Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°1720
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1720, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tamouz 5712,
Brooklyn,
Aux grands Rabbanim, distingués ‘Hassidim qui
craignent Dieu et se consacrent aux besoins
communautaires, le Rav Morde’haï Hacohen(1)
et le Rav Yaakov(2), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre décrivant, quoique très brièvement, la réunion ‘hassidique du Chabbat 12 Tamouz. Il est dommage qu’elle ait été courte, mais sans doute son contenu était-il important et il en découlera de bonnes actions dans les trois domaines que sont la Torah, la prière et les bonnes actions, pour tout votre entourage.
J’ai lu avec effroi, dans votre lettre, que le Mikwé de votre ville(3) n’est pas encore réparé. En effet, il semble bien que ce soit le seul de la ville. Il faut donc trouver un moyen d’honorer... afin qu’il donne l’autorisation de faire ces réparations, au moins les plus indispensables.
Vous évoquez le fait de réciter la Guemara par cœur(4). J’ai entendu que l’on adopte une telle pratique pour la Michna et le Tanya. Que Dieu vous accorde la réussite, afin que vous fixiez un temps pour étudier la Torah et pour l’enseigner publiquement, pour souligner, en particulier, le comportement que l’on doit adopter, dans la pratique quotidienne.
La formule la plus adaptée, pour cela, est l’étude du lois du Sidour, dans le Chaar Hacollel ou celle de l’abrégé du Choul’han Arou’h. Car, l’action concrète est primordiale.
Je vous joins la note qui a été éditée pour les jours propices du 12-13 Tamouz. Vous la mettrez à la disposition du plus grand nombre.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav M.Perlov, de Milan. Voir, à son propos, la lettre n°1588. (2) Le Rav Y.Gansburg, de Milan. Voir, à son propos, la lettre n°1825. (3) Milan. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°1588.
Lettre n°1721
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1721, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tamouz 5712,
Brooklyn,
Aux dirigeants du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch,
en Terre Sainte, que Dieu vous accorde une longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
A) J’ai reçu, en leur temps, vos lettres du 29 Sivan et du 3 Tamouz, avec ce qui l’accompagnait. Vous trouverez ci-joint, en retour, le courrier du 11 Sivan, émanant du ministère de l’éducation et de la culture, que vous m’avez transmise. Peut-être vous sera-t-elle utile pour la suite de votre action. De façon générale, le bon ordre veut qu’un original reste dans l’institution à laquelle elle a été envoyée. Vous m’enverrez une copie des courriers.
Concernant l’opposition de la municipalité de Lod(1), vous tenterez de faire intervenir monsieur Efraïm Krasné. Vous lui rappellerez qu’il m’a rendu visite, il y a quelques temps, avec monsieur le docteur Yaakov Gripel. Au cours de notre discussion, dans laquelle nous avons évoqué la contrainte religieuse en Terre Sainte, il m’a dit que si j’avais connaissance d’une telle situation, je devais le lui faire savoir. Il trouverait alors une solution conforme à la justice et à l’équité.
Cette affaire ne le concerne pas directement, car il me semble qu’il appartient au département des implantations de l’Agence juive. Néanmoins, il est influent et c’est la première fois que je m’adresse à lui, pour faire suite à sa promesse. J’ai donc bon espoir qu’il interviendra de manière fructueuse.
Vous pouvez également vous adresser à monsieur Chazar(2). Vous lui direz aussi que, conformément à notre discussion, il se servira sûrement de son influence pour réparer cette injustice.
J’espère que l’on aboutira à une solution de cette façon, sans devoir investir dans les baraquements et les édifices, d’autant que la direction de la Yechiva de Lod m’a promis de vous donner un baraquement. On peut, sans doute, trouver un autre endroit, dans lequel il sera possible de convaincre la municipalité de mettre à votre disposition un bâtiment convenable.
Dans les autres endroits, les pressions qui conviennent, exercées auprès des responsables, seront sûrement suivis d’effet. Car, si l’on en donne aux partis politiques, combien plus doit-on en faire de même pour des Juifs religieux, qui ne sont affiliés à aucun parti.
B) J’ai eu connaissance d’une rumeur selon laquelle vous avez pris comme professeurs, pour les mois d’été, quelques élèves de la Yechiva Loubavitch de Lod. Vous vérifierez d’abord leur aptitude à remplir cette fonction et leur capacité à enseigner et à orienter.
Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, les écoles du réseau doivent servir d’exemple et d’enseigne pour les activités du mouvement ‘Habad. J’en suis encore plus clairement persuadé, après en avoir discuté avec monsieur Chazar.
Bien évidemment, le but des élèves n’est pas de quitter la Yechiva et d’enseigner. Cette manière de procéder conservera donc un caractère exceptionnel, jusqu'à ce que les écoles du réseau soient confirmées dans leur existence et dans leur budget de fonctionnement. Après cela, vous recruterez des professeurs à plein temps et ces jeunes gens retourneront à leur étude, avec encore plus d’ardeur et une réussite accrue.
C) Il a été proposé que les élèves des écoles du réseau étudient dans les locaux de la Yechiva et y soient donc conduits chaque jour. Je ne pense pas qu’il faille confondre ces deux institutions. La Yechiva de Lod doit garder sa spécificité. Elle est, en effet, une Yechiva. Vous devez vous-même conserver votre particularité, puisque vous êtes le réseau Ohaleï Yossef Its’hak, qui est ouvert à tous et non uniquement aux élèves de la Yechiva Loubavitch ou aux enfants de ceux qui l’ont été.
Il faut faire particulièrement attention à la phase de création. A n’en pas douter, certains vous observent très attentivement(3) et guettent le moindre faux pas.
D) Vous me demandez si vous devez réclamer au ministre de l’éducation qu’il vous affecte un inspecteur spécifique. Il ne faut pas le faire avant de s’assurer qu’une telle requête a des chances d’aboutir. Peut-être est-il trop tôt pour exprimer une telle exigence.
Bien plus, lorsque les écoles seront officialisées, il y a lieu de penser qu’une telle demande sera plus justifiée. Il ne faut donc pas lieu prendre le risque de compromettre cette autorisation. Il vaut mieux intervenir après l’avoir obtenue et non pas maintenant.
Mais, l’on peut aussi tenir le raisonnement inverse. Néanmoins, il s’agit d’une démarche grave, qui ne peut donc pas être entreprise avant une enquête préalable.
E) Je vous remercie de m’avoir adressé un compte rendu de votre discussion avec monsieur Chazar. Sans doute en ferez-vous de même, à l’avenir, chaque fois que l’occasion s’en présentera, afin que ce compte rendu me parvienne à temps, un jour avant sa visite ici.
F) J’ai appris que le Rav Abou’hatsera(4) a diffusé une lettre à votre propos. Je suis surpris que vous ne me l’ayez pas dit plus tôt. Vous voudrez bien m’en adresser une copie.
G) Le réseau porte le nom de mon beau-père, le Rabbi, et différents textes de ‘Hassidout expliquent le lien entre le nom et la source(5), qui est le canal de la vitalité. Il est donc bien clair qu’il n’y a pas lieu d’y adopter un comportement désinvolte(6), de satisfaire des intérêts personnels. Le mérite, la responsabilité et la grande réussite d’une telle activité sont donc une évidence. Et, cette formulation positive...(7).
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et dans l’attente de la bonne nouvelle que la paix et la réussite se sont instaurées parmi vous et entre vous.
Notes
(1) A mettre des bâtiments à la disposition du réseau pour y installer des écoles. (2) Voir, à son propos, la lettre n°1709. (3) Textuellement avec sept yeux. (4) Rabbi Israël Abou’hatsera, Baba Salé. (5) Spirituel. (6) Textuellement de s’amuser. (7) Permet d’en déduire ce qui en est dans le cas contraire, lorsque l’on n’en a pas le mérite, n’en assume pas la responsabilité et n’en connaît pas la réussite.
Lettre n°1722
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1722, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tamouz 5712,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Nathan David(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du jour propice de la délivrance, le 13 Tamouz. Vous me demandez si vous devez diffuser l’avis de ceux qui interdisent l’usage des Tsitsit faits à la machine(2). Plusieurs, parmi les grands Sages des dernières générations, adoptent une position rigoriste, en la matière, comme l’établissent les responsa Divreï ‘Haïm du Maharam Ach et le Ma’hazé Avraham. Pour autant, d’autres Sages ne partagent pas cet avis et les permettent. Vous consulterez les responsa ‘Hessed Le Avraham et le Tiféret Yossef.
La position qu’il convient d’adopter concrètement est celle du Rabbi Rachab, père de mon beau-père, le Rabbi(3). A mon avis, il n’y a donc pas lieu de trancher cette controverse, d’autant que la décision du Rabbi avait été donnée pour recevoir une application effective(4).
Bien plus, on pourrait penser que votre annonce n’a d’autre but que de prôner une attitude rigoriste et qu’il en est donc de même pour tout ce que vous pourriez être conduit à expliquer par ailleurs. Votre avis serait donc uniquement réservé à ceux qui entendent adopter le meilleur comportement.
Je vous joins une note qui a été éditée pour les jours propices de la libération du 12-13 Tamouz. Vous possédez sûrement le fascicule qui a été édité pour cette même occasion et vous le mettrez à la disposition du plus grand nombre.
Avec ma bénédiction pour un été en bonne santé, physiquement et moralement,
Notes
(1) Le Rav N.D. Lesser. Voir, à son propos, la lettre n°891. (2) Et, non à la main. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°407 et 1800. (4) Et non uniquement dans le but d’introduire un commentaire sur le sujet.
Lettre n°1723
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1723, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tamouz 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre. Il est sans doute inutile de vous souligner la nécessité de redoubler d’ardeur et d’effort, en la matière. Nos Sages disent que à quiconque ajoute(1), on ajoute(2). L’une des explications(3) est la suivante. Celui qui intensifie son engagement pour tout ce qui touche à la Torah et aux Mitsvot reçoit un potentiel céleste accru, qui lui permet à la fois d’accroître ses réalisations, dans les domaines de la Torah et des Mitsvot et d’approfondir son désir d’avancer, dans cette voie, d’une étape vers l’autre.
Je vous joins le fascicule qui a été édité pour les jours propices du 12-13 Tamouz, fête de la libération de mon beau-père, le Rabbi, qui est aussi notre délivrance et la rédemption de notre âme. Sans doute l’apprendrez-vous avec toute la concentration nécessaire. Vous le mettrez également à la disposition de votre entourage.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Des efforts supplémentaires. (2) Des bénédictions de Dieu. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°1729 et 1736.
Lettre n°1724
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1724, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tamouz 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du mercredi de la Parchat Pin’has. Puisse Dieu faire que la grossesse de votre épouse se passe bien, que la naissance intervienne en un moment bon et fructueux, qu’elle enfante aisément et que vous me donniez de bonnes nouvelles, à ce propos.
Vous me parlez de vos mauvaises pensées. Plusieurs de nos maîtres constatent(1) que l’on peut pénétrer dans un endroit vide. Vous vous efforcerez donc d’apprendre par cœur quelques passages de la Loi Orale, de préférence de la Michna ou du Tanya. Et, si un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité, combien plus peut le faire beaucoup de lumière. Car, rien ne résiste à la volonté. Vous consulterez, à ce propos, le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Kedochim(2).
Vous gardez sûrement les études bien connues qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi, celles du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya. Il faudra également faire vérifier les Mezouzot de votre maison, afin de s’assurer qu’elles sont toutes cachères.
J’attends de bonnes nouvelles sur tous ces points.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1374. (2) Qui explique la nécessité de connaître par cœur des passages de la Torah, afin de les conserver dans sa mémoire également lorsque l’on exerce une activité matérielle.
Lettre n°1725
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1725, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tamouz 5712,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée et m’annonçait une bonne nouvelle.
Vous méditerez sûrement à l’importance de se trouver proche de Dieu. Et, peu à peu, vous méditerez à Sa grandeur intrinsèque. Différents textes de ‘Hassidout expliquent cette notion. Au sens le plus simple, cela veut dire que, pour tout ce qui est lié à la Sainteté, on ne peut limiter sa réflexion à ce qui est important et positif pour sa propre personne. Il faut, en outre, penser à l’action proprement dite, ce qui aura pour conséquence d’agir également pour le bien de son prochain, pas moins que pour le sien propre.
Cette possibilité est plus spécifiquement accordée à celui qui, par un effet de la divine Providence, prend conscience de ce qui est le bien. Ceci a pour effet de restreindre l’intervention du mauvais penchant. Que Dieu vous aide à l’amoindrir encore plus, par un résultat de votre effort.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°1726
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1726, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tamouz 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du jour propice de la libération, le 13 Tamouz, par laquelle vous m’apprenez que vos fiançailles ont été conclues, en un moment bon et fructueux. Je vous adresse encore une fois ma bénédiction pour qu’ils interviennent en un moment bon et fructueux et vous permettent de bâtir un édifice éternel.
Vous vous plaignez de votre situation, de ne pas observer de résultats significatifs aux actions que vous menez. Je vous joins le compte rendu de ce que j’ai dit aux élèves partis en mission pour le compte du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h et qui s’adresse, de fait, à tous ceux qui ont quitté leur endroit et peut être même à tous les enfants d’Israël.
En effet, chaque âme quitte l’endroit qui est le sien, sous le Trône céleste. Bien plus, elle émane d’une source encore plus élevée, à partir de laquelle elle connaît une descente, d’une cime élevée vers une fosse profonde, afin de mener à bien la mission qui lui est confiée dans ce monde.
Le Tanya explique et la pratique courante permet de vérifier que ce qui est accompli tristement ne peut pas être positif. La joie a un apport décisif, dans tous les domaines du service de Dieu.
Vous me demandez si votre mariage doit être célébré en Kislev ou bien après la fin de votre service militaire, c’est-à-dire en Nissan. Pourquoi en prendre la décision dès maintenant, puisqu’il aura lieu l’année prochaine? A Roch Hachana, nous serons inscrits et scellés pour une bonne et douce année, au sein de tout le peuple d’Israël et vous prendrez alors une décision, en la matière.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre action auprès de votre entourage et dans tout ce qui vous concerne,
Lettre n°1727
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1727, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tamouz 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du mercredi de la Parchat Pin’has, dans laquelle vous me faites part de votre situation actuelle. Vous avez maintenant la possibilité de vous associer à votre beau-frère. Ainsi, vous pourrez commencer vous-même à respecter le Chabbat. Vous me demandez également une bénédiction pour trouver un bon acquéreur pour la maison que vous mettez en vente, afin que vous puissiez apporter votre part à cette association.
Je suis effrayé de lire tout cela dans la lettre d’un Juif. Tous les enfants d’Israël sont croyants et fils de croyants et, si vous voulez accepter mon avis et mon conseil, vous devez immédiatement respecter le Chabbat, sans attendre que cette association soit conclue. Si vous n’imposez pas de conditions à Dieu, si vous ne faites pas dépendre le respect du Chabbat de la vente de votre maison, vous recevrez une bénédiction accrue et vous aurez une plus grande réussite, vous permettant d’assurer largement la satisfaction de vos besoins.
Etablissez donc un bilan moral personnel et demandez-vous ce qui résulte pour vos enfants d’un manque de respect du Chabbat. Même si, pour l’heure, ils n’en parlent pas, leur esprit n’en est pas moins marqué pour autant.
Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je mentionnerai votre nom, afin que votre requête soit exaucée, que vous vous installiez au plus vite, afin de n’être soumis à aucune épreuve concernant le respect du Chabbat, que vous acceptiez ma demande et respectiez le Chabbat, la Torah et les Mitsvot sans plus attendre. Vous savez que, chez un Juif, la matérialité et la spiritualité sont interdépendantes, ainsi qu’il est dit : Si vous marchez dans Mes Décrets, Je donnerai vos pluies en leur temps.
Vous ne dites rien, dans votre lettre, de l’éducation de votre fille et de votre fils. Il est inutile de préciser qu’ils doivent recevoir une éducation juive au plein sens du terme.
Il serait bon de faire vérifier les Mezouzot de votre maison afin de vous assurer qu’elles soient toutes cachères. Et, vous vous arrangerez pour lire, chaque jour, quelques Tehilim, dans la mesure du possible selon leur répartition mensuelle ou même hebdomadaire.
Le don que vous avez envoyé ici a été affecté à la visite des malades. Que Dieu vous envoie la guérison morale, afin que vous soyez intègre dans le respect des deux cent quarante huit Injonctions et des trois cent soixante cinq Interdits. Ainsi, vos deux cent quarante huit membres et vos trois cent soixante cinq nerfs seront en bonne santé. J’attends de vos bonnes nouvelles, dans tous ces domaines.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Je vous joins un fascicule qui a été édité à l’occasion des jours propices des 12-13 Tamouz. Vous le mettrez sans doute à la disposition du plus grand nombre.
Lettre n°1728
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1728, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tamouz 5712,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chlomo(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) J’ai bien reçu votre colis contenant les livres suivants, le Vaï’hal Chlomo avec le Vayessof Chlomo, le Misgav le Itot, le Maamar Esther, le Tehilim avec le commentaire Mehalalel, le Goali ‘Haï, le Tehila le David, le Tsvi Kodech, le Vayedaber David, le second tome du Likouteï ‘Hazal, dont il serait bon d’acquérir le premier tome, dans un soucis d’intégralité, le Ben Hé Hé, le Min’hat Yehouda.
S’il est nécessaire d’envoyer à quelqu’un une lettre de remerciement pour cela, vous voudrez bien me le faire savoir.
B) Vous trouverez ci-joint trois lettres pour les jeunes gens Moché Lahyani, Chlomo Bensoussan et Amram Azoulay(2).
Si vous estimez nécessaire d’en envoyer à d’autres personnes effectuant ces voyages(3), vous me préviendrez et je m’efforcerai de le faire.
C) J’ai reçu en leur temps vos lettres du 20 Sivan et du 14 Tamouz, avec les photographies des institutions. Il est dommage qu’elles ne soient pas très claires. J’espère qu’elles seront, néanmoins, utiles à notre travail, ici.
D) Vous trouverez ci-joint la note qui a été éditée pour les jours propices de la libération du 12-13 Tamouz. S’il vous en faut d’autres exemplaires, vous voudrez bien me le faire savoir.
E) Concernant le livre de grammaire(4), vous recevrez, ces jours-ci, l’avis du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav M.H. A. Hadakov(5).
F) Je vous remercie de m’avoir prévenu qu’un autre colis de livres avait été envoyé. Je suis surpris qu’il ne contienne pas non plus de livres de Kabbala. J’ai entendu parler d’un livre sur le nom des Grands de notre peuple(6), par les Sages d’Espagne, du Maroc et des pays africains. Peut-être est-il possible d’en faire l’acquisition en échange de livres des éditions Kehot.
G) Si vous avez des nouvelles concernant le voyage du Rav Levi, par exemple, vous voudrez bien me les communiquer.
H) Je vous joins également deux lettres pour le Cho’het, Rav Chimeon Ohayon(7) et pour l’élève Elyahou Abitbol. Je vous remercie de bien vouloir les leur transmettre. Si une explication leur est nécessaire, vous voudrez bien la leur donner.
Avec ma bénédiction de réussite,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav C.Matusof, de Casablanca. Voir, à son propos, la lettre n°1546. (2) Voir la lettre suivante. (3) Ayant un objet éducatif. Voir la lettre suivante. (4) Le Rav Matusof demandait s’il était possible de l’utiliser dans les écoles Loubavitch. (5) Le Rav Morde’haï ‘Haïm Aïzik Hadakov, directeur du secrétariat du Rabbi. (6) Il s’agit du Mal’heï Rabanan. (7) Il s’agit de la lettre n°5730.
Lettre n°1729
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1729, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tamouz 5712,
Brooklyn,
Au ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires
en assumant une mission sacrée,
le Rav Moché Lahyani(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 18 Tamouz.
J’ai entendu parler, il y a quelques temps, de vos actions positives dans le domaine de l’éducation, tendant à rapprocher le cœur des enfants d’Israël de leur Père Qui se trouve dans les cieux.
Nos Sages tranchent, à la fin du traité Taanit, que à quiconque ajoute, on ajoute(2). Cela signifie, en particulier, que celui qui augmente son engagement en tout ce qui est lié à la Torah et aux Mitsvot, reçoit de Dieu des bénédictions accrues, à la fois dans la possibilité d’élargir ses actions liées à la Torah et aux Mitsvot que son désir d’avancer sur cette voie, d’une étape vers l’autre.
Bien plus, vous assumez actuellement la fonction d’inspecteur, dans les villages où résident nos frères, les enfants d’Israël. La divine Providence vous a confié une responsabilité et un mérite considérables. Vous devez conduire, encourager et illuminer ces implantations juives, par la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière, par le luminaire de la Torah, qui est la ‘Hassidout.
C’est ainsi que vous obtiendrez également la bénédiction et la réussite pour vos préoccupations matérielles. Ainsi, la Torah dit : Si vous marchez dans Mes décrets, ce qui fait allusion à l’étude de la Torah, comme l’explique le Sifra et comme le rappelle le commentaire de Rachi. Elle poursuit : Et si vous gardez Mes Mitsvot, ce qui correspond aux Interdictions, comme le font remarquer nos Sages, à propos de tous les versets introduits par Pen(3) ou Al(4), et vous les ferez, ce qui introduit les Injonctions. Le verset donne ensuite l’assurance que Je vous donnerai vos pluies. Bien plus, celles-ci seront en leur temps.
Grand est votre sort ! Vous avez le mérite d’être l’un des émissaires de Dieu pour mener à bien Sa mission dans Son monde. Puisse-t-Il vous accorder bientôt une bénédiction accrue et la réussite en ce qui vous concerne personnellement. Conformément à la promesse de l’Admour Hazaken, exprimée au début du Torah Or, votre cerveau et votre cœur seront mille fois plus affinés. Vous pourrez fixer un temps pour l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, en franchissant des étapes successives.
Très bientôt, vous vous installerez, en vous mariant, de la manière qui vous convient le mieux, matériellement et spirituellement à la fois.
Avec ma bénédiction de réussite,
Notes
(1) Une lettre identique fut adressée au Rav Chlomo Benssousan et au Rav Amram Azoulay. Voir, à ce propos, la lettre précédente. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1723. (3) De peur que. (4) Non.
Lettre n°1730
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1730, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, 22 Tamouz 5712, Brooklyn,
Au Rav, ‘Hassid qui craint Dieu et assume une tâche sacrée, le Rav Chimeon(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu les trois livres, le Vayéssof Chlomo, le Min’hat Yehouda et le Likouteï ‘Hazal(2). Je vous remercie beaucoup de ce cadeau. Que Dieu exauce les souhaits de chacun d’entre nous et qu’Il nous accorde notre part dans Sa Torah. Qu’Il accroisse notre possibilité et notre désir de glorifier la Torah, de la magnifier et de l’illuminer grâce à son luminaire, qui en est la dimension profonde.
Cette dernière est, en particulier, définie par la ‘Hassidout, enseignement de nos saints maîtres, en particulier en ces jours obscurs de l’exil, alors que nous avons besoin d’une lumière accrue pour nous éclairer par "le soleil et sa gaine (qui) sont l’Eternel Dieu", jusqu'à l’issue de notre exil, lorsque s’accomplira la promesse selon laquelle "la nuit éclairera comme le jour".
Je vous joins le fascicule édité pour les jours propices de la libération des 12-13 Tamouz. Puisse Dieu faire que la clarté de ces jours se prolonge tout au long de l’année, apportant une force et une ardeur accrues pour l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot.
Et que s’accomplisse, en sa dimension spirituelle, l’interprétation de nos Sages selon laquelle la Che’hita est un moyen d’attirer(3), en l’occurrence l’âme animale et la partie du monde que l’on se voit confier, vers la Sainteté la plus haute, afin de bâtir le Sanctuaire de Dieu.
Avec ma bénédiction de bonne santé, pour vous et pour tous les membres de votre famille,
Notes
(1) Le Rav Chimeon Ohayon. Voir la fin de la lettre n°1728. (2) Voir le début de la lettre n°1728. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°1682 et 1713. Le destinataire de cette lettre est un Cho’het.
Lettre n°1731
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1731, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tamouz 5712,
Brooklyn,
A l’honorable grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu
et rend le jugement, homme enthousiaste, aux multiples
accomplissements, le Rav Chaoul Danan(1),
Rav et président du tribunal rabbinique de Rabat,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre précieuse lettre et j’ai été satisfait d’avoir de bonnes nouvelles des institutions Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, qui portent le nom de mon beau-père, le Rabbi, Juste qui est le pilier du monde. En effet, Yossef assure la subsistance de tout le pays et Its’hak s’en va prier dans le champ, vers le soir(2), lorsque les forces du mal se redressent, ce qu’à Dieu ne plaise, car elles désirent obscurcir la clarté du soleil et sa gaine (qui) sont l’Eternel Dieu. Et, nos Sages rappellent que Tefila, la prière, est de la même étymologie que l’expression celui qui répare et attache (Tofel) un ustensile en argile, en poussière de la terre, à notre Père Qui se trouve dans les cieux.
Je demande à Dieu et je suis convaincu que son mérite(3) protégera pour l’éternité tous ceux qui viennent en aide et apportent leur participation à ses saintes actions. Je suis persuadé que vous-même et ceux qui bénéficient de votre influence, tendrez une main charitable, comme vous l’avez toujours fait jusqu'à maintenant et comme vous le ferez à l’avenir, avec les forces considérables que Dieu accorde à tous ceux qui dirigent une communauté.
Il est dit que la parole du roi peut déraciner une montagne. Or, qui sont les rois? Ce sont les Sages. Ceux-ci suppriment donc la montagne se dressant entre les Juifs et leur Père Qui se trouve dans les cieux, du fait de nos fautes, pendant cette période, particulièrement obscure, de l’exil, alors que l’influence du nord(4) paraît être, pour les Justes, une montagne infranchissable(5).
Puisse Dieu nous accorder Son aide de sorte que, très prochainement, s’accomplisse la promesse selon laquelle la terre s’emplira de connaissance de Dieu, comme l’eau recouvre le fond de la mer. Alors, nous verrons de nos yeux le retour de Dieu à Tsion, par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, Amen.
Je fais réponse à votre question. Vous me demandez s’il est possible de trouver, aux Etats Unis, les livres du Beth Yossef et celui du Rambam, de même que leur prix dans la monnaie du pays. Il est difficile de se procurer le Tour Beth Yossef. A l’opposé, on peut acquérir le Choul’han Arou’h, Even Haézer, ‘Hochen Michpat et Ora’h ‘Haïm, pour quarante quatre dollars et le Yoré Déa pour une trentaine de dollars. Le Rambam coûte cinquante six dollars. Tels sont les prix pratiqués par les vendeurs de livres, ici.
Vous m’écrivez que vous avez besoin de quatre exemplaires. S’il vous est difficile de payer pour les quatre, je demanderai au Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h de vous adresser gratuitement l’un des quatre, à titre de cadeau, dans la mesure où vous m’écrirez pour me signifier votre accord.
Avec ma bénédiction et mes respects,
Notes
(1) Voir, à son propos, la lettre n°677. (2) Selon les deux prénoms du précédent Rabbi. Voir, à ce propos, les lettres n°1702 et 1703. (3) Celui du précédent Rabbi. (4) Ainsi qu’il est dit : C’est du nord que viendra le mal. (5) Les Justes n’ont pas la perception du mal et commettre la faute leur paraît donc inconcevable.
Lettre n°1732
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1732, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Tamouz 5712,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Its’hak Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 16 Tamouz, par laquelle vous me faites part des réunions ‘hassidiques organisées pendant les jours propices de la libération, les 12 et 13 Tamouz et surtout des bonnes décisions qui ont été prises pour ce qui concerne l’étude de la Torah, la pratique des Mitsvot et la prière avec la communauté, qui sont les trois piliers sur lesquels le monde repose, Torah, prière et bonnes actions.
Vous savez que, dans le Yerouchalmi, le terme de Mitsva, lorsqu’il est employé sans autre précision, désigne la Tsédaka(2). Elle est, en effet, l’aspect essentiel des Mitsvot liées à l’action concrète, comme l’explique le Tanya, au chapitre 37.
Puisse Dieu faire que ces bonnes décisions soient suivies d’effet. Vous consulterez, à ce propos, le Tikouneï Zohar, au Tikoun 19, page 40b et le Zohar ‘Hadach, à la Parchat Yethro, page 34c, qui définissent ce qu’est l’application concrète d’un potentiel.
Comme vous me l’avez demandé, je mentionnerai votre nom près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, afin que vous ayez une bonne santé et, en particulier, une bonne vision de vos yeux, comme vous l’écrivez dans votre lettre.
Pour vous exprimer ma reconnaissance de cette bonne nouvelle, je vous adresse, ci-joint, une note éditée à l’occasion des jours propices de la libération du 12 et 13 Tamouz. Celle-ci, de fait, est d’actualité tout au long de l’année. Vous la mettrez sûrement à la disposition du plus grand nombre.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav I.Hoberman. (2) Celle-ci représente donc les bonnes actions.
Lettre n°1733
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1733, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Tamouz 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre demande de bénédiction, par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav... Il me dit que vous n’êtes pas en bonne santé, souffrez de la rate et que les médecins vous préconisent une intervention chirurgicale.
Vous obtiendrez sûrement l’avis de deux médecins spécialistes sur cette question. Dieu leur inspirera la bonne décision et ils seront les émissaires du bien, par l’intermédiaire desquels vous recouvrerez la santé.
Il est sans doute inutile de vous faire remarquer que le moyen d’attirer et de contenir les bénédictions de Dieu est de forger les réceptacles qui conviennent, qui sont la Torah et les Mitsvot. Chacun a connaissance de son propre état moral, sans chercher à s’abuser lui-même. On sait donc de quelle manière on peut fortifier sa pratique de la Torah et des Mitsvot. Lorsque l’on est moralement plus sain, on peut recevoir une bénédiction accrue et une bonne santé, dans la dimension physique.
Je vous remercie d’avance de m’annoncer la bonne nouvelle de l’amélioration de votre état de santé, physique et morale à la fois, car, chez les Juifs, ces deux dimensions n’en font qu’une. Nos Sages soulignent que les deux cent quarante huit Injonctions sont liées aux deux cent quarante huit membres du corps et les trois cent soixante cinq Interdits aux trois cent soixante cinq nerfs. Une pratique irréprochable de des Injonctions et le respect des Interdits protègent les deux cent quarante huit membres et les trois cent soixante nerfs, leur confèrent la plénitude.
Avec ma bénédiction pour que vous m’annonciez très prochainement une bonne nouvelle dans tous ces domaines,
Lettre n°1734
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1734, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Tamouz 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Le moment est venu de vous souligner la nécessité de guider les autres, d’être encore plus scrupuleux(1). Les points les plus essentiels, en revanche, devraient d’ores et déjà être acquis. Vous devez, avant tout, expliquer aux élèves de la Yechiva qu’ils doivent être des lumières pour éclairer.
Je vous connais et je suis donc persuadé que vous saurez trouver les mots qui conviennent, de sorte qu’enfin le message passe. Vous avez dû entendre le dicton de mon beau-père, le Rabbi qui, me semble-t-il, est reproduit dans le Hayom Yom(2), selon lequel, aussi important qu’il puisse être de pétrir du pain, celui qui adopte cette activité alors qu’il peut travailler les pierres précieuses et les perles, fait un très mauvais choix.
Notes
(1) De ne plus se contenter des toutes premières précautions du service de Dieu. (2) A la date du 25 Nissan.
Lettre n°1735
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1735, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Tamouz 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre du lundi 21 Tamouz, sollicitant une bénédiction pour vous et pour tous les membres de votre famille. J’ai été particulièrement satisfait d’apprendre que Dieu a permis que votre fille se fiance, de manière positive, en un moment bon et fructueux. Ils bâtiront l’un et l’autre un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot.
Je voudrais vous répéter encore une fois ce que je vous ai dit oralement. Il ne fait pas l’ombre d’un doute que mon beau-père, le Rabbi cite, à juste titre, un dicton, au nom de son père : Un effort n’est jamais vain, même s’il émane de personnes qui n’ont aucun lien de parenté et, a fortiori, s’il est le fait des parents envers leurs enfants.
Un mérite sacré incombe donc à vous-même et à votre épouse, celui de persuader votre fille qu’elle doit baser son foyer sur la Torah et les Mitsvot et avant tout pour ce qui la concerne personnellement, allumage des bougies du Chabbat et des fêtes, Cacherout de la nourriture et de la boisson, respect de la pureté familiale.
Je sais ce que prétendent les parents en Amérique, de façon générale et aux Etats Unis, en particulier. Qui sait si une telle entreprise sera fructueuse? Et, par quel angle faut-il l’aborder? Mais, il est sûrement inutile d’expliquer à quelqu’un comme vous à quel point toutes ces objections sont insignifiantes par rapport au respect de la Torah et des Mitsvot, en particulier de la pureté familiale, sur laquelle la maison d’Israël repose.
Avec l’effort et l’application nécessaires, vous trouverez le moyen d’agir, personnellement ou bien par l’intermédiaire de personnes qui sauront influencer votre fille en ce sens. Je m’en remets à la sentence de nos Sages, qui dit: Heureuse est la génération dans laquelle les grands écoutent les petits. En conséquence, j’ai bon espoir que vous accepterez mon avis et influencerez votre fille. J’espère aussi que vous pourrez constater la réussite de vos yeux.
Vous lui ferez remarquer, en particulier, qu’elle a pu se fiancer après que son nom ait été mentionné, à plusieurs reprises, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Je m’en remets à votre appréciation, d’autant que vous êtes personnellement concerné et vous saurez donc trouver les mots justes.
Avec ma bénédiction de bonne santé, morale et physique à la fois, pour vous et pour tous les membres de votre famille,
N. B. : Je vous joins la note qui a été éditée à l’occasion des jours propices de la libération du 12-13 Tamouz. Vous la mettrez sûrement à la disposition du plus grand nombre. Elle est d’actualité tout au long de l’année et elle enseigne la manière de servir Dieu, sans s’affecter des voiles et des obstacles. C’est de la sorte que l’on peut faire disparaître ce voile et accroître la lumière dans ses quatre coudées.
Lettre n°1736
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1736, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Tamouz 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous sollicitez une bénédiction, pour vous et pour les membres de votre famille, en particulier pour que votre fille se fiance. Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je donnerai lecture de votre demande et, à n’en pas douter, il invoquera la miséricorde divine pour que la requête de votre cœur soit exaucée positivement.
Il est sûrement inutile de vous souligner la nécessité de forger des canaux et des réceptacles adéquats pour susciter et contenir les bénédictions de Dieu. Ceux-ci consistent en deux points. Il faut, tout d’abord, exercer une influence positive sur les autres, rapprocher leur cœur de notre Père Qui se trouve dans les cieux. En ce sens, vous possédez un mérite particulier, puisque vous êtes le secrétaire d’une synagogue ‘Habad, comme vous le précisez dans votre lettre. Il faut, en outre, agir sur sa propre personne, chacun selon sa propre situation, afin de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté.
Nos Sages font référence à celui qui ajoute et leur formulation implique deux points. D’une part, on lui ajoute une récompense, par la satisfaction de ses besoins. D’autre part, on lui ajoute également le désir d’accroître son engagement, en tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. Nos Sages tranchent, en effet, que une Mitsva en attire une autre.
Je vous joins une note qui a été éditée à l’occasion des jours propices de la libération des 12 et 13 Tamouz. Sans doute la consulterez-vous, car elle est d’actualité tout au long de l’année, pour y découvrir la manière de servir Dieu sans s’affecter des voiles et des obstacles. Ainsi, vous recevrez une lumière accrue, au sein de vos quatre coudées.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°1737
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1737, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Tamouz 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du mardi de la Parchat Matot Masseï, par laquelle vous me faites part de votre état de santé. Un médecin vous préconise une intervention chirurgicale et vous me demandez donc mon avis.
De façon générale, on guérit un ulcère avec un régime approprié et la tranquillité de l’esprit et du corps. Il est clair que cela est préférable à une opération. Néanmoins, vous me dites que vous avez perdu du sang à plusieurs reprises. Il semble donc que vous soyez atteint de cette affection depuis longtemps. En outre, vous avez du mal à surveiller votre alimentation comme il le faudrait.
A mon avis, il serait bon de consulter deux médecins spécialistes, en la matière et de vous conformer à leur prescription. Par ailleurs, je ne vois pas l’utilité de vous rendre à Rochester pour cela. Il y a des spécialistes à Chicago. Pourquoi voulez vous entreprendre un voyage et engager des frais supplémentaires?
Que Dieu inspire le bon conseil aux médecins que vous consulterez et que se révèle, par leur intermédiaire, la décision de la Torah, selon laquelle Dieu leur donne l’autorisation et donc le pouvoir de guérir. Vous consulterez les Tikouneï Zohar, au Tikoun 19, page 40b, qui expliquent ce qu’est la révélation d’un potentiel(1).
Puisse Dieu faire que vous m’annonciez la bonne nouvelle de l’amélioration de votre état de santé, m’affirmiez que vous vous sentez plus fort et plus vigoureux, afin de diriger votre communauté et de guider votre entourage, en rapprochant les cœurs de notre Père Qui se trouve dans les cieux, en raffermissant chacun dans les trois piliers que sont la Torah, la prière et les bonnes actions, éclairées par le luminaire de la Torah, qui est l’enseignement de la ‘Hassidout.
Je vous joins la note et le fascicule qui ont été édités à l’occasion des jours propices de la libération du 12 et 13 Tamouz. Ils restent d’actualité tout au long de l’année et il serait bon que vous en fassiez usage, pendant votre séjour à l’hôpital, pour les mettre à la disposition de vos voisins. Car, qui sait? Peut-être est-ce là la raison essentielle pour laquelle vous avez été conduit à l’hôpital.
Lorsque vous conduirez cette mission à son terme avec succès, son aspect accessoire suivra nécessairement sa raison d’être essentielle(2).
Avec ma bénédiction de prompte guérison,
Notes
(1) Dieu accorde au médecin le potentiel de la guérison. La bénédiction permet de le révéler. (2) Après avoir rapproché de la pratique juive tous ceux qui se trouvent à l’hôpital, il n’y aura plus de raison d’y rester, du fait de la maladie.
Lettre n°1738
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1738, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Tamouz 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu de vos nouvelles, il y a quelques temps, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Morde’haï Dov Teleshevski, de même que par les membres de votre famille qui m’ont rendu visite.
Je vous écris maintenant à propos de votre fils, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et qui est plein d’empressement. Vous savez sans doute qu’il a passé quelques temps à Mexico, où il s’est consacré à l’éducation des enfants. Dieu merci, son action a été fructueuse. Or, pour différentes raisons, il a quitté cet endroit.
D’après les nouvelles que j’ai reçues de là-bas, la situation, en particulier dans le domaine de l’éducation, y est critique. On y trouve de nombreux enfants qui souhaitent recevoir une bonne éducation, mais nul n’est capable de satisfaire positivement leur attente.
J’ai parlé à votre fils, lorsqu’il est venu me voir. Entre autres raisons, il m’a dit qu’il ne savait pas quelle serait la réaction de ses parents, considérant qu’il doit poursuivre ses propres études encore pendant quelques temps.
Il est sans doute inutile de vous préciser à quel point il est important d’étudier la Torah, pour tous les Juifs, en général et pour les jeunes, en particulier. Mais, il s’agit, en l’occurrence, de sauver des centaines d’enfants, de leur permettre de se maintenir dans leur Judaïsme. Chacun doit donc faire un sacrifice pour atteindre cet objectif, en mettant de côté son propre désir de progresser dans la Torah ou toute autre motivation.
Il faut consacrer au moins un peu de son temps à sauver les enfants juifs, qui sont en danger d’oublier totalement leur Judaïsme, ce qu’à Dieu ne plaise. C’est précisément maintenant que votre fils peut intervenir, dans ce domaine et connaître la réussite. Nos Sages nous en donnent l’assurance. Quand Dieu voit que l’on donne de la Tsédaka à Ses enfants, qu’on leur vient en aide pour assumer pleinement leur Judaïsme, Il accorde Son aide, à son tour et affine mille fois le cerveau et le cœur de celui qui adopte un tel comportement, lui permettant de réaliser, en peu de temps, ce qui d’ordinaire n’aurait pu être obtenu qu’à l’issue d’une longue période, s’il ne donnait pas de Tsédaka.
Je suis certain qu’il est inutile d’en dire plus et que ce qui vient d’être exposé suffira pour modifier votre manière d’envisager cette question. J’espère et je suis convaincu que vous ferez usage de votre influence sur votre fils, pour le persuader de consacrer son temps à cette réalisation, même s’il semble qu’il s’agisse d’un sacrifice pour lui. Celui-ci est, néanmoins, justifié, dès lors qu’il permet à des enfants de conserver leur pratique juive.
Que Dieu le récompense et vous récompense mille fois, en tous les besoins éprouvés par chacun d’entre vous.
Vous trouverez ci-joint le compte rendu des propos que j’ai tenus devant les élèves voyageant maintenant dans tout ce pays, délégués par le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h. Ceux-ci s’appliquent également pour ce qui concerne votre fils.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vous concerne et dans l’attente de bonnes nouvelles,
Lettre n°1739
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1739, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Tamouz 5712,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Morde’haï(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 20 Tamouz, me demandant de vous adresser des Mezouzot, des lanières de Tefilin et des Tsitsit. J’en ai fait part à la direction du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, qui vous les enverra dès que possible.
Vous me dites avoir encore des difficultés à obtenir un visa canadien. C’est bien la preuve que vous n’avez pas achevé votre mission de renforcement du Judaïsme, de la Torah et des Mitsvot dans l’endroit où vous vous trouvez actuellement.
Vous savez ce que mon beau-père rapporte, au nom de son grand-père, le Rabbi Maharach(2). Comme celui-ci l’expliqua longuement à quelqu’un, Dieu aurait pu faire que chaque Juif gagne sa vie en se trouvant au sein d’une communauté importante, constituée de personnes qui respectent la Torah et les Mitsvot. Lorsqu’un Juif reçoit sa subsistance en un endroit isolé, il doit donc en déduire, sans l’ombre d’un doute, qu’une mission lui est confiée là. Il doit y renforcer les valeurs juives, la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière, auprès de tous ceux qui s’y trouvent.
C’est précisément pour cette raison qu’il est donné à une telle personne d’assurer sa subsistance en ce lieu. Ainsi, son âme animale et son corps accepteront de s’y rendre, afin que la mission spirituelle confiée à cette personne puisse être conduite à son terme.
Vous trouverez ci-joint le compte rendu des propos que j’ai tenus devant les élèves de la Yechiva, qui visiteront, dans quelques semaines, les villes américaines(3), afin d’y raffermir la pratique juive, la Torah et les Mitsvot. De fait, ces propos s’adressent à tous ceux qui se trouvent en un endroit isolé, dans lequel ils ne peuvent satisfaire tous leurs besoins spirituels et, plus généralement, à tous les Juifs.
En effet, chaque âme, émanant du Trône céleste, descend ici-bas pour s’introduire dans un corps, pour satisfaire des besoins matériels, subir différentes épreuves et rencontrer de nombreuses difficultés. Tout ce processus doit se solder par une élévation.
J’espère que vous connaîtrez la réussite dans la mission spirituelle qui vous est confiée. C’est ainsi que vos besoins matériels seront également satisfaits, de manière fructueuse.
N. B. : Votre participation a été transmise à la caisse qui finance les Talmud Torah et les Yechivot portant le nom de mon beau-père, le Rabbi, Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, en notre Terre Sainte et en Afrique(4).
Notes
(1) Le Rav M.Bauman, d’Ambato, Equateur. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1004. (3) Voir la lettre précédente. (4) Du nord, au Maroc.
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