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Iguerot Kodesh — lettres 1498 à 1517

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°1498

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1498, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Nissan 5712,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et dont le comportement est empli de foi,

le Rav Y.Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’aimerais savoir si vous avez de bonnes nouvelles de la communauté des Juifs originaires du Maroc et des pays Séfarades, dont on espérait recevoir une contribution pour nos réalisations au Maroc.

Le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Binyamin Gorodetski, est arrivé de Paris, à la fin de la semaine dernière. Il se trouvait au Maroc, il y a peu de temps et il m’a transmis un compte rendu détaillé de ce que nous y accomplissons.

Ce document met en avant deux éléments opposés. D’une part, ces réalisations reçoivent, Dieu merci, un grand succès. D’autre part, des moyens(2) sont absolument nécessaires pour poursuivre l’action et l’élargir, dans toute la mesure du possible.

Comme vous en avez l’habitude depuis de nombreuses années, j’espère que vous serez encore une fois présent avec nous, ce Pessa’h. A cette occasion, vous pourrez prendre connaissance, avec plus de détails, du compte rendu du Rav Gorodetski.

Mais je parle de tout cela dès maintenant, dans l’espoir que vous puissiez, avant votre voyage, contacter encore les personnes mentionnées ci-dessus ou même d’autres personnes, afin d’obtenir des fonds, qui seront les bienvenus.

Je vous joins quelques copies de mon message de Pessa’h qui, je l’espère, vous intéressera et vous sera utile.

Je vous envoie également mes lettres pour vos frères, messieurs Morde’haï et Its’hak. Je vous remercie de bien vouloir les leur transmettre.

Dans l’espoir de vous rencontrer ici prochainement et avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, pour vous et pour votre famille,

Notes

(1) Le Rav Yaakov Kats, de Chicago. Voir, à son propos, la lettre n°1294. (2) Financiers.

Lettre n°1499

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1499, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Nissan 5712,

Brooklyn,

Au grand Rav et ‘Hassid, descendant d’une illustre lignée,

branche d’un grand arbre, qui dirige sa communauté dans

la droiture, grand érudit, issu d’une grand famille,

le Rav Israël Chlita(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre précieux courrier, adressé il y a quelques temps et le second, de la fin du mois d’Adar. Il semble que vous n’ayez pas obtenu ma réponse à votre première lettre et je le regrette. Je formulerai ici une réponse à votre question.

L’interrogation d’un sage est une demi réponse. Combien plus est-ce le cas lorsque ce sage est un dirigeant du peuple d’Israël. Vous me dites que vous souhaitez vous consacrer à l’étude de la Torah et au service de Dieu. C’est la raison pour laquelle vous vous êtes installé en Terre Sainte et il est même envisagé que vous vous rendiez aux Etats Unis.

Voici donc mon avis. Commentant le verset tu placeras un roi au dessus de toi, nos Sages en étendent l’application à toutes les responsabilités pouvant être confiées, au sein du peuple juif. C’est particulièrement vrai pour vous qui dirigez de nombreuses communautés. De façon générale, il est dit: Qui sont les rois? Ce sont les Sages. De plus, vous avez le pouvoir d’agir, en particulier auprès de nos frères Sefardim, pour lesquels l’autorisation vous est donnée de statuer, sur tous les problèmes financiers. Or, Dieu s’adressa à Yochoua, fils de Noun, successeur de Moché notre maître, qui était roi de Yechouroun(2), en ces termes: Mes fils partent au combat et toi...(3). On peut en conclure que la perfection du roi consiste à se trouver près de son peuple, en particulier lorsque celui-ci est en guerre.

Dieu vous a donné le mérite d’avoir un rôle public, d’être un chef d’Israël, écouté par des centaines, des milliers de personnes. Les forces vous ont donc été accordées pour assumer cette mission, de manière effective, dans l’existence quotidienne de vos élèves qui vous écoutent, en toutes leurs pensées, leurs paroles et leurs actions.

Tout est effet de la divine Providence et encore plus clairement pour ce qui est public. Tout émane du Dessein divin, de la Cause de toutes les causes, de la Source de toutes les sources. C’est donc par cette voie que peut recevoir l’élévation celui qui mène une existence publique et dont l’âme est sertie sous le Trône céleste, possède une origine particulièrement élevée.

Il est dit, en effet, que les âmes juives se sont élevées dans la Pensée de Dieu et c’est bien d’élévation qu’il s’agit ici. Au sein même de cette Pensée divine, les âmes juives sont donc les plus hautes. De fait, elles émanent de l’Essence de Dieu.

Voici ce qui découle de ce qui vient d’être dit. Vous vivez à proximité d’endroits où résident nos frères Sefardim, qui ont soif de la Parole de Dieu, qui désirent apprendre à Le servir, à se soumettre à Lui, de même qu’à Sa Torah et à Ses Mitsvot. C’est donc là votre mission, votre devoir et votre mérite. Vous devez agir, chaque jour, en ce sens, avec une réussite surnaturelle, en intégrant la nature.

De fait, toutes les responsabilités confiées au sein du peuple juif émanent de Mal’hout, l’Attribut de Royauté divine. Le Zohar souligne que celui-ci ne possède rien par lui-même, mais que, pour autant, le feu inférieur appelle, en permanence, le feu supérieur. Le ‘Hirik(4) est plus bas que toutes les lettres. Il joue cependant un rôle central et devient un ‘Holam(5), recevant ainsi une immense élévation. Comme l’expliquent longuement les ouvrages de la Kabbala, l’Attribut de Mal’hout reçoit de tous les autres. Or, Ari’h Anpin(6) ne comprend que neuf points(7).

De fait, la source de Mal’hout est Reïcha Dela Ityada(8), où l’Essence de Dieu se révèle dans toute Sa force. Ainsi, le point le plus bas est lié au plus haut et l’âme, dont l’origine est l’Essence de Dieu, descend d’une cime élevée vers une fosse profonde, pour se vêtir d’un corps physique et d’une âme animale. Cette descente doit donc se solder par une élévation, lui permettant de dépasser le niveau qui était le sien avant cette chute et de s’unir au corps du Roi du monde. Chacun se prépare à cela en assumant la mission qui lui est confiée dans ce monde, en mettant en pratique la Volonté et le Désir du Saint béni soit-Il.

Une expression courante de la ‘Hassidout dit qu’il faut se soumettre à Celui Qui a émis la Volonté(9). En pareil cas, la nature de cette Volonté importe peu, qu’il s’agisse de mettre les Tefilin et de révéler l’Intellect supérieur, à son stade le plus développé, ou bien de fendre du bois, de puiser de l’eau, activités qui sont confiés aux plus humbles parmi les Juifs, par opposition aux chefs de tribu. En effet, celui qui est profondément soumis à Celui Qui a émis la Volonté souhaite louer le Nom de Dieu et la manière de le faire n’est, pour lui, qu’accessoire. Comme le constatent nos Sages, leur désir se marque uniquement envers leur Père Qui se trouve dans les cieux.

Vous vous trouvez en Terre Sainte, où vivent des dizaines de milliers de nos frères Sefardim, auxquels Dieu accordera longue vie. Du fait des nombreuses épreuves, des voiles et de l’obscurité, ceux-ci ont souvent besoin d’être guidés, pour avancer sur un chemin difficile, matériellement et spirituellement. Or, il découle de tout ce qui vient d’être dit qu’à mon sens, un mérite considérable vous a été confié. Vous avez la possibilité de faire usage des qualités et des capacités que Dieu vous a accordées, des trésors royaux que vos saints ancêtres, aux différentes époques, vous ont légués, pour entrer en guerre contre le mauvais penchant et les forces du mal, pour prendre la tête des armées constituées par les membres des communautés qui sont vos disciples et qui vous écoutent, pour mener le combat de Dieu, pour faire connaître Son existence autour de vous, pour expliquer que Il n’est rien d’autre que Lui, au sens le plus littéral, que tout est Divinité.

Bien plus, il est un besoin actuel, celui de faire la conquête, avec fermeté, de la jeune génération, de tous les enfants, un sage et un impie et un naïf et un qui ne sait pas poser de questions(10), lesquels correspondent aux quatre mondes de la création, Atsilout, Brya, Yetsira et Assya. Car, Dieu se révéla d’Atsilout en Brya, Yetsira et Assya de manière identique et tous doivent donc faire le récit de la sortie d’Egypte(11).

Commentant le verset les cieux racontent(12), le Zohar explique: ils brillent et éclairent(13). On peut ainsi se libérer de l’exil d’Egypte imposé par les forces du mal et même de l’équivalent de cette Egypte dans le domaine de la sainteté(14), c'est-à-dire du rétrécissement du cou(15), rendant possible l’emprise du Pharaon et de ses trois ministres, comme l’explique longuement le Likouteï Torah du Ari Zal. C’est ainsi que l’on parvient, comme cela est dit à cette même référence, vers un pays bon et large(16).

Vous vous trouvez également dans un pays bon et large, mais il faut mettre en évidence que celui-ci est bien la Terre Sainte, vers laquelle toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année, y compris pendant le temps de l’exil. Car, il ne dépend que de nous d’éclairer l’obscurité profonde et la pénombre double et même quadruple de cet exil, ce niveau quadruple évoquant les trois forces du mal totalement impures et celle qui peut encore connaître l’élévation, c’est-à-dire le Jourdain, lié à la sainteté d’un côté, au mal de l’autre(17).

Il faut que la Lumière de l’Essence de Dieu éclaire cet exil. Ainsi, s’accomplira la promesse selon laquelle la nuit éclairera comme le jour. Ce fut le cas lors de la sortie d’Egypte, quand Il éclaira la nuit, de sorte que cette nuit devienne elle-même lumineuse. Et, comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles.

Je vous adresse ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse. Vous la célébrerez avantageusement, avec tous les membres de votre famille et tous vos disciples.

Dans l’attente de la révélation de la lumière de la Torah, de la rosée de la Torah, avec la crainte de Dieu qui permettra de les dévoiler dans ce monde matériel et grossier, afin d’y bâtir le Sanctuaire de Dieu, très bientôt et de nos jours, dans la bonté et la miséricorde,

Avec mes respects, ma considération et ma déférence,

Notes

(1) Rabbi Israël Abou’hatsera, Baba Salé. Voir, à son propos, la lettre n°1370. (2) Israël. (3) Pourquoi ne t’y rends-tu pas? (4) Un point, se trouvant sous la ligne, qui est vocalisé i. (5) Un point, se trouvant au dessus de la ligne, qui est vocalisé o. (6) Partie superficielle de Kéter, la couronne qui surplombe l’enchaînement des mondes. (7) Mais, non le dixième, qui correspond à Mal’hout. (8) La tête qui ne se connaît pas, dimension intérieure de la partie profonde de Kéter. (9) Et non pas uniquement à la Volonté elle-même. (10) Selon l’expression de la Haggada de Pessa’h. (11) C’est-à-dire participer au Séder, quand est lue la Haggada. (12) En relation avec le récit de la sortie d’Egypte. (13) Sipour, le récit est de la même étymologie que Sapir, pierre précieuse, brillante. (14) Ce qui lui impose des limites, des barrières. (15) Qui empêche la perception intellectuelle de se révéler dans le coeur. (16) On est alors délivré des limites. (17) Puisqu’il est la frontière d’Erets Israël.

Lettre n°1500

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1500, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Nissan 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Eliézer(1),

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de Pessa’h, qui approche, je voudrais vous souhaiter, de même qu’à tous les vôtres, une fête cachère et joyeuse, en tous points.

Avec ma bénédiction de bonne santé, pour vous et pour votre épouse,

M. Schneerson,

N. B. : J’ai reçu vos lettres avec plaisir. Je vous remercie beaucoup de les avoir rédigées de manière relativement détaillée. Entre temps, vous avez sûrement reçu mes lettres et mon télégramme adressés à l’association ‘Habad(2). J’attends de bonnes nouvelles, dans ce domaine.

Je vous adresse une copie du courrier(3) que j’ai adressé au Juste, Rabbi Israël Abou’hatsera Chlita, de Lod. Si cela ne vous dérange pas, je vous demande d’aller lui rendre visite chez lui, avec une ou deux autres personnes. Vous lui direz que vous venez le voir, à ma demande, pour l’honorer.

Il y a bon espoir que cette démarche ait deux effets positifs:

A) Il a de l’influence sur les communautés séfarades d’Afrique du nord et sans doute également sur les Sefardim qui résident actuellement en Terre Sainte.

B) Il est sûrement encore en contact, à l’heure actuelle, avec l’Afrique du nord, où son fils est le guide spirituel.

Il peut donc en résulter un développement du réseau Ohaleï Yossef Its’hak, en Afrique du nord.

Je vous remercie d’avance de vous occuper de tout cela.

Notes

(1) Le Rav E.Karasik. Voir, à son propos, la lettre n°1358. (2) Dont le Rav Karasik fait partie du comité de direction. (3) Il s’agit de la lettre précédente.

Lettre n°1501

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1501, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Nissan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de Pessa’h, qui approche, je vous souhaite de célébrer la fête de manière cachère et joyeuse.

La Mitsva essentielle de cette fête, instaurée par la Torah, encore à l’heure actuelle, est la consommation de la Matsa. En effet, le Pessa’h proprement dit est un sacrifice et les herbes amères, pour la plupart des Décisionnaires, ne sont actuellement qu’une obligation instituée par les Sages.

La Matsa est appelé aliment de la foi. La ‘Hassidout explique qu’on raffermit sa foi en la mangeant, quand il est une Mitsva de le faire, c’est-à-dire à Pessa’h et, plus particulièrement, au premier soir de cette fête. La foi consiste à croire et la raffermir revient à faire qu’elle ne soit pas purement intellectuelle, théorique, mais qu’elle pénètre l’homme, dans son existence quotidienne, dans ses pensées, ses paroles et ses actions.

Bien plus, la foi confère la certitude, comme ce que l’on voit de ses yeux de chair, même si c’est seulement dans le monde futur que se réaliseront les termes de la promesse selon laquelle toute chair ensemble verra que la bouche de Dieu a parlé.

Néanmoins, la préparation et l’avant goût de cela sont d’ores et déjà accessibles. Et, la fête de Pessa’h est particulièrement propice, en la matière. Au sens le plus littéral, il faut donc conformer ses pensées, ses paroles et ses actions à la Torah et aux Mitsvot, comme les explique le luminaire de la Torah, qui est la ‘Hassidout, sans attendre que Dieu nous accorde le mérite d’une compréhension exhaustive.

Lettre n°1502

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1502, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Nissan 5712,

Brooklyn,

A monsieur Israël Aryé(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre et les deux demandes de bénédiction qu’elle contenait. Sans en faire le voeu, j’en donnerai lecture près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.

Je fais réponse à votre question, qui portait sur vos études. Vous prendrez conseil auprès du guide spirituel qui vous enseigne la ‘Hassidout(2). Il vous indiquera ce que vous devez apprendre, en la matière. Pour la partie révélée de la Torah, vous consulterez le recteur de la Yechiva. Si l’un ou l’autre est dans le doute, ils m’écriront.

En effet, de tout temps, la règle, en la matière, a été la discipline la plus rigoureuse. Il faut donc, avant toute autre chose, consulter le guide spirituel(2) pour connaître son avis.

Pour ce qui est des études(3) du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya, il est possible de compléter pendant la nuit ce qui n’a pu être fait pendant le jour(4). C’est ce qu’a indiqué mon beau-père, le Rabbi.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, pour connaître la réussite dans l’étude de la Torah et la crainte de Dieu,

Notes

(1) I. A. Dabroskin. (2) A la Yechiva. (3) Quotidiennes, instaurées par le précédent Rabbi. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°1010.

Lettre n°1503

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1503, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Nissan 5712,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu votre lettre, en son temps. Vous m’apprenez que vous exercez une activité éducative. En effet, vous êtes institutrice dans l’école orthodoxe fondée par l’association des Peylim. Vous demandez également une bénédiction pour avoir des enfants. Vous me dites qu’un médecin vous a conseillé de cesser votre activité professionnelle, qui affaiblit votre état de santé.

Votre travail consiste à rapprocher des Juifs de leur Père Qui se trouve dans les cieux, à leur insuffler la conscience que vous êtes des fils pour l’Eternel votre Dieu. A mon avis, il n’est donc pas bon de l’interrompre complètement pour avoir des enfants. Il y aurait là deux faits qui se contrediraient. C’est, bien en contraire, en rapprochant de Dieu Ses fils et Ses filles que vous aurez vous-même, physiquement, des enfants.

Je vous propose donc de poursuivre votre activité pédagogique, mais, dans la mesure du possible, sans qu’il n’en résulte rien de négatif pour votre état de santé. L’effort qui convient vous permettra d’obtenir un tel poste, à proximité de votre domicile et également d’améliorer vos conditions de travail, même si cela réduit votre salaire. De la sorte, vous poursuivrez votre mission éducative et Dieu fera qu’avec votre mari, vous puissiez bientôt m’annoncer une bonne nouvelle, le fait que le souhait de votre coeur a été positivement exaucé et que vous avez eu un enfant.

Bien évidemment, il faut, pour tout cela, emprunter les voies de la nature et vous vous conformerez donc aux prescriptions de médecins spécialisés dans ce domaine. Votre mari en fera de même.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse et pour m’adresser prochainement une bonne nouvelle,

Lettre n°1504

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1504, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Nissan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre du 22 Chevat. Du fait de mes nombreuses occupations, ma réponse a été retardée jusqu’à maintenant. Elle l’a été également parce qu’il est difficile de faire de la morale, en particulier aux personnes desquelles on pourrait attendre de grands accomplissements, dans différents domaines et qui, au lieu de cela, se contentent d’argumenter, d’accuser, sans même ressentir que leur démarche émane de l’autre côté, celui du mauvais penchant, qui trouble l’homme dans son service de Dieu.

Vous m’exposez longuement, dans votre lettre, les raisons pour lesquelles vous ne participez pas à l’activité éducative de ‘Habad. Je ne cherche pas à savoir si vos arguments sont fondés ou non. De façon générale, après la faute de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, le bien s’est mêlé au mal et le mal, au bien. Il est donc difficile qu’un côté ait intégralement raison et l’autre, intégralement tort. Plus vraisemblablement, les torts sont partagés.

Il est, en la matière, deux manières de procéder. Vous pouvez considérer votre participation à l’activité éducative de ‘Habad comme une obligation, mais vous vous trouvez confronté à des difficultés. Vous devez alors chercher un moyen de les supprimer. Ou bien vous décidez que, du fait de ces difficultés et du désagrément qui en résulte, cette activité n’est pas faite pour vous. Dès lors, ou bien d’autres l’assumeront à votre place ou bien, comme le dit la Michna, à la fin du traité Sotta, à propos de la période du talon du Machia’h, nous ne pouvons nous en remettre qu’à notre Père, Qui se trouve dans les cieux.

Vous avez malheureusement choisi la seconde éventualité et non la première. Ce qui en est résulte est bien clair et n’a nul besoin d’être développé.

J’ai bon espoir qu’après tout cela, vous essayerez de vous habituer à la première possibilité. Ainsi, Dieu vous accordera la réussite et votre travail donnera des fruits.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Lettre n°1505

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1505, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Nissan 5712,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Nissan(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre demandant une bénédiction. Sans en faire le voeu, quand je me trouverai, ces jours-ci, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, j’en donnerai lecture. A n’en pas douter, il suscitera la miséricorde divine pour chacun de ceux que vous mentionnez, afin de satisfaire leurs besoins matériels et spirituels.

Que Dieu fasse que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles, concernant vos préoccupations personnelles et vos activités publiques. Bien évidemment, pour celui qui est investi d’une mission communautaire, les besoins personnels sont différents et plus élevés que ceux de l’homme à qui l’on n’a pas confié un tel rôle.

La Torah donne de nombreuses illustrations de ce principe. Ainsi, le traité Sanhédrin 18b dit: Je pourrais penser qu’il s’agit de tout ce qui le concerne(2). Le verset nous précise donc qu’il est véritablement question d’une grande chose.

A l’occasion de Pessa’h, qui approche, je voudrais formuler le voeu que vous célébriez cette fête, avec les membres de votre famille, de manière cachère et joyeuse. Et vous prolongerez tout cela depuis ce début de l’année(3), sur toute la durée de celle-ci.

Avec mes respects et ma bénédiction,

N. B. : Je vous joins une copie de ma lettre(4), adressée à tous, à l’occasion de Pessa’h. J’ai bon espoir qu’elle vous intéressera.

Notes

(1) Le Rav N.Telushkin. Voir, à son propos, la lettre n°1236. (2) Que tout ce qui concerne l’homme public a un caractère communautaire. (3) Le mois de Nissan est défini comme tel. (4) Il s’agit de la lettre n°1477.

Lettre n°1506

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1506, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Nissan 5712,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav David(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre, à laquelle était joint le compte rendu détaillé de la construction de bains rituels en de nouveaux endroits, pour lesquels la discussion se poursuit. Néanmoins, une issue positive est envisageable et, pour la hâter, vous avez dit que, si cela était nécessaire, vous consentiriez un prêt, dans le but de couvrir les frais supplémentaires, occasionnés par l’adoption de l’avis de nos maîtres(2).

Je suis heureux d’apprendre que l’on s’achemine vers cette solution. Puisse Dieu faire que l’issue soit effectivement conforme à la volonté de nos maîtres. Si un prêt est nécessaire, j’y participerai également, par les caisses dont j’assure la gestion, pour un montant de cinquante lires, qui pourra être payé dans un semestre. Néanmoins, je souhaite que rien ne soit bloqué par manque de moyens.

Sans en faire le voeu, je lirai la demande de bénédiction formulée dans votre lettre près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. A n’en pas douter, il suscitera la miséricorde divine pour chacun de ceux que vous mentionnez, afin d’obtenir la satisfaction de leurs besoins.

Notes

(1) Le Rav D.‘Hanzin, d’Erets Israël. (2) Sur la manière de construire un Mikwé.

Lettre n°1507

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1507, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

onzième jour du mois de

la délivrance 5712,

Brooklyn, New York,

Aux élèves des Yechivot,

auxquels Dieu accordera longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Avec la permission des grands Rabbanim, recteurs des Yechivot, je m’adresse spécifiquement à vous, mes amis, élèves de ces Yechivot, par la présente, en plus de ma lettre, qui a été adressée à tous, le Roch ‘Hodech Nissan(1).

Le début de la fête de Pessa’h, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, est le Séder, au cours duquel chacun doit se pénétrer de crainte pour mettre en pratique l’Injonction de nos Sages, la Mitsva du Séder et de la Haggada, dont aucun détail n’est vide de sens(2).

Concernant le Précepte et tu diras à ton fils, la Torah définit quatre catégories d’enfants, un sage et un impie et un naïf et un qui ne sait pas poser de questions. Et, l’auteur de la Haggada a placé l’impie près du sage(3), ajoutant même, entre eux, un et de coordination(4).

En conséquence:

A) Il y a également de l’espoir pour l’impie. Dieu permet qu’un enfant sage puisse exercer une influence positive sur lui, lui venir en aide pour qu’il améliore son comportement.

Pour cela, celui qui était un impie jusqu’alors doit se joindre au sage et se soumettre à lui.

B) Le sage ne doit pas dire qu’il n’a rien à faire avec l’impie, que celui-ci doit être perdu, du fait de sa méchanceté. En effet, les Juifs sont responsables l’un de l’autre et interdépendants. Chacun est donc tenu de le ramener au bien(5).

Néanmoins, le sage doit toujours se rappeler que l’impie doit le suivre, recevoir ce qu’il lui donne. L’inverse est, bien entendu, hors de question.

C) Le sage doit se souvenir que la faute guette à la porte(6). Plus l’on est grand et plus l’on a un mauvais penchant efficace. Et l’impie (que l’on porte en soi) guette le Juste pour le tuer. Il faut donc être particulièrement prudent, implorer la miséricorde de Dieu pour qu’Il accorde Son aide. C’est seulement ainsi que l’on pourra vaincre l’impie que l’on porte en soi(7).

S’il est nécessaire de venir en aide à l’impie, avec les précautions précédemment rappelées, combien plus faut-il le faire pour le naïf, le sot(8) et celui qui ne sait pas poser de questions.

Lorsque l’enfant sage corrige, améliore, affine et élève l’impie, le naïf et celui qui ne sait pas poser de questions, chacun étant introduit par un et de coordination, c’est-à-dire un Vav, défini comme une lettre de vérité(9), qui dévoile donc la Torah de vérité, notre requête peut ensuite être exaucée, bénis-nous, notre Père, tous comme un(10).

Il en fut ainsi lorsque Dieu donna la Torah à Son peuple, Israël. Alors, Israël campa là-bas, au singulier(11).

Telle fut la finalité de la sortie d’Egypte, ainsi qu’il est dit: Lorsque tu feras sortir ce peuple d’Egypte, vous servirez Dieu sur cette montagne.

Mais, par la suite(12), la faute intervint. Les hommes et le monde devinrent plus grossiers. L’effort accompli actuellement permet de l’affiner et de l’élever, de nouveau. Puis, quand le Machia’h viendra, la matérialité du corps et du monde connaîtra l’élévation et l’honneur de Dieu se révélera.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Mena’hem Schneerson,

N. B. : Cette lettre est écrite pour la fête de Pessa’h qui s’approche, mais son contenu est d’actualité à tout moment.

Notes

(1) Il s’agit de la lettre n°1477. (2) Le Rabbi note, en bas de page: Selon le Maharil. (3) Le Rabbi note, en bas de page: En effet, les quatre enfants correspondent aux quatre mondes spirituels, Atsilout, Brya, Yetsira et Assya. L’impie aurait donc dû être le dernier. On consultera, à ce propos, le Abudarham. (4) Le Rabbi note, en bas de page: L’absence de ce et n’aurait pas pu induire en erreur. Car, il marque l’ajout, même d’après Rabbi Yonathan, comme l’indique Rachi, dans son commentaire du traité Mena’hot 91a. Dès lors que l’on se base sur la logique, il n’y a pas lieu de faire une différence entre les paroles de la Torah et celles des Sages. On consultera les références citées dans le Sdeï ‘Hémed, principes, chapitre 6, paragraphes 8 à 13. (5) Le Rabbi note, en bas de page: “ Chapitre 32 du Tanya. (6) Le Rabbi note, en bas de page: Voir le chapitre 13 du Tanya. (7) Le Rabbi note, en bas de page: Traité Soukka 52b. (8) Le Rabbi note, en bas de page: Yerouchalmi Pessa’him, chapitre 10, paragraphe 4. (9) Le Rabbi note, en bas de page: Zohar, début du tome 3. (10) Le Rabbi note, en bas de page: Chapitre 32 du Tanya. (11) Le Rabbi note, en bas de page: Midrach Me’hilta, cité par le commentaire de Rachi sur la Torah. (12) Le Rabbi note, en bas de page: Fin du chapitre 36 du Tanya.

1508

1508

Lettre n°1508

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1508, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, 11 Nissan 5712, Brooklyn, New York,

Dans la causerie du dernier jour de Pessa’h imprimée à la fin de ce fascicule(1), mon beau-père, le Rabbi, annonce la nécessité de "purifier l’atmosphère en y introduisant des mots de la Torah. La santé de chacun dépend de cette atmosphère. Si elle est faite de Torah et de Mitsvot, la vie est saine. Si elle véhicule le scepticisme, ce qu’à Dieu ne plaise, elle expose à un danger(2) et l’on peut alors contracter différentes maladies contagieuses".

S’il en est ainsi pour un homme en bonne santé, combien plus est-ce le cas pour celui qui est faible. Et, s’il est malade, même légèrement, le danger est encore plus grand. A fortiori, l’est-il s’il s’agit d’une maladie grave.

Nos Sages disent(3) que "la maladie, c’est le mauvais penchant". C’est seulement dans le monde futur que Dieu le fera disparaître(4). Il est à l’origine de la maladie grave, l’envie de ce qui est interdit et de la maladie légère, l’envie de ce qui est permis(5).

Il cite, tout particulièrement, à ce propos, la sortie d’Egypte, la consommation de la Matsa et l’interdiction du ‘Hamets, à Pessa’h. Il est dit que "le peuple se sauva"(6), car le mal des âmes juives conservait encore toute sa force, dans le côté gauche du coeur(7), puisque leur impureté ne leur fut retirée qu’au moment du don de la Torah. Puis, ils la contractèrent, de nouveau, lors de la faute du veau d’or(8).

Israël était alors comparable au fils unique du roi qui tombe malade. En pareil cas, celui-ci doit prendre un aliment de guérison(9) et faire disparaître toute autre nourriture de la maison(10).

La purification de l’atmosphère est ainsi définie et la nécessité en est clairement soulignée. Elle est possible en pensant aux mots de la Torah, des Tehilim, de la Michna, du Tanya et en les prononçant, comme cette causerie l’explique précisément.

C’est également de cette façon que l’on hâte le moment de la délivrance. Alors, "le ‘Hamets ne pourra plus dominer et causer du tort à Israël". Bien plus, le mauvais penchant, également appelé ‘Hamets, sera brûlé par l’intense lumière de Mal’hout et s’accomplira la promesse selon laquelle "ce n’est pas(11) à la hâte que vous sortirez, vous ne vous enfuirez pas, car Dieu marchera devant vous", très bientôt et véritablement de nos jours.

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Cette lettre du Rabbi fut écrite comme introduction au fascicule, du précédent Rabbi, édité à l’occasion de Pessa’h 5712, qui est imprimé dans le Séfer Hamaamarim Kountrassim, tome 3. (2) Le Rabbi note, en bas de page: "Voir les lois des opinions du Rambam, au début du chapitre 6". (3) Le Rabbi note, en bas de page: "Midrach Vaykra Rabba, chapitre 16, paragraphe 8. Voir dans le Sidour, Chemoné Essré de la semaine, le discours ‘hassidique intitulé "qui est comme Toi", le discours "et Moché implora" du Tséma’h Tsédek, dans le second tome du Dére’h Mitsvoté’ha, le chapitre 3 du Kountrass Ets ‘Haïm". (4) Le Rabbi note, en bas de page: "Traité Soukka 52a. Les Justes, dépourvus de mauvais penchant, sont peu nombreux, comme l’expliquent les chapitres 1 et 14 du Tanya". (5) Le Rabbi note, en bas de page: "Voir la séquence de discours ‘hassidiques Veka’ha 5637, au paragraphe 63". (6) D’Egypte. (7) Le Rabbi note, en bas de page: "Chapitre 31 du Tanya". (8) Le Rabbi note, en bas de page: "C’est ce que dit le Zohar, tome 1, page 52b, page 126b, tome 3, page 193b. Les traités Chabbat 146a et Avoda Zara 22b disent qu’ils ne contractèrent pas, de nouveau, cette impureté. C’est aussi l’avis du Zohar, tome 3, page 14b. En fait, le Nitsoutseï Orot explique qu’ils la retrouvèrent partiellement. On consultera aussi le Maharcha sur le traité Yebamot 103b, le Torah Or Michpatim, au début du discours "et ils virent". Ce point ne sera pas développé ici". (9) En l’occurrence, la Matsa. (10) Le Rabbi note, en bas de page: "Zohar, tome 2, page 183b et Mikdach Méle’h, à cette même référence". (11) Le Rabbi note, en bas de page: "Voir le Chneï Lou’hot Haberit, traité Pessa’him, troisième commentaire et le début de la séquence Veka’ha, précédemment citée".

Lettre n°1509

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1509, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Nissan 5712,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ’Hassid qui craint Dieu,

issu d’une illustre lignée, le Rav Efraïm Eliézer Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de bénédiction à l’occasion du onzième jour du mois de la délivrance(2). Vous connaissez la promesse divine, formulée en particulier aux Cohanim, Son peuple sacré(3), et Moi, Je les bénirai. Elle indique que celui qui accorde une bénédiction en reçoit une lui-même, celle du Saint béni soit-Il, qui est obtenue avec son intérêt, lequel dépasse le capital.

Ceci peut être comparé à une explication qui apparaît dans différents textes de ‘Hassidout, à propos de l’affirmation de nos Sages selon laquelle la force du fils dépasse celle du père, ce qui est, en réalité obtenu grâce au père(4).

Il en est de même pour ce qui fait l’objet de notre propos. Il s’agit bien d’un intérêt, qui dépasse le capital, mais découle également de lui. De même, la révélation divine surpasse l’effort de l’homme. Pour autant, cet effort est nécessaire pour la provoquer et une relation existe donc entre l’une et l’autre. En ce sens, l’effort de l’homme a une supériorité puisqu’il déclenche la révélation divine, l’entraîne, si l’on peut dire.

C’est dans cette mesure que l’on peut parler d’intérêt et de capital. Et, en cela réside toute notre force. Certes, que sommes-nous et qu’est notre vie?. Nos efforts ne peuvent guère réaliser plus qu’une pointe d’aiguille. Or, celle-ci permet d’obtenir une ouverture aussi large que le portail du Sanctuaire.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, dans toutes les acceptations de ces termes,

N. B. : J’ai demandé que l’on vous transmette, par téléphone, la réponse à vos questions:

A) Je ne suis pas présent lorsque l’on fait cuire les Matsot Chemourot, à la veille de Pessa’h.

B) Si vous décidez d’assister à cette cuisson, vous pourrez y participer, en puisant de l’eau ou de toute autre manière.

C) La cuisson de nos Matsot Chemourot s’achève vers midi.

Notes

(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son propos, la lettre n°1317. (2) Le 11 Nissan, date de l’anniversaire du Rabbi. Une même lettre, à l’exception du N. B., fut adressée à plusieurs autres personnes. (3) Le destinataire de cette lettre est un Cohen. (4) Cette phrase peut également se traduire: la force du fils est grande grâce à celle du père.

Lettre n°1510

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1510, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5712,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

A) Vous devez préparer la lecture de la Torah et, en conséquence, vous commencez à prier à midi. Vous me demandez ce que j’en pense.

A mon avis, cela n’est pas bien. La Hala’ha peut permettre un tel comportement, quoique difficilement, dès lors que vous lisez le petit Chema Israël(2). Néanmoins, dans une ville comme la vôtre, que dira-t-on d’une telle manière d’agir ? Bien évidemment, cela n’est nullement comparable à la façon de procéder de ceux qui commencent à l’heure, poursuivent sans cesse leur prière et la prolongent après midi(3). En pareil cas, on peut dire que l’on a prié ou que l’on s’est préparé à le faire pendant tout ce temps. Cela n’est pas votre cas, puisque vous lisez la Torah, ce qui n’a rien à voir avec la prière et sa préparation.

B) Les élèves demandent quels textes de ‘Hassidout ils doivent étudier, le Likouteï Torah ou les manuscrits(4).

Tous les élèves ne sont pas identiques, de ce point de vue. Tout dépend également du temps qu’ils consacrent à l’étude de la ‘Hassidout. J’ai déjà dit, depuis longtemps, que les efforts doivent aller en deux sens. Il faut avoir non seulement une étude profonde, mais aussi, dans une certaine mesure, une étude superficielle, au moins sur certains points.

On peut apprendre, de cette façon, Chaar Hay’houd Vehaémouna et Igueret Hatechouva, les deux parties du Tanya, plusieurs chapitres du Dére’h Mitsvoté’ha, l’ouvrage du Tséma’h Tsédek, quelques manuscrits(4). Pour dire lesquels, il faut savoir, comme je le faisais remarquer, qui sont ces élèves, ce qu’ils apprennent. Il appartient au guide spirituel se trouvant sur place de décider, dans ce domaine.

C) La ‘Hassidout explique, dans différents textes, qu’un grain planté en terre doit se décomposer et donc retourner vers la terre pour pouvoir germer. En effet, la transformation de la matière est possible uniquement s’il y a passage par une phase de néant. Vous vous interrogez, à ce propos et vous ne voyez pas comment faire pousser ainsi ce qui pourra ensuite grandir de manière continue.

Je ne vois pas quelle est ici votre difficulté. Une plante qui germe devient de plus en plus grande. En revanche sa nature ne change pas, à la différence du poussin qui naît de l’œuf ou de l’épi qui pousse à partir de la graine. A l’opposé, ce qui peut grandir de manière continue est, par exemple, l’arbre qui croît.

Cette image décrit, au sein de l’enchaînement des mondes, le passage de l’existence véritable à l’existence créée. Il ne s’agit pas, en pareil cas, de grandir de manière continue, ce qu’à Dieu ne plaise. Il est donc normal de traverser une phase de néant intermédiaire.

D) Vous m’interrogez à propos de la coutume(5) qui consiste à compter l’Omer après la prière Alénou. Faut-il, en pareil cas, réciter le Kaddish après ce compte ?

Si je puis me permettre, me basant sur la nécessité d’éviter les Kaddish inutiles, je dirais qu’il doit être récité après le compte de l’Omer et non entre Alénou et ce compte. Si cette position n’est pas acceptée et si l’on veut dire le Kaddish des orphelins après Alénou, on pourra en dire un second après le compte de l’Omer, à condition que telle soit la coutume locale.

E) Je regrette moi-même de ne pouvoir relire le texte des causeries et des discours prononcés pendant les réunions ‘hassidiques. Mais, qu’y puis-je ? Je ne dispose pas de mon temps. Je m’efforce de le faire, dans toute la mesure du possible. Il en est de même pour les lettres que je reçois et auxquelles je réponds avec retard, pour la même raison.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Le Rav I.Doubov. Voir, à son propos, la lettre n°430. (2) Qui est lu le matin, avant la prière, à l’heure qu’il est possible de le réciter. (3) Parce que la recherche de la ferveur les fait prier lentement. (4) Les discours des maîtres de la ‘Hassidout. (5) Qui n’est pas celle de ‘Habad.

Lettre n°1511

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1511, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me parlez de monsieur ...

et de sa famille. Il souffre de différents maux et son épouse n’est pas non plus en bonne santé. Vous sollicitez une bénédiction pour eux.

Il faut leur expliquer que le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il est le seul Maître du monde et de ce qu’il contient. Il est Lui-même le bien, la bonté et la miséricorde. Il nous suffit donc de forger des réceptacles adaptés pour susciter et intégrer Ses bénédictions célestes. Les réceptacles d’un homme et d’une femme juifs sont la Torah et les Mitsvot.

Dans la vie physique, celui qui mange du pain parce qu’il a faim ou boit de l’eau parce qu’il a soif, ne se préoccupe pas de comprendre intellectuellement de quelle manière le pain calme la faim et l’eau assouvit la soif. Et, il en est de même dans la vie morale. Lorsque l’âme a faim et soif de Torah et de Mitsvot, l’acte est essentiel et il faut, avant tout, assouvir cette faim et cette soif, grâce à la Torah et aux Mitsvot.

De la sorte, l’âme sera plus saine et plus forte. Elle comprendra donc plus aisément et en moins de temps ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, malgré les limites inhérentes à l’intellect humain. En revanche, il ne faut pas inverser l’ordre et dire : Nous comprendrons et c’est ensuite seulement que nous ferons.

Il en est donc de même pour monsieur... Il est certain que Dieu lui enverra la guérison. Mais, il ne doit pas, lui-même, fixer des conditions, affirmer qu’il doit d’abord guérir et ensuite, s’il en a le temps, il essayera de comprendre pourquoi la Torah et les Mitsvot sont nécessaires, puis, il s’efforcera d’étudier la Torah et de mettre en pratique les Mitsvot.

Une telle situation évoque celle du malade affirmant qu’il ne prendra aucun médicament avant d’avoir achevé ses études de médecine, de comprendre logiquement l’effet des médicaments sur sa maladie. C’est, bien au contraire, en prenant ces médicaments qu’il renforcera son esprit et pourra encore plus rapidement avoir accès à la connaissance.

Lorsque monsieur... commencera à respecter les Mitsvot, en particulier à mettre les Tefilin et à manger cacher, lorsque son épouse aura un foyer cacher et allumera les bougies à la veille du Chabbat et des fêtes, lorsqu’avant cet allumage, elle apportera sa contribution à la Tsédaka de Rabbi Meïr Baal Haness, Dieu améliorera rapidement leur état de santé.

Avec ma bénédiction de Pessa’h cacher et joyeux pour vous-même et pour tous ceux qui vous suivent,

Lettre n°1512

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1512, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du lundi de la Parchat Tsav. J’y ai lu, avec plaisir, que vous êtes déjà installé, que vous avez la possibilité de maintenir votre étude de la Torah et votre lecture des Tehilim.

Par ailleurs, vous vous étiez engagé, pour différentes raisons, là où vous vous trouviez, à des études sur le livre des Tehilim. Vous m’interrogez et vous me demandez si vous devez les maintenir, vous trouvant en Terre Sainte, ce qui ne vous laissera pas suffisamment de temps pour apprendre la Guemara comme vous le souhaitez.

Vous dites des Tehilim de cette façon depuis longtemps. Même s’il vous semble que la raison en soit dépassée, il est nécessaire, à mon avis de continuer à lire ces Tehilim, comme vous l’avez fait jusqu'à maintenant. Car, nul ne peut savoir ce qui est le plus précieux pour Dieu, d’autant que vous observez cette pratique positive depuis bien longtemps.

Vous avez sûrement lu, dans nos saints livres et surtout dans les ouvrages de ‘Hassidout, des récits montrant l’importance de lire les Tehilim.

A l’occasion de Pessa’h, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse ma bénédiction, ainsi qu’aux membres de votre famille, pour que vous ayez une fête de Pessa’h cachère et joyeuse.

Conformément à la promesse dont nous attendons la réalisation, comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles, Dieu nous conduira très prochainement vers la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h.

Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête,

Lettre n°1513

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1513, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5712,

Brooklyn,

Aux fidèles de la synagogue de rite Ari Zal

d’Albany Park, à Chicago,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Le distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaire, Rav Avraham Honsburg, m’a transmis votre chèque, pour la caisse de Maot ‘Hitin(1) que je gère. Je l’ai reçu avec satisfaction et j’adresse ma bénédiction à tous les donateurs. Que Dieu vous le rende en le multipliant. Par le mérite de votre participation pour que celui qui a faim vienne et mange(2), Dieu vous aidera, avec les membres de votre famille et vous aurez une fête de Pessa’h cachère et joyeuse.

Pessa’h est mentionné tout au long de l’année puisque nous rappelons, dans différentes prières, le souvenir de la sortie d’Egypte. Et, la Tsédaka, même si elle est spécifiquement liée à Pessa’h, comme c’est le cas pour les Maot ‘Hitin, doit également être présente toute l’année. Au sens le plus simple, il faut en donner constamment et non uniquement à Pessa’h. Cela va sans dire.

Mais, point qui est encore plus important, la Tsédaka n’est pas uniquement un don d’argent. On peut aussi en offrir à un Juif, qu’il soit un homme ou une femme, en lui consacrant de son temps et en persuadant les autres d’en faire de même.

Un autre point caractérise la Tsédaka. S’il est nécessaire d’avoir pitié du corps juif, combien plus en est-il ainsi pour l’âme juive. Lorsque celle-ci est dépourvue de Mitsvot, affamée de Torah, il faut lui venir en aide. Et nos Sages, au chapitre 27 du Tana Dveï Elyahou, commentent le verset: si tu vois un homme nu, tu le couvriras, de la manière suivante: Comment procéder? Si tu vois un homme qui ne possède pas de paroles de la Torah, tu les lui enseigneras et tu l’engageras à pratiquer les Mitsvot.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, pour tous les fidèles de votre synagogue,

Notes

(1) Tsédaka spécifiquement destinée à satisfaire les besoins de Pessa’h. (2) Selon la formule de la Haggada.

Lettre n°1514

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1514, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5712,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

A l’occasion de Pessa’h(1), que nous célébrerons ces jours-ci, avec tout le peuple juif, je voudrais souhaiter une fête cachère et joyeuse à tous les membres de l’association féminine(2), ainsi qu’à leur famille.

Sans doute savez-vous toutes ce que raconte le Midrach, qui explique que la sortie d’Egypte intervint par le mérite des femmes vertueuses de cette époque. Leur mérite consista à former une génération de jeunes Juifs, garçons et filles.

Il en sera de même lors de la délivrance que nous attendons tous, très bientôt et de nos jours, par l’intermédiaire de notre juste Machia’h. Celle-ci dépend, pour une large part, du comportement des femmes juives, en tout endroit où elles se trouvent et surtout de leur manière d’éduquer leurs enfants et aussi de contribuer à guider la jeune génération sur la voie de la Torah et des Mitsvot.

Votre association féminine a été créée, en particulier, pour contribuer au financement des institutions qu’a fondées mon beau-père, le Rabbi. Elle doit également suivre la voie de la Torah et des Mitsvot. J’espère qu’elle se développera, connaîtra le succès matériel et produira de bons fruits spirituels.

Que Dieu bénisse tous vos membres, celles qui mènent les actions et les responsables. Qu’Il leur confère également la réussite dans leurs préoccupations personnelles.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Cette lettre fut adressée à l’association féminine de plusieurs communautés. (2) Voir, à propos de ces associations, la lettre n°1311, par exemple.

Lettre n°1515

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1515, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Veille de la fête de Pessa’h 5712,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

A l’occasion de Pessa’h, que nous nous apprêtons à célébrer, avec tout le peuple juif, je voudrais vous souhaiter une fête cachère et joyeuse. Que Pessa’h soit pour vous réellement une fête joyeuse.

Vous savez sans doute ce que raconte le Midrach, qui explique que les Juifs furent libérés d’Egypte par le mérite des femmes vertueuses de cette époque(1).

L’un des actes vertueux de ces femmes était le suivant. Sans s’affecter devant toutes les difficultés et l’obscurité de l’exil, surtout pendant les dernières décennies(2), elles eurent une confiance indéfectible en Dieu, furent certaines qu’Il tiendrait Sa promesse et les libérerait. Elles ne savaient pas quand interviendrait la délivrance et, de temps à autres, les décrets du Pharaon devenaient plus sévères, plus inhumains.

Ce fut en particulier le cas des décisions qu’il prit à l’égard des enfants et, point le plus douloureux, il dit: Vous jetterez dans le fleuve tout enfant qui naîtra. Pour autant, leur espoir n’en fut pas affaibli. Elles s’employèrent à former la jeune génération, sans tenir compte de ces brimades, bien qu’elles ne savaient pas comment sauver les enfants qui allaient naître, comment contourner l’ordre de jeter tout enfant dans le fleuve.

Cette confiance et cette détermination, mettant de côté tous les obstacles suscités par la rationalité humaine, était basé sur le fait que Dieu est le Maître du monde entier. Nul ne peut donc se dresser contre Lui. C’est ainsi que ces femmes formèrent des dizaines, des centaines de milliers d’enfants qui, les premiers, reconnurent Dieu, lors du passage de la mer Rouge, puis reçurent la Torah, près du mont Sinaï et constituèrent ainsi le peuple juif.

Chaque idée de la Torah délivre un enseignement à tous, en particulier à nous et à vous. En l’occurrence, il convient de raffermir sa confiance en Dieu, Qui, seul, dirige le monde. Nul ne peut contredire Ses plans, même si la nature laisse à penser qu’il pourrait en être autrement.

Dieu tiendra donc Sa promesse et tous ceux qui sont attachés à Lui, auront confiance en Lui, baseront leur vie sur la Torah et les Mitsvot. Dès lors, Il satisfera tous leurs besoins, leur accordera, en particulier, des enfants, qui auront de longs jours et de bonnes années.

En Egypte, on ne voyait pas, selon les règles de la nature, comment la délivrance était possible. Pour autant, leur confiance en Dieu n’en fut pas diminuée. Les Juifs eurent des enfants et les éduquèrent, convaincus que ceux-ci vivraient longtemps. Il faut souhaiter qu’il en soit de même, à notre époque. En raffermissant notre confiance en Dieu, nous mériterons tous la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse et pour avoir beaucoup de satisfaction et de santé, pour de longs jours et de bonnes années,

Notes

(1) Voir la lettre précédente, s’adressant aux associations féminines, alors que celle-ci est destinée à toutes les femmes. (2) De l’exil d’Egypte.

Lettre n°1516

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1516, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Veille de la fête de Pessa’h 5712,

Brooklyn, New York,

A l’homme distingué, aux comportements généreux,

descendant d’une famille ‘hassidique, se consacrant

aux besoins publics, monsieur Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

Les ‘Hassidim, en général et ceux du Kfar(2), en particulier, me donnent, de temps à autre, des nouvelles de la manière dont vous vous intéressez à leur situation. J’espère qu’à l’avenir, vous continuerez à les aider, chaque fois que cela sera nécessaire.

Nos Sages soulignent que le pauvre rend un plus grand service au maître de maison(3) que ce dernier au pauvre(4). Néanmoins, ils soulignent aussi l’importance de la Tsédaka, la nécessité de venir en aide à celui qui est dans le besoin, surtout lorsque le mérite public en dépend. Je suis particulièrement satisfait que vous vous préoccupiez de leur sort, car je vois en cela la continuation de la chaîne en or que constitue la famille de laquelle vous êtes issu. Ces actions méritantes vous lient à vos ancêtres et aux ancêtres de vos ancêtres. Ce qui est immuable ne peut se perdre et s’exprime par des actions concrètes. En l’occurrence, l’intérêt que vous manifestez pour les ‘Hassidim, l’aide que vous leur apportez sont des canaux émanant de la source de la Torah, en général et de la ‘Hassidout, en particulier.

Je suis donc convaincu qu’à l’avenir, vous redoublerez d’ardeur dans l’intérêt et l’aide que vous manifesterez aux ‘Hassidim se trouvant en Terre Sainte. Tout ce qui vit est empli de forces cachées et son développement est le signe de sa vitalité. Il est inutile de vous exprimer mes remerciements. Il n’y a là qu’une évidence. Et, tout ce qui est réalisé est l’expression concrète de ces remerciements, les fruits que l’on peut voir et ceux qui apparaîtront ultérieurement.

Par ailleurs, mon proche parent, le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, responsable communautaire plein d’enthousiasme et grand érudit, le Rav Avraham ‘Hen, m’a fait part de l’aide que vous lui avez apportée, dans le cadre de vos fonctions, au ministère de l’éducation et de la culture. J’en ai été très satisfait et vous continuerez sans doute à l’aider, dans toute la mesure du possible.

A l’occasion de la fête et à proximité immédiate de celle-ci, je vous souhaite un Pessa’h cacher et joyeux. Comme vous le savez sans doute, l’Admour Hazaken souligne que la sortie d’Egypte doit être quotidienne. Il faut donc se défaire de ses propres limites et de ses entraves. Telle est également la finalité du genre humain, qui doit se libérer et connaître une élévation permanente, de sorte que l’on puisse dépasser aujourd’hui les barrières que l’on subissait hier, puis, demain, celles que l’on subit aujourd’hui, grâce à la préparation de ce jour.

Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête et en vous souhaitant une bonne santé,

Notes

(1) Zalman Chazar, qui fut, par la suite, président de l’état d’Israël. (2) Kfar ‘Habad. (3) Qui lui donne de la Tsédaka, en l’acceptant. (4) En donnant cette Tsédaka.

Lettre n°1517

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1517, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Nissan 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec satisfaction votre lettre du 5 Nissan, par laquelle vous m’annoncez la naissance de votre fille. Je vous adresse mes voeux les plus sincères pour que vous l’éduquiez, avec votre épouse, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, de même que vos autres enfants.

J’ai également été content d’apprendre que vos problèmes pour assurer votre subsistance trouvent une solution. J’espère que cela ira en s’améliorant et que vous pourrez m’annoncer de bonnes nouvelles, en la matière.

Vous me demandez quelles notions enseigner aux enfants qui s’adressent à vous et souhaitent acquérir des connaissances. Que recouvre votre question?

De façon générale, tout dépend de la nature des enfants, de leur âge, de leur comportement à la maison. Néanmoins, une règle générale peut être énoncée, qui s’applique pratiquement dans tous les cas. A l’heure actuelle, il est essentiel d’insuffler, dans le coeur des enfants, la crainte de Dieu et la conscience que le Judaïsme doit être pratiqué au quotidien. Et, l’on ne peut nullement se contenter de quelques connaissances ou bien pratiquer seulement pendant le Chabbat et les fêtes, à la synagogue.

En application de cette règle, il faut saisir chaque occasion pour que les enfants puissent et sachent réciter les bénédictions, respecter le Chabbat et la Cacherout. Si certains enfants sont effrayés par une telle étude, il faut leur transmettre ces connaissances progressivement. Ceci doit systématiquement être le but et l’objectif que l’on se fixe.

Votre chèque a été envoyé et nous est parvenu dans les jours précédant Pessa’h. J’en ai donc donné la moitié au fond destiné à Maot ‘Hitin(1) et l’autre moitié pour nos écoles de filles, au Maroc, portant le nom de mon beau-père, le Rabbi, Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, pour le mérite de votre fille qui vient de naître, puisse-t-elle avoir de longs jours et de bonnes années.

Vous trouverez ci-joint une lettre(2), destinée à tous, à l’occasion de Pessa’h, dont le contenu est valable tout au long de l’année.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) La Tsédaka spécifiquement consacrée à satisfaire les besoins de Pessa’h. (2) Il s’agit de la lettre n°1477.

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