Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°1478
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1478, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Nissan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec plaisir, par la direction de la Yechiva Torat Emet(1), de quelle manière vous étudiez la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. Que Dieu fasse que vous connaissiez le succès, progressiez dans cette étude et dans la crainte de Dieu, conformément au souhait de notre chef et de notre maître.
Néanmoins, vous devez garder toujours présent à l’esprit ce qu’expliquent différents textes de ‘Hassidout, c’est-à-dire la nécessité d’observer avec bienveillance tout ce qui concerne les autres. Vous consulterez, en particulier, la lettre qui est imprimée à la fin du fascicule édité pour le 2 Nissan 5712(2) et les références au Kountrass Hé’haltsou qui y sont mentionnées.
Lorsqu’il s’agit de sa propre personne, en revanche, on doit faire preuve de la plus grande exigence. Bien plus, celle-ci est justifiée si l’on pense que des jours ont été créés et pas un d’entre eux ne doit être perdu, pas même pour un seul instant.
En effet, lorsqu’un instant n’est pas empli de Torah ou de Mitsva, A) il s’agit d’une perte qu’il sera impossible de combler(3), B) plus important encore, le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il, confie à l’homme le trésor le plus précieux, du temps. Or, celui-ci n’est pas utilisé conformément à Sa Volonté, comme si l’on négligeait ce cadeau, ce qu’à Dieu ne plaise. Il est inutile d’en dire plus.
Pour ce qui fait l’objet de notre propos, la direction de la Yechiva est relativement satisfaite de votre comportement et de vos études. Cela ne diminue en rien l’exigence dont vous devez faire preuve envers vous-même. Vous devez observer votre situation à la lumière de l’Injonction, commandant de rechercher sans cesse l’élévation, pour tout ce qui touche au Sacré.
Avec ma bénédiction de réussite dans l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout et pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) De Jérusalem. (2) Voir le Séfer Hamaamarim Kountrassim, tome 3, page 45. (3) Car l’instant perdu ne sera jamais retrouvé et les instants suivants ont également un contenu spécifique.
Lettre n°1479
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1479, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Nissan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre du début d’Adar. J’ai appris avec satisfaction que vous allez bien, que vous vous efforcez, dans la mesure du possible, d’exercer une influence positive sur votre entourage, afin d’y instaurer la paix. Bien évidemment, la paix matérielle dépend de la paix spirituelle.
Les derniers progrès de la médecine ont permis d’établir à quel point l’état nerveux et le calme de l’esprit ont une influence décisive sur la santé du corps physique. Les deux âmes d’un Juif(1) sont en état de lutte parce que l’une est spirituelle et l’autre, matérielle. Il n’est donc qu’un seul moyen de les réconcilier. Il faut que l’âme divine remporte la victoire. L’autre éventualité ne serait nullement pacifique, ce qu’à Dieu ne plaise.
En effet, l’âme divine reste fidèle à Dieu, même pendant la faute, comme l’établit la fin du chapitre 24 du Tanya. Bien plus, le mauvais penchant a reçu l’autorisation de troubler l’homme, mais, profondément, il souhaite que celui-ci soit vainqueur car, de la sorte, sa récompense est accrue. Vous consulterez aussi la fin du chapitre 29 du Tanya et le Zohar, Parchat Terouma, à la page 563.
Je vous joins une copie de la lettre(2) adressée à tous à l’occasion de Pessa’h, qui s’approche. J’ai bon espoir qu’elle vous intéressera, de même, peut-être, que les personnes avec lesquelles vous êtes en contact.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Son âme animale et son âme divine. (2) Il s’agit de la lettre n°1477.
Lettre n°1480
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1480, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Nissan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 28 Adar. Vous me dites que vous enseignez dans un Talmud Torah, dans des classes pour les huit à dix ans. Or, la situation fait qu’il y a dans ces classes, des garçons et des filles. Vous me demandez si vous pouvez poursuivre votre enseignement.
Vous concluez votre lettre en précisant que, dans les plus grandes classes, les garçons et les filles sont séparés et c’est bien ainsi que cela doit être. A mon sens, vous pouvez donc poursuivre votre enseignement. Néanmoins, vous instaurerez immédiatement une séparation dans la classe, en plaçant les uns à droite et les autres à gauche. Avec le temps, vous aurez sûrement la possibilité d’améliorer les choses.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Lettre n°1481
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1481, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Nissan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je vous ai écrit, il y a quelques temps, qu’il n’est pas dans mon habitude de faire de la morale, en particulier à ceux qui se trouvent dans le pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année(1). Là, que vous le vouliez ou non, vous n’êtes pas soumis aux astres(2) et vous recevez l’influence directement de Dieu. Néanmoins, il est des obligations que l’on ne peut écarter et j’exposerai donc mon propos, au moins brièvement.
Que nous le souhaitions ou non, nous sommes les successeurs des ‘Hassidim ‘Habad des précédentes générations, depuis l’époque, pleine de sagesse, des ‘Hassidim de l’Admour Hazaken, fondateur de ‘Habad. Chacune de ces générations nous a tracés la voie et il ne nous reste désormais qu’à accomplir d’humbles travaux(3).
Pour autant, il incombe, à nous-mêmes et à notre génération, de conduire à son terme la transformation de la matière, en cette période du talon du talon du Machia’h, d’obtenir sa révélation, ici-bas, dans le monde matériel. Une rapide réflexion à tout cela devrait avoir pour effet de se mettre à trembler. Les affirmations terribles, énoncées par nos Sages, à propos du Machia’h et de sa révélation, avec toutes les précisions que la ‘Hassidout donne à ce propos, dépendent donc de nos accomplissements. Or, on joue avec tout cela et chacun ne pense qu’à son propre intérêt.
La gravité de vos arguments est bien évidente. Pour s’en convaincre, il suffit d’imaginer votre réaction si quelqu’un les employait à votre égard. Or, la Torah affirme que comme le visage se reflète dans l’eau...(4). Il y a donc tout lieu de penser que vos amis reçoivent aussi vos arguments de cette manière.
Tout cela pourrait être développé et, si le Maguid de Doubno(5) était présent, il aurait sans doute pu énoncer une parabole, à ce propos, qui vous aurait peut-être convaincus. Mais, il est dommage de perdre votre temps et le mien pour tous ces développements. Chaque instant qui nous est imparti est particulièrement précieux et je ne sais pas ce que vous apporte celui que vous consacrez à discuter entre vous pour déterminer lequel n’a pas eu l’attitude qui convient envers l’autre, ou bien qui est le plus grand dans la Torah, dans la prière ou dans les bonnes actions.
Concrètement, commencez donc à agir! S’il n’y a pas d’autre alternative, décidez vous-mêmes que vous avez tous intégralement raison. Néanmoins, vous avez été éduqués à la lumière de la ‘Hassidout et Dieu a donc accordé à chacun d’entre vous la force de faire don de votre propre personne pour le bien de l’autre. En conséquence, sachez passez outre à vos propres désirs et tout faire pour le bien de votre prochain.
Je vous demande de m’excuser si j’ai offensé quelqu’un. Néanmoins, la vérité reste ce qu’elle est, même s’il en résulte une offense pour quelqu’un.
Je vous adresse ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et pour que Dieu vous fasse ressentir, non seulement par votre âme divine mais aussi par la logique, que vous avez le mérite de prendre part à l’oeuvre de mon beau-père, le Rabbi, pour bâtir le sanctuaire de ‘Habad en Terre Sainte.
Dans l’attente de vos nouvelles, bonnes et réjouissantes,
Notes
(1) En Erets Israël. (2) A la différence des autres pays du monde. (3) Textuellement, de petits récipients. (4) Le coeur de l’homme se reflète dans celui de son prochain. Il y a toujours réciprocité des sentiments. (5) Connu pour les nombreuses paraboles qu’il énonça.
Lettre n°1482
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1482, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Nissan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me parlez de votre service militaire. Vous me dites que vous venez d’être promu officier et aumônier d’une garnison comprenant plusieurs bataillons.
Vous faites sans doute usage de votre influence pour y améliorer la situation morale, par tous les moyens. J’ai longuement expliqué ici, au cours d’une réunion ‘hassidique que, si chacun ne pouvait agir que par ses forces propres, il devrait les évaluer, en mesurer l’intensité. Lorsqu’il s’agit, en revanche, d’assumer une mission liée à la Torah et aux Mitsvot, on intervient en tant qu’émissaire du Saint béni soit-Il. Dès lors, on ne dispose pas uniquement de sa propre force mais aussi de la puissance de Celui Qui créa le monde par Sa Parole et Qui renouvelle la création à chaque instant.
Il en découle deux points: A) Vous disposez de toutes les forces nécessaires. B) Au final, le résultat escompté sera bien obtenu. Car, qui pourrait dicter Sa conduite à Dieu? Et, vous agissez en tant que Son émissaire!
Vous m’écrivez, à la fin de votre lettre, que l’on vous a proposé d’épouser mademoiselle Cohen. Vous l’avez déjà rencontrée et cette proposition vous convient. Vous avez donc décidé de vous fiancer. Puisse Dieu faire que ceci soit en un moment bon et fructueux, avec un bon Mazal, matériellement et spirituellement.
Votre fiancée est une Cohen et vous devez donc fixer une étude supplémentaire de la Torah. Avant le mariage, vous acquerrez une bonne connaissance d’un traité talmudique et, si possible, des lois afférentes au mariage, dans l’abrégé du Choul’han Arou’h.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov,
N. B. : Vous m’écrivez également que vous vous marierez vraisemblablement dans un an, à l’issue de votre service militaire et à la fin des études de votre fiancée au Beth Yaakov. Ce retard ne me plaît pas. Si cela ne pose pas de problème, vous devriez envisager votre mariage en Kislev prochain, mois de la délivrance.
Lettre n°1483
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1483, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Nissan 5712,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Vous m’apprenez que vous avez décidé de vous fiancer avec monsieur ... Je vous exprime, par la présente, ma bénédiction pour que ce soit en un moment bon et fructueux, avec un bon Mazal, matériellement et spirituellement.
Vous connaissez sans doute la responsabilité de la femme, qui est la maîtresse de maison. Nos Sages disent, au traité Yebamot 62b, que la bénédiction y est attirée par son intermédiaire et le Likouteï Torah l’explique, à la fin de la Parchat Bera’ha.
Il est clair que cette bénédiction est à la fois matérielle et spirituelle. Et, Dieu ne demande pas l’impossible. Il accorde donc à la femme un discernement accru, afin d’organiser son foyer. Pour cela, elle doit, au préalable, se préparer, de la meilleure façon, à bâtir une maison juive, emplie de la bougie (qui) est la Mitsva et la Torah (qui) est la lumière, de même que du luminaire de la Torah, qui en est l’enseignement profond, c’est-à-dire la ‘Hassidout.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov,
Lettre n°1484
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1484, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Nissan 5712,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la municipalité de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 28 Nissan. J’y ai appris avec satisfaction que vous avez pu obtenir de conserver votre localisation actuelle(1). Vous resterez donc tous ensemble et vous obtiendrez sûrement, même si vous ne le dites pas clairement, tous les droits qui vous ont été promis quand vous vous êtes installés à Kfar ‘Habad.
Par ailleurs, le moment est venu de multiplier le nombre des habitants de Kfar ‘Habad, par l’installation d’autres ‘Hassidim ou de ceux qui sont proches de l’esprit de la ‘Hassidout et se trouvent actuellement en Terre Sainte. Cela concerne, en particulier, les jeunes couples et également les jeunes qui, pour différentes raisons, ne peuvent consacrer toute la journée à l’étude, dans la Yechiva Loubavitch(2). Ceux-là, néanmoins, peuvent s’engager et acquérir le mérite de consacrer quelques heures à cette étude, de vivre dans un environnement ‘hassidique, toute la journée et même pendant la nuit.
Compte tenu des difficultés de logement qui existent actuellement en Terre Sainte, il y a bon espoir que vous puissiez choisir les meilleurs parmi ceux qui voudront s’installer au Kfar.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et pour que Dieu vous fasse ressentir non seulement par votre âme divine, mais aussi par la logique, que vous avez le mérite de prendre part à l ’oeuvre de mon beau-père, le Rabbi, pour bâtir le sanctuaire de ‘Habad en Terre Sainte(3).
Dans l’attente de vos nouvelles, bonnes et réjouissantes,
Notes
(1) Voir la lettre n°1461. (2) Qui devait elle-même être installée à Kfar ‘Habad. (3) Voir la lettre n°1481.
Lettre n°1485
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1485, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Nissan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’écrivez que vous vous êtes éloigné des ‘Hassidim et que vous le regrettez. Comme vous le savez, nos Sages disent que tout est dans les mains de Dieu, sauf la crainte de Dieu. Il ne dépend donc que de vous que vous vous rapprochiez et celui qui dit avoir fait des efforts et avoir obtenu le succès, il faut le croire. Néanmoins, selon l’expression du Tanya, au chapitre 42, il faut, pour cela, imiter celui qui recherche un précieux trésor enfoui au fond de la terre et ne ménage donc pas sa peine(1).
Comme je l’ai rappelé plusieurs fois, mon beau-père, le Rabbi, dit que la présente période précède immédiatement la venue du Machia’h. Chaque instant est donc particulièrement précieux et il ne faut pas le gaspiller en étant amer et en se demandant pourquoi la situation est ce qu’elle est, pourquoi elle n’est pas meilleure.
En conséquence, chaque instant doit être consacré à l’effort, envers soi-même et envers l’autre. Ainsi, on peut vérifier que l’amertume n’a pas de sens. En effet, lorsque l’on recherche la vérité, on obtient le succès, pour soi-même et pour les autres. Bien plus, nous avons reçu une promesse de l’Admour Hazaken(2), comme le dit la lettre de mon beau-père, le Rabbi, imprimée à la fin du Séfer Hakitsourim sur le Tanya, page 122. Car, grâce à son sacrifice de lui-même, l’Admour Hazaken obtint du tribunal céleste que ceux qui sont attachés à lui et suivent sa voie aient systématiquement le dessus, pour tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements.
Notes
(1) Qui semble alors négligeable, comparée à la valeur du trésor qu’elle permet d’obtenir. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1377.
Lettre n°1486
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1486, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Nissan 5712,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 18 Adar, par laquelle vous m’apprenez que votre fille ‘Hanna a eu une fille, qu’elle a appelée Rivka.
Je vous exprime, par la présente, ma bénédiction, une bénédiction de Mazal Tov. Elle l’éduquera, avec son mari, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la tranquillité morale et physique.
Conformément à l’enseignement du Rabbi Rachab, notre coutume est de dire, également pour la naissance d’une fille, à la Torah(2), au dais nuptial et aux bonnes actions. Nos Sages expliquent, en effet, au traité Bera’hot 17a(3) : En quoi consiste le mérite des femmes ? Elles conduisent... elles envoient... elles attendent.
J’ai lu, avec satisfaction, dans votre lettre, que vous donnez des cours de Torah, dans votre synagogue, certains d’entre eux portant également sur la ‘Hassidout. Mais, je suis un peu surpris que vous ne me donniez aucune précision sur ces cours de ‘Hassidout pendant la semaine. Il devrait y en avoir au moins un, portant sur le Tanya. Nos Sages disent que trois jours ne doivent pas se passer sans qu’on entende des mots de la Torah. Et, il doit en être de même pour ce qui concerne la ‘Hassidout. Mais, peut-être n’y a-t-il là qu’une omission de votre part et sans doute enseignez-vous la ‘Hassidout également pendant la semaine.
Sûrement y a-t-il aussi des réunions ‘hassidiques, de temps à autre, dans la synagogue, bien que vous n’en parliez pas. Il est clair qu’elles doivent avoir lieu pendant chaque Chabbat qui bénit le mois(4), conformément à la décision de mon beau-père, le Rabbi.
Vous souhaitez recevoir le texte des causeries du Chabbat qui bénit le mois et votre requête est justifiée. Mais, que puis-je faire? J’ai une charge de travail considérable, à laquelle s’ajoutent mes occupations, qui absorbent tout mon temps. Malgré cela, je m’efforce de le faire(5), dans toute la mesure du possible. Je vous joins le discours ‘hassidique du 10 Chevat et la causerie de la cinquième bougie de ‘Hanouka, dont j’ai relu récemment la traduction en Hébreu.
Je vous joins une copie de la lettre adressée à tous, à l’occasion de la fête de Pessa’h(6). Il serait bon de la diffuser, de la manière qui convient, car elle a un contenu général, qui ne concerne pas seulement les ‘Hassidim, mais s’applique à tous.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse et pour la réussite dans votre mission sacrée,
Notes
(1) Le Rav M.Axelrod. Voir, à son propos, la lettre n°474. (2) Bien qu’une femme ne soit pas tenue d’étudier la Torah. (3) Rav dit à Rabbi ‘Hya : En quoi consiste le mérite des femmes ? Elles conduisent leurs enfants à la synagogue, elles envoient leur mari dans la maison des sages. Puis, elles attendent leur mari, jusqu'à leur retour de la maison des sages. (4) Le dernier Chabbat du mois, au cours duquel est récitée la bénédiction du mois suivant. (5) De vérifier la rédaction de ses discours publics, afin de permettre leur diffusion. (6) Il s’agit de la lettre n°1477.
Lettre n°1487
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1487, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Nissan 5712,
Brooklyn,
Au ‘Hassid qui craint Dieu et
se consacre fidèlement aux besoins communautaires,
le Rav Moché Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, par l’intermédiaire de notre ami, qui se consacre aux besoins communautaires et au service de Dieu, le Rav Yossef Flyer(2), la lettre que mon beau-père, le Rabbi, vous a adressée, le 13 Tévet 5710. Il y est dit: Vous continuerez à présider la synagogue Chaareï Tefila Bneï Reouven et Dieu vous donnera la réussite.
Le Rav Y.Flyer me fait part de vos doutes, quant à cette formulation. Que signifie continuer? Vous pensez qu’il vous faut le faire uniquement pendant quelques temps. Je ne trouve aucun fondement à cette interprétation, puisqu’aucune mention n’en est faite dans la lettre. N’entrez donc pas dans tout cela et laissez Dieu arranger les choses. Si l’on propose votre candidature pour un autre mandat, n’intervenez pas et signifiez votre accord. A n’en pas douter, cela sera le plus fructueux, pour vous-même et pour la synagogue.
Bien évidemment, lorsque vous serez élu président de la synagogue, en un moment bon et fructueux, il serait bon que vous vous efforciez d’habiter à proximité de celle-ci, afin d’écarter toute fatigue inutile et, à la place de cela, de réserver vos efforts pour ce qui est utile à la communauté et à chaque individu.
La fête de Pessa’h approche et elle est l’occasion de nombreuses préparations, dans les foyers juifs. Celles-ci sont essentiellement de deux sortes. Il faut supprimer tout ce qui est interdit à Pessa’h et introduire ce qui est alors nécessaire.
Puisse Dieu accorder à chacun d’entre nous qu’il en soit de même, dans la dimension spirituelle. Que chaque Juif et chaque Juive ôte de son domaine ce qui lui est interdit, de sorte qu’on ne puisse le voir et le trouver(3), pas même de manière cachée. De même, nous introduirons dans notre domaine tout ce qui est nécessaire pour servir Dieu, en étant réellement libres. Nos Sages disent, en effet, que seul est libre celui qui se consacre à l’étude de la Torah.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
N. B. : Comme vous me le demandez, je vous joins, en retour, la lettre de mon beau-père, le Rabbi.
Notes
(1) Le Rav M.Shayevits. Voir, à son propos, la lettre n°1239. (2) Voir, à son propos, la lettre n°1428 et la lettre suivante. (3) Les deux Interdictions portant sur le ‘Hamets, pendant la fête de Pessa’h.
Lettre n°1488
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1488, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Nissan 5712,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
se consacre aux besoins communautaires
et au service de Dieu, le Rav Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre courrier du 26 Adar et j’ai écrit, ce jour, au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Moché Hacohen Shayevits(2), pour indiquer comment il fallait lire, à mon sens, la lettre de mon beau-père, le Rabbi. Je n’y vois aucune limite sur la durée de sa présidence.
Je voudrais revenir, par la présente sur le contenu de la lettre que vous m’avez écrite, dont vous vous souvenez sûrement. Vous y évoquez les grandes imperfections de l’activité dans le domaine de ‘Habad, à Chicago. Vous vous basez, pour étayer cette conclusion, sur votre propre appréciation de la situation et vous achevez votre lettre en affirmant qu’il est important de faire revivre toutes les activités de ‘Habad, dans votre ville et qu’il ne saurait en être autrement.
Le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, le Rav Chlomo Zalman Hecht(3), vient de m’apprendre que l’association des synagogues ‘Habad-Loubavitch s’est mise à fonctionner. J’ai bon espoir que vous investirez les forces et l’ardeur que Dieu vous a accordées dans cette action, afin de l’élargir et de l’embellir, dans toute la mesure du possible.
Je pense que vous lui auriez apporté votre concours de toute façon, mais, puisque vous m’avez envoyé une lettre dont je rappelais auparavant le contenu, je voulais simplement vous engager à redoubler d’ardeur, en la matière, bien au delà de ce que vous auriez fait, de manière ordinaire.
Bien plus, nous avons reçu une promesse de l’Admour Hazaken(4), comme le rappelle la lettre de mon beau-père, le Rabbi, imprimée à la fin du Séfer Hakitsourim sur le Tanya, page 122. En effet, grâce à son sacrifice de sa propre personne, l’Admour Hazaken obtint du tribunal céleste que ceux qui seraient attachés à lui et suivraient sa voie aient systématiquement le dessus, pour tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements.
Je vous joins une copie de ma lettre(5), adressée à tous, à l’occasion de la fête de Pessa’h, qui s’approche.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse et pour une bonne santé.
Notes
(1) Le Rav Y.Flyer. Voir la lettre n°1428. (2) Il s’agit de la lettre précédente. (3) De Chicago. Voir, à son propos, la lettre n°1456. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°1377. (5) Il s’agit de la lettre n°1477.
Lettre n°1489
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1489, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Nissan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du mercredi de la Parchat Vaykra, par laquelle vous me décrivez l’état des relations entre votre soeur et votre beau-frère, de même que la dispute qui les oppose.
J’ai dit, depuis longtemps, que je n’apprécie pas qu’on se mêle des affaires personnelles d’un couple. Il n’est pas bon de le faire, y compris pour les plus proches, comme un frère, une soeur, un père ou une mère. Nos Sages soulignent la grande importance de l’harmonie entre une femme et son mari. Lorsqu’intervient une tierce personne, possédant elle-même une âme divine et une âme animale, la paix, de façon générale, n’est pas rétablie par sa démarche.
Je ne veux pas en dire plus, car je ne sais pas si mes propos seront suivis d’effet. Si c’est effectivement le cas, ces lignes suffiront.
Pour ce qui est de la question que vous posez à propos de cette dispute, sachez qu’il existe une Loi juive, qui peut être établie en consultant les Rabbanim ‘hassidiques. Et, que Dieu bénisse Son peuple par la paix.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Lettre n°1490
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1490, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Nissan 5712,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre fidèlement aux besoins communautaires,
le Rav Yo’hanan(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec satisfaction les premières contributions aux Maot ‘Hitin(2), dont mon beau-père, le Rabbi, vous a confié la collecte. Lorsqu’un Juste, en particulier un chef d’Israël, délègue une mission à un Juif, il lui apporte également les forces nécessaires pour la mener à bien de la meilleure façon, aussi pour la mission proprement dite que pour celui qui l’assume. Bien évidemment, ce dernier en tire une meilleure santé morale et, en conséquence, une meilleure santé physique.
Comme si cela était nécessaire, je voudrais ajouter ma propre bénédiction(3) pour que vous et les membres de votre famille fêtiez, en bonne santé, le Pessa’h qui approche, de manière cachère et joyeuse. Vous connaîtrez de longs jours et de bonnes années. Vous concevrez, avec votre épouse, beaucoup de satisfaction, une satisfaction juive et ‘hassidique, de tous vos enfants.
Vous assumerez vos missions sacrées durant de nombreuses années, celle de Cho’het comme celle de collecteur pour les causes(4) que vous a confiées mon beau-père, le Rabbi.
Avec ma bénédiction pour tout le bien et pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Le Rav Y.Gordon. Voir, à son propos, les lettres n°980 et 1022. (2) La Tsédaka spécifiquement consacrée aux besoins de Pessa’h. (3) A celle du précédent Rabbi. (4) De Tsédaka.
Lettre n°1491
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1491, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Nissan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’interrogez sur vos études. En effet, vous apprenez chaque jour dix huit chapitres de Michna. Votre étude est donc uniquement superficielle et elle vous laisse peu de temps pour les autres matières. Vous me demandez ce que j’en pense.
A mon sens, vous devriez maintenir cette pratique positive consistant à étudier ces dix huit chapitres chaque jour, d’autant que, comme semble l’indiquer votre lettre, il s’agit, en quelque sorte, d’un voeu, que vous avez formulé(1). Vous étudierez quelques passages de la Michna plus profondément et vous cumulerez ainsi les deux formes d’étude(2). En outre, il vous restera du temps pour les autres parties de la Torah.
Notes
(1) Qui constitue donc un engagement. (2) L’étude superficielle et l’étude profonde.
Lettre n°1492
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1492, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Nissan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre expresse, écrite à l’issue du Chabbat, par laquelle vous m’informez que l’on vous propose un poste de Rav et de Cho’het dans la ville de ... Vous me demandez ce que j’en pense.
A) Devez-vous accepter ce poste?
Si, d’après les informations dont vous disposez, il s’agit bien d’une communauté orthodoxe, il serait bon de vous intéresser à cette proposition et de l’accepter.
B) Devez-vous fixez des conditions à propos de la partie de la synagogue réservée aux femmes?
D’après la description que vous me faites dans votre lettre, cette question ne se pose pas concrètement, puisqu’il existe effectivement une partie réservée aux femmes, dans cette synagogue. Vous pourrez sans doute arranger tout cela, le moment venu, sans donner des proportions à cette affaire, sans en faire une question de principe, à laquelle on ne peut répondre que de deux façons(1). Il doit être une évidence que les femmes prient dans la partie qui leur est réservée et les hommes, dans la leur.
C) Vous portez un vêtement long, le Chabbat et vous vous demandez si vous devez le mettre dès le premier Chabbat que vous passez sur place(2).
A ma connaissance, il y a également des communautés non orthodoxes dont le rabbin porte un habit long, pendant le Chabbat et les fêtes ou bien pendant les mariages. Je ne pense donc pas que ce vêtement puisse affaiblir votre position, là-bas.
Par ailleurs, il faudrait, pour l’enlever, se délier d’un voeu(3) et, à mon sens, il vaut mieux s’en abstenir. Bien plus, on pourrait être surpris de voir un Rav, ayant une barbe et qui porte, néanmoins, une veste courte, pendant le Chabbat et les fêtes, au moment du discours ou de la prière des morts.
Que Dieu fasse que vous vous installiez de manière convenable, matériellement et spirituellement, très prochainement et que vous célébriez la fête des Matsot, de manière cachère et joyeuse.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Par oui ou par non, courant donc le risque d’un refus. (2) Ce qui pourrait choquer ceux qui ne sont pas habitués à de tels vêtements. (3) Ce qui implique une cérémonie spécifique.
Lettre n°1493
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1493, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Nissan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
La fête de Pessa’h approchant, je me permets de vous adresser ces quelques lignes.
Quiconque médite aux événements de ces dernières années comprend qu’on ne peut leur appliquer les grands principes de l’histoire. En effet, ce qui s’est passé se démarque complètement de ce que ces principes auraient permis d’imaginer. On le voit tout particulièrement en ce qui se déroule actuellement en Terre Sainte.
L’une des conclusions de cette réflexion est la suivante. Très souvent, l’esprit et le fond l’emportent sur la matière et la forme. Et, l’on a pu constater dernièrement, de manière concrète, que la victoire a été emportée par le camp qui était matériellement le plus faible, dont la force résidait dans sa spiritualité.
Il en est ainsi pour la communauté et l’on peut en déduire que c’est également le cas pour chaque individu, en particulier ceux qui appartiennent au peuple d’Israël. Après les terribles persécutions qui ont marqué ces dernières années, chacun et chacune d’entre nous est un rescapé, dont la responsabilité se trouve considérablement accrue, par rapport à ce qu’elle a pu être jusqu'à ce jour.
Bien plus, le comportement d’un individu peut également servir d’exemple à tout son entourage. En pareil cas, sa responsabilité est d’autant plus grande, car de nombreuses personnes adopteront la même attitude.
Mon but n’est pas de faire un discours. L’objet de la présente est le suivant. Je possède quelques informations sur vous et je sais, en particulier, que vous avez été, pendant quelques temps, un élève de la Yechiva Loubavitch. Il est donc impossible que tout cela reste vain, ce qu’à Dieu ne plaise. Les principes naturels établissent que la matière ne peut se perdre. Elle ne fait que subir une mutation, ou bien est transformée en énergie, mais, en tout état de cause, elle n’est pas perdue. Aucune parcelle, même la plus infime, n’en disparaît. Combien plus en est-il ainsi pour la spiritualité, qui n’est pas soumise aux limites inhérentes à la matière.
Dieu vous a donné le mérite d’habiter en Terre Sainte, un pays vers lequel
toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année, selon l’expression du verset. Là, vous exercez des fonctions publiques et vous constituez un exemple pour une certaine catégorie de personnes. Une brève réflexion vous permettra de déterminer la responsabilité qui est la vôtre, d’abord par rapport aux dizaines de générations de vos ancêtres, chacun d’entre eux ayant donné sa vie pour constituer la chaîne d’or de l’histoire du peuple juif, s’élevant sur le chemin de Dieu.
Vous avez aussi une responsabilité envers les fondateurs et les dirigeants de la Yechiva Loubavitch, qui ont investi leur ardeur, leur attention et leurs efforts en chacun de leurs élèves. Vous êtes, enfin, comptable envers vous-même et envers tous les membres de votre famille, c'est-à-dire envers l’âme divine que portent en eux chaque Juif et chaque Juive. Celle-ci éprouve un profond désir d’utiliser les forces dont elle dispose dans l’existence quotidienne, dans l’action concrète. Car, c’est bien en cela que réside la qualité et la force d’Israël, dont la devise est l’action avant tout.
Si vous méditez à cette responsabilité, j’ai bon espoir, selon l’expression de nos Sages, que la flèche décochée en l’air retombera sur sa pointe. Enfin, et très prochainement, vous-même et votre famille serez l’exemple et le symbole d’un foyer juif et ‘hassidique, non seulement par vos idées, mais aussi par votre action concrète. Et, rien ne résiste à la détermination.
Avec ma bénédiction de bonne santé et en vous souhaitant, de même qu’à tous les membres de votre famille, un Pessa’h cacher et joyeux,
Lettre n°1494
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1494, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Nissan 5712,
Brooklyn,
Aux dirigeants de l’association ‘Habad en Terre Sainte,
puisse-t-elle être rebâtie et restaurée,
Je vous salue et vous bénis,
A) Vous avez sûrement reçu mon courrier du 28 Adar(1) et j’attends toujours votre réponse.
B) Dans quelques unes de mes précédentes lettres, j’ai évoqué le comité de coordination qui est constitué ici. L’Agence juive a promis des maisons pour les jeunes immigrés du Yémen et du Maroc. Elle devait donner un montant de cent mille, mais cela est sans cesse retardé, de jour en jour et de mois en mois.
Il y a eu, hier, une réunion entre le représentant de ce comité et monsieur Na’houm Goldman, qui était accompagné de ses conseillers. Il a été dit, de manière officielle, que la distribution de cette somme avait déjà commencé. La décision en revient à monsieur Kol, de l’Agence juive. Dix mille ont déjà été donnés à Sagéra, qui est, me semble-t-il, une implantation appartenant au Mizra’hi(2).
Par ailleurs, j’ai reçu un télégramme de monsieur Gelman, à propos de l’immeuble de Lod. J’ai, encore une fois, énergiquement demandé que ce montant de cent mille soit attribué à ‘Habad, en particulier pour cette édifice de Lod, destiné aux élèves en provenance des pays cités plus haut. Néanmoins, la décision finale appartient à monsieur Kol et il y aura de nombreuses demandes, pour ce montant.
Vous devez donc obtenir, par tous les moyens, la plus grande somme possible pour le bâtiment de Lod et, de même, pour celui de Kfar Sefrya ‘Habad(3), dont la restauration a commencé, sans que l’on dispose de tous les moyens nécessaires pour la réaliser.
On vous posera sûrement comme condition de réserver ce bâtiment aux jeunes précédemment cités. Vous pourrez sans doute organiser tout cela, de la manière qui convient. Il faut espérer qu’avec le temps, il y aura encore d’autres subventions, en dehors de ces cent mille. Mais, aucune date ne peut être citée et il ne faut donc pas y compter. L’ardeur et l’empressement sont, en la matière, particulièrement nécessaires.
J’enverrais sans doute un télégramme, à ce propos, aujourd’hui même, mais je vous adresse également la présente, afin d’apporter quelques précisions supplémentaires.
C) Conformément à la promesse de monsieur Gelman, les matériaux de construction pour l’acquisition desquels a été accordée une large part de ces subventions doivent être obtenus au coût le plus bas possible, en fonction de l’organisation retenue et du taux de change actuellement en cours, en Terre Sainte.
D) Il est dommage que vous ne me transmettiez pas, à temps, des informations précises sur tout ce qui se passe. Cela m’éviterait de devoir les obtenir par un autre canal et, en outre, avec du retard. En effet, ces informations ne me parviennent pas toujours par de fidèles amis de Loubavitch. Et, souvent, ceux-ci me les communiquent uniquement parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement. Vous devez comprendre ce que je veux dire.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse et pour connaître la réussite dans votre mission sacrée,
M. Schneerson,
Notes
(1) Il s’agit de la lettre n°1472. (2) Au mouvement national religieux. (3) Kfar ‘Habad.
Lettre n°1495
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1495, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Nissan 5712,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Pin’has(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) Vous évoquez l’impression du Tanya. J’ai déjà écrit plusieurs fois(2), en relation avec différents sujets, que mes propos doivent être interprétés comme des propositions, comme l’expression de ma position. On peut donc les accepter ou les refuser.
En l’occurrence, mon avis est qu’il n’y a pas lieu de composer à nouveau le texte du Tanya. Il suffit de photocopier celui qui a été relu par le Rabbi Rachab, c’est-à-dire l’édition publiée par la Yechiva Loubavitch, en 5660(3).
B) Vous m’écrivez que, selon un récit qui vous a été rapporté, l’Admour Hazaken avait une raison pour mettre un Vav supplémentaire dans son Tanya. Je ne sais pas à quel Vav vous faites allusion.
On peut déduire d’une lettre de mon beau-père, le Rabbi, datée du 28 Tamouz 5692(4), qu’il s’agit du début du chapitre 41 : Veikara Vechorcha, et son aspect essentiel et sa source. On aurait pu dire, en effet Réchit Haavoda Ikara, le début du service de Dieu, son aspect essentiel et non Veikara, et son aspect essentiel.
C) Vous soulignez, dans votre lettre que l’édition de 5660(3) du Tanya doit également être corrigée. Vous citez, par exemple, le chapitre 31 d’Igueret Hakodech. De fait, cette édition nécessite plusieurs corrections, dont une liste a été dressée, dans une lettre du grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, l’un des ‘Hassidim les plus âgés, le Rav Acher(5), Cho’het de Nikolayev.
Dans la nouvelle édition du Tanya, cette liste de corrections sera sûrement imprimée à la fin du livre. En effet, je n’ai pas eu le cœur de changer le corps du texte, afin de ne pas modifier l’édition précédemment citée.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Le Rav P.Althuiz. Voir, à son propos, la lettre n°1247. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1468. (3) 1900. (4) 1932. (5) Le Rav A.Haritonov.
Lettre n°1496
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1496, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Nissan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Il est sûrement inutile de vous rappeler la nécessité d’écrire à votre fils. Vous lui direz que, s’il revient à chaque Juif, en chaque époque, de mettre les Tefilin, combien plus en est-il ainsi pour ceux qui se trouvent dans l’armée. Car, le fait de les porter les protège et leur permet de rentrer à la maison, le moment venu, en bonne santé.
C’est ce que nous a dit mon beau-père, le Rabbi, lors de la précédente guerre mondiale et nous l’avons constaté de nos yeux, de manière incontestable. Tous les Juifs qui ont scrupuleusement respecté la Mitsva des Tefilin pendant qu’ils se trouvaient à l’armée sont rentrés chez eux sains et saufs.
Il peut arriver, durant les manoeuvres ou les exercices, qu’il ne soit pas possible de mettre les Tefilin dès le matin. Il faut donc savoir qu’on peut le faire toute la journée, jusqu’au coucher du soleil. On peut, au moins, les mettre, lire le Chema Israël et les ôter, s’il n’est pas envisageable de les porter plus longtemps et de dire également les autres prières. Et, même en étant dans l’armée, il est toujours faisable de trouver ces quelques minutes, y compris durant les manoeuvres et les exercices, par exemple.
Je suis certain que vous trouverez les mots pour expliquer ce qui vient d’être dit à votre fils. Et, Dieu permettra qu’il rentre en bonne santé à la maison, le moment venu.
Je conclus en vous souhaitant une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, pour vous et pour tous les membres de votre famille. Vous transmettrez mes salutations à votre frère, qui était ici, il y a quelques temps. Nous avons alors eu, ensemble, une longue discussion.
N. B. : Vous trouverez, ci-joint, un message de Pessa’h, qui, je l’espère, vous intéressera.
Lettre n°1497
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1497, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Nissan 5712,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, en son temps. Ma réponse a été retardée jusqu’à maintenant, du fait de mes nombreuses occupations.
Vous me demandez quand sera prêt le Séfer Hasi’hot de mon beau-père, le Rabbi(2), dont vous vous êtes engagé à financer l’impression.
Cet ouvrage est pratiquement achevé, mais, avant son édition, je dois le relire, pour en corriger les fautes, car celles-ci sont inévitables lorsque l’on compose un texte à partir d’un manuscrit. Or, j’ai beaucoup de travail, du fait de la très fructueuse extension, Dieu merci, des nombreuses Yechivot et des Talmud Torah, pour les petits garçons et les petites filles, institutions qui portent le nom de mon beau-père, le Rabbi. Tout cela prend beaucoup de temps et d’énergie.
Ces institutions existent en Terre Sainte, en Afrique(3) et en Australie. De temps à autre, de nouvelles sont créées. Dans ces pays, il y a, pour l’heure, une soixantaine de Yechivot et de Talmud Torah. Le travail considérable qui en résulte ne me permet pas de relire cet ouvrage, d’un bout à l’autre. Je le fais donc peu à peu, selon mes disponibilités. C’est pour cela que l’impression prend du temps.
Mais, j’espère que Dieu m’accordera la réussite dans le temps et que je pourrais préparer l’édition de ce livre plus rapidement que jusqu’à maintenant. Bien évidemment, lorsque j’aurai une bonne nouvelle, à ce propos, je vous la transmettrai.
Je conclus en vous souhaitant une bonne santé, de même qu’aux membres de votre famille, ainsi qu’une fête de Pessa’h cachère et joyeuse.
N. B. : Je vous joins une copie de ma lettre, adressée à tous, à l’occasion de Pessa’h(4). Il serait sans doute bon que vous la diffusiez, de la manière qui convient.
Notes
(1) Le Rav H.Shteyman, de Winnipeg. Voir, à son propos, la lettre n°882. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1202. (3) Au Maroc. (4) Il s’agit de la lettre n°1477.
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