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Iguerot Kodesh — lettres 1618 à 1638

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°1618

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1618, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai bien reçu votre lettre du 25 Iyar et je vous remercie pour la bonne nouvelle qu’elle contenait, le fait que les personnes à propos desquelles je vous interrogeais vont mieux.

B) Vous évoquez le découragement de... Le mérite et l’obligation de leur remonter le moral incombent aux ‘Hassidim âgés. Bien plus, ils doivent les encourager, leur dire que, si Dieu les fait souffrir en leur imposant des difficultés pour gagner leur vie, Il leur permet, grâce à cela, d’être en bonne santé. Leur situation matérielle s’améliorera donc également. Leur soucis est plus fort que ce qu’il devrait être, alors qu’ils devraient, bien au contraire, se réjouir de l’échange(1) qui est ainsi pratiqué.

La joie brise toutes les limites et ils cesseront donc d’être soucieux. Ainsi, ils gagneront largement leur vie et auront, en outre, une bonne santé. Ils trouveront sûrement les termes qui conviennent et le moment propice pour les encourager.

A l’occasion du temps du don de notre Torah, je vous adresse ma bénédiction et, par votre intermédiaire, à vos élèves et à ceux qui vous suivent, pour la recevoir avec joie et profondeur.

N. B. : L’expression pour recevoir la Torah avec joie et profondeur est le texte de la bénédiction qu’accordait mon beau-père, le Rabbi, pour la fête de Chavouot.

Le Séfer Hamaamarim 5709(2) vient de paraître. Il reprend tous les discours ‘hassidiques édités pendant cette année. J’ai donc proposé aux ‘Hassidim d’étudier, pendant ce mois, les jours qui le précèdent et qui le suivent, les discours de Chavouot 5709, de même que les causeries, les lettres qui figurent dans le fascicule n°66(3), celui de Chavouot 5709. Vous voudrez bien diffuser ce message parmi les ‘Hassidim.

Notes

(1) Entre la subsistance matérielle et une bonne santé. (2) 1949, du précédent Rabbi. (3) Qui fait partie de ce Séfer Hamaamarim.

Lettre n°1619

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1619, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5703,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu vos deux lettres en leur temps. Vous m’y faites part de votre état de santé et il semble que vous n’ayez pas un bon moral. Vous devez donc placer toute votre confiance en Dieu, Qui guérit toute chair et fait des prodiges. Il enverra Sa Parole et vous guérira(1).

Mais, il est, en outre, nécessaire de forger des réceptacles afin d’avoir recours aux voies de la nature. Il faut donc se conformer aux prescriptions des médecins. Toutefois, il faut distinguer deux domaines. Seule votre force d’action suivra l’avis des médecins, mais non votre pensée.

En effet, vous n’êtes pas médecin vous-même. Vous avez accès à l’étude de la Torah et c’est donc uniquement à elle et à la pratique des Mitsvot que vous devez consacrer votre pensée. Toutes les discussions médicales ne vous concernent pas. Il est donc dommage de perdre votre temps pour cela.

On ne vous demande pas d’investir votre réflexion dans le domaine médical et vous devez donc la réserver à un autre domaine qui est, à mon sens, l’étude de la Torah. Or, un manque est ainsi créé, qui, en l’occurrence, est double, puisque l’on constate une déficience(2) d’un côté, une activité superflue(3), de l’autre.

Si vous réfléchissez, ne serait-ce que quelques instants, à tout cela, vous éprouverez une grande joie, puisque Dieu vous a donné le mérite d’étudier la Torah. Vous redoublerez donc d’ardeur dans ce domaine et vous illuminerez vos quatre coudées. Nos Sages disent que toute la ville constitue les quatre coudées d’un homme(4). Vous l’éclairerez donc de la bougie (qui) est une Mitsva et (de) la Torah (qui) est une lumière, de même que du luminaire de la Torah, qui est la ‘Hassidout.

Avec ma bénédiction de bonne santé pour vous, pour votre épouse et pour les membres de votre famille et afin de recevoir la Torah avec joie et profondeur.

Notes

(1) Voir, à ce propos, les lettres n°1362, 1728 et 1733. (2) Dans l’étude de la Torah. (3) La réflexion aux problèmes médicaux. (4) Son domaine.

Lettre n°1620

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1620, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous connaissez sans doute le récit de nos Sages(1) selon lequel tous les enfants d’Israël furent en bonne santé, quand la Torah fut donnée. Et, les écrits du Ari Zal, cités par le Lev David du ‘Hida, commentant le verset(2) ces jours sont commémorés et revécus, affirment qu’un événement, lorsqu’il est commémoré comme il convient, se déroule à nouveau.

On peut donc revivre tout ce qui s’est passé pendant ces jours. Je vous souhaite qu’en ces jours de limitation(3) et de préparation au don de la Torah, vous réussissiez ces préparatifs. Ainsi, à n’en pas douter, vous serez en bonne santé et vous recevrez la Torah avec joie et profondeur, selon le texte de la bénédiction que donnait mon beau-père, le Rabbi.

Avec ma bénédiction pour une joyeuse fête,

Notes

(1) Voir, à ce propos, les lettres n°1568 et 1579. (2) Meguilat Esther 9, 28. (3) Les trois jours précédant Chavouot.

Lettre n°1621

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1621, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 22 Iyar. J’y ai appris, avec plaisir, que vous vous efforcez d’influencer votre entourage, à l’armée, dans le sens de la crainte de Dieu. Sans doute redoublerez-vous d’efforts en ce sens, durant les jours qui viennent.

En effet, l’Attribut du bien est plus fort que celui du malheur. Or, disent nos Sages à propos de cette période du talon du Machia’h, chaque jour apporte une malédiction plus forte que celle de la veille. Combien plus la bénédiction doit-elle être de plus en plus intense, d’un jour à l’autre, non seulement pour annuler la malédiction, ce qu’à Dieu ne plaise, mais aussi pour multiplier la lumière et l’enthousiasme, afin que chacun, selon ses possibilités, rapproche la fin de l’exil.

Vous me dites qu’il vous semble que vos paroles n’émanent pas de votre cœur(1). Or :

1. Vous connaissez le proverbe(2) de mon beau-père, le Rabbi, soulignant que l’on n’a pas le droit de médire d’un Juif, même s’il s’agit de soi-même.

2. Même si vous aviez raison, votre entourage et ceux qui reçoivent votre influence ne doivent pas souffrir, de ce fait. Le tort que vous vous faites à vous-même, de cette façon, est suffisant. Il ne faut pas, en outre, lui ajouter un tort envers les autres.

Que Dieu vous garde donc d’arrêter vos efforts, de cesser vos paroles d’encouragement. Bien au contraire, celles-ci doivent être encore plus précises. Néanmoins, vous devez aussi faire les efforts nécessaires en fonction de votre âme divine, de votre âme animale et de votre corps. En effet, chacun a conscience de ce qu’il est, au moins partiellement. Vous trouverez donc les moyens nécessaires pour obtenir le résultat escompté.

Nos Sages disent que si quelqu’un te dit qu’il a fait des efforts et que ceux-ci ont été couronnés de succès, crois-le. Vous connaîtrez donc sûrement la réussite, d’autant que vous bénéficiez du mérite des nombreuses personnes que vous guidez vers la Torah et les Mitsvot. Vous vous consolerez ainsi de votre situation en vous rappelant de l’explication du Rambam, citée par différents textes de ‘Hassidout, selon laquelle chaque Juif désire, par nature, mettre en pratique la Volonté de Dieu. Néanmoins, il est combattu par son mauvais penchant. Parfois, celui-ci parvient à le vaincre et lui impose un comportement négatif.

Vous consulterez également le chapitre 41 du Tanya, à la page 58a, qui dit : L’union et l’intégration de l’âme en la Lumière de Dieu, au point de ne former qu’une seule et même entité, sont recherchées par chaque Juif d’une manière profondément sincère, de tout son cœur et de toute son âme, grâce à l’amour naturel qui est caché dans le cœur de chaque Juif et lui permet de s’attacher à Dieu. Fin de citation pour ce qui concerne notre propos.

J’attends de vos bonnes nouvelles. Vous me direz que vous poursuivez votre action et rapprochez les cœurs juifs de leur Père Qui se trouve dans les cieux. Peu à peu, vous sentirez que votre propre situation s’améliore.

Vous pouvez déduire de ce qui vient d’être dit la réponse à votre question. Vous me demandez si vous devez conserver vos fonctions rabbiniques(3). Il est clair que vous le ferez et vous multiplierez les bonnes actions. Avec l’effort qui convient, il est sûr que vous connaîtrez la réussite.

Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et profondeur,

Notes

(1) Ne sont pas totalement sincères. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1593. (3) D’aumônier militaire.

Lettre n°1622

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1622, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5712,

Brooklyn,

Aux dirigeants du Collel ‘Habad,

auxquels Dieu accordera longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 17 Iyar, par laquelle vous me faites savoir que vous agrandissez et développez l’institution de bienfaisance appelée caisse d’entraide Na’houm Dov Denberg du Collel ‘Habad et que vous avez élargi sa direction.

Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, votre action soit également fructueuse. Le succès dépendra de l’institution comme de ceux qui contractent un prêt auprès d’elle. Nos Sages disent que la bienfaisance est plus importante que la Tsédaka, car elle s’adresse également aux riches. Sans doute avez-vous à cœur également, dans de telles situations, d’aider le prêteur en lui procurant une source de revenus fixe. En pareil cas, il est justifié de renoncer à quelques exigences de l’institution envers lui, pourvu qu’on puisse le secourir et lui permettre de subvenir à ses propres besoins.

L’importance de la bienfaisance est enseignée également par les trois Patriarches. Avraham la représente, alors qu’Its’hak correspond à la prière et Yaakov, qui réside dans la tente, introduit l’étude de la Loi Ecrite et de la Loi Orale. En ce sens, la bienfaisance caractérise le premier des Patriarches et l’on sait que Avraham est grand parmi les géants.

Nous devons nous identifier au comportement de Dieu, Tout comme Il fait de bonnes actions, tu en feras de même. Puisse Dieu faire que nous ayons ainsi le mérite de recevoir la Torah, une Torah de bonté, avec joie et profondeur.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,

Lettre n°1623

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1623, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[3 Sivan 5712(1)]

Page 2b : On se marie à dix huit ans, c’est-à-dire à dix huit ans révolus, tout comme on commence l’étude de la Torah à cinq ans, ce que le Rambam définit comme si on avait six ans(2). Vous consulterez les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 1 et le Kountrass A’haron, fin du premier paragraphe.

Page 4a : Il est permis de dépasser cet âge. Y a-t-il une date limite? Ce point est longuement traité dans les lois de l’étude de la Torah, précédemment citées, au début du chapitre 3 et dans le Kountrass A’haron, que vous consulterez.

Page 7a : Celui qui a déjà des enfants a-t-il le droit de vendre un Séfer Torah(3) pour épouser une femme pouvant lui en donner d’autres? Les Pisskeï Dinim du Tséma’h Tsédek, commentaires sur le traité Yebamot 61b, semblent retenir le principe selon lequel cette vente est possible.

Page 133b : Qu’en est-il de la relation qu’une femme peut avoir avec un esprit? Le Tséma’h Tsédek, dans ses Pisskeï Dinim sur le traité Yebamot 59, considère qu’elle reste permise à son mari, même si elle a délibérément accepté cette relation(4).

Page 104b : Le mot Petsoua Daka(5) est écrit avec un Alef(6). En plus de ce que le Otsar Hapossekim dit, à ce propos, dans les notes de la page 168, à la fin de la seconde colonne, vous trouverez ici ce que disent le Otsar Hasefarim et les manuscrits de monsieur Sasson, de Londres :

A) Le Tana’h du Rachba a été écrit, par un seul scribe, pour son petit-fils, qui s’appelle Astruc, fils d’Its’hak, fils du Rachba. Dans ce manuscrit, Daka est écrit avec un Alef.

B) Dans le Tana’h rédigé de la main d’un disciple du Rachba, Rabbi Chem Tov Ben Gaon, auteur du Migdal Oz, commentaire du Rambam, Daka est écrit avec un Hé. Puis, Rabbi Chem Tov ratura lui-même ce mot et inscrivit Daka avec un Alef.

C) Dans un Tana’h particulièrement ancien, le ‘Houmach de Damas, écrit il y a mille cent ans et décrit dans le Ohel David, aux pages 22 et 23, Daka est écrit avec un Alef.

D) Dans un ‘Houmach manuscrit écrit il y a cinq cents ans, portant le numéro 516 et mentionné par le Ohel David, à la page 21, Daka est écrit avec un Alef.

E) Dans un Tana’h manuscrit, portant le numéro 499, écrit il y a cinq cents ans et mentionné par le Ohel David, à la page 15, Daka est écrit avec un Alef.

F) Dans un ‘Houmach yéménite manuscrit, écrit il y a cinq cents ans, portant le numéro 942 et mentionné par le Ohel David, à la page 607, Daka est écrit avec un Alef.

G) Dans l’édition de Plantin et Bamberger, de l’année 5326(7), Daka est écrit avec un Alef.

Notes

(1) Cette lettre est imprimée dans les commentaires du Otsar Hapossekim, paru à Jérusalem en 5722-1962, Even Haézer, tome 1, page 309. Elle se trouve également dans le Likouteï Si’hot, tome 24, page 454. (2) C’est-à-dire à cinq ans révolus. (3) Ce qui est, d’ordinaire, interdit. (4) Ce qui n’est pas le cas si elle trompe son mari. (5) Désignant l’homme dont les parties génitales ont été tranchées. Voir, à ce propos, les lettres n°1093 et 1668. (6) Dans le Séfer Torah, alors que, selon la coutume des Sefardim, il est écrit avec un Hé. (7) 1566.

Lettre n°1625

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1625, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Sivan 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai reçu avec plaisir votre lettre de mardi, premier jour de limitation(1). J’étais déjà inquiet, car vous aviez cessé de m’écrire depuis longtemps. Dieu merci, tout va bien et il semble que cette interruption n’était pas réellement motivée.

B) J’ai lu avec peine, dans votre lettre qu’il y a peu de chances que l’aide financière à nos institutions soit augmentée. Que Dieu fasse que nos moyens se développent. En effet, la réussite est, Dieu merci, immense. Chaque Shekel que nous obtenons nous permet d’avoir une réussite beaucoup plus considérable que celle que nous avons connue jusqu'à maintenant.

On peut comprendre pourquoi il en est ainsi en consultant le chapitre 27 d’Igueret Hakodech et son commentaire, selon lesquels le Juste qui quitte ce monde y est encore plus présent(2). La réussite doit donc être encore plus vaste.

Une autre raison peut, en outre, être découverte dans l’explication de nos Sages selon laquelle le Saint béni soit-Il fait passer la guérison avant la plaie. En effet, les besoins sont de plus en plus importants alors que les forces vives diminuent. Il faut donc compenser en obtenant la réussite.

Que Dieu fasse qu’encore à l’avenir, l’intérêt soit supérieur au capital et, conformément au proverbe de mon beau-père, le Rabbi : Puissions-nous avoir le mérite d’être parmi ceux à qui Dieu accorde, le dimanche, la subsistance pour toute la semaine et non, ce qu’à Dieu ne plaise, de figurer parmi ceux qui reçoivent, le vendredi, ce qui est nécessaire pour la semaine qui vient de s’écouler(3 )”.

Lettre n°1626

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1626, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Sivan 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du Roch ‘Hodech Sivan, par laquelle vous m’annoncez une bonne nouvelle. Vous me dites que vous êtes entrée dans votre second mois de grossesse. Sans doute, comme je l’ai dit à votre père lorsqu’il était ici, vous efforcez-vous, dans la mesure du possible, de ne pas diffuser votre état, jusqu'à l’entrée dans le cinquième mois, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi (1).

Je formule les propositions suivantes :

A) Vous vous conformerez sûrement aux prescriptions des médecins que vous avez consultés et qui vous connaissent, pour tout ce qui concerne votre régime alimentaire et pour éviter des efforts trop importants.

B) Vous vérifierez toutes les Mezouzot de votre maison et vous remplacerez celles qui ne sont pas cachères par des cachères.

C) Vous maintiendrez la coutume positive des femmes juives, qui consiste à prélever de la Tsédaka pour le fonds de Rabbi Meïr Baal Haness, avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes.

D) Votre mari, le Rav, respectera scrupuleusement la lecture quotidienne des Tehilim, selon leur répartition mensuelle, au moins jusqu'à la naissance, qui interviendra en un moment bon et fructueux. Dans le Chema Israël du coucher, avant la bénédiction Hamapil, il lira également le Psaume Lamenatséa’h... Yeane’ha(2). Après l’avoir lu entièrement, il dira une seconde fois, le verset Yeane’ha...(3) et demandera à Dieu, par la pensée, d’être considéré comme s’il avait eu toutes les pensées nécessaires, durant cette lecture.

Que Dieu fasse que votre grossesse soit facile, qu’elle s’achève en son temps et que vous donniez aisément naissance à un enfant en bonne santé.

Notes

(1) Voir le recueil de ses lettres, tome 9, lettre n°3072. (2) Le Psaume 20. (3) Le verset 2.

Lettre n°1627

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1627, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du Roch ‘Hodech Sivan et les deux demandes de bénédiction qui y étaient jointes. J’en donnerai lecture, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.

Avant votre mariage, 1. Vous prélèverez une certaine somme pour les fiançailles de votre sœur aînée(1) et votre fiancée en fera de même, de son propre argent. 2. Vous lui demanderez pardon(2). 3. Vous aurez un mariage discret.

Puisse Dieu faire que vous bâtissiez un édifice éternel, en un moment bon et fructueux. Il sera basé sur la Torah et les Mitsvot, telles qu’elles sont illuminées par la ‘Hassidout.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov et dans l’attente de la bonne nouvelle des fiançailles de la sœur de votre fiancée,

Notes

(1) Qui n’est pas encore mariée, alors que son jeune frère se marie. (2) A la sœur, de la devancer. Le terme hébraïque est au pluriel et semble indiquer que la fiancée doit, elle aussi, demander pardon.

Lettre n°1628

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1628, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Sivan 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris par votre épouse que vous étiez hospitalisé et elle m’a fait part de votre état de santé.

J’ai été peiné d’apprendre que vous étiez découragé. J’en suis également très surpris. Il est sûrement inutile de vous expliquer ce qu’est la confiance en Dieu. Bien plus, vous avez été le témoin oculaire des miracles évidents du Saint béni soit-Il et l’on sait que Dieu guérit toute chair et réalise des merveilles. Votre attitude est donc particulièrement étonnante.

Si vous voulez tenir compte de mon avis, cessez de vous préoccuper des problèmes médicaux(1) et placez votre confiance en Dieu, Qui vous enverra une prompte guérison. Gravez en votre esprit qu’il n’y a nullement lieu de se décourager, ce qu’à Dieu ne plaise.

Il est, certes, nécessaire d’avoir recours aux voies naturelles, c’est-à-dire de se conformer à l’avis des médecins. Néanmoins, il convient de distinguer deux points. Vous devez investir uniquement votre action dans les domaines médicaux, mais non votre pensée. En effet, vous n’êtes pas médecin et vous avez accès à l’étude de la Torah. Vous devez donc réserver vos forces pour la Torah et les Mitsvot. La discussion et l’analyse des données médicales n’est pas votre affaire et il est dommage de lui consacrer du temps, comme vous le faites.

Vous n’avez pas à investir votre intellect dans la science médicale et vous devez donc concentrer son effort dans un autre domaine, qui est, à mon sens, l’étude de la Torah. Par votre attitude, vous créez donc bien un manque.

Ainsi, deux points caractérisent votre situation, un investissement trop important, d’un côté(2), insuffisant de l’autre(3). La réflexion, même pendant un court instant, vous permettra donc d’éprouver une grande joie, car Dieu vous a donné le mérite d’étudier la Torah et vous devez donc redoubler d’ardeur, en la matière.

Vous illuminerez vos quatre coudées et, de fait, nos Sages soulignent que toute la ville peut être définie comme telle(4). Vous les éclairerez donc par la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière, de même que par le luminaire de la Torah, qui est la ‘Hassidout.

J’espère que vous comprendrez ce message et que vous graverez en votre cœur l’Injonction du Baal Chem Tov, basée sur le verset Servez Dieu dans la joie(5).

Avec ma bénédiction de bonne santé et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1619. (2) Dans les préoccupations médicales. (3) Dans l’étude de la Torah. (4) Elle est le domaine de l’homme, dans lequel il est possible d’agir. (5) Voir, à ce propos, les lettres n°1362, 1380 et 1755.

Lettre n°1629

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1629, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Sivan 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chlomo ‘Haïm(1), émissaire des Sages,

Je vous salue et vous bénis,

A) Faisant suite à ma précédente lettre, que vous avez sûrement reçue, je souhaiterais que vous me présentiez la situation de manière plus détaillée.

B) Qu’avez-vous décidé à propos de l’enseignement sur la manière de trancher la Hala’ha, des études rabbiniques, en général ou de celles de Cho’het ? Votre liste(2) semble établir que le plus âgé de la classe a vingt et un ans et que les autres élèves ont, pour la plupart, vingt ans. Dès lors, pourquoi se dépêcher d’organiser pour eux des études rabbiniques avant qu’ils n’aient consacré quelques années à l’étude de la Guemara ?

Peut-être les conditions, en Terre Sainte, imposent-elles qu’il en soit ainsi. Vous voudrez bien m’en dire plus, sur cette question.

C) Vous me demandez si un an et demi passé dans la salle d’étude(3) suffit pour devenir autonome dans la poursuite de ses études(4).

De façon générale, ce délai est suffisant. Bien évidemment, on peut imaginer qu’un élève se distingue des autres par ses capacités. Dès lors, selon les cas, une seule année sera suffisante ou bien peut-être devra-t-il rester dans la salle d’étude plus qu’un an et demi. Mais, d’ordinaire, ce délai peut effectivement suffire.

Les élèves doivent donc savoir qu’ils passeront un an et demi dans la salle d’étude, qu’un effort conséquent permettra de réduire ce délai et que celui qui y reste plus longtemps ne fait pas pleinement usage de ses possibilités.

D) J’ai déjà dit à plusieurs membres de la direction des Yechivot que ceux qui sont chargés de collecter les fonds n’attendent pas qu’on les encourage pour élargir et développer les sources de financement. Or, cela est encore plus nécessaire lorsqu’il s’agit des personnes, c’est-à-dire des élèves. Ceux-ci doivent se multiplier quantitativement, par leur nombre et aussi qualitativement.

Le nombre des élèves est essentiel. Nos Sages disent, en effet, que cent personnes ont accès à la Michna uniquement lorsque mille abordent l’étude de la Loi Ecrite(5). De plus, la recherche des élèves est encore plus importante que celle de moyens financiers. Car, au bout du compte, la finalité de la Yechiva est bien spirituelle. En ce sens, la spiritualité l’emporte sur les moyens matériels.

Par ailleurs, la multiplication du nombre des élèves suscite, là-haut, un élargissement des moyens accordés pour cette Yechiva et cette institution éducative. En conséquence, lorsque l’on recherche ces moyens, ici-bas, en empruntant les voies naturelles, on peut effectivement les trouver. A l’opposé, si rien n’est accordé là-haut, l’effort pour augmenter les moyens ne sera d’aucun effet.

Différents textes de ‘Hassidout donnent une même explication sur la manière de gagner sa vie. En effet, multiplier les vêtements(6) au delà de la mesure n’apporte rien et peut même nuire.

Il serait bon d’ajouter, pour la classe qui n’étudie la ‘Hassidout que le Chabbat, une telle étude également pendant un jour de semaine.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,

Notes

(1) Le Rav C.H. Kasselman, guide spirituel de la Yechiva, à Lod et Kfar ‘Habad. Voir, à son propos, la lettre n°1342. (2) Des élèves de la Yechiva. (3) Réservée aux grands élèves de la Yechiva, qui peuvent mener leurs études avec un enseignement réduit par rapport à celui des plus petites classes. (4) Le stade supérieur de la formation en Yechiva, correspondant à une autonomie véritable dans l’étude de la Torah. (5) Le nombre des élèves s’amenuise au fur et à mesure de la complexité des études. (6) Au travers desquels la bénédiction de Dieu se dévoile.

Lettre n°1630

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1630, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Sivan 5712,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Mena’hem Mendel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre, par laquelle vous m’apprenez que vous avez eu un fils, en un bon moment et qu’il porte le nom de mon père(2), pour de longs jours et de bonnes années.

Je vous exprime, par la présente, ma bénédiction pour que vous et votre épouse l’éduquiez à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse, la tranquillité de l’esprit et du corps.

Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je mentionnerai votre nom, celui de votre épouse et celui du nouveau-né, afin que vous ayez une bonne santé, connaissiez le bien matériel et spirituel.

En donnant à votre fils le nom de mon père, vous m’avez procuré un plaisir particulier. Puisse donc Dieu faire que vous éprouviez une satisfaction et un plaisir de tous les membres de votre famille et de vous-même, de votre situation morale et physique, que vous n’annonciez toujours que du bien et de la bonté.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav M.M. Brook. (2) Rabbi Lévi Its’hak, père du Rabbi.

Lettre n°1631

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1631, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai eu connaissance de votre question par le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Yossef Halevi Weinberg. Vous souhaitez faire construire un immeuble sur le terrain dont vous disposez. Vous me demandez si vous devez vendre la moitié de ce terrain pour construire l’immeuble avec le produit de cette vente ou bien s’il est préférable de vous associer avec quelqu’un ou encore d’attendre que votre situation s’améliore, afin qu’il vous soit plus aisé de vous procurer les moyens de construire.

Voici mon avis. Si le prix des terrains à bâtir n’a pas chuté, à l’heure actuelle, il serait bon de vendre la moitié de ce terrain et de bâtir sur l’autre moitié, avec le produit de la vente. Mais, en tout état de cause, il n’y a pas lieu d’envisager une association.

De manière générale, il est bon de construire. Néanmoins, pour connaître la réussite matérielle et spirituelle, il me semble que, tout en envisageant la construction de cet immeuble, vous devriez consacrer une partie de vos moyens à bâtir quelques pièces ou même une partie de maison à Kfar Sefrya Habad ou encore à Lod, en notre Terre Sainte, où se trouvent des ‘Hassidim qui se sont enfuis de Pologne ou de Russie et n’ont pas les moyens de construire les logements dont ils ont besoin pour vivre, étudier la Torah et prier.

Que Dieu fasse que la construction de l’immeuble et également celle des pièces et des maisons pour les réfugiés, à Kfar ‘Habad ou à Lod, en notre Terre Sainte soient pour vous, l’une et l’autre, en un moment bon et fructueux, jusque dans le moindre détail.

Le grand Rav Weinberg ne me dit rien de votre état de santé. J’espère donc que tout va bien. Que Dieu vous accorde la possibilité de multiplier les bonnes actions que vous réalisez, pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, bien au delà de ce que vous avez pu faire jusqu'à maintenant.

Avec ma bénédiction de réussite,

Lettre n°1632

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1632, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Sivan 5712,

Brooklyn, New York,

Au comité féminin pour la pureté familiale,

Toronto, Canada,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai appris avec plaisir que vous vous êtes fixées l’important objectif de construire un Mikwé moderne et cacher, dans votre ville et, avec l’aide de Dieu, vous organiserez, dimanche prochain, une soirée spéciale, à cet effet.

Je saisis cette occasion pour vous saluer et vous souhaiter la réussite, de même qu’une issue positive pour votre objectif. Plus important encore, vous diffuserez l’idée et la prise de conscience du caractère fondamental de la pureté familiale. Sans elle, la vie juive est inconcevable. Ce message doit sans cesse faire l’objet d’une large diffusion auprès des femmes de Toronto et de sa région.

En ces jours qui suivent la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah, il est sans doute inutile de vous rappeler que Dieu, lorsqu’Il donna la Torah, s’adressa en premier lieu aux femmes, par l’intermédiaire de Moché, notre maître. Ainsi, pour garantir la pérennité de la Torah, les femmes juives doivent assumer leur mission avec enthousiasme et entrain.

Leur action est particulièrement déterminante, quand il s’agit de la pureté familiale, qui est l’un des moyens d’assurer la continuité du peuple juif et l’une des conditions nécessaires pour que se révèle la Présence divine en Israël, ce qui impose la sainteté et la pureté, ainsi qu’il est dit : Ton camp sera saint.

Certes, votre action a une portée locale. Pour autant, comme je le soulignais, elle rétroagit effectivement sur l’ensemble du peuple juif. Je voudrais donc vous apporter ma participation, même de manière symbolique. Je vous joins un chèque pour cet objectif sacré.

Avec ma bénédiction de réussite,

Lettre n°1633

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1633, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai été peiné d’apprendre que vous avez été paniquée, que vous avez couru chez les médecins pendant toute la journée, alors que tout cela était sans fondement. Mon étonnement porte également sur votre mari, le Rav. Pourquoi doit-il faire usage de son empressement là où cette qualité est inutile ?

Si l’empressement est, de façon générale, une vertu, la panique est, en revanche, toujours un défaut. Bien plus, l’empressement peut aussi être déplacé. Vous devez donc faire confiance à Dieu, Qui crée, perpétue et vivifie le monde et ce qu’il contient, en particulier un Juif ou une Juive, appartenant au peuple qui est proche de Lui.

Dieu vous enverra une bonne santé et, avec votre époux, le Rav, vous éduquerez votre fils à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions. Certes, il convient que toute chose ait un réceptacle, au sein des voies naturelles. Il faut donc consulter le médecin et se conformer à sa prescription. En revanche, se passionner pour cela, en discuter, analyser l’avis des médecins, éveiller en soi un profond intérêt pour les principes médicaux est envisageable uniquement de la part de ceux dont c’est le métier, afin qu’ils puissent l’assumer dans les meilleures conditions, conformément à l’Injonction de la Torah qui dit : Guérir, il guérira(1).

A l’opposé, ceux qui ne sont pas médecins doivent faire usage de leur intellect et de la compréhension que Dieu leur a accordée pour la Torah et les Mitsvot(2) ou encore pour les objets permis, qu’il est possible de transformer en Mitsva. Le soucis et l’amertume, en revanche, sont nuisibles pour la santé physique comme pour la santé morale. Ils empêchent de mener à bien le rôle et la mission que l’on se voit confier ici-bas.

Que Dieu vous accorde, de même qu’à votre mari, le Rav, de présenter tous les caractères du peuple léger(3), pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, alors que vous ferez preuve de sang-froid et de flegme dans tous les autres domaines(4). Ainsi, vous connaîtrez la réussite matérielle et spirituelle.

Avec ma bénédiction de bonne santé,

Notes

(1) Répétition de laquelle nos Sages déduisent : Cela signifie que Dieu autorise le médecin à guérir. (2) Voir la lettre n°1628. (3) La Guemara rapporte la réaction d’un hérétique qui, considérant que les Juifs, lors du don de la Torah, avaient dit : nous ferons et (ensuite) nous comprendrons, dit : Vous êtes un peuple léger (vous engageant à la légère) puisque la parole de votre bouche s’exprime avant que vos oreilles n’entendent de quoi il s’agit. (4) Il faut donc réserver son empressement pour la Torah et les Mitsvot, mais garder son sang-froid dans les autres domaines.

Lettre n°1634

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1634, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu vos salutations par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Mena’hem Zéev Halevi Gringlass(1). Celui-ci me dit également que vous vous préparez, ces jours-ci, à aménager dans une nouvelle maison. Puisse Dieu faire que, dans celle-ci, tous les membres de votre famille reçoivent des forces renouvelées, en tout ce qui concerne la Torah, les Mitsvot et la crainte de Dieu.

Si votre voisinage n’est pas aussi pratiquant que celui de votre précédent logement, votre maison deviendra le centre à partir duquel la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière, de même que le luminaire de la Torah, qui en est l’enseignement profond, se répandront autour de vous.

Le Rav Gringlass m’écrit également que votre fils va célébrer sa Bar Mitsva, le 15 Tamouz. Pour une certaine raison, vous souhaitez que la fête ait lieu la semaine prochaine. Je vous souhaite donc de concevoir de lui beaucoup de plaisir, de satisfaction juive. De fait, chez les Juifs, ces deux valeurs sont indissociables et si l’on veut éprouver de la satisfaction, il faut nécessairement que celle-ci soit juive. C’est de cette façon que votre fils pourra connaître l’intégrité, physique et morale.

Beaucoup de parents se demandent où leurs enfants prendront les forces nécessaires pour surmonter toutes les épreuves et toutes les difficultés auxquelles un Juif est confronté dans le monde. On peut apporter, à cette question, les réponses suivantes :

A) Il n’y a pas le choix. Un garçon ou une fille qui sont nés juifs possèdent le mérite et les forces qui sont communs à tout le peuple d’Israël. Ils ne peuvent s’en défaire et doivent donc les utiliser pour adopter un comportement juif. C’est uniquement à cette condition qu’ils peuvent être heureux, matériellement et spirituellement.

B) Les actes des pères délivrent un enseignement aux enfants(2). La première Bar Mitsva dont parle la Torah est celle du fils unique d’un Juif, Its’hak, fils d’Avraham. Le Midrach rapporte qu’Avraham était alors un roi. Et, tous les autres rois de l’époque participèrent donc à la célébration de cette Bar Mitsva. Parmi eux, il y avait Og, roi de Bachan et celui-ci se moqua de cette fête. Il s’exclama : Quelle importance peut avoir un fils unique ayant des parents âgés?. Il affirma même qu’il pouvait le détruire de son petit doigt, ce qu’à Dieu ne plaise.

Nous savons tous ce qui se passa, par la suite. Le peuple d’Israël est issu d’Its’hak, dont les descendants causèrent la perte d’Og, roi de Bachan, lui infligeant une terrible défaite.

Le Midrach ne rapporte pas ce récit sans raison. Il n’est pas un livre d’histoire, mais bien une partie de la Torah, qui est un enseignement, un guide de l’existence. Ce récit nous souligne également qu’un simple fils unique, entouré de rois hostiles, n’en a pas moins la certitude absolue, pour peu qu’il soit éduqué sur le chemin de la Torah et des Mitsvot, qui sont à l’origine de sa force, qui qu’il soit, de n’être dérangé par personne, de recevoir la santé et le bonheur. En effet, la Torah et les Mitsvot lient un Juif à Dieu, Qui est le Maître absolu du monde entier, avec tout ce qu’il contient.

Que Dieu fasse que vous et votre épouse éduquiez votre fils Bar Mitsva dans l’esprit de ce qui vient d’être dit. De la sorte, il grandira et sera un Juif en bonne santé et heureux.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) De Montréal. Voir à son propos, les lettres n°2085 et 2227. (2) Comme le soulignent nos Sages à propos d’Avraham, d’Its’hak et de Yaakov.

Lettre n°1635

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1635, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me demandez, dans votre lettre, s’il est possible de changer l’organisation d’une partie des classes, en plaçant(1) les études séculaires avant les études sacrées.

Vous devez savoir à quel point une telle conception est opposée à celle des Yechivot Loubavitch et de leur fondateur et directeur(2), qui ne conçoit pas des études profanes, au sein de la Yechiva. Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé et comment vous êtes parvenu à une telle conclusion. Sans doute, une modification est-elle intervenue et une instruction a été donnée, qui n’a pas fait que passer, mais qui a bien été intégrée. Vous connaissez sûrement la différence entre ce qui ne fait que passer et ce qui est profondément intégré(3).

En tout état de cause, cette étude(4) est introduite uniquement sous la contrainte, parce que l’on ne peut faire autrement. Il n’est donc pas nécessaire d’instaurer un changement, allant en direction opposée. Bien au contraire, la situation actuelle doit inspirer de la peine, d’autant qu’elle remet en cause une organisation qui était en place depuis des années, pour la remplacer par une nouvelle, beaucoup plus mauvaise.

A n’en pas douter, les autres branches(5) auront connaissance de cette modification et qui sait ce qu’il peut en découler de négatif ? Vous pouvez donc en déduire quelle est ma réponse à la question que vous posez, quant à la nécessité d’introduire ce changement. Il faut, bien au contraire, renforcer la situation qui existe, bien au delà de ce qui a été fait jusqu'à maintenant.

Pour que vous supportiez mieux cette épreuve, que vous puissiez convaincre vous-même et convaincre les membres de la communauté, vous vous direz qu’en tant qu’enfants d’Israël croyants, nous espérons, chaque jour, la venue de notre juste Machia’h, qui nous fera quitter l’exil physique et donc également l’exil moral.

Imaginez donc que vous introduisiez effectivement cette modification, après avoir surmonté cette épreuve pendant dix ans, malgré toutes les difficultés, les voiles, les obstacles et les dépenses qui en ont résulté. Envers et contre tout, vous avez maintenu la priorité des études sacrées. Or, au dernier instant, juste afin la libération de ces voiles et de ces obstacles, vous adoptez la position opposée, ce qu’à Dieu ne plaise et, quittant l’exil avec vos élèves, vous inscrivez l’institution que vous dirigez parmi celles dans lesquelles on enseigne tout d’abord A, B, C, puis, ensuite seulement, le Alef, initiale de Aloufo Chel Olam(6), lettre qui est constituée d’un Youd vers le haut, d’un autre Youd vers le bas, faisant allusion à tous les enfants d’Israël et d’une barre qui les rejoint, celle de l’enchaînement des mondes, de la Torah et des Mitsvot par l’intermédiaire desquelles Israël et le Saint béni soit-Il ne font qu’une seule entité.

Avec ma bénédiction pour que vous connaissiez la réussite dans votre mission sacrée, que vous acceptiez facilement cette idée, non seulement par votre âme divine, mais aussi par votre âme animale,

Notes

(1) Chaque jour. (2) Voir, à ce propos, les lettres du précédent Rabbi, tome 6, lettre n°1827. (3) Une instruction d’introduire les études séculaires a été donnée par les autorités. Or, celle-ci a été prise au sérieux et non admise uniquement sous la contrainte. (4) Les études séculaires. (5) De la Yechiva. (6) Maître du monde.

Lettre n°1636

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1636, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Sivan 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre express, par laquelle vous me décrivez votre consultation chez le médecin, avec votre fille. Celui-ci a proposé d’effectuer différents examens, afin de déterminer à quelle catégorie elle appartient. Vous me joignez également la liste de ces catégories.

Le ton de votre lettre reflète votre douleur. Vous me demandez mon sentiment, quant à ces examens.

A mon avis, ceux-ci ne changeront rien à l’éducation de votre fille, quel que soit leur résultat. Ils ne sont donc pas utiles. Même s’ils sont inoffensifs, ils n’en sont pas moins réalisés, notamment, avec des fils électriques que l’on place près de la tête. Il est donc difficile d’affirmer qu’il n’en découlera rien de mal, ce qu’à Dieu ne plaise.

On a recours à de telles pratiques uniquement lorsque l’on ne peut faire autrement. Bien plus, tous ces examens ne permettent pas d’aboutir à une conclusion incontestable. Tout d’abord, ils n’existent que depuis quelques années et ne présentent pas encore un caractère de certitude absolue. De plus, vous devez tenir compte du fait que vous avez pu constater personnellement les erreurs que les médecins ont fait, s’agissant de votre fille. Or, elle va mieux que ce que l’on aurait pu penser et, à n’en pas douter, elle ira de mieux en mieux.

En conséquence, je ne comprends pas pourquoi vous devez gaspiller votre argent et votre énergie pour ces examens, qui sont sans utilité et dont le plus que l’on peut espérer est qu’ils ne lui fassent pas de mal.

Quant à la demande de traitement formulée par le médecin, je pense qu’en la matière, on peut s’en remettre à cette décision, si elle est partagée par deux médecins. Que Dieu leur inspire l’idée juste, celle qui sera la meilleure pour votre fille, à laquelle Dieu accordera longue vie.

Les médecins doivent faire usage de la force que la Torah leur accorde pour guérir. Ils n’ont pas le droit de l’utiliser d’une autre manière. Lorsque l’un d’entre eux prononce un mot dur, il ne faut y prêter aucune attention et le considérer uniquement comme une épreuve envoyée par Dieu, pour mesurer la foi et la confiance que vous et votre mari, le Rav, placez en Lui.

Plus vous renforcerez votre confiance en Dieu et plus vite vous verrez, de vos yeux de chair, que l’état de santé de votre fille s’améliorera. Que Dieu vienne en aide à vous-même et à votre mari, le Rav, pour qu’il en soit ainsi très prochainement.

Il est sans doute inutile de vous répéter ce que je vous ai déjà écrit. Dans toute la mesure du possible, vous devez prendre part à la préparation d’une réunion ‘hassidique qui se déroulera dans votre ville. Cela montrera que vous comptez sur l’aide de Dieu, qui réjouira votre cœur et celui de votre mari, le Rav.

Avec ma bénédiction pour que vous conceviez beaucoup de satisfaction de votre fille, avec votre mari, le Rav,

Lettre n°1637

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1637, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous sollicitez une bénédiction pour connaître la réussite dans vos affaires. Il semble que vous fassiez allusion à vos affaires matérielles. Vous connaissez le proverbe(1) de l’Admour Hazaken, que nous a, maintes fois, répété mon beau-père, le Rabbi : Dieu accorde aux Juifs des biens matériels et ils en font de la spiritualité(2).

Il serait bon que vous preniez la décision de consacrer à la Tsédaka au moins un dixième des gains que vous réaliserez, dans vos affaires, jusqu’au 19 Kislev prochain, qui est le Roch Hachana de la ‘Hassidout. Une moitié au moins de cette somme sera donnée aux institutions sacrées portant le nom de mon beau-père, le Rabbi, c’est-à-dire le réseau Ohaleï Yossef Its’hak en notre Terre Sainte et au Maroc.

J’ai bon espoir que vous puissiez voir de vos yeux de chair, la réussite accrue qui sera la vôtre dès que vous aurez pris cette décision. Et, à quiconque augmente(3), on ajoute à la bénédiction de Dieu, dont l’intérêt dépasse le capital.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à ce propos, les lettres n°1436, 1663 et 1782. (2) Voir le Hayom Yom, à la date du 27 Elloul. (3) Ses propres efforts.

Lettre n°1638

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1638, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai lu votre lettre du 2 Sivan avec beaucoup de peine et, en particulier ce que vous m’écrivez à propos de celui qui a quitté ce monde. Entre temps, vous avez sûrement reçu ma lettre de condoléances. Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, nous n’annoncions l’un à l’autre que de bonnes nouvelles.

J’ai également été peiné de lire que certains rendent d’autres personnes responsables de ce malheur(1). Il est clair que les relations entre ces personnes s’en trouvent affectées. Or, vous devez savoir, comme l’établit, du reste, la logique élémentaire, que de tels raisonnements n’ont pas lieu d’être.

Le monde entier est dirigé par Dieu et un Juif possède le libre arbitre uniquement pour ce qui le concerne personnellement. En revanche, il n’intervient pas, même de la manière la plus infime, pour ce qui concerne l’autre et a fortiori pour ce qui touche à sa vie. Vous consulterez, à ce propos, Igueret Hakodech de l’Admour Hazaken, au chapitre 25.

Je suis sûr que tout cela a été écrit dans un moment de douleur et que, par la suite, il n’en restera aucune trace, non seulement dans l’action et dans la parole, mais également dans la pensée.

Vous me dites avoir parlé du foulard(2). Vous ne souhaitez pas intervenir de manière forte et sévère. Que Dieu vous en garde! La colère n’est pas efficace. Bien au contraire, il faut avoir recours à la douceur, expliquer qu’elle recevra ainsi la réussite de la Main de Dieu, de même que son mari et ses enfants. Dès lors, qu’importe la difficulté de porter un foulard, dans la mesure où l’on peut réellement parler de difficulté, si on la compare à tout ce que Dieu accorde en échange?

Lorsque celui qui explique tout cela en est lui-même convaincu, il peut prononcer des paroles qui émanent de son cœur. Il s’adresse, en effet, à des Juifs qui ont vu de leurs yeux les miracles de Dieu, la divine Providence. Il est donc clair qu’au final, ces mots sauront convaincre. Bien plus, celui qui aura été convaincu saura remercier celui qui l’a remis sur le droit chemin.

J’espère que vous pourrez d’abord vous convaincre vous-même, que tout ceci deviendra évident pour vous et que vos propos seront d’autant plus chaleureux. Dieu vous permettra de trouver les mots qui conviennent, dans la paix et la douceur, avec plaisir et amour.

Je suis également peiné par la situation de la Yechiva, non seulement parce que le nombre des élèves est, pour l’heure, très limité, comme vous le soulignez dans votre lettre, mais surtout parce qu’il en résulte une séparation entre des ‘Hassidim qui se trouvent dans cet endroit et qui auraient dû être unis pour mener à bien leur mission, en bénéficiant de la clarté de la Torah. Au lieu de tout cela, il y a des frictions et des disputes.

J’ai écris, à ce propos, à différents ‘Hassidim et j’espère que, très prochainement, vous serez tous unis, afin de faire la preuve que tout va bien. De la sorte, vous obtiendrez la réussite dans toutes vos préoccupations, collectives et également personnelles.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Ayant provoqué la mort de celui dont il est ici question. (2) Pour convaincre une femme d’en porter un. Voir, à ce propos, la lettre n°1647.

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