Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°1518
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1518, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5712,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Zoussya(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres d’Adar et du 14 Nissan.
A) Vous m’interrogez sur le réseau Ohaleï Yossef Its’hak. J’ai écrit, il y a quelques temps, à l’association ‘Habad, à Tel Aviv(2) et, faisant réponse à la lettre qui m’avait été adressée après la visite au Rav Kahana, j’ai expliqué l’importance de constituer un courant non affilié. J’espère que l’on a déjà commencé à le faire.
J’ai bon espoir, si l’on fournit l’effort nécessaire, que l’on connaîtra la réussite, dans ce domaine. Vous avez sûrement eu vous-même connaissance de cette lettre. En tout état de cause, il faut préparer les inscriptions, de la manière qui convient. Comme vous me l’écrivez, celles-ci doivent avoir lieu en Sivan.
B) Vous m’écrivez que certains de ceux qui vous viennent en aide n’agissent que par soumission(3), qu’ils manquent donc d’ardeur. Nous avons entendu, à diverses reprises, à propos des activités publiques, l’affirmation suivante: Si l’on veut que l’autre se mette au travail, il faut lui donner le moyen de grandir et de se développer.
Cela veut dire que ceux qui vous viennent en aide doivent pouvoir également exprimer leur avis sur ce qu’il y a lieu de faire, prendre des initiatives et non se contenter de mettre en pratique les ordres donnés par d’autres.
Bien évidemment, il ne faut pas adopter l’autre extrême et travailler de manière anarchique. Il doit être possible de trouver un juste milieu entre ces extrêmes. Vous vous concerterez donc, sur votre travail. Chacun pourra au moins donner son avis. Et, même si la position majoritaire, qui sera retenue, ne prend pas en compte l’avis de quelqu’un, celui-ci aura, néanmoins, la satisfaction d’avoir entendu les explications de tous et de savoir pourquoi son idée n’a pas été retenue.
Ceci devrait vous suffire pour comprendre ma position, car il est difficile d’en dire plus, sur un sujet qui dépend de la personnalité des hommes devant travailler ensemble sur un même projet. J’espère que vous m’annoncerez une bonne nouvelle et me direz que ce problème a trouvé une solution.
C) Vous me demandez où doit se trouver le siège du réseau Ohaleï Yossef Its’hak. Pour l’heure, l’endroit qui convient le mieux est Tel Aviv. Vous connaissez sûrement le proverbe du Baal Chem Tov selon lequel, lorsque tu débutes dans la peine, précisément de ce fait, tu te développeras considérablement par la suite.
D) Vous évoquez le fait que des jeunes prennent part à votre action. Je ne souhaite pas, d’ici, citer des noms, car une telle activité requiert de la motivation, de la part de ceux qui assument déjà ce rôle, y compris vous-même, comme de la part de ceux qui désirent le faire. Ce ne sera pas le cas si un ordre est donné(5).
Néanmoins, si vous parlez avec des jeunes gens et me faites savoir qui ils sont, je pourrais donner mon avis et dire s’ils sont aptes à assumer cette mission.
E) Vous me dites que la collecte au profit de Ohaleï Yossef Its’hak n’a pas encore commencé. Vous ne m’en donnez pas la raison.
F) Je vous joins quelques bons d’envoi en port payé. Vous pourrez les utiliser comme moyen de paiement et couvrir, même de manière infime, le déficit que subit Ohaleï Yossef Its’hak.
Notes
(1) Le Rav H.Z. Wilimovski. Voir, à son propos, la lettre n°1382. (2) Il s’agit de la lettre n°1472. (3) Sans conviction. (4) Le verset dit: Tu débuteras dans la peine et tu te développeras considérablement par la suite. (5) Par le Rabbi.
Lettre n°1519
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1519, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je n’ai pas eu de vos nouvelles depuis bien longtemps. C’est sans doute un bon signe, conformément à l’usage des ‘Hassidim, selon lequel on n’écrit pas lorsque tout va bien. Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi, matériellement et spirituellement. Néanmoins, je vous remercie de me confirmer par écrit que c’est effectivement le cas.
J’aimerais savoir ce que devient votre fils, qui m’a rendu visite, il y a quelques mois. Travaille-t-il toujours dans un journal? Où s’est-il installé? En Erets Israël ou dans un autre pays? En tout état de cause, vous faites sans doute usage de l’influence que vous exercez sur votre fils pour renforcer ce qui touche à la crainte de Dieu, en général et aux pratiques ‘hassidiques, en particulier.
Certains parents sont gênés d’aborder ces sujets avec leurs enfants ou se disent que cela ne sera d’aucune utilité et tout comme il est une Mitsva de dire ...(1), il est une Mitsva de ne pas dire ...(2). Mais, à différentes reprises, mon beau-père, le Rabbi, m’a dit qu’il n’en est pas ainsi. Il est certain qu’un effort ne reste jamais vain, même s’il émane d’un simple juif et a fortiori quand il est le fait d’un proche et surtout d’un père.
La ‘Hassidout dit, en effet, que le père et le fils ne forment qu’une seule et même entité. Les paroles d’encouragement de l’un à l’autre sont donc mieux entendues et agissent plus rapidement, d’autant qu’en l’occurrence, à n’en pas douter, elles émaneront du coeur. De fait, nous employons, dans nos prières, l’expression: comme un père a pitié de ses fils.
Avec ma bénédiction pour que vous conceviez une satisfaction ‘hassidique de vos fils et également de vous-même,
Notes
(1) Ce qui sera entendu et que l’on mettra en pratique. (2) Ce qui ne sera pas entendu et n’aura aucun effet.
Lettre n°1520
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1520, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5712,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yehouda Zéev Halevi(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me faites part de la Bar Mitsva de votre fils Pessa’h(2). Vous trouverez ci-joint la lettre que je lui adresse. Puisse Dieu faire que vous conceviez de lui beaucoup de satisfaction juive et ‘hassidique, dans la tranquillité de l’esprit et du corps. Vous avez le grand mérite de rapprocher les coeurs juifs de leur Père Qui se trouve dans les cieux. Or, le Saint béni soit-Il agit mesure pour mesure et Il vous accordera donc un immense plaisir de vos enfants et de vos disciples.
J’ai pris connaissance avec plaisir, dans votre lettre, de l’organisation des études, à la Yechiva, l’an passé. J’espère que, pour l’année qui vient, vous augmenterez encore le nombre des élèves, quantitativement et qualitativement, que vous exercerez sur eux une influence positive, afin de rapprocher leur coeur et d’illuminer leur âme et leur esprit, par la dimension profonde de la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière.
C’est de cette façon que l’on met en éveil la dimension profonde de l’âme, ainsi qu’il est dit: Recherchez Ma Face(3). Eternel, je rechercherai Ta Face. Pour y parvenir de manière sûre, il faut étudier l’enseignement profond de la Torah. Puisse Dieu accorder la réussite pour les maîtres et les éducateurs, d’une part, pour les élèves et les disciples, d’autre part.
Avec ma bénédiction pour que vous ayez une grande satisfaction de votre fils Bar Mitsva et la réussite dans tous les domaines, publics et personnels,
N. B. : Vous me parlez, dans votre lettre du comportement d’élèves, qui allongent le temps de leur prière(4), attitude que vous n’admettez pas. En effet, cette manière d’agir ne correspond pas à ce qu’ils font, dans d’autres domaines et vous craignez donc qu’il n’y ait là, de leur part, qu’une marque ostentatoire.
Peut-être votre argument est-il justifié. Néanmoins, celui qui observe la pratique courante sait que les jeunes de notre époque traversent une crise particulière. Il faut donc faire particulièrement attention à tout ce qui pourrait affaiblir ses défenses par rapport aux courants qui soufflent dans le monde. Il peut y avoir des pratiques qu’il est prématuré, pour eux, d’adopter, dans les circonstances actuelles. Néanmoins, dès lors que celles-ci forment un rempart supplémentaire contre les courants de la rue, il serait grave de les supprimer ou même de les affaiblir.
Si vous pensez que cette longue prière contredit le comportement qu’ils adoptent dans d’autres domaines, il faut, amicalement mais fermement, les conduire à améliorer ces autres domaines, mais non leur faire diminuer la ferveur de la prière qui, au bout du compte, même si elle reste superficielle, raffermit bien leur crainte de Dieu et affaiblit leur lien avec les plaisirs du monde.
Bien évidemment, vous devez vous baser sur ce que vous constatez de vos propres yeux. Néanmoins, tel est mon avis, sur la base de ce que vous m’écrivez. Et, nous devons espérer, vous et moi, que s’applique le commentaire que donnent nos Sages, dans le Zohar, tome 3, page 241b, à propos du verset: Il n’y a pas de sortie et pas de cri dans nos rues. Heureux le peuple pour lequel il en est ainsi. Heureuse la nation dont l’Eternel est le Dieu.
Notes
(1) Le Rav Y.Z. Segal, de Manchester. Voir, à son propos, la lettre n°1274. (2) Il s’agit du prénom de celui qui célèbre sa Bar Mitsva. (3) Que l’on peut lire également: Recherchez Ma dimension profonde. (4) Afin de la dire avec plus de ferveur.
Lettre n°1521
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1521, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5712,
Brooklyn,
Au jeune Pessa’h(1),
Je te salue et te bénis,
Tu m’as fait savoir que tu atteindras l’âge de la Bar Mitsva, le 5 Iyar prochain.
Je t’exprime, par la présente, ma bénédiction pour que tu te pénètres de crainte de Dieu, que tu sois un ‘Hassid et un érudit. Tu seras plein d’ardeur pour étudier la Torah en éprouvant une profonde crainte de Dieu.
Avec ma bénédiction,
N. B. : On sait qu’il existe deux sources permettant d’établir que l’on est tenu de pratiquer les Mitsvot à l’âge de treize ans(2):
A) C’est, tout d’abord, l’avis de Rachi, dans son commentaire du traité Nazir 29b: La Torah qualifie d’homme celui qui a treize ans, ainsi qu’il est dit: les deux fils de Yaakov, Chimeon et Lévi, prirent chaque homme, son glaive. C’est également l’avis du Ma’hzor Vitry, à la fin du cinquième chapitre du traité Avot. Le terme d’homme désigne, en effet, l’âge adulte, ainsi qu’il est dit: qui a fait de toi un homme?(3). On consultera les commentaires de Rachi et de Rabbénou Be’hayé sur ce verset, s’opposant à celui du Midrach Chemot Rabba, à cette même référence. Il est dit aussi que tu te renforceras et tu seras un homme.
B) Par ailleurs, le Roch, dans ses responsa, au début du seizième principe, dit que cet âge est une Hala’ha, transmise à Moché sur le mont Sinaï(4).
Le fait d’opter pour l’un ou l’autre de ces avis a une incidence pour un descendant de Noa’h(5). Selon la première conception, en effet, celui-ci sera tenu, à l’âge de treize ans, d’appliquer ses Mitsvot(6), alors que, pour le second, ce ne sera, bien sûr, pas le cas. On consultera, à ce propos, le Rambam, lois des rois, chapitre 9, paragraphe 10, chapitre 10, paragraphe 2, les responsa du ‘Hatam Sofer sur Yoré Déa, chapitre 317.
Pour le second avis, il s’agit donc d’une mesure fixée par la Torah, alors que, selon le premier, il n’y a là que la prise en compte d’un phénomène naturel, puisque, de façon générale, c’est à l’âge de treize ans que l’on parvient à la maturité intellectuelle.
De manière allusive, on découvre ici un enseignement éthique. Le verset les deux fils de Yaakov, Chimeon et Lévi, prirent chaque homme, son glaive établit, en effet, que le critère est bien la maturité intellectuelle.
Mais, cette constatation impose une précaution. Il ne faut pas penser qu’une approche rationnelle de la Torah et des Mitsvot est suffisante. On attire donc ici l’attention de l’homme sur le point suivant:
Voyez donc ce qu’ont fait les fils de Yaakov et méditez! Chacun prit un glaive, de sorte que, dès l’instant où ils furent tenus de mettre en pratique la Torah et les Mitsvot, ils firent don de leur propre personne(7).
Les actions des pères délivrent un enseignement aux enfants, à chaque Bar Mitsva, dans n’importe quelle époque. Telle est la voie permettant la pratique des Mitsvot. On ne doit pas limiter son comportement en fonction de sa perception intellectuelle. On doit d’abord se soumettre au joug de la Royauté divine et l’on acceptera ensuite le joug des Mitsvot.
Notes
(1) P. Segal, de Manchester. Voir la lettre précédente. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1289. (3) Au sens de as-tu la maturité pour que ton avis soit pris en compte?. (4) Et ne marquant donc pas particulièrement un passage à l’âge adulte. (5) Un non-Juif. (6) Les sept Préceptes des descendants de Noa’h. (7) Forme du service de Dieu qui transcende la rationalité.
Lettre n°1522
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1522, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre. Puisse Dieu faire que la grossesse de votre épouse se passe bien, qu’elle enfante en son temps et aisément. Il serait bon que vous vous efforciez d’ouvrir vous-même l’Arche sainte, lorsqu’est lue la Torah, à condition qu’il n’en résulte pas un comportement ostentatoire. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles.
Vous transmettrez à votre épouse qu’elle doit raffermir sa confiance en Dieu, être certaine que tout se passera bien, en son temps et aisément. En plus de la Tsédaka qu’elle dédie actuellement à Rabbi Meïr Baal Haness, avant d’allumer les bougies, elle donnera aussi, chaque jour, dix huit pennies pour cette Tsédaka.
Vous me dites avoir appris que votre frère devait prendre le bateau pour l’Asie, pendant ‘Hol Hamoéd Pessa’h. Il a sans doute emporté ses Tefilin, comme je le lui ai dit. Il serait également bon qu’il dispose d’un Sidour et d’un livre de Tehilim. Pour qu’il puisse les avoir toujours sur lui, vous en trouverez une édition d’un petit format et vous les lui enverrez. Que Dieu le garde, partout où il ira et qu’il rentre, sain et sauf, en bonne santé, à la maison.
Je me rendrai, ces jours-ci, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi et comme vous me l’avez demandé, je mentionnerai les noms de votre père, pour qu’il ait la prospérité matérielle et de votre épouse, pour qu’elle éduque tous vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°1523
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1523, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 11 Nissan(1). Quiconque donne une bénédiction en reçoit une lui-même, avec l’intérêt de Dieu qui dépasse le capital(2). Ce sera le cas pour vous, votre épouse et vos enfants.
Entre temps, vous avez sûrement reçu le fascicule(3) et mes lettres adressées à tous(4). Vous les avez diffusées de la manière qui convient.
Je vous remercie pour les récits ‘hassidiques que vous reproduisez dans chacune de vos lettres. Vous continuerez sans doute à le faire et je vous en remercie d’avance. Vous savez à quel point nos saints maîtres appréciaient les récits des Justes et des ‘Hassidim. Une causerie de mon beau-père, le Rabbi, traite de ce sujet et explique ainsi pourquoi Béréchit précède tous les autres livres, bien qu’il soit presque intégralement consacré à des récits des Justes alors que les autres livres présentent les Mitsvot de la Torah(5).
Vous souhaitez venir, en visite, aux Etats Unis. Vous en exposez les raisons dans votre lettre et vous me demandez ce que j’en pense.
Je suis contraint de vous dire que ce projet ne recueille pas mon assentiment, pour le motif que je vous exposerai. Dieu vous a donné le mérite de vous installer dans le pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année. Bien plus, vous vous trouvez à Jérusalem, ville sainte, dont la sainteté dépasse celle du reste d’Erets Israël.
Le fait de quitter Erets Israël soulève des doutes et des difficultés. Je ne comprends donc pas pourquoi vous devez passer outre à tout cela, vous déplacer, traverser les mers, les fleuves et les déserts, perdre tant d’argent et beaucoup de temps pour voyager de là-bas vers ici, puis d’ici vers là-bas, alors qu’à chaque instant, chaque heure, chaque jour, vous vous trouvez en Terre Sainte, à Jérusalem, ville sainte, vous pouvez recevoir la lumière de Dieu dans ce monde matériel.
Vous pouvez aussi diffuser, en Terre Sainte, les sources du Baal Chem Tov, de ses disciples et des disciples de ses disciples, en particulier de l’Admour Hazaken et de ses successeurs. Là-bas, cette activité est particulièrement importante. Elle est, chaque jour, plus nécessaire, car l’obscurité devient, malheureusement, de plus en plus intense. Or, en une telle époque, vous voulez abandonner cet endroit pour rechercher votre propre bonheur!
Puisse Dieu vous accorder de longs jours et de bonnes années de même que la santé, que vous restiez fidèlement à votre poste et que vous fassiez usage de toute occasion et de toute chose pour raffermir la foi, renforcer la Tradition d’Israël, diffuser la lumière de la ‘Hassidout, son enseignement, ses coutumes et ses pratiques, en tout endroit et auprès de toutes les catégories de personnes que vous pourrez contacter.
Notes
(1) Date de l’anniversaire du Rabbi. (2) Voir la lettre n°1509. (3) Edité à l’occasion de Pessa’h et introduit par la lettre n°1508. (4) Les lettres n°1477, 1507 et 1515. (5) Ce qui souligne bien la grande importance de ces récits.
Lettre n°1524
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1524, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5712,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Zalman Touvya Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille de Pessa’h. Vous m’interrogez sur le réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch(2). J’ai écrit, à ce propos, il y a quelques temps, à l’association ‘Habad(3), afin de créer au plus vite des écoles formant un courant non affilié. Vous savez sans doute ce qui a déjà été fait, en ce sens, sur place.
Vous me demandez si les filles doivent également fréquenter les écoles Ohaleï Yossef Its’hak, s’il doit aussi y avoir un jardin d’enfants. Sur le principe, c’est effectivement une bonne initiative, mais, pour le bon ordre des choses, il ne faut pas l’envisager dès maintenant.
Lorsque la première étape sera franchie, on mettra en œuvre la seconde, c’est-à-dire le jardin d’enfants et l’école de filles. Néanmoins, s’il est sûr que la seconde étape ne dérange pas la première, il faut introduire les deux conjointement.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav Z.T. Abelski. (2) Voir la lettre n°1518. (3) Il s’agit de la lettre n°1472.
Lettre n°1525
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1525, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre avec satisfaction. Vous me dites que vous avez reçu un courrier du consulat, à propos de votre visa et vous sollicitez une bénédiction pour que disparaissent les difficultés et les obstacles.
Depuis longtemps, je ne comprends pas pourquoi vous parlez de difficultés et d’obstacles. Qui d’entre nous sait ce qui se passe? Qui peut dire s’il est préférable pour lui de passer encore quelques semaines dans l’endroit où il se trouve maintenant, d’y apporter la clarté de la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière, de même que le luminaire de la Torah, qui est la ‘Hassidout, ou bien de le quitter au plus vite et de rechercher un endroit nouveau, dont il n’est pas certain qu’il sera meilleur et, là, de s’en remettre à Dieu, Qui est l’Essence du bien?
Il est une obligation de forger un réceptacle au sein des lois naturelles, ce que vous avez fait, d’ores et déjà, avec le plus grand empressement. Dieu vous accordera sûrement la réussite, dans vos préoccupations publiques et personnelles, pour vous et pour tous les membres de votre famille.
Vous avez sans doute reçu une copie de ma lettre, adressée à tous, à l’occasion de Pessa’h et vous l’avez diffusée de la manière qui convient.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°1526
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1526, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5712,
Brooklyn,
A mademoiselle Ra’hel(1),
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu avec plaisir ta lettre datée d’après Pessa’h, par laquelle tu m’apprends que tes élèves ont déjà commencé à prier et tu sollicites une bénédiction pour eux.
Tu sais sans doute ce qu’expliquent de nombreux livres, le fait que chaque Juif, en particulier un enfant, est précieux à Dieu, comme un fils unique pour ses parents. Il est donc certain que Dieu leur accordera la bénédiction et la réussite, en tout ce qui les concerne.
Ceux qui enseignent aux enfants assument une mission sacrée et ont donc un grand mérite. Ils doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faire de ces petits enfants des réceptacles purs et efficaces, afin de contenir les bénédictions de Dieu.
Dans ton cas, en particulier, tu dois t’efforcer d’implanter en eux des pratiques qui favorisent la crainte de Dieu. Ils doivent donc, par exemple, porter une Kippa, un Talith Katan, dire scrupuleusement le Modé Ani(2), les bénédictions(3), celles des aliments, le Chema Israël. En faisant cela, tu connaîtras sûrement le succès, avec ces enfants. Et, ceci dévoilera la bénédiction et la réussite pour tous ceux qui apportent leur concours à cette tâche sacrée.
Avec ma bénédiction de réussite, également, dans toutes tes préoccupations personnelles,
Notes
(1) Mademoiselle R. Teleshevski. (2) Lorsqu’ils se lèvent le matin. (3) Du matin.
Lettre n°1527
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1527, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai obtenu de vos nouvelles avec plaisir. J’ai été content de constater votre bonne entente, comme l’indique votre lettre. Si l’amour du prochain est important de tout temps, combien plus est-ce le cas, en cette fin de l’exil. Nos Sages expliquent, en effet, au traité Yoma 9b que sa cause est la haine gratuite. Notre génération est celle du talon du talon du Machia’h, qui se tient derrière notre mur. Et, mon beau-père, le Rabbi dit qu’il en est littéralement ainsi. Le Machia’h se tient derrière le mur et il attend que chacun d’entre nous achève la transformation des derniers éléments de la matière et les raffine.
Pour nous, l’amour du prochain est donc encore plus important, puisqu’il répare la cause essentielle qui est à l’origine du présent exil. Et, comme le dit l’Admour Hazaken, tu aimeras ton prochain comme toi-même est la préparation à tu aimeras l’Eternel ton Dieu(1).
De temps à autre, j’obtiens de vos nouvelles par le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, le Rav Chlomo Zalman Hecht. Il me dit que vous participez aux travaux de gestion du comité pour la synagogue Loubavitch et pour la synagogue ‘hassidique de Chicago et de sa région(2). Il est inutile que je vous remercie pour cela, car la récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même.
Lorsque l’on fait une bonne action, celle-ci devient, par elle-même, la rétribution essentielle. Et, il en est de même pour les remerciements. J’ai bon espoir que vous verrez de vos yeux, très prochainement, ces accomplissements positifs et leurs fruits. Ceci constituera votre remerciement. Je voudrais uniquement souligner et éclairer l’importance que ce résultat peut avoir.
Nos Sages disent que l’on doit s’élever dans la sainteté et, selon certains avis, il s’agit même là d’un Précepte de la Torah. Vous consulterez, à ce propos, le Peri Megadim Ora’h ‘Haïm, fin du chapitre 42, le ‘Hatan Sofer, Hatotafot, chapitre 20, le Sdeï ‘Hémed, principe 40, paragraphe 194, le Min’hat ‘Hinou’h, tome 1, chapitre 27.
Mon but n’est pas de faire un discours, mais bien d’envisager l’action concrète. Citant son grand-père, le Rabbi Maharach, mon beau-père, le Rabbi, dit: Le bien est sans doute bien. Est-ce à dire que l’on ne puisse envisager ce qui est meilleur?. Dans les jours qui viennent, vous augmenterez donc sûrement votre participation. Vous ferez usage de votre influence et de vos capacités pour élargir l’éventail des activités du comité de la synagogue Loubavitch. Vous élèverez à leur juste niveau l’association des synagogues Loubavitch et des synagogues ‘hassidiques de Chicago et de sa région.
A n’en pas douter, si vous ouvrez l’équivalent de la pointe d’une aiguille, Dieu, comme Il en fait la promesse, vous ouvrira le portique du Sanctuaire et vous connaîtrez la réussite, matérielle et spirituelle.
Notes
(1) C’est le moyen d’aimer celui qu’aime Celui que l’on aime. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1488.
Lettre n°1528
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1528, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre, envoyée par poste aérienne, au troisième jour de ‘Hol Hamoéd Pessa’h. Vous m’écrivez que votre fils ne se développe pas normalement. Vous sollicitez mon avis et ma bénédiction.
Je lis avec satisfaction, dans votre lettre, que vous vous souvenez de vos origines, de votre grand-père, en particulier, qui était bien connu, dans le monde ‘hassidique et également de votre père, puissent l’un et l’autre reposer en paix.
J’espère que vous ne vous contentez pas de vous souvenir d’eux, mais que vous dirigez votre foyer dans un esprit qui réjouirait non seulement votre père, mais aussi votre grand-père. De cette façon, le souvenir permet de dévoiler et d’intérioriser les bénédictions de Dieu pour vous, votre mari et vos enfants.
Pour ce qui concerne la question que vous posez à propos de votre fils, vous savez qu’il est plus aisé de modifier une situation lorsque l’on en connaît la cause. Je souhaite donc que vous n’interprétiez pas négativement la question suivante. Vous me répondrez en fonction de la réalité.
La naissance de votre fils a-t-elle été pure? En d’autres termes, respectiez vous alors les pratiques juives liées au bain rituel et à la pureté familiale, comme cela est nécessaire? Après avoir obtenu votre réponse à cette question, je vous communiquerai mon avis.
Avant même de recevoir votre réponse, je me rendrai, à la fin de ce mois, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Alors, je mentionnerai le nom de votre fils, pour qu’il soit en bonne santé. Vous me communiquerez également le prénom de votre mari et celui de sa mère, de même que le prénom de votre fille. Ainsi, je les mentionnerai également près du tombeau.
Entre temps, il serait bon que vous fassiez vérifier les Mezouzot de votre maison, pour s’assurer qu’elles soient cachères. Il faudrait aussi que votre fils dorme avec une Kippa et porte un Talith Katan. Bien évidemment, il mangera uniquement cacher.
Avec ma bénédiction, pour vous et pour tous les membres de votre famille,
Lettre n°1529
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1529, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5712,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Efraïm EliézerHacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en leur temps, votre lettre du 27 Nissan et celle de la veille de Roch ‘Hodech Iyar. Comme vous me l’avez demandé, j’ai donné lecture de votre courrier lorsque je me trouvais, près du tombeau(2), à la veille de Roch ‘Hodech Iyar.
A n’en pas douter, mon beau-père, le Rabbi, implorera(3) pour ce que vous écrivez dans ce courrier et également pour ce qui y est dit entre les lignes, qui figure, de manière allusive, sur le blanc du papier, comme l’expliquent le commentaire de Be’houkotaï dans le Likouteï Torah, l’explication, dans la partie consacrée à Chir Hachirim, du verset “ pose moi en signe sur ton cœur ”, au troisième chapitre et d’autres textes de la ‘Hassidout. Ces textes soulignent, en effet, la qualité de l’espace blanc entourant chaque lettre(4) par rapport à celle qui est inscrite sur le parchemin.
Je vous remercie beaucoup d’avoir commencé à apporter votre participation aux institutions du réseau Ohaleï Yossef Its’hak. La considérable récompense qui en découle est définie par les termes de la Michna selon laquelle “ la rétribution de la Mitsva est la Mitsva elle-même ”. De plus, le mot Mitsva est de la même étymologie que Tsavta, un lien. La Mitsva est donc le moyen de s’attacher à Celui Qui l’ordonne, Qui enjoint de la mettre en pratique.
En l’occurrence, vous pouvez également vous lier avec celui qui a donné son nom à ces institutions et révéler sa présence. Certes, cette somme(5) n’est pas considérable. Mais, dans votre esprit, elle n’est sans doute qu’un début, une entrée en matière qui est comparable à une pointe d’aiguille.
Bien plus, nous comptons actuellement l’Omer et vous savez sans doute que sa cinquantième porte(6) transcende les attributs de la découverte intellectuelle, ‘Ho’hma et de l’analyse raisonnée, Bina, même si l’on parle, par ailleurs, des cinquante portes de Bina(7). Les discours ‘hassidiques commentant le compte(8), en particulier ceux du Likouteï Torah, développent cette idée. Vous consulterez également les discours ‘hassidiques intitulés “ Cette nuit-là ” et “ Lorsque ton fils te demandera ”, dans le Séfer Hamaamarim 5700(9), de même que les références qui y sont indiquées en bas de page.
Comme vous me le demandez, je vous joins ma lettre, rédigée en Hébreu, à monsieur Perlstein(10). Si une explication est nécessaire, je m’en remets à vous pour lui donner pleinement satisfaction.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son propos, les lettres n°1317, 1561, 1708, 1762 et 1844. (2) Du précédent Rabbi. (3) La miséricorde divine. (4) Dans le Séfer Torah, en l’absence duquel la lettre ne peut pas être considérée comme étant bien écrite. (5) Le montant de la participation. (6) Le jour de Chavouot, celui du don de la Torah. (7) La cinquantième porte, néanmoins, transcende l’intellect. (8) De l’Omer. (9) 1939-1940, du précédent Rabbi. (10) Voir la lettre suivante.
Lettre n°1530
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1530, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5712,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Na’hman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires et qui déborde d’enthousiasme, le Rav Efraïm EliézerYalles(2), m’a bien transmis votre don au profit des institutions Ohaleï Yossef Its’hak, qui portent le nom de mon beau-père, le Rabbi et sont dirigées conformément à son esprit.
Le grand mérite que constitue le soutien de ces institutions est bien évident et il a été clairement établi par ailleurs. On peut, en outre, ajouter qu’il revêt une importance particulière à notre époque, après les terribles persécutions qui nous ont retiré des centaines de milliers de fils et de filles d’Israël. La responsabilité de chacun et de chacune des rescapés est d’autant plus importante, puisqu’elle inclut désormais une partie de ce qui a été accompli par ces hommes et ces femmes qui ont donné leur vie pour sanctifier le Nom de Dieu.
Si le devoir de chacun et de chacune est particulièrement grand, lorsque l’on compare cette époque à celle qui l’a précédée, combien plus est-ce le cas pour tout ce qui concerne la jeunesse. Car, chaque enfant est une graine, un jeune arbre qui, le moment venu, portera des fruits et des “ fruits de fruits ”, jusqu'à la fin des générations. Leur éducation et leur protection, pour qu’ils suivent la voie de la Torah et des Mitsvot en se pénétrant de l’esprit de la Tradition d’Israël, sont donc inestimables.
Quiconque apporte son concours, dans ce domaine, recevra lui-même une récompense infinie. En effet, il prend part, ce faisant, à la perpétuation et au développement des fils et filles d’Israël, à leur attachement au Dieu de vie, par la Torah de vie, d’une vie éternelle, par une Torah vivante et lumineuse.
Avec ma bénédiction de réussite et pour que vous ayez le mérite de donner de la Tsédaka d’une main large à toute institution qui agit dans l’esprit de la Tradition,
Notes
(1) Le Rav N.Perlstein. (2) Voir la lettre précédente.
Lettre n°1531
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1531, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre avec joie. Vous m’annoncez la naissance de votre fils, en un moment fructueux et je vous exprime, par la présente, ma bénédiction de Mazal Tov. Puissiez-vous mériter de l’introduire dans l’alliance de notre père Avraham, en un moment bon et fructueux. Vous l’éduquerez, avec votre épouse, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la tranquillité de l’esprit et du corps.
Pour ce qui est de la poursuite de vos études, vous prendrez conseil, dans votre ville, auprès de ceux qui vous connaissent.
J’attends de bonnes nouvelles de votre état de santé et je vous adresse ma bénédiction de Mazal Tov et de bonne santé pour tous,
N. B. : Vous m’interrogez sur le prénom(1). En effet, le père de votre épouse s’appelait... et vous me demandez si vous devez ajouter à ce prénom celui de ‘Haïm ou non(2). Vous savez ce que disait mon beau-père, le Rabbi, à ce propos : “ En la matière, je n’interviens pas. Puisse Dieu faire qu’il ait une longue vie ”.
Sa position peut vraisemblablement être interprétée à la lumière des écrits du Ari Zal, dans le Chaar Haguilgoulim, vingt troisième avant propos : “ Lorsqu’un enfant naît et que ses parents lui donnent un nom(3), il n’y a nullement là le fait du hasard. En fait, le Saint béni soit-Il met dans leur bouche le nom dont cette âme a besoin. Car, celui-ci est inscrit là-haut, près du Trône céleste, comme on le sait ”. Vous consulterez également le Emek Haméle’h, à la première porte, fin du chapitre 4.
Vous prendrez donc la décision avec votre épouse et, en fonction de ce qui vient d’être dit, votre choix sera sûrement le bon, matériellement et spirituellement.
Notes
(1) De l’enfant qui vient de naître. (2) Peut être parce que le père de l’épouse était mort prématurément. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°1295.
Lettre n°1532
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1532, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre qui exprimait votre profond mécontentement, à propos de monsieur... Mais, que puis-je faire ? Je ne peux pas dialoguer avec chacun en particulier. Il y a quelques mois, lorsque monsieur... m’a montré le projet de la machine qu’il voulait concevoir, je lui ai aussitôt dit qu’il devait y prévoir des tubes creux, afin que le produit désinfectant circule non seulement sur les côtés, mais aussi à l’intérieur.
Je lui ai également justifié ma position. Il y a là un grand rassemblement de sacs. Il est donc difficile que le flux d’air le traverse de part en part. Bien évidemment, il a accepté tous mes conseils. Mais, par, la suite, il a changé d’avis et il n’a pas placé ces tubes creux dans sa machine. Et, il se plaint maintenant de son imperfection.
Je ne lui en veux pas, ce qu’à Dieu ne plaise. En effet, il a reçu ce conseil d’un homme qui porte la barbe(1), puis il a consulté son propre ingénieur, qui n’était pas du même avis. Et, peut-être ne pouvait-il faire autrement(2). En tout état de cause, voilà les faits, tels qu’ils se sont passés et il en conçoit maintenant de l’amertume.
Néanmoins, j’ai pu être le témoin d’affaires beaucoup plus importantes, auprès de mon beau-père, le Rabbi. J’ai donc bon espoir que, malgré tout cela, il connaîtra, au final, la réussite. Il pourra même la constater de ses yeux de chair et la compter de ses doigts.
Notes
(1) Du Rabbi, qu’il a considéré comme un “ rabbin ” et non comme un scientifique. (2) Peut-être ne pouvait-il pas passer outre à l’avis de son ingénieur.
Lettre n°1533
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1533, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5712,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva, à Lod,
à qui Dieu accordera longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sûrement reçu, en leurs temps, mes précédentes lettres et vous y répondrez.
Nous nous sommes entretenus, hier, veille de Roch ‘Hodech Iyar, à propos de l’école professionnelle(1), avec le représentant du Joint(2) ici même... Il y a bon espoir que l’on incite d’ici la direction en Terre Sainte à apporter son aide, dans toute la mesure du possible.
Bien évidemment ce que je vous ai écrit il y a quelques temps reste valable. J’ai également indiqué oralement au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav E.Wolf(3) que cette école ne doit pas se trouver à Lod mais au Kfar(4). De plus, on n’y enseignera pas l’électricité et la radio, mais l’imprimerie et la menuiserie. J’en ai donné la raison au Rav E.Wolf.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir, à ce propos, les lettres n°1297, 1649 et 1667. (2) Comité américain d’aide aux réfugiés, qui devait financer la création de cette école. (3) Le Rav Efraïm Wolf, directeur du centre des Yechivot Loubavitch en Terre Sainte. (4) A Kfar ‘Habad.
Lettre n°1534
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1534, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre courte lettre, dans laquelle vous m’apprenez que vous avez organisé une réunion ‘hassidique à... mais votre description était brève, alors qu’elle aurait dû être détaillée. Vous n’avez rien dit de ce qui concerne l’une de mes intentions, en vous demandant cette réunion. Je souhaitais que vous y récitiez un discours ‘hassidique.
J’ai bon espoir que vous avez accédé à ma requête, mais j’aurais préféré que vous me le confirmiez. Si vous ne l’avez pas fait à cause d’une humilité déplacée, vous vous rattraperez maintenant. Et, sans doute les participants ne vous en voudront-ils pas de ne pas vous contenter d’une seule réunion mais d’en organiser au moins une seconde.
Conformément à ce que je vous ai dit, lors de la réunion ‘hassidique ici, ceux qui assurent la direction matérielle des institutions de mon beau-père, le Rabbi, en portent également la responsabilité morale, car telle était la volonté de mon beau-père, le Rabbi.
Cela ne veut pas dire que ces dirigeants doivent avoir le dernier mot dans les domaines spirituels, ce qui aurait pour conséquence le désordre, mais qu’ils doivent avoir conscience que la situation matérielle des institutions de mon beau-père, le Rabbi, a également une portée spirituelle.
Vous devez donc exiger de vous-même tout ce que l’on peut attendre de quelqu’un qui assure la responsabilité matérielle d’une institution appartenant à mon beau-père, le Rabbi. Il est inutile d’en dire plus.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°1535
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1535, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5712,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Eliezer(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous joins une copie de la lettre que j’ai adressée aux dirigeants de la Yechiva de Lod(2). Celle-ci n’appelle pas de commentaire.
De même, je suis très surpris de n’avoir, pour l’heure, aucune information à propos de ce qui a été fait pour créer le courant non affilié(3). J’ai appris, il y a quelques temps, que les inscriptions pour la prochaine rentrée scolaire commencent en Sivan. Le temps est donc particulièrement court. Et, puisse Dieu faire qu’au moment qui convient, on agisse avec le plus grand empressement.
Deux lettres pour Chazar(4) ont été envoyées à votre adresse et une d’Agoudat Israël au Rav E.Wolf(5). Vous voudrez bien me confirmer les avoir reçues.
Avec ma bénédiction de bonne santé pour vous, votre épouse et tous les membres de votre famille,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav E.Karasik. Voir, à son propos, les lettres n°1358, 1560, 1606 et 1789. (2) Il s’agit de la lettre n°1533. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°1358, 1472, 1518, 1524, 1536 et 1559. (4) Zalman Chazar qui fut, par la suite, président d’Israël. (5) Le Rav E.Wolf. Voir la lettre n°1533.
Lettre n°1536
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1536, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Iyar 5712,
Brooklyn,
Aux dirigeants de l’association des ‘Hassidim ‘Habad
en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et
rebâtie, que Dieu leur accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
A) Je fais réponse à votre lettre du 26 Nissan. Vous m’avez demandé de vous répondre par télégramme et je vous en ai adressé un, ce jour, dont le texte est le suivant : “ J’ai été stupéfait que vous envisagiez la suppression du financement à Lod. Ma lettre suit”. J’ai ensuite signé ce télégramme.
De fait, tout commentaire me semble inutile. Je m’expliquerai, néanmoins. Comme je le remarquais dans ma lettre, l’Agence juive a décidé de financer la Yechiva de Lod, pour un montant de cinq mille livres, afin d’y construire un bâtiment qui accueillerait des enfants dont l’âge et les conditions correspondent aux critères de l’Alya des jeunes. Cette subvention est prélevée sur le budget de cent mille livres qui a été accordé, après de multiples négociations, des difficultés et des retards, afin de bâtir des édifices pour les orphelins de l’Alya des jeunes.
Telle était la demande du comité de coordination, ici(1), qui voulait qu’un crédit spécifique soit affecté, à cet effet. Il me semble donc impossible d’en modifier la destination. Bien plus, si une telle modification intervenait, il pourrait en résulter une perte, immédiatement ou bien à terme et des protestations justifiées, émanant des autres partis et des Yechivot, qui espèrent également profiter de cette subvention.
Certains vous ont proposé d’intervenir, dans ce domaine. Sans doute ne savent-ils pas comment gérer les problèmes financiers, ou bien ne se préoccupent-ils pas des protestations ou encore pensent-ils que celles-ci seront uniquement verbales et n’auront pas d’incidence concrète. Comme je l’ai dit, il est vraisemblable qu’aucune des trois possibilités ne corresponde à la réalité.
B) Après la visite à Lod, le principe de la subvention a été décidé. Conformément à la politique de l’Agence juive, depuis deux ans, tous les prétextes sont bons pour renoncer à de tels paiements ou, tout au moins, pour les retarder le plus possible. Si vous demandez des modifications, il me semble donc qu’ils saisiront cette occasion pour que les négociations recommencent à leur début. Entre temps, qui sait ce que deviendra cette subvention?
En conséquence, ma position est bien claire. Il faut d’abord obtenir ce montant, qui vous a déjà été attribué, sans aucune modification. Parallèlement, il faudra, par tous les moyens, avancer dans deux directions : 1. Sur le crédit des cent mille livres, il serait bon, dans la mesure du possible, d’en obtenir plus de cinq mille. 2. Puisque l’on vous propose d’intervenir en votre faveur, il serait souhaitable que l’Agence Juive accorde aux constructions du mouvement ‘Habad des subventions prélevées sur d’autres crédits et non uniquement sur les cent mille livres accordées grâce à l’intervention du comité de coordination d’ici.
Si une telle demande est étayée par les arguments qui conviennent, il y a des chances qu’elle soit acceptée, d’autant qu’il n’y a pas encore de plan précis pour la distribution de ces cent mille livres, vraisemblablement parce que les autres groupes n’ont pas de projets précis, concrètement applicables.
C) Si vous obtenez une subvention supplémentaire, vous aurez le choix de l’utiliser à Lod ou au Kfar(2). Néanmoins, si celle-ci est prélevée sur les cent mille livres auxquelles je faisais allusion, il est préférable de la consacrer à des constructions pour les enfants de l’Alya des jeunes, comme je le disais.
En revanche, s’il s’agit d’autres crédits, vous pourrez sélectionner d’autres projets, parmi les propositions qui figurent dans votre lettre.
D) Conformément aux souhaits du comité de coordination d’ici et suite à l’absence de refus de la part de leurs interlocuteurs, les représentants de l’Agence Juive, il y a des chances que d’autres subventions soient accordées, avec le temps, s’ajoutant à ces cent milles livres, à la condition que des demandes émanent des endroits où se trouvent des enfants de l’Alya des jeunes dépourvus de logements appropriés pour eux.
En conséquence, si cela est conforme à la lettre que je vous ai adressée, il y a quelques temps, à propos des actions à mener pour intégrer les enfants des immigrants dans nos institutions, en Terre Sainte, il y a lieu d’établir immédiatement un programme détaillé des bâtiments nécessaires à cet effet. Vous m’adresserez sûrement une copie de ce programme.
E) Vous me dites qu’il s’agit, en l’occurrence, d’un prêt qui vous est accordé. Malheureusement, la faiblesse des représentants des groupes ici et, semble-t-il, en Terre Sainte, a fait qu’un accord a bien été donné à cette formule, malgré ma protestation véhémente et leurs promesses préalables de demander à l’Agence juive qu’elle tienne son engagement et donne cet argent sous forme d’attribution définitive.
En tout état de cause, il y a deux formules de prêts. De façon générale, on commence à le rembourser cinq ans après l’avoir obtenu. Néanmoins, si l’Agence juive s’aperçoit que, passé ce délai, l’institution a des problèmes de solvabilité, elle a promis de permettre que le début du remboursement intervienne au bout de dix ans. Or, les ‘Hassidim sont venus de l’autre côté du rideau de fer et ils n’ont donc pas pu apporter leurs biens avec eux.
J’ai bon espoir qu’en fonction de tout cela, vous pourrez demander que le remboursement commence au bout de dix ans.
F) Je suis particulièrement étonné de n’avoir, de votre part, aucune nouvelle des subventions du fonds pour la Chemitta(3) accordées aux ‘Hassidim. D’autant que, comme je vous l’ai écrit, monsieur Goldman a envoyé d’ici un télégramme à ce propos à monsieur Eshkol, il y a quelques semaines, comme vous le savez.
Néanmoins, si, sur place, vous avez réagi avec nonchalance, il est bien clair qu’il n’y aura pas de protestations de leur part.
G) Je suis un peu surpris que rien ne se passe, pour ce qui est du courant non affilié(4). En effet, j’ai reçu une lettre m’informant que le début des inscriptions pour la nouvelle rentrée scolaire serait en Sivan.
J’attends de vos bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1492. (2) A Kfar ‘Habad. (3) 5712 était une année de Chemitta, Chabbat de la terre, au cours de laquelle les agriculteurs ne peuvent cultiver leurs champs. Voir les lettres n°896, 1135, 1170, 1183, 1197, 1215, 1216, 1221, 1247 et 1343. (4) Voir la lettre n°1535.
Lettre n°1537
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1537, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Iyar 5712,
Brooklyn,
Aux ‘Hassidim qui craignent Dieu et se
consacrent aux besoins communautaires,
monsieur Yehouda Fogel,
monsieur ‘Haïm Barou’h Fogel,
monsieur Moché Shifman,
et monsieur EliézerBerenstein,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu connaissance avec plaisir, par le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires et qui est plein d’empressement, le Rav ‘Haïm Mena’hem Ben Tsion Blumenkrans, de vos fructueuses activités communautaires, de chacune en particulier et de toutes en général, en particulier de la grande Mitsva que constitue la construction du Mikwé dans votre ville de Bogota. Vous avez, en effet, constitué un comité pour l’édifier.
Il est sans doute inutile de vous dire à quel point cette construction est importante. Il s’agit, d’une part, d’une des Mitsvot les plus fondamentales de notre sainte Torah. De plus, la pureté familiale et tout ce qui la concerne sont l’un des soutiens essentiels par le mérite desquels le peuple juif a la force de supporter la difficulté et le joug de l’exil, d’être en bonne santé morale et physique.
Bien plus, cette Mitsva ne concerne pas uniquement ceux qui la mettent directement en pratique, c’est-à-dire l’homme et son épouse, mais aussi les enfants qu’ils auront, leurs petits-enfants et leur arrières-petits-enfants, jusqu'à la fin des générations.
Lorsque les parents respectent les lois de la pureté familiale, les enfants sont sains. Si les parents ne le font pas, ce qu’à Dieu ne plaise, ils entachent l’âme et le corps de leurs enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants.
Plus encore, cette Mitsva ne se limite pas au couple et à ses enfants. Elle concerne tout le peuple juif, dans son ensemble, comme l’établissent différents textes de nos Sages. Grâce à la pureté, la Présence divine réside en Israël.
Pour toutes ces raisons, il convient de construire, au plus vite, le Mikwé le plus beau. L’effort que vous ferez dans ce domaine est particulièrement nécessaire. Toute action en ce sens est indispensable, pourvu que l’on arrive à une issue positive, le plus rapidement possible. Et, le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ” mais de manière accrue, avec un intérêt qui dépasse le capital.
Que Dieu satisfasse les besoins, selon ce qu’ils sont, de chacun et de chacune, de ceux qui se consacrent à cette Mitsva ou y apportent leur participation. Qu’ils conçoivent, en particulier, beaucoup de satisfaction et de plaisir de leurs enfants, dans tous les domaines.
A titre de participation personnelle à cette grande Mitsva, je vous joins un chèque de dix huit Shekels. Puisse Dieu faire que vous collectiez de nombreuses fois ce montant et que vous acheviez ce Mikwé au plus vite, que vous multipliiez la sainteté et la pureté en tout endroit, avec l’aide que Dieu vous accordera.
Avec ma bénédiction de réussite et pour tout le bien matériel et spirituel,
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