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Iguerot Kodesh — lettres 1598 à 1617

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°1598

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1598, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Sivan 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chlomo(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir vos lettres du 23 et du 25 Iyar. Lorsque je recevrai le colis de livres(2) dont vous parlez dans cette lettre et celui que vous évoquez dans la précédente, je vous le ferai savoir. Je vous remercie d’avance pour ce que vous avez fait, dans ce domaine et j’espère que vous continuerez l’effort, en ce sens.

Vous parlez, à la fin de votre lettre, d’un doute concernant les livres imprimés à Livourne et à Jérusalem. Il semble qu’il s’agisse bien d’un doute et non d’une satisfaction(3). Néanmoins, ce doute n’a pas lieu d’être, car il est établi que Livourne et Jérusalem sont bien des villes d’édition importantes, pour les Sefardim.

Je vous adresse ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, qui sera également le canal et le réceptacle pour susciter et intérioriser les bénédictions de Dieu, en tous vos besoins, de même qu’en ceux des membres de votre famille. Et, vous recevrez la Torah avec joie et profondeur.

M. Schneerson,

Je viens de recevoir les deux colis de livres et je vous en remercie beaucoup.

Notes

(1) Le Rav C.Matusof, de Casablanca. Voir, à son propos, la lettre n°1546. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1546. (3) Safek, le doute, est de la même étymologie que Sipouk, la satisfaction.

Lettre n°1599

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1599, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 21 Iyar. Je me disais déjà que je n’avais pas eu, depuis quelques temps, de nouvelles de votre état de santé et de celui de votre épouse. Dieu merci, vous sortez déjà dans la rue et vous allez à la synagogue. Votre lettre m’indique également que votre épouse va beaucoup mieux qu’avant.

On peut donc constater par ses yeux de chair que Dieu vous a fait recouvrer la santé et que votre épouse s’engage également dans la même voie. Ainsi, il faut placer sa confiance en Lui et être sûr que tout ira de mieux en mieux, jusqu’à ce que vous en soyez vous-même satisfait.

Je lis avec peine et douleur, dans votre lettre, des expressions inutiles. Pourquoi les employez-vous? Vous êtes un Juif croyant et vous êtes capable d’influencer d’autres personnes. Lorsque l’on affaiblit sa confiance en Dieu, on cause du tort à sa spiritualité et à sa santé. De plus, on perd la volonté d’influencer les autres, de leur conférer l’empressement et l’enthousiasme.

J’espère qu’en recevant ma lettre, vous aurez enfin un bon moral et vous vous conformerez à l’Injonction de notre sainte Torah, servez Dieu dans la joie. Nos livres saints disent que l’on peut et que l’on doit servir Dieu non seulement en priant et en étudiant la Torah, mais aussi en mangeant et en buvant. Lorsque l’on vit joyeusement, on peut retrouver la santé et l’enthousiasme, être beaucoup plus actif, pour soi-même et envers les autres.

Je conclus en formulant le vœu que votre confiance en Dieu s’affermisse, que vous passiez une fête de Chavouot paisible et joyeuse et que vous la prolongiez tout au long de l’année.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,

Lettre n°1600

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1600, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me demandez si vous pouvez acheter des livres avec la somme que vous et votre épouse avez prélevée pour la Tsédaka ou bien si vous devez la donner à une cause de Tsédaka.

Voici ma réponse. Vous les donnerez effectivement à la Tsédaka et vous pourrez répartir ce montant entre les institutions éducatives de Loubavitch en Terre Sainte(1), à Brunoy(2), à Paris et en Afrique(3). Il serait bon que la somme soit divisée en quatre montants identiques.

Dieu vous donnera le mérite, ainsi qu’aux membres de votre famille, de connaître le bien matériel et spirituel et de recevoir la Torah avec joie et profondeur.

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Pour les Yechivot et le réseau Ohaleï Yossef Its’hak. (2) Pour la Yechiva Loubavitch de France. (3) Pour les écoles Loubavitch de Casablanca et de Meknès.

Lettre n°1601

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1601, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Sivan 5712,

Brooklyn, New York,

Vous m’écrivez que votre fiancée est la fille d’un Cohen. Conformément à l’avis de nos Sages, vous devez donc intensifier votre étude et vos cours de Torah, afin de vous rapprocher du titre d’érudit(1), au moins à la mesure de vos moyens.

Vous ne me dites pas quand vous avez fixé la date du mariage, qui sera en un moment bon et fructueux. Il serait bon, en plus des cours que je viens de rappeler, que vous vous efforciez d’étudier les six ordres de la Michna, s’il reste encore quelques mois avant le mariage et un ordre ou deux, si celui-ci est proche.

En tout état de cause, vous apprendrez le traité Kalla(2). Puisse Dieu faire que votre union soit célébrée en un moment bon et fructueux, avec Mazal Tov.

Notes

(1) Titre que l’on doit posséder pour épouser la fille d’un Cohen. (2) Puisqu’il faut, pour être un érudit, avoir étudié au moins un traité talmudique dans son intégralité. Dans d’autres lettres, le Rabbi ne précise pas le nom d’un traité, le laissant au choix de chacun.

Lettre n°1602

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1602, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 25 Iyar et j’ai été peiné d’y lire que vous avez réduit votre activité à la Yechiva, à cause du petit nombre de ses élèves et parce qu’il existe d’autres difficultés, des voiles et des obstacles.

Vous devez considérer tout cela comme une épreuve que Dieu vous envoie. Si vous la surmontez, vous verrez le fruit de vos efforts et, au sein de la nature, vous connaîtrez une réussite surnaturelle. Certes, il faut passer par tous les actes qui s’imposent comme une nécessité, du fait des lois de la nature(1). Mais, il faut aussi avoir conscience que l’issue finale est surnaturelle.

Vous avez pu constater qu’il en était ainsi, dans les actions que vous meniez pour l’éducation, là où vous viviez auparavant(2), puis lorsque vous étiez en transit à Poking(3), puis à Paris et à Brunoy. Il en sera donc de même dans le pays où vous vous trouvez maintenant. Il ne faut pas se laisser aller et vous devez être certain que, là aussi, mon beau-père, le Rabbi, obtiendra la victoire.

Si vous envisagez votre action dans cette optique, la Yechiva connaîtra l’élévation, de temps à autre et votre travail sera complètement différent. J’attends de vos bonnes nouvelles, dans ce domaine.

Notes

(1) Il faut emprunter les voies de la nature. (2) En Russie. (3) Dans le camp de transit, en Allemagne, où se trouvaient des nombreux ‘Hassidim, juste après la guerre.

Lettre n°1603

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1603, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du dimanche de la Parchat Bamidbar. Vous me dites que le nombre des élèves est faible et vous cherchez, par tous les moyens, à l’augmenter.

L’expérience, y compris dans des pays très différents les uns des autres, a permis d’établir qu’avec l’empressement qui convient et la constance nécessaire, les ‘Hassidim sont toujours parvenus à fonder leurs propres institutions éducatives, avec un nombre d’élèves toujours croissant, à condition de ne pas se démobiliser, de ne pas se décourager devant les difficultés, les voiles et les obstacles.

M’appuyant sur tout cela, j’ai bon espoir que, si vous faites preuve, dans votre pays, de la même détermination, vous connaîtrez la réussite, à n’en pas douter et vous multiplierez les élèves, d’abord quantitativement, puis qualitativement.

Ces jours précèdent la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah. Or, nos Sages racontent que les seuls garants que Dieu accepta pour donner la Torah furent les enfants. Vous et vos amis aurez donc également le grand mérite de produire ces garants, parmi les enfants de votre ville et de votre pays.

Chacun d’entre nous aura le mérite de recevoir la Torah avec joie et profondeur et de la conserver ensuite, tout au long de l’année, de sorte que se réalisent les termes de la promesse selon laquelle: Je donnerai vos pluies en leur temps.

Avec ma bénédiction pour une fête joyeuse,

Lettre n°1604

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1604, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres du 9/4 et du 2/5, qui ont pris du retard, plus qu’à l’accoutumée. J’y ai lu avec plaisir que la grossesse de votre épouse s’est bien passée et qu’elle a donné naissance à un fils que vous avez appelé...

Que Dieu fasse que vous et votre épouse l’éduquiez, de même que votre premier fils, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans l’opulence matérielle.

Vous faites état, dans votre lettre, de votre soucis pour subvenir à vos besoins. Vous devez donc vous rappeler de ce que disent nos livres saints. La naissance d’un fils introduit la bénédiction au foyer, y compris pour satisfaire ses besoins. Pour hâter la réalisation de cette bénédiction, vous devez donc raffermir votre confiance en Dieu, Qui nourrit chacun et souhaite le faire de Sa main pleine.

Vous devez également vous souvenir d’un autre point. Il est nécessaire de forger des réceptacles pour contenir les bénédictions de Dieu. De façon générale, ceux-ci sont constitués par la Torah et les Mitsvot, en particulier le don à la Tsédaka. S’il semble que l’on ait du mal à gagner sa vie, on doit en donner encore plus qu’auparavant. Ainsi, on apporte à Dieu la preuve que l’on a un plus grand besoin de donner de la Tsédaka. Il accordera donc des moyens accrus.

Que Dieu fasse que vous et votre épouse raffermissiez votre confiance en Lui. Très bientôt, vous assisterez à la réalisation de Sa bénédiction et vous connaîtrez l’opulence matérielle.

Je vous adresse ma bénédiction de bonne santé pour votre épouse et vos enfants, de même que pour une joyeuse fête de Chavouot.

N. B. :

Vous n’avez pas précisé la destination de l’argent que vous m’avez envoyé. Je l’ai donc transmis au Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, comme premier acompte pour l’éducation juive du nouveau-né, qui aura de longs jours et de bonnes années.

Lettre n°1605

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1605, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de votre mariage, je vous adresse ma bénédiction, une bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov. Vous bâtirez votre foyer sur les fondements de la Torah et des Mitsvot et le réchaufferez par l’enthousiasme d’un amour sincère pour Dieu, pour la Torah et pour votre prochain.

Ces valeurs correspondent, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, à l’amour de Dieu, l’amour de la Torah et l’amour du prochain, qui, tous trois, ne font qu’une seule et même entité(1).

Vous aurez le mérite d’avoir une maison chaleureuse et juive, dans laquelle vous accueillerez des invités et qui sera éclairée par la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière(2).

Avec ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov,

Notes

(1) Voir, à ce propos, les lettres n°1386 et 1416. (2) Dans laquelle on pratiquera les Mitsvot et l’on étudiera la Torah.

Lettre n°1606

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1606, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5712,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Eliézer(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 24 Iyar(2). Puisse Dieu faire que s’accomplisse la promesse selon laquelle la mort disparaîtra pour l’éternité et Dieu séchera les larmes de tous les visages.

Vous trouverez ci-joint un résumé de ce que j’ai dit à ceux qui me présentaient leurs condoléances, le 19 Iyar(3).

Dans l’attente de bonnes nouvelles de l’état de santé de votre épouse et du vôtre, je conclus en vous adressant ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et profondeur.

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav E.Karasik. Voir la lettre n°1530. (2) Il s’agit d’une lettre de condoléances, à la suite du décès du frère du Rabbi. Voir la note, à la fin de la lettre n°1566. (3) A l’issue des sept jours. Ce texte figure dans le Likouteï Si’hot, tome 3, page 976.

Lettre n°1607

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1607, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5712,

Aux dirigeants de l’association ‘Habad,

Que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je vous joins une copie de ma lettre adressée au ‘Hassid, Rav... Vous voudrez bien me dire ce que vous en pensez. Si lui-même et son épouse sont capables de diriger un jardin d’enfants, il serait bon de leur venir en aide en leur accordant un prêt par tous les autres moyens. Le moment venu, il pourra être très utile d’avoir un jardin d’enfants fondé et dirigé dans l’esprit de ‘Habad.

Pour l’heure, voici le point principal qui fait l’objet de la présente lettre. Je voudrais vous remercier, du fond du cœur, pour avoir organisé l’enterrement de mon frère. Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, nous n’ayons recours, l’un à l’autre, que pour des raisons joyeuses et en bonne santé.

Avec ma bénédiction, selon les termes de mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah avec joie et profondeur et pour connaître la réussite dans votre mission sacrée,

M. Schneerson,

Lettre n°1608

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1608, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5712,

Brooklyn,

Aux membres du comité directeur

du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch

en Terre Sainte, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 21 Iyar. Vous trouverez des réponses à certaines de vos questions dans mes lettres précédentes. J’attends maintenant un courrier détaillé, rendant compte de votre discussion avec monsieur... que vous deviez rencontrer aujourd’hui, d’après ce que vous m’avez écrit.

J’ai pris connaissance avec plaisir, par votre lettre, des résultats de l’appel lancé pour la fondation du réseau. Au final, vous avez également pu vérifier que le cœur d’Israël est en éveil pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, en particulier pour ce qui est lié à l’arbre de vie, à l’enseignement profond de la Torah, la ‘Hassidout, aux pratiques et aux coutumes ‘hassidiques.

Néanmoins, j’ai déjà écrit qu’il convient, dans un premier temps, de réduire les dépenses, pour différentes raisons. A mon sens, il est possible, au début de l’action, de s’organiser pour qu’il n’en résulte aucun manque.

J’attends de vos bonnes nouvelles et vous adresse ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et pour recevoir la Torah avec joie et profondeur,

J’ai reçu votre télégramme et j’en ai adressé un à l’association des ‘Hassidim ‘Habad et à l’association des jeunes ‘Hassidim ‘Habad pour qu’ils mobilisent les jeunes gens et les élèves susceptibles d’agir. J’attends de vos bonnes nouvelles.

Lettre n°1609

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1609, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5712,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et s’acquitte fidèlement de sa mission,

le Rav Yaakov Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’espère que nous aurons une conversation téléphonique à la veille de la fête(2), si Dieu le veut. Néanmoins, me basant sur le principe, énoncé dans nos livres, selon lequel ce qui reçoit une application concrète est plus solide, je voudrais vous exprimer, par la présente, ma bénédiction à l’occasion de la fête de Chavouot.

Mon beau-père, le Rabbi, avait coutume de souhaiter, avant cette fête de Chavouot, que l’on reçoive la Torah avec joie et profondeur. Ce sera le cas pour vous, votre épouse et vos enfants, avec la tranquillité de l’esprit et du corps, afin que vous puissiez développer vos actions positives pour la Torah, la crainte de Dieu et la bienfaisance.

La Torah précise que l’on doit connaître l’ascension en tout ce qui est lié à la sainteté et à quiconque augmente(3), on ajoute(4) dans tous les besoins que vous pouvez éprouver, avec les membres de votre famille, dans tous les domaines, matériels et spirituels.

Avec ma bénédiction pour la fête,

Notes

(1) Le Rav Y.Kats, de Chicago. Voir, à son propos, la lettre n°1294. (2) De Chavouot. (3) Son effort. (4) Des bénédictions

Lettre n°1610

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1610, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 21 Iyar, après un long silence duquel j’étais peiné, n’en connaissant pas la cause. Vous décrivez, dans votre lettre, vos difficultés et les différents obstacles auxquels vous êtes confrontés. Mais, la ‘Hassidout dit qu’il n’y a là que des voiles et des obscurcissements, que l’on doit surmonter, en faisant reculer le mal, afin de révéler la Lumière de Dieu dans tous les mondes.

Il ne faut donc pas s’affecter de tout cela. Bien au contraire, il faut se réjouir, comme l’expliquent les chapitres 27 et 31 du Tanya, que vous consulterez.

En ces jours, nous nous apprêtons à recevoir la Torah et je conclus donc ma lettre par une bénédiction, selon la formule de mon beau-père, le Rabbi, celle de recevoir la Torah avec joie et profondeur.

Puisse Dieu faire que vous illuminiez votre entourage de cette manière, en les éclairant de la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière, de même que par le luminaire de la Torah, qui est la ‘Hassidout.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,

Lettre n°1611

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1611, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Nissan(1),

Je vous salue et vous bénis,

A) Le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav M.H. A. Hadakov(2) m’a transmis le contenu de la lettre que vous lui avez écrite. Il semble que l’on ne vous ait pas encore accusé réception du précieux cadeau que vous m’avez envoyé, un manuscrit de mon beau-père, le Rabbi, un billet(3) petit par la taille, mais grand par sa valeur, introduit par A l’Eternel Dieu.

Par la présente, je vous confirme donc l’avoir reçu et je vous remercie beaucoup pour ce précieux cadeau. J’espère qu’il sera possible, le moment venu, d’en diffuser au moins un extrait commenté, dans l’intérêt du plus grand nombre. Le mérite public découle de votre action.

B) Vous m’interrogez sur l’heure du petit déjeuner. Vous consulterez, à ce propos, les Pisskeï Dinim du Tséma’h Tsédek, sur Ora’h ‘Haïm, chapitre 89, concluant que ce repas est pris après la prière du matin. Néanmoins, si les médecins disent qu’il faut le prendre très tôt, le matin, il est clair que l’on doit se conformer à leur prescription. Toutefois, il est évident que ce qui est consommé si tôt ne peut pas être considéré comme le repas du matin dont parle le Talmud.

En fait, tout dépend de la manière dont vous priez. Allongez-vous votre prière ou non ? Vous connaissez sûrement le proverbe du Tséma’h Tsédek(4) qui dit que il vaut mieux manger pour prier que prier pour manger. Au sens le plus littéral, cela signifie qu’il est préférable de manger avant la prière, si cela vous permet de la dire de manière plus méthodique, plutôt que de manger après la prière et de la bâcler. Tout cela est bien clair.

C) Pour établir la liste des discours ‘hassidiques figurant dans le manuscrit que possède votre proche parent, il serait bon de le lui emprunter pendant quelques temps. Vous pouvez être assuré que je le lui rendrai, s’il le demande.

Si ce prêt n’est absolument pas possible, peut-être sera-t-il au moins envisageable de consulter ces discours et de les comparer à ceux qui figurent dans la liste qui est jointe à votre lettre et à laquelle j’ai ajouté un discours qui se trouve dans les livres imprimés.

Vous vérifierez s’il s’agit bien du même discours et des mêmes sujets ou si seul leur début est identique. Je vous remercie pour ce que vous ferez, dans ce domaine.

Avec ma bénédiction pour que vous ayez une bonne santé, de même que les membres de votre famille et pour recevoir la Torah avec joie et profondeur,

Notes

(1) Le Rav N.Eber. (2) Le Rav Morde’haï ‘Haïm Aïzik Hadakov, directeur du secrétariat du Rabbi. (3) Imprimé dans les lettres du précédent Rabbi, tome 2, lettre n°632. (4) Voir les lettres du précédent Rabbi, tome 4, lettre n°308 et, dans ce même volume, la lettre n°1660.

Lettre n°1612

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1612, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me demandez si vous devez encore consulter des médecins ou bien vous en remettre à Dieu.

Il est bien clair que vous devez raffermir votre confiance en Dieu, Qui guérit toute chair et fait des merveilles. Mais, il faut aussi forger un réceptacle en empruntant les voies de la nature et vous en remettre aux prescriptions des médecins.

Dieu exaucera le souhait de votre cœur, pour le bien et vous obtiendrez, avec votre épouse, un enfant en bonne santé.

J’ai lu votre demande de bénédiction près du tombeau.

Avec ma bénédiction pour que vous receviez la Torah avec joie et profondeur,

Lettre n°1613

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1613, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre en son temps et j’y ai pris connaissance de votre situation morale et de vos projets pour l’avenir. Mais, finalement, vous avez pris la bonne décision de rester à la Yechiva et d’y poursuivre vos études. Vous me demandez ce que j’en pense.

Il est bien clair que votre décision est très bonne et parfaitement judicieuse, non seulement d’un point de vue spirituel, mais aussi matériellement, comme nous avons pu le vérifier, en particulier durant ces dernières années. Combien sont justes les paroles de nos Sages, affirmant qu’un homme ne sait pas comment il subviendra à ses besoins.

De façon générale, ceux qui conçoivent différents raisonnements pour essayer de se préparer, jusque dans le moindre détail, à faire leur chemin dans la vie, ne connaissent pas la réussite. Pour ce qui vous concerne personnellement, mon avis est bien clair. Votre succès et votre bien, matériel et spirituel à la fois, sont conditionnés par la poursuite de vos études à la Yechiva Loubavitch de Lod.

Vous vous pénétrerez donc de l’esprit de la ‘Hassidout et vous acquerrez la détermination, une détermination véritable, mais sans entêtement, ce qu’à Dieu ne plaise, qui est si nécessaire à un Juif, en tout temps et, en particulier, à l’heure actuelle.

Le grand mérite de votre père et de votre grand-père vous permettra d’établir la vérité au plus vite, de l’observer de vos yeux de chair. Dieu vous accordera d’étudier la Torah en craignant Dieu et vous connaîtrez la réussite, au sens le plus littéral.

Il faut donc étudier beaucoup, bien comprendre, se pénétrer profondément de cet enseignement. Ceci sera le canal et le réceptacle pour obtenir la satisfaction de tous vos besoins, matériels et spirituels.

Avec ma bénédiction pour étudier la Torah en craignant Dieu et pour la recevoir avec joie et profondeur,

N. B. :

Dans votre lettre, vous ne parlez pas de votre mère. Sans doute va-t-elle bien. Vous lui transmettrez ma bénédiction pour une fête de Chavouot joyeuse et pour qu’elle ait beaucoup de satisfaction de vous, une satisfaction juive et ‘hassidique, avec la tranquillité de l’esprit et du corps à la fois.

Lettre n°1614

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1614, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre écrite à l’issue du Chabbat Behar Be’houkotaï, dans laquelle vous me dites que vous avez fait connaissance de la ‘Hassidout ‘Habad par l’intermédiaire de... Vous en avez entrepris l’étude et vous me demandez de vous compter parmi les ‘Hassidim ‘Habad.

Tout ce que vous me dites m’a réjoui. Nos saints livres expliquent, à ce propos, que celui qui désire emprunter le droit chemin et rechercher la vérité bénéficie, pour cela, d’une aide de Dieu, surtout s’il se dirige ainsi vers la Torah et c’est à ce propos qu’il est dit : “ Si quelqu’un te dit qu’il a fait des efforts et que ceux-ci ont été couronnés de succès, crois-le.

Lettre n°1615

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1615, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu votre demande de bénédiction. Vous m’écrivez que vous n’êtes pas en bonne santé, que vous souffrez, en particulier, de migraines.

Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je mentionnerai votre nom, afin que vous soyez en bonne santé. De façon générale, on souffre de telles douleurs à force de réflexions et d’énervement. Vous devez donc raffermir votre confiance en Dieu, qui a créé le monde et le dirige. Il est également le Maître de tout ce qui vous concerne. Il est donc inutile de consacrer tant de temps à la méditation. Il est certain qu’Il fera ce qui est bien pour vous et vous donnera une meilleure santé. Plus vous renforcerez votre confiance en Dieu, plus vous guérirez vite.

Bien évidemment, vous devez maintenir votre comportement sur la voie de la Torah et des Mitsvot et même l’intensifier, c’est-à-dire consacrer à la Tsédaka des sommes plus importantes que celles que vous donniez d’ores et déjà, lire chaque jour un Psaume, lire le Chema Israël avant d’aller dormir.

Il serait bon également que vous vérifiez les Mezouzot de votre maison, pour s’assurer qu’elles sont toutes cachères.

Dans l’attente de la bonne nouvelle que vous allez mieux et que vous irez encore mieux, je vous souhaite une joyeuse fête de Chavouot.

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°1616

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1616, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5712,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue(1),

On m’a transmis vos salutations et également votre question. Vous me demandez si vous pouvez adopter un enfant.

Dans la mesure du possible, ce sera un enfant né de manière pure(2). Une telle façon d’agir favorisera la naissance de vos propres enfants. De fait, adopter un enfant et l’éduquer sur la voie de la Torah et des Mitsvot est le moyen d’obtenir une telle bénédiction.

Que Dieu vous vienne en aide, de même qu’à votre mari et qu’Il exauce positivement le souhait de votre cœur, en vous accordant un enfant en bonne santé.

En vous souhaitant une joyeuse fête de Chavouot,

Notes

(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) C’est-à-dire de parents ayant respecté les lois de la pureté familiale.

Lettre n°1617

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1617, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Mi’haël(1), émissaire des Sages,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du mardi de la Parchat Bamidbar :

A) Votre lettre fait la preuve que votre crainte n’est pas fondée. Vous pensez que quelqu’un veut faire disparaître ou au moins affaiblir la Yechiva, à Meknès. Cette inquiétude est sans fondement.

Pour différentes raisons, y compris celle que vous mentionnez dans votre lettre, il faut qu’il y ait une institution Loubavitch à Casablanca. Car, cette ville est visitée par des touristes et par des représentants de différentes organisations d’Amérique, de Terre Sainte et d’Europe.

Néanmoins, il n’est pas nécessaire que l’institution la plus élevée, la partie essentielle de la Yechiva, se trouve précisément à Casablanca, du fait des conditions de cet endroit. Celle-ci peut donc rester à Meknès.

Puisse Dieu faire que vous renforciez votre crainte de Dieu, car le bien n’a pas de limite et la crainte des hommes disparaît au fur et à mesure que s’accroît celle que l’on éprouve pour Dieu.

B) Vous me dites qu’en certains endroits, l’arrangement et les efforts pour dispenser les élèves d’aller à l’école pendant le Chabbat ont été supprimés.

Il est dommage que vous ne donniez pas plus de détails. Sans doute obtiendrai-je des informations par le Rav C.(2), comme vous le dites dans votre lettre.

C) Vous me demandez si, après la fondation du Beth Rivka, vous devrez y prévoir un enseignement séculier pendant les vacances. Or, vous avez la possibilité, en l’occurrence, d’avancer que c’est la période des vacances et qu’il s’agit une institution nouvelle, qu’il ne convient donc pas de multiplier les dépenses et que l’école commencera son fonctionnement, dans un premier temps, uniquement par les études sacrées. Par la suite...(3).

Pendant les mois de l’été, vous aurez le temps d’envisager cette question comme il convient. Vous déterminerez si les études profanes sont indispensables ou non. En tout état de cause, vous ne les introduirez pas d’emblée, car il sera difficile de les supprimer par la suite, si tel était votre souhait.

D) J’aimerais avoir plus de détails sur les Mikwés des Sefardim. Adoptent-ils, pour les construire et les agencer, des positions, en certains points plus larges que les nôtres ?

E) Vous me demandez si vous devez donner la somme de quatorze mille pour la réparation du Mikwé dans le village. De façon générale, il ne faut pas que nous assurions seuls le financement d’une action, à la ville ou dans un village. Les habitants de l’endroit doivent systématiquement y être associés.

En chaque endroit, selon sa nature, on établira la part de notre engagement et celle que doivent apporter ceux qui résident sur place.

F) J’espère que vous avez eu, ces jours-ci, la visite de mon émissaire, le jeune homme et grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Chalom ‘Haskind. Comme je le disais dans ma précédente lettre(4), vous profiterez de son passage au Maroc de la manière la plus active pour encourager les élèves de Ohaleï Yossef Its’hak, pour renforcer leur attachement à la ‘Hassidout, aux voies et aux coutumes ‘hassidiques.

G) Vous continuerez sûrement à me rendre compte, de manière détaillée, de tout ce qui se passe. Nos Sages précisent, en effet, que l’on ne doit pas être bref chaque fois qu’il est nécessaire de préciser son propos.

Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et profondeur et pour connaître la réussite dans votre mission sacrée,

Notes

(1) Le Rav M.Lipsker, de Meknès. Voir, à son propos, la lettre n°1547. (2) Le Rav Chlomo Matusof, de Casablanca. (3) On verra de quelle manière introduire les études profanes. (4) Il s’agit de la lettre n°1546.

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