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Iguerot Kodesh — lettres 1376 à 1395

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°1376

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1376, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tévet 5712,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Efraïm Eliézer Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 22 Tévet. Comme vous me l’avez demandé, j’ai mentionné votre nom, lors de la réunion ‘hassidique du 24 Tévet, date de la Hilloula de notre grand maître(2).

Conformément à votre requête, vous avez également été inscrit parmi les participants à la conclusion du Talmud(3).

Vous me demandez quel traité j’ai moi-même choisi, dans cette répartition. Sans en faire le voeu, j’étudierai les traités Soukka et Sanhédrin.

Pour ne pas envoyer du papier(4), je vous reproduis un passage(5) de ce qui a été dit lors de cette réunion ‘hassidique, d’après le récit du Maguid de Mézéritch, lorsque l’Admour Hazaken vint le voir pour la première fois. Alors, le Maguid chargea son fils, l’ange, d’enseigner la ‘Hassidout à l’Admour Hazaken et ce dernier, d’enseigner la partie révélée de la Torah à son fils.

Ils commencèrent leur étude : Meeïmataï, à partir de quand(6). L’Admour Hazaken expliqua le sens de ce passage, mais l’ange dit qu’il fallait le rapprocher de Eïma, la peur, la crainte. Il montra la relation entre le début et la fin du Talmud. En effet, dans la répartition qui y est faite ici, sont attribués également les six ordres de la Michna. Mais, la conclusion porte sur le traité de Nidda(7), qui est bien lié à celui-là(8).

La conclusion de la Michna est la suivante : Le Saint béni soit-Il ne trouva pas d’autre réceptacle contenant la bénédiction pour Israël que la paix et l’union des enfants d’Israël. Comme l’explique le chapitre 32 du Tanya, bénis-nous notre Père est possible lorsque nous sommes tous comme un.

L’unité véritable entre les hommes, en général et entre les Juifs, en particulier, n’est pas possible lorsqu’elle est intéressée. En pareil cas, on ne s’attache pas réellement à l’autre. On ne fait que rechercher son propre intérêt.

Le chapitre 32 explique ce qu’est une unité véritable. Il dit que toutes les âmes sont unies par leur source en le Dieu unique. La ‘Hassidout précise que la source des âmes est plus haute que celle de la Torah et des Mitsvot.

Nos Sages expliquent, au début du Midrach Béréchit Rabba, que la pensée d’Israël prima sur toute autre chose, y compris la Torah, ainsi qu’il est dit : parle aux enfants d’Israël(9). C’est ainsi que commence le Talmud, en évoquant le Chema Israël et qu’il se conclut, en définissant la paix comme un réceptacle contenant la bénédiction.

La paix est obtenue quand on dit le Chema Israël, que l’on pense que Dieu est un. Mais, il faut le dire avec vérité, avec crainte, Meeïmataï et soumission plutôt que de manière logique et raisonnée, pas même avec la rationalité de la sainteté.

Pour quelqu’un comme vous, ce bref exposé suffira.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son propos, la lettre n°1317. (2) L’Admour Hazaken. Une collecte pour la Tsédaka est organisée, à cette occasion. (3) En étudiant l’un de ses traités. Cette conclusion est célébrée chaque 24 Tévet. (4) Sans évoquer des paroles de la Torah. (5) Voir également la lettre n°1408. (6) Peut-on lire le Chema Israël du soir? C’est ainsi que commence le traité Bera’hot, le premier du Talmud. (7) Le dernier du Talmud. (8) Au premier traité, celui de Bera’hot. (9) Dans la Torah, ce qui veut bien dire que les Juifs lui préexistent.

Lettre n°1377

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1377, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tévet 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je n’ai pas eu de vos nouvelles depuis bien longtemps. J’aimerais savoir, tout d’abord, si vous êtes en bonne santé, de même que votre épouse. Par ailleurs, lorsque vous étiez ici, nous avons parlé de la maison et des voisins(1). Nous avons également évoqué la spiritualité, la nécessité d’influencer les enfants dans l’esprit que nous avons défini.

Je voudrais confirmer mon propos, en fonction de ce que m’a dit mon beau-père, le Rabbi et de ce que nous pouvons constater de nos yeux. A n’en pas douter, lorsque l’on parle une première fois, puis une seconde, puis encore une fois, on peut convaincre, au bout du compte, au moins partiellement. Combien plus est-ce le cas lorsqu’il s’agit d’enfants et qu’on leur parle calmement, car les paroles des Sages sont dites posément.

Je vous joins le compte rendu de mes propos aux élèves qui sont venus me voir, à ‘Hanouka. Ils concernent tous les Juifs, dont la mission est définie par le verset : Vous serez pour Moi une nation de prêtres et un peuple sacré. Chaque Juif doit considérer qu’il est un prêtre, chargé de révéler la sainteté en lui-même et en sa famille.

Vous êtes, en outre, un ‘Hassid et vous avez donc l’assurance de l’Admour Hazaken(2), par le mérite de l’abnégation dont il témoigna. Celui-ci promit qu’en agissant pour renforcer la Torah et les Mitsvot, on connaîtrait la réussite.

Avec ma bénédiction pour tout le bien, pour vous et les membres de votre famille et pour entendre de bonnes nouvelles, dans tous ces domaines,

Notes

(1) Du destinataire de cette lettre. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°998, 1440, 1485 et 1489.

Lettre n°1378

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1378, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tévet 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 9 Tévet, avec les demandes de bénédiction qui y étaient jointes.

Vous me dites que votre fils est enclin au vol, ce qu’à Dieu ne plaise. Il faut consulter un médecin spécialiste, en la matière, car il s’agit d’une forme de faiblesse, que l’on sait traiter, de nos jours.

Bien évidemment, cela ne vous empêche pas de lire un Psaume, chaque jour, en plus de la lecture habituelle, de donner, avant les prières de Cha’harit et de Min’ha, une pièce ou même trois pièces à la Tsédaka, pour le mérite de votre fils.

Vous vérifierez également les Tsitsit de son Talith Katan et vous vous assurerez qu’il ne marche pas, la tête nue. Vous ferez vérifier les Mezouzot de votre maison. Si les élèves ont coutume de porter une Kippa sous leur chapeau, il en fera de même.

Tout cela sera fait sans ostentation, comme s’il s’agissait d’un conseil de ses amis. J’espère que vous pourrez me donner de bonnes nouvelles, à ce propos,

Avec ma bénédiction,

Lettre n°1379

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1379, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Roch ‘Hodech Chevat 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Puisse Dieu faire que votre opération se passe bien et que vous puissiez me donner de bonnes nouvelles, à ce propos.

Il serait bon que vous ayez, dans votre chambre d’hôpital, une bonne Mezouza. Vous vous engagerez aussi, dès votre sortie d’hôpital, à donner de la Tsédaka, à la veille du Chabbat et des fêtes, pour le fonds de Rabbi Meïr Baal Haness et à lire, chaque jour, un Psaume, en Hébreu. Si cela est trop difficile, vous le lirez en anglais.

J’espère avoir la bonne nouvelle que tout va bien chez vous et je conclus en vous adressant ma bénédiction.

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°1380

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1380, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Chevat 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

A) Il est dommage que votre lettre ne dise rien de l’influence que vous exercez sur les autres, afin de réjouir leur coeur. Vous connaissez ce récit du Juste et grand Rav, notre maître Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev, que l’on vit, une fois, danser joyeusement, à l’aube. On lui en demanda la raison

et il répondit qu’il avait médité aux bénédictions du matin, en particulier à celle qui loue Dieu Qui ne m’a pas fait non-Juif. Il avait ainsi pris conscience de ce dont il avait été préservé, du caractère agréable de sa part, de son sort et de son héritage, puisqu’il était Juif. Il ne pouvait concevoir plus grande joie.

Nous-mêmes ajouterons à tout cela le fait que l’on nous ait révélé l’enseignement du Baal Chem Tov, l’importance du Précepte servez Dieu dans la joie, en plus de ce qu’expliquent les lois des opinions, du Rambam, affirmant que l’on peut servir Dieu en toutes tes voies, c’est-à-dire même en mangeant et en buvant. Nous avons donc bien fait un pas en avant pour connaître la joie véritable.

B) Vous maintenez sûrement les études de la Torah dont nous avons parlé, quand vous étiez ici.

C) Je vous joins une copie de ma lettre, adressée à tous, à l’occasion de la fête de toutes les fêtes, le 19 Kislev(1). Vous savez sans doute que le prochain 10 Chevat sera la seconde Hilloula de mon beau-père, le Rabbi. Il serait bon, dans la mesure du possible, d’adopter, à cette occasion, les pratiques que j’ai définies dans ma lettre de l’an dernier(2), dont je vous joins également une copie.

J’espère que vous pensez toujours à l’amélioration de votre situation(3). Le verset dit, en effet que il n’est pas bon que l’homme soit seul. Que Dieu vous donne la réussite en cela et en tout le reste.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Il s’agit de la lettre n°1262. (2) Il s’agit de la lettre n°885. (3) A se marier.

Lettre n°1381

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1381, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Chevat 5712,

Brooklyn,

Aux dirigeants de l’association des ‘Hassidim ‘Habad

en Terre Sainte, puisse-t-elle être rebâtie et restaurée,

Je vous salue et vous bénis,

Vous avez sûrement reçu, en leur temps, mes précédentes lettres(1) et j’attends, de votre part, une réponse précise. Pour l’heure, voici ce qui fait l’objet de ma requête:

A) Le 10 Chevat, jour de la seconde Hilloula(2), approche. Vous organiserez donc, à cette occasion, une réunion ‘hassidique pour le plus grand nombre, de la manière qui convient.

Je précise également mon avis, pour faire suite à de nombreuses demandes. Il faudra, de nouveau, mettre en application toutes les pratiques définies dans ma lettre de l’an dernier(3).

B) Au jour de la Hilloula ou à proximité de cette date, il serait particulièrement judicieux de créer au moins un département ou une institution du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch. J’ai écrit(4), à ce propos, au directeur de ce réseau, le Rav, ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav ‘Haïm Zoussya Wilimovski.

C) Il me semble que la répartition des tâches entre les Yechivot, le Talmud Torah et les institutions du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch est bien claire. Néanmoins, je voudrais formuler un avis et une proposition, à ce sujet.

La Yechiva Loubavitch de Lod doit être l’institut d’études supérieures, en Terre Sainte, y compris pour les élèves qui reçoivent leur éducation, dans l’esprit de Loubavitch, à la Yechiva de Tel Aviv. Cette dernière est destinée aux élèves qui, pour différentes raisons, ne souhaitent pas s’éloigner de la maison de leurs parents. En tout état de cause, le niveau d’étude de ses classes sera inférieur à celui de Lod.

C’est uniquement en cas de besoin que l’on ouvrira les mêmes classes à Lod et à Tel Aviv, mais, en tout état de cause, il ne s’agira pas, à Tel Aviv, des classes les plus élevées, par manque d’encadrement spirituel. Celles-ci seront donc concentrées à Lod.

Bien évidemment, l’une des missions incombant à la Yechiva de Tel Aviv est d’attirer les enfants de cette ville, de montrer, en cet endroit, ce qu’est l’éducation Loubavitch. En effet, tous ceux qui parviennent en Terre Sainte passent un certain temps à Tel Aviv. Il ne serait pas possible d’obtenir que tous viennent visiter Lod.

D) La Yechiva et le Talmud Torah du Kfar sont essentiellement pour les enfants résidant dans ce village ou à proximité. Bien évidemment, ceux-ci, après avoir achevé leurs études dans cette Yechiva, les poursuivront dans celle de Lod, qui offre le niveau le plus élevé, comme je l’ai dit.

E) La Yechiva Torat Emet de Jérusalem semble être particulière, en cela qu’elle a adopté les usages des Yechivot de Terre Sainte. Ses élèves fréquentent donc deux Yechivot et il y a, parmi eux, des hommes mariés et des pères de famille.

Là encore, il serait bon d’instaurer que les plus grands élèves de Torah Emet passent, au moins quelques mois par an, à la Yechiva de Lod, afin de se pénétrer de l’esprit d’une Yechiva Loubavitch, puisque cela est désormais possible.

F) Dans les implantations et les cercles qui n’accepteraient pas encore une éducation dans l’esprit de la Yechiva Loubavitch, les écoles que l’on créera feront partie du réseau Ohaleï Yossef Its’hak. C’est le cas, par exemple, pour les écoles actuellement fondées par les Peylim ou les institutions qu’il a fallu créer dans les villages des Yéménites, lesquels n’auraient pas accepté de venir à Lod ou au Kfar.

Dans ces écoles également, il n’y aura pas de classes aussi élevées qu’à Lod. Et, celui qui désirera poursuivre son étude de la ‘Hassidout ‘Habad devra se rendre dans cette ville, où l’on s’efforcera de l’envoyer.

G) Il découle de ce qui vient d’être dit que l’association des ‘Hassidim ‘Habad, en général et chaque ‘Hassid, en particulier, doit tenir compte de cette institution de Torah qu’est le réseau Ohaleï Yossef Its’hak. Il faut espérer qu’une grande proportion de ses élèves poursuivra ses études dans la Yechiva Loubavitch de Lod. Nos Sages constatent, en effet, que mille élèves entament l’étude de la Loi Ecrite, cent d’entre eux accèdent ensuite à la Michna.

H) Chaque institution a son autonomie, sa direction et un contrôleur extérieur. Il en est de même pour le réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, dont le directeur est le ‘Hassid, Rav ‘Haïm Zoussya Wilimovski. Quelques jeunes gens le rejoindront sûrement et les contrôleurs seront le grand Rav et ‘Hassid, Rav Eliézer Karasik et le Rav Avraham Pariz.

I) Le réseau a un grand besoin de moyens. Il est donc bon et nécessaire d’organiser une collecte, de la manière qui convient, en Terre Sainte. Je vous demande de vous en occuper, de toutes les manières possibles. Vous trouverez une formule permettant que cette collecte ne nuise pas à celle des autres institutions, mais, bien au contraire, la favorise.

J) L’âge et le caractère des élèves du réseau Ohaleï Yossef Its’hak permet de solliciter l’octroi d’une subvention de l’état. Il faut donc tout faire pour que les écoles de ce réseau soient, au plus vite, affiliées au même courant que les autres institutions ‘Habad. Ceci facilitera le financement et permettra de créer des écoles dans de nouvelles implantations.

K) Si vous acceptez ces propositions, vous voudrez bien m’en informer au plus vite. Ce qui est dit au paragraphe B), en particulier, doit être appliqué pour le jour de la Hilloula, le 10 Chevat, ou bien à proximité de cette date.

Avec ma bénédiction de réussite et dans l’attente d’une réponse rapide,

Notes

(1) Il s’agit de la lettre n°1291 et des précédentes, précisées dans les notes de celle-ci. (2) Du précédent Rabbi. (3) Il s’agit de la lettre n°885. (4) Il s’agit de la lettre suivante. (5) De Kfar ‘Habad.

Lettre n°1382

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1382, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Chevat 5712,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav ‘Haïm Zoussya(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres, celle du 12 ‘Hechvan et les deux du 22 Tévet.

A) J’ai pris connaissance avec plaisir de la coupure de journal, jointe à votre lettre du 22 ‘Hechvan, qui évoquait la réunion ‘hassidique de Sim’hat Beth Hachoéva(2), celle des femmes ‘Habad et les suivantes. Vous poursuivrez sûrement vos efforts en ce sens, à l’avenir.

Outre l’action proprement dite, en effet, il faut s’efforcer de diffuser ce qui a été fait et d’y parvenir de la manière qui convient, et non par des procédés vils. Le Rachba dit, en effet, que il est une Mitsva de faire connaître qui accomplit la Mitsva, car c’est un moyen de conduire d’autres personnes à adopter le même comportement. De même, il est dit que la compétition entre les érudits favorise la sagesse(3).

B) Vous demandez de l’aide pour le réseau Ohaleï Yossef Its’hak(4). Je vous ai déjà écrit qu’aucune caisse de financement n’existe ici. Nos moyens ne nous permettent pas une subvention fixe. Pourtant, j’ai bon espoir de pouvoir vous adresser, de temps à autre, quelques bons d’expédition en port payé, par exemple. Mais, il est difficile de déterminer d’emblée la fréquence de l’envoi et son montant. En tout état de cause, cela ne couvrira pas votre budget. Il faut donc que vous vous trouviez les moyens d’assurer votre financement en Terre Sainte.

J’ai écrit(5) à l’association des ‘Hassidim ‘Habad pour demander que l’on vous aide, sans que cela nuise aux autres institutions.

C) Je ne suis pas du tout satisfait que ... ait quitté son poste, dans le réseau Ohaleï Yossef Its’hak. Je lui ai, d’ailleurs, écrit directement, à ce propos. Si la raison en est uniquement le manque de moyens, il faut remédier à cela, mais il ne doit pas quitter son travail. Si c’est à cause de disputes internes entre ceux qui travaillent pour le réseau, il est absolument clair qu’une telle situation doit complètement disparaître, surtout en Erets Israël, où il est encore plus nécessaire de se préserver de telles attitudes, en particulier parmi les ‘Hassidim ‘Habad.

On sait les efforts déployés par nos maîtres pour implanter l’amour du prochain dans le cœur des ‘Hassidim, attachés à eux et même dans celui des autres Juifs. Il est, bien sûr, inutile d’en dire plus.

D) Concernant la Hilloula(6) du 10 Chevat, qui approche, il faut s’efforcer, dans toute la mesure du possible, d’ouvrir, en ce jour ou à proximité, au moins un nouveau département de Ohaleï Yossef Its’hak.

E) Pour ce qui est de la répartition des rôles entre les institutions, de sorte que l’une n’empiète pas sur l’autre, vous pourrez déduire ma position de ma lettre ci-jointe(5), adressée à l’association des ‘Hassidim ‘Habad, que je vous demande de leur transmettre au plus vite.

Notes

(1) Le Rav H.Z. Wilimovski. Voir, à son propos, les lettres n°1085, 1201 et 1518. (2) De la mi-fête de Soukkot. (3) Chacun agissant sous l’émulsion de l’autre. (4) Dont le Rav Wilimovski était le directeur. Voir la lettre précédente. (5) Il s’agit de la lettre précédente. (6) Du précédent Rabbi.

Lettre n°1383

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1383, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Chevat 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’annoncez que vous êtes étudiant à la Yechiva de Sefrya(1) depuis deux ans et deux mois. Or, un médecin vous conseille de vous faire opérer des amygdales. Il pense qu’il faut le faire au plus vite. Vous me demandez également une bénédiction pour votre père, le Rav.

Voici ma réponse :

A) Concernant l’opération, vous consulterez un autre spécialiste, dans ce domaine. S’il conseille également l’opération et demande qu’elle soit pratiquée maintenant, Dieu fera qu’elle se passe bien, en un moment fructueux.

Durant le Chabbat précédant l’intervention, vous lirez tous les Tehilim, si possible sans vous interrompre, sans même dire le Yehi Ratson qui conclut chaque livre(2). Lorsque la date de l’opération sera fixée, vous le ferez savoir ici.

B) Je mentionnerai le nom de votre père, quand je me trouverai auprès du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Vous lui demanderez de maintenir les trois études qui concernent chacun et qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi, celles du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya.

Dans une seconde lettre, vous me fournirez sûrement des détails sur votre étude et votre bon comportement, pénétré de crainte de Dieu.

Notes

(1) Kfar ‘Habad. (2) Le Yehi Ratson est dit après la lecture de chacun des cinq livres des Tehilim.

Lettre n°1384

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1384, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Chevat 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai lu avec plaisir votre lettre du jeudi de la Parchat Vayigach et la précédente, dans laquelle vous me décrivez la réunion ‘hassidique de la fête de toutes les fêtes, le 19 Kislev, de même que votre activité, dans votre ville.

A) J’ai appris avec satisfaction que le Rav de cette ville était également présent, qu’il a commenté l’événement(1). Vous me dites qu’à la fin de cette réunion, quelqu’un a essayé de semer le trouble. Il ne faut pas vous en affecter et, lors des prochaines réunions, vous effacerez sûrement la trace de ce qui s’est passé. Au final, il vous viendra également en aide.

S’il vous semble utile que je lui écrive, faites-moi savoir quel est son niveau de connaissance de la Torah et quelle langue il parle, l’Hébreu, le Yiddish ou l’anglais. Sans en faire le voeu, je lui écrirai.

B) Je vous remercie de m’avoir joins la photographie des jeunes gens qui sont vos élèves(2). Il est dommage que vous n’ayez pas indiqué, sur une feuille ou au dos de cette photographie, leur nom et celui de leur mère. Vous le ferez sans doute, à l’avenir.

C) Vous me dites que vous ne pouvez déterminer si vous devez leur présenter les Mitsvot en faisant appel à leur soumission ou s’il vous faut leur en donner une approche raisonnée.

De fait, les Mitsvot ont été confiées aux hommes par Dieu. Il en résulte que leur sagesse ne subit aucune limite. Pour autant, elles restent, néanmoins, accessibles, d’une certaine façon, à l’intellect. C’est ainsi que nos livres peuvent expliquer la raison des Mitsvot.

Il s’agit, toutefois, de la Sagesse et de la Volonté du Saint béni soit-Il. On peut donc s’approfondir sur la raison de ces Mitsvot, sur leur signification. On ne les saisira jamais de manière exhaustive, car celui qui subit la limite ne peut percevoir l’infini. Tout au plus peut-il espérer en avoir une infime perspective.

Par ailleurs, Dieu donna les Mitsvot pour le bien de l’homme qu’Il a créé. Il est donc en mesure de déterminer ce qui est bon pour lui. Or, nul ne peut dire qu’il ne mangera pas tant qu’il n’a pas saisi ce qu’est l’apport de la nourriture et de la boisson, aucune personne atteinte de migraine ne refusera de prendre un médicament tant qu’elle ne comprend pas à quoi il sert. Car c’est, bien au contraire, le fait de se soigner, de manger ou de boire qui renforce l’intellect et la perception, permet, au bout du compte, de comprendre l’apport de la nourriture, de la boisson ou du médicament.

Et, il en est de même pour les Mitsvot. Il est certain qu’une faible dimension peut en être perçue par l’intellect. Mais, cela n’est nullement une condition nécessaire pour les appliquer et pour étudier la Torah, ce qu’à Dieu ne plaise. Bien au contraire, la Torah et les Mitsvot sont l’étape préalable, permettant à l’intellect de les saisir.

Tout ceci pourrait être développé, mais le message doit être adapté au niveau de vos élèves. Je m’en remets à votre jugement pour réaliser cette adaptation.

Je vous joins quelques textes, édités en anglais, qui vous permettront de développer cette idée. Que Dieu vous donne la réussite dans votre mission sacrée et dans vos préoccupations personnelles, de même qu’une bonne santé pour votre épouse et votre fille.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre fonction communautaire et dans vos occupations personnelles,

N. B. : Vous vous plaignez de ne pas voir le fruit de vos efforts. Et, lorsque vous obtenez un résultat, vous dites que celui-ci n’est pas durable. Il est dommage que vous perdiez du temps à vous plaindre, car il est clair que cela ne sera d’aucune utilité. Bien plus, cette démarche sera même dommageable et elle provoquera le découragement, puis, à terme, un affaiblissement de votre santé.

De fait, cette plainte n’a pas lieu d’être et vous consulterez la fin du chapitre 13 du Tanya : Par rapport au niveau des Justes...(3), car il disparaît... (4). Malgré cela, ...(5) car leur âme divine peut encore le mettre en éveil à tout moment...(6). Elle reste toujours identique...(7) jusqu'à la fin de tous les niveaux.

Le Tanya dit aussi, au chapitre 25 : L’union créée de cette façon est immuable, là-haut. Il est inutile d’en dire plus. Vous connaissez le proverbe suivant de mon beau-père, le Rabbi : Abandonne les soupirs et les calculs. Renforce-toi dans le service de Dieu.

Au final, Dieu vous donnera la réussite et vos efforts sont couronnés de succès. Et, la récompense est à la mesure de l’effort.

Notes

(1) Le 19 Kislev. (2) Que le destinataire de cette lettre tente de rapprocher de la Tradition juive. (3) L’amour de Dieu des Beïnonim, des hommes moyens, n’est pas véritable. (4) Après la prière, alors que ce qui est vrai est immuable. (5) Pour les Beïnonim, il s’agit bien d’un réel amour de Dieu, qu’ils éprouvent pendant la prière. (6) En se renforçant comme il convient, chaque jour, pendant la prière. Car la vérité ne subit pas de modification. (7) D’un bout à l’autre, constitue un héritage sans limite, sans mesure, transcendant toute limite.

Lettre n°1385

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1385, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Chevat 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris en son temps, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Nissan Pinson, ce que les médecins disent de votre état de santé. Aujourd’hui, il m’a annoncé, et je m’en suis réjoui, que l’opération s’est bien passée. Puisse Dieu faire que vous alliez de mieux en mieux, jusqu'à pouvoir m’annoncer que vous allez tout à fait bien.

Pour pouvoir intégrer les bénédictions de Dieu, il faut forger de bons réceptacles, capables de les contenir. Chez les Juifs, ces réceptacles sont la Torah et les Mitsvot. Plus vous les multiplierez, plus vite Dieu vous bénira.

Je vous souligne, en particulier, la nécessité de mettre les Tefilin chaque jour, de lire quelques Tehilim après la prière. Avant de mettre les Tefilin, vous donnerez quelques francs à la Tsédaka.

Vous convaincrez aussi vos frères de mettre les Tefilin, sauf le Chabbat et les fêtes. Votre frère est médecin et il sait donc à quel point la santé morale est liée à celle du corps. La première est liée à la seconde par le système nerveux, qui lui permet de rester fort. En tant que médecin, il connaît aussi les médicaments et les méthodes par lesquels on guérit les hommes, sans savoir pourquoi ni comment on obtient ce résultat. C’est pourtant bien ce que font les médecins, parce qu’ils voient le résultat et l’apport qui en découlent.

Il en va de même pour la Torah et les Mitsvot. La compréhension n’est pas déterminante. L’action prime, de même que la conviction qu’il en est bien ainsi. L’histoire du peuple juif montre que, malgré les persécutions et les pogromes dont il fut l’objet, de la part de toutes les autres nations, il a survécu. Il en est de même pour chacun, en particulier. La Torah et les Mitsvot doivent être l’objectif essentiel, sans imposer aucune condition à Dieu, Qui est le plus grand Médecin, sans demander de comprendre, au préalable, ce que réaliseront les médicaments et de les prendre seulement après cela.

Il faut donc faire confiance au médecin et au professeur. Et l’approche qu’adopte un Juif envers la Torah et les Mitsvot doit être la même. C’est de cette manière qu’il est en bonne santé, par son âme comme par son corps.

Avec ma bénédiction pour que vous m’annonciez l’amélioration de votre état de santé,

Lettre n°1386

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1386, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Chevat 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’écris à votre père et je saisis cette occasion pour vous adresser ces quelques lignes. En effet, comme le souligne le Baal Chem Tov, chaque événement qui se présente est un effet de la divine Providence.

Vous verrez, dans la lettre que j’adresse à votre père, ce que je dis de la fête du 19 Kislev, qui est présentée plus précisément dans la brochure que vous trouverez ci-joint, avec la lettre de votre père. J’espère que, de temps à autre, vous vous intéresserez également aux grands principes de la ‘Hassidout. Vous trouverez aussi un moyen d’en avoir une connaissance plus précise.

La religion juive se distingue de toutes les autres par un point essentiel. Elle se fixe pour objectif de guider l’homme dans son comportement concret et quotidien. L’étude de ses grands principes vient ensuite. De fait, on peut constater que la Torah et le Talmud délivrent de multiples enseignements, s’appliquant concrètement à la vie de tous les jours.

Depuis le don de la Torah, chacun se doit de l’étudier. Néanmoins, la manière dont elle définit le Créateur, l’enchaînement des mondes, le Gan Eden et la résurrection des morts n’a qu’une formulation générale. C’est uniquement en ces dernières générations que cet enseignement a été précisé.

Or, il en est de même pour la ‘Hassidout. Il importe avant tout de lui apporter une application concrète, en particulier dans ses trois grands principes, l’amour de Dieu, l’amour de la Torah et l’amour du prochain, dont la mise en pratique quotidienne de la Torah et des Mitsvot, par chaque Juif doit être imprégnée.

Avec ma bénédiction pour que vous trouviez un bon parti et puissiez bientôt vous organiser comme il convient, matériellement et spirituellement,

Lettre n°1387

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1387, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Chevat 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, par laquelle vous m’apprenez que votre épouse a consulté un médecin et qu’elle respecte ses prescriptions. Elle s’est également rendue aux sources chaudes de Tibériade. Vous me demandez si elle doit attendre un peu ou retourner immédiatement à la Hadassa(1).

A mon avis, il serait bon qu’elle consulte de nouveau le médecin, puisqu’elle revient des thermes de Tibériade. Si le médecin lui dit que les obstacles sont levés, il faudra attendre quelques mois et Dieu satisfera sans doute, en un bon moment, la demande de votre coeur en vous accordant un enfant.

L’Admour Hazaken écrit, dans une lettre(2) qu’il est bon, pour avoir un fils ou une fille, d’étudier la ‘Hassidout, car celle-ci met en éveil l’amour et la crainte de Dieu(3). Vous me dites avoir un cours fixe de Torah, tous les jeudis soirs. Cela n’est pas suffisant. Tout d’abord, il est bien évident qu’il faut l’étudier pendant le Chabbat. De plus, il est bon de fixer une autre étude, deux ou trois fois pendant la semaine.

Dans la mesure du possible, on ne doit pas laisser s’écouler trois jours sans avoir étudié la ‘Hassidout. Bien évidemment, ceci s’ajoute à l’étude quotidienne du Tanya, selon sa répartition annuelle.

Vous me dites, dans votre lettre, que vous souffrez de constipation. Il serait bon de consulter rapidement un médecin, à ce propos. Les ouvrages de la ‘Hassidout démontrent le caractère négatif de cette affection et il est donc préférable de se défaire de tout cela, au plus vite. Vous consulterez également les lois des opinions du Rambam, chapitre 4, paragraphe 13.

Avec ma bénédiction pour que vous m’annonciez bientôt de bonnes nouvelles,

N. B. Je vous joins la lettre(4), adressée à tous, à l’occasion de la fête de toutes les fêtes, le 19 Kislev.

Notes

(1) L’hôpital de Jérusalem. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°124.. (3) Sentiments qui sont comparés à un fils et une fille. (4) Il s’agit de la lettre n°1262.

Lettre n°1388

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1388, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Chevat 5712,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ’Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yehouda Aryé(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec satisfaction, votre lettre, par laquelle vous me donnez des nouvelles du ‘Hassid, Rav ... A vous lire, il semble que son état de santé se soit un peu amélioré. J’espère que, dans votre prochain courrier, vous m’annoncerez que sa vue s’est renforcée, qu’il pourra, par la suite, m’écrire lui-même. Dieu, Qui guérit toute chair et fait des merveilles lui enverra un prompt rétablissement.

Nos Sages disent: Qui est le sage? Celui qui sait anticiper l’événement. La ‘Hassidout donne, à ce propos, l’explication suivante. Le sage est celui qui perçoit, à tout instant, de quelle manière la création fut réalisée à partir du néant.

L’Admour Hazaken explique, dans Chaar Hay’houd Vehaémouna(2), que la création n’a pas été réalisée une fois pour toute, pendant les six jours. En fait, la Parole de Dieu la conduit en permanence à l’existence, à partir du néant.

Il en est de même pour chaque Juif, dont la vie physique dépend de l’existence morale. Celui qui sent qu’un membre de son corps est affaibli se rend chez un médecin. Il est nécessaire, en effet, d’emprunter les voies de la nature et la Torah autorise ce médecin à guérir, ce qui veut dire qu’elle lui donne également la force de le faire.

Néanmoins, il faut aussi se préoccuper de l’affaiblissement du membre spirituel, qui est, en l’occurrence, celui de la vision. Il faut donc percevoir, à tout moment, que le monde est créé à partir du néant.

Mon but n’est pas de faire un discours, mais d’inviter ce Rav à renforcer son étude de la ‘Hassidout(3), en commençant par celle de Chaar Hay’houd Vehaémouna, que je citais auparavant. Je vous remercie de bien vouloir lui transmettre tout cela, tout comme vous vous êtes engagé à me rendre compte de son état et vous l’avez effectivement fait. Sans doute accepterez vous donc également la mission que je vous confie, par la présente. Et, vous l’aiderez à mettre tout cela en pratique, de la meilleure façon.

Je vous joins une copie de ma lettre(4), adressée à tous, à propos de la fête de toutes les fêtes, le 19 Kislev, de même que le compte rendu de mes propos, devant les élèves qui sont venus me voir, lors de l’allumage de la cinquième lumière de ‘Hanouka, ainsi que la brochure sur le 19 Kislev(5). J’espère que tout cela vous intéressera.

Avec ma bénédiction pour que Dieu vous donne le mérite d’annoncer qu’un malade va mieux et de me faire part des réalisations positives que vous accomplissez dans votre ville dans le but de rapprocher les coeurs juifs de leur Père Qui se trouve dans les cieux,

N. B. : En 5688(6), lorsque j’étais à Berlin, j’ai rendu visite à votre père(7), un vendredi soir. Il enseignait alors le Rambam à quelques personnes. Parmi les présents, il y avait aussi un élève du Rabbi de Kelm, mais je ne me souviens pas de son nom.

Notes

(1) Le Rav Y.A. Walghemut, d’Utrecht, Hollande. (2) La seconde partie du Tanya. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°1360. (4) Il s’agit de la lettre n°1262. (5) Faisant le récit de l’arrestation et de la libération de l’Admour Hazaken. (6) 1928. (7) Le Rav Yossef Walghmut.

Lettre n°1389

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1389, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Chevat 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, par le ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Chnéor Zalman Taubel, que vous avez fixé la date de votre mariage, en un bon moment, au 21 Chevat. Puisse Dieu faire qu’il soit bon et heureux. Avec votre épouse, vous bâtirez un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot.

De fait, des milliers de maisons juives ont pour fondement la Torah et les Mitsvot et elles ont pu, de cette façon, se maintenir, braver toutes les tempêtes et toutes les difficultés, rester intègres.

Il en va de même pour l’existence de chaque Juif, qui s’apprête à se marier. S’il prend la ferme décision de construire sa maison en s’appuyant sur la Torah et les Mitsvot, Dieu lui accordera la bénédiction d’avoir un foyer enthousiaste et lumineux, irradiant la chaleur et la clarté dans son entourage, capable de réchauffer et d’éclairer les membres proches de la famille, les Juifs qui résident à proximité et, de façon générale, tous les Juifs sur lesquels on peut exercer une influence.

Que Dieu vous vienne en aide et vous inspire la ferme résolution de baser votre maison et votre vie familiale sur les fondements qui viennent d’être définis, selon la voie de la Torah et des Mitsvot, qui est aussi celle du bonheur véritable et de la réussite, matérielle et spirituelle.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov,

Lettre n°1390

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1390, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Chevat 5712,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Israël Zéev(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre, par laquelle vous m’apprenez qu’une étude de ‘Hassidout de quelques heures a été instaurée dans la Yechiva Midrach Chmouel(2). Il est dommage que vous ne me donniez pas plus de détails, à ce sujet, mais peu importe que nous en ayons connaissance ici, pourvu que l’étude, là-bas, soit satisfaisante.

La Hala’ha précise que l’huile imbibe toute chose. Or, les secrets de la Torah sont définis comme de l’huile. Il faut donc les laisser pénétrer dans une partie de l’âme. Au final, ils l’imprégneront complètement.

Notre rôle consiste à pratiquer une ouverture comme la pointe d’une aiguille. Alors, à n’en pas douter, Dieu tiendra Sa promesse et Il ouvrira l’équivalent du portique du Sanctuaire.

Je vous joins une liste de pratiques(3) qu’il est proposé d’adopter, au jour de la Hilloula(4), le 10 Chevat. Ceci intéressera sans doute tous ceux qui fréquentent la maison d’étude et la Yechiva dont vous parlez dans votre lettre.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav I.Z. Mintsberg. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°397. (3) Il s’agit de la lettre n°885.

Lettre n°1391

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1391, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Chevat 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous savez sans doute que votre frère m’a rendu visite. Pour faire suivre à notre conversation, je vous adresse une copie de la lettre que je lui ai adressée. Il serait bon et judicieux que votre frère ne sache pas que je vous l’ai envoyée.

Je suis obligé de dire que je suis très surpris de votre attitude. Il m’a semblé, en effet, que votre frère pourrait être influencé positivement. Il faut donc le rapprocher beaucoup plus de la Torah et des Mitsvot. Or, il me dit, par exemple, qu’il est affilié à un Temple de tendance conservative(1) alors que, de toute évidence, il ne sait pas qu’une telle pratique est condamnable.

Pensez-vous que Dieu vous ait conduit ici uniquement pour profiter de la richesse des Etats Unis et ne plus subir les vicissitudes des contrées dont vous êtes originaire, puis l’inconfort que vous avez connu en France ? Vous résidez dans la même ville que votre frère et Dieu a fait que vous ayez connaissance du luminaire de la Torah, en général et de la ‘Hassidout, en particulier. Ne sentez-vous donc pas la responsabilité qui vous incombe ?

Mon beau-père, le Rabbi, citant son père, le Rabbi Rachab(2), dit que : tout comme on doit mettre les Tefilin chaque jour, il faut, de la même façon, s’intéresser à l’éducation des membres de sa famille et, pour ce qui vous concerne, celle de votre frère et des siens. Vous avez le devoir et le mérite sacré de rapprocher le cœur de votre frère et des membres de sa famille de la Torah et des Mitsvot, dans toute la mesure du possible. A n’en pas douter, si vous vous employez chaque jour à cela, dans les termes qui conviennent et de manière agréable, vous connaîtrez la réussite.

Certes, le petit malin(3) pourrait vous suggérer que vous avez besoin du soutien financier qu’il vous apporte et qu’en conséquence, il ne vous écoutera pas. Ce n’est en aucune façon le cas et il n’y a là qu’une intervention du mauvais penchant.

De fait, les érudits de la Torah et les guides spirituels doivent, très souvent, recevoir un soutien financier de leurs élèves et il faut voir en cela un bienfait de Dieu. Vous consulterez, à ce propos, le Raya Méhemna, cité par Igueret Hakodech, au chapitre 26 : Les érudits, comparables au Chabbat et aux fêtes, ne possèdent que ce qui est préparé pour eux pendant les jours de semaine.

Vous consulterez également le Séfer Hamitsvot(4) du Tséma’h Tsédek, page 112b, qui rapporte ce que dit l’Admour Hazaken à propos du comportement du saint Rabbi Mendel Barrer, qui commentait la Torah seulement lorsqu’on lui donnait une pièce. Vous étudierez précisément ce texte.

Avec ma bénédiction de réussite pour tout cela et en vous remerciant d’avance pour la bonne nouvelle que vous m’annoncerez, en la matière,

Notes

(1) N’appliquant pas pleinement la Hala’ha. (2) Voir les lettres du Rabbi Rachab, tome 4, lettre n°1027. (3) Le penchant vers le mal. (4) Le Dére’h Mitsvoté’ha.

Lettre n°1392

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1392, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Chevat 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yoël(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du jour de la Hilloula de l’Admour Hazaken(2) et j’ai été content de lire que vous êtes satisfait et que tout va bien.

Vous connaissez sans doute le commentaire suivant de l’Admour Hazaken, reproduit au chapitre 3 du Kountrass Ha’hassidout(3) :

Maskil d’Etan l’Ezra’hite(4) : Etan désigne l’essence de l’âme, liée à l’Essence de Dieu et qui en est une parcelle. Il est dit que : l’âme que Tu as placée en moi est pure. Tu l’as créée, façonnée et insufflée. On retrace ici le parcours des quatre mondes spirituels.

Lettre n°1393

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1393, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Chevat 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous faites état de votre amertume, dans votre lettre. Vous vous demandez donc si vous êtes apte à enseigner dans une classe. Il est sans doute clair, pour vous également, qu’il s’agit là d’une intervention de votre mauvais penchant, destinée à affaiblir vos efforts pour réveiller le cœur des élèves de la Yechiva.

Il est dommage de perdre son temps à discuter de tels arguments et à les infirmer. Vous devez vous renforcer dans votre décision, ayant eu le mérite d’être le recteur d’une Yechiva fondée par mon beau-père, le Rabbi. Vous êtes ainsi attaché à lui et ce lien est le canal véhiculant la force et le pouvoir d’assumer votre rôle, celui de former ces classes pour que ses élèves soient des ‘Hassidim.

Car, à l’issue de tous les arguments, telle est bien votre mission, dans ce monde, qui vous a été confiée par le Créateur et, en l’assumant, en faisant, selon l’expression de l’Admour Hazaken(1), ce pourquoi l’on a besoin de toi, tu recevras de Dieu ce dont tu as toi-même besoin.

Je vous joins la liste des pratiques(2) qu’il convient d’adopter au jour de la Hilloula(3), le 10 Chevat. Vous la diffuserez sûrement, de la manière qui convient.

Avec ma bénédiction de réussite, dans votre mission sacrée et pour que vous l’assumiez avec joie, ce qui est une qualité pour vous-même et pour ce que vous devez accomplir,

Notes

(1) Voir, à ce propos, les lettres du précédent Rabbi, tome 9, lettre n°3054. (2) Il s’agit de la lettre n°885. (3) Du précédent Rabbi.

Lettre n°1394

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1394, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Chevat 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 13 Tévet et celle qui l’a précédée. A l’occasion de vos trente et un ans, je voudrais vous accorder ma bénédiction pour que vous ayez une longue vie et de bonnes années, dans toutes les acceptations du terme.

Le Psaume dont vous allez commencer la lecture(1), conformément à la pratique introduite par le Baal Chem Tov(2), se conclut par : Réjouissez-vous en Dieu, que les Justes soient heureux et que soient contents ceux qui ont le cœur droit. Et, le Psaume précédent dit : C’est pour cela qu’un Hassid Te priera, en un moment propice.

De tels niveaux sont élevés, comme le remarque le Torat Chalom, à la page 184(3). Néanmoins, chaque ‘Hassid, attaché au Rabbi, peut en retrouver l’équivalent en lui, dès lors qu’il renforce cet attachement en se pénétrant de l’enseignement du chef(4) et, tout particulièrement, en adoptant les trois études qui concernent chacun et qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya.

Néanmoins, un ‘Hassid ne peut se contenter d’agir pour lui-même. Il doit, en outre, influencer son entourage, le rapprocher, l’encourager, l’éclairer par la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière, de même que par le luminaire de la Torah, qui est la ‘Hassidout.

Je vous remercie pour les informations que vous m’avez communiquées, à propos de la réunion ‘hassidique du 19 Kislev. Je vous joins une liste de propositions(5) sur les pratiques qu’il convient d’adopter pour le jour de la Hilloula(6), le 10 Chevat. Vous les diffuserez sûrement de la manière qui convient.

Avec ma bénédiction de réussite dans l’influence que vous exercez sur votre entourage et qui forgera de larges réceptacles afin de susciter et de recevoir les bénédictions de Dieu, matérielles et spirituelles,

Notes

(1) Il s’agit du Psaume 32. (2) Demandant de lire chaque jour le Psaume qui correspond au nombre de ses années. (3) Du Rabbi Rachab. A la page 180 de la nouvelle édition. (4) De la génération, le Rabbi. (5) Il s’agit de la lettre n°885. (6) Du précédent Rabbi.

Lettre n°1395

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1395, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Chevat 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me demandez ce que je pense de votre état de santé. Or, je vous ai fait dire, par l’intermédiaire du ‘Hassid distingué, qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaire, le Rav H.M. A. Hadakov(1), que vous étiez effectivement en bonne santé. Il vous suffit donc d’écouter le médecin, c'est-à-dire de vous conformer à ses prescriptions. Et, sachez que chaque question émane du côté du mal.

Vouloir tout comprendre, de manière raisonnée et logique, est également un fait nouveau, dans la vie ‘hassidique. Depuis toujours, l’habitude a été, dans un premier temps, d’obéir. C’est ensuite seulement que l’on tentait de comprendre, dans la mesure du possible. Et, l’on pouvait dormir tranquillement, même si l’on n’avait pas compris, sauf bien sûr si ce manque de compréhension affectait la Torah, en général et la ‘Hassidout, en particulier, auquel cas on en était soucieux et préoccupé, quand on était réveillé et parfois même pendant le sommeil.

Je vous ai déjà dit plusieurs fois que vous êtes l’émissaire de mon beau-père le Rabbi pour obtenir que votre ville soit ‘hassidique. Vous vous y trouvez depuis plus de dix ans et vous n’avez fait que des préparations, destinées à supprimer tout obstacle pour que la Yechiva puisse être ‘hassidique.

Vous avez créé une Yechiva pour les jeunes enfants afin de rendre possible l’ouverture d’une Yechiva digne de ce nom. Le moment est maintenant venu de cesser les préparatifs et de construire cette Yechiva supérieure, pour que votre ville soit ‘hassidique, conformément à la volonté de mon beau-père, le Rabbi.

Tout dépend de la volonté de ces jeunes gens(2) et, encore plus clairement, de la vôtre. Car, depuis que cette Yechiva existe, vous en êtes le dirigeant, en différents domaines, avec l’accord de mon beau-père, le Rabbi. Il est inutile d’en dire plus, puisque nous nous sommes entretenus de tout cela de nombreuses fois.

Je voudrais uniquement vous répéter encore une fois que vous vous êtes assez divertis. Désormais, vous devez tous, et vous le premier, conjuguer vos efforts pour que cette Yechiva soit saine et ‘hassidique. C’est ainsi que vous serez un Juif en bonne santé et un ‘Hassid en bonne santé.

Que Dieu vous confère la réussite, dans vos activités communautaires et dans vos occupations personnelles. Dans la joie et sans calculs inutiles, vous mettrez tout cela en ordre, de la meilleure façon. Pour ce qui vous concerne, vous éduquerez vos enfants, avec votre épouse, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, en bonne santé et dans la largesse véritable.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,

N. B. : Je vous joins les comportements(3) du jour de la Hilloula(4), le 10 Chevat. Vous les diffuserez sûrement, de la manière qui convient. Il serait bon, également, qu’il y ait, dans votre journal, un article traitant de cette Hilloula.

Notes

(1) Le Rav ‘Haïm Mendel Aïzik Hadakov, directeur du secrétariat du Rabbi. (2) Elèves de la Yechiva. (3) Il s’agit de la lettre n°885. (4) Du précédent Rabbi.

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