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Iguerot Kodesh — lettres 1437 à 1456

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°1437

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1437, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Adar 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre du lundi de la Parchat Yethro. Ma réponse a été retardée, du fait de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, de ses préparatifs et de ce qu’il a fallu faire par la suite. Puisse Dieu faire que chacun d’entre nous assume la mission que mon beau-père, le Rabbi nous a confiée, pour laquelle il nous a tracé la voie, que nous avancions sur le chemin de la Torah et des Mitsvot, sans être les victimes du mauvais penchant, qui, sur ce chemin, trouve le moyen d’affaiblir et de faire obstacle.

J’ai été satisfait de lire dans votre lettre que vous placez toute votre confiance en Dieu. J’espère que vous verrez bientôt, de manière concrète dans vos affaires, le résultat de cette confiance.

Néanmoins, dans la mesure où vous vous en remettez à Dieu dans le domaine matériel, pour ce qui concerne le moyen de gagner votre vie, il est clair qu’il doit en être de même, et bien plus encore, pour ce qui concerne les enfants et leur éducation, lesquels importent, à un Juif, beaucoup plus que l’opulence matérielle. Or, je suis surpris de constater qu’à ce sujet, vous vous consolez en vous disant que vos enfants sont mieux que certains autres.

Différents livres donnent une explication, que vous avez sûrement entendue, de l’expression dans les cieux, là-haut et sur la terre, en bas. Pour tout ce qui concerne les cieux, la Divinité et la sainteté, il faut regarder là-haut, considérer ceux qui sont plus hauts que soi et s’élever vers eux. Dans le domaine matériel, en revanche, on portera le regard en bas, on observera ceux qui sont plus bas que soi. Une telle attitude permet de se satisfaire de son sort et c’est alors que l’on est réellement riche, ainsi qu’il est dit: Qui est le riche? Celui qui se réjouit de son sort.

Il est inutile de vous souligner que le mouvement Loubavitch, en général et moi, en particulier, n’avons pas pour but de faire de la morale, sans objectif précis. En fait, j’avais une double intention, en vous écrivant ces quelques lignes: A) Je voulais renforcer autant que je le peux votre confiance en Dieu, Qui vous accordera les moyens de votre subsistance et une bonne santé. B) Je souhaitais aussi vous rappeler, encore une fois, ce dont nous avons parlé, quand vous étiez ici. Poursuivez vos efforts envers vos enfants et parlez-leur toujours de la Torah, des Mitsvot. Les paroles émanant des sages sont écoutées. Combien plus est-ce le cas lorsqu’elles sont dites calmement.

Avec ma bénédiction pour que vous m’annonciez de bonnes nouvelles,

Lettre n°1438

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1438, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Adar 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez que vous continuerez à subvenir aux besoins des personnes âgées et malheureuses que vous aidez toujours. Il y a là, à n’en pas douter, une Mitsva considérable. Néanmoins, le corps humain est constitué de nombreux membres et chacun d’entre eux doit être en bonne santé. De même, chaque partie constitutive de l’âme doit être intègre et il n’est donc pas suffisant de donner de la Tsédaka.

Vous devez, en outre, étudier la Torah, en fonction de vos possibilités. Chaque matin, après la prière, vous devez lire des Tehilim, selon leur répartition mensuelle. Vous devez étudier, chaque jour, au moins quelques versets de la Paracha de la semaine, avec le commentaire de Rachi. J’espère que dans ce domaine également, vous pourrez m’annoncer de bonnes nouvelles.

Avec ma bénédiction de prompte guérison,

Lettre n°1439

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1439, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Adar 5712,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu, avec retard, votre lettre, dans laquelle vous m’annoncez la célébration de votre mariage, le 18 Tévet.

Je voudrais vous exprimer ma bénédiction, une bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov, pour qu’il soit en un moment bon et fructueux, que vous fondiez un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot, selon les explications de la ‘Hassidout.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov,

N. B. : Vous concluez votre lettre en exprimant l’espoir de vous attacher encore plus fortement. Nos Sages disent, comme vous le savez que tout dépend de Dieu, sauf la crainte de Dieu, qui est livrée aux hommes. Vous avez donc la possibilité d’intensifier votre engagement, d’adopter toutes les pratiques instaurées par mon beau-père, le Rabbi. C’est ainsi que l’on parvient à s’attacher.

Tels sont les réceptacles qui suscitent et permettent d’intérioriser les bénédictions de Dieu, pour la satisfaction de tous les besoins, matériels et spirituels.

Lettre n°1440

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1440, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Adar 5712,

Brooklyn,

Aux Rabbanim, distingués ‘Hassidim qui craignent Dieu,

le Rav Dov Yedidya(1), le Cho’het

et le Rav Avraham Its’hak(2),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec satisfaction que vous avez eu l’idée de fixer une étude publique de ‘Hassidout dans la synagogue Ancheï Balé’hov et que ce cours a déjà été instauré. Il est certain que vous connaîtrez la réussite. L’Admour Hazaken promit(3), en effet, que, grâce au don de lui-même dont il fit preuve, tous les ‘Hassidim qui contribueraient à ses actions verraient leurs efforts couronnés de succès.

Je viens donc vous exprimer ma bénédiction, même si celle-ci semble superflue(4), pour que votre action soit fructueuse, pour vous-même et pour ceux qui écouteront votre enseignement. Celui-ci aura un effet bénéfique sur leur pratique, car comme le proclame le Zohar, l’acte prime.

Tel est le sens de la Paracha de cette semaine, qui introduit la Mitsva de la Terouma(5), élevant l’assemblée au dessus de son état et permettant l’union la plus profonde avec l’Essence de Dieu. Le Tanya exprime brièvement cette idée, au chapitre 47: Ils prendront un prélèvement pour Moi: cela signifie qu’ils Me prendront Moi-même. Vous consulterez ce texte.

Avec ma bénédiction pour que tout cela illumine vos préoccupations personnelles, pour que chacun d’entre vous soit béni, avec tous les membres de sa famille, dans tous ses besoins,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav D.Y. Zuns. (2) Le Rav A.I. Ziskind. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°1378. (4) Le Rabbi emploie une formulation talmudique, comme s’il était nécessaire de vérifier la pratique de Yehouda pour établir ce qui est clairement signifié par le verset. (5) Des prélèvements agricoles.

Lettre n°1441

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1441, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en leur temps, vos lettres du 22 Tévet, du 29 Tévet et du 7 Chevat. Vous m’écrivez à propos du Mikwé(1). Les preuves de la Hala’ha et la discussion que vous rapportez me semblent en dehors du sujet invoqué par ceux de l’autre camp et j’ai bien peur que leur seul soucis soit d’emporter la victoire. En effet, il est absolument inconcevable de remettre en cause la manière de construire un Mikwé établie par les grands de notre peuple, issus de différentes communautés, dans les précédentes générations. Car, ceux-ci, à n’en pas douter, connaissaient le Talmud, les premiers et les derniers commentateurs, les paroles des Sages, dont ils ont assurément tenu compte dans leurs décisions.

Il est dommage que les ‘Hassidim soient totalement dépourvus d’une telle fermeté(2). Il est clair qu’ils devraient en faire preuve, lorsqu’il s’agit de quelqu’un qu’ils considèrent comme bon, a fortiori de leur Rabbi et de leur chef. Vous constatez vous-même qu’ils(3) ne ménagent pas leurs efforts pour mettre en pratique les instructions de ceux qu’ils considèrent comme possédant des qualités humaines. Or, vous-même ne faites rien pour imposer l’avis d’un homme dont la sainteté est établie(4), dont la compréhension était divine, que des dizaines de milliers de Juifs acceptent comme guide, jusque dans le moindre détail, pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. Ce qui en découle pour le sujet qui nous préoccupe est bien clair.

Vous me demandez si vous pouvez montrer mon télégramme. Comme vous le savez, différents récits permettent d’établir que, lorsque l’on est sûr de soi, on connaît la réussite. Et, il en est de même, en l’occurrence. Je suis certain que si vous aviez adopté, à la réception de mon télégramme, une attitude ferme, sans feindre la crainte des hommes, l’enseignement du Rabbi Rachab aurait brisé tous les obstacles et se serait appliqué concrètement.

Mais, les autres se sont prononcés pour l’opinion opposée et vous-même avez été saisi par le doute. Il a donc été nécessaire de vérifier, d’interroger, de clarifier. Je me demande donc si vous pouvez maintenant faire preuve de fermeté. Votre attitude pourrait même être négative, car avoir une position ambiguë est parfois plus dommageable qu’opter pour la position opposée.

Mon but n’est pas de vous faire de la morale, mais je souffre d’une telle situation. Chacun d’entre nous a vu, de ses yeux, différents miracles, qui ont été réalisés par nos maîtres, s’en est remis à eux dans des situations impliquant parfois un problème de vie ou de mort, matérielle ou spirituelle. Malgré tout cela, il arrive parfois, et malheureusement trop souvent, que l’on perde ses moyens, lorsque l’on est confronté à l’épreuve que constitue l’adversité.

En pareil cas, on recherche différentes solutions et l’on devient, soudain, diplomate. En fait, c’est là la preuve que l’on est encore éloigné de la diffusion des sources à l’extérieur, comme la définit longuement la ‘Hassidout. Celle-ci établit que, pour donner un peu à l’extérieur, il faut posséder beaucoup en soi.

Que Dieu vienne en aide à chacun d’entre nous pour mettre en pratique la mission qui lui est confiée dans ce monde, dans l’opulence. Et, qu’Il nous délivre de l’étroitesse pour nous conduire vers la largesse véritable.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Construit dans la ville du destinataire de cette lettre, certaines autorités locales s’opposant à ce qu’il soit conforme à l’avis du Rabbi Rachab. (2) Dont font preuve ceux de l’autre camp dans leur rejet de l’avis du Rabbi Rachab. (3) Ceux de l’autre camp. (4) Le Rabbi Rachab.

Lettre n°1442

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1442, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Adar 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu, en son temps, la demande de bénédiction que vous m’avez adressée par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Yehouda Tsvi Fogelman. Celui-ci me dit que vous êtes sujette à des angoisses.

Je voudrais vous répéter encore une fois que chaque Juif, femme ou homme, doit raffermir sa confiance en Dieu. Chacun croit, d’une foi pure, que Dieu est le Maître du monde et également de l’existence de chaque individu, homme ou femme.

De même, il est certain que Dieu est bon. Tout ce qu’Il accomplit est pour le bien et, lorsque l’on est placé sous Sa Providence, il n’y a donc pas lieu d’avoir peur. Le roi David dit, dans ses Psaumes: Je ne crains pas le mal, car Tu es avec moi et il en est de même pour chaque Juif.

J’espère que Dieu vous montrera une amélioration évidente de votre situation et que vous pourrez m’annoncer de bonnes nouvelles.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°1443

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1443, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Adar 5712,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Moché Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Nos Sages soulignent que, dès le début du mois d’Adar, on intensifie sa joie. Selon la fin du traité Taanit, cela signifie, en particulier, que l’on bâtit des édifices joyeux. Et, vous consulterez, dans la Michna, la conclusion de la promesse selon laquelle il(2) sera reconstruit très bientôt et de nos jours.

Telle est la joie des âmes juives, ici-bas et celle du Saint béni soit-Il, là haut. Et, il est dit que les Cohanim(3) servent Dieu dans le calme et avec la joie du coeur. Ils doivent donc préparer leur service sacré(4), très bientôt et de nos jours, lors de la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, Amen.

Avec ma bénédiction.

Notes

(1) Le Rav M.Shayevits. Voir, à son propos, la lettre n°1239. (2) Le Temple. (3) Le destinataire de cette lettre est un Cohen. (4) Qui sera effectué dans le Temple.

Lettre n°1444

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1444, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Adar 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre, écrite à l’issue du Chabbat Yethro, de même que la demande de bénédiction, dont je donnerai lecture, sans en faire le voeu, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. A n’en pas douter, il invoquera la miséricorde divine, pour vous et pour les membres de votre famille, afin que vous obteniez la satisfaction des besoins de chacun d’entre vous.

Vous me dites que vous n’êtes pas content parce que je ne vous répond pas rapidement. Ce sentiment n’a pas lieu d’être. Il est bien clair que j’aurais voulu répondre à chaque lettre le plus vite possible, mais que puis-je faire ? Cela ne dépend pas que de moi. Mes nombreuses occupations me prennent beaucoup de temps et il m’en reste très peu pour répondre aux lettres que je reçois.

Par ailleurs, ces lettres sont également classées par ordre d’urgence. Mais, en tout état de cause, je réponds le plus rapidement possible aux demandes de bénédiction. En revanche, il peut me falloir du temps pour prévenir que je l’ai fait. Il n’y a donc aucune raison d’être mécontent, ce qu’à Dieu ne plaise.

Je suis préoccupé par ce que vous m’écrivez et également par les informations qui me parviennent d’autres ‘Hassidim, à propos de votre situation matérielle, qui est éloignée de la largesse. J’espère que tout cela est seulement passager, que Dieu vous accordera prochainement l’opulence matérielle, afin que vous viviez dans l’opulence spirituelle. Nos Sages disent, en effet, que tout dépend de Dieu, sauf la crainte de Dieu, qui est le fait de chacun.

J’espère que votre situation matérielle, en particulier, s’améliorera, d’autant que, comme vous l’écrivez dans votre lettre, vous possédez un réceptacle pour la révéler, puisque vous vous êtes associé à une affaire.

J’ai lu avec plaisir le compte rendu que vous m’avez fait, dans votre lettre, des réunions ‘hassidiques du 19 Kislev, de la cinquième lumière de ‘Hanouka et du 10 Chevat. Vous dites que vous ne voyez pas l’apport de ces réunions au service de Dieu. Il est impossible de le mesurer immédiatement et il peut n’apparaître que par la suite. De fait, l’Admour Hazaken écrit, au chapitre 25 du Tanya, qu’une Mitsva, accomplie en un court instant, crée entre l’homme et Dieu, une unification qui, là-haut, est immuable. Or, une réunion ‘hassidique est un événement communautaire et, dès lors que dix Juifs sont présents, la Présence divine apparaît à l’évidence. Bien plus, la Michna précise qu’il en est de même lorsque se rassemblent deux ou trois personnes. Ce qui en résulte est donc également immuable.

Et, c’est bien là le sens de l’éternité. De la sorte, on peut se lier, à jamais, à l’Essence de Dieu, surtout en marquant son amour à son prochain. Lorsque nous sommes tous comme un, nous pouvons obtenir que bénis nous, notre Père.

Puisse Dieu faire, comme l’écrit l’Admour Hazaken, que ce caractère d’éternité se révèle en ce mois d’Adar, au cours duquel nos Sages nous demandent d’intensifier la joie, écartent toutes les restrictions pourvu que l’on soit joyeux. Cette joie se marquera, de manière matérielle et spirituelle à la fois.

En saluant tous les vôtres et avec ma bénédiction pour que vous connaissiez très prochainement l’opulence matérielle,

Lettre n°1445

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1445, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Adar 5712,

Brooklyn, New York,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 26 Chevat, dans laquelle vous parlez de votre visa et de ceux des membres de votre famille.

Puisse Dieu faire que tout se passe bien, facilement et en son temps. Qu’Il vous conduise en votre véritable lieu de destination, ainsi qu’il est dit : Dieu prépare les pas de l’homme et agrée sa voie. Que vous connaissiez bientôt le calme et la tranquillité.

J’aimerais savoir de quelle manière vous avez célébré le 10 Chevat(2). Vous avez sans doute essayé, et vous le faites encore, d’adjoindre à votre communauté, tous nos frères, les enfants d’Israël, résidant dans votre ville, en tout cas ceux qui en ont la possibilité. Et, qui sait ? Peut-être était-ce uniquement pour cela que Dieu vous a conduit en ce lieu. Puis, lorsque vous y achèverez la mission qui vous y est confiée, vous recevrez l’autorisation de vous rendre dans l’endroit du monde auquel il vous faudra apporter l’élévation par la suite.

Avec ma bénédiction pour que vous me donniez bientôt de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav C.Z. Butman, alors à Anvers, Belgique. Voir, à son propos, la lettre n°443. (2) Hilloula du précédent Rabbi.

Lettre n°1446

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1446, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Adar 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec satisfaction, votre lettre du 22 Chevat, par laquelle vous m’annoncez que votre fille et sa famille ont été sauvées, Dieu merci.

Puisse Dieu faire que vous m’annonciez toujours de bonnes nouvelles, de vous-même et de tous les membres de votre famille. Il est sûrement inutile de vous souligner la nécessité de rappeler à votre fille et à sa famille que Dieu leur a accordé un immense bienfait. On peut y voir un effet évident de la divine Providence. Il n’est aucune autre manière d’expliquer ce qui s’est passé.

Vous devez donc, pour votre part, offrir un sacrifice d’action de grâce, c'est-à-dire augmenter le temps que vous consacrez à l’étude de la Torah et à la pratique scrupuleuse des Mitsvot, bien au-delà de ce qui vous semble être possible, de manière naturelle, tout comme le miracle que Dieu a fait pour vous transcende la nature.

Vous consulterez les commentaires du Psaume 107, celui qui constitue une action de grâce et se conclut par ils méditeront aux bienfaits de Dieu.

Je vous joins le compte rendu de ce que j’ai dit aux élèves de la Yechiva, à ‘Hanouka. Ce message s’adresse, en réalité, à chaque Juif, en particulier aux érudits de la Torah, tout au long de l’année.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°1447

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1447, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Adar 5712,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

écrivain zélé, le Rav David Leïb Mekler(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec une grande satisfaction que vous vous apprêtez à tenir la promesse faite à mon beau-père, le Rabbi, celle de préparer l’édition de la suite de ses mémoires(2).

J’ai également été satisfait de voir et de lire le premier article de cet ouvrage. J’en suis d’autant plus convaincu que la suite de ce recueil sera réalisée à une allure accélérée. Ainsi, sera exaucé le souhait de milliers de ‘Hassidim et de simples Juifs, qui attendent la suite de ce livre depuis bien longtemps.

Il est inutile de vous souligner l’importance de ces mémoires pour les Juifs, en général et pour ceux qui s’intéressent à l’histoire des Juifs, du Judaïsme et du ‘Hassidisme, en particulier. Je voudrais simplement vous rappeler le grand mérite que constitue une telle œuvre et vous souhaiter encore plus de réussite que pour le premier tome.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à son propos, la lettre n°322, dont le contenu est lié à celui de la présente. (2) Dont la mise en forme a été réalisée par le Rav Mekler.

Lettre n°1448

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1448, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Adar 5712,

Brooklyn, New York,

au comité des responsables du camp de la Torah,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai entendu avec plaisir le discours de vos représentants, qui m’ont rendu visite. Ils m’ont fait le compte rendu de l’activité de vos responsables, en Terre Sainte et de ce que vous avez accompli, jusqu’ici.

Vous m’avez demandé de participer, par une lettre de bénédiction, à votre réunion, qui aura lieu le dimanche de la Parchat Tetsavé, et toi, tu ordonneras... pure, concassée pour le luminaire. J’accède donc à votre requête.

Puisse Dieu faire que vous vous pénétriez de la conscience profonde, du mérite et du devoir que la divine Providence vous a confiés, en vous permettant de vous tenir dans un rayon de lumière, celui de la Torah. Vous avez donc le mérite et le devoir d’oeuvrer pour la bonne éducation des enfants juifs, partout où ils se trouvent. Vous devez, en particulier, venir en aide à vos frères qui se trouvent en Terre Sainte, à rebâtir ce qui a été détruit, à sauver les enfants d’Israël, en particulier les nouveaux immigrants, d’une éducation impie, ce qu’à Dieu ne plaise, à leur permettre de se lier à Dieu, dans de bonnes écoles, où l’on enseigne la Torah et la crainte de Dieu.

Dans votre plan d’action, figure sûrement une campagne, menée auprès des jeunes comme de leurs parents, pour que chacun et chacune, au sein des enfants d’Israël, sans aucune exception, puisse recevoir une éducation basée sur la Torah et la Sainteté. Et, mon beau-père, le Rabbi, a donné l’assurance qu’un effort n’est jamais vain.

Que vous-mêmes et l’action de vos mains soient agréables à Dieu, que votre action se développe, que vous renforciez et diffusiez l’esprit de la Torah et de la bonne éducation, par des réalisations concrètes, avec l’abnégation qui convient.

Grâce à tout cela, Dieu vous accordera la bénédiction et la réussite dans vos besoins personnels, une étude de la Torah emplie de crainte de Dieu et son enseignement, son respect et sa pratique. Vous éclairerez votre entourage de la lumière de la Torah et de son luminaire.

Avec ma bénédiction de réussite,

Lettre n°1449

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1449, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Adar 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 18 Chevat(1), par laquelle vous m’apprenez que vous enseignez les rudiments de la Guemara à une classe de débutants. Vous me dites que vous étiez auparavant étudiant à la Yechiva Loubavitch de Tel Aviv et vous sollicitez ma bénédiction.

Vous connaissez sans doute le dicton de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel il est courant, pour bénir, d’employer l’expression pluies de bénédiction. Voici le sens qu’il faut lui donner. Pour que la pluie soit utile, il faut labourer le champ et y planter. Il en est donc de même pour la bénédiction. Celui qui la reçoit doit également labourer et planter.

Labourer consiste à respecter scrupuleusement les temps d’étude, à la Yechiva, même si cela a pour effet de réduire le sommeil, la nourriture ou la boisson et surtout la recherche de la paresse, du manque d’ardeur et de constance à l’étude.

Planter signifie faire preuve de l’empressement et de l’enthousiasme qui conviennent.

Lorsque l’on se prépare de cette façon(2), on suscite la bénédiction et la réussite, la compréhension et la connaissance.

Pour ce qui vous concerne, vous avez un double rôle. Vous devez, tout d’abord, labourer et planter votre propre champ. De plus, vous devez montrer à vos élèves comment en faire de même, de la manière qui convient. Si vous faites des efforts en ce sens, avec ardeur et sérieux, Dieu vous accordera sûrement le succès.

Notes

(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1373. (2) En labourant et en plantant.

Lettre n°1450

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1450, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Adar 5712,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,

le Rav Moché David(1), le Cho’het,

Je vous salue et vous bénis,

Notre fondé de pouvoir, le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Binyamin Gorodetski(2), vous a rencontré, lorsqu’il se trouvait à Madrid. Il m’a parlé de vous et de l’aide que vous lui avez apporté, afin de fonder une cuisine cachère, dans cette ville. Votre mérite est considérable, pour le plus grand bien de tous, en ce qui concerne la Torah et les Mitsvot.

Etant sur place, vous pourrez agir pour que cette réalisation fonctionne de manière satisfaisante et durable. Je vous remercie pour les bonnes nouvelles que vous m’annoncerez, en la matière.

Il est clair que Dieu prépare les pas de l’homme. Si la divine Providence vous a conduit à Madrid, fut-ce même pour quelques temps, il doit assurément en résulter un bien pour les autres, lié à la Torah et aux Mitsvot. Plus encore, nous dit le Baal Chem Tov, une âme peut descendre ici-bas pendant soixante dix ou quatre vingts ans, uniquement dans le but de rendre un service, matériel et spirituel, à un Juif.

Pour quelqu’un comme vous, il est inutile d’en dire plus. Je suis convaincu que vous mobilisez toutes vos forces pour diffuser la lumière de la Torah et son luminaire(3) dans votre entourage, par des actions concrètes, qui sont des canaux, véhiculant et permettant d’intégrer les bénédictions, depuis leur Source première, dans toutes ses préoccupations personnelles, matérielles et spirituelles.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav M.D. Shildkruit. (2) Voir, à son propos, les lettres n°1250, 1343, 1348, 1399, 1400 et 1433. (3) La ‘Hassidout.

Lettre n°1451

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1451, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Adar 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre, par laquelle vous m’apprenez que vous ne vous sentez pas bien, depuis quelques semaines. Le médecin préconise une intervention chirurgicale.

Je voudrais vous adresser ma bénédiction pour qu’avec l’aide de Dieu, tout se passe bien, que votre état de santé s’améliore, que vous alliez de mieux en mieux et que vous puissiez me donner de bonnes nouvelles, en la matière.

Nos Sages expliquent, dans le Midrach, que le signe astral du mois d’Adar est celui des poissons, ce qui est directement lié aux Juifs, desquels il est dit que ils se multiplieront(1) sur la terre. Ceux-ci, même dans leurs préoccupations terrestres et matérielles, se comportent comme des poissons et ils ne peuvent donc pas s’écarter du lieu de leur existence(2), comme le dit le traité Bera’hot 61b. De même, les Juifs ne s’écartent pas de la Torah et des Mitsvot.

Votre signe astral vous apportera une prompte guérison et une bonne santé.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Vaïdgou, de la même étymologie que Dag, le poisson. (2) De l’eau, qui est, par ailleurs, comparée à la Torah.

Lettre n°1452

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1452, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Adar 5712,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yaakov Israël(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat Terouma. Vous me demandez, en effet, de le faire au plus vite. Vous me décrivez la situation de l’abattage rituel, dans la ville où vous vous trouviez auparavant, Stockholm, en Suède. Les autorités la permettent uniquement dans la mesure où l’animal reçoit une décharge électrique avant d’être abattu. Vous avez interdit une telle pratique(2), mais, par la suite, on vous a indiqué que des Rabbins de Terre Sainte la permettaient.

On vous a écrit également que l’on a inspecté tous les membres intérieurs d’animaux abattus après avoir reçu une décharge électrique et que l’on avait pu constater que ceux-ci n’avaient subi aucun dommage. On dit aussi que si l’abattage n’est pas pratiqué après la décharge, l’animal reprend connaissance, au bout de quelques temps et peut même se mettre à manger.

A) Je fais réponse à tout cela. Vous me dites qu’un professeur vétérinaire a examiné une bête ayant reçu une décharge électrique, puis ayant été abattue, sans observer de lésion notable des membres intérieurs. Je suis particulièrement surpris d’une telle affirmation. Ceux qui débutent de telles études savent déjà qu’un choc électrique capable de tuer n’est pas nécessairement visible sur les membres intérieurs. C’est, en effet, la commotion nerveuse qui provoque la mort.

Même si les membres internes sont effectivement modifiés, deux situations peuvent être rencontrées. Ces modifications pouvaient exister avant le choc, mais, alors, ne pas être connues. Ou bien ces membres connaissaient-ils une faiblesse, indépendamment du choc. Accessoirement, le choc peut alors aggraver la faiblesse et provoquer les modifications. En tout état de cause, ces manifestations ne sont pas la conséquence directe du choc électrique.

La définition même du choc électrique permet de l’établir, puisqu’il provoque une commotion nerveuse, qui rend insensible. Si l’on augmente son intensité, autrement dit si la décharge est plus importante, l’animal est non seulement insensibilisé, mais également privé de la faculté de se déplacer. Il est alors mort. Et, il est, bien sûr, impossible de vérifier l’intensité de la décharge après la mort.

B) Même si le choc est obtenu par une très faible décharge électrique, il appartient, de façon générale, à un non-Juif, de provoquer cette décharge. Du reste, même s’il s’agissait d’un Juif, celui-ci ne pourrait pas déterminer avec précision son intensité.

En effet, les médecins savent que tous les hommes ne réagissent pas de la même manière aux chocs électriques. Bien plus, cette réaction peut varier, chez une même personne, d’une période à une autre. Ceci dépend de son état nerveux, mais aussi des vêtements qu’il porte, de l’endroit où il se trouve.

Néanmoins, pour ce qui concerne les hommes, toutes les précautions sont prises et l’on utilise des instruments capables de mesurer précisément l’intensité de la décharge. Il est, bien sûr, impossible d’en faire de même, dans un abattoir. Et, il est clair que cette intensité ne sera pas modifiée selon qu’il s’agisse d’importants ou de petits animaux, de gros ou de menu bétail, d’une bête qui a la peau humide ou sèche. Or, tout cela affecte bien la puissance de la décharge.

C) J’ai vu la lettre d’autorisation du grand Rav et érudit, Rav Chlomo David Kahana et je ne sais pas si on lui a défini le choc électrique tel qu’il se passe réellement. En tout état de cause, je suis surpris et étonné que ne soit pas mentionnée la permission qu’il donne, à propos des mouvements que l’on constate chez l’animal, après l’abattage rituel.

Ce sujet pourrait être développé, mais cela ne sera pas fait ici.

En conséquence, puisque vous avez déjà interdit cette pratique, il me semble que vous devriez confirmer votre position, surtout en fonction de ce qui vient d’être dit.

Avec ma bénédiction et mes respects,

Notes

(1) Le Rav Y.I. Zuber. Voir, à son propos, la lettre n°554. (2) Voir, à ce propos, les lettres du précédent Rabbi, tome 4, lettre n°898.

Lettre n°1453

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1453, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Adar 5712,

Brooklyn, New York,

A la onzième réunion annuelle du comité

pour la protection et le développement de la

bonne éducation, sous les auspices du Merkaz

Leïnyaneï ‘Hinou’h,

que ses membres aient une longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Votre onzième réunion annuelle aura lieu le dimanche, veille du 13 Adar et avant-veille de Pourim. J’adresse, à cette occasion, une chaleureuse bénédiction à tous les participants, aux moniteurs, aux éducateurs, aux membres et aux amis du comité.

Depuis sa création, par mon beau-père, le Rabbi, ce comité a rempli sa mission éducative. Or, tout ce qui est vivant se développe et j’ai été heureux de constater que vos réalisations se multiplient, d’une année à l’autre, tant par le nombre des moniteurs et des élèves bénéficiant de votre action que par la qualité et les résultats de cette action.

J’ai bon espoir que vous progresserez et vous élèverez, d’une étape vers l’autre, dans le domaine de la sainteté, conformément au désir et au souhait de votre fondateur et en fonction des besoins de la présente période.

Votre réunion a lieu à la veille de la fête de Pourim et tout est effet de la divine Providence. Il faut voir en cela un grand enseignement.

Nos Sages racontent que, lorsque fut émis le décret d’extermination, Morde’haï parcourut les rues et rassembla vingt deux mille enfants, qui se consacraient à l’étude de la Torah. Il la leur enseigna et, ensemble, ils épanchèrent leur coeur, en prière et en supplication, devant leur Père Qui se trouve dans les cieux. Il implanta en leur coeur un profond sentiment d’abnégation, de sorte que tous dirent, à l’unisson: Nous serons avec toi, dans la mort comme dans la vie.

C’est ainsi que le décret fut rapporté, que la mort fut transformée en vie et la douleur, en joie, physiquement et moralement tout à la fois.

Chacun et chacune doit méditer au fait que Morde’haï était l’un des dignitaires du Sanhédrin, le premier de tous les Justes, comparable à Moché, en sa génération. Malgré cela, il alla personnellement enseigner la Torah, la crainte de Dieu et le don de soi aux petits enfants, à ceux qui se consacraient à l’étude.

Chacun et chacune d’entre nous doit, en permanence, conserver cette idée présente à l’esprit. Nul ne doit penser que sa situation l’autorise à ne pas se préoccuper de l’éducation des enfants, se dire qu’il ne peut abandonner ses occupations importantes et élevées.

Il faut savoir qu’il est essentiel de se consacrer, au moins pour une partie de son temps et de ses forces, à consolider l’éducation de la jeune génération, afin d’implanter dans les coeurs la crainte de Dieu et l’abnégation pour tout ce qui est saint, ce qui l’est, pour nous autres qui appartenons à une nation de prêtres et un peuple sacré, depuis le don de la Torah, sur le mont Sinaï.

C’est uniquement de cette façon que nous pourrons assurer la fidélité de cette jeune génération à Dieu et à Sa Torah. Alors, la pérennité de notre peuple sera assurée. Cette mission sacrée et fidèle est d’une importance capitale. Elle permettra de faire disparaître tous les décrets et toutes les accusations, de sorte que le peuple d’Israël réside en sûreté et seul.

Je vous adresse ma bénédiction de réussite dans votre action. Vous multiplierez considérablement le nombre des moniteurs, des éducateurs et surtout celui des élèves, qui bénéficient de votre influence. Puisse Dieu révéler pour vous Ses qualités bienveillantes, dans la plus grande abondance. Vous serez largement libérés, considérablement bénis et recevrez de multiples éloges.

M. Schneerson,

Lettre n°1454

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1454, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[7 Adar 5712]

Les jours de Pourim délivrent un enseignement.

La joie(1) de Pourim est beaucoup plus intense que celle des fêtes, qui est pourtant une obligation de la Torah(2). Malgré cela, il est clair qu’il est alors interdit d’être ivre. Ainsi, le Rambam dit(3), à propos de la joie de la fête : On n’abusera pas du vin. Or, des miracles survinrent à nos ancêtres, qui sont commémorés par ces fêtes. Or, c’est bien la joie de Pourim qui est la plus considérable et dépasse largement celle de ces fêtes.

La raison en est la suivante. La fête dévoile une lumière nouvelle, une révélation supplémentaire, transcendant l’enchaînement des mondes et se dévoilant en eux, au sein de la limite. A Pourim, en revanche, les Juifs firent don de leur propre personne pendant toute une année, s’élevant ainsi au dessus de toute rationalité. Ils dépassèrent ainsi l’enchaînement des mondes. Et, la joie qui en résulte transcende donc la conscience, jusqu'à ne plus savoir(4).

Par ailleurs, les jours(5) de Pourim sont consacrés au festin et à la joie(6), révélant les lumières dans leurs réceptacles, afin d’y intégrer également ce que ceux-ci ne peuvent contenir, selon les règles de l’enchaînement des mondes.

De même, il est alors permis de travailler(7).

Ainsi, durant le travail, pendant le festin et la joie, on peut aussi faire don de sa propre vie, transcendant toute rationalité, faisant abstraction de tout désir et de toute volonté qui ne seraient pas consacrés à Dieu, ainsi qu’il dit : Qui est pour moi dans le ciel ? Je ne désire pas ce qui est seulement avec Toi(8).

Lorsqu’il connaissait l’extase(9), l’Admour Hazaken disait, en effet :

Je ne me satisferai de rien. Je ne veux pas de Ton Gan Eden, ni de Ton monde futur. Je ne veux que Toi.

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page : Torah Or, Meguilat Esther, second discours intitulé : l’on est tenu de s’enivrer. (2) Le Rabbi note, en bas de page : Y compris à l’époque actuelle, selon le Rambam, lois des fêtes, chapitre 6, paragraphes 17 et 18, le ‘Hinou’h, à la Mitsva 488, le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 529, paragraphe 6 et d’autres références. Le Chaagat Aryé traite longuement de ce sujet, au chapitre 65, à la différence des Tossafot, au traité Moéd Katan 14b. On consultera également le Sdeï ‘Hémed, propos des Sages, chapitre 84. (3) Le Rabbi note, en bas de page : Dans les lois des fêtes, chapitre 6, paragraphes 20 et 21. On consultera le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 529, qui reproduit les termes du Rambam et ajoute, à la conclusion : Ils seront tous saints, afin d’adopter une conclusion positive, d’après le Yerouchalmi Yebamot, chapitre 2, paragraphe 4, le Midrach Vaykra Rabba, chapitre 24, paragraphe 6, qui dit que celui qui s’écarte de l’immoralité, faute à laquelle le Choul’han Arou’h fait ici référence, est considéré comme saint. (4) Faire la distinction entre ‘béni soit Morde’haï’ et ‘maudit soit Haman’”. (5) Le Rabbi note en bas de page : Additifs au Torah Or, Meguilat Esther, discours intitulé et Haman prit, paragraphe 8. (6) Le Rabbi note, en bas de page : Y a-t-il une obligation de manger du pain à Pourim ? On consultera les différents avis, à ce propos, dans le Maguen Avraham, chapitre 695, paragraphe 9 et le Beer Hétev, à la même référence. Le Mor Ouketsya considère que c’est effectivement une obligation. C’est également l’avis du Nimoukeï Ora’h ‘Haïm, de l’auteur du Min’hat Eléazar, qui cite les Tossafot sur le traité Bera’hot 38a et 42a. Pour le Birkeï Yossef, au chapitre 695, par contre, il n’est pas nécessaire de consommer du pain. Telle est également l’opinion de l’Admour Hazaken, dans son Choul’han Arou’h, chapitre 187, paragraphe 8 et dans son Sidour, selon lequel on ne répète pas la bénédiction après le repas, si l’on a omis le paragraphe Al Hanissim. On peut, néanmoins, s’interroger, à ce propos, si l’on considère le chapitre 188, paragraphe 10, qui dit : la joie est nécessaire. Elle est possible seulement lorsque l’on consomme du pain. On consultera ces textes. Ces points ne seront pas développés ici. Y a-t-il une obligation de consommer de la viande, à Pourim ? Le Rambam, lois de la Meguila, chapitre 2, paragraphe 15, dit : Comment prend-on ce repas ? En consommant de la viande. Mais, les Décisionnaires ne citent pas son avis, comme le fait remarquer le Nimoukeï Ora’h ‘Haïm, à la référence précédemment citée. (7) Le Rabbi note, en bas de page : L’explication de la ‘Hassidout, à ce propos, pourra être trouvée dans le Torah Or, Meguilat Esther, au discours précédemment cité, l’on est tenu de s’enivrer et au discours Béni soit Celui Qui a fait des miracles, édité dans le fascicule de ‘Hanouka 5711. (8) Je ne recherche que l’Essence de Dieu et ne peux me satisfaire de ce qui n’en est pas partie intégrante. (9) Le Rabbi note, en bas de page : Chorech Mitsvat Hatefila, chapitre 40.

1455

1455

Lettre n°1455

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1455, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, 9 Adar 5712, Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, écrite à l’issue du Chabbat Terouma. J’y ai appris avec peine que votre épouse ne se sent pas bien. Bien plus, vous précisez, dans votre lettre, qu’elle est "très faible". Sans doute, cette précision est-elle inspirée par votre amertume personnelle, s’ajoutant à celle de votre épouse, de même qu’à son état nerveux.

Vous devez, l’un et l’autre, renforcer votre confiance en Dieu, Qui, à chaque instant, conduit à l’existence le monde, avec tout ce qu’il renferme et donc également votre propre monde et celui de vos enfants. Il vous accorde Sa Providence, afin que vous ne manquiez de rien, de même que vos enfants.

Dès lors, pourquoi vous mêler de ce qui concerne Dieu Lui-même ? Pourquoi vous préoccuper de la manière dont Il satisfera plus tard vos besoins ? Dieu sait tout et Il vous a déjà accordé votre subsistance, dans la largesse, pendant les dix jours qui séparent Roch Hachana de Yom Kippour, comme le soulignent nos Sages. Bien plus, à cela s’ajoute tout ce que vous consacrez à l’éducation de vos enfants, sur la voie de la Torah. Et cette éducation commence dès que l’enfant reçoit son âme divine, selon le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, dernière édition, fin du chapitre 4, dans la parenthèse. Si vous adoptiez cette attitude, vous pourriez vérifier tout cela concrètement.

Je vous joins le fascicule édité à l’occasion de Pourim, auquel vous apporterez sûrement la diffusion qui convient.

Je suis désolé de n’avoir eu aucune information sur l’action menée par l’organisation de la jeunesse ‘Habad, à l’occasion de la Hilloula du 10 Chevat et également de cette fête de Pourim. Il semble que le désaccord en soit la cause. Jusqu'à quand serons-nous confrontés à ce problème ? Nos maîtres ne le condamnent-ils pas fermement, depuis plusieurs générations ? L’intellect ne peut-il donc pas diriger le sentiment, au moins pour ce qui concerne l’action concrète ?

Bien évidemment, mes propos ne s’adressent pas à vous personnellement, mais à tous les jeunes. Néanmoins, puisque cela vous concerne également, vous aurez à cœur de réparer ce qui doit l’être au plus vite, en particulier à l’occasion des jours de Pourim, qui réalisent la transformation, comme l’expliquent le Torah Or et plusieurs autres textes de ‘Hassidout.

C’est ainsi que l’on transforme l’obscurité en lumière. Il faut donc faire usage de l’ardeur et de l’indignation qui servaient auparavant pour la dispute, afin de réparer concrètement ce qui doit l’être. Réfléchissez donc à quel point il y a lieu d’avoir pitié de moi-même et de vous. Dans quoi m’implique-t-on ? De quelle manière utilise-t-on les forces, matérielles et spirituelles, dont on dispose ?

Avec ma bénédiction pour ressentir la joie de Pourim comme il convient et pour la prolonger tout au long de l’année,

Lettre n°1456

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1456, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Chlomo Zalman Hecht, votre contribution à notre oeuvre éducative, en Afrique du nord. Votre participation vient réellement en son temps.

L’action en Afrique du nord à été introduite à l’initiative de mon beau-père, le Rabbi, peu avant qu’il quitte ce monde. Dieu merci, elle s’est élargie et développée. On peut constater qu’une réussite divine l’accompagne, malgré les difficultés qui parsèment son chemin.

Dans le dernier compte rendu qui m’a été adressé de là-bas, figure une liste des cinquante deux institutions qui ont été créées, dans différents villes et villages, y compris les plus reculés, du Maroc. Ce large réseau scolaire s’appelle Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, du nom de son fondateur. Il comprend une école de formation des maîtres, des Yechivot supérieures, des Yechivot élémentaires, des Talmud Torah, des écoles Beth Rivka pour les filles, des cours du soir pour les adultes.

Les enfants reçoivent gratuitement une éducation conforme aux exigences de la sainteté et, pour un grand nombre d’entre eux, une aide matérielle, des repas et des vêtements qui leur sont distribués gracieusement.

Les résultats sont, Dieu merci, très satisfaisants, mais nous ne pouvons nous en contenter. Nous n’avons pas le droit d’oublier qu’il y a des milliers d’enfants affaiblis, dépourvus de Torah, ne recevant aucune éducation et exposés à un grand danger moral.

Il faut donc espérer que nos amis, de leur côté, augmentent le montant de leur participation à cette oeuvre de sauvetage des âmes juives. Votre participation ouvre de larges canaux, qui permettent de révéler et d’intégrer les bénédictions divines, pour vous et pour les membres de votre famille, matérielles et spirituelles à la fois.

Avec ma bénédiction pour avoir de bonnes nouvelles de vous et de tous les vôtres,

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