Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°1417
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1417, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Chevat 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je vous remercie de m’avoir annoncé une bonne nouvelle, le fait que l’opération de madame ... s’était bien passée. Puisse Dieu faire que vous me transmettiez toujours de bonnes nouvelles, que vous soyez, selon l’expression de nos Sages, au traité Kiddouchin 40a, bon pour les cieux et bon pour les créatures.
Dans le service du Créateur, on est bon pour les cieux par son âme divine et bon pour les créatures par son corps et son âme animale. Tel est l’enseignement du Baal Chem Tov, dans son commentaire du verset lorsque tu verras l’âne de ton ennemi ployer sous son fardeau, qui est reproduit dans le Hayom Yom, à la page 23(1).
J’aimerais avoir des précisions sur votre étude de la Torah. Sans doute apprenez-vous également ce que nos Sages appellent, au traité Chabbat 31a, une mesure de terre salée(2). Celle-ci garde et préserve le blé, auquel la Torah est précisément comparée(3).
Avec ma bénédiction pour une étude de la Torah pénétrée de crainte de Dieu,
Notes
(1) Soulignant la nécessité d’élever la matière et non de la briser. (2) Qui est mélangée au blé pour éviter qu’il ne se gâte. De même, la ‘Hassidout préserve la connaissance de la Torah dans son ensemble. (3) Et plus spécifiquement son aspect révélé.
Lettre n°1418
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1418, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Chevat 5712,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Saadya(1), émissaire des Sages,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres du 7, 8, et 12 Chevat, avec la demande de bénédiction et les listes(2) qui y étaient jointes. Vous avez sûrement obtenu les reçus, directement du bureau.
Il est très dommage qu’il vous faille tant de temps pour obtenir les documents officiels et les autorisations(3). Mais, j’ai bon espoir qu’au final, nous l’emporterons, afin que vous puissiez participer, de toutes vos forces et par tous vos talents, à la diffusion des sources(4) à l’extérieur, bien qu’il soit impossible de parler de l’extérieur à propos de Juifs qui ont la crainte de Dieu(5).
C’est le cas, néanmoins, par rapport à la partie profonde de la Torah, et la ‘Hassidout en particulier, qui n’est pas connue là-bas(6). On peut, de ce point de vue, parler d’extérieur, comme le dit le Tanya, dans Igueret Hakodech, au chapitre 29, à propos des Mitsvot. En effet, celles-ci sont l’aspect profond de la Volonté de Dieu, ce qui n’empêche pas de distinguer différents stades de cette profondeur.
Le bureau vous dira également s’il a reçu le Maamad(7), car la nécessité de respecter l’ordre entraîne un retard.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav S.Liberov. Voir, à son propos, la lettre n°902. (2) De donateurs. (3) Pour s’installer au Maroc. (4) De la ‘Hassidout. (5) Ceux qui résident au Maroc. (6) Au Maroc, où les sources de la ‘Hassidout n’ont pu encore se répandre. (7) Voir, à ce propos, les lettres n°1328 et 1397.
Lettre n°1419
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1419, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Chevat 5712,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yehouda(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 8 Chevat, avec la demande de bénédiction qui y était jointe et qui a été lue, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.
Je vous remercie de la bonne nouvelle que vous me transmettrez, celle de la réunion ‘hassidique que les élèves de la Yechiva ont organisée et des six ordres de la Michna dont ils ont réparti l’étude entre eux. Vous dites que cela fait environ vingt quatre chapitres(2) pour chacun. Il semble que cela soit beaucoup trop pour les élèves des petites classes, que vous mentionnez dans votre lettre. Je m’en remets à votre jugement pour organiser tout cela de la manière qui convient le mieux à leurs aptitudes.
Ceux qui reviennent d’ici(3) vous ont sûrement rapporté, ce qui a été dit, lors de la réunion ‘hassidique du 10 Chevat, à propos de l’association des élèves de Yechiva. Vous organiserez tout cela de la meilleure façon.
Avec ma bénédiction de bonne santé,
Notes
(1) Le Rav Y.Chitrik, de Montréal. Voir, à son propos, la lettre n°531. (2) De la Michna. (3) Et retournent à Montréal, après une visite à New York.
Lettre n°1420
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1420, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Chevat 5712,
A mon proche parent, le Rav, distingué ‘Hassid,
qui craint Dieu, le Rav Isser(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre et votre demande de bénédiction, à l’occasion du jour de la Hilloula(2).
Vous m’écrivez que l’on vous a montré, dans le Sidour Beth Otsar, un discours ‘hassidique du Tséma’h Tsédek. Vous voudrez bien en comparer le texte avec celui qui explique l’interdiction d’allumer du feu, pendant le Chabbat, figurant dans le Séfer Hamitsvot du Tséma’h Tsédek(3).
Il me semble avoir vu ce Sidour, lorsque je me trouvais à Paris. En tout état de cause, vous vérifierez s’il s’agit bien de la reproduction de ce texte. Je vous en remercie d’avance.
Je suis surpris de n’avoir aucune nouvelle, depuis quelques temps de la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak de Melbourne, d’autant que pendant les premiers mois d’une nouvelle institution, chaque détail est encore plus important.
Avec ma bénédiction et mon salut à tous les vôtres,
Notes
(1) Le Rav I.Klubgant, de Melbourne, Australie. Voir, à son propos, la lettre n°496. (2) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat. (3) Le Dére’h Mitsvoté’ha.
Lettre n°1421
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1421, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Chevat 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre du mardi de la Parchat Chemot, dans laquelle vous me décrivez votre éducation et votre vie, jusqu'à ces derniers temps. Je dis avec plaisir, car j’ai déjà entendu parler de vous, à différentes reprises, sans jamais avoir eu un contact direct avec vous. J’espère que nous correspondrons, désormais et qu’il en résultera un renforcement de la Torah et des Mitsvot.
Vous n’évoquez pas, dans votre lettre, votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Il se trouve actuellement, dans votre ville, quelques jeunes gens avec lesquels vous pouvez discuter et mener une telle étude, de manière systématique. J’espère que vous ne remettrez pas tout cela à plus tard et que vous mettrez de l’ordre dans votre étude, si ce n’est déjà fait.
Vous vous plaignez de ne pas avoir eu l’occasion d’étudier la Torah, dans votre jeunesse. Je ferai, à ce propos, deux remarques : A) Plusieurs Grands de notre peuple, ont commencé tardivement leurs études, pour différentes raisons. Pour autant, celles-ci ont été très fructueuses. B) Il est clair, en tout état de cause, que l’on ne peut prendre prétexte de cela pour faire disparaître l’étude ou même pour l’alléger. Bien plus, cette étude doit porter sur toutes les parties de la Torah, y compris sur la ‘Hassidout.
Dieu vous a accordé le mérite d’assurer l’éducation des enfants juifs, qui sont aussi les enfants de Dieu. Vous rapprochez leur cœur de celui de leur Père Qui se trouve dans les cieux et il est donc certain que Dieu vous viendra en aide. Aussi connaîtrez-vous la réussite dans vos études personnelles et dans l’éducation de vos enfants, avec votre épouse.
J’espère recevoir de vos bonnes nouvelles.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°1422
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1422, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Chevat 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me faites part, entre autres, de l’état de votre épouse. Vous consulterez un médecin spécialiste, dans ce domaine, qui lui indiquera comment elle doit se comporter, pendant sa grossesse.
Pour votre part, A) Vous ferez vérifier que les Mezouzot de votre maison soient bien cachères. B) Vous demanderez à votre épouse de donner de la Tsédaka pour le fonds de Rabbi Meïr Baal Haness(1) avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. C) Lorsqu’elle sera effectivement enceinte, elle n’en parlera à personne avant le cinquième mois. D) Lorsqu’elle sera enceinte, vous lirez, dans le Chema Israël du coucher, avant la bénédiction Hamapil, le Psaume Lamenatséa’h Yeane’ha(2). Après cette lecture, vous direz une seconde fois le verset Yeane’ha(3). En le faisant ou bien juste avant cela, vous demanderez à Dieu que votre lecture soit considérée comme si elle était accompagnée de toutes les pensées qu’il convient d’avoir en prononçant ces mots. E) Lorsque votre épouse sera enceinte, en un moment bon et fructueux, vous le ferez savoir ici, afin que la nouvelle soit transmise auprès du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.
Il est inutile de vous rappeler l’importance de toutes les pratiques liées à la pureté familiale, qui sont exposées par les Décisionnaires. Que Dieu fasse que vous m’annonciez de bonnes nouvelles.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Collel ‘Habad en Terre Sainte. (2) Le Psaume 20. (3) Le verset 2 de ce même Psaume.
Lettre n°1423
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1423, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Chevat 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille de la seconde Hilloula de mon beau-père, le Rabbi(1). Je commence par vous présenter mes excuses, car il semble que vous n’ayez pas interprété mon initiative de vous envoyer un chèque au sens où je l’entendais(2).
En effet, j’ai bien conscience que cette somme est modeste(3). Mais, vous devez également tenir compte des possibilités de notre caisse. En fait, ma démarche était basée sur un récit que rapportait mon beau-père, le Rabbi, au nom du Tséma’h Tsédek et dont il fit une règle de conduite, qu’il adoptait lui-même. Lorsque l’un de ceux qui lui étaient attachés était gêné, il lui adressait une très petite somme.
On peut donner, à ce propos, l’explication suivante. Le Tséma’h Tsédek comparait sa caisse à celle dont parlent nos Sages, au traité Baba Batra 9b : Celui qui reçoit une pièce de Job est béni. Et, il s’agit bien là d’une très petite pièce. Néanmoins, elle provient de la caisse d’un homme intègre et droit. Elle apporte donc une réussite considérable.
La caisse qui est en ma possession contient ce qu’a laissé mon beau-père, le Rabbi et je suis son ‘Hassid. Je suis donc convaincu qu’une simple pièce de cette caisse peut conférer la réussite à l’affaire dans laquelle elle est investie.
Néanmoins, je sais que vous étiez profondément soumis à mon beau-père, le Rabbi. Vous étiez son ami, plus que son ‘Hassid. J’ai, en conséquence, établi ce chèque pour un montant qui est pratiquement le maximum de ce qu’il m’est possible de vous adresser actuellement, compte tenu des moyens de la caisse.
Il résulte de ce qui vient d’être dit que : A) j’espère que vous ne m’en voudrez pas, B) il est dommage que vous n’ayez pas utilisé le chèque. Je vous répète encore que ce montant vous aurait apporté la réussite et la bénédiction. En tout état de cause, ma proposition reste valable. Peut-être suis-je puni pour avoir transgressé le dicton de l’Admour Hazaken que je vous citais dans ma précédente lettre(4).
Je suis un peu surpris que vous ne parliez pas du tout de l’état de santé de votre épouse et du vôtre. Je conclus en vous adressant mes voeux les plus chaleureux, à vous et à votre épouse, afin de combler tous les manques, de la meilleure façon et le plus rapidement, non seulement en satisfaisant vos besoins, mais même au delà de cela. La Torah fait une distinction(5), en effet, entre la stricte satisfaction des besoins, qu’il faut distinguer de la richesse et la richesse proprement dite.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Je vous joins les propos tenus à l’occasion de la cinquième lumière de ‘Hanouka. Il y est également question de celui qui reçoit une pièce(6).
Notes
(1) Le 10 Chevat. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1407. Il s’agit d’une aide envoyée par le Rabbi au destinataire de cette lettre. (3) Textuellement qu’il s’agit d’une grande somme, les guillemets du mot grande étant ajoutées par le Rabbi. (4) Le Rabbi disait : L’Admour Hazaken enseigne qu’il est trois choses que l’on ne peut imposer, un conseil, un bon parti et un acte de bienfaisance. Vous m’excuserez de passer outre à ce dicton. (5) A propos de cette Mitsva de bienfaisance. (6) De Job.
Lettre n°1424
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1424, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Chevat 5712,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav A.Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en leur temps, les deux exemplaires de votre livre Birkat Avraham sur les lois de Trefot(2) et je vous en remercie. Cette ouvrage, bien présenté et d’apparence agréable, expose à ses lecteurs toutes les lois relatives à ce sujet, depuis les premiers Sages jusqu’aux derniers. Il sera sans doute très utile à de nombreuses personnes et le mérite de tous dépend de vous.
Néanmoins, je suis très surpris que vous ne citiez pas, en différents endroits, les propos du Tséma’h Tsédek, l’un des grands maîtres de cette période de l’exil, alors qu’il semble que vous ayez consulté ses livres, que vous citez même, quelques fois. Vous trouverez plus bas la liste de quelques unes de ces omissions.
Je vous adresse ma bénédiction pour que vous vous consacriez à l’étude de la Torah et au service de Dieu, dans le calme et la santé. Comme vous me l’avez demandé, j’ai mentionné votre nom et celui de votre épouse, près du saint tombeau(3).
Je vous joins deux bons d’envoi en port payé, chacun d’une valeur de cinq Shekels.
Voici la liste des omissions :
1) Un os dans le crâne : Tous les autres points concernant le crâne ne sont pas du tout évoqués dans votre livre, par exemple lorsque celui-ci est percé. Vous consulterez, à ce propos, les derniers Sages, commentant le Choul’han Arou’h Yoré Déa, au chapitre 30.
Pourtant, vous évoquez bien le fait de trouver un os dans le cœur ou dans le poumon. Vous consulterez les responsa Tséma’h Tsédek, partie Yoré Déa, chapitres 18 et 19, qui renvoient également aux responsa Birkat Avraham et Michkenot Yaakov.
2) Une bulle dans un poumon trouble et salé : Le Likouteï Yehouda 36b dit que, selon le Simla ‘Hadacha, chapitre 37, paragraphe 1, un tel animal est cacher.
Mais vous consulterez le Simla ‘Hadacha expliquant, à cette même référence, qu’il faut, bien au contraire, adopter une attitude plus rigoriste, en l’absence d’une coutume en sens opposé.
Toutefois, le Tséma’h Tsédek, dans ses décisions hala’hiques, au début du chapitre 36, dit qu’un tel animal est cacher quand les bulles sont salées et amères, même en l’absence de toute coutume.
3) Une tache rouge dans le poumon faisant une plaie sur le flan : Vous consulterez les décisions hala’hiques(4), à la fin du chapitre 38, selon lesquelles un tel animal est déclaré cacher si le fait de le considérer comme Taref entraînerait une grande perte financière.
Vous trouverez les différents avis, à ce propos, dans le Likouteï Yehouda, page 243b. Mais, la décision hala’hique du Tséma’h Tsédek n’est pas citée.
4) Deux rates : Le Tséma’h Tsédek énonce son avis, de manière détaillée, dans ses responsa, Chaar Hamilouïm, chapitres 22 et 23.
5) Un grand bœuf dont la rate est percée : Le Likouteï Yehouda, à la page 140a, cite une décision hala’hique du Rav Kook, à ce propos. Mais, le Tséma’h Tsédek l’avait énoncée avant lui, dans ses décisions hala’hiques, partie Yoré Déa, chapitres 42 et 43.
Notes
(1) Le Rav Avraham Yehouda Douchovani. (2) Des animaux impropres à la consommation. (3) Du précédent Rabbi. (4) Du Tséma’h Tsédek.
Lettre n°1425
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1425, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Chevat 5712,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
se consacre fidèlement aux besoins communautaires,
le Rav Yaakov Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous trouverez ci-joint ma réponse à la demande de bénédiction que vous m’avez transmise pour madame ... Bien évidemment, vous saurez trouver les termes qu’il faut pour la lui expliquer, si cela est nécessaire.
J’ai appris, avec plaisir, en lisant votre lettre, que vous avez enseigné le discours ‘hassidique du 13 Chevat, lors du troisième repas du Chabbat(2). Le Tséma’h Tsédek expliqua au Juste, Rabbi Hillel(3) que les âmes comprennent(4). J’espère qu’il n’en a pas été ainsi pour vous et que ces âmes, se trouvant dans des corps, ont également obtenu que ce dernier comprenne, sinon en totalité au moins partiellement, conformément au verset de la Torah : Je le renverrai peu à peu(5).
Vous évoquez aussi dans votre lettre, les problèmes de mauvaise entente entre monsieur ... et son épouse. Il faut expliquer au père ce que je lui ai écrit, lorsqu’ils étaient fiancés. Ils doivent baser leur foyer sur la Torah, ce qui conditionne le bonheur non seulement moral, mais aussi physique. Qu’on le comprenne ou non fait peu de différences, en l’occurrence.
Lorsque l’on se conforme aux prescriptions d’un grand professeur, on en tire profit, même si l’on ne sait pas pourquoi. Combien plus est-ce le cas quand il s’agit d’une Injonction du Créateur du Monde, Qui est aussi Celui qui guérit toute chair.
Bien évidemment, lorsque je me rendrai auprès du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je mentionnerai le nom de ... et de son épouse, pour que la paix s’instaure entre eux. Mais, il ne faut pas oublier l’essentiel. Ils doivent eux-mêmes instaurer la paix entre leur corps et leur âme. Dès lors, l’harmonie, dans la maison, sera infiniment plus aisée.
Le Chabbat Parchat Yethro est celui qui fait le récit du don de la Torah. Vous en profiterez sûrement pour transmettre, dans votre synagogue, ce qui est raconté dans le Kountrass du 18 Elloul 5703(6), à la page 36. Il y est dit que, lors du don de la Torah, Dieu prit les six cent mille Juifs, en dehors des anciens(7), les conduisit à l’école et leur enseigna qu’un Kamats et un Alef se lisent A. Telle est précisément la première lettre du mot Ano’hi(8). Vous consulterez la longue explication qui est donnée à ce propos.
En vous souhaitant un bon Chabbat,
Notes
(1) Le Rav Yaakov Kats, de Chicago. Voir, à son propos, la lettre n°1294. (2) A la synagogue, devant tous ceux qui s’y trouvaient. (3) De Paritch, qui lui demandait s’il devait enseigner la ‘Hassidout à ceux qui n’en possédaient pas les notions fondamentales. (4) A défaut de l’intellect. Voir, à ce propos, la lettre n°1392. (5) Le mal de la personnalité. De même, l’acquisition de la connaissance peut être progressive. (6) 1943, du précédent Rabbi. (7) Des femmes et des enfants. (8) Je, premier mot des dix Commandements.
Lettre n°1426
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1426, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Chevat 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction, par l’intermédiaire du distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires avec empressement, le Rav Moché Hacohen Shayevits(1). Il m’écrit que vous, madame ..., avez subi une intervention chirurgicale et que votre mari, monsieur ... n’est pas non plus en parfaite santé.
Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je mentionnerai vos deux noms pour que vous obteniez la guérison et une meilleure santé. J’espère que vous pourrez m’annoncer une bonne nouvelle et me dire que, l’un et l’autre, vous vous sentez mieux.
Pour pouvoir contenir les bénédictions de Dieu, il faut posséder de larges réceptacles, qui sont forgés grâce à la Torah et aux Mitsvot.
Voici mon avis. Vous devriez l’un et l’autre prendre en charge les frais d’un élève et d’une élève fréquentant une institution qui porte le nom de mon beau-père, le Rabbi, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être rebâtie et restaurée, par notre juste Machia’h.
Vous, madame ..., vous donnerez, avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat, de la Tsédaka pour le fonds de Rabbi Meïr Baal Haness(2). Vous, monsieur ..., vous réciterez, chaque matin, après la prière, quelques Psaumes, au moins selon leur répartition mensuelle.
Il serait également très bon de vérifier les Mezouzot de votre maison, pour s’assurer qu’elles soient cachères, conformément à la Hala’ha.
Le Rav M.Shayevits Hacohen me parle également, dans son courrier, de vos fils, messieurs ... et ... Quand je serai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je mentionnerai également leur nom, pour qu’ils connaissent la réussite dans leurs affaires, qu’ils aient une existence juive et heureuse, physiquement et moralement. Car, c’est bien là la réussite qu’il convient de souhaiter.
Je suis certain que vous, les parents, faites usage de votre influence, de la manière qui convient, pour expliquer à vos enfants qu’un tel comportement introduit la clarté et l’enthousiasme dans la vie juive.
J’espère que vous m’écrirez pour m’annoncer que vous allez mieux, l’un et l’autre. Je vous remercie par avance pour cette bonne nouvelle.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir la lettre suivante. (2) Le Collel ‘Habad en Terre Sainte.
Lettre n°1427
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1427, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Chevat 5712,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu et se
consacre fidèlement aux besoins communautaires,
le Rav Moché Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, avec la demande de bénédiction pour monsieur ..., dont vous ne citez pas le nom de famille. Je vous joins ma réponse(2). S’il est nécessaire d’y apporter une explication complémentaire, je m’en remets à vous pour le faire. Vous saurez sûrement trouver les mots qui conviendront à madame ... et à son mari, monsieur ..., auxquels j’ai écrit.
Il serait bon que vous puissiez également contacter leurs fils. Ils demandent, en effet, une bénédiction pour que ceux-ci connaissent la réussite commerciale. Il faut donc leur expliquer, dans des termes qu’ils comprendront, l’acte commercial que constitue la descente de l’âme dans le corps, exposée dans le Torah Or, au début de la Parchat Vayéchev et dans le discours ‘hassidique intitulé elle comprend que son commerce est rentable, du 10 Chevat 5709(3), imprimé dans le fascicule n°62.
Vous ne me parlez pas de votre état de santé et de celui de votre épouse. J’en déduis que vous allez bien.
Je conclus en bénissant et en saluant tous les vôtres,
Notes
(1) Le Rav M.Shayevits. Voir, à son propos, la lettre n°1239. (2) Il s’agit de la lettre précédente. (3) 1949, du précédent Rabbi.
Lettre n°1428
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1428, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Chevat 5712,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre fidèlement aux besoins communautaires,
le Rav Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
Depuis quelques temps, je n’ai pas eu de vos nouvelles et je dois donc m’en remettre à la présomption(2). En effet, lorsque l’on ne reçoit pas de lettres, cela signifie que tout va bien. Il me semble même qu’un dicton populaire, en anglais, dit que l’absence de nouvelles est une bonne nouvelle.
J’ai reçu une lettre signée par ..., mais il m’a semblé que vous l’aviez écrite. Je vous joins donc une copie de la réponse à la demande de bénédiction et à la lettre adressées au Rav M.Hacohen(3).
Je ne sais pas lequel de vous(4) est, en l’occurrence, l’intervenant principal et je me suis rappelé, à ce propos, de ce que dit mon beau-père, le Rabbi, à la fin du chapitre 12 du Kountrass Limoud Ha’hassidout, commentant la Michna deux personnes se saisissent d’un vêtement, l’un et l’autre prétendant l’avoir trouvé(5). Vous consulterez l’explication donnée à ce propos. En tout état de cause, la conclusion est la suivante, chacun de vous sera récompensé.
Puisse Dieu faire que l’on ait recours à moi pour de bonnes choses et que les Juifs soient en bonne santé, physiquement et moralement.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et de bonne santé, pour vous et pour votre épouse,
Notes
(1) Le Rav Y.Flyer. Voir, à son propos, les lettres n°816 et 1488. (2) Présumer que tout va bien. (3) Shayevits. Voir les deux lettres précédentes. (4) Du Rav Flyer ou du Rav Shayevits, dans l’intervention auprès de cette famille. (5) Et vouloir en conserver la totalité. De même, le Rav Flyer et le Rav Shayevits peuvent, l’un et l’autre, revendiquer l’intégralité de l’action menée auprès de cette famille.
Lettre n°1429
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1429, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Chevat 5712,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai bien reçu votre lettre du 2/11. Vous avez sans doute communiqué ce que vous m’avez écrit à propos de votre fils également au docteur Wilder.
Me trouvant près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, j’ai mentionné tous vos noms et je voudrais répéter de nouveau ce que j’ai déjà dit plusieurs fois. Il est certain que la bénédiction du Juste, fondement du monde, se réalisera. C’est uniquement une question de temps.
Tout cela est une évidence absolue, qu’il n’est nul besoin d’exposer longuement, aussi difficile qu’il puisse être d’attendre le prochain moment de bonheur. Combien plus en est-il ainsi pour un père et une mère ne possédant qu’un fils unique. Il faut, néanmoins, renforcer sa confiance en Dieu, Qui peut tout faire, guérit toute chair et accomplit des merveilles.
A n’en pas douter, Dieu enverra la guérison au moment qui convient. Alors, la souffrance ne sera qu’un souvenir du passé et vous concevrez beaucoup de satisfaction de votre fils.
Vous me dites que vous avez cessé de lui donner les pilules prescrites par le docteur Wilder. Vous auriez dû, au préalable, consulter ce médecin et lui demander ce qu’il en pense.
Vous me demandez si vous devez vous adresser à un autre médecin. Je ne veux pas vous empêcher de le consulter. Néanmoins, mon beau-père, le Rabbi, vous a conseillé de vous en remettre au docteur Wilder. Vous pouvez donc lui faire confiance. Néanmoins, vous devez l’informer, afin qu’il connaisse, en permanence, l’état de votre fils.
Je conclus ma lettre en émettant le voeu sincère que la bénédiction de mon beau-père, le Rabbi, se réalise rapidement. Vous et votre mari, en bonne santé, me transmettrez cette bonne nouvelle.
Avec ma bénédiction,
N. B. :
Dans votre lettre, vous ne parlez pas de vous-même. J’espère donc que vous allez bien, de même que votre mari.
Lettre n°1430
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1430, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
A l’issue du Chabbat 21 Chevat 5712,
Brooklyn,
A l’association des jeunes femmes Loubavitch,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, par laquelle vous me décrivez vos réalisations, dans leurs grandes lignes. Vous me faites également savoir que vous organisez un Melavé Malka, à l’issue de ce Chabbat Parchat Yethro.
En réponse à votre lettre, je voudrais exprimer mes voeux et ma bénédiction que votre action soit à la mesure des espoirs que mon beau-père, le Rabbi, a placés en votre organisation. Car, les paroles des Justes sont éternelles.
La demande et le souhait d’un Juste ne sont pas une requête ordinaire, mais aussi une force particulière, qui est accordée aux destinataires de cette demande, pour la satisfaire de la meilleure façon. Par ailleurs, les souhaits de mon beau-père, le Rabbi, ont ceci de particulier qu’ils sont exprimés en sorte que chacun puisse les mettre en pratique avec bonté et joie.
Cette association a été fondée lorsque le Rabbi se trouvait encore dans ce monde. A n’en pas douter, il la protège encore maintenant, de même que chacune de ses membres, en particulier. Toutes celles qui ont le mérite d’y appartenir mobiliseront donc leur forces pour accomplir ce qu’il attend d’elles et, de la sorte, lui faire plaisir, au plein sens du terme. C’est ainsi que l’on peut susciter et intégrer la bénédiction et la réussite, dans les préoccupations personnelles de chacune.
Bien évidemment, votre rôle ne se limite pas, comme vous le dites dans votre lettre, à collecter des fonds pour les institutions Loubavitch. Aussi importante que soit cette action, elle n’est pas suffisante. Car, l’atmosphère de vos foyers, de même que l’influence qu’exerce votre maison sur son environnement, dépend, pour une large part, de vous.
Vous devez illustrer ce que doit être une femme Loubavitch, la manière dont elle conduit sa maison, de sorte que l’on puisse dire fièrement : Voyez ceux que j’ai formés, voyez ce qu’est une véritable femme ‘hassidique, dont l’exemple doit être imité.
Dans la Paracha que nous avons lue ce Chabbat matin, il est dit : C’est ainsi que tu parleras à la maison de Yaakov et que tu t’adresseras aux enfants d’Israël. Le Midrach rapporte ce que Dieu dit alors à Moché, notre maître : Tu parleras d’abord à la maison de Yaakov, c'est-à-dire aux femmes et ensuite seulement aux enfants d’Israël, aux hommes.
C’est donc de cette façon que la Torah peut se perpétuer, dans le peuple juif. Et, il en va de même pour les voies de la ‘Hassidout et les pratiques ‘hassidiques. Vous devez appliquer les termes du verset : C’est ainsi que tu parleras à la maison de Yaakov en dirigeant votre maison comme il convient et en exerçant une influence positive sur les foyers de vos bons amis et de vos connaissances.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre action,
Lettre n°1431
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1431, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Chevat 5712,
Brooklyn, New York,
Au grand érudit, immensément connu,
distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
issu d’une illustre lignée, multipliant
les bonnes actions, le Rav Eliézer(1) Chlita,
Président du tribunal rabbinique de Cincinnati,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris que vous venez d’avoir soixante dix ans. A l’occasion de votre anniversaire, je me joins donc à tous ceux qui vous ont adressé leurs bons voeux et, à mon tour, je vous présente les miens.
Que Dieu vous accorde des journées et des années bonnes et agréables, qui vous permettront de vous élever dans la Torah et de multiplier la Tsédaka et les bonnes actions, pour le bien de tous, en général et de chacun, en particulier.
Avec mes souhaits, mes respects et ma bénédiction,
N. B. : La Michna, à la fin du chapitre 5 du traité Avot, définit soixante dix ans comme un âge avancé. C’est aussi ce que dit le Choul’han Arou’h Yoré Déa, au début du chapitre 244. Mais, le Sidour du Ari Zal, dans les lois de la synagogue qui se trouvent à son début, indique que l’on doit se lever devant quelqu’un qui est âgé de soixante ans. Il est cité par le Birkeï Yossef Yoré Déa, à la même référence. Cette affirmation est basée sur les Tikouneï Zohar, Tikoun 21, page 56a : On ne parle d’âge avancé qu’à partir de soixante ans. La vieillesse commence à cinquante ans.
Le Chaar Hamitsvot et le Chaar Halikoutim permettent d’établir que telle est bien la raison invoquée par le Ari Zal. Le Min’hat ‘Hinou’h, à la Mitsva 257, dit que l’opinion du Ari Zal prend en compte également celle du Targoum. Peut-être n’a-t-il pas consulté le Chaar Hamitsvot et le Chaar Halikoutim. En tout état de cause, plusieurs Décisionnaires considèrent que l’on doit adopter un avis rigoriste introduit par le Zohar, même s’il contredit celui qui est exprimé dans le Talmud. Rien de tel n’est dit, en revanche, lorsqu’il y a une contradiction entre le Targoum et le Talmud.
En fait, on peut considérer que le Yerouchalmi et le Babli reprennent à leur compte la discussion entre le Zohar et le Talmud. Le Yerouchalmi dit, en effet, que le Karet(2) n’est plus possible à partir de l’âge de cinquante ans, alors que, pour le Babli, il peut encore se produire jusqu'à soixante ans. Vous consulterez, à ce propos, les Tossafot, au début du traité Yebamot, le Maré Panim et le Yerouchalmi, au début du traité Bikourim.
Ceci nous permet de comprendre également les différences de formulation entre le Babli Moéd Katan 28a qui dit que l’âge avancé commence à soixante dix ans, alors que cette mention n’apparaît pas dans le Yerouchalmi Bikourim.
Quant aux Tikouneï Zohar, ils reprennent le Talmud d’Erets Israël et adoptent donc son avis.
Vous consulterez les références cités par le Sdeï ‘Hémed, dans ses principes, à l’article Zaken(3) et par le Kehilat Yaakov, du même auteur que le Melo Haroïm, à l’article Seïva(4).
Notes
(1) Le Rav E.Silber. Voir, à son propos, la lettre n°327. (2) Condamnation à mort, d’origine céleste, par retranchement de l’âme. (3) Celui qui est vieux. (4) Age avancé.
Lettre n°1432
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1432, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Chevat 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu la demande de bénédiction, pour vous-même et pour votre fiancée. J’en donnerai lecture, lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Il invoquera sûrement la miséricorde divine, pour la satisfaction de tous vos besoins.
Evoquant votre fiancée, vous demandez, en particulier, une bénédiction pour que vous ayez un foyer ‘hassidique. Sans doute vous efforcez-vous, vous-même, de l’influencer en ce sens. Un point est fondamental, pour obtenir un tel résultat, car il apparaît à l’évidence. Et, il est spécialement important dans votre ville, puisqu’il semble que cette pratique s’y soit affaiblie. Je fais allusion au port de la perruque.
Il faut être très ferme, en la matière. Cette condition est impérative. Elle doit à tout prix porter une perruque. A n’en pas douter, votre désir de bien faire vous fera trouver les mots pour la convaincre et vous connaîtrez la réussite.
Avec ma bénédiction et dans l’attente d’une bonne nouvelle, dans ce domaine,
Lettre n°1433
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1433, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Chevat 5712,
Brooklyn, New York,
Au bien cher donateur, homme qui craint Dieu ,
responsable communautaire plein d’empressement,
aux multiples accomplissements, couronné de
générosité, monsieur Its’hak Elmaleh(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 13 février, dans laquelle vous m’écrivez que vous avez accompagné notre fondé de pouvoir, le grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins publics, le Rav Binyamin Gorodetski, pendant ses voyages dans les villages(2). Le Rav Gorodetski m’en a lui-même informé. Il a été très élogieux, à votre égard, me décrivant tout ce que vous faites pour les saintes institutions Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch.
Il est inutile que je vous exprime ma reconnaissance, à ce propos, car nos Sages disent que la récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même. Elle est bien la plus haute rétribution qui soit.
Citant le Baal Chem Tov, fondateur de la ‘Hassidout, mon beau-père, le Rabbi m’a dit que l’amour de Dieu pour Son fils aîné Israël et pour chaque Juif en particulier, est infiniment plus grand que celui d’un père pour son fils unique, aussi intense que puisse être ce sentiment. Vous exercez vous-même une activité sacrée, par l’intermédiaire des institutions Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch. De cette façon, vous rapprochez de nombreux Juifs et de nombreuses Juives de notre Père, Qui se trouve dans les cieux. Imaginez la satisfaction que vous procurez ainsi à Dieu, incomparablement plus forte que celle qu’un père conçoit de son fils unique.
Le grand mérite de vos accomplissements vous permettra de recevoir toutes les bénédictions, depuis leur source première.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles et en vous souhaitant bénédiction et réussite,
Notes
(1) Voir, à son propos, les lettres n°1292 et 1340. (2) Du sud marocain.
Lettre n°1434
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1434, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Chevat 5712,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav A.‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre dans laquelle vous m’énoncez, entre autres choses, le mariage de votre fils, le Rav Moché Tsvi.
Je voudrais vous exprimer mes voeux, ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov, pour que l’événement intervienne en un moment bon et fructueux, pour qu’ils fondent un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot, comme l’explique la ‘Hassidout. Vous concevrez d’eux beaucoup de satisfaction, une satisfaction juive et ‘hassidique.
Vous avez sûrement reçu mon télégramme.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov,
N. B. : Une explication peut être très brièvement donnée, à propos du mariage. Il est, en effet, deux manières de considérer les témoins(2):
A) Le témoignage peut être défini comme la révélation d’un fait déjà établi. On peut, par exemple, témoigner que telle personne a été condamnée à telle sentence, devant telle juridiction.
B) Le témoignage peut aussi être une condition, une partie de ce qu’il a pour but d’établir. C’est le cas pour le mariage, qui ne peut être célébré qu’en présence de témoins.
Il en est de même pour l’affirmation du Saint béni soit-Il, selon laquelle vous êtes Mes témoins(3). On peut, là encore, envisager deux définitions:
A) Il s’agit uniquement de porter témoignage sur ce qui existe déjà.
B) Il faut être partie intégrante de ce qui existe, en particulier lorsqu’il s’agit d’être l’associé du Saint béni soit-Il dans la création(4).
Ce qui vient d’être dit a une incidence sur le service de Dieu. En faisant abstraction de sa propre rationalité, en perdant la conscience de son ego, on peut devenir l’associé de Dieu dans la création, car on parvient alors à la transcender.
Ce sujet ne sera pas développé ici.
Vous me demandez aussi à quoi correspond, selon notre coutume, la phrase tout cela te sera permis(5). Elle est, en fait, expliquée par la suite de ce paragraphe: Il n’y a là ...(6).
Notes
(1) Le Rav Avraham ‘Haïm Naé, de Jérusalem. Voir, à son propos, la lettre n°1318. Une même lettre fut envoyée à plusieurs autres personnes. (2) Dont la présence est nécessaire pour la validité du mariage. Voir, à ce propos, Likouteï Si’hot, tome 19, à partir de la page 188. (3) Le Rabbi note, en bas de page: Voir, à ce propos, le Or Hatorah du Tséma’h Tsédek, Chemot, à partir de la page 39. (4) Le Rabbi note, en bas de page: Traité Chabbat 10a, 119b, Midrach Béréchit Rabba, 43, 7, Es. Z. Pin’has. (5) Prononcé lors de la cérémonie d’annulation des voeux, à la veille de Roch Hachana. Voir la lettre n°1318. (6) Ni promesse, ni voeu.
Lettre n°1435
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1435, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Chevat 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’écrivez que votre situation morale n’est malheureusement plus ce qu’elle était auparavant. Vous connaissez le dicton que mon beau-père, le Rabbi, rapporte au nom de son père, le Rabbi Rachab(1): Une action concrète est préférable à mille soupirs. Sans chercher à déterminer si votre sentiment est justifié ou s’il s’agit uniquement d’une illusion, inspirée par le petit malin(2) pour affaiblir votre service de Dieu, je ne comprends pas la raison d’être de vos plaintes.
A la place de tout cela, redoublez donc d’ardeur dans votre activité pédagogique! Ceci concerne votre action envers les autres et, pour ce qui est de votre propre personne, intensifiez votre étude de la ‘Hassidout. Au sens le plus littéral, consacrez lui plus de temps, envisagez-là avec plus de chaleur et d’enthousiasme. S’il vous est difficile d’y parvenir en l’étudiant seul, vous trouverez sûrement, dans votre ville, quelqu’un qui l’apprendra avec vous. Et, il est dit que celui qui affirme avoir fait des efforts et avoir obtenu la réussite, crois-le.
Bien plus, chacun d’entre nous reçoit l’aide de mon beau-père, le Rabbi, qui a fait don de lui-même pour répandre l’étude de la ‘Hassidout dans tous les pays, dans tous les endroits et auprès de toutes les catégories de personnes.
Vous m’écrivez que vous devez vous comporter comme l’un des ‘Hassidim âgés, alors que vous savez ne pas mériter ce titre. Malgré cela, vous devez agir en tant que tel, car l’endroit où vous vous trouvez, et les hommes qui l’habitent, attendent cela de vous. Mais, nos Sages disent, au traité Baba Kama 92b, que si ton ami t’appelle, prend le bât d’un âne et place-le sur toi(3). Combien plus cela est-il vrai lorsque les hommes vous prêtent l’élévation. Vous devez alors faire tout ce qui est en votre pouvoir pour correspondre à la manière dont vous êtes perçu. A ce sujet, l’assurance est également donnée que celui qui affirme avoir fait des efforts et avoir obtenu la réussite, crois-le.
Vous me parlez également des pensées qui vous troublent. Notre chef(4) donne, à ce sujet, un bon conseil. Vous devez connaître par coeur des passages de la Torah, de sa partie révélée ou de la ‘Hassidout. Vous connaissez sans doute quelques chapitres de Michna et de Tanya, par coeur. Tout cela repoussera les pensées qui n’ont pas lieu d’être.
J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, qu’à l’occasion de la Hilloula du 10 Chevat(5), vous avez commenté l’événement devant vos élèves. Le but de vos propos était sûrement de les conduire à l’action concrète, dans l’accomplissement des Mitsvot.
Que Dieu vous donne la réussite, matérielle et spirituelle et que vous conceviez, en particulier, une satisfaction ‘hassidique de vos enfants,
Avec ma bénédiction de réussite,
Notes
(1) Voir les lettres du précédent Rabbi, tome 2, lettre n°382 et tome 7, lettre n°1962. (2) Le mauvais penchant. (3) Rachi explique : Accepte ses propos et ne lui répond pas. (4) Le précédent Rabbi. (5) Du précédent Rabbi.
Lettre n°1436
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1436, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Adar 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
A) Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me posez, au nom de monsieur ..., la question suivante. On lui propose de reprendre une affaire, qui correspond à son domaine d’activité. Néanmoins, il a été jusqu’à ce jour, salarié auprès de quelqu’un d’autre. Bien évidemment, s’il acquiert cette affaire, il en deviendra propriétaire et en portera la pleine responsabilité. Il a, toutefois, bon espoir que ses fils le rejoindront dans cette activité. Vous me demandez mon avis.
Il me semble que c’est une bonne proposition, à deux conditions: 1) Cette affaire doit être fermée le Chabbat et les jours de fête. 2) Il ne sera pas nécessaire, pour en faire l’acquisition, qu’il revende sa maison pour prendre une location, comme vous le dites dans votre lettre. Si ces deux conditions sont réunies, il peut espérer la réussite matérielle, avec l’aide de Dieu. Et, Dieu lui viendra en aide pour faire de ces biens matériels de la spiritualité(1), selon le dicton bien connu de l’Admour Hazaken(2).
B) Vous voudrez bien transmettre mes salutations au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, Rav M.C. D. Halevi, émissaire des Sages(3). Vous lui venez sans doute en aide, dans toute la mesure de vos moyens, non seulement pour collecter des fonds, mais aussi, et surtout, pour semer de la spiritualité.
Dieu accordera à chacun la bénédiction et la réussite, dans l’ensemble de vos besoins. Vous consulterez le Kountrass Limoud Ha’hassidout, à la fin du chapitre 12 et le traité Baba Metsya 2b: En l’occurrence, on peut dire qu’il n’y a pas(4).
C) Comme nous en étions convenus lorsque vous étiez ici, j’espère que vous maintenez votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Sans doute, faites-vous usage, en la matière, de l’influence que vous avez sur votre cousin(5).
D) Vous avez sûrement reçu la lettre de mon secrétariat à propos de l’association des élèves de la Yechiva(6).
Avec ma bénédiction de réussite dans vos occupations communautaires et personnelles, pour que vous trouviez très prochainement un parti qui vous convienne, matériellement et spirituellement et en saluant tous ceux qui ont été mentionnés,
M. Schneerson,
Notes
(1) En consacrant les profits au service de Dieu. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1271. (3) Le Rav Chmouel David Reitchik, de Los Angeles. (4) de faux serment, car tous deux ont soulevé l’objet trouvé en même temps. Collecter des fonds et répandre la spiritualité ne sont donc pas incompatibles. Bien plus, ces activités sont complémentaires. (5) Pour qu’il en fasse de même. (6) Voir, à ce propos, la lettre n°1419.
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