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Iguerot Kodesh — lettres 1740 à 1759

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°1740

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1740, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Tamouz 5712,

Brooklyn, New York,

A l’organisation des femmes et jeunes filles ‘Habad(1)

en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

Vous savez à quel point nos Sages ont mis en exergue la qualité et le mérite des femmes juives, qui ont permis la délivrance et le salut de nombreuses personnes et de tout le peuple, dans les moments difficiles, dont Dieu nous protégera.

Nos pères et maîtres, les chefs de ‘Habad, en particulier mon beau-père, le Rabbi, ont souligné l’importance du rôle confié, à l’époque actuelle, aux femmes juives, en général et aux femmes ‘Habad, en particulier.

Mon beau-père, le Rabbi, indiqua, en particulier, que la diffusion de ses causeries(2) avait essentiellement pour but d’être utile et de fournir des informations aux femmes et jeunes filles ‘Habad, afin qu’elles éduquent les enfants et servent Dieu, pour ce qui les concerne personnellement comme dans leurs relations avec les autres. Il est bien sûr inutile d’en dire plus.

En conséquence et pour faire suite à la constitution de l’organisation des femmes et jeunes filles ‘Habad en Terre Sainte, je tracerai ici les grandes lignes d’un programme d’action, qui sera globalement le suivant (3):

A. L’effort concernant sa propre personne :

1. Des réunions régulières seront organisées, pour apprendre, par exemple, la Paracha de la semaine, les lois d’une fête qui approche ou la Hala’ha.

2. On étudiera les discours ‘hassidiques qui conviennent, les causeries qui définissent les grands principes de la Torah et de la ‘Hassidout, ses usages, les pratiques ‘hassidiques, afin de raffermir l’esprit et la lumière de la ‘Hassidout dans le foyer.

B. L’effort envers les autres :

1. On réunira toutes ses forces pour venir en aide, avant toute autre chose, à ceux qui sont les plus proches, c’est-à-dire à ses propres enfants, qui recevront une bonne éducation. On en fera de même envers tous les autres enfants que l’on côtoie.

2. On mènera une campagne pour renforcer le Judaïsme, en général, pour le respect de la pureté familiale, de la Cacherout et pour une bonne éducation, en particulier.

3. On s’efforcera de soutenir les écoles dispensant une bonne éducation, en général et l’on apportera sa contribution active, en particulier, au réseau éducatif de ‘Habad, en Terre Sainte, surtout pour ce qui concerne la nourriture et le coucher(4), le respect de l’hygiène et la manière de s’habiller.

Que Dieu vous accorde Sa bienveillance et qu’Il agrée l’action de vos mains, afin de produire des fruits et des fruits de fruits, pour la gloire de la Tradition d’Israël et pour l’honneur de ‘Habad.

Avec ma bénédiction pour la satisfaction des besoins, matériels et spirituels, de chacune d’entre vous et des membres de votre famille,

Notes

(1) Voir, à propos de cette organisation, les lettres n°1064, 1183, 1201 et 1741. (2) Qui sont rédigées en Yiddish, langue que maîtrisaient les femmes. (3) Voir également la lettre suivante. (4) Des élèves, que les femmes peuvent assurer dans leur foyer, en l’absence d’internats.

Lettre n°1741

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1741, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Tamouz 5712,

Brooklyn, New York,

A l’organisation des femmes et jeunes filles ‘Habad(1)

en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

Pour faire suite à ma lettre collective(1) vous proposant un programme d’action, je suggère que l’on adopte l’organisation suivante :

1. Le groupement des femmes et jeunes filles ‘Habad sera partie intégrante de l’association des ‘Hassidim ‘Habad, tout en conservant sa propre autonomie, comme c’est actuellement le cas pour les jeunes de l’association des ‘Hassidim ‘Habad en Terre Sainte(2), puisse-t-elle être restaurée et rebâtie.

2. L’organisation des femmes et jeunes filles ‘Habad désignera un comité qui dirigera son action.

Sans doute diffuserez-vous ma lettre collective(1) de la manière qui convient et vous vous mettrez au travail, au plus vite.

Je vous remercie de m’avoir communiqué toutes ces informations.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir la lettre précédente. (2) Voir la lettre n°1542.

Lettre n°1742

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1742, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Roch ‘Hodech Mena’hem Av 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 2 Tamouz, dans laquelle vous m’interrogez sur la Boraïta suivante du Yerouchalmi, au début du traité Horayot : Je pourrais penser que je dois les(1) suivre lorsqu’ils définissent la droite comme étant la gauche. Mais le verset dit ‘en allant à droite et à gauche’. Il fait donc allusion au cas où l’on définit bien la droite comme telle.

Vous donnez, de ce texte, l’interprétation suivante :

A) Il est ici fait allusion au verset Devarim 28, 14 : Tu ne t’écarteras pas de toutes les Paroles que Je vous ordonne aujourd’hui, à droite ou à gauche, pour suivre des dieux étrangers et les servir. Le Yerouchalmi inverserait donc l’ordre de ce verset, en fonction de l’affirmation des Tossafot, au traité Chabbat 128a, selon laquelle le Talmud a l’habitude de raccourcir et de reformuler(2).

A mon humble avis, il n’est pas possible de faire une telle supposition, car :

1. ce verset a pour objet d’écarter l’éventualité de suivre(3) et il interdit donc de le faire, alors que le Yerouchalmi présente le verbe suivre comme un impératif, 2. ce verset rapporte une Injonction de Dieu et non du tribunal(4), 3. ce verset, de même que tout son contexte, énonce une promesse faite à Israël. Il s’agit d’un récit et non d’une Injonction.

Il me semble que l’on peut avancer une explication simple, qui est également celle du Maré Panim sur le Yerouchalmi et du Torah Temima. Le Yerouchalmi, au même titre que le Sifri, fait référence au verset Devarim 17, 11 : Tu feras en fonction de leur enseignement, tu ne t’écarteras pas de ce qu’ils(1) te diront, à droite ou à gauche, en appliquant la règle des Tossafot précédemment citée selon laquelle le Talmud peut raccourcir ou reformuler(2).

Le Yerouchalmi prend la précaution d’ajouter le mot suivre, car de lui dépend l’explication qu’il introduit. En effet, il est trois façons de comprendre l’expression à droite ou à gauche qui figure dans ce verset :

1. Tu ne t’écarteras ni à droite ni à gauche de ce qu’ils te diront. On retrouve une même affirmation dans beaucoup d’autres versets, comme Devarim 5, 29 et 17, 20. Vous consulterez, à ce propos, le Torah Temima.

2. Ils te disent qu’il s’agit de la droite ou de la gauche et cela contredit ton avis. C’est ce que dit le Sifri.

3. Tu feras en fonction de leur enseignement et tu ne t’écarteras pas, pour aller plutôt vers la droite ou vers le gauche.

En ce sens, l’expression tu ne t’écarteras pas de ce qu’ils te diront, à droite ou à gauche doit être interprétée comme une parenthèse, comme si le verset disait seulement suivre.

Pourquoi le Yerouchalmi n’adopte-t-il pas la première interprétation? Car, selon lui, il faudrait, si elle était la bonne, formuler le verset de la manière suivante : tu ne t’écarteras pas à droite et à gauche(5), car telle est l’expression que l’on rencontre le plus fréquemment, même si ce n’est pas systématiquement le cas. En effet, le verset Devarim 28, 14, par exemple, fait exception à cette règle. Néanmoins, celui-ci ne peut pas prêter à confusion, ce qui n’est pas le cas pour le nôtre.

Le Yerouchalmi ne peut pas non plus opter pour la seconde interprétation, qui est à la base de l’explication du Yerouchalmi, même s’ils te disent que la droite est, en fait, la gauche, car, si telle avait été le cas, il aurait suffi de dire tu ne t’écarteras pas de ce qu’ils te diront. Car, à l’évidence, pourquoi limiter cette Injonction(6)?

B) Vous considérez qu’il n’y a pas de controverse entre le Yerouchalmi et le Sifra. Le premier avance uniquement que l’on n’est pas tenu d’accepter l’avis du tribunal sans le questionner, bien au contraire. Néanmoins, si, à l’issue de cette consultation, on se trouve en minorité par rapport à ses amis(7), on doit malgré tout ne pas s’écarter(8), même si la position adoptée définit la gauche comme étant la droite(9).

Vous consulterez, à ce propos, le ‘Hinou’h, à la fin de la Mitsva 496, le Ramban, dans ses notes sur le Séfer Hamitsvot, premier Chorech, les Tossafot Haroch, le Beer Cheva, le Rachach, le Maharats ‘Hayot et le Yefé Enaïm sur le traité Horayot 2b, les commentateurs de Rachi, sur le verset Devarim 17, 11 et d’autres références encore.

Il est très difficile d’accepter votre interprétation. Si elle était la bonne, l’essentiel manquerait dans la formulation du Yerouchalmi. De plus, ce qui a été dit auparavant conduirait à introduire ici un fait réellement nouveau, la déduction, d’un même verset, de deux interprétations opposées.

C) Le Sdeï ‘Hémed, principe 30, cite le Peta’h Enaïm, du ‘Hida, sur le traité Roch Hachana 25a, selon lequel on n’est pas tenu de suivre le tribunal(1) quand on a la certitude qu’il s’est trompé. Le Torah Temima considère que tel est le cas envisagé par le Yerouchalmi, alors que le Sifri dit : s’il te semble(10).

Bien entendu, cette explication est également difficile à accepter. Car, comment l’établir? Vous consulterez le commentaire du Ramban sur Choftim, à cette même référence. Bien plus, il faut rechercher la raison et, en l’occurrence, ne pas multiplier les controverses parmi nos Sages. Dès lors, que déduire de tout cela?

Et, il est peu crédible de baser son argumentation sur le fait qu’il n’est pas fréquent de rencontrer une controverse entre deux avis radicalement opposés, comme ceux qu’évoquent les Tossafot, au traité Bera’hot 39b. Il n’y a donc pas lieu de craindre qu’une telle situation se présente une seconde fois.

A mon humble avis, il est préférable de s’en tenir au sens simple du Sifri et du Yerouchalmi, dont la controverse a été définie plus haut. C’est également ce que dit le Maré Panim, dans son commentaire du Yerouchalmi.

Notes

(1) Les Sages. (2) Les versets qu’il cite. (3) Les dieux étrangers et les servir. (4) Des hommes, c’est-à-dire des Sages. (5) En omettant tous les mots qui font une rupture entre tu ne t’écarteras pas et à droite et à gauche. (6) Au cas où les Sages définissent la droite comme la gauche ou la gauche comme la droite? (7) Aux autres Sages. (8) De l’avis majoritaire. (9) Alors que, selon le Sifra, on n’adopte pas l’avis des Sages si l’on pensent qu’ils se trompent. (10) Il n’est donc pas nécessaire, selon lui, d’avoir la certitude absolue que les Sages se trompent.

Lettre n°1743

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1743, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Mena’hem Av 5712,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chalom(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 21 Tamouz.

Je voudrais formuler une requête personnelle, que vous transmettrez sûrement à tous ceux qui sont concernés. C’est la suivante.

Je voudrais garnir ma bibliothèque également des ouvrages d’auteurs séfarades et de livres de Kabbala, qu’ils soient écrits par des Sefardim ou par des Achkenazim. Bien évidemment, mes moyens, pour ces acquisitions, sont extrêmement limités. Or, il y a, en Terre Sainte(2), plusieurs auteurs et de nombreux livres, appartenant à ces catégories. Certains se trouvent dans des maisons individuelles ou même dans des synagogues, où personne ne les utilise.

Je serais reconnaissant à ceux qui réuniraient de tels livres et, peu à peu, me les adresseraient. Là où ils ne pourront être donnés à titre gracieux, pour ma bibliothèque, on proposera de les échanger contre les parutions des éditions Kehot.

Il est à noter que plusieurs livres, répondant à ces définitions, ont été apportés en Terre Sainte par les immigrants séfarades d’Afrique du nord, du Yémen et de Perse(3) ou encore se trouvent parmi ceux qui ont été sauvés d’Allemagne et de Pologne(4).

Je vous charge donc de faire connaître ma requête à tous ceux qu’elle concerne. Je vous remercie d’avance pour ce que vous ferez, en la matière et surtout pour ce qui en résultera concrètement.

Pour ce qui est de l’envoi de ces livres, il pourra être fait petit à petit. En tout état de cause, vous ne les trouverez sûrement pas tous en une seule fois. De même, vous me préciserez les personnes auxquelles il faut adresser une lettre de remerciement et, sans en faire le vœu, nous le ferons.

Je vous adresse ma bénédiction de réussite dans l’accomplissement de votre mission. Sans doute me confirmerez-vous au plus vite avoir bien reçu la présente lettre.

Notes

(1) Le Rav C.Haskind. Voir, à son propos, les lettres n°1546, 1547, 1617, 1650 et 1690. (2) Où le Rav Haskind a été délégué, pour quelques temps, par le Rabbi. (3) D’Iran. (4) Après la guerre mondiale.

Lettre n°1744

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1744, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Mena’hem Av 5712,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai bien reçu votre lettre du 24 Tamouz, qui faisait suite à une longue interruption. Sans doute vous organiserez-vous pour écrire plus souvent, à l’avenir, sans attendre une réponse écrite de ma part, car je suis particulièrement occupé.

Même si mon temps ne me permet pas de répondre par écrit, je m’efforce de faire ce qui est dit dans votre lettre, dans toute la mesure du possible et au plus vite, y compris lorsque vous en êtes, quelques fois, informés avec retard.

B) Le Rav et ‘Hassid aux comportements généreux, Rav M.Achkénazi(1) vous a sans doute transmis une copie de ce que j’ai dit aux élèves actuellement délégués par le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h(2), selon la pratique qui a été instaurée, chaque été, par mon beau-père, le Rabbi(3).

Je lui ai demandé de diffuser ce texte, de la manière qui convient. J’y ajoute ici un paragraphe, provenant de ma lettre, qui peut être un additif à cette causerie, soulignant qu’elle concerne chacun et expliquant pourquoi il en est ainsi.

C) Vous m’avez fait part de votre intention d’organiser la réunion ‘hassidique du 12 Tamouz(4) dans la grande synagogue de Tel Aviv. Puis, vous me dites avoir abandonné ce projet. Tout cela est déjà fait et il est inutile de se plaindre du passé. Néanmoins, je suis surpris de cet abandon.

Vous formuliez des craintes que certains orateurs tiennent des propos déplacés. En réalité, le simple fait d’être invité à une réunion ‘Habad les limite, jusqu'à un certain point. De plus, vous n’êtes pas obligés de reproduire ensuite le compte rendu exact intégral de ce qui a été dit. L’usage courant veut que l’on mette en exergue les points qui concernent l’événement ou sont dits dans son esprit.

Certes, pendant la réunion proprement dite, on peut, parfois, entendre des propos déplacés, émanant même du côté du mal. Pour remédier à cette situation, il faut toujours inviter un orateur duquel on peut répondre et lui demander de rectifier éventuellement ce qui doit l’être. Il faut aussi s’arranger pour que le dernier à prendre la parole tienne des propos irréprochables. En effet, tous les participants rentreront chez eux, à l’issue de la réunion, avec l’impression laissée par son discours.

Mais, comme je l’ai dit, il ne sert à rien de se plaindre du passé et il faut en conclure que, si cette réunion n’a pas eu lieu, c’est pour le bien et que s’accomplira, dans ce domaine, la promesse selon laquelle tout ce que Dieu fait est pour le bien.

Vous connaissez la distinction qui est faite, à ce sujet(5). Ainsi, affirmer qu’un événement est pour le bien revient à dire qu’il est en lui-même positif, comme l’indique le récit de Na’houm Ich Gam Zo(6), selon lequel la terre(7) fit des miracles(8). A l’opposé, l’expression tout ce que fait...(9) signifie seulement que ses conséquences sont positives, alors que l’événement lui-même...(10). Ce fut le cas pour Rabbi Akiva qui dit tout ce que fait...(9) , alors que la mort de l’âne et du coq, de même que l’extinction de la bougie(11) n’étaient pas positifs. Ces événements lui sauvèrent pourtant la vie.

D) Si vous possédez un compte rendu des réunions du 12 et 13 Tamouz, vous voudrez bien m’en faire parvenir une copie ici.

E) Je constate avec surprise que vous ne citez pas les bonnes décisions découlant des réunions ‘hassidiques, pour ce qui concerne l’étude de la partie révélée de la Torah et de sa dimension cachée, le respect des pratiques instaurées par celui dont nous célébrons la joie(13), la contribution de chacun, de la manière qui lui convient, à ses institutions.

Peut-être ce paragraphe manque-t-il à votre lettre, bien que ces décisions aient effectivement été prises. Vous compléterez donc tout cela dans votre prochain courrier.

F) J’aimerais savoir si les journaux ont parlé de la réunion ‘hassidique du 12 Tamouz, comment celle-ci s’est passée et quel a été le contenu des interventions.

G) Vous vous proposez d’éditer un mensuel(14) et vous concluez en me disant que vous n’avez pas encore trouvé son rédacteur. Avant de désigner quelqu’un qui soit apte à assumer cette fonction, vous serez incapables de déterminer la dépense qui peut en résulter. Il m’est donc difficile d’émettre un avis, sur ce sujet.

En tout état de cause, il faudra, dans un premier temps, publier un journal dont la parution n’aura pas une date fixe, que vous ayez de la matière ou non. La publication n’en sera donc pas trop rapprochée, afin d’être envisagée seulement lorsque le nombre d’articles en votre possession le justifie.

Dans un premier temps, s’il est vrai, comme vous l’écrivez, que la précision du nom des responsables suscitera l’émulation, bien qu’il puisse également en résulter des vexations et de prétendus affronts, il serait bon d’éditer, de temps à autre, un journal avec les informations les plus importantes, sans préciser quand paraîtra le suivant.

Il faut aussi se demander s’il est justifié de publier de telles informations dans un journal qui aura plusieurs milliers d’abonnés, parmi lesquels certains ne liraient pas un fascicule paraissant de manière indépendante(15) ou bien s’il est préférable d’éditer uniquement ce fascicule, auquel cas on peut craindre que plusieurs journaux refusent d’imprimer les informations qui y figurent.

H) J’ai appris avec satisfaction que vous avez parlé du 12 Tamouz à la radio. Il serait bon, pour différentes raisons, qu’un des dirigeants de l’association générale des ‘Hassidim ‘Habad fasse partie de la commission qui organise et surveille les programmes.

I) J’ai été satisfait de constater que votre lettre avait deux signataires. J’ai dit, il y a quelques temps, à l’une des institutions de Terre Sainte, que je souhaitais qu’il y ait au moins deux signataires pour les problèmes de portée générale, afin d’écarter les difficultés et les contradictions.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission,

Notes

(1) Le Rav Moché Achkénazi, de Tel Aviv. (2) Voir les lettres n°1738 et 1739. (3) Voir les lettres du précédent Rabbi, tome 9, lettre n°3250. (4) A l’occasion de la libération du précédent Rabbi des prisons soviétiques. (5) Voir Likouteï Si’hot, tome 2, page 394. (6) Qui disait, pour tout ce qui lui arrivait : Cela est également pour le bien. (7) Avec laquelle des voleurs remplacèrent les pièces d’or qu’il entendait offrir au roi. (8) Permettant à ce roi d’être victorieux à la guerre. (9) Dieu est pour le bien. (10) Ne l’est pas. (11) Tous les trois appartenaient à Rabbi Akiva. (12) Car les voleurs ne purent s’apercevoir de sa présence et le tuer. (13) Le précédent Rabbi, par exemple les trois études quotidiennes du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya. (14) Il s’agit du Bita'hon ‘Habad, qui commença à paraître en Elloul 5712. Voir également la lettre n°1850. (15) Du journal.

Lettre n°1745

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1745, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Mena’hem Av 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre demande de bénédiction, pour vous-même et pour les membres de votre famille. Vous sollicitez un moyen de protection pour votre épouse et votre fils. J’écrirai en Yiddish, afin que vous puissiez lire ce texte en l’état à votre épouse(1).

Votre mari m’écrit que vous n’êtes pas en bonne santé, que vous êtes nerveuse. De plus, vous avez rêvé que vous deviez me demander un moyen de vous protéger.

Pour obtenir cette protection, vous devez faire vérifier les Mezouzot de votre domicile, afin qu’elles soient toutes cachères. Chaque veille de Chabbat et de fête, avant d’allumer les bougies, vous donnerez dix huit cents à la Tsédaka de Rabbi Meïr Baal Haness(2).

De même, votre mari lira, tous les matins, après la prière, des Tehilim, selon leur répartition mensuelle. Votre mari et votre fils porteront, l’un et l’autre, un Talith Katan. Bien entendu, il va sans dire que votre maison sera strictement cachère et conforme à ce qu’un foyer juif doit être.

Mais, avant tout, vous raffermirez votre confiance en Dieu, Créateur du monde, Qui le dirige, tout comme Il régit l’existence de chaque individu. Il vous protégera donc, de même que votre mari et votre fils. Vous ne devez pas en douter. Plus votre confiance en Lui sera forte et plus vous observerez clairement l’aide de Dieu. Votre état de santé, en particulier, s’améliorera, tout comme celui de votre fils, Avraham Ozer.

J’espère que vous et votre mari pourrez m’annoncer de bonnes nouvelles, à ce propos.

Votre contribution a été transmise à la caisse qui finance les ‘Héders, Yechivot et Talmud Torah d’Ohaleï Yossef Its’hak(3), portant le nom de mon beau-père, le Rabbi. Que cela forge le canal et le réceptacle véhiculant une bénédiction accrue et la réussite pour chacun d’entre vous, dans tous vos besoins.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Ce premier paragraphe est en Hébreu, adressé au mari. Le reste de la lettre est en Yiddish, adressé à la femme. (2) Le Collel ‘Habad. (3) En Terre Sainte, en Australie et au Maroc.

Lettre n°1746

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1746, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Mena’hem Av 5712,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre du 23 Tamouz, ainsi que la précédente. J’y ai appris avec plaisir que vous avez adopté une activité pédagogique, d’une manière positive. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite.

Vous me dites être consciente que la situation peut être et doit être bien meilleure qu’à l’heure actuelle. Vous savez ce que disent nos Sages : Celui qui te dit avoir fait des efforts et avoir connu le succès, crois-le. Vous connaissez également le dicton de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel une action positive est préférable à mille plaintes. Il en est de même pour ce qui fait l’objet de notre propos.

Dans toute la mesure du possible, chacun doit donc se parfaire sans cesse. Par ailleurs, on ne doit pas cesser son travail jusqu’à parvenir à la plus haute perfection qu’il permet. Il faut faire l’un et l’autre, surtout quand il s’agit d’éducation, qui concerne, chaque jour, les âmes de dizaines d’enfants juifs. On ne peut pas interrompre une telle activité.

Comme vous le savez, l’Admour Hazaken affirme, au début du Torah Or, que le don de la Tsédaka, matérielle ou spirituelle, permet d’avoir un cerveau et un cœur mille fois plus affinés.

Avec ma bénédiction de réussite, dans votre mission sacrée, qui vous permettra également d’obtenir une bénédiction accrue en tous vos besoins personnels,

Lettre n°1747

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1747, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Mena’hem Av 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre qui n’était pas datée. Vous me dites que, pour l’heure, vous n’avez pas pu recevoir les directives nécessaires pour étudier la ‘Hassidout et acquérir de bons comportements. Actuellement, après avoir rencontré le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Mena’hem Chmouel David Halevi Reitchik(1), vous avez été conduit à méditer sur votre propre comportement. Ceci a renforcé votre désir de vous lier à l’arbre de vie, c’est-à-dire à l’enseignement profond de la Torah, celui de la ‘Hassidout. Vous sollicitez ma bénédiction à ce propos.

Ma réponse figure d’ores et déjà dans les propos de nos Sages, qui disent : Celui qui te dit avoir fait des efforts et avoir connu le succès, crois-le(2). Vous êtes animé de la volonté et du désir d’accomplir tout cela et vous y parviendrez sûrement. Néanmoins, il ne faut pas vous effrayer si vous n’obtenez pas tout d’emblée, car il en va ainsi pour tout ce qui appartient au domaine de la sainteté.

Il en fut ainsi lors de la conquête physique d’Erets Israël. Dieu dit alors : Peu à peu, Je le chasserai de devant toi. Et, il en est de même pour la conquête de l’Erets Israël spirituelle. En d’autres termes, un Juif doit vouloir sanctifier son existence. Tout comme Erets Israël est le pays le plus saint, il doit lui-même aspirer à être l’homme le plus saint de tout son entourage.

Or, le moyen d’y parvenir est exprimé par le verset : Peu à peu, Je le chasserai de devant toi. Il faut s’élever par degrés, d’une étape vers l’autre, mais le faire lentement. Néanmoins, on a l’assurance de parvenir au but recherché et l’on peut donc, d’emblée, éprouver une joie sincère. On sait, en effet, qu’avec le temps et l’effort nécessaires, on deviendra effectivement un ‘Hassid craignant Dieu.

Les moyens et les réceptacles permettant d’obtenir ce résultat sont exposés, dans de nombreux livres, fascicules et discours ‘hassidiques. Mais, avant tout, vous devez adopter les trois études qui concernent chacun et sont instaurées par mon beau-père, le Rabbi, c’est-à-dire la lecture des Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque matin après la prière, une Paracha de la Sidra de la semaine, avec le commentaire de Rachi et un passage du Tanya, selon sa répartition annuelle.

Chacun doit fixer un temps quotidien pour étudier la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, selon sa situation et ses capacités. Il serait bon également que vous donniez, chaque matin, avant la prière, un cent ou deux à la Tsédaka, bien évidemment sans en faire le vœu.

J’ai bon espoir, si vous adoptez toutes ces pratiques, que la lumière de l’arbre de vie éclaire votre âme et votre esprit. Ainsi, vous vous élèverez d’une étape vers l’autre. Je vous remercie de me donner de bonnes nouvelles à ce sujet.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Emissaire du Rabbi sur la côte ouest des Etats Unis. Voir, à son propos, les lettres n°1681 et 1682. (2) Voir la lettre précédente.

Lettre n°1748

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1748, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Mena’hem Av 5712,

Brooklyn,

A ma tante, la Rabbanit, dirigeant sa maison,

femme vertueuse et honorable, madame Ra’hel(1),

Je vous bénis et je vous salue,

Je viens de recevoir votre lettre du 24 Tamouz, par laquelle vous me dites avoir eu connaissance du malheur survenu à mon frère(2). Je m’empresse de répondre à votre question. Ma mère, à laquelle Dieu accordera longue vie, ne sait rien de ce qui s’est passé. Nous déployons tous nos efforts pour le lui cacher, du fait de son état de santé.

Puisse Dieu faire que chacun d’entre nous n’annonce aux autres que de bonnes nouvelles, matérielles et spirituelles.

Avec ma bénédiction pour que vous conceviez beaucoup de plaisir et de satisfaction de votre fille et de votre gendre, en bonne santé, pour de longues et bonnes années.

De votre cousin, qui vous présente ses respects et vous adresse sa bénédiction,

Notes

(1) La Rabbanit Ra’hel Schneerson, épouse de Rabbi Chalom Chlomo, oncle paternel du Rabbi. (2) Voir, à ce propos, la note qui est à la fin de la lettre n°1566.

Lettre n°1749

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1749, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Mena’hem Av 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et

se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Hillel(1),

Je vous salue et vous bénis,

A) Depuis longtemps, je m’apprête à respecter l’engagement que j’avais contracté envers vous et à répondre comme il convient à vos lettres, auxquelles étaient joints le discours ‘hassidique du Juste et grand Rav, mon arrière arrière grand-père, le Rabach(2), intitulé un sacrifice perpétuel, le résumé du discours intitulé Naftali est tel une biche envoyée, prononcé en 5627(3) et l’index du manuscrit n°20, intitulé Voici ce que tu feras.

Je vous ai déjà accusé réception de tout cela. Mais, du fait de mes nombreuses activités, je n’ai pas encore pu vous répondre et je le ferai donc maintenant.

B) Il est possible que ces manuscrits aient appartenu à mon beau-père, le Rabbi. En effet, il en possédait également qui avaient été achetés aux ‘Hassidim ou bien que ceux-ci lui avaient offert.

Ceci peut expliquer une inscription, sur l’un d’eux, selon laquelle il appartient à quelqu’un. Il aurait donc été transmis par la suite à mon beau-père, le Rabbi ou même à son père, le Rabbi Rachab.

C) Le résumé du discours Naftali est tel une biche envoyée semble indiquer que celui-ci est basé sur un discours, introduit par le même verset, qui figure dans le Or Hatorah Béréchit du Tséma’h Tsédek, sans toutefois le reproduire avec précision.

On m’a, en effet, adressé le texte de ce discours, qui est beaucoup plus long que ce qui est imprimé. Néanmoins, si vous disposez, dans votre ville, d’un Or Hatorah, vous le comparerez avec ce qui est imprimé et vous me direz ce qu’il en est. Mon propre parent, le Rav C.Z. Schneersohn(4), possède ce livre.

Si vous constatez qu’il n’est pas imprimé dans le Or Hatorah, il faudra le reproduire intégralement et il sera peut-être édité en tant qu’additif au recueil des discours ‘hassidiques de 5627, qui est paru l’an dernier et dans lequel ce texte ne figure pas.

D) S’il vous faut encore beaucoup de temps pour rédiger les index, vous voudrez bien m’indiquer le nombre de pages et le début de chaque manuscrit, c’est-à-dire le verset introduisant le premier et le second discours. Vous me direz également si un numéro figure sur le recto ou sur la tranche.

Vous voudrez bien remercier également, de ma part, votre beau-frère, le Rav et ‘Hassid, Rav Chalom(5) qui vous a aidé à reproduire ce discours ‘hassidique et à rédiger les index, comme vous le précisez. Il continuera sûrement à le faire, à l’avenir. Vous le remercierez aussi pour l’aide qu’il vous apportera dans le futur.

E) Pour vous exprimer ma reconnaissance, je vous adresse les additifs aux notes sur E’ha(6) et le compte rendu de ce que j’ai dit aux élèves délégués par le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h afin de renforcer l’esprit du Judaïsme dans les villes américaines. De fait, ces propos s’adressent à chacun et à chacune. En effet, le lieu de résidence de l’âme se trouve sous le trône céleste. Or, elle doit le quitter et franchir les étapes qui la conduisent dans ce monde matériel et grossier. C’est la raison pour laquelle elle ne souhaite pas connaître une telle chute.

Nos Sages constatent, ainsi, que tu vis contre ton gré. Or, seule cette descente d’une cime élevée lui offre la possibilité de connaître la plus haute élévation, comme l’établissent différents textes de ‘Hassidout. La rationalité intègre difficilement une telle idée et c’est précisément à ce propos qu’il est dit c’est uniquement par tirage au sort que la terre sera répartie, comme l’explique la note ci-jointe(7).

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav H.Pevsner, de Paris. (2) Rabbi Barou’h Chalom, fils aîné du Tséma’h Tsédek. (3) 1867, par le Rabbi Maharach. (4) Le Rav Chnéor Zalman Schneersohn, qui vivait alors à Paris. (5) Le Rav C.Edelman, qui s’installa par la suite à Casablanca, Maroc. (6) Du Tséma’h Tsédek. (7) Commentant la Meguilat E’ha.

Lettre n°1750

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1750, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Mena’hem Av 5712,

Brooklyn, New York,

A tous les participants à la réunion de l’appel unifié

de Chicago, au profit des institutions éducatives de

Loubavitch, se tenant au domicile de monsieur et madame

Ye’hezkel Lisner,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis largement,

Vous vous réunirez, si Dieu le veut, le lundi 6 Mena’hem Av, afin de conforter et de développer, de manière fructueuse, l’appel unifié exceptionnel de Chicago et de sa région. J’espère que cette réunion apportera les résultats escomptés, de façon concrète et utile.

Chacun connaît l’affirmation de nos Sages selon laquelle la Présence divine se révèle chaque fois que dix personnes se réunissent. Certes, la terre entière est emplie de Son honneur. Néanmoins, le rassemblement de dix Juifs révèle la Présence de Dieu beaucoup plus clairement, en particulier lorsque l’objet de la réunion est lié à la Torah et aux Mitsvot, tout spécialement lorsqu’il s’agit d’assurer une bonne éducation, réunissant ainsi à la fois la Torah et les Mitsvot.

Ainsi, la Présence divine se révèle encore plus clairement et se manifeste de différentes façons, en particulier par le fait d’avoir une idée juste sur la manière d’organiser l’action et d’influencer les autres en ce sens, une approche exacte du moyen d’apporter sa participation, par une généreuse contribution financière, une présence physique indéfectible et une chaleureuse collaboration morale.

J’espère et je suis convaincu que le dirigeant de toutes ces institutions, mon beau-père, le Rabbi, invoquera la grande miséricorde de Dieu pour que l’action précédemment définie reçoive une grande réussite. Il accorde sa bénédiction et assure le succès de tous ceux qui prendront part à cette réunion, en particulier et à la collecte, en général, par la satisfaction de tous leurs besoins, de même que ceux des membres de leur famille.

Avec ma bénédiction de réussite et en saluant chacun d’entre vous,

Lettre n°1751

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1751, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Mena’hem Av 5712,

Brooklyn, New York,

Au donateur distingué et honorable, homme de qualités,

qui craint Dieu, responsable communautaire plein

d’enthousiasme, aux nombreux accomplissements,

couronné d’inclinations généreuses,

monsieur Its’hak Elmaleh(1),

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre du 21 Tamouz et j’ai pris connaissance avec une grande satisfaction des nouvelles joyeuses qu’elle m’apprenait. En effet, un directeur pieux et craignant Dieu a été nommé pour Otsar Hatorah(2). On a, en outre, déraciné et brisé l’effort de ceux qui rejettent la Torah, volent des âmes juives et les écartent de leur Père Qui se trouve dans les cieux. J’espère que vous conserverez cette attitude forte et ne leur permettrez pas de dresser la tête à nouveau.

Vous me dites être dans le doute, car vous craignez que l’on vous fasse du mal, ce qu’à Dieu ne plaise, du fait de votre combat contre ces personnes. Vous ne devez avoir aucune crainte à ce sujet. Bien au contraire, nos Sages disent que celui qui sauve une âme juive est considéré comme s’il avait sauvé le monde entier. Combien plus est-ce le cas, quand il s’agit de nombreuses âmes juives, dont vous avez permis le salut. Votre mérite et votre récompense sont considérables. Or, non seulement le capital vous en est conservé pour l’autre monde, mais vous en consommez, en outre, le fruit dans celui-ci. Vous connaîtrez donc la bénédiction et la réussite, dans tous vos besoins, de même que votre épouse et votre fils.

M’en remettant à l’affirmation de nos Sages selon laquelle une Mitsva en attire une autre et établissant la nécessité de chercher l’élévation en tout ce qui est lié à la sainteté, je suis certain que vous redoublerez de force et de vigueur pour tout ce qui concerne votre mission sacrée. Vous recevrez ainsi une bénédiction et une réussite accrues, dans vos préoccupations communautaires comme dans vos besoins personnels.

Je vous joins une note éditée en relation avec la fête de la libération du 12-13 Tamouz(3), de mon beau-père, le Rabbi, qui vous intéressera sûrement. Car, l’action des chefs et des pères doit délivrer un enseignement aux fils et aux élèves. Leur sacrifice pour diffuser et renforcer le sort de la Torah et de la Tradition d’Israël a été fructueux et la fête de la libération est un jour propice pour Israël. L’abnégation de chacun d’entre nous, même s’il ne peut nullement être comparée à la leur, aura le même effet. La Lumière divine s’en trouvera renforcée en Israël, dans votre foyer, votre entourage, votre communauté et votre pays.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Du Maroc. Voir, à son propos, la lettre n°1703. (2) Réseau scolaire au Maroc. (3) Des prisons soviétiques.

Lettre n°1752

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1752, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Mena’hem Av 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chmouel(1), le Cho’het,

Je vous salue et vous bénis,

A) Je viens de recevoir votre lettre du 28 Tamouz et je m’empresse d’y répondre, bien que je ne l’ai pas fait pour de nombreuses lettres qui m’étaient parvenues avant la vôtre. En effet, vous décrivez, dans votre lettre, un grand affaiblissement(2).

Vous rappelez que les dirigeants de la synagogue Kehal ‘Hassidim ont écrit ici, il y a deux mois. Vous semblez indiquer qu’ils se sont adressés personnellement à moi et n’ont pas obtenu de réponse. Il est sans doute vraisemblable que leur lettre s’est égarée en chemin. S’ils sont en possession d’une copie de leur courrier et si celui-ci est encore d’actualité, vous voudrez bien m’adresser cette copie(3).

B) Je reviens à la question pour laquelle vous sollicitez mon avis, l’éventualité de votre visite ici aux alentours du mois de Kislev. En effet, vous avez eu, il y a quelques temps, des problèmes cardiaques, que Dieu nous en garde et, depuis lors, certaines limites vous sont imposées. Vous avez un régime alimentaire et vous ne pouvez pas trop marcher. Des médecins spécialistes vous ont dit que tout dépend de votre capacité à contenir votre émotion. Ils vous ont fait remarquer que la fatigue du voyage intervient également.

A mon avis, il ne se justifie pas d’être dans le doute à ce point, de peser le pour et le contre. La Providence divine vous a conduit dans l’endroit où vous vous trouvez actuellement. Ces derniers temps, vous pouvez constater les larges possibilités d’action qui s’offrent à vous, la diffusion de l’enseignement de la ‘Hassidout, de ses voies et de ses pratiques dans votre ville et, en particulier, parmi les élèves de la Yechiva.

Durant les années écoulées, la Yechiva de votre ville(4), à la différence d’autres Yechivot, non seulement ne s’oppose pas, mais, bien plus, demande que l’on diffuse parmi ses élèves l’esprit de la ‘Hassidout. Il est donc bon, raisonnable et judicieux d’utiliser chaque jour, chaque possibilité qui est accordée en ce sens.

Si nos Sages disent de chaque Juif qu’il est un monde entier, combien plus est-ce le cas pour des élèves de la Yechiva qui seront presque tous appelés à exercer leur influence sur leur entourage. Toute amélioration, tout progrès que vous apporterez à l’un de ces élèves se reportera donc, par la suite, sur tous ceux auprès desquels il agira, dans quelques années.

Il est absolument impossible d’imaginer d’emblée ce que peut apporter une telle action. Vous connaissez l’image selon laquelle une petite amélioration ou bien la situation opposée(5), ce qu’à Dieu ne plaise, conserveront ces dimensions réduites si elles sont pratiquées sur un grand arbre(6). A l’opposé, cette petite amélioration apportée à la graine plantée en terre peut transformer l’existence de l’arbre auquel elle donnera naissance, quelques années plus tard.

Ce processus peut être long, mais la ‘Hassidout précise la différence entre les semailles et la plantation. Un long délai entraîne donc une profonde modification et permet(7) de faire pousser de manière avantageuse. Pour quelqu’un comme vous, il est inutile d’en dire plus.

C) Je vous joins le compte rendu de ce que j’ai dit aux élèves de la Yechiva qui sont délégués, chaque été, par le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h pour conforter l’esprit du Judaïsme dans les villes américaines. En réalité, le contenu de ces propos concerne chaque Juif. En effet , la place véritable de l’âme se trouve sous le Trône de Dieu(8), duquel elle émane. Bien plus, sa source véritable est encore plus élevée, car elle est montée dans la Pensée(9). Or, cette âme est descendue, à travers différentes étapes, jusqu'à ce monde matériel et grossier. C’est pour cela qu’elle refuse cette descente et nos Sages constatent, en conséquence, que Tu vis contre ton gré.

C’est précisément cette chute, à partir d’une cime élevée, qui offre la possibilité de la plus haute élévation, comme l’établissent différents textes de ‘Hassidout. La logique ne permet pas de comprendre pourquoi il en est ainsi, en particulier pour ce qui est de la mission spécifique confiée à chaque âme. C’est à ce propos qu’il est dit : Le pays sera réparti uniquement par tirage au sort(10), comme l’explique la note ci-jointe.

Avec ma bénédiction de bonne santé et pour tout le bien,

Notes

(1) Le Rav C.Rein. Voir, à son propos, la lettre n°316. (2) De l’état de santé du destinataire de cette lettre, dont il sera fait état par la suite. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°1823. (4) Manchester. (5) Une dégradation. (6) Déjà parvenu à maturité. (7) A l’arbre. (8) Voir, à ce propos, les lettres n°1739 et 1749. (9) De Dieu, à l’origine de la création. (10) La mission confiée à chaque âme relève du tirage au sort, transcendant la logique.

Lettre n°1753

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1753, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Mena’hem Av 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été désolé d’apprendre que je vous ai causé de la peine parce que vous n’avez pas obtenu de réponse à la lettre que vous m’avez adressée. Vous en faites des déductions et des conclusions qui n’ont pas du tout lieu d’être.

J’ai déjà maintes fois écrit à plusieurs ‘Hassidim pour leur dire que, du fait de mes nombreuses activités, je m’efforce, dans la mesure de mes possibilités et de mes forces, lorsqu’une demande m’est formulée, de la satisfaire, même si, bien souvent, je n’ai pas le temps de confirmer que je l’ai fait, par écrit ou oralement.

Il en a bien été ainsi pour ce qui vous concerne. J’ai lu votre demande de bénédiction, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. J’ai demandé que les souhaits de votre cœur soient exaucés positivement, même si la confirmation écrite de tout cela n’est pas parvenue ou tarde. Il est absolument évident qu’il n’y avait là aucune intention de vous écarter, ce qu’à Dieu ne plaise. Tel n’est nullement mon but, pas plus que tout ce qui va à l’encontre(1). Même lorsqu’une telle attitude est nécessaire, ce qu’à Dieu ne plaise, elle peut être le fait d’autres personnes et que Dieu m’accorde la force d’accomplir ce qui appartient au côté droit(2).

Je voudrais vous tranquilliser, même si votre émotion était injustifiée, si elle émane du penchant(3) qui cherche les moyens appropriés pour abaisser ou élever chacun à ses propres yeux, afin d’empêcher qu’il apporte toute l’ardeur nécessaire au service de Dieu. Dans ce but, je vous adresse le compte rendu de ce que j’ai dit aux élèves délégués par le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h(4). De fait, le contenu de ces propos concerne chacun.

En effet, la place véritable de l’âme se trouve sous le Trône céleste, duquel elle émane. Puis, elle a traversé les différentes étapes pour parvenir en ce monde matériel et grossier. C’est pour cela qu’elle ne souhaite pas connaître cette descente et nos Sages constatent que tu vis contre ton gré.

Or, c’est précisément cette descente, d’une cime élevée, qui permet la plus grande élévation, comme l’établissent différents textes de ‘Hassidout. La logique ne permet pas de comprendre pourquoi il en est ainsi, ni quelle est la mission spécifique confiée à chaque âme. C’est à ce propos qu’il est dit : La terre sera répartie seulement par tirage au sort, comme l’explique la note ci-jointe.

Avec ma bénédiction pour servir Dieu avec joie et dans la largesse,

Notes

(1) Du bien. (2) Le domaine du bien. (3) Vers le mal. (4) Voir la lettre précédente.

Lettre n°1754

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1754, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Mena’hem Av 5712,

Brooklyn, New York,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav A.H.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 17 Tamouz et je vous remercie pour votre important cadeau, la photographie d’une lettre du Rabbi Rachab. Vous trouverez ci-joint ma lettre à celui qui détient les autres lettres, lui demandant d’en permettre également la reproduction. Vous trouverez sûrement le moyen de la lui transmettre de la manière qui convient le mieux.

Je vous remercie également pour les coupures du Chéarim(2) relatives au 12 et 13 Tamouz. Je possède déjà les coupures du Hamodya(2). Si de tels articles paraissent, à l’avenir, vous voudrez bien me les faire parvenir. Je vous remercie de publier de tels articles dans les journaux. Sans doute en ferez-vous de même à l’avenir.

Concernant la traduction du Beth Rabbi en Hébreu(3), vous ne devez pas attendre d’en achever les trois tomes. Lorsque vous aurez traduit le premier, relatif à l’Admour Hazaken, vous l’enverrez ici.

Vous devez savoir que : 1. Vous ne m’avez encore rien dit du prix(4). 2. Il serait bon d’inscrire, à la fin de chaque chapitre, les références qui ont été utilisées pour le rédiger. 3. Vous en taperez sûrement plusieurs exemplaires à la machine, afin que je puisse conserver celui qui sera adressé ici.

Avec ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Le Rav Avraham ‘Hano’h Glitsenstein, de Jérusalem. Voir, à son propos, la lettre n°1583. (2) Journal orthodoxe paraissant en Israël. (3) L’original étant en Yiddish. Voir, à ce propos, la lettre n°1583. (4) Que le Rav Glitsenstein demande pour cette traduction.

Lettre n°1755

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1755, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Mena’hem Av 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec plaisir que vous êtes rentré chez vous, depuis plusieurs mois déjà. J’espère recevoir une lettre dans laquelle vous me parlerez plus précisément de votre état de santé.

Vous connaissez sûrement la position des Décisionnaires, également imprimée dans Hatamim, parmi les lettres que le Maguid de Mézéritch écrivit à son fils(1), selon lesquels un petit orifice pratiqué dans le corps en fait un également dans l’âme. Nous pouvons en déduire à quel point il est important qu’un homme, en général et un Juif, en particulier, maintienne sa santé physique.

Il y a là un moyen de servir Dieu, comme le Rambam l’explique au chapitre 4 de lois des opinions : Le fait que le corps soit intègre et en bonne santé est partie intégrante du service de Dieu. Vous savez également que le Baal Chem Tov a érigé en principe le fait que vous servirez Dieu dans la joie et mon beau-père, le Rabbi, nous a maintes fois commenté l’interprétation que donne le Baal Chem Tov du verset lorsque tu verras un âne... tu lui viendras en aide. Celle-ci est également rapportée dans le Hayom Yom(2).

Le contenu de cette explication est le suivant. On ne sert pas Dieu en mortifiant son corps. Bien au contraire, celui-ci doit participer à ce service. Tout cela nous a été rapporté parce que l’on attend de nous une telle attitude. Telle est donc notre manière de servir Dieu et telle est la voie des ‘Hassidim.

Bien évidemment, mon but n’est pas de discourir, mais bien d’évoquer l’action concrète. Vous êtes maintenant chez vous et vous ne vous trouvez donc plus entre les mains des médecins, Dieu merci. En conséquence, vous ne devez pas multiplier les efforts physiques, mais plutôt vous conformer aux prescriptions des médecins, tout faire pour être en bonne santé physique. C’est ainsi que vous serez moralement en bonne santé.

Puisse Dieu faire qu’avec votre épouse, vous éduquiez vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, éprouviez beaucoup de satisfaction juive, avec la tranquillité de l’âme et du corps. J’espère avoir de vos bonnes nouvelles, à ce propos.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1275. (2) A la date du 28 Chevat.

Lettre n°1756

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1756, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Mena’hem Av 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du mercredi, Roch ‘Hodech Mena’hem Av. Il semble que vous n’ayez pas fait ce que je vous ai écrit et maintenant vous vous plaignez, en affirmant que votre situation n’est pas bonne!

Il s’agit, en l’occurrence, du passé et à quoi bon vous faire de la morale, puisque cela est déjà fait? Mais, peut-être cela sera-t-il utile pour l’avenir. En effet, il est possible de ne pas m’interroger. Mais, si vous le faites, il est bon de vous en tenir à ce qui est dit.

Concrètement, que Dieu fasse que vous-même et votre épouse, vous acquittiez de votre obligation par la peine que vous venez d’éprouver jusqu'à maintenant, qu’à l’avenir, vous connaissiez la réussite dans votre action pour rapprocher les cœurs des Juifs et des Juives de notre Père Qui se trouve dans les cieux.

J’ai bon espoir que l’association ‘Habad vous viendra en aide et vous accordera un prêt, d’un montant conséquent. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite.

Avec ma bénédiction de réussite et pour que vous puissiez m’annoncer prochainement de bonnes nouvelles,

Lettre n°1757

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1757, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Mena’hem Av 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 10 Tamouz, qui m’est parvenue avec retard. Vous me parlez de votre état spirituel, en général et surtout de son évolution récente. Vous concluez en me disant que vous connaissez actuellement, vous semble-t-il, une chute morale.

Vous devez savoir que de tels fruits de votre imagination, surtout s’ils vous rendent tristes, comme vous le précisez dans votre lettre, émanent du mauvais penchant et des forces du mal. Le Tanya condamne la tristesse et souligne la nécessité de l’écarter.

Dieu vous a donné le mérite de vous trouver dans un rayon de lumière, de posséder la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière, le luminaire de la Torah qui en est la dimension profonde. Vous devriez donc être particulièrement joyeux de ce bonheur.

Certes, vous ressentez des manques, dans différents domaines. Néanmoins, 1. il peut n’y avoir là qu’une illusion, comme je l’ai dit, 2. même si c’est effectivement le cas, votre situation évoque la suivante. Un homme n’est pas en bonne santé et ne le sait pas. Il peut donc consommer ce qui l’indispose et ne pas appliquer le traitement qui pourrait le guérir, étant convaincu de ne pas être malade. Puis la Cause de toutes les causes et la Source de toutes les sources lui fait prendre conscience de son état. Dès lors, on peut espérer qu’il accepte le principe de ce traitement et s’éloigne de ce qui le dérange. Il est bien clair qu’en pareil cas, il n’y a pas lieu d’être triste. Bien au contraire, c’est de cette façon qu’au final, il recouvrera la santé.

Il est certain que votre cas appartient à la fois à la première et à la seconde situations, comme c’est le plus généralement le cas. Le problème auquel vous êtes confronté est partiellement vrai et, pour une part, exagéré par les forces du mal. Il est encore plus vraisemblable que celles-ci vous signalent sa présence là où il n’est pas réellement, ce qui aura un double effet. Vous ferez porter votre effort là où celui-ci n’est pas utile et il pourra donc être dommageable. De plus, la réparation indispensable ne se fera pas, comme l’expliquent différents textes de la ‘Hassidout et également de l’Ethique.

De façon générale, vous connaissez l’Injonction : Servez Dieu dans la joie. Car, c’est en se réjouissant que l’on peut servir Dieu plus intensément, avec plus d’empressement et de succès, même lorsque l’on a conscience de son propre état. En tout état de cause, la situation de votre âme animale ne doit pas troubler la joie de votre âme divine, comme l’explique le Tanya.

A l’occasion du jour de votre anniversaire, que vous évoquez dans votre lettre, je souhaite que Dieu vous accorde de Le craindre. Soyez un érudit et un ‘Hassid, comme il convient. Le grand mérite que constitue votre activité pédagogique, vous permettant de rapprocher les cœurs des Juifs de leur Père Qui se trouve dans les cieux fera qu’Il vous récompensera avec un intérêt dépassant le capital et satisfera tous vos besoins, matériels et spirituels.

Avec ma bénédiction pour que vous étudiez la Torah avec crainte de Dieu et pour la satisfaction de tous vos besoins,

Lettre n°1758

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1758, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Mena’hem Av 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait de recevoir votre lettre, écrite à l’issue du Chabbat Matot Masseï. Vous êtes déjà rentré chez vous et votre fille vous a accompagné. Néanmoins, vous n’indiquez pas pour quelle raison elle a voyagé avec vous. Est-ce parce qu’elle a terminé ce qu’elle voulait faire ou pour une autre raison?

Le milieu de Londres dans lequel elle évoluait jusqu'à maintenant est sûrement de stricte observance. Même si elle languit ses parents et que ceux-ci désirent la voir, elle n’en doit pas moins utiliser ses jeunes années, pendant lesquelles il est plus facile de se former, pour recevoir la meilleure éducation possible. Ceci lui fera du bien. Vous et elle ne vous contenterez donc pas de ce qu’elle étudie avec madame... Elle influencera, en outre, son entourage, afin d’y retrouver le même esprit qu’à Londres.

De fait, il serait bon qu’elle exerce son influence sur un groupe de jeunes filles, ce qui la conduira à adopter ce comportement avec encore plus d’enthousiasme.

J’ai lu avec plaisir dans votre lettre que vos affaires s’améliorent, dans les villes. J’espère que vous gagnerez largement votre vie, de cette façon.

Concernant vos affaires dans votre pays, vous vous souvenez sans doute de ce que je vous ai dit. Vous devez rechercher si, par leur intermédiaire, vous n’avez pas mis quelqu’un en difficulté. Si c’est le cas, vous réparerez ce que vous avez causé. J’espère que vous l’avez déjà fait ou que vous le faites en ce moment. Je suis certain que vous pourrez me donner une bonne nouvelle, à ce propos, que vous me confirmerez observer de vos propres yeux l’intervention divine.

Ne pensez plus à vos précédents associés et au mal qu’ils peuvent vous faire. Dieu a créé le monde, Il le maintient et le dirige. Il en est le Maître absolu, jusque dans le moindre détail. Que Dieu fasse que vous gagniez largement votre vie et vous conformiez à l’affirmation de l’Admour Hazaken, auteur du Choul’han Arou’h et du Tanya, selon laquelle Dieu accorde aux Juifs des biens matériels, afin qu’ils en fassent de la spiritualité.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

N. B. : Il est sûrement inutile de vous solliciter encore une fois et de vous remercier pour l’aide que vous avez offert et que vous offrez aux ‘Hassidim, dans votre pays. J’espère que cette aide se développera, comme tout ce qui est vivant et en particulier ce qui relève du domaine de la sainteté. Ainsi, vous mettrez en pratique l’Injonction de nos Sages selon laquelle on connaît l’élévation pour tout ce qui est lié à la sainteté.

Lettre n°1759

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1759, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Mena’hem Av 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 25 Tamouz, qu’accompagnait une demande de bénédiction. J’en donnerai lecture, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.

Vous m’indiquez pour quelle raison votre œuvre de diffusion de la ‘Hassidout est affaiblie. Même si les raisons que vous invoquez sont exactes, celles-ci importent uniquement lorsqu’il est question de récompense ou de punition. En revanche, on n’obtient pas le résultat escompté par des justifications. Chaque jour qui passe et, a fortiori, chaque semaine, chaque mois, chaque année, chaque septennat sont des pertes que l’on ne retrouvera plus. Ces jours sont imparfaits et ils ont perdu leur intégrité.

Il est sans doute inutile d’en dire plus, car, de deux choses l’une, ou bien ces propos feront de l’effet et ces quelques lignes seront suffisantes, ou bien ils resteront sans suite et, dès lors, à quoi bon écrire une page de plus?

Tout dépend, en définitive, de votre détermination, puisque vous en possédez la capacité. Que Dieu fasse que vous l’utilisiez au plus vite. Très prochainement, vous ressentirez le manque qui vous est causé de cette façon. Selon un dicton établi, en effet, si l’on ressent qu’une situation n’est pas ce qu’elle devrait être et qu’il faut la corriger, c’est là, d’ores et déjà, le début de sa réparation.

Vous m’écrivez que vous avez demandé à un élève de la Yechiva de vous seconder dans votre action. Or, celui-ci, à son tour, m’écrit et se plaint d’être seul, me donne d’autres raisons pour expliquer son inaction. Vous pouvez lui dire, de ma part, que je vous ai écrit, à son sujet. J’ai bon espoir, si celui-ci est capable de diffuser la ‘Hassidout, que ce rappel suffira pour qu’il poursuive son action.

Vous ne dites rien, dans votre lettre, de l’état de santé des membres de votre famille. Sans doute tous vont-ils bien. Dieu fasse que vous orientez votre action, au plus vite, dans le sens qui vient d’être dit.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

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