KOULAM Télécharger l’app

Iguerot Kodesh — lettres 1679 à 1699

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°1679

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1679, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5712,

Brooklyn,

A mon proche parent, le Rav distingué ‘Hassid,

qui craint Dieu, Rav Chlomo Yossef ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu, quoiqu’avec un peu de retard, votre lettre du Roch ‘Hodech Sivan. Comme vous me le demandez, je vous adresse le fascicule(2) édité à l’occasion de la fête de la libération du 12-13 Tamouz, qui vient de paraître.

Il est inutile que je vous remercie encore une fois pour les récits que vous m’écrivez, ceux que vous avez gardé à l’esprit, concernant nos saints maîtres. Vous continuerez sûrement à le faire, à l’avenir.

Vous évoquez les comptes rendus des discours ‘hassidiques et des causeries(3) prononcés ici, lors des réunions ‘hassidiques. J’ai déjà écrit plusieurs fois que la vache désire...(4), mais que puis-je faire? Je ne dispose pas du tout de mon temps, du fait de mes nombreuses occupations et des déceptions que chaque jour apporte.

Néanmoins, j’ai bon espoir que Dieu accordera la réussite dans le temps et qu’un peu de ce temps permettra d’accomplir beaucoup. Tout cela(5) occupera alors la première priorité.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,

Notes

(1) Le Rav C.Y. H. Schneersohn. Voir, à son propos, la lettre n°978. (2) Des enseignements du précédent Rabbi. (3) Du Rabbi. (4) Allaiter le veau, plus que celui-ci désire la téter. Le Rabbi ne s’oppose pas à la diffusion de ses propos et le souhaite même, mais le manque de temps l’empêche de les rédiger. (5) La rédaction des discours ‘hassidiques et des causeries.

Lettre n°1680

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1680, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Nissan(1),

Je vous salue et vous bénis,

Il est sans doute inutile de définir longuement ce qui est bien connu et largement diffusé, la libération du 12-13 Tamouz. C’est à cette date que mon beau-père, le Rabbi, fut libéré(2). Il ne s’agit pas, en l’occurrence, d’une libération personnelle, mais bien de celle de la Torah, de la crainte de Dieu et du Judaïsme.

Pendant ces jours propices, il faut réunir toutes ses forces pour diffuser la Torah et renforcer le Judaïsme, chacun en l’endroit où il réside, selon les conditions du moment et du lieu. Ainsi, même en l’endroit où la situation de la Torah et des Mitsvot est la plus forte, l’ajout reste envisageable, car la Torah et les Mitsvot sont plus longues que la terre. Et, dans l’endroit qui en est le plus éloigné, dès lors qu’un seul Juif s’y trouve, il est, sans nul doute, possible d’agir pour y promouvoir la Torah et le Judaïsme.

Vous résidez dans une ville où se trouvent de nombreux Juifs craignant Dieu, mettant Sa Parole en pratique et appartenant donc à la première catégorie, de même que les hommes les plus simples, relevant de la seconde catégorie. Vous devez donc agir de ces deux manières à la fois.

Et, vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel un effort n’est jamais vain. Que Dieu vous confère la réussite en toutes vos préoccupations personnelles, de même que dans vos réalisations communautaires.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav N.Altshuler, de Cleveland. (2) Des prisons soviétiques.

Lettre n°1681

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1681, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Nathan Nota(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu de vos nouvelles avec plaisir, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, le Rav Mena’hem Chmouel David Halevi Reitchik, émissaire des Sages(2). Il m’a également transmis votre demande de bénédiction. Comme vous l’avez demandé, j’ai mentionné votre nom, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.

J’ai appris avec plaisir que vous avez été, à l’époque, élève de la Yechiva Loubavitch, en Pologne. Les forces que nos saints maîtres ont insufflées aux élèves, en général et à ceux de la Yechiva Loubavitch, en particulier, ne peuvent pas être perdues, ce qu’à Dieu ne plaise.

Néanmoins, mon beau-père, le Rabbi avait coutume de dire que un ‘Hassid est intelligent. Il ne remet pas à demain ce qu’il peut accomplir aujourd’hui. Ceci s’applique, en particulier, à celui qui est responsable de l’ordre dans une synagogue et qui, au sein de celle-ci, peut donc obtenir de multiples résultats. Il peut, de manière discrète, réaliser bien plus que ce qu’il fait, de manière évidente et affirmée.

Le Tout Puissant ne reste pas en dette. Il récompense avec un intérêt qui dépasse le capital, en accordant une satisfaction juive et ‘hassidique de ses enfants et également de sa propre personne.

Avec ma bénédiction de bonne santé, physique et morale,

Notes

(1) Le Rav N.N. Dender. (2) En Californie. Voir les lettres n°1682 et 1747.

Lettre n°1682

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1682, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu de vos nouvelles avec plaisir, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, le Rav Mena’hem Chmouel David Halevi Reitchik, émissaire des Sages(1). Il m’a également transmis une demande de bénédiction, pour vous. Comme vous l’avez demandé, j’ai mentionné votre nom, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, en un moment propice.

Le Rav Reitchik m’a également précisé que vous étiez auparavant Cho’het et que vous êtes devenu homme d’affaires.

Vous avez sans doute connaissance de l’explication du Baal Chem Tov, que nous avons eu le mérite d’entendre, à différentes reprises, de mon beau-père, le Rabbi, selon laquelle tout ce qu’un Juif voit ou entend doit lui délivrer un enseignement sur sa manière de servir Dieu.

Concernant le Che’hita, le traité ‘Houlin 30b enseigne : Il a été enseigné dans la maison d’étude de Rabbi Ichmaël : Quel est le sens de la Che’hita? Elle consiste à attirer(2). Selon l’interprétation de la ‘Hassidout et de l’Ethique, cela signifie que la Che’hita fait de l’animal un aliment apte à la consommation des hommes. L’homme qui consomme cette viande en fait une partie de sa chair et de son sang. Ainsi, il attire l’animal vers lui et l’intègre à une catégorie supérieure, celle des humains.

Il en est de même dans le domaine moral. Chaque Juif possède une âme animale et une âme divine. Cette dernière, émanant de sous le Trône céleste, connaît une chute vertigineuse pour parvenir ici-bas. Elle s’introduit dans un corps physique et une âme animale. La mission qui lui est confiée et la finalité de cette descente consistent à transformer l’âme animale, en particulier et la partie du monde qui lui est confiée, en général.

Ceci s’applique également à la Che’hita, qui peut être pratiquée à la vitalité et l’enthousiasme que l’âme animale éprouve pour les passions de ce monde. En pareil cas, celle-ci a pour but d’attirer cette vitalité et cet enthousiasme, afin de les inscrire dans le domaine de la Torah des Mitsvot et des accomplissements divins.

Les Juifs assument une responsabilité collective. On ne peut donc accomplir tout ce qui vient d’être dit uniquement pour soi-même et pour les membres de sa famille. On doit également influencer son entourage, transformer la matérialité, la grossièreté et la bestialité en Torah et en Mitsvot, illuminées par la clarté divine, comme le souligne, par le détail, l’enseignement de la ‘Hassidout.

Avec ma bénédiction de réussite pour accomplir ce qui vient d’être dit, ce qui constitue le canal et le réceptacle pour susciter et recevoir les bénédictions divines, afin de satisfaire tous vos besoins et ceux des membres de votre famille,

Notes

(1) En Californie. Voir les lettres n°1681 et 1747. (2) A tirer le couteau d’un côté vers l’autre, ce que la ‘Hassidout interprète comme tirer la vitalité de l’animal du domaine du mal vers celui du bien.

Lettre n°1683

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1683, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis

D’après les informations que j’ai obtenues, votre visage est particulièrement sombre et j’en suis peiné. Il semble que vous vous soyez engagé une fois de plus dans des souffrances et des mortifications. Vous ne faites pas attention à votre santé bien que vous connaissiez la décision hala’hique du Rambam, dans ses Lois des Opinions, au début du chapitre 4, selon laquelle “avoir un corps en bonne santé est partie intégrante du service de Dieu”.

Vous connaissez également l’avis de l’Admour Hazaken, exprimé dans son Choul’han Arou’h, lois et dégâts corporels et moraux, paragraphe 4: “un homme n’est en aucune façon maître de son corps. Il ne peut pas le frapper, l’humilier, le faire souffrir, de quelque manière que ce soit, pas même en le privant de nourriture et de boisson, sauf si c’est là un moyen d’accéder à la Techouva, auquel cas il s’agit d’un bienfait”.

L’Admour Hazaken explique, en outre, dans Igueret Hatechouva, qu’à l’époque actuelle, il y a d’autres moyens d’accéder à la Techouva que par le jeûne. Il faut donc s’en remettre à son avis exprimé dans le Choul’han Arou’h.

Jusqu’à quand refuserez-vous d’écouter? Jusqu’à quand n’en ferez-vous qu’à votre tête? Vous avez sûrement connaissance de la lettre que le Baal Chem Tov écrivit à son disciple, auteur du Toledot. Elle est imprimée dans Hatamim.

J’attends une bonne nouvelle, à ce sujet.

Lettre n°1684

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1684, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Naftali Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre du dimanche de la Parchat Beaalote’ha. Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles, dans tous les domaines. Sans doute, monsieur... me les transmettra-t-il, de temps à autre.

Un fascicule et une note ont été édités, à l’occasion de la fête de la libération du 12-13 Tamouz, qui approche. Vous les trouverez ci-joints et sans doute en ferez-vous usage non seulement pour vous-même, mais également pour transmettre à votre entourage la clarté de la Torah et de son luminaire, que constituent l’enseignement, les pratiques et les usages de la ‘Hassidout.

Il ne faut pas s’étonner que l’on attende de nous un comportement intégrant deux attitudes opposées, d’une part la transmission des principes les plus simples, comme le respect du Chabbat, la nourriture cachère, le rejet des mariages mixtes et, d’autre part, les objectifs les plus élevés, comme la diffusion de la ‘Hassidout.

Les pratiques médicales permettent d’établir qu’il doit bien en être ainsi, selon l’image que cite la ‘Hassidout, à propos de notre époque, celle du talon du Machia’h. En effet, il peut être nécessaire, pour guérir la tête, de saigner le pied. Ce que cela veut dire est bien clair.

Bien plus, on peut constater, à notre époque, l’intérêt que manifeste la jeunesse. Une partie d’entre elle, qui était, jusqu'à maintenant, très éloignée du Judaïsme, le recherche maintenant de toute son ardeur, après avoir été déçue par les autres idéaux, qui étaient parlants pour eux, jusqu'à l’heure actuelle.

On doit donc profiter de cet enthousiasme, ce qui aura un double effet et permettra de mettre en pratique les deux Injonctions écarte-toi du mal et fais le bien. Nos Sages enseignent, au traité Chabbat 156a, que celui qui est né sous le signe de Mars(2) sera un homme cherchant à verser le sang. Rav Achi dit : il peut être un infirmier(3), un voleur, un Cho’het ou un Mohel(4). Ainsi, lorsque l’on vient en aide à cet homme pour qu’il devienne Mohel, on le sauve de toutes les autres éventualités. Il en va de même pour ce qui fait l’objet de notre propos(5).

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav N.Cohen, de Greensborough. Voir, à son propos, la lettre n°1473. (2) Textuellement de la planète rouge, couleur du sang. (3) Pratiquant des saignées. (4) Il peut donc utiliser son attrait pour le sang de manière négative ou bien de façon positive. (5) En attirant la jeunesse vers la pratique juive, on l’écarte des idéaux étrangers au Judaïsme.

Lettre n°1686

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1686, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 4 Tamouz, dans laquelle vous me dites que vous étudiez la Torah avec votre épouse. Que Dieu vous donne la réussite et qu’Il vous accorde bientôt un enfant. En effet, l’étude de la ‘Hassidout est le canal et le réceptacle(1) permettant de susciter et d’intégrer la bénédiction(2), dans ce domaine.

Vous me faites savoir que vous entrez, cette semaine, dans votre maison(3). Sans doute y placerez-vous, avant toute autre chose, un Sidour, un ‘Houmach, un livre de Tehilim et un Tanya. Que Dieu fasse que vous résidiez là en paix et dans la largesse. Qu’il satisfasse, en tout point, les souhaits de votre cœur(4).

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1576. (2) De Dieu. (3) Nouvelle, à l’issue d’un déménagement. (4) En accordant un enfant.

Lettre n°1687

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1687, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

A) Je fais réponse à votre lettre du 29 Sivan, dans laquelle vous émettez le souhait que votre mariage soit célébré, en un moment bon et fructueux, en Mena’hem Av ou même avant cela. Néanmoins, dans l’acte de fiançailles, il a été fixé qu’il se passerait en Elloul.

Néanmoins, si le mariage n’est pas célébré le 13 Tamouz ou avant cela, il est bon d’attendre Elloul, mois de la miséricorde, d’autant que, comme vous le dites, c’est ce qui a été décidé, lors des fiançailles.

B) Vous me faites part de vos craintes car, semble-t-il, vous êtes considéré comme un érudit de la Torah(1). Or, vous savez que ce n’est pas le cas. Néanmoins, nos Sages affirment que celui qui te dit qu’il a fait des efforts et que ceux-ci ont été couronnés de succès, crois-le(2). Ce que vous pouvez accomplir, en la matière, est donc considérable.

Bien plus, vous vous consacrez à l’éducation et vous offrez donc de la Tsédaka, spirituelle et matérielle à la fois, aux fils et aux filles d’Israël. Vous connaissez l’affirmation de l’Admour Hazaken, au début du Torah Or, selon laquelle on reçoit ainsi un cerveau et un cœur mille fois plus affinés.

Il en résulte deux points : 1. Celui qui donne de la Tsédaka doit, malgré cela, étudier la Torah. En effet, cette Tsédaka a uniquement pour effet d’acquérir un cerveau et un cœur mille fois plus affinés(3). 2. Lorsque l’on étudie la Torah, on peut connaître une réussite considérable. Au sens le plus simple, on peut accomplir, en une heure, ce que l’on aurait réalisé en mille heures, si l’on n’avait pas donné cette Tsédaka, comme l’explique le Likouteï Torah sur trois Parachyot, dans les commentaires du discours précédemment cité, soulignant que l’expression mille fois doit être interprétée au sens littéral.

C) Vous me demandez s’il est justifié de marcher une longue distance(4) pour prier à la Yechiva. Il est difficile d’émettre un principe général, en la matière, car tout dépend de la distance et des conséquences que cela peut avoir sur votre santé.

Néanmoins, il est positif de maintenir, à l’avenir également, votre lien avec la Yechiva et avec ses élèves, d’autant que vous épousez une jeune fille qui, selon ce que vous dites, n’appartient pas à une famille ‘hassidique. Il est donc bon de vous rendre à la Yechiva, même si cela vous prend plus de temps et vous serez récompensé pour cette marche.

D) Il en est de même pour votre seconde question. Vous me demandez si vous devez accepter l’inscription de ceux qui viennent étudier la ‘Hassidout, à la Yechiva(5).

Vous prendrez conseil auprès de ceux qui se trouvent sur place et qui sont à même de juger la valeur de cette fonction.

E) Vous me demandez si l’on remet, lors du premier Yom Kippour(6), le vêtement long(7) que l’on porte sous le dais nuptial. Ceci concerne uniquement le Kittel(8) et peu importe si c’est précisément celui que l’on avait, lors du mariage.

Dès lors que l’on a déjà porté le Kittel sous le dais nuptial, on ne le remet pas, même si ce n’est pas le même, lors du Yom Kippour de la même année.

F) Vous me demandez s’il est permis de manger quelque peu ou de boire, juste avant d’aller dormir. Je n’ai jamais entendu une interdiction, à ce sujet(9). Peut-être manque-t-il une précision dans votre lettre.

G) Vous évoquez les livres publiés par les éditions Kehot. J’ai demandé, il y a quelque temps, que l’on crée une bibliothèque à la Yechiva Torat Emet(10) et au Collel. On m’a promis, il y a quelques mois, que cela serait fait. En lisant votre lettre, je constate avec surprise, que ce n’est pas le cas. Vous voudrez bien me donner des précisions, à ce sujet, car il est sûrement possible de faire quelque chose.

Avec ma bénédiction de réussite dans vos activités communautaires et dans vos préoccupations personnelles,

Notes

(1) Par la fiancée. (2) Il reste encore possible de devenir un érudit de la Torah. (3) Dont il faut encore faire usage en étudiant concrètement la Torah. (4) Le Chabbat. (5) Il s’agit d’inscrire les élèves, lors de leur arrivée à la Yechiva, le matin, pour vérifier qu’ils sont à l’heure. (6) Qui suit le mariage. (7) Et blanc, le Kittel. (8) Que l’on ne remet pas à Yom Kippour, ce qui n’est pas le cas des autres vêtements que l’on porte sous le dais nuptial. (9) Voir, à ce propos, la lettre n°1776. (10) De Jérusalem.

Lettre n°1688

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1688, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de jeudi dernier, par laquelle vous me faites part de votre situation et des douleurs que vous éprouvez, à votre jambe droite.

Vous savez que, spirituellement, la jambe fait allusion à la Tsédaka et à la foi(1). En conséquence, et malgré votre situation particulièrement difficile, vous vous efforcerez de donner de la Tsédaka. Vous renforcerez également votre foi et votre confiance en Dieu, Qui guérit toute chair et accomplit des prodiges.

Dieu vous enverra une guérison complète. Il fera des merveilles et transformera votre état, d’une extrême à l’autre. Le canal et le réceptacle pour attirer ces bénédictions(2) sont un temps fixé pour l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, un accomplissement des Mitsvot de la meilleure façon qui soit(3).

Que Dieu vous donne la réussite et que vous puissiez donner de bonnes nouvelles, dans tous ces domaines.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à ce propos, les lettres n°334 et 979. (2) De Dieu. (3) En dépassant la ligne de la Loi.

Lettre n°1689

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1689, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Mi’haël(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du second jour de Roch ‘Hodech Tamouz, avec la liste des élèves(2) qui y était jointe. Sans en faire le voeu, je mentionnerai leurs noms près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.

Vous évoquez les Mikwés, existant sur place, qui sont remplis avec de l’eau du robinet(3). Votre lettre semble indiquer qu’il s’agit, à proprement parler, de l’eau provenant des canalisations!

Sans donner des proportions à cette situation, il conviendrait peu à peu, d’y remédier et de les remplir avec de l’eau de pluie ou, s’il n’y en a pas là où vous vous trouvez, avec des blocs de glace ou encore par un raccord à une source.

Le fascicule(4) édité à l’occasion du 12-13 Tamouz vous est sans doute déjà parvenu. Vous organiserez la célébration de la manière qui convient, en présence des personnes de la ville et vous orienterez tout cela vers l’action concrète, qui est essentielle.

Avec ma bénédiction de réussite dans vos activités communautaires et dans vos préoccupations personnelles, de même qu’à l’occasion de la fête de la libération,

Notes

(1) Le Rav M.Lipsker, de Meknès. Voir, à son propos, la lettre n°1547. (2) Des élèves des écoles Loubavitch de Meknès. (3) A la place de l’eau de pluie. Voir, à ce sujet, la lettre n°1547. (4) Des enseignements du précédent Rabbi, dont l’avant propos est la lettre n°1685.

Lettre n°1690

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1690, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Tamouz 5712,

Brooklyn, New York,

Qu’une grande paix soit obtenue par cet homme important,

le grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu, rend le jugement,

conduit sa communauté avec droiture, homme enthousiaste,

multipliant les actions positives, d’une grande splendeur,

le Rav Raphaël Barou’h(1) Chlita,

Je vous adresse mon salut, sans fin et mes bénédictions, sans limite,

Je vous remercie beaucoup d’avoir gentiment reçu le grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Chalom ‘Haskind(2). J’ai été heureux de recevoir, de sa part, une lettre, dans laquelle il me dit avoir échangé des propos de Torah avec vous.

Que Dieu accorde à chacun d’entre nous notre part dans Sa Torah, afin de la glorifier et de la magnifier, avec la tranquillité de l’esprit et du corps, dans la largesse véritable.

Je vous présente mes excuses pour ne pas avoir répondu à votre lettre du 24 Iyar et à la précédente. J’ai planté un piquet dans un endroit sûr(3), car nos Sages disent que l’on ne répond pas au déshonneur(4). En effet, la situation, ici, est telle qu’il n’y a pas grand espoir, pour notre peine et notre douleur, d’organiser des réunions de protestation contre les injustices faites aux enfants issus de familles religieuses par ceux qui veulent les écarter de notre sainte Torah, ce qu’à Dieu ne plaise(5).

Car, cette situation est bien connue, ici et, pour différentes raisons, il a été impossible, jusqu'à maintenant, malgré nos efforts, d’alerter l’opinion publique pour obtenir qu’elle émette la protestation qui s’impose.

Pour l’heure, il semble donc qu’il n’y ait rien d’autre à faire que de convaincre les parents, sur place(6), de protester avec véhémence contre ceux qui s’en prennent aux âmes de leurs enfants et veulent les séparer de l’eau vive, du Dieu de vie et de la Torah de vie, ce qu’à Dieu ne plaise. Que Dieu protège Son peuple, Israël, partout où il se trouve. Qu’Il illumine la pénombre de l’exil jusqu'à la venue de notre Machia’h, juste libérateur, très bientôt et de nos jours.

Avec ma grande bénédiction pour vous, pour votre enseignement et pour ceux qui en bénéficient,

Le Rav Ch. ‘Haskind m’a transmis le nom des organisations et des associations se trouvant ici, qu’il vous a communiquées pour que vous leur fassiez part de cette situation. Peut-être, en vous adressant directement à elles, pourrez-vous être quelque peu aidé, dans la mesure où elles n’ont pas encore eu de contact direct avec vous(7). En effet, vous êtes un Rav, dirigeant la communauté d’une grande ville et votre nom est bien connu.

Notes

(1) Le Rav R.B. Toledano, grand Rabbin de Meknès. Voir, à son propos, la lettre n°944. (2) Voir, à son propos, les lettres n°1546 et 1547. (3) J’avais de bonnes raisons de le faire. (4) Le Rav Toledano demandait l’aide du Rabbi pour le sauvetage des enfants originaires du Maroc ayant immigré en Terre Sainte et dont les parents étaient restés au Maroc. Là, les autorités sionistes tentaient, par tous les moyens, de les écarter de la pratique juive. Mais, le Rabbi, constatant que l’on ne pouvait rien faire pour remédier à cette situation, indique qu’en pareil cas, l’on ne répond pas au déshonneur. (5) Voir, à ce propos, les lettres du précédent Rabbi, tome 7, lettre n°1987 et les lettres du Rabbi, lettre n°865. (6) Restés au Maroc. (7) Textuellement dans la mesure où vous êtes un visage nouveau.

Lettre n°1691

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1691, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Tamouz 5712,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires, homme plein

d’empressement, aux multiples accomplissements,

le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu, quoiqu’avec un peu de retard, votre lettre du 23 mai, avec ce qui y était joint.

Je me souviens de ce que m’a dit mon beau-père, le Rabbi, à propos du centre(2) que vous avez créé et de ce qu’il y a lieu d’en attendre. Il vous a même transmis sa participation personnelle, pour cette création. Vous n’avez donc nul besoin de mon accord(3). Néanmoins, je fais suite au roi(4), à mon tour, pour vous exprimer mes vœux de réussite, concernant ce centre. Par l’intermédiaire de notre bureau(5), vous recevrez également ma participation à ses activités, pour un montant de quinze mille francs.

Vous parlez, dans votre lettre, d’un mémorial, à Paris, qui serait le tombeau du martyr juif inconnu(6). Vous me pardonnerez de ne pas partager votre avis, en la matière. Je pense à ceux qui sont morts pour sanctifier le Nom de Dieu(7), à la réaction qui serait la leur s’ils apprenaient qu’un mémorial leur est consacré en plein Paris, fondé par une association dirigée par des ‘Hassidim, des Justes, certes, mais appartenant à d’autres nations(8). Que diraient-ils d’une telle idée?

Bien plus, il y a actuellement des centaines, des milliers, des dizaines de milliers de martyrs vivants(9), qui sont bien connus, qui ne disposent pas même d’un morceau de pain, au sens matériel. Plus nombreux encore sont ceux qui sont dépourvus de pain spirituel.

Pour quelle raison leur faim n’est-elle pas assouvie? Essentiellement pour des raisons financières. Dès lors que l’on parvient à réunir des fonds, la question qui se pose est donc la suivante. Faut-il construire un mémorial de pierre, à Paris, sur une large place, afin que ceux qui passent à proximité de ce monument se souviennent que plusieurs millions de Juifs sont morts pour sanctifier le Nom de Dieu ou bien, pour la même somme, est-il préférable de donner à manger et à boire à ceux qui ont faim et soif, au sens littéral ou bien faim et soif de la Parole de Dieu, Source de la vie? Il me semble que la réponse à cette question ne fait aucun doute.

Certes, on pourrait justifier votre raisonnement en disant qu’il est devenu courant de satisfaire les besoins de ceux qui ont faim et soif, que cela se fait chaque jour et que nombreux seront donc ceux qui refuseront leur participation financière à une telle action. A l’opposé, bâtir un grand mémorial dans une ville importante, qui suscitera l’intérêt des grands d’Israël et de nombreux Justes des nations, attirera des participations enthousiastes et chaleureuses.

Malgré tout cela, il est bien difficile de trancher, en la matière et d’accepter l’investissement de milliers de dollars dans des pierres et de la terre, en un coin de Paris, alors que des milliers, des dizaines de milliers de Juifs, en Terre Sainte et à l’extérieur de celle-ci, réclament des secours urgents.

Je m’excuse encore une fois de contredire votre avis par la présente. J’ai bon espoir que vous ne m’en voudrez pas.

Avec ma bénédiction et mes respects, pour vous et votre épouse, de même qu’à tous les membres de votre famille, mes proches parents,

Notes

(1) Le Rav Its’hak Schneersohn, de Paris. (2) Il s’agit du musée de la déportation, à Paris. (3) Pour le créer. (4) Au précédent Rabbi. (5) Le bureau d’aide aux réfugiés, à Paris, sous la direction du Rav Binyamin Gorodetski. (6) Il s’agit du mémorial du martyr juif inconnu, dans la crypte du musée précédemment cité. (7) Aux six millions de victimes du nazisme. (8) Les non-Juifs se consacrant à ce projet avec le Rav Schneersohn. (9) Les rescapés de la Shoa.

Lettre n°1692

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1692, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tamouz 5712,

Brooklyn, New York,

Au respectable donateur, homme de qualités, aux

multiples accomplissements pour soutenir les tentes(1),

monsieur David Mimran, président du comité juif de

Marrakech, Maroc,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, expédiée il y a quelques temps et, du fait de mes nombreuses occupations, je n’ai pas pu y répondre auparavant.

Vos propos chaleureux, concernant les institutions Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch m’ont réconforté. J’espère que vous-même et les membres du comité êtes de ceux qui parlent peu et agissent beaucoup. Votre soutien et votre aide à ces saintes institutions iront donc croissant, seront de plus en plus importants, comme tout ce qui vit et se développe. Et, nos Sages disent que l’on connaît l’ascension pour tout ce qui est lié à la sainteté.

La fête de la libération du 12 et 13 Tamouz, celle de mon beau-père, le Rabbi, chef de notre génération, dont nos institutions portent le nom, a une portée générale et elle marque la victoire de la Torah et du Judaïsme. A cette occasion, je vous joins un fascicule du 12-13 Tamouz 5712, que nous venons d’éditer(2). Il contient des enseignements de notre maître et vous le mettrez sûrement à la disposition de votre entourage.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) De l’étude de la Torah. (2) Voir le Séfer Hamaamarim Kountrassim, tome 3, page 89.

Lettre n°1693

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1693, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tamouz 5712,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

plein d’empressement, aux multiples accomplissements,

le Rav Binyamin Mendelsohn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 2 Tamouz.

Vous dites que l’on aurait pu faire venir le Machia’h depuis longtemps, en réalisant des unifications entre les niveaux spirituels, dans les sphères célestes. Vous consulterez, à ce propos, ce que dit l’Admour Haémtsahi dans le Chaareï Ora, au discours intitulé Il viendra, portant un vêtement royal, à partir du chapitre 94. Ce texte explique la différence entre la venue du Machia’h en son temps et le fait de la hâter.

Je vous joins le fascicule qui a été édité à l’occasion de la fête de la libération des 12-13 Tamouz, qui approche. A n’en pas douter, il vous intéressera beaucoup.

Avec ma bénédiction et mes respects,

Lettre n°1694

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1694, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tamouz 5712,

Je regrette que vous ne mentionniez pas, dans votre lettre, le fait que vous cherchez à vous marier. Vous savez quel est mon avis, sur cette question. Il appartient à l’homme d’effectuer cette recherche.

Une image est donnée, à ce propos, celle de l’homme qui a perdu ce qui lui appartient. Il est clair qu’une telle personne ne restera pas chez elle, attendant que quelqu’un vienne lui dire : Je l’ai trouvé et peut-être t’appartient-il. Bien au contraire, elle quittera sa maison et se mettra en quête de ce qu’elle a perdu. Plus encore, nos Sages disent que celui qui veut se marier doit connaître une phase de chute, par rapport au niveau qui est le sien.

Que Dieu vous confère la réussite,

Lettre n°1695

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1695, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tamouz 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre du 29 Sivan et j’y ai lu que vous avez visité Kfar ‘Habad, que vous y avez assisté à une réunion ‘hassidique et que vous avez été émue par la chaleur, la sincérité et le plaisir juif et ‘hassidique dont vous avez été témoin.

Vous connaissez sans doute l’affirmation de nos Sages, selon laquelle l’action l’emporte sur l’étude. En d’autres termes, l’acte concret est plus important que la théorie. Il en est ainsi chez tous les hommes et, en particulier chez les jeunes.

Chaque événement survenant à l’homme est un effet de la divine Providence, que l’on doit considérer comme un enseignement de Dieu, une leçon pour sa vie personnelle.

Vous avez encore toute votre vie devant vous. Vous devez donc comprendre que le plaisir et l’enthousiasme juifs et ‘hassidiques dont avez été témoin ne doivent pas uniquement être considérés comme une bonne chose. Il y a là une indication sur la nécessité d’observer plus attentivement la vie et de vous transformer, afin d’intégrer ces éléments positifs dans votre existence.

Bien évidemment, on ne peut s’approprier un élément positif. Il faut aussi le transmettre aux autres. J’ai donc bon espoir que vous exercerez une influence positive sur votre entourage, auquel vous apporterez, cet état d’esprit, ce message et cette aspiration.

J’espère que vous ne vous contenterez pas de cette seule visite aux ‘Hassidim, mais que vous continuerez à aller chez eux, de temps à autre. Vous visiterez également le Beth Rivka, qui se trouve sur place.

Que Dieu vous accorde Son aide pour que votre visite en Erets Israël soit fructueuse. Je serais heureux d’avoir de vos bonnes nouvelles.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°1696

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1696, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Aux jeunes gens, ‘Hassidim qui craignent Dieu,

Ze’harya Sabari,

Yossef Jamel,

Yossef Dorani,

Yaakov Yafet,

Morde’haï Dahari,

Ezra Reyani,

Chimeon Sabari,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu connaissance, avec plaisir, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, aux multiples accomplissements, le Rav Zalman Touvya Hacohen(1), des actions positives que vous avez réalisées, pour obtenir les inscriptions(2), en particulier et pour promouvoir une bonne éducation, en général, afin de rapprocher le cœur des Juifs de leur Père Qui se trouve dans les cieux.

Vous savez ce qu’explique l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, au début de son livre Torah Or. Il affirme que, lorsque l’on pratique un acte de Tsédaka, on obtient un cerveau et un cœur mille fois plus affinés. Or, s’il en est ainsi pour la Tsédaka matérielle, combien plus est-ce le cas pour celle qui est spirituelle.

Puisse Dieu faire que cette promesse s’accomplisse pleinement en chacun de vous. Vous connaîtrez la réussite dans votre étude de la Torah de Dieu, de sa partie révélée comme de la ‘Hassidout. Vous l’apprendrez avec la crainte de Dieu et, selon les termes de mon beau-père, le Rabbi, vous grandirez pour être des hommes qui craignent Dieu, des ‘Hassidim et des érudits de la Torah.

Je vous adresse ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération de mon beau-père, le Rabbi, emprisonné pour son œuvre, pleine d’abnégation, afin de renforcer la Torah et le Judaïsme. Les actions des pères(3) sont une indication pour les fils, qui sont les élèves, un bon signe, apportant un bon Mazal.

Notes

(1) Le Rav Z.T. Abelski. Voir, à son propos, la lettre n°1815. (2) Des élèves, à l’occasion de la rentrée scolaire du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, en Terre Sainte. (3) En l’occurrence du précédent Rabbi.

Lettre n°1697

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1697, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me décrivez votre situation, de même que celle de votre épouse(1). Un médecin spécialiste l’a examinée et considère qu’elle n’a pas de problème. Il souhaite maintenant vous examiner vous-même et vous vous y refusez, à cause du problème que cela pose du point de vue de la Hala’ha(2).

A ce propos, nous avons entendu, à différentes reprises, de mon beau-père, le Rabbi(3) qu’il faut, en la matière, faire don de soi-même(4). Vous devez donc pratiquer cet examen. Néanmoins, il est deux manières de le faire(5).

On peut donc prélever de la semence chez la femme, après une relation conjugale, ce que la Hala’ha permet plus aisément. C’est donc, a priori, de la sorte qu’il faut pratiquer. Néanmoins, si le médecin spécialiste vous affirme clairement qu’il ne peut obtenir des résultats probants de cette manière, vous aurez recours à la seconde possibilité.

Notes

(1) Qui ne parviennent pas à avoir des enfants. (2) Cet examen impliquant une émission de semence. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°666 et 700. (4) Et faire tout ce qui est en son pouvoir pour avoir des enfants. (5) La semence peut être prélevée chez l’homme ou chez la femme.

Lettre n°1698

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1698, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la Yechiva Loubavitch de Lod,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai bien reçu vos lettres du 17, 24, 27 Sivan et 3 Tamouz, avec les vingt et un dossiers d’élèves qui y étaient joints, de même que le télégramme par lequel vous m’annoncez que vous avez mis le baraquement à la disposition du réseau(1).

B) Vous évoquez l’école professionnelle. Il me semble vous avoir écrit que l’on s’est adressé encore une fois, d’ici, au docteur Shapiro, qui promet d’intervenir, en la matière, dans toute la mesure de ses possibilités, afin que le Joint prenne en charge la totalité de la dépense, à l’exception de la construction.

Peut-être serait-il bon de ne pas diffuser tout cela, chaque fois qu’il est possible de s’en abstenir, afin que rien ne soit remis en cause, d’autant que, comme vous le dites dans votre lettre, il semble que le comité des Yechivot ne soit pas enchanté par ce projet.

Je vous ai également écrit qu’il fallait faire les plus grands efforts pour entamer la construction. Même si le Joint ne peut la financer, peut-être y a-t-il un espoir qu’il apporte son concours pour l’améliorer et l’aménager. Sa participation dépendra de la valeur des travaux(2) et de vos relations. Le docteur Shapiro dit qu’il adoptera lui-même une attitude positive, en la matière.

C) Faut-il utiliser votre baraquement pour l’école professionnelle? Il semble que cela n’a pas d’intérêt, car il est trop petit et il est impossible de l’agrandir. Comme je l’ai dit, il est préférable d’envisager une construction qu’il sera possible d’étendre, par la suite.

D) Quant à la subvention de quatre mille(3) accordée par l’Agence juive et au prêt, du même montant, qui vous a été proposé, il y a deux ans, je vous ai, là encore, déjà écrit qu’il faut s’efforcer de les obtenir au plus vite, bien entendu.

E) Vous évoquez le bâtiment du Kfar(4) que vous souhaitez utiliser pour l’école professionnelle. Mais, vous écrivez aussi qu’il a été construit et aménagé pour la Yechiva. Je ne vois donc aucune raison de le lui retirer, d’autant que la Yechiva existe déjà, alors que cette école doit encore être fondée.

Votre lettre semble également indiquer que vous ne souhaitez pas le prendre. Bien évidemment, la direction de la Yechiva, au Kfar, doit être du même avis.

F) J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que vous avez un plus grand nombre d’élèves. Pour autant, il ne faut pas aller à l’autre l’extrême et les multiplier au delà de toute proportion. Il faut aussi tenir compte de la manière dont les recettes évoluent.

On peut, en la matière, imiter mon beau-père, le Rabbi, qui avait coutume de dire : J’ai toujours été en dette pour financer les activités communautaires. Malgré cela, il savait jusqu'à quelle limite il pouvait laisser les dépenses dépasser les recettes.

Bien évidemment, il ne faut pas accepter de très jeunes élèves et transformer la Yechiva en Talmud Torah.

G) Vous évoquez le central British Fund. Cette organisation a reçu, depuis longtemps, une lettre et un mémorandum de la part de notre bureau, à Paris(5). Elle doit donc se mettre en relation avec ce bureau de Paris, afin que vos courriers et ceux du bureau ne se contredisent pas.

H) Vous avez sûrement reçu, en son temps, le fascicule(6) édité à l’occasion de la fête de la libération(7).

Vous profiterez des 12 et 13 Tamouz qui approchent, de la manière qui convient. J’attends de vos bonnes nouvelles, en la matière.

Je vous joins sept lettres pour des élèves.

Avec ma bénédiction à toute l’assemblée, à l’occasion de la fête de la libération,

M. Schneerson,

Notes

(1) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch. Voir, à ce propos, la lettre n°1649. (2) Textuellement de l’évaluation des juges. (3) Livres. Voir, à ce propos, la lettre n°1649. (4) Kfar ‘Habad. (5) Le bureau d’aide aux réfugies, dirigé par le Rav Binyamin Gorodetski. (6) Des enseignements du précédent Rabbi. (7) Du 12-13 Tamouz.

Lettre n°1699

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1699, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Tamouz 5712,

Brooklyn,

A mon parent, le grand Rav, distingué ‘Hassid

qui craint Dieu et se consacre aux besoins

communautaires, le Rav Avraham Yehouda(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 2 Tamouz, avec la demande de bénédiction qui y était jointe, de même que votre lettre précédente. Je lirai la demande de bénédiction, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Ces jours propices de sa délivrance, les 12 et 13 Tamouz, ont un mérite particulier et celui dont nous célébrons la joie suscitera donc la bénédiction et la réussite pour ceux qui sont attachés à lui, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de tous leurs besoins et de ceux des membres de leur famille.

Je vous remercie également pour vos condoléances(2). Je vous joins une copie de ce que j’ai dit à ceux qui me présentaient les leurs, le 19 Iyar.

Ma mère ne sait ce qui s’est passé(3). En effet, nous craignons pour son état de santé. Je demande donc à tous ceux qui ont appris la nouvelle de ne rien lui écrire, à ce propos.

Quant aux manuscrits de ‘Hassidout qui se trouvent à Paris(4), vous me demandez s’il y a, sur place, de jeunes ‘Hassidim, capables de les obtenir(5). Ceux-ci sont des réfugiés, se trouvant dans une contrée étrangère et il ne faut donc pas compter sur leur influence.

Néanmoins, ils ont une bonne connaissance des manuscrits de ‘Hassidout et ils pourront sûrement vous aider, si vous avez besoin de leurs compétences et de leur expertise. Vous pouvez vous adresser directement à eux, par l’intermédiaire de notre bureau, à Paris(6). Un jeune homme possédant cette compétence est le Rav et ‘Hassid, Rav Hillel Pevsner(7).

Il convient, cependant, en l’occurrence, de demander à vos connaissances qui ont une influence, à Paris, de les contacter. Peut-être serait-il bon, dans un premier temps, d’envoyer ces manuscrits ici. Les démarches pourraient s’en trouver facilitées si vous expliquez que le centre de la ‘Hassidout ‘Habad, à laquelle ces manuscrits appartiennent, se trouvent ici.

Comme chaque année, un fascicule(8) a été édité, à l’occasion de la fête du 12 et 13 Tamouz. Vous le trouverez ci-joint. Il vous intéressera sûrement.

Je conclus ma lettre en vous exprimant mes respects, en vous saluant et en vous souhaitant une bonne santé, de même qu’aux membres de votre famille.

Votre parent,

N. B. : Vous mentionnez, dans votre lettre, le dicton suivant : Tout retard est pour le bien. Je recherche, depuis longtemps, son origine dans la littérature juive. Pour l’heure, je ne l’ai pas trouvée.

Notes

(1) Le Rav A.Y. Hen, de Paris. Voir, à son propos, la lettre n°542. (2) A l’occasion du décès du frère du Rabbi. Voir, à ce propos, la note, à la fin de la lettre n°1566. (3) Elle n’a pas connaissance du décès de son fils. (4) Ayant appartenu au grand Rav et ‘Hassid, le Rav David Tsvi Hen, père du Rav Avraham Yehouda Hen. Voir, à ce propos, la lettre n°1749. (5) De faire les démarches pour obtenir leur restitution. (6) Le bureau d’aide aux réfugiés, dirigé par le Rav Binyamin Gorodetski, à Paris. (7) Voir, à son propos, la lettre n°1749. (8) D’enseignements du précédent Rabbi.

← Lettres précédentes Lettres suivantes →
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android. Télécharger Koulam