Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°1396
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1396, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Chevat 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Pour faire suite à notre conversation, lorsque vous m’avez rendu visite, je voudrais vous souligner un point que nous avons évoqué ensemble et qui est le suivant. Chaque homme doit méditer au fait que nous avons été créés par le Maître du monde dans un but précis, qui est exprimé par la Michna, au traité Kiddouchin, en ces termes : J’ai été créé uniquement pour servir mon Créateur.
Ainsi, l’homme fut créé dans le but d’accomplir la Volonté de Dieu dans le monde. Quelle est cette Volonté ? La Loi Ecrite et la Loi Orale l’expriment, de la manière la plus claire, en énonçant des enseignements précis, régissant le comportement quotidien, non pas uniquement pour les Rabbanim, Cho’hatim et enseignants, mais aussi pour les commerçants, les personnes qui travaillent, les médecins et les avocats.
Quand il se réveille, un Juif commence sa journée en disant Modé Ani, Je Te rends grâce, Roi Qui vit et existe, car Tu m’as restitué mon âme avec miséricorde. Grande est Ta confiance. Il proclame ainsi que Dieu est le Maître du monde et le dirige avec une grande pitié. En conséquence, Dieu ne demande à l’homme, en général et au Juif, en particulier, que ce qu’il est capable de faire ou, plus exactement, ce que l’on attend de lui. Il est absolument certain que, le moment venu, un Juif peut effectivement s’acquitter de la mission qui lui est confiée.
Ceci est particulièrement vrai, pour ce qui vous concerne. Dieu vous a aidé et vous êtes bien installé, dans votre ville, où vous exercez une influence sur votre entourage. Vous devez donc vous considérer comme le messager de Dieu et, de jour en jour, illuminer votre environnement, de la clarté de la Torah et des Mitsvot.
De plus, vous ne pouvez nullement vous contenter de la situation d’hier et considérer que vous vous êtes d’ores et déjà acquitté de votre obligation. En effet, le signe de la vitalité est la croissance. L’image suivante, de mon beau-père, le Rabbi, définit la vie morale d’un Juif. Celui qui entreprend l’ascension d’une montagne escarpée ne peut nullement s’arrêter en chemin. S’il le faisait, il glisserait et redescendrait aussitôt.
Et, il ne faut pas se demander comment l’on peut grimper sans arrêt. Comme nous l’avons vu, Dieu le demande et Il accorde donc la possibilité de le faire, de même que les forces nécessaires. Le corps humain permet d’illustrer la même idée. Ses différents membres doivent se reposer, de temps à autre. Le cerveau et le cœur, en revanche, fonctionnent en permanence. C’est à cette condition que ce corps est vivant.
J’espère que vous méditerez à ce dont nous avons parlé et à ce que je vous écris, dans la présente lettre. Que Dieu vous renforce, afin que vous assumiez la mission de spiritualité juive, qu’Il vous confie dans votre ville de Norfolk. Vous influencerez votre entourage et tous ceux que vous pourrez contacter, afin de les rapprocher du Judaïsme, de la Torah et des Mitsvot. Si vous appliquez ce qui vient d’être dit, vous réussirez sûrement.
Vous m’avez parlé de votre fils et de votre fille. Ne sachant pas s’ils lisent couramment le Yiddish(1), je vous joins la copie d’une lettre(2) que j’ai adressée à un groupe d’étudiants qui m’ont rendu visite. J’espère qu’elle intéressera également vos enfants.
J’ai bon espoir que vous m’annoncerez de bonnes nouvelles, à propos de tout ce qui vient d’être dit. J’espère que nous nous rencontrerons encore, avant que vous ne repartiez et, si possible, encore plus vite que nous en étions convenus, lorsque vous êtes venu me voir.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Cette lettre est rédigée en Yiddish. (2) En anglais.
Lettre n°1397
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1397, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Chevat 5712,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva Loubavitch,
à Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir vos salutations, par l’intermédiaire du Rav qui se consacre aux besoins communautaires, l’un des plus âgés parmi les Rabbanim ‘hassidiques, le Rav Chmouel Halevi(1).
Je fais maintenant réponse à vos questions et aux différentes propositions qu’il m’a formulées, en votre nom et en son nom personnel :
A) Il est judicieux d’organiser les études en sorte que ceux qui le désirent, en particulier ceux qui viennent de l’étranger, soient dispensés des études séculaires. Il y a assurément de tels élèves et si tel est leur désir, la direction de la Yechiva doit leur donner la possibilité de se passer de ces études.
B) Il faut trouver le moyen d’occuper les élèves également pendant le Chabbat et les fêtes. Si cela n’est pas possible dans l’enceinte de la Yechiva, car celle-ci est trop éloignée(2), il doit être possible d’organiser des réunions ou des fêtes dans chaque quartier, en un lieu central. L’essentiel est que ces élèves ne soient pas installés sur terre et étrangers aux préoccupations célestes, c’est-à-dire liés à la Torah et aux Mitsvot de façon forte pendant la semaine et plus faible, pendant le Chabbat.
C) J’accepte votre proposition de nommer le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Mena’hem Zéev Halevi(3) guide spirituel de la Yechiva. Vous vous arrangerez sûrement pour que cela ne remette pas en cause son activité au profit du Maamad(4) et celle qui tend à rapprocher le cœur de ses disciples de leur Père Qui se trouve dans les cieux.
D) J’ai appris avec satisfaction, par votre lettre, que vous allez accueillir, dans votre Yechiva, les élèves de Netivot Olam(5). Puisse Dieu faire que cela se passe avec succès et surtout qu’une période nouvelle commence ainsi pour la Yechiva, qui permettra d’en raffermir la crainte de Dieu.
E) La compétition entre les érudits favorise la sagesse et vous consulterez, à ce propos, la note explicative figurant à la page 16 du Kountrass Hé’haltsou(6). Actuellement, il y a, dans votre ville, un plus grand nombre de Yechivot, qui accueillent plus d’élèves et vous comprenez sûrement quel message Dieu vous envoie ainsi, de manière allusive.
Vous devez, désormais, multiplier vos efforts et faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que la Yechiva atteigne le niveau requis, conformément à la volonté de son fondateur, mon beau-père, le Rabbi. C’est là ce qu’il attend de vous, de toutes ses forces et vous avez donc les moyens de l’accomplir, de développer, de cette manière, la Yechiva de votre ville.
Puisse Dieu faire que vous ayez effectivement le désir de réaliser tout cela, pour le bien, non seulement spirituel mais aussi matériel, de la Yechiva.
Dès réception de cette lettre, vous me confirmerez qu’elle vous est bien parvenue et j’attends votre réponse, qui me dira si vous acceptez mes propositions et surtout si elles sont suivies d’effet, si elles permettent une direction optimale et satisfaisante, pour les différentes classes de la Yechiva.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,
Notes
(1) Le Rav C.Levitin, de New York. Voir, à son propos, les lettres n°808 et 939. (2) Du lieu d’habitation des élèves. (3) Le Rav M.Z. Gringlass. Voir, à son propos, la lettre n°1258. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°1328. (5) Nom d’une école. (6) Du Rabbi Rachab.
Lettre n°1398
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1398, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Chevat 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre du 17(1) Tévet. Me trouvant près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, j’ai mentionné le nom de votre fils et le vôtre, comme vous me le demandiez dans votre lettre.
Le montant joint à votre courrier à été transmis au Collel ‘Habad, qui vous a sûrement déjà confirmé l’avoir reçu. Vous recevrez, un peu plus tard, les reçus d’Erets Israël, selon la liste(2) que vous avez transmise. Grand est votre mérite d’avoir mené une action, dans ce domaine, dont l’importance n’est plus à définir, après que cela ait été fait par le roi(3), c’est-à-dire par l’Admour Hazaken, dans Igueret Hakodech(4) et dans de nombreux autres textes.
Toutes ces références établissent qu’une telle activité est le véhicule et le réceptacle suscitant les bénédictions de Dieu et permettant de les intégrer, d’obtenir, en particulier, une bonne santé, laquelle permet de fixer un temps pour étudier la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, avec la tranquillité de l’esprit et du corps.
Votre médecin pense que cela prendra du temps. Il est dit, néanmoins, que Sa Parole se répand promptement, en particulier quand il s’agit de Tsédaka et de bonnes actions. Vous consulterez, à ce propos, le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Kora’h et le Taameï Hamitsvot(5) du Tséma’h Tsédek, à la Mitsva de la bénédiction des Cohanim.
Vous me demandez si vous devez vous rendre à Rotchester(6). A mon sens, il est préférable d’attendre quelques temps, afin de constater l’effet qu’aura le traitement prescrit par les médecins de votre ville. Si celui-ci se révèle efficace, le voyage à Rotchester sera inutile.
Avec ma bénédiction pour que vous ayez une bonne santé et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rabbi inscrit Tov, bon, mot dont la valeur numérique est 17. (2) De donateurs. (3) Ainsi qu’il est dit : Qui sont les rois ? Ce sont les Sages. (4) Quatrième partie du Tanya. (5) Dére’h Mitsvoté’ha. (6) Pour y suivre un traitement médical.
Lettre n°1399
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1399, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Chevat 5712,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
responsable communautaire aux multiples
accomplissements, le donateur,
Rav Chmouel Toledano,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir le compte rendu que m’a fait mon fondé de pouvoir, directeur du bureau européen pour l’aide aux réfugiés et leur intégration, à Paris, le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux activités communautaires, le Rav Binyamin Gorodetski(1), concernant la visite qu’il a faite dans votre ville(2).
J’ai été tout particulièrement satisfait d’entendre parler de vous et des actions positives que vous menez pour renforcer la Torah et le Judaïsme, au sein de votre communauté, en particulier dans le domaine pédagogique et dans celui de l’étude publique de la Torah.
Mon cœur s’est également réjoui en prenant connaissance de votre décision de faire construire une Yechiva et un Talmud Torah, dans l’esprit de la Torah et de la Tradition.
Il est inutile de décrire, à quelqu’un comme vous, le grand mérite et la Mitsva qui consiste à rechercher le bien de tous. Et, vous pouvez vous en remettre, de ce point de vue, à Celui Qui vous accordera votre récompense, dans ce monde et dans le monde futur.
Tout ce qui est vivant se développe et s’étend. J’ai donc bon espoir que vos accomplissements fructueux iront croissant, se raffermiront, grâce à vos efforts et à l’influence que vous exercez sur les autres. Dieu accordera, à vous même et à tous ceux qui prennent part à cette œuvre, une immense bénédiction et une grande réussite, dans vos activités communautaires et dans vos préoccupations personnelles, en un bien visible et tangible, moralement et physiquement.
Je souhaite obtenir de bonnes nouvelles de l’élargissement et du développement de vos activités, de la multiplication des cours publiques, portant sur la partie révélée de la Torah et sur la ‘Hassidout, qui est son luminaire, de vos réalisations fructueuses pour rapprocher les cœurs des Juifs et des Juives de leur Père Qui se trouve dans les cieux.
En saluant et en adressant ma bénédiction à tous les vôtres,
Notes
(1) Voir, à son propos, la lettre n°1250. (2) A Tanger, Maroc.
Lettre n°1400
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1400, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Chevat 5712,
Brooklyn, New York,
A l’homme distingué, responsable communautaire
aux multiples accomplissements, le donateur,
Rav Moché Lebanda,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir le compte rendu de la visite faite par mon délégué personnel, directeur de notre bureau européen d’entraide, le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, Rav Binyamin Gorodetski(1), à Madrid.
J’ai été particulièrement satisfait d’avoir connaissance de vos réalisations positives, accomplies pour le bien de tous. Vous et votre épouse avez mis une synagogue à la disposition de la communauté. Et, vous prenez maintenant une initiative importante, en y installant une cuisine cachère. Vous réservez, à cet effet, une maison convenant à ce besoin, au centre de la ville.
Il est sûrement inutile de décrire le mérite et la Mitsva que constitue la recherche du bien de tous, en particulier dans les domaines fondamentaux qui sont mentionnés dans le Mi Chébéra’h(2) : Ceux qui réservent des synagogues pour la prière, donnent du pain aux invités. Leur récompense est aussitôt définie par ce texte : Le Saint béni soit-Il les rétribuera, leur accordera la bénédiction et la réussite en tout ce qu’ils entreprendront.
Je voudrais, néanmoins, formuler un voeu et rappeler que tout ce qui vit doit se développer. Il en sera donc de même pour vos actions positives, que vous multiplierez, dans tous les domaines, pour le plus grand bien de tous. Vous renforcerez la Torah et le Judaïsme, pour ceux qui habitent votre ville et pour les jeunes étudiants(3).
Dieu ne reste pas en dette. A n’en pas douter, Il multipliera pour vous les bénédictions et vous conférera la réussite, matérielle et spirituelle, dans vos réalisations communautaires et dans vos préoccupations personnelles.
Je serais particulièrement satisfait d’obtenir d’autres bonnes nouvelles de ce que vous réalisez.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir la lettre précédente. (2) La bénédiction de la communauté récitée, le Chabbat matin, après la lecture de la Torah. (3) De passage à Madrid pour y faire leurs études.
Lettre n°1401
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1401, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Chevat 5712,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Aryé(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu, en son temps, votre lettre, dans laquelle vous me parlez de la mélodie que votre père vous a enseignée. Il vous a raconté que celle-ci avait été chantée par le saint Rabbi Avraham l’ange, fils du Maguid de Mézéritch, pendant le Le’ha Dodi(2). Vous me dites que, si l’on se rend chez vous, vous pourrez enseigner cette mélodie.
Je vous remercie de l’intérêt que vous avez manifesté, de la sorte et je me permettrai de vous prendre au mot. Nous sommes actuellement occupés par la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, qui sera célébrée le 10 Chevat. Après cette date, je demanderai à quelques élèves(3) de vous rendre visite. Comme vous l’avez promis, vous leur enseignerez ce chant.
J’espère que, lorsque vous aurez une bonne nouvelle, vous ne manquerez pas de me la communiquer et je vous en remercie d’avance.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Je vous joins des propositions sur les pratiques à adopter(4), à l’occasion de la Hilloula de mon beau-père.
Notes
(1) Le Rav A.Abramson. (2) La prière du vendredi soir, lors de l’accueil du Chabbat. (3) De la Yechiva. (4) Il s’agit de la lettre n°885.
Lettre n°1402
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1402, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Chevat 5712,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je voudrais vous remercier de tout mon cœur pour votre précieux cadeau, la lettre manuscrite de l’Admour Haémtsahi(2) à propos du cimetière de Haditch, ville où repose l’Admour Hazaken. Ce présent m’est particulièrement précieux et je vous suis très reconnaissant de me l’avoir fait parvenir.
Je vous joins une liste de pratiques(3), à l’occasion de la Hilloula du 10 Chevat, celle de mon beau-père, le Rabbi. Je vous joins également un coupon pour recevoir un colis de nourriture.
Avec ma bénédiction et en vous remerciant, comme je le faisais d’emblée,
Notes
(1) Le Rav M.Meïzlish. (2) Imprimée dans les lettres de l’Admour Haémtsahi, lettre n°13. (3) Il s’agit de la lettre n°885.
Lettre n°1403
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1403, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Chevat 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’écrivez pour me décrire les dégâts que vous a causés l’inondation(1). Vous avez sans doute vu la lettre de l’Admour Hazaken(2) au Rav de Dribin, imprimée dans le Beth Rabbi, tome 1, page 150. Vous consulterez aussi Méa Chéarim, à la page 36. Il en est une également de l’Admour Haémtsahi, à la page 28 et du Tséma’h Tsédek, dans le Séfer Hamitsvot(3), page 228.
Ces textes établissent qu’après un dommage, qui est une manifestation de l’attribut de rigueur, c’est celui de la miséricorde qui se met en éveil, lequel intervient alors de manière plus abondante que la bonté qui apparaît d’emblée. La miséricorde est l’attribut de Yaakov, l’héritage sans limite, qui traverse d’une extrême à l’autre. C’est par son intermédiaire que l’on obtient la richesse.
Puisse Dieu faire que l’on puisse, très prochainement, assister à tout cela de nos yeux de chair, ici-bas, dans le monde.
Avec ma bénédiction de réussite, matérielle et spirituelle,
Notes
(1) Voir la lettre n°891. (2) Imprimée dans les lettres de l’Admour Hazaken, lettres n°92 et 93. (3) Le Dére’h Mitsvoté’ha.
Lettre n°1404
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1404, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Chevat 5712,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’avez fait savoir que vous venez d’avoir seize ans. Vous avez sûrement étudié le commentaire que donne la ‘Hassidout du verset : Avraham était âgé, avancé dans les jours. En effet, le temps et les jours doivent être emplis d’un contenu de Torah et de Mitsvot.
Or, vous m’écrivez pour m’annoncer que vous allez avoir seize ans et pour solliciter une bénédiction, sans préciser ce que sont votre étude de la Torah et l’état de votre crainte de Dieu. L’essentiel manque donc à votre courrier !
Car si vous avez seize ans, et Dieu vous accordera une longue vie, cela n’est nullement de votre fait. En revanche, la fin du traité Kiddouchin affirme que j’ai été créé pour servir mon Créateur. Or, vous n’évoquez même pas ce sujet !
Puisse Dieu faire que vous grandissiez, vous emplissiez de crainte de Dieu, soyez un ‘Hassid et un érudit. Vous apprendrez la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout avec ardeur et passion. Vos parents concevront, de vous et de leurs autres enfants, beaucoup de satisfaction, une satisfaction juive et ‘hassidique.
Vous vous efforcez sans doute de maintenir les trois études, s’appliquant à tous, qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi et qui portent, comme vous le savez, sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya.
Avec ma bénédiction pour une étude de la Torah pénétrée de crainte de Dieu,
Lettre n°1405
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1405, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Chevat 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Le Rav ‘Hadakov(1) m’a fait part, hier, de votre conversation téléphonique et j’ai reçu, juste après cela, votre lettre, par porteur spécial, dans laquelle se trouvaient des coupures de presse.
Vous imaginez et vous avez le sentiment qu’un autre commerçant peut vous faire de la concurrence et diminuer votre recette. Vous me demandez donc mon avis, sur cette question.
Comme vous le souhaitez, je mentionnerai encore une fois votre nom, lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.
En tout état de cause, vous savez que les Juifs sont croyants et fils de croyants. Vous devez donc être certain que les gains d’un homme lui sont fixés entre Roch Hachana et Yom Kippour. Ceci inclut également les recettes que Dieu a fixées pour vous et je suis convaincu que celles-ci sont larges. Personne ne pourra les diminuer et encore moins les faire disparaître, ce qu’à Dieu ne plaise.
Vous devez donc placer fermement votre confiance en Dieu et le faire avec joie, comme le dit le Zohar, à la Parchat Tetsavé, page 184b. Car, ce monde inférieur reçoit toutes les bénédictions célestes et, lorsque la joie et la clarté règnent, ici-bas, ces bénédictions sont, en outre, joyeuses et lumineuses, ainsi qu’il est dit: Servez Dieu dans la joie.
Lorsqu’un Juif est joyeux, il suscite la joie céleste.
Ceci est particulièrement vrai pour ce qui vous concerne. Vous avez eu le mérite de permettre au plus grand nombre de disposer d’un livre de mon beau-père, le Rabbi(2). Ce mérite, à n’en pas douter, vous protégera et vous permettra de gagner largement votre vie. Plus important encore, vous ferez un usage utile de vos gains, en bonne santé, pour la Torah et les Mitsvot, de manière large.
J’espère obtenir de vos bonnes nouvelles.
A l’occasion de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi(3), je vous adresse mes propositions(4) sur les pratiques qu’il convient d’adopter.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Directeur du secrétariat du Rabbi. (2) En finançant sa publication. (3) Le 10 Chevat. (4) Il s’agit de la lettre n°885.
Lettre n°1406
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1406, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Chevat 5712,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec plaisir, par mon secrétaire, que votre épouse est rentrée à la maison et qu’elle se porte mieux, Dieu merci. J’espère que son état continuera à s’améliorer.
Je voudrais vous parler encore une fois de votre soeur et de ce que vous deviez vérifier, à propos de la conversion(1).
Ayant consulté nos livres sacrés, vous savez sans doute que chaque jour importe, en matière de conversion.
Je souhaite que vous vous occupiez de cela avec diligence et que vous arrangiez au plus vite ce qui doit l’être. Aucune excuse ne peut être valable, en la matière, même si l’on pense que l’on n’obtiendra pas gain de cause. Et, de fait, si l’on agit sérieusement, on obtient, tôt ou tard, des résultats, jusqu’à un certain point. J’espère avoir de bonnes nouvelles, à ce propos.
A l’occasion de la seconde Hilloula de mon beau-père, le Rabbi(2), je vous joins une liste de mes propositions(3) concernant les pratiques qu’il convient d’adopter. Vous avez vu personnellement le Rabbi et vous accepterez dont sûrement une partie de ces pratiques ou même leur totalité.
Avec ma bénédiction pour que vous me donniez de bonnes nouvelles,
Notes
(1) De celui qu’elle désire épouser et dont il faut vérifier la validité. (2) Le 10 Chevat. (3) Il s’agit de la lettre n°885.
Lettre n°1407
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1407, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Chevat 5712,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sûrement reçu, en son temps, ma précédente lettre(1). Je suis inquiet et soucieux de ne pas avoir eu de vos nouvelles, depuis lors. J’espère que vous allez bien et je vous remercie d’avance de me le confirmer en m’écrivant.
Je me permets de vous joindre un chèque de deux cent cinquante Shekels, émanant de notre caisse d’entraide. Vous les rembourserez lorsque Dieu vous accordera la largesse. J’espère que cela sera très bientôt, beaucoup plus vite que vous ne le pensez.
L’Admour Hazaken enseigne(2) qu’il est trois choses que l’on ne peut imposer, un conseil, un bon parti et un acte de bienfaisance(3). Vous m’excuserez de passer outre à ce dicton.
Ceci me rappelle un épisode que me rapporta mon professeur de Guemara(4), lorsque je l’ai vu, un jour de Tichea Beav, alors qu’il étudiait un passage de la Guemara(5). J’ai alors exprimé mon étonnement: N’est-il pas écrit dans le Choul’han Arou’h qu’il est interdit d’étudier la Torah, à Tichea Beav?.
Il me répondit qu’à son sens, il serait puni, en tout état de cause, lorsqu’il parviendrait dans le monde futur. Il souhaitait donc que cette punition lui soit donnée précisément pour avoir étudié la Torah, le 9 Av(6).
A l’occasion de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi(7), je vous joins les propositions que j’ai formulées(8). Puisse Dieu faire que s’accomplisse prochainement la promesse selon laquelle ils se réveilleront et se réjouiront ceux qui reposent sous terre. Il sera alors parmi eux.
Notes
(1) Voir aussi la lettre n°1423. (2) Voir la lettre n°912. (3) L’homme doit les accepter de lui-même, faute de quoi ils sont sans valeur. (4) Qui, lui aussi, passa outre à une interdiction. (5) Alors qu’il est interdit d’étudier la Torah, à Tichea Beav. (6) Pour une raison noble! (7) Le 10 Chevat. (8) Il s’agit de la lettre n°885.
Lettre n°1408
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1408, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Chevat 5712,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Perets(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre, en son temps et avec plaisir. Vous m’y apprenez que vous terminerez bientôt l’étude des six ordres de la Michna. Tout comme Dieu vous a aidé à les conclure, Il vous aidera également à entreprendre encore une fois cette étude et à la mener à son
terme, à apprendre et à enseigner, à garder, à faire et à accomplir.
Comme vous le savez, Michna est l’anagramme de Nechama, l’âme. Celle-ci recevra, de cette façon, la clarté de la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière, de même que celle du luminaire de la Torah, qui est la ‘Hassidout. Ainsi, vous serez béni également dans vos besoins personnels.
J’ai répondu directement à votre frère, le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Guerchon, qui m’avait écrit.
Avec ma bénédiction de réussite dans l’étude de la Torah, dans la pratique des Mitsvot et dans vos préoccupations personnelles,
N. B. Je reproduis ici un extrait(2) de ce qui a été dit lors de la réunion ‘hassidique, organisée à l’occasion de la Hilloula de l’Admour Hazaken, le 24 Tévet.
Lorsque l’Admour Hazaken parvint à Mézéritch, le Maguid fixa que son fils, l’ange(3), lui enseigne la ‘Hassidout et que lui-même enseigne la partie révélée de la Torah à l’ange. Leur étude commença par Meeïmataï(4) et l’Admour Hazaken lui expliqua le sens de cette Michna. Mais, l’ange indiqua que ce terme devait être rapproché de Eïma, la peur, la crainte.
On peut ainsi établir un lien entre le début et la fin des six ordres, car, lors de la répartition du Talmud qui est faite ici(5), on attribue également l’étude des six ordres de la Michna(6). La conclusion du Talmud est le traité Nidda, mais ceci reste lié à la Michna.
La conclusion de la Michna est la suivante : Le Saint béni soit-Il ne trouva pas d’autre réceptacle contenant la bénédiction pour Israël que la paix, l’harmonie et l’unité entre tous les enfants d’Israël, comme le dit également le Tanya, au chapitre 32. Car, bénis nous, notre Père est possible uniquement lorsque nous sommes tous comme un.
Or, l’unité véritable entre les hommes, en général et entre les Juifs, en particulier est inconcevable, lorsqu’elle n’est pas totalement désintéressée. Si ce n’est pas le cas, elle ne permet pas de se lier à l’autre et elle se limite à la recherche de son propre bien.
L’unité sincère ne peut donc être que celle qui est définie par le chapitre 32 du Tanya, c'est-à-dire la conscience de la symétrie qui existe entre tous, parce que toutes les âmes ont un même Père, leur source étant le Dieu un. La ‘Hassidout souligne que la source des âmes transcende même celle de la Torah et des Mitsvot. Et, nos Sages disent, au début du Midrach Béréchit Rabba, que la pensée d’Israël prima à toute autre, y compris à celle de la Torah, ainsi qu’il est dit : Parle aux enfants d’Israël.
Ainsi, les six ordres de la Michna commencent par le Chema Israël et se concluent par la paix, réceptacle contenant la bénédiction. La paix s’instaure en proclamant l’unité de Dieu par le Chema Israël. Mais, pour que l’unité soit véritable, il faut mettre en pratique Meeïmataï, se soumettre au delà de toute rationalité, y compris celle de la Sainteté. Différents textes de ‘Hassidout permettent de l’établir.
Notes
(1) Le Rav P.‘Hen. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1376. (3) Rabbi Avraham l’ange. (4) A partir de quand lit-on le Chema Israël du soir, début de la première Michna du premier traité talmudique, celui de Bera’hot. (5) Chaque 24 Tévet. (6) On répartit alors, entre les participants, non seulement les traités du Talmud, mais aussi les ordres de la Michna.
Lettre n°1409
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1409, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Chevat 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
L’une de vos connaissances m’a transmis que votre état de santé n’est pas très bon. Je voudrais donc vous rappeler, même si cette idée n’est pas nouvelle pour vous, que nous sommes tous soumis à la Providence du Créateur. En conséquence, si vous pensez que quelqu’un cherche à vous nuire, vous devez savoir qu’il n’y a uniquement là qu’une illusion. Cela est impossible.
Vous devez donc raffermir votre confiance en Dieu, Qui dirige le monde entier et également vous-même et votre corps. Car, l’homme est défini comme un petit monde, par le Midrach Tan’houma, au début de la Parchat Pekoudeï et par le Tikouneï Zohar, au Tikoun n°69, page 117b.
S’il vous arrive de sentir que votre confiance est affaiblie, il n’y a pas lieu de méditer profondément à une telle situation. Vous devez cesser de penser à cette faiblesse, qui n’est qu’une illusion. Lorsque quelques temps s’écouleront, vous pourrez vérifier personnellement que vous êtes ferme dans votre confiance en Dieu, tout comme les enfants d’Israël sont, dans leur ensemble, croyants et fils de croyants.
Vous vous conformez sûrement aux prescriptions du médecin, car la Torah lui a accordé l’autorisation et également la force de guérir. Que Dieu fasse que vous m’annonciez prochainement l’amélioration de votre état de santé, me disiez que vous allez de mieux en mieux.
Il serait bon que vous récitiez chaque jour quelques Psaumes. Le roi David demanda(1), en effet, que leur lecture soit considérée comme l’étude des plaies et de la propagation de l’impureté(2). Ils(3) sont donc à la fois une prière, selon le traité Bera’hot 4b et une étude de la Torah.
Avec ma bénédiction de prompte guérison, de bonne santé et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) A Dieu et fut exaucé, en cela. (2) Qui sont les passages les plus ardus de la Torah. (3) Les Psaumes
Lettre n°1410
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1410, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Chevat 5712,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Mena’hem Mendel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, il y a peu de temps, que vous écrivez les Séfer Torah, les Tefilin et les Mezouzot. Je voudrais vous proposer de le faire pour le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h. Vous écrivez sûrement des Mezouzot selon l’avis de l’Admour Hazaken. Pouvez-vous les réserver au Merkaz et combien coûtent-elles ? Je précise qu’elles seront écoulées en Amérique et elles ne doivent donc pas être trop larges.
Pour ce qui concerne les livres, par exemple la brochure expliquant ce que sont les Tefilin, j’en ai confié la responsabilité au Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, auquel vous pouvez vous adresser directement.
Je vous remercie de m’avoir communiqué un récit relatif à l’Admour Hazaken, lorsqu’il se trouvait à Orcha. Vous avez sûrement d’autres bons souvenirs, dont vous pourriez me faire profiter. Je vous en remercie d’avance.
Il est sans doute inutile de vous parler du jeune homme, dont vous ne me communiquez pas le nom, qui a étudié la Torah, pendant un certain temps, avec le Rav Fluksberg. Il serait bon de lui rendre visite encore une fois et de lui souligner la nécessité de poursuivre son étude de la Torah. S’il ne le souhaite pas, il faut trouver le moyen de mettre ce souhait en éveil.
Je vous joins les pratiques(2) qu’il convient d’adopter pour le jour de la Hilloula(3) de mon beau-père, le Rabbi. Vous voudrez bien les diffuser, de la manière qui convient.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav M.M. Aronov, de Toronto, Canada. (2) Il s’agit de la lettre n°885. (3) Le 10 Chevat.
Lettre n°1411
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1411, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Chevat 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 3 Chevat, par laquelle vous me dites que votre médecin préconise une opération à votre épouse: A) pour refaire les points de suture de l’opération précédente qui se sont défaits, B) pour relever et remettre à leur place les organes génitaux.
A mon sens, cette proposition peut être acceptée, à la condition qu’un second médecin, spécialiste en la matière, y souscrive également.
Une troisième proposition est également formulée. Ce médecin propose, au cours de la même opération: C) de coudre et de ligaturer les trompes.
Il ne me semble pas que ce soit une bonne chose. Vous solliciterez le conseil d’un Rabbin orthodoxe qui vous indiquera la Hala’ha, en la matière et vous dira si cela est permis. Vos propos, qui sont très concis, semblent indiquer qu’après cette ligature, votre épouse ne pourra plus avoir d’enfants. Pourquoi devez-vous en arriver là?
Vous dites que les médecins expliquent la faiblesse de votre épouse par la fréquence de ses grossesses et de ses accouchements, jusqu’à maintenant. Or, A) ils peuvent se tromper en cela et peut-être son état est-il lié à son alimentation, dont la modification, comme celle de son mode de vie, lui permettra de retrouver ses forces. B) Même s’il s’avérait qu’il serait dangereux pour elle d’être enceinte, dans les circonstances actuelles, les responsa Tséma’h Tsédek, Even Haézer, chapitre 89, permettent, en pareil cas, l’usage de contraceptifs(1). Pour savoir lesquels utiliser, vous consulterez un Rabbin orthodoxe.
Je vous joins une copie de ma lettre(2), adressée à tous, à l’occasion de la réunion ‘hassidique de la fête de toutes les fêtes, le 19 Kislev, de même que les coutumes(3) pour le jour de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi(4).
Puisse Dieu faire que s’accomplisse la promesse selon laquelle ils se réveilleront et se réjouiront ceux qui reposent sous terre. Et, il sera parmi eux, très bientôt et véritablement de nos jours.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1232. (2) Il s’agit de la lettre n°1262. (3) Il s’agit de la lettre n°885. (4) Le 10 Chevat.
Lettre n°1413
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1413, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Chevat 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre du 8 Chevat et vos noms ont été mentionnés près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Il invoquera sûrement la miséricorde divine pour la satisfaction des besoins de tous ceux que vous citez dans votre lettre.
J’espère qu’à la réception de cette lettre, vous serez guéri et vous me le ferez savoir. Vous me donnerez également des nouvelles des membres de votre famille.
Je suis un peu surpris que vous ne soyez venu ici ni le 19 Kislev, ni le jour de la Hilloula(1), pour vous rendre près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Même s’il est vrai que vous avez une bonne excuse pour cela, il en découle uniquement que vous ne méritez pas de punition, ce qu’à Dieu ne plaise, du fait de cette absence. Il est dit, néanmoins, que celui qui se trouve dans un cas de force majeure est dispensé d’agir, mais, pour autant, ne peut être considéré comme s’il l’avait fait(2). Il est, sans doute, inutile d’en dire plus.
Vous vous servirez de votre influence sur votre cousin pour le renforcer et l’encourager à suivre la voie de la Torah et des Mitsvot. De temps à autre, vous lui rappellerez la promesse qu’il m’a faite, celle de revenir à la Yechiva Loubavitch. Il faut espérer qu’au final, il acceptera cette proposition.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat. (2) Le fait de ne pas venir chez le Rabbi n’était pas une faute. Néanmoins, le manque qui en découle subsiste.
Lettre n°1414
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1414, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Chevat 5712,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Efraïm Eliezer Hacohen,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir vos deux lettres du 7 Chevat et du jeudi de la Parchat Bechala’h. Il est dommage que vous n’ayez pas été présent, lors de la réunion ‘hassidique de la seconde Hilloula de mon beau-père, le Rabbi(2). De fait, il est dit que tout, y compris ce qui concerne un Séfer Torah, dépend de la chance(3).
Deux paroles de nos Sages peuvent être citées, à ce propos. Dans les traités Kiddouchin 33b et Makot 22b, ils se demandent qui, du Séfer Torah ou de l’érudit de la Torah, a la préséance. Vous consulterez Rabbénou Nissim, à la première référence et le Maharcha, à la seconde. Par ailleurs, ils affirment aussi, au début du Midrach Béréchit Rabba, que la pensée d’Israël prima à toute autre, y compris à celle de la Torah, puisqu’il est dit, dans cette dernière, parle aux enfants d’Israël.
J’ai lu avec satisfaction, dans votre seconde lettre, que vous avez enfin pu réparer ce qui devait l’être, concernant la viande cachère. Puisse Dieu faire que vous puissiez bientôt en faire de même pour ce qui concerne l’éducation(4).
Mon beau-père, le Rabbi soulignait(5) qu’aux Etats Unis, on exige une surveillance sur ce que l’on met dans la casserole et l’on vérifie sa qualité, alors que, par ailleurs, ce que l’on place dans la tête échappe à tout contrôle. Quiconque le désire se définit comme un professeur ayant la crainte de Dieu, un éducateur, un pédagogue.
A ce propos, vous savez à quel point la causerie des érudits(6) est importante. En l’occurrence, le Talmud lui-même emploie ce terme de casserole pour désigner la tête et ceci peut également être lié au verset Ta Torah se trouve dans mes entrailles, comme le dit le chapitre 5 du Tanya.
Bien évidemment, j’ai mentionné votre nom, de même que celui des membres de votre famille, comme vous me l’avez demandé, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, au jour de la Hilloula(2). Puisse Dieu faire que toutes les prières et toutes les requêtes soient exaucées, par le mérite du Juste, possédant la plus haute élévation. De fait, Yossef(7), qui était un Juste de haute élévation, assurait la subsistance de tout le pays.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, grand Rabbin de Philadelphie. Voir, à son propos, la lettre n°1317. (2) Le 10 Chevat. (3) Dans le texte, le Mazal. Il faut en conclure que celui-ci n’était pas favorable, en l’occurrence. (4) A Philadelphie. Voir, à ce propos, les lettres n°1285 et 1286. (5) Voir, à ce propos, la lettre n°958. (6) Qui n’est pas, à proprement parler, leur enseignement de la Torah. (7) Le précédent Rabbi s’appelait également Yossef. Voir la lettre n°1412.
Lettre n°1415
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1415, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Chevat 5712,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Morde’haï Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me faites part de votre situation. On organise, dans votre ville, une semaine de la fraternité et l’on vous a proposé, en tant que Rabbin de la communauté, d’y participer et d’y prononcer un discours, au même titre que le prêtre. De plus, cette réunion est organisée dans une salle qui se trouve dans le même bâtiment que leur lieu de culte. Vous me demandez mon avis, sur cette question.
Il est clair qu’une telle pratique est interdite par la Hala’ha. Elle est également à proscrire du fait de ce que pourraient en conclure les personnes qui vous verraient là-bas et retiendraient uniquement la relation amicale dont elles seraient les témoins entre le Rabbin orthodoxe et le prêtre.
Vous me demandez comment expliquer tout cela aux membres de votre communauté. Il est différentes manières de le faire et je vous exposerai l’une d’elles, que vous pourrez adapter à votre situation.
Les pays dans lesquels nous nous trouvons sont fiers de leur liberté, permettant à chacun d’adopter de plein gré ses convictions et sa foi. En conséquence, il faut écarter toute pratique qui pourrait entraîner une confusion ou une contrainte, dans le domaine religieux. Car, c’est en la matière que les pressions sont les plus fréquentes, selon les différentes formes qu’elles peuvent prendre.
Le verset établit qu’Israël est la minorité d’entre les nations, par son nombre comme par ses moyens matériels. Malgré cela, pendant toute la durée de l’exil, les Juifs n’ont pas fait la moindre concession, pour tout ce qui touche à leur foi. Ils ont même donné leur vie pour cela.
De fait, lorsqu’il s’agit de foi, il n’est pas aisé de déterminer ce qui est grave et ce qui ne l’est pas. Concrètement, la pratique la plus banale, dès lors qu’elle remet en cause les convictions, peut conduire à abjurer, ce qu’à Dieu ne plaise.
On peut donner, à ce propos, l’illustration suivante. Un animal qui aurait un grand orifice dans le pied, ou même qui serait amputé de ce membre, resterait cacher(2), alors qu’un trou de la taille d’une pointe d’aiguille sur la membrane recouvrant le cerveau le rendrait Taref.
Et, il en est de même pour l’homme, physiquement et moralement. Celui-ci doit donc être particulièrement prudent pour tout ce qui touche à sa foi. Son comportement ne doit pas prêter à confusion devant les autres, pas même les femmes et les enfants. Or, ces derniers, voyant le Rabbin orthodoxe faire un discours juste après le prêtre chrétien, en déduiraient qu’il existe des points communs entre les religions, que l’une peut donc passer avant l’autre, surtout si tout cela se déroule dans un bâtiment qui est la propriété de la religion dominante, dans ce pays.
Or, si un seul spectateur est abusé de cette façon, même s’il s’agit d’un enfant, cela justifie que tout soit annulé, comme le dit le Midrach Rabba Devarim, au chapitre 7, paragraphe 8, rapportant l’affirmation de Dieu, lors du don de la Torah, selon laquelle Il ne l’aurait pas donnée si un seul Juif, parmi les six cent mille, était alors manquant. Et, nos Sages ne précisent aucune restriction, à propos de ce Juif. Il pouvait donc être le dernier, spirituellement le plus bas. Or, à cause de lui, tout le peuple d’Israël, y compris Moché notre maître, n’aurait pas reçu la Torah.
Il ne faut pas interpréter ce refus comme un manque de respect envers le prêtre, comme je le soulignais au début de ma lettre. En effet, les pouvoirs publics sont fiers de proclamer que, dans ce pays, chacun est libre de se comporter selon sa foi et ses convictions.
Comme vous me le demandez, je vous adresse cette lettre en express et je répondrai donc à vos autres questions, lors d’une prochaine occasion, avec l’aide de Dieu.
Avec ma bénédiction pour conduire votre communauté vers la crainte de Dieu,
Notes
(1) Le Rav M.Fisher. Voir, à son propos, la lettre n°904. (2) Dès lors que celui-ci n’est pas un membre vital.
Lettre n°1416
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1416, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Chevat 5712,
Brooklyn,
Aux fidèles de la synagogue Ancheï Loubavitch,
à Boston et, tout d’abord, au président et aux responsables,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu vos salutations avec plaisir, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaire, Rav Elyahou Simpson. Et, je l’ai chargé, à mon tour, de transmettre ma bénédiction à tous les fidèles et aux membres de la synagogue, de même qu’aux personnes de leur famille, pour la satisfaction de tous leurs besoins, enfants, santé et prospérité matérielle.
Vous êtes l’une des plus anciennes synagogues de ce pays, et en particulier de Boston, à porter le nom de Loubavitch. Il est sans doute inutile de vous définir le grand mérite que cela constitue. En effet, Loubavitch est le nom d’une ville à partir de laquelle se diffusa, dans toute sa force, l’étude de la ‘Hassidout et les pratiques ‘hassidiques, depuis l’époque du Tséma’h Tsédek. Le simple fait de mentionner ce nom évoque une manière de vivre tout à fait particulière.
Mon beau-père, le Rabbi, m’a raconté que le nom de Loubavitch, petit village de Lituanie, qui, en russe, désigne l’amour, lui fut donné, à l’époque, par l’un de ses fondateurs. Celui-ci était un Juste caché et il se distinguait par l’amour dont il témoignait envers son prochain et, de façon générale, envers toutes les créatures de Dieu.
C’est pour cette raison que les ‘Hassidim ‘Habad sont attachés à ce nom de Loubavitch, qui n’a nullement une portée accessoire. Citant le saint Baal Chem Tov, mon beau-père, le Rabbi affirma que tout ce qui se passe dans ce monde est un effet de la divine Providence. Il en est de même, en l’occurrence, puisque ce nom établit le lien profond qui existe entre la ‘Hassidout et les trois amours, amour de Dieu, amour de la Torah, amour de son prochain, qui sont indissociables et indispensables, dans l’existence quotidienne de chaque Juif.
Les formes d’amour qui viennent d’être citées trouvent toutes leur expression, d’une certaine manière, dans une synagogue. Dans la prière qui y est dite, on cite le verset tu aimeras l’Eternel ton Dieu et l’on mentionne ainsi l’amour de Dieu. On y lit la Torah et l’on récite alors une bénédiction, Qui nous a choisis d’entre toutes les nations et nous a donnés Sa Torah, introduisant ainsi l’amour de la Torah. On donne également de la Tsédaka, dans une synagogue, ce qui est une marque d’amour du prochain.
Le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Elyahou Simpson, a également suscité mon inquiétude en m’apprenant que nombreux sont ceux qui déménagent et s’éloignent de la synagogue, qu’il est, en conséquence, difficile de réunir la communauté chaque jour, pour la prière.
Il serait bon que les membres de la communauté se réunissent et qu’ils décident l’ouverture d’une partie de la synagogue dans le nouveau quartier, où les Juifs s’installent. Peu à peu, ils développeront là-bas tout ce qui caractérise cette synagogue, en particulier les pratiques et les coutumes ‘hassidiques, afin que, dans le nouveau quartier également, le nom de Loubavitch serve de guide aux autres fidèles, leur montrant de quelle manière des ‘Hassidim doivent prier.
Je conclus en adressant ma bénédiction, matérielle et spirituelle, à tous les fidèles.
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