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Iguerot Kodesh — lettres 1700 à 1719

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°1700

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1700, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Vous prenez sans doute part aux réunions organisées par les ‘Hassidim de Paris(1). Au cours de celles-ci, vous demanderez aux ‘Hassidim les plus âgés de vous bénir, avec les membres de votre famille, en ce dont vous avez besoin.

Dieu fera que leur(2) bénédiction se réalise très prochainement.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à ce propos, les lettres du précédent Rabbi, tome 3, lettre n°784. (2) Celle des ‘Hassidim âgés.

Lettre n°1701

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1701, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Aux élèves, ‘Hassidim qui craignent Dieu(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’avez fait part de votre discussion avec le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Binyamin Gorodetski(2), à propos de votre voyage en France pour poursuivre vos études à la Yechiva de Brunoy(3).

De façon générale, des jeunes gens, élèves d’une Yechiva, doivent s’en remettre à sa direction et à son organisation. Vous devez donc, avant toute autre chose, consulter ces dirigeants, qui connaissent vos capacités et les résultats de vos études, jusqu'à maintenant.

Si vous avez d’ores et déjà consulté le directeur de la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch de Meknès, s’il estime également que votre voyage à Paris est justifié, Dieu fera qu’il soit fructueux, à condition que vous vous engagiez à redoubler d’ardeur dans votre étude de la Torah et votre crainte de Dieu.

En ce cas, la direction de votre Yechiva prendra contact avec le grand Rav et ‘Hassid, Rav B.Gorodetski, à Paris, afin d’obtenir les documents nécessaires. Que Dieu vous accorde la réussite.

Vous prendrez sûrement part à la réunion ‘hassidique des jours de la libération du 12-13 Tamouz, qui approchent, avec l’enthousiasme qui convient et qui vous permettra de suivre la voie tracée par celui dont nous célébrons la joie(4), de se lier à l’arbre de vie(5) avec encore plus de vigueur et de force.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,

Notes

(1) De la Yechiva Loubavitch de la ville de Meknès, au Maroc. (2) Directeur du bureau d’aide aux réfugiés, à Paris. Voir également la lettre n°1802. (3) De Brunoy. (4) Le précédent Rabbi, qui fut libéré le 12 Tamouz. (5) La ‘Hassidout.

Lettre n°1702

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1702, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Tamouz 5712,

Brooklyn, New York,

Que connaisse une grande paix cet homme important,

Grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et rend le jugement, le Rav Elyahou,

qui est appelé Mircado Ben Malka,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre en son temps et j’ai constaté avec plaisir votre aimable intérêt pour les institutions Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch.

Leur fondateur, qui leur a donné son nom, mon beau-père, le Rabbi, a acquis un mérite particulier. Il est le Juste, fondement du monde, qui confère bénédiction et réussite à tous ceux qui prennent part à sa mission sacrée, au sein de ces institutions. En effet, Yossef(1) assurait la subsistance de tout le pays(2) et Its’hak(3) alla prier dans le champ, avant le soir, alors que les forces du mal et l’autre côté se renforcent(4), ce qu’à Dieu ne plaise, qu’elles souhaitent obscurcir le soleil et sa gaine (qui) sont l’Eternel Dieu.

Nos Sages précisent qu’Its’hak pria(5). Or, Tefila, la prière, est de la même étymologie que celui qui répare (Tofel) un ustensile en argile, relie ce qui est fait de poussière de la terre à notre Père Qui se trouve dans les cieux.

Je prie Dieu et j’ai bon espoir que son mérite protégera tous ceux qui prennent part à ses saintes réalisations, pour l’éternité. Je suis certain que vous-même et vos disciples tendrez une main charitable, comme vous l’avez toujours fait jusqu'à maintenant et, en particulier, à l’avenir, avec les forces particulières que Dieu accorde à celui qui dirige une communauté.

Par une parole du roi(6), la montagne peut être déracinée. Or, qui sont les rois? Ce sont les Sages et ils aplanissent, en particulier, la montagne qui, du fait de nos fautes, sépare Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux, pendant l’obscure période de l’exil. Et, pour les Justes, celui qui incite à la faute(7) apparaît comme une montagne(8), avec l’aide de Dieu.

Puisse Dieu faire que se réalise très prochainement la promesse selon laquelle la terre s’emplira de connaissance de Dieu comme l’eau recouvre le fond de la mer et nous assisterons de nos yeux au retour de Dieu à Sion, par la venue de notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours.

Avec ma bénédiction et mes respects,

Notes

(1) Premier prénom du précédent Rabbi. (2) En Egypte. (3) Second prénom du précédent Rabbi. (4) Du fait de l’obscurité. (5) En effet, le terme employé par le verset signifie textuellement converser. (6) En araméen Malka, nom du destinataire de cette lettre. (7) Le mauvais penchant. (8) Infranchissable.

Lettre n°1703

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1703, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Tamouz 5712,

Brooklyn, New York,

A l’honorable donateur, digne d’éloge et distingué,

homme de qualité, responsable communautaire

plein d’empressement, qui soutient les tentes(1),

est couronné de comportements généreux,

monsieur Its’hak Elmaleh(2),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, à laquelle était jointe une copie du discours que vous avez prononcé à la synagogue, pendant la fête de Pessa’h. Vos paroles chaleureuses ont, à n’en pas douter, pénétré le cœur de ceux qui les ont écoutées et elles ont porté leur fruit.

A l’occasion de la fête de la libération du 12-13 Tamouz, délivrance et salut de l’âme de mon beau-père, le Rabbi, nous avons édité un fascicule de l’enseignement de notre maître, Juste de la génération et fondement du monde. Je vous l’adresse et je suis sûr que vous y trouverez beaucoup d’intérêt.

Je reçois souvent des lettres et des nouvelles de l’œuvre accomplie par les saintes institutions Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch(3) et de l’aimable intérêt que vous manifestez pour elles.

Leur fondateur(4), qui leur a donné son nom, mon beau-père, le Rabbi, a un mérite particulier. Il est le Juste, fondement du monde, qui confère bénédiction et réussite à tous ceux qui prennent part à sa mission sacrée, au sein de ces institutions. En effet, Yossef assurait la subsistance de tout le pays et Its’hak s’en alla prier dans le champ, avant le soir, alors que les forces du mal et l’autre côté se renforcent, ce qu’à Dieu ne plaise, qu’elles souhaitent obscurcir le soleil et sa gaine (qui) sont l’Eternel Dieu.

Nos Sages précisent qu’Its’hak pria. Or, Tefila, la prière, est de la même étymologie que celui qui répare (Tofel) un ustensile en argile, relie ce qui est fait de poussière de la terre à notre Père Qui se trouve dans les cieux.

La prière, au sens le plus littéral, est un moyen d’intercéder en faveur de tous ceux qui apportent leur participation, financent et développent les institutions qu’il(5) a fondées afin de diffuser publiquement la Torah et la crainte de Dieu, en particulier en ces jours propices, liés à sa libération et à l’anniversaire de sa naissance(6).

J’ai bon espoir que vous tendrez une main charitable, comme vous l’avez toujours faut jusqu'à maintenant et comme vous le ferez encore, dans les prochains jours, pour soutenir notre action, avec les forces considérables que Dieu vous a accordées.

En espérant que vous aurez beaucoup de satisfaction de votre fils,

Et avec ma bénédiction pour que l’action de vos mains soit fructueuse, de manière générale et spécifique, matériellement et spirituellement à la fois et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) De l’étude de la Torah. (2) Du Maroc. Voir, à son propos, les lettres n°1340 et 1751. (3) Au Maroc. (4) Voir la lettre précédente. (5) Le précédent Rabbi. (6) Le précédent Rabbi naquit le 12 Tamouz.

Lettre n°1704

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1704, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Tamouz 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai lu vos articles avec intérêt. A mon avis, et vous voudrez bien me pardonner de vous le dire, ils ne satisfont pas les grands besoins du moment. Le problème n’est pas de démontrer aux religieux qu’ils doivent entreprendre des études séculaires. En effet, nombreux sont ceux qui interviennent en ce sens, Dieu merci. Il ne vous appartient donc pas de le faire.

Votre rôle doit être essentiellement de faire usage de vos connaissances pour montrer que la science ne contredit nullement la religion, que les études séculaires ne sont pas concevables sans les études sacrées.

Certes, ce discours figure aussi, d’une certaine façon, dans vos articles, mais il n’est pas aussi clairement souligné qu’il devrait l’être. Dire que la science ne peut pas tout expliquer et qu’en conséquence, il n’y a rien de grave à constater que la religion ne permet pas de tout comprendre ne sera pas considéré comme une proposition satisfaisante, même pour un homme moyen, qui veut comprendre et demande des explications.

A mon avis, vous devez faire usage de vos capacités pour expliquer que la science est uniquement le fruit de l’intellect humain, qu’elle est essentiellement bâtie sur des approximations. Les scientifiques eux-mêmes admettent qu’il en est ainsi. Il est donc totalement exclu de soulever une objection sur la religion à partir de considérations scientifiques ou bien de trouver des contradictions à son avis dans l’une de ses disciplines, comme la géologie ou la biologie. Ces questions et ces contradictions n’ont pas de sens, y compris du point de vue de la science elle-même.

Vous trouverez ci-joint un fascicule que nous avons édité pour la fête de la libération du 12-13 Tamouz, celle de mon beau-père, le Rabbi, qui se trouvait dans les geôles soviétiques. Il vous intéressera sûrement, de même que votre entourage.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°1705

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1705, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre du 22/7, dans laquelle vous me décrivez votre situation, pour tout ce qui concerne le Judaïsme. Vous précisez que vous n’êtes pas sûre de prendre une ferme résolution(1), dans la mesure où vous ne savez pas ce qui adviendra(2).

Je voudrais vous souligner, comme je le montrai dans ma lettre du 3 Tamouz ce qui est bien établi, c’est-à-dire le fait que la situation d’une personne dépend en grande partie d’elle-même. Pour ce qui vous concerne plus particulièrement, je vous ai déjà écrit qu’en prenant la ferme et sincère décision d’avoir un foyer juif, de respecter la pureté familiale, d’avoir une cuisine cachère, de respecter le Chabbat, en affirmant qu’il ne saurait en être autrement, vous trouverez au plus vite celui qui doit être votre mari.

Bien plus, vous obtiendrez ainsi que celui qui sera votre époux accomplisse également ces Mitsvot ou que vous puissiez le convaincre de le faire. A l’opposé, le fait de ne pas prendre une ferme résolution, en la matière, affaiblit la réalisation de ce qui vient d’être dit, c’est-à-dire à la fois la possibilité de trouver un mari et son adéquation à ce qui vient d’être défini.

Vos excuses pour ne pas prendre cette bonne décision n’ont pas lieu d’être, car tout cela vous concerne personnellement, plus que toute autre personne au monde. Mais, il est dommage et douloureux de constater que vous avez la possibilité de faire évoluer positivement votre situation et ne la saisissez pas de vos deux mains.

Je comprends bien que la logique ne permet pas de saisir la conséquence que peut avoir votre décision dans les deux domaines précédemment cités. Mais, en y réfléchissant, on s’aperçoit que la logique ne donne accès qu’à une petite partie du monde, alors que, pour la majeure partie de ce qui le constitue, on doit s’en remettre à Dieu.

J’émets le souhait que Dieu vous suggérera la bonne idée de prendre effectivement cette décision, qui est bonne pour vous, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) De mettre en pratique toutes les Mitsvot de la Torah. (2) Quel sera le niveau de pratique religieuse de celui qu’elle épousera.

Lettre n°1706

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1706, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 6 Tamouz, dans laquelle vous parlez de votre fille la plus jeune, qui a soudain commencé à bégayer.

Vous avez sûrement consulté un médecin spécialiste, dans ce domaine, bien qu’il n’y ait pas lieu de s’effrayer. Il faut en rechercher la cause, car il y a tout lieu de penser qu’elle a eu une peur soudaine. Lorsqu’on lui en expliquera la raison et qu’on lui montrera qu’elle est sans fondement, son bégaiement disparaîtra peu à peu.

Peut-être serait-il bon de la faire dormir dans une autre pièce et de faire vérifier les Mezouzot de toute votre maison, pour s’assurer qu’elles soient cachères. Dieu vous donnera la réussite, afin que vous puissiez donner de bonnes nouvelles et m’annoncer la guérison de votre fille.

J’espère que vous avez connaissance des trois études, concernant chacun, qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi. Il s’agit des Tehilim, selon leur répartition mensuelle, que l’on lit après la prière du matin, chaque jour, d’un passage du ‘Houmach de la Sidra de la semaine, avec le commentaire de Rachi, chaque jour également, du Tanya selon sa répartition annuelle.

Vous garderez ces études, qui sont le canal et le réceptacle permettant de susciter et d’intégrer les bénédictions de Dieu, afin de satisfaire les besoins de chacun.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°1707

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1707, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous écrivez, dans votre lettre, que vous êtes deux frères et deux sœurs(1). Lorsque l’on ne craint pas une telle union, il ne peut rien en découler de fâcheux(2).

Il serait bon, dans la mesure du possible, que vous habitiez, après votre mariage, dans des villes différentes(3).

Notes

(1) Qui souhaitent se marier, un frère avec une sœur et l’autre frère avec l’autre sœur. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°522. Voir également les lettres du Rabbi Rachab, tome 2, lettre n°540. (3) Chaque couple dans une ville.

Lettre n°1708

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1708, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Efraïm Eliézer Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 10 Tamouz et celle qui la précédait. Durant les jours propices de la fête de la libération des 12-13 Tamouz, je me suis rendu près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi et, comme vous me l’avez demandé, j’ai mentionné votre nom et celui des membres de votre famille, selon ce qui était inscrit dans la note jointe à votre lettre.

Vous notez, dans votre lettre du 22 Sivan que vous ne comprenez par l’explication donnée, à propos de Zeroubabel, par le Likouteï Torah, Parchat Beaalote’ha, au début du discours intitulé lorsque tu élèveras et au discours voici ce qu’était le Chandelier.

Vous n’indiquez pas, dans votre lettre, à quelle difficulté vous vous heurtez. Ces deux discours rapprochent le nom de Zeroubabel du verset J’ai planté (Zarati) dans la maison d’Israël une semence humaine et une semence animale, ce qui fait allusion à Babel. C’est là qu’eut lieu le mélange(2). Il y eut donc une plantation, à laquelle fait allusion le nom de Zeroubabel. Celui-ci s’applique, aussi bien, à l’ensemble de la génération, puisque tous les Juifs vivant à l’époque furent appelés Zeroubabel, qu’au chef de cette génération, la tête qui porte en elle tous les membres.

Vous avez raison de constater que ce discours voici ce qu’était le Chandelier est l’un des plus courts que compte le Likouteï Torah. En effet, il fut dit avant Petersburg(3), comme le précise la causerie du 19 Kislev, imprimée dans le Torat Chalom, à la page 33(4).

Avec ma bénédiction pour que vous passiez l’été en bonne santé, de même que les membres de votre famille et avec mes respects,

Notes

(1) Le Rav E.E. Yalles, de Chicago. Voir, à son propos, la lettre n°1529. (2) Des langues, à la suite de la tour de Babel. (3) Avant l’emprisonnement de l’Admour Hazaken. C’est après celui-ci que l’Admour Hazaken détailla plus largement son enseignement. (4) Du Rabbi Rachab, à la page 26 de l’édition actuelle.

Lettre n°1709

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1709, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux multiples qualités et aux comportements vertueux,

responsable communautaire aux nombreux

accomplissements, descendant d’une illustre famille,

le Rav C.Z.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Comme vous me l’avez dit, vous pensez partir demain en voyage. Je vous adresse donc ma bénédiction pour que celui-ci soit agréable, que vous parveniez en paix et en bonne santé à votre destination, que vous puissiez exercer votre influence, pendant de nombreuses années encore, pour venir en aide au mouvement ‘Habad, dans tous les domaines où vous pourrez intervenir.

J’aimerais recevoir la bonne nouvelle que vous êtes arrivé à bon port. Je vous en remercie d’avance.

A cette occasion, je voudrais vous remercier pour votre visite(2) et pour l’occasion qui m’a ainsi été offerte de faire personnellement votre connaissance. J’ai pu vérifier encore une fois l’exactitude du dicton de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel la tradition des pères et la descendance des ‘Hassidim sont vivaces et durables(3), chez ceux qui sont issus de leur famille, jusqu'à la fin des générations.

On peut constater qu’il en est bien ainsi pour ce qui vous concerne. Vous m’avez dit avoir quitté la Russie depuis quarante ans. Malgré cela, l’esprit de la ‘Hassidout, hérité de vos parents, réside en vous et s’exprime également par des actes concrets. Tout ce qui vit se développe et grandit. J’ai donc bon espoir que votre participation aux actions positives du mouvement ‘Habad, duquel vous êtes issu, se raffermira et s’élargira.

Pour faire suite à notre discussion, j’espère que ce qui a fait l’objet d’un long échange entre nous a trouvé un écho positif dans votre cœur, que vous manifestez, à ce propos, tout l’intérêt nécessaire. Je soulignais, en effet, la nécessité d’offrir à ceux qui sont attaché à notre mouvement et se sont installés en Terre Sainte, la possibilité de s'accommoder dans le pays et d’y mener une vie fructueuse, sans devoir gaspiller leur énergie à défendre leurs opinions et leur mode de vie.

L’une des conditions essentielles pour obtenir un tel résultat est qu’ils soient tous regroupés en un seul endroit. Ainsi, il leur sera plus aisé d’avancer sur le chemin de la vie. Du point de vue économique, ils sont démunis, car ils ont quitté leur pays d’origine en étant dénués de tout. Ils ont donc besoin d’être tout particulièrement aidés, afin d’adopter une activité agricole, industrielle ou artisanale. A ma connaissance et selon vos propres dires, ils ont, avant tout, besoin d’édifices, pour y parvenir. Ils doivent aussi apprendre un métier et développer leurs sources de revenu.

Comme je vous le disais oralement, le meilleur moyen de réaliser ces bâtiments est que les administrations concernées, en Terre Sainte, fassent l’acquisition de matériaux et de tout ce qui est nécessaire à la construction. Ainsi, il sera possible d’intervenir sans délai et, dans quelques mois, lorsque je devrai résoudre le problème de l’installation de nombreux ‘Hassidim se trouvant à l’extérieur d’Erets Israël, je pourrai agir avec un cœur en paix, car, alors, ces bâtiments seront achevés ou en voie de l’être.

Des jeunes gens entrant, par leur âge, dans le cadre d’activité de l’Alya des jeunes, se trouvent également sous l’influence des ‘Hassidim. Le problème des édifices nécessaires pour intégrer ces jeunes se pose donc également, comme vous me l’avez vous même souligné, lors de votre visite.

Si, après toutes les interventions nécessaires, les administrations concernées refusent hermétiquement de construire ces bâtiments à leurs frais, je formule encore une fois la proposition que je vous faisais oralement. On peut transiger en deux moitiés(4), c’est-à-dire qu’en quelques années, je restituerai la moitié du coût de ces édifices.

J’espère que, grâce à votre considérable influence, vous pourrez obtenir un accord, dans ce domaine, au moins sur ma seconde proposition, afin que ce projet soit mis en pratique le plus rapidement possible.

Je conclus comme je commençais en émettant le souhait et en ayant la conviction que votre sensibilité pour tout ce qui nous est proche recevra une expression concrète, par des actes fructueux, d’autant que vous vous étonniez vous-même du fait qu’il n’y ait pas un plus grand nombre de ‘Hassidim s’installant en Erets Israël, ce qui souligne la nécessité, pour vous, d’apporter votre concours à tout cela, avec enthousiasme et abnégation.

J’espère avoir de vos bonnes nouvelles. Je vous souhaite une bonne santé et un agréable voyage.

Notes

(1) Zalman Chazar, qui fut, par la suite, président de l’état d’Israël. Voir, à son propos, la lettre n°1516. (2) Au Rabbi, lors d’un des voyages de Z. Chazar aux Etats Unis. (3) La tradition ‘hassidique se maintient chez les descendants des ‘Hassidim. Zalman Chazar est effectivement issu d’une telle famille. (4) L’une financée par le mouvement Loubavitch et l’autre, par les administrations.

Lettre n°1710

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1710, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Aharon Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Votre frère, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et s’acquitte fidèlement de sa tâche, le Rav Yaakov Hacohen(2), m’a transmis votre demande de bénédiction et le chèque de cent dollars qui l’accompagnait, afin d’être donné à la Tsédaka de mon choix.

Nous sommes encore dans la semaine du 12-13 Tamouz, date de la naissance de mon beau-père, le Rabbi et de sa libération de l’emprisonnement qui avait été prononcé contre lui pour avoir fondé des Yechivot, des Talmud Torah et renforcé le pratique juive, dans l’autre pays(3). Vous savez sans doute qu’après son décès, a été créé un réseau de Yechivot et de Talmud Torah portant son nom, Ohaleï Yossef Its’hak, en notre Terre Sainte, en Afrique(4) et en Australie. J’ai donc transmis votre don à la caisse qui finance ces institutions.

Le mérite de cette Tsédaka est suffisamment important pour vous apporter la bénédiction et la réussite en tous vos besoins. En effet, ces écoles portent le nom de mon beau-père, le Rabbi, sont dirigées dans son esprit et selon le comportement qu’il prôna. L’aide que vous leur apportez renforcera donc votre attachement à lui et suscitera un canal supplémentaire pour révéler et contenir les bénédictions de Dieu.

Votre frère demande également, en votre nom, si vous devez envoyer vos enfants au Talmud Torah de Miami Beach, dans lequel les études durent uniquement une heure et demie(5).

Voici mon avis. Vous devez le faire, pour différentes raisons :

1. Les enfants seront ainsi liés à la Torah, chaque jour. De la sorte, ils s’écarteront de la situation contraire(6). La Torah dit, en effet : Si tu m’abandonnes pendant un jour, je t’abandonnerai pendant deux jours.

2. Ils feront la connaissance d’enfants fréquentant un Talmud Torah orthodoxe et cela leur sera très utile. Il ne vous sera pas très facile d’obtenir le même résultat d’une autre façon.

Il y a encore d’autres raisons et, pour tout cela, vous devez envoyer vos enfants au Talmud Torah de Miami Beach.

Avec ma bénédiction de prospérité,

Notes

(1) Le Rav A.Kats. Voir, à son propos, les lettres n°867 et 1120. (2) Le Rav Y.Kats, de Chicago. Voir, à son propos, la lettre n°1609. (3) La Russie. (4) Au Maroc. (5) Par jour. (6) De l’abandon de la Torah.

Lettre n°1711

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1711, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre demande de bénédiction, par l’intermédiaire du distingué ‘Hassid qui craint Dieu et s’acquitte fidèlement de sa tâche, le Rav Yaakov Hacohen(1). Vous et votre fiancée avez fixé la date de votre mariage au dimanche, lendemain du Chabbat Na’hamou(2).

Je vous souhaite un mariage positif et heureux, avec un bon Mazal. Vous bâtirez un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot.

Il est, sans doute inutile de vous rappeler quelle est la signification profonde du mariage, lorsque l’on s’apprête à une vie commune, emplie de bonheur, à bâtir un foyer pour de longues et bonnes années. Il est donc essentiel que celui-ci soit basé sur des fondations particulièrement solides, capables de supporter les écarts de température, l’humidité, les tremblements de terre et les autres phénomènes naturels.

Il en va de même, quand on s’apprête à mener une vie commune. On doit la baser sur la Torah et les Mitsvot, matériaux les plus solides qui soient, éprouvés par de nombreuses difficultés, durant les trois millénaires et demi qui se sont écoulés depuis que Dieu nous a donné la Torah.

C’est ainsi que l’on reçoit les bénédictions divines pour avoir une vie véritablement heureuse. Que Dieu vous accorde, comme je le disais, un Mazal Tov et un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Y.Kats, de Chicago. Voir la lettre précédente. (2) Le Chabbat qui fait suite au 9 Av.

Lettre n°1712

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1712, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 8 Tamouz, dans laquelle vous me décrivez comment vous ressentez la fête du 12-13 Tamouz.

J’en ai pris connaissance avec plaisir. Vous savez l’importance que nos maîtres prêtaient au sentiment, dont le rôle est essentiel. Il est le signe de reconnaissance d’un ‘Hassid, capable de s’émouvoir, d’aimer et de craindre Dieu, d’aimer son prochain.

Que Dieu vous renforce, dans ce domaine, qu’il vous permette de connaître l’élévation, d’une étape vers l’autre, dans vos sentiments et dans votre compréhension de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout.

Je vous joins la note qui a été éditée pour les jours propices de la libération du 12-13 Tamouz, qui viennent de s’écouler. Vous la mettrez sûrement à la disposition du plus grand nombre.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°1713

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1713, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, par laquelle vous m’informez que vous venez d’obtenir votre diplôme de Cho’het. Que Dieu vous donne la réussite dans votre mission, liée au service de Dieu.

Vous connaissez sûrement la décision hala’hique de nos maîtres, en particulier de l’Admour Hazaken et du Tséma’h Tsédek, dans le Choul’han Arou’h(1) et les responsa(2), selon laquelle un Cho’het doit avoir une crainte de Dieu toute particulière. Tout événement est effet de la divine Providence et vous possédez donc les forces nécessaires pour y parvenir.

Tout cela dépend de vous. Avec l’effort moral et physique qui convient, vous connaîtrez la réussite, dans ce domaine. Le Tana Dveï Rabbi Ichmaël souligne que la Che’hita consiste à attirer(3). Matériellement, le Cho’het attire la viande de l’animal, lui permettant de se confondre à la chair et au sang de l’humain. Vous réussirez aussi à attirer votre âme animale et celle des autres, à les mettre hors d’état de nuire et à les inclure dans l’âme divine, qui est appelée Adam, ainsi qu’il est dit : Je ressemblerai (Adamé) au Très Haut.

Avec ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) De l’Admour Hazaken. (2) Du Tséma’h Tsédek. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°1682.

Lettre n°1714

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1714, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me demandez si vous devez émigrer.

J’ai déjà dit à tous les ‘Hassidim se trouvant à Paris et dans sa région que je ne comprend pas le sens de cette panique. Je ne vois aucune raison d’immigrer, d’autant que vous devez avoir connaissance des difficultés et des lenteurs auxquelles ont été confrontés ceux qui se sont installés au Canada et en Australie.

Malheureusement, ces difficultés ne sont pas seulement matérielles. La situation morale ne s’améliore pas non plus. Dieu vous a donné le mérite de résider dans la tente de la Torah, puisque vous travaillez à la Yechiva Loubavitch. Pourquoi voulez-vous donc abandonner une situation qui vous permet d’assurer votre subsistance morale et physique pour être confronté à des épreuves?

Que Dieu fasse que vous soyez satisfait, que vous vous réjouissiez de votre sort, d’autant qu’il y a véritablement lieu de l’être.

Avec ma bénédiction,

N. B. : Vous voudrez bien montrer la présente lettre au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Nissan Nemanov. Vous lui demanderez de faire connaître mon avis à tous les ‘Hassidim, avec les explications qui conviennent, afin de ne pas m’obliger à répondre personnellement à chacun.

Vous trouverez ci-joint la note qui a été éditée pour les jours propices de la libération du 12-13 Tamouz. Vous la mettrez sans doute à la disposition du plus grand nombre.

Lettre n°1715

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1715, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et érudit, le Rav Avraham Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre, il y a quelques temps. Du fait de mes nombreuses occupations, je n’ai pas eu le temps de répondre comme il l’aurait fallu. Encore à l’heure actuelle, je ne dispose pas du temps nécessaire pour vous répondre longuement. Je le ferai donc brièvement.

Vous citez, dans votre lettre, le Beth Yossef qui, au chapitre 262, cite le Ritva, au nom de son maître, le Reéh, selon lequel, en un jour nuageux(2), celui qui n’entend pas s’en remettre au fait que Dieu protège ceux qui sont candides sera autorisé à différer une circoncision qui aurait dû être pratiquée en son temps(3). Il précise même qu’il est judicieux d’agir ainsi. Et, vous demandez pourquoi il ne cite pas cet avis dans son Choul’han Arou’h, d’autant qu’il s’agit bien d’une situation de danger(4). Vous ne proposez pas de réponse à cette question.

A mon sens, votre interrogation ne doit pas être formulée de cette façon. On ne peut se demander pourquoi il n’a pas retenu, ni même cité, un avis isolé dans son Choul’han Arou’h. En effet, aucun des premiers Sages n’adopte l’avis du Ritva, puisque, dans leurs ouvrages, ils n’évoquent pas les jours nuageux ou venteux. C’est en particulier le cas du Rif, du Rambam et du Roch, qui sont les autorités sur lesquelles se fonde le Beth Yossef.

D’autres Sages discutent ouvertement l’avis du Ritva, comme Rabbénou Yerou’ham et Rabbi Manoa’h, que cite le Beth Yossef. Et, si l’on se demande pourquoi ces Sages n’acceptent pas le principe de différer une circoncision qui devrait être pratiquée en un jour nuageux, on peut simplement considérer qu’ils adoptent la conclusion de la Guemara selon laquelle Dieu protège ceux qui sont candides.

On peut en citer pour preuve le traité Yebamot 71b, dans lequel Rav Papa aurait pu dire qu’au moment de l’action(5), le jour était nuageux et que ces nuages se sont dissipés par la suite, même si cette explication est quelque peu difficile à accepter.

Et, pourquoi la Guemara elle-même donne-t-elle cette explication? C’est qu’il y a lieu de craindre qu’un jour nuageux nuise à l’enfant ayant subi la circoncision, lequel est alité à la maison, comme l’explique le Tséma’h Tsédek, dans ses décisions hala’hiques sur le Yoré Déa, au chapitre 263.

De plus, il est permis de pratiquer la circoncision, même si l’on sait le danger que représente un jour nuageux. En effet, nombreux sont ceux qui adoptent une telle pratique et Dieu protège ceux qui sont candides.

C’est, au sens le plus simple, ce qu’indique le traité Yebamot 12b et le passage de la Guemara qui fait l’objet de notre propos. Bien plus, le Ritva lui-même dit que l’on est autorisé à différer(6). On peut donc également s’en remettre au fait que Dieu protège ceux qui sont candides.

En plus de tout cela, vous consulterez également les responsa ‘Haïm Chaal, tome 1, au chapitre 59, celles du Tséma’h Tsédek, Even Haézer, fin du chapitre 11, le Sdeï ‘Hémed, recueil de lois, à l’article circoncision, chapitre 2, paragraphe 13. A cette dernière référence, vous verrez que la controverse faisant intervenir le Ritva est le prolongement de celle qui porte sur les trois femmes autorisées à avoir une relation avec un tampon(7). Les autres Décisionnaires n’en font pas mention.

J’ai vu que vous citez votre grand-père, dans l’introduction de votre livre. Je reproduis donc ici les propos de mon beau-père, le Rabbi, que j’ai notés et qui vous intéresseront sûrement. Les voici:

Le Rav Zalman Neimark était rabbin à Stradov. Lorsque l’on voulut accuser mon grand-père, le Rabbi Maharach, de crime rituel, il endossa personnellement la responsabilité de l’affaire, se disant: ‘C’est le moment’. Il passa, de ce fait, plusieurs années en prison.

Lettre n°1716

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1716, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre, par laquelle vous m’annoncez que vous venez d’avoir douze ans.

Vous savez sans doute qu’à partir de cet âge, vous êtes tenue à la pratique des Mitsvot. Nos Sages disent que les femmes sont dotées d’un plus grand discernement. C’est pour cela que la Bar Mitsva d’une fille intervient un an avant celle d’un garçon.

Puisse Dieu faire que vous vous développiez, acquerrez des connaissances, ayez un comportement judicieux et que vos parents conçoivent une satisfaction juive et ‘hassidique de vous-même et de leurs autres enfants.

Vous vous efforcez sans doute d’exercer une influence positive sur votre entourage, de lui insuffler l’enthousiasme de la crainte de Dieu et de la ‘Hassidout. Ceci sera le canal et un réceptacle supplémentaire pour recevoir les bénédictions de Dieu.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°1717

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1717, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Tamouz 5712,

Brooklyn, New York,

A nos amis, les ‘Hassidim qui craignent Dieu

et à tous ceux qui chérissent la Torah et les Mitsvot,

dans la ville de Chicago,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue largement et vous bénis,

Les saintes institutions du mouvement Loubavitch, le centre des Yechivot et les écoles qui sont sous sa direction, le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h et ses succursales, sont dans une situation financière extrêmement fragile, qui met leur existence en péril, ce qu’à Dieu ne plaise.

Depuis le jour de leur création, ces institutions connaissent une réussite divine, se développent et s’agrandissent, portent des fruits et des fruits de fruits, qui sont des bougies, éclairant nos frères, les enfants d’Israël, partout où ils se trouvent. Malgré cela, elles connaissent actuellement une crise financière particulièrement grave, qui remet en cause leur pérennité.

Cette situation rend nécessaire l’obtention d’un financement particulier. Il a donc été décidé de lancer, à Chicago, de manière exceptionnelle, un appel unifié pour toutes les institutions Loubavitch précédemment citées.

Je connais l’intérêt de nos frères, les enfants d’Israël de Chicago, en général et les ‘Hassidim, en particulier, pour les œuvres grandioses de mon beau-père, le Rabbi. Je sais votre désir profond de venir en aide aux institutions qu’il a fondées. J’ai bon espoir que vous leur tendrez maintenant une main généreuse et solidaire, afin de combler ces terribles besoins.

Cette obligation et ce mérite incombent à chacun et chacune des ‘Hassidim de Chicago, qui doivent apporter leur contribution, sous la forme d’une participation exceptionnelle et persuader leurs amis et leurs connaissances d’en faire de même. Vous assurerez ainsi la réussite de la collecte et vous permettrez la survie de ces institutions, leur développement, à l’avenir, afin de développer et de glorifier la Torah et la crainte de Dieu.

Ceux qui apportent leur concours et leur aide susciteront, grâce à cette Mitsva de Tsédaka, pour eux et pour tous les membres de votre famille, les bénédictions de Dieu pour la satisfaction de tous vos besoins, enfants, santé et prospérité matérielle.

En vous saluant et en vous souhaitant tout le bien matériel et spirituel,

M. Schneerson,

Lettre n°1718

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1718, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Tamouz 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat Chela’h, dans laquelle vous me faites part de votre vie, de la manière dont vous vous êtes rapproché des ‘Hassidim et de ce qu’il vous reste encore du contraire du bien, de votre incapacité de vous maîtriser.

Vous pouvez constater que Dieu vous a fait quitter l’endroit de l’obscurité et vous a placé dans un rayon de lumière, celui de la Torah, des Mitsvot et de la ‘Hassidout, en particulier. Vous vous apercevez donc que vous êtes passé d’une extrême à l’autre. Votre découragement et votre sentiment selon lequel votre Techouva n’est pas sincère émanent du mauvais penchant, qui veut écarter chacun du droit chemin, par tous les moyens possibles.

Vous devez garder les trois études bien connues, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, c’est-à-dire les Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque jour, après la prière du matin, une Paracha du ‘Houmach de la Sidra de la semaine, avec le commentaire de Rachi et un passage du Tanya, selon sa répartition annuelle. Chaque jour, avant la prière, vous donnerez une pièce pour la Tsédaka, sauf, bien sûr, le Chabbat et les fêtes. De la sorte, votre bon penchant aura la force de l’emporter sur le mauvais.

Lorsque l’on évoque les femmes, on doit se dire que toute l’assemblée d’Israël et chaque Juif, en particulier, est l’épouse du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il. Et, quand on demande à Dieu d’exaucer positivement les requêtes du peuple juif, qu’Il appelle Ma bien aimée, on doit savoir que chaque bénédiction qu’Il accorde dépend de l’effort introduit par les hommes. On doit donc adopter la même attitude envers sa propre épouse. La Guemara affirme qu’il faut l’honorer plus que sa propre personne.

Bien plus, il faut se dire que nous approchons de la fin de l’exil, que la délivrance complète est proche, très bientôt et de nos jours. Lorsqu’on l’obtiendra, la femme se trouvera au-dessus de son mari. Penser à tout cela permet de la respecter, de lui marquer de la déférence. Il faut voir en elle une fille d’Avraham, d’Its’hak et de Yaakov. Et, lorsqu’elle a un défaut, celui-ci dépend, bien souvent, du comportement du mari. Elle est alors une épouse de brigand(2). Mais, elle peut également être l’épouse d’un érudit(3), qui est elle-même érudite.

Vous devez faire vérifier les Mezouzot de votre maison, afin de vous assurer qu’elles sont toutes cachères. Vous contrôlerez également vos Tefilin. Sans doute, vérifiez-vous chaque jour les Tsitsit de votre grand Talith, de même que celles du petit, comme le veulent la Hala’ha et la pratique courante. Vous dormirez également avec votre petit Talith. Ces principes et ce qui a été dit auparavant favorisent la crainte de Dieu et l’harmonie du couple. J’attends de vos bonnes nouvelles, pour tout ce qui vient d’être dit.

Je vous joins la note qui a été éditée pour les jours propices du 12-13 Tamouz. Vous la mettrez sans doute à la disposition du plus grand nombre. Vous en expliquerez également le contenu à votre épouse.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Textuellement de la gauche à la droite. (2) C’est alors le défaut de son mari qui rétroagit sur elle. (3) Textuellement, ‘Haver, celui qui possède une parfaite connaissance des lois des prélèvements agricoles. Son épouse est également considérée comme possédant cette connaissance.

Lettre n°1719

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1719, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que vous faites construire un nouveau Mikwé, de la meilleure façon possible, bien que vous ne donniez pas de détails, à ce propos.

Vous trouverez ci-joint quelques décisions du Rabbi Rachab, qu’il rédigea en son temps(1). Comme il le demande, un Mikwé doit être rempli d’eau de pluie. C’est sans doute ce que vous vous efforcerez de faire, dans votre ville.

Le mérite de la communauté dépend de vous et vous savez que, pour ce qui concerne un Mikwé, on s’efforce d’adopter une position qui satisfait à tous les avis exprimés. Le mérite de cette Mitsva est considérable et il est dit que Dieu est le Mikwé d’Israël(2). Tous ceux qui se consacrent à cela(3) seront bénis d’enfants et hâteront la délivrance collective de tout Israël, d’après ce qu’expliquent les Tossafot Yom Tov, à la fin du traité Yoma.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1547. (2) Yermyahou 17, 3. (3) A la construction d’un Mikwé.

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