en pratique? Il faut multiplier les interventions auprès des plus entêtés, de part et d’autre, afin d’obtenir qu’ils assouplissent leurs positions. Ainsi, il sera plus aisé d’aboutir à une conclusion positive.
Que Dieu bénisse Son peuple, en général et votre communauté, en particulier, par la paix. Que celle-ci soit le réceptacle contenant la bénédiction, dans tous les domaines.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,
Lettre n°1784
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1784, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Mena’hem Av 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 7 Mena’hem Av, dans laquelle vous me parlez de votre santé physique et surtout de l’état de votre œil.
Vous me dites que vous souffrez de votre œil depuis deux ans déjà et que vous n’avez pas consulté les médecins. Je n’en suis pas satisfait, mais se plaindre du passé est inutile. Vous devez maintenant, à mon sens, consulter deux médecins spécialistes, dans ce domaine. Vous leur demanderez de tenter tous les traitements possibles avant d’envisager l’ablation de cet œil, ce qu’à Dieu ne plaise.
Vous raffermirez votre confiance en Dieu, Qui fera qu’il soit inutile d’en arriver là. Il est sans doute superflu de vous rappeler la nécessité d’être scrupuleux pour ce qui concerne le Kiddouch et la Havdala, dont nos Sages disent qu’ils conditionnent la lumière des yeux. De même, vous étudierez la partie cachée de la Torah avec une ardeur accrue, à la mesure de la situation dans laquelle vous vous trouvez. J’attends de vos bonnes nouvelles dans tous ces points.
Je lirai votre demande de bénédiction près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. A n’en pas douter, il invoquera la miséricorde divine pour vous.
Avec ma bénédiction pour avoir un état de santé qui soit satisfaisant en tout point,
Lettre n°1785
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1785, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Mena’hem Av 5712,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres du 10 et du 15 Mena’hem Av.
Je n’arrive pas à comprendre pourquoi vous concluez en disant que ma réponse est pour beaucoup dans la dégradation de votre état de santé. Car, de deux choses l’une, me faites-vous confiance ou non? Mon but n’est pas d’affaiblir. Bien au contraire, mon rôle est de guérir et de bénir, c’est bien évident. Le contraire n’est pas mon affaire.
J’évoquerai, encore une fois, la question relative à votre déménagement. On vous dit qu’en restant où vous êtes, vous vous exposez à un danger, ce qu’à Dieu ne plaise. Mon beau-père détestait de telles exagérations.
Vous exposerez donc vos arguments à trois bons amis et Dieu leur inspirera une vision juste afin qu’ils vous indiquent ce que vous devez faire, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction pour connaître le calme de l’esprit et du corps et pour servir Dieu dans la largesse véritable,
Lettre n°1786
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1786, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Mena’hem Av 5712,
Brooklyn, New York
A l’association des ‘Hassidim ‘Habad en Terre Sainte,
auxquels Dieu prêtera longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je voudrais vous présenter un responsable communautaire bien connu, un ‘Hassid qui craint Dieu, monsieur Its’hak Elmaleh(1). Il est Séfarade, originaire du Maroc et va se rendre, en visite, en Terre Sainte, afin de régler un problème important, qui concerne les enfants séfarades venant d’Afrique du nord et s’installant en Terre Sainte(2).
Cet homme est l’un des responsables les plus importants et les plus efficaces de la communauté séfarade du Maroc. Il est notre ami et il soutient les institutions Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch qui se trouvent sur place. C’est une personne honorable, qui a bon cœur, est sensible, multiplie les bienfaits. Il agit, de toutes ses forces, pour que les enfants du Maroc reçoivent une bonne éducation.
Je vous demande de lui réserver un bon accueil et de lui accorder l’honneur qui lui revient, selon sa personnalité et son caractère. Vous lui viendrez en aide, dans toute la mesure de vos possibilités, dans l’importante mission qu’il doit assumer. Vous l’aiderez personnellement et vous ferez intervenir vos connaissances, en tout endroit qu’il jugera nécessaire.
Je vous remercie de me faire savoir ce qui a été accompli, dans ce domaine.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir, à son propos, la lettre n°1751. (2) Le fait que l’on profite de leur séparation des parents pour les écarter de la Tradition juive.
Lettre n°1787
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1787, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mena’hem Av 5712,
Brooklyn, New York,
Je te salue et te bénis,
En consultant ton invitation, j’ai appris, avec plaisir, que ta Bar Mitsva serait célébrée ce Chabbat, avec l’aide de Dieu.
Je te souhaite, après ta Bar Mitsva à l’âge de treize ans, d’accéder à l’étude du Talmud, à quinze ans, puis de connaître l’élévation dans la Torah et les Mitsvot. Nos Sages rapportent le principe de la Torah selon lequel on connaît l’élévation en tout ce qui concerne la sainteté, ce qui veut dire que l’on doit avancer perpétuellement, dans tous les domaines de la pratique juive.
Tu sais, sans doute, ce que le Baal Chem Tov a enseigné à ses disciples et à tous ceux qui le suivent. Il soulignait que tout est effet de la divine Providence, c’est-à-dire que tous les événements de la vie des hommes, en général et des Juifs, en particulier, ne sont nullement le fait du hasard. Ils sont voulus par Dieu.
Ta Bar Mitsva sera célébrée durant le Chabbat Parchat Reéh et il doit donc en découler un enseignement pour l’existence quotidienne. De fait, on trouve, dans cette Sidra, de nombreux enseignements, car la Torah n’a pas de limite. Elle est plus longue que la terre et plus large que la mer. Je voudrais uniquement en souligner une seule, qui apparaît dès le début de cette Sidra, lorsque Moché, s’adressant, au Nom de Dieu, à tous les enfants d’Israël, jeunes et vieux, appartenant à toutes les générations, quel que soit le lieu où ils se trouvent, leur dit:
Vois, J’ai placé devant vous aujourd’hui la bénédiction... la bénédiction que vous écouterez, la malédiction si vous n’écoutez pas.
Chaque expression, chaque mot de la Torah est précis et plein de sens. Dans les versets qui viennent d’être cités, on remarque qu’il est dit, à propos de la bénédiction, que vous écouterez, sans fixer aucune condition. Au sens le plus simple, cette bénédiction formule donc l’assurance que vous écouterez. En revanche, quand il s’agit du contraire de la bénédiction, ce qu’à Dieu ne plaise, il est dit si vous n’écoutez pas, au conditionnel.
Tous les Juifs, en particulier celui qui fait sa Bar Mitsva et devient désormais astreint à la pratique des Mitsvot, peuvent en déduire que Dieu accorde une bénédiction, à chaque Juif, dans notre sainte Torah: Il est une certitude absolue qu’au final, vous écouterez les Mitsvot de l’Eternel votre Dieu. En effet, chaque Juif possède une âme divine, qui, à n’en pas douter, mènera à bien la mission qui lui est confiée.
Lettre n°1788
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1788, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mena’hem Av 5712,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Ye’hezkel Lisner
et à son épouse, importante responsable communautaire,
par son mérite personnel,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai observé avec plaisir, grâce au compte rendu qui m’est parvenu, les premiers résultats de la campagne menée par l’appel unifié exceptionnel de Chicago(1), au profit des institutions Loubavitch.
Au nom de toutes ces institutions et en mon nom personnel, je saisis cette occasion pour vous exprimer ma reconnaissance et mes remerciements, à vous-mêmes, à tous les participants et à l’ensemble des donateurs de la campagne.
Nos Sages disent que l’on recherche l’élévation en tout ce qui est lié à la sainteté. Je formule donc également le vœu que vous continuiez à chercher, par tous les moyens, le renforcement de l’action menée au profit des institutions Loubavitch, en particulier dans le cadre de cette campagne d’urgence.
Il est important de garder présent à l’esprit que chaque détail, chaque élément de moindre importance, dès lors qu’il concerne l’éducation des enfants, se trouve à la base même de leur développement. Ceci peut être comparé à la graine qui est mise en terre pour donner naissance à un arbre fruitier. Un petit orifice, qui resterait insignifiant s’il apparaissait sur le tronc d’un arbre adulte, peut, quand il est pratiqué sur cette graine, avoir un effet déterminant, au point de remettre en cause le développement de l’arbre ou même le compromettre.
Les écoles Loubavitch mettent l’accent sur l’étude de la Torah emplie de crainte de Dieu. Elles dispensent l’éducation la plus pure. De ce fait, elles occupent une place primordiale dans la vie juive, en de nombreux pays. Elles insufflent la clarté, la chaleur et l’enthousiasme à cette vie juive. Cette œuvre éducative est menée à bien avec un véritable esprit d’abnégation, selon la voie qu’a frayée pour nous tous mon beau-père, le Rabbi.
La campagne pour renforcer et développer ces institutions doit donc également être menée avec abnégation. C’est ainsi que l’on élargit les canaux véhiculant les bénédictions de Dieu, qui sont accordées mesure pour mesure(2) et l’on sait que le domaine du bien est plus fort(3). On peut ainsi obtenir la satisfaction de tous ses besoins, matériels et spirituels.
Dans l’attente de bonnes nouvelles relatives à la poursuite de votre action à Chicago, en vous souhaitant une bonne santé et tout le bien,
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1750. (2) A la mesure de ce qui a été accompli par l’homme. (3) Que le côté du mal. L’effort y est donc plus payant
Lettre n°1789
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1789, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Mena’hem Av 5712,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Eliézer(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous remercie de m’avoir annoncé une bonne nouvelle, le fait que vous avez commencé à faire passer des examens(2) aux élèves de la Yechiva de Lod. Sans doute ces examens seront-ils achevés pour le début du mois d’Elloul.
Je voudrais vous faire la proposition suivante. Peut-être vous-même ou quelqu’un qui en sera capable, pourrez-vous examiner également les connaissances des élèves de la Yechiva Torat Emet(3), les garçons et les jeunes gens(4).
Si vous pensez que je dois écrire directement à cette Yechiva, vous me le direz en même temps que vous me proposerez une personne capable d’organiser cet examen. Bien évidemment, ceci ne diminuera pas la qualité des enseignants de Torat Emet.
Avec ma bénédiction et dans l’attente de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav E.Karasik. Voir, à son propos, la lettre n°1535. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1864. (3) A Jérusalem. (4) Qui sont déjà mariés.
Lettre n°1790
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1790, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Mena’hem Av 5712,
Brooklyn, New York,
Aux dirigeants du réseau Ohaleï Yossef Its’hak
Loubavitch en Terre Sainte,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai enfin reçu votre lettre du 12 Mena’hem Av, dans laquelle vous me décrivez la situation des écoles Ohaleï Yossef Its’hak en Terre Sainte. Vous m’interrogez sur les différents endroits où des inscriptions ont été enregistrées et où il y a bon espoir d’ouvrir une école.
En plus de ce que je disais dans ma dernière lettre, je répète qu’il est difficile, lorsque l’on se trouve à une si grande distance, de donner des instructions très précises. Bien plus, votre lettre semble indiquer que des changements restent encore possibles. Je formulerai donc ici une directive générale, s’ajoutant, comme je le précisais, à ce que j’ai dit dans mes lettres précédentes:
A) Il ne faut pas faire trop de bruit autour de cela. Nos Sages font remarquer que l’on a conservé les dernières Tables de la Loi, qui avaient été données de manière discrète. J’ai précisé d’emblée qu’il devait en être ainsi.
Il est dommage que vous ayez, semble-t-il, abusé de la publicité. J’ai reçu, il y a quelques temps, un article paru en Terre Sainte, dans lequel les écoles sont qualifiées de cinquième réseau(1). Il s’agit vraisemblablement de dresser les Juifs les uns contre les autre, vous le comprendrez(2).
Il est inutile de se plaindre du passé, mais il faudra rectifier tout cela, à l’avenir.
B) De façon générale, il faut s’efforcer d’ouvrir une école Ohaleï Yossef Its’hak dans les endroits où l’on est sûr d’être légalement reconnu. En effet, les moyens dont nous disposons sont très réduits.
C) Bien évidemment, les écoles Ohaleï Yossef Its’hak qui existaient, l’an passé, doivent être maintenues, dans toute la mesure du possible.
J’ai déjà écrit qu’il ne fallait faire aucune différences entre les anciennes écoles et celles qui sont fondées, cet été. Sans doute, à l’avenir, dépendront-elles toutes, anciennes et nouvelles, d’une direction unifiée. Vous me direz ce qu’il en est au plus vite, car je regrette que vous n’ayez pas répondu à cette question jusqu’à maintenant.
D) Concernant les anciennes dettes d’Ohaleï Yossef Its’hak, j’ai déjà écrit que les dons de monsieur Moché Meyersohn vous sont accordés à la condition qu’au moins une partie de ce montant soit consacré à leur remboursement. A l’avenir, elles seront intégrés à la subvention que reçoit le réseau.
E) Je suis surpris que vous ne disiez rien de l’aide des Peylim, qui ont mis un baraquement(3) à votre disposition. Il est inconcevable que l’on distribue de tels baraquements aux partis politiques et qu’on les refuse à une organisation qui n’est affiliée à aucun parti.
F) J’ai demandé que l’on n’investisse pas dans les baraquements et les constructions. Il ne s’agit là que d’une position de principe. Si vous estimez, à l’unanimité, qu’un certain endroit présente un caractère exceptionnel, je m’en remets à votre appréciation, à condition que vous ayez les moyens de maintenir cette école tant que cela sera nécessaire.
G) Concernant votre visite à monsieur Sorkis, vous concluez en disant qu’il a poliment écouté la lecture de ma lettre. Je ne comprend pas ce que vous voulez dire. Dois-je lui écrire personnellement? Y a-t-il une chance qu’un résultat en découle? Ou bien est-il contraint de ne pas autoriser l’ouverture d’une autre école, à cause de son parti politique ou bien de ceux qui possèdent déjà leurs propres écoles?
H) Vous me demandez si vous devez faire éditer un papier à en tête avec votre nouveau graphisme. Je disais auparavant qu’il convient d’éviter de faire du bruit. Cette initiative n’est donc pas appropriée, à l’heure actuelle. Du reste, vous écrivez vous-même que cela n’est pas prioritaire.
J’espère recevoir de votre part une lettre détaillée, m’annonçant des nouvelles bonnes et concrètes.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,
Notes
(1) S’ajoutant aux quatre réseaux éducatifs officiellement constitués en Erets Israël, un laïque, un socialiste, un religieux sioniste, le Mizra’hi et un religieux non sioniste, l’Agoudat Israël. (2) D’appeler une réaction de la part des quatre réseaux ayant un caractère d’officialité. (3) Pour y faire une école.
Lettre n°1791
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1791, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Mena’hem Av 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Il est sans doute inutile de rappeler à quelqu’un comme vous ce qu’expliquent différents textes de ‘Hassidout et également les livres d’Ethique. Chaque révélation céleste doit avoir un réceptacle, susceptible de la dévoiler et prenant la forme d’un effort, de la part de l’homme. Il est donc absolument évident que l’on ne peut pas se permettre d’introduire un fait nouveau qui aille à l’encontre de ce que l’on désire obtenir, de l’objet pour lequel on prie.
Or, j’ai observé avec effroi, dans le bureau du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h que vous vous efforcez de contraindre votre âme divine à faire disparaître, ce qu’à Dieu ne plaise, l’image de Dieu que reflète votre visage en coupant et en occultant les treize points de votre barbe, qui correspondent aux treize Attributs de Miséricorde divine, lesquels sont les canaux par lesquels vous assurez votre propre subsistance, comme l’établissent le Zohar et plusieurs textes de ‘Hassidout.
Il est inutile d’en dire plus, d’autant que vous êtes issu d’une famille séfarade. Or, de tout temps, les Sefardim ont souligné l’importance d’étudier le Zohar, auquel ils n’ont jamais marqué aucune opposition, à la différence des Achkenazim, qui l’on fait en certains endroits et dans une époque appartenant désormais au passé.
Il m’est difficile et pénible de poursuivre, d’autant que ces quelques lignes suffiront sûrement. En cherchant à vous accorder des circonstances atténuantes, je me suis dis que votre idée était sans doute la suivante. Vous connaissez l’affirmation de nos Sages selon laquelle il est aussi difficile(1) d’assurer la subsistance de l’homme que de permettre la traversée de la Mer Rouge(2). Vous vous êtes donc dit que vous rendriez la tâche plus facile à Dieu, Qui doit perpétuer les œufs de la vermine(3) comme les cornes du Reem(4), en adoptant l’apparence extérieure des non-Juifs. Vous avez pensé que, de cette façon, on vous accorderait peut-être plus facilement, un poste de rabbin, par exemple.
Néanmoins, celui qui est dépourvu de toute sagesse peut lui-même comprendre, qu’une telle conception heurte la foi la plus élémentaire. En mettant en pratique les Mitsvot de la Torah avec plus de légèreté, vous vous éloignez de la source, ce qu’à Dieu ne plaise. Il est inconcevable que vous puissiez obtenir de cette façon une large bénédiction. Vous consulterez, à ce propos, les longues explications qui sont données sur le verset(5): afin d’ajouter aux fautes commises par inadvertance celles que l’on fait intentionnellement.
Mon beau-père, le Rabbi a investi des forces en vous, qui êtes son disciple et son ‘Hassid. J’ai donc bon espoir que celles-ci vous permettront de vous libérer des conceptions erronées que je viens d’évoquer. Et, si quelqu’un d’autre tente de vous convaincre qu’il doit en être ainsi, vous lui expliquerez également qu’une telle attitude va à l’encontre non seulement de la logique divine, mais aussi de la logique des hommes. En effet, chaque Juif est convaincu que Dieu est le seul Maître de ce monde matériel et grossier, que Lui seul décide quels moyens Il doit accorder à un homme et aux membres de sa famille. L’effort que l’on accomplit en Sa direction doit prendre en compte cette situation.
J’attends de vos bonnes nouvelles et je vous adresse ma bénédiction pour que vous connaissiez la réussite spirituelle et matérielle. Chez un Juif ou une Juive, ces deux dimensions sont indissociables.
Notre maître, le Tséma’h Tsédek, traite longuement de l’interdiction de se couper la barbe dans ses responsa Yoré Déa, au chapitre 93, dans son commentaire du traité Makot, au chapitre 3, dans ses Pisskeï Dinim Yoré Déa, à la page 181b et dans Dére’h Mitsvoté’ha, tome 2, page 221b.
Et, vous trouverez à la fin du Amoudeï Arazim, du Rav Margolis, paru à Jérusalem, un recueil de commentaires des derniers Sages sur cette question.
Notes
(1) Pour Dieu, si l’on peut s’exprimer ainsi. (2) De suspendre les lois de la nature pour que cette traversée puisse se faire à pieds secs. (3) Les créatures les plus viles. (4) Un animal dont les Sages décrivent la beauté. Bien plus, celle-ci était spécifiquement liée à ses cornes. (5) Devarim 29, 18.
Lettre n°1792
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1792, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Mena’hem Av 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre m’apportant la preuve que je ne suis pas encore parvenu à vous réconforter. Il me semble vous avoir déjà dit de nombreuses fois ce qu’établissent différents livres, n’appartenant pas nécessairement à la littérature ‘hassidique. Il n’y a pas lieu de développer des raisonnements conduisant à la mélancolie. C’est le meilleur moyen de ne pas être découragé.
La ‘Hassidout explique, et je pense que ceci est imprimé à la fin du Sidour Méa Chéarim(1), que le Maguid(2), lorsqu’il avait une idée, l’exprimait aussitôt par la parole, afin de la faire descendre dans ce monde.
Néanmoins, même par la pensée, il faut exclure la mélancolie, pour la raison qui vient d’être invoquée. On peut le déduire également des dictons(3) de nos saints maîtres qui disaient, comme le rapporte mon beau-père, le Rabbi: Si tu penses que tout va bien, tout ira effectivement bien.
Il vous semble, sans doute, très difficile de maîtriser votre pensée de cette façon. Si vous en êtes incapable, vous vous concentrerez donc sur une pensée de la Torah. Alors, de ce bien moral découlera le bien physique.
Il résulte de tout ce qui vient d’être dit que plus vous renforcerez votre confiance en Dieu, au point de maîtriser vos pensées, vos paroles et vos actions et plus vous en verrez la conséquence concrète, en obtenant largement votre subsistance matérielle et spirituelle.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1658. (2) De Mézéritch, successeur du Baal Chem Tov. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°872.
Lettre n°1793
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1793, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Mena’hem Av 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
La suite de la note de mon beau-père, le Rabbi, concernant son emprisonnement(1), n’a pas encore été éditée. Dès qu’elle le sera, avec l’aide de Dieu, je vous l’adresserai.
J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que votre fille vous a promis, de se comporter elle-même et de conduire sa maison en conformité avec la Tradition juive. Néanmoins, vous connaissez la Hala’ha selon laquelle on ne peut guère se contenter d’une présomption, chaque fois qu’une vérification est possible(2). C’est ce que dit le Choul’han Arou’h Yoré Déa, chapitre 1, paragraphe 1, dans la note. Combien plus est-ce le cas pour ce qui concerne toutes les générations, jusqu’à la fin du monde(3).
Je me permets donc de vous souligner encore une fois la nécessité d’avoir la certitude qu’elle sait précisément au moins ce que sont les règles de la pureté familiale. On trouve actuellement des livres imprimés dans la langue du pays(4), par exemple par le Young Israël, qui énoncent le détail de tous ces principes.
Auparavant, certains avaient honte d’évoquer ce sujet. Or, l’expérience nous a montré que les forces du mal prononcent des paroles répugnantes et les font même imprimer. Et, de telles initiatives sont récompensées par ce que l’on appelle des prix littéraires. Pour citer un mot plaisant, on pourrait, d’ailleurs, rapprocher Price, le prix de Pritsout, l’indécence. Mais, lorsque l’on souhaite évoquer ce qui concerne l’âme des parents et des enfants, ces mêmes forces du mal se présentent également, sous la forme du petit malin(5) et rappellent que la pudeur est la qualité traditionnelle d’Israël. Il est sûrement inutile d’en dire plus.
Vous consulterez le traité Nedarim 20a et le commentaire du Maharcha, à cette référence, de même que le traité Yebamot 79a, qui cite les trois qualités définies comme les caractères du peuple juif(6) et dont les initiales du nom hébraïque forment le mot Guéver, homme.
La miséricorde et les bonnes actions sont l’héritage du peuple juif, depuis l’époque de notre père Avraham. La pudeur, en revanche, ne fut acquise qu’avec le don de la Torah, ce qui permet d’établir la merveilleuse précision du Tanya(7) qui, dans son premier chapitre, mentionne les deux premières qualités, mais non la troisième, sans même y faire allusion par un etc.. On peut le justifier en fonction de ce qui vient d’être dit.
Il y a donc là une leçon pour nous tous. La pudeur de chacun doit être celle d’un homme qui a prêté serment devant le mont Sinaï, puisque c’est en ce lieu que cette qualité fut accordée aux enfants d’Israël. Si ce n’était cette révélation, les Juifs seraient le peuple le plus effronté, comme le dit le traité Beïtsa 25b.
Vous me pardonnerez sûrement cette intervention, car mon intention est purement positive et il importe seulement que vous puissiez vérifier tout cela. Nos Sages affirment que les paroles qui émanent du cœur pénètrent dans le cœur de celui qui les écoute.
Je vous adresse ma bénédiction de bonne santé, pour vous-même, pour votre épouse et pour tous les membres de votre famille. Vous transmettrez mes salutations à votre fils qui vous accompagnait, lorsque vous m’avez rendu visite. J’aimerais savoir dans quel domaine il s’est rapproché, depuis lors, de l’Eternel notre Dieu. En effet, le principe de ce rapprochement est une certitude, car nos Sages affirment que l’on connaît l’élévation, en tout ce qui touche le domaine de la sainteté. Or, nous nous approchons tous du moment de la venue de notre Machia’h et de la fin de notre exil.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Dans les prisons soviétiques, qui est à l’origine de la fête de la libération du 12 Tamouz. (2) Il faut donc vérifier qu’elle tienne parole. (3) Le fait d’avoir des enfants qui, à leur tour, en auront eux-mêmes. (4) En anglais. (5) Le penchant vers le mal. (6) Ils sont miséricordieux, pudiques et font le bien. (7) Voir, à ce propos, la lettre n°326.
Lettre n°1794
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1794, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Mena’hem Av 5712,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Hillel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été très heureux de prendre connaissance des efforts que vous avez déployés pour circoncire les enfants, parmi vos élèves(2) qui, pour une quelconque raison, ne l’étaient pas encore. Il est particulièrement important qu’un Juif contracte l’alliance de notre père Avraham(3). De plus, la circoncision a un caractère primordial, puisque treize alliances ont été conclues, en relation avec elle.
Par ailleurs, le nom hébraïque de la circoncision, Mila, est constitué par les initiales des mots du verset Qui montra pour nous dans le ciel? et les dernières lettres de ces mots forment le Nom divin Avaya(4).
De plus, je suis très satisfait de constater que vous ne vous contentez pas d’assumer vos fonctions d’enseignant, que vous avez perçu l’aspect essentiel et profond de cet enseignement, le fait de rapprocher les cœurs des enfants d’Israël de leur Père Qui se trouve dans les cieux.
Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite dans votre mission, que celle-ci soit surnaturelle, que vous exerciez une influence sur vos élèves et, par leur intermédiaire, sur le foyer de leurs parents, afin de les éclairer par la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière.
Avec ma bénédiction de réussite dans vos activités communautaires et en ce qui vous concerne personnellement, de même que tous les membres de votre famille,
Notes
(1) Le Rav H.H. Azimov, de Paris. Voir, à son propos, la lettre n°1655. (2) Des Talmud Torah de la région parisienne. (3) Celle de la circoncision. (4) Le Tétragramme.
Lettre n°1795
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1795, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Mena’hem Av 5712,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Voici ce qui fait l’objet de la présente. Je suis désolé de constater que votre activité s’est réduite. J’ai bon espoir qu’il en est ainsi uniquement de manière passagère et que cela changera très vite. Je vous remercie de me confirmer que cette situation ne résulte pas d’inimitiés, de controverses et de disputes.
En effet, le wagon du Rabbi est suffisamment large. On y trouve de la place pour tous les ‘Hassidim, pour tous ceux qui sont attachés à lui. Chacun d’entre eux peut ainsi mener à bien la mission qui lui est confiée dans ce monde, au sein des quatre coudées du Rabbi. De fait, il est dit que grand est l’Eternel dans la ville de notre Dieu et nos Sages expliquent que l’ensemble de la ville peut être considéré comme quatre coudées.
En vous souhaitant tout le bien matériel et spirituel et dans l’attente de votre courrier qui m’annoncera de bonnes nouvelles, pour tout ce qui vient d’être dit.
Lettre n°1796
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1796, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Mena’hem Av 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos salutations, transmises par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Moché Leïb Rodstein. Celui-ci m’a également indiqué que vous souhaitiez une bénédiction pour obtenir les moyens d’assurer votre propre subsistance. En effet, vous n’êtes pas satisfait de votre situation actuelle.
Vous n’évoquez pas votre dispute avec votre famille. Vous connaissez l’affirmation de nos Sages, selon laquelle la paix est un réceptacle pour la bénédiction, matériellement et spirituellement. A la veille de Roch ‘Hodech, je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi et, sans en faire le vœu, je mentionnerai alors votre nom et celui des membres de votre famille, pour que vous obteniez la satisfaction de tous vos besoins et, en particulier, que vous puissiez gagner votre vie, comme vous me l’avez demandé. J’espère recevoir, de votre part, de bonnes nouvelles, en la matière.
Je ne sais pas comment est organisé votre hôtel. Néanmoins, il serait judicieux de placer dans le salon, dans la salle de lecture ou bien sur de petites tables, quelques livres juifs, en Yiddish et en anglais, qui permettraient aux lecteurs d’acquérir la crainte de Dieu et d’enrichir leurs connaissances. Ce serait, en outre, un réceptacle pour obtenir la bénédiction et la réussite, afin d’assurer votre subsistance matérielle. Je suis sûr que vous trouverez une personne susceptible de vous aider à dresser une liste de tels ouvrages.
Je conclus ma lettre en vous souhaitant de gagner largement votre vie. Que Dieu vous accorde des biens matériels et que vous en fassiez de la spiritualité.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°1797
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1797, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Mena’hem Av 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée. Vous désirez venir ici pour les jours redoutables(1), qui approchent. Et, votre épouse vous a signifié son accord, comme c’était déjà le cas l’an passé.
Il me semble que c’est une bonne décision. Néanmoins, le moment est venu que vous trouviez quelqu’un, en votre endroit, qui soit capable de prononcer au moins quelques propos d’encouragement, pendant ces jours redoutables et pendant tous les dix jours de Techouva, dans les différentes synagogues de votre ville.
Différents textes de ‘Hassidout et même la logique élémentaire permettent d’établir qu’un enseignant compétent et efficace est celui qui forme son élève à agir par ses propres moyens et à influencer les autres, à son tour(2).
De même, il serait bon que vous réjouissiez votre épouse, de la manière qui convient(3). En effet, vous viendrez ici pendant tout ce temps alors qu’elle-même restera là-bas.
Notes
(1) Roch Hachana et Yom Kippour. (2) Le destinataire de cette lettre doit donc former quelqu’un qui le remplacera pendant son absence. (3) En lui offrant un cadeau.
Lettre n°1798
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1798, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Mena’hem Av 5712,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yehouda Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu, en son temps, votre lettre du 6 Mena’hem Av. Vous m’annoncez que tout va bien chez vous, que vous exercez une influence positive sur votre communauté et je vous remercie pour cette bonne nouvelle.
Puisse Dieu faire que vous progressiez, dans ce domaine, conformément à la décision de nos Sages, selon laquelle on connaît l’élévation en tout ce qui touche au domaine de la sainteté.
Le mois d’Elloul approche et vous ajouterez sûrement à vos enseignements un cours favorisant la crainte de Dieu(2). Il serait bon que celui-ci porte sur la ‘Hassidout. Et, si vos élèves ne sont pas encore parvenus au stade de ne plus craindre une telle étude, vous n’êtes pas obligé de leur révéler, au moins dans un premier temps, l’origine de vos propos(3), pourvu qu’ils reçoivent un message qui, au final, saura les convaincre.
Sans doute possédez-vous encore les propos tenus(4) l’an dernier au sujet des villes de refuge(5). En effet les initiales des mots du verset qui les évoque forment le nom d’Elloul. Je vous joins une copie de ce qui a été dit cette année, pendant le Chabbat au cours duquel on a béni le mois d’Elloul. Sans doute diffuserez-vous ce message, de la manière qui convient.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav Y.L. Posner, de Marient. (2) Le Rabbi note, en bas de page: Ajout ultérieur: Vous consulterez le Birkeï Yossef, au chapitre 581, cité par le Elef Lamaté, au chapitre 115. (3) De dire qu’il s’agit de ‘Hassidout. (4) Par le Rabbi lui-même. (4) Auxquelles le Rabbi comparait Elloul, mois pendant lequel on peut se réfugier à l’abri des forces du mal, pour établir le bilan de l’année écoulée.
Lettre n°1799
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1799, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Mena’hem Av 5712,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Nissan(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) J’ai bien reçu votre lettre du 7 Mena’hem Av, de même que celle du 24. Je vous remercie de la bonne nouvelle que vous m’annoncez. Les études(2) se passent bien et les élèves venus là pour passer la période des vacances sont de plus en plus nombreux. Il est inutile de vous répéter encore une fois qu’il faut s’efforcer de leur faire poursuivre leurs études à la Yechiva, même après les vacances.
B) Je vous joins deux lettres pour des élèves de la Yechiva et l’on vous a adressé, par ailleurs, un extrait des propos tenus lors de la réunion ‘hassidique du Chabbat durant lequel on a béni le mois d’Elloul. Vous le diffuserez sûrement de la façon qui convient, dans les lieux appropriés.
Vous me faites également savoir que c’est maintenant votre anniversaire. Que Dieu vous accorde donc de longs jours et de bonnes années, dans toutes les acceptations du terme, avec la tranquillité de l’esprit et du corps. Que Dieu vous permette d’insuffler à vos élèves et à votre entourage un esprit de crainte de Dieu, de crainte de la faute. Que vos efforts soient couronnés de succès et que vos élèves soient des ‘Hassidim, craignant Dieu et érudits.
Ceci sera un canal et un réceptacle de plus pour accroître la bénédiction et la réussite dans toutes vos activités communautaires et dans vos préoccupations personnelles, de même que celles des membres de votre famille. Vous concevrez, en particulier, une satisfaction juive et ‘hassidique de tous vos enfants.
Avec ma bénédiction de réussite,
Notes
(1) Le Rav N.Nemanov, de Brunoy. (2) A la Yechiva de Brunoy, France.
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