Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°1336
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1336, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tévet 5712,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Efraïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre télégramme, dans lequel vous m’apprenez que vous avez reçu un visa pour voyager. Vous sollicitez mon accord pour entreprendre ce voyage et pour le faire par avion.
A mon avis, il serait sans doute bon que vous organisiez votre voyage de façon à vous trouver ici, au jour de la Hilloula(2), le 10 Chevat. Il est donc possible d’envisager un voyage en bateau et il n’est nul besoin d’emprunter l’avion.
Que Dieu fasse que votre voyage soit fructueux, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction de réussite et pour avoir une satisfaction ‘hassidique de tous vos enfants,
N. B. : Je vous ai adressé le télégramme suivant : Ma lettre suit. Ma signature. Vous l’avez sûrement reçu en son temps.
Notes
(1) Le Rav E.Wolf. Voir, à son propos, la lettre n°939. (2) Du précédent Rabbi.
Lettre n°1337
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1337, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tévet 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je voudrais vous demander de m’excuser pour ce qui pourrait vous apparaître comme une immixtion dans ce qui vous concerne personnellement, sans que vous m’ayez permis de le faire. Mais, me basant sur ce que j’ai entendu de mon beau-père, le Rabbi, à propos de l’amour du prochain, sur l’importance, pour chacun, de se préoccuper de tous les Juifs à la fois, y compris de ceux que l’on n’a jamais rencontré, je me permets d’aborder la question suivante.
Il y a quelques temps, votre frère est venu me voir et, entre autres choses, je me suis enquis auprès de lui de votre situation familiale. Il m’a dit que, pour l’heure, vous viviez seul avec votre fille. J’en suis particulièrement surpris. Pourquoi ne recherchez vous pas un parti qui vous convienne ?
Vous savez sans doute ce que nos Sages disent, à ce propos, se basant sur le verset : plantes tes graines le matin, de sorte que, le soir...(1). Bien plus, vous êtes encore loin du soir(2). Avec l’aide de Dieu, vous pouvez encore bâtir un foyer juif et avoir des enfants.
Néanmoins, comme le soulignent nos Sages, l’homme a l’habitude de rechercher(3) et l’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras(4). Un effort, de la part de l’homme, est donc nécessaire, dans ce domaine.
S’il en a toujours été ainsi, combien plus est-ce le cas, à l’heure actuelle, après les terribles pertes subies par le peuple d’Israël. De plus, les Juifs qui craignent Dieu sont une minorité. Il est donc certain que quiconque a la possibilité de bâtir un foyer respectant la Volonté de Dieu, empli de la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière, du luminaire de la Torah, doit s’efforcer de le faire, dans toute la mesure du possible. Tous les Juifs sont des frères et cela n’est donc pas uniquement une affaire qui vous concerne personnellement.
Je vous demande encore une fois de me pardonner de vous écrire tout cela, bien que je ne vous connaisse pas. Je suis certain que vous ne m’en voudrez nullement et, surtout, que vous méditerez à ce qui vient d’être dit, puis que vous vous efforcerez de trouver un parti qui vous convienne. Dieu vous conférera la réussite.
Avec ma bénédiction pour que vous m’annonciez de bonnes nouvelles, dans ce domaine,
Notes
(1) Tu aie de quoi te nourrir. (2) Le destinataire de cette lettre était encore jeune. (3) Son épouse et non d’être recherché par elle. (4) Il est donc nécessaire d’agir.
Lettre n°1338
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1338, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tévet 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre question à propos du Zohar Torah(1). Je l’ai vu une fois et, pour autant que je m’en souvienne, il s’agit d’une traduction du Zohar en Hébreu et non d’un commentaire de ce texte. Je suis donc particulièrement surpris que votre étude soit basée sur une traduction(2). Pourquoi ne pas apprendre le Zohar dans le texte ? Il est impossible d’inclure tous les commentaires dans une traduction. Et, il en est donc de même pour la sainteté(3), comme l’établit Rabbi Chimeon Ben Yo’haï et ses disciples.
Vous me dites aussi que vous voulez mettre les Tefilin de Chimoucha Rabba et de Rabad. Il serait bon d’attendre l’âge de quarante ans, pour cela. Vous consulterez, à ce propos, la causerie du 14 Chevat 5710(4), à la page 7.
Vous m’interrogez aussi sur la manière d’écrire les parchemins(5) et de les placer dans les boîtiers. Les scribes savent le faire(6). Vous consulterez, à ce propos, le Michméret Chalom, au paragraphe 4 et à la fin, dans les additifs, qui citent les ouvrages traitant de ce sujet.
De même, vous avez dû voir, dans le Hayom Yom, les passages de la Torah que l’on doit étudier avec chacune de ces paires de Tefilin, de même que la manière de les porter.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov,
M. Schneerson,
Notes
(1) Au début de ce livre, sont imprimées des lettres d’approbation et de remerciement. L’une d’entre elles émane du secrétaire du Rabbi Rachab et fut envoyée à réception de ce livre. (2) Plutôt que sur l’original. (3) Qui n’est pas aussi forte que celle de l’original. (4) 1950, du Rabbi lui-même, qui est reproduite dans le Likouteï Si’hot, tome 2, page 507. (5) Des Tefilin de Chimoucha Rabba et de Rabad. (6) Voir, à ce propos, le Likouteï Si’hot, tome 9, page 258.
Lettre n°1339
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1339, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tévet 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Ma lettre vous souhaitant Mazal Tov, à l’occasion de vos fiançailles, vous est sans doute parvenue. Vous me demandez quelle étude et quel comportement adopter jusqu'à votre mariage.
Je n’ai pas reçu d’instructions, à ce sujet. De plus, vous ne précisez pas, dans votre lettre, quand sera célébré le mariage, en un moment bon et fructueux. Quelques semaines avant celui-ci, il faudra étudier les lois qui vous seront nécessaires, celles de la pureté familiale. Il serait bon de le faire avec de jeunes ‘Hassidim déjà mariés.
A proximité du mariage, vous étudierez le Chaar Hakedoucha, chapitres 15, 16 et 17. Dieu fera que votre union soit fructueuse, en tout point.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°1340
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1340, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tévet 5712,
Brooklyn, New York,
Au distingué et honorable donateur, homme qui craint Dieu,
se consacre aux activités communautaires avec
empressement, multiplie les réalisations, est couronné de
J’ai bien reçu vos lettres du 12 décembre et du 2 janvier. J’y ai lu avec plaisir que vous avez pris part au repas de Mitsva du 19 Kislev, fête de la délivrance. Vous en avez été satisfait et vous connaissez le succès dans votre action de soutien des institutions Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, dans votre ville et dans votre pays(2).
J’espère qu’à l’avenir, votre participation à cette mission sacrée continuera à vous procurer beaucoup de joie. M’en remettant à la promesse divine, je suis certain que votre œuvre sera fructueuse, comme vous pourrez le constater de vos propres yeux.
Pour l’heure, je voudrais vous exprimer ma bénédiction de Mazal Tov, à l’occasion de votre nomination à la présidence du conseil de la communauté de Casablanca. Le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, Rav Chlomo Matusof, me l’a appris et je m’en suis réjoui. Puisse l’honneur qui vous est ainsi conféré intervenir en un moment bon et fructueux.
Vous avez sans doute connaissance de la conception du Baal Chem Tov, fondateur de la ‘Hassidout, selon laquelle chaque événement du monde, du plus grandiose au plus insignifiant, même s’il concerne un minéral ou un végétal, est un effet de la divine Providence, émanant du Créateur.
Combien plus en est-il ainsi pour les Juifs, surtout pour ce qui concerne directement la Torah et les Mitsvot. En conséquence, vous devez considérer que, par votre nomination à la tête de la communauté, Dieu vous délivre deux enseignements :
A) La responsabilité vous a été confiée de veiller à ce que la communauté évolue dans l’esprit de la Tradition d’Israël, de la Torah et des Mitsvot.
B) Dieu vous a donné les forces de mettre tout cela en pratique. J’ai eu connaissance des accomplissements positifs que vous avez réalisés jusqu'à maintenant et je suis certain que vous assumerez vos fonctions dans le même esprit.
Dieu vous conférera la réussite, dans vos préoccupations communautaires et également personnelles.
Avec ma bénédiction de réussite matérielle et spirituelle,
Notes
(1) De Casablanca, Maroc. Voir, à son propos, les lettres n°1292 et 1433. (2) Une lettre similaire fut envoyée au Rav Yaakov Perez.
Lettre n°1341
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1341, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Tévet 5712,
Brooklyn,
Au grands Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
et se consacre fidèlement aux besoins communautaires,
le Rav Mi’haël(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec satisfaction votre lettre du lundi de la Parchat Vaygach et la précédente, dans lesquelles vous me décrivez la réunion ‘hassidique du 19 et du 20 Kislev. Vous me parlez aussi de l’argent offert, à l’occasion de ‘Hanouka, aux élèves qui étudient la ‘Hassidout(2). Je vous remercie beaucoup d’avoir organisé tout cela comme il le fallait. Puissent ces réalisations positives avoir un effet concret, car l’acte prime.
Je vous joins le compte rendu des propos que j’ai tenu ici, devant les élèves qui sont venus me voir, à l’occasion de l’allumage de la cinquième bougie de ‘Hanouka. Vous saurez sûrement les exprimer dans des termes qui seront parlants pour ceux qui les entendront. Peut-être seront-ils traduits en Hébreu, ces jours-ci(3). Si c’est le cas, un exemplaire vous en sera adressé pour que vous puissiez en donner une copie à chaque élève.
Vous me dites que les élèves qui n’ont pas encore commencé l’étude de la ‘Hassidout voudraient également recevoir cet argent et qu’ils s’engagent à entreprendre cette étude. Néanmoins, le moment n’est pas venu de leur donner cet argent. Ils l’obtiendront par la suite. Il faut étudier la ‘Hassidout pour elle-même et non pour recevoir de l’argent, à ‘Hanouka. S’ils s’engagent, sans condition préalable, dans cette étude, ils en tireront un grand profit, dépassant largement celui de l’argent de ‘Hanouka. Nos Sages font remarquer que cent pièces sont incluses dans deux cents(4).
Pour votre part, vous pourrez leur suggérer que de telles occasions se présenteront encore, à l’avenir. Il est donc préférable de commencer cette étude sans condition préalable.
Je vous joins un exemplaire de ma lettre, rédigée à l’occasion de la fête de toutes les fêtes, le 19 Kislev, qui, me semble-t-il, ne vous a pas encore été adressée.
Notes
(1) Le Rav M.Lipsker, de Meknès. Voir, à son propos, la lettre n°1251. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1290. (3) Ils sont, en effet, rédigés en Yiddish. (4) L’élément le plus faible est partie intégrante du plus fort. En l’occurrence, étudier la ‘Hassidout apporte plus que de recevoir l’argent de ‘Hanouka.
Lettre n°1342
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1342, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Tévet 5712,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav C.H.(1), émissaire des Sages,
Je vous salue et vous bénis,
Je vous confirme, par la présente, avoir bien reçu vos lettres du 17 Elloul(2), du 22 Mar’Hechvan et du 4 Kislev. Vous même avez sûrement reçu, en leur temps, la série des fascicules et celui du 20 Mar’Hechvan, avec mes lettres qui les accompagnaient.
Je fais maintenant réponse à vos lettres:
A) Moi aussi, j’aimerais vous écrire plus souvent, mais qu’y puis-je? On m’a pratiquement dépossédé de mon temps, du fait de mes nombreuses occupations. Lorsque je réponds tardivement à une lettre ou à des questions qui me sont posées, c’est presque toujours pour cette raison et il ne faut pas en chercher une autre.
B) Vous voudrez bien diffuser encore une fois, auprès de la direction(3) et des élèves, une remarque générale, formulée dans ma lettre, adressée à tous, du 24 Mena’hem Av 5711(4): Je ne sais pas... inestimable. A mon avis, elle est encore plus d’actualité maintenant que lorsqu’elle a été écrite.
Cette diffusion apportera la réponse à de nombreuses questions.
C) Je vous remercie beaucoup de m’avoir fait connaître les actions menées par les élèves pour sauver des âmes juives et pour diffuser les sources de la ‘Hassidout.
Concernant l’élève ... et les autres, les dirigeants de la Yechiva, en particulier ceux qui en ont la responsabilité, dans le domaine spirituel doivent les charger de collecter des fonds et d’inscrire des élèves. En effet, ils assument déjà ces fonctions, pour lesquels, du reste, le plus grand succès n’est pas nécessairement obtenu par ceux qui ont le plus d’ardeur à l’étude ou de ferveur dans la prière.
Bien évidemment, si on veut les en décharger, il faut le faire progressivement et avec diplomatie. Vous devez comprendre ce que je veux dire. Je suis surpris que vous demandiez des instructions, à ce propos, tant cela est évident. A ce propos, j’ai écris à ce garçon, à la fin de l’été pour qu’il change de comportement et qu’il abandonne les jeûnes et les mortifications. Pour l’heure, je ne sais pas s’il a reçu ma lettre, ni s’il a fait ce que je lui ai dit.
D) Concernant l’élève ... et la ‘Hassidout qu’il doit apprendre par coeur, il faut prendre en compte le fait qu’il n’a que quatorze ans et qu’il doit affronter l’opposition de son père.
Pour l’instant, il suffit donc qu’il récite de la ‘Hassidout à l’occasion des fêtes.
E) Qu’attend Dieu de cette génération d’élèves de la Yechiva Loubavitch? Qui a connaissance de Son secret et pourrait, avec certitude, répondre à cette question?
Il semble cependant, et, en tout état de cause, cette réponse peut être proposée, que tout ce qui est important et nécessaire a d’ores et déjà été préparé pour nous. Le combat a été mené à notre place et il nous reste uniquement à conduire les sources(5) à l’extérieur.
Tout nous a été accordé pour cela. Les assiettes sont servies et les couverts sont dressés. Pratiquement, toute opposition à la diffusion de la ‘Hassidout a disparu.
Pour ce qui est du temps d’étude de la ‘Hassidout, de ce qu’il convient d’apprendre et de la manière de le faire, il faut, à mon sens, adopter, dans toute la mesure du possible, l’organisation qui a toujours existé dans la Yechiva Loubavitch.
Par ailleurs, une étude plus superficielle(5) est également nécessaire, comme je l’écrivais, le septième jour de ‘Hanouka 5711(6). Il y a là, à mon sens, un principe fondamental.
Notes
(1) Le Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman, de Kfar ‘Habad. Voir, à son propos, les lettres n°769 et 1367. (2) Le Rabbi écrit Tov, bon, mot dont la valeur numérique est 17. (3) De la Yechiva. (4) Il s’agit de la lettre n°1145. (5) De la ‘Hassidout. (6) Il s’agit de la lettre n°842.
Lettre n°1343
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1343, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Tévet 5712,
Brooklyn,
Au conseil municipal de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 20 Kislev. Je vous ai envoyé un télégramme dont le texte était le suivant: Concernant le fonds pour la Chemitta(1) de l’Agence juive(2), il faut faire référence au propos du docteur Shwartz(3) à Gorodetski(4), qui est actuellement en visite en Terre Sainte. Avec ma bénédiction, suivi de ma signature.
Je suis surpris de ce que vous m’annoncez, car le docteur Shwartz a été très clair(5). Peut-être la discrétion est-elle nécessaire, du fait des nombreuses demandes ou pour des raisons similaires. Mais, j’ai bon espoir que, si vous rencontrez le docteur Shwartz et lui rappelez tout cela, bien évidemment d’une manière amicale et diplomatique, il pourra vous venir en aide.
Il est dommage que vous ne parliez pas de la célébration de la fête de toutes les fêtes, le 19 Kislev, d’une manière plus précise. Car, parfois, ces informations nous sont utiles, ici et elles le sont, bien sûr, en Terre Sainte, également. La diffusion qui convient, en la matière, permet d’attirer des personnes, y compris celles qui viennent de loin et, ce qui est encore plus important, la jeunesse immigrante.
Je vous joins un exemplaire de ma lettre à propos de la fête de toutes les fêtes. Vous voudrez bien la diffuser, de la manière qui convient, car il est difficile de l’envoyer à chacun, en particulier.
Avec ma bénédiction de réussite, matérielle et spirituelle, et pour que vous donniez de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours,
Notes
(1) L’année chabbatique de la terre, qu’était 5712. Voir, à ce propos, la lettre n°1247. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1247. (3) L’un des responsables de l’Agence juive. (4) Le Rav Binyamin Gorodetski, de Paris. Voir, à son propos, la lettre n°1250. (5) En annonçant l’existence de ce fonds.
Lettre n°1344
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1344, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Tévet 5712,
Brooklyn,
A mon proche parent, le grand Rav,
distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav I.(1) Halevi,
Je vous salue et vous bénis,
Je vous joins une réponse à la demande de bénédiction que vous m’avez transmise. Pour différentes raisons, elle a été retardée et vous voudrez bien m’en excuser.
Vous m’interrogez sur ce qu’expliquent différents textes de ‘Hassidout, en particulier le Likouteï Torah Devarim 36d et Chir Hachirim 24a, au nom de Baal Chem Tov de même que Devarim 71d, sans indication d’auteur. Selon ces références, l’annonce que fait une voix céleste est entendue par l’astre.
Vous consulterez, à ce propos, le Kéter Chem Tov, tome 1 page 11a, début du tome 2 et tome 2 page 30b. On peut s’interroger, à ce propos, car le Chneï Lou’hot Haberit, à la page 243b, cite cette affirmation au nom du Séfer ‘Harédim.
Néanmoins, cette remarque introduit, elle-même, une limite, car l’explication du Baal Chem Tov est plus développée que ce que rapportent ces textes. En fait, les discours du Likouteï Torah recherchent plutôt quel est l’apport, essentiel ou même accessoire, du Baal Chem Tov, en ce domaine.
Le Tanya, au début du premier chapitre de Chaar Hay’houd Vehaémouna, dit: Et le Baal Chem Tov explique, alors que le Likouteï Torah(2), à la Parchat A’hareï, précise: C’est ce que dit le Midrach Tehilim(3).
Vous consulterez, à ce propos, la troisième causerie du fascicule du 18 Elloul 5703(4).
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav Ichaya Horowits, de Winnipeg. Voir, à son propos, la lettre n°429. (2) Pourtant du même auteur que le Tanya. (3) Sans citer le Baal Chem Tov. (4) 1943, du précédent Rabbi.
Lettre n°1345
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1345, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Tévet 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je viens d’apprendre, par le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, le Rav Yossef Halevi Weinberg(1), que votre fille aînée se marie, le mercredi de la Parchat Vaygach.
Puisse Dieu faire que ce soit en un moment bon et fructueux, qu’ils bâtissent un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot. Vous vous assurerez de l’aide des autres pour que la maison de votre fille soit illuminée par la clarté et la chaleur du Judaïsme et de la ‘Hassidout, comme il se doit pour une demeure juive et ‘hassidique.
Quand je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je mentionnerai leur nom pour qu’ils aient un bon Mazal et construisent un édifice éternel en Israël.
Vous savez sans doute que le meilleur moyen de convaincre l’autre consiste à donner soi-même un exemple, par sa propre attitude. Si l’on veut obtenir de l’autre une mesure de plus, on doit soi-même en ajouter deux. Il me semble inutile de vous préciser que, si un tel effort est nécessaire envers chaque Juif, combien plus l’est-il envers un fils ou une fille. En pareil cas, les parents ne doivent pas ménager leur peine, pourvu que la maison fondée par leur enfant soit consolidée et raffermie.
Nos Sages expliquent qu’en se sanctifiant quelque peu ici-bas, on obtient de Dieu une immense sanctification. Et, celle-ci consiste à la fois à accéder à la sainteté et à se défaire de tout ce que l’on a connu jusqu’alors.
Je conclus, comme je commençais, en vous adressant ma bénédiction de Mazal Tov. Vous et votre épouse concevrez beaucoup de plaisir juif et ‘hassidique de votre fille et de votre gendre, de même que de votre seconde fille.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov et de bonne santé,
N. B. : Il me semble inutile de vous inviter à venir en aide au grand Rav et ‘Hassid, Rav Yossef Halevi Weinberg, pour qu’il puisse mener à bien la mission qui lui est confiée(2). Je suis convaincu que vous le faites d’ores et déjà, dans toute la mesure de vos possibilités.
Notes
(1) Voir, à son propos, les lettres n°1287 à 1289. (2) Celle de collecter des fonds, en Afrique du sud, pour le centre des Yechivot Loubavitch.
Lettre n°1346
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1346, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Tévet 5712,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai obtenu, avec plaisir, des nouvelles de votre synagogue et de ses membres(1). J’ai appris, en particulier, que vous avez pris part à toutes les réalisations de mon beau-père, le Rabbi, à ce qu’il a fondé, a dirigé et qui, Dieu merci, se poursuit encore. Ces réalisations, comme tout ce qui vit, se développent et s’élargissent. Aussi, je suis sûr que, de temps à autre, votre participation grandira également.
Une synagogue, comme son nom l’indique(2), est un lieu où de nombreux Juifs se rassemblent et s’unissent. Bien évidemment, ceux-ci se répartissent en plusieurs catégories. Pour autant, à la synagogue, ils sont unis.
Il y a également d’autres raisons qui conduisent à se réunir, par exemple dans un but commercial. Mais, l’unité créée dans une synagogue est fondamentalement différente.
Une réunion pour un motif commercial n’est pas véritable. Chaque associé se joint à l’autre uniquement pour rechercher son propre intérêt, c’est-à-dire pour faire pleinement usage de ce qu’il possède. C’est, en fait lui-même qu’il sollicite, à travers la personnalité de l’autre. Aussi, lorsque l’un considère que l’autre ne peut plus lui apporter ce qu’il attend de lui, il rompt leur association.
Une union basée sur la Torah et les Mitsvot est fondamentalement différente, en particulier dans le cadre d’une synagogue. Elle n’a pas pour objet l’intérêt personnel et financier, mais bien l’accomplissement d’un Commandement divin, la prière, la Tsédaka. Tous sont alors unis par le désir collectif de mettre en pratique la Volonté de Dieu, ce qui s’exprime généralement par l’amour de Dieu, l’amour de la Torah et l’amour du prochain.
Une telle unité peut être durable, tout comme la Torah et les Mitsvot sont éternelles.
Je vous adresse ma bénédiction pour que votre synagogue soit réellement un lieu de rassemblement, unissant tous ses membres et tous ceux qui y prient, ainsi qu’il est dit(3): Il formeront tous une assemblée pour accomplir Ta Volonté, d’un coeur entier.
C’est de cette façon que l’on peut recevoir la bénédiction de Dieu, selon les besoins de chacun, enfants, santé et prospérité matérielle.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs synagogues. (2) En Hébreu Beth Haknesset, maison de réunion. (3) Dans le rituel des jours redoutables.
Lettre n°1347
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1347, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17(1) Tévet 5712,
Brooklyn, New York,
Aux dirigeants des institutions ‘Habad en Terre Sainte,
auxquels Dieu accordera longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos questions, destinées à recueillir mon sentiment sur la répartition des rôles et des responsabilités, pour la direction des institutions ‘Habad, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, pour celle de l’association ‘Habad et de ceux qui ont la charge du contrôle, dont je parlais dans mes lettres précédentes(2).
Pour que tout soit clair, je répéterai tout cela encore une fois. Voici mon avis à propos de la répartition des rôles:
A) Comme je le disais dans mes précédentes lettres adressées à l’association des ‘Hassidim ‘Habad., il est bon et judicieux que chaque institution garde sa propre autonomie et qu’elle soit en contact direct avec ici. L’association des ‘Hassidim ‘Habad n’interviendra donc pas dans la gestion interne de ces institutions.
B) L’association des ‘Hassidim ‘Habad assurera la représentation extérieure, chaque fois que toutes les institutions ‘Habad devront se présenter comme une seule entité. En conséquence, il doit y avoir, à la direction de cette association, un représentant de chaque institution. C’est effectivement le cas.
C) Le rôle des contrôleurs, comme leur nom l’indique, est le suivant. Ils doivent contrôler le travail de la direction d’une institution et être en contact direct avec ici, pour rendre compte de ce qui se passe dans cette institution.
En conséquence, la direction doit présenter ses comptes aux contrôleurs, leur donner accès aux écritures. A l’opposé, un contrôleur ne peut donner des ordres, modifier ou prendre des décisions, au sein d’une institution.
D) Bien évidemment, l’association des ‘Hassidim ‘Habad et les contrôleurs peuvent formuler des propositions à la direction d’une institution. Plus encore, ils doivent le faire, s’ils ont connaissance d’éléments qui vont à l’encontre de l’objectif de cette institution ou, de façon générale, qui ne sont pas bons. Néanmoins, leur rôle se limite à proposer.
E) Il résulte de ce qui vient d’être dit que la responsabilité du développement d’une institution est confiée à sa direction. Celle-ci doit prendre toutes les mesures qui s’imposent pour la maintenir et l’élargir.
Il en est de même pour les contrôleurs, qui doivent savoir tout ce qui se passe dans cette institution, proposer les aménagements nécessaires, selon leur avis, mais sans pouvoir de décision. Ils doivent aussi rendre compte ici, s’ils pensent que certains point nuisent à l’institution ou ne sont pas adaptés.
J’espère que ceci fera disparaître tous les doutes et les commentaires qui ne sont pas conformes à mon avis. Comme pour ma lettre du 13 Kislev, je demande à toutes les institutions de me confirmer la réception de la présente et que la paix règne en Israël.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rabbi inscrit Tov, bon, mot dont la valeur numérique est 17. (2) Il s’agit de la lettre n°1291. Voir aussi la lettre n°1064.
Lettre n°1348
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1348, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tévet 5712,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chnéor Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) D’après les informations que j’ai reçues du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Binyamin Gorodetski, vous avez déjà obtenu un visa d’installation au Maroc. Je suis désolé que ceci prenne tant de temps, alors que, chaque jour, il est possible d’accomplir, là-bas, d’immenses réalisations.
Vous savez qu’il est dit : Des jours ont été créés et, par lui (Lo), le Dieu unique pénètre en eux, Lo avec un Vav et non avec un Alef(2). Cela signifie que l’effort doit être quotidien(3). Lorsqu’un jour s’écoule sans avoir eu l’apport qui aurait dû être le sien, il y a là une perte irrémédiable. En effet, chaque journée suivante aura son contenu propre et elle ne pourra donc pas compléter celui des jours passés.
Voilà pour ce qui vous concerne personnellement. Pour ce qui est de votre prochain, les Juifs et les Juives du Maroc qui pourraient, pendant ces jours, recevoir une influence positive, dans le domaine spirituel, ne sont pas responsables de la présente situation. Ils ne doivent nullement souffrir de toutes les prises de positions politiques, des problèmes personnels de celui qui aurait pu avoir une bonne influence sur eux, qui leur aurait apporter ce dont ils ont besoin.
Mon but n’est pas de faire des discours, mais d’évoquer l’action concrète. Comme vous le savez, le Zohar affirme que l’acte prime.
B) Vous évoquez la solitude qui sera la vôtre, au Maroc. Sachez qu’il y a là-bas de nombreux Juifs et que Dieu les multiplie, que le Saint béni soit-Il y est présent, dans toute Son Essence. J’espère que, dans peu de temps, d’autres familles ‘hassidiques s’installeront là-bas. Il est, en outre, probable que votre épouse pourra y trouver du travail. Cette activité n’occupera pas toute sa journée. Quand vous serez sur place, vous serez
en mesure de déterminer de quelle manière elle peut vous venir en aide, dans votre travail. En effet, vous m’avez écrit qu’elle vous a aidé, à Marseille(4).
J’espère recevoir de bonnes nouvelles de votre état de santé, de celui de votre épouse, de votre situation matérielle et également de tout ce qui vient d’être dit.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav C.Z. Taubel. (2) Lo, avec un Vav, signifie pour lui et, avec un Alef, ce terme est la marque de la négation, ce qui permet la lecture du verset citée dans le corps du texte. (3) Les jours ont été créés pour cela. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°607.
Lettre n°1349
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1349, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tévet 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me dites que vous étudiez la Torah avec quelques jeunes gens et vous sollicitez une bénédiction. Puisse donc Dieu faire que vous connaissiez la réussite, en tout point, que ces jeunes gens soient des ‘Hassidim, craignant Dieu et étudiant la Torah.
Néanmoins, je suis surpris, comme je vous l’ai déjà écrit auparavant, que vous ayez abandonné votre endroit, provisoirement j’espère, au sein de la communauté ‘Habad, alors qu’il y a tant à faire, dans celle-ci, en particulier pour ceux qui ont la capacité d’assumer des fonctions dans le domaine de l’éducation.
Me trouvant à distance, il m’est difficile de vous montrer du doigt de quelle manière vous devez revenir et participer à l’activité de ‘Habad, pour y tenir votre rôle d’éducateur. Néanmoins, en étant sur place, la réflexion vous permettra d’avoir le discernement grâce auquel vous trouverez aisément un moyen d’assumer ces fonctions.
Comme nos saints maîtres en donnent l’assurance, vous connaîtrez la réussite dans ce domaine et vous pourrez m’annoncer de bonnes nouvelles.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°1350
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1350, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, 17 Tévet 5712, Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Yaakov(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
Je vous remercie pour votre télégramme, à l’occasion de la "fête de toutes les fêtes", le 19 Kislev. Je vous joins une copie de ma lettre, adressée à tous, à cette occasion.
Je suis certain qu’avec l’arrivée, dans votre ville, du grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Morde’haï Hacohen(2), vous vous renforcez également dans vos actions positives, dans l’influence que vous exercez sur votre entourage, afin de rapprocher les coeurs de "la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière", de même que du luminaire de la Torah, qui est la ‘Hassidout.
D’après ce qui est dit dans le Torah Or, au début de la Parchat Be’houkotaï et cité par Rachi dans son commentaire de la Torah, lorsque l’on double le nombre de personnes qui travaillent, on multiplient les Mitsvot par beaucoup plus que deux. En effet, quelques personnes qui agissent ne sont nullement comparables au grand nombre. J’espère avoir de bonnes nouvelles, à ce propos.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav Y.Gansburg, de Milan, Italie. (2) Le Rav M.Perlov. Voir la lettre suivante.
Lettre n°1351
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1351, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tévet 5712,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Morde’haï Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 6 Tévet, de même que la précédente, dans laquelle vous me dites que vous vous êtes installé à Milan. Vous avez déjà connu la réussite dans votre activité communautaire et vous avez instauré un cours public. Vous avez également introduit un Mikwé, mais cela n’est pas encore satisfaisant.
A) Je suis très préoccupé de ce retard. En effet, la pureté familiale n’est pas une Mitsva comme les autres. Elle conditionne la nature et la vie des enfants qui vont naître, de même que la personnalité du mari et de la femme, comme l’expliquent différents ouvrages de la partie révélée de la Torah et de sa dimension cachée.
Vous savez aussi ce que disent les Sages, y compris ceux des dernières générations(2) et ceux qui n’appartiennent pas à
la communauté ‘hassidique. Il est permis de vendre une synagogue pour disposer d’un Mikwé. Vous consulterez aussi les Tossafot Yom Tov, à la fin du traité Yoma, commentant la Michna : Soyez heureux, enfants d’Israël, en considérant devant Qui vous vous purifiez. Dieu est le Mikwé d’Israël : Tout comme le Mikwé rend purs ceux qui sont impurs, le Saint béni soit-Il en fait de même pour Israël.
Il est inutile d’en dire plus. Mon but est seulement de faire avancer les choses, comme le disent nos Sages, dans le Sifra, au début de la Parchat Tsav(3) et de vous fournir des arguments pour encourager les membres de votre communauté et ceux qui ont ce projet en charge, afin de faire ce qui est nécessaire au plus vite.
B) Vous vous consacrez sûrement, avec le même empressement, à ce qui concerne l’éducation. D’après les informations que j’ai reçues, voici quelques temps, il y a fort à faire, en la matière, dans votre ville. Et, l’opposition est relativement faible.
S’il est dit qu’un effort n’est jamais vain, combien plus est-ce le cas pour une action concrète, accomplie avec ardeur. A n’en pas douter, le Cho’het, ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Yaakov(4) vous viendra en aide, dans toute la mesure du possible.
C) Je vous remercie pour le télégramme relatif à votre réunion ‘hassidique, pour la fête du 19 Kislev. Je vous adresse une copie de ma lettre adressée à tous, à l’occasion de la fête de toutes les fêtes, c’est-à-dire du 19 Kislev.
Vous voudrez bien en faire connaître le contenu à ceux qui y ont participé.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et en vous saluant,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav M.Perlov. (2) Le Rabbi note, en bas de page : Voir le Eïn Its’hak, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 3. (3) On conseille l’empressement uniquement à ceux qui possèdent par nature cette qualité. (4) Le Rav Y.Gansburg. Voir la lettre précédente.
Lettre n°1352
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1352, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tévet 5712,
Brooklyn,
J’ai bien reçu ta demande de bénédiction pour ta mère.
Il faut raffermir sa foi en Dieu, être certain qu’Il rétablira son état de santé. Elle doit se conformer à l’avis des médecins et elle le fera aisément si elle est hospitalisée. De temps à autre, il faudra demander de ses nouvelles. Le personnel de l’hôpital, constatant cet intérêt, s’occupera mieux d’elle.
Tu es son fils et tu dois donc garder les trois études que mon beau-père, le Rabbi, a instaurées et qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tu liras chaque jour cinq Psaumes, dans l’ordre, pour le rétablissement de ta mère.
Dieu fasse que tu m’annonces bientôt l’amélioration de la santé de ta mère, que tu me dises qu’elle va de mieux en mieux.
Avec ma bénédiction pour étudier la Torah en se pénétrant de crainte de Dieu,
Lettre n°1353
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1353, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tévet 5712,
Brooklyn,
A monsieur Meïr Fidelis,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu vos salutations, par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Chnéor Zalman Taubel(1), qui me dit qu’il vous connaît et que vous allez le voir, de temps à autre.
Je suis convaincu que vous faites pleinement usage de l’influence positive que vous exercez sur vos amis. Sachez que Dieu ne reste pas en dette et, lorsqu’Il voit que l’on fait du bien à un Juif, que celui-ci soit proche ou éloigné, que ce bien soit physique ou moral, Il multiplie Sa bénédiction, de nombreuses fois, pour celui qui a fait ce bien.
Je suis sûr que le ‘Hassid, Rav C.Zalman Taubel, vous a parlé du 19 Kislev. Je vous joins, néanmoins, une brochure expliquant le sens de cette fête(2). Je suis convaincu que vous ne la garderez par pour vous, mais la ferez également connaître à vos proches, de sorte qu’ils connaissent la fête des fêtes qu’est le 19 Kislev.
J’espère recevoir de vos bonnes nouvelles, matérielles et spirituelles et je conclus en vous adressant ma bénédiction.
J’attends de bonnes nouvelles de votre installation.
Vous pouvez également m’écrire en français.
Notes
(1) Qui se trouvait, à l’époque, à Marseille. Voir, à son propos, la lettre n°1348. (2) Et en faisant l’historique. Voir les lettres de Kislev.
Lettre n°1354
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1354, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tévet 5712,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux multiples connaissances, qui se consacre aux
besoins communautaires avec dévouement,
le Rav Chlomo Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
Pour l’heure, je n’ai pas reçu les volumes de l’encyclopédie talmudique(2) que vous m’avez envoyés. Entre temps, vous avez sûrement reçu vous-même les Pisskeï Dinim(3) et les volumes du Sdeï ‘Hemed qui vous ont été envoyés d’ici.
Vous évoquez les précautions nécessaires et l’amplitude de mon temps de travail. De façon générale, cela ne dépend pas de moi. Que puis-je faire ? Il m’est impossible de compresser encore plus mon temps et tous se plaignent que mes réponses tardent, que l’on n’imprime pas et que l’on n’édite pas les discours et les causeries ‘hassidiques, qu’il n’y ait pas d’argent dans la caisse, que personne ne me vienne en aide. Bien évidemment, c’est moi que l’on accuse de tout cela.
Puisse Dieu faire que tout aille pour le mieux, que les forces et le temps soient consacrés à ce qui le justifie.
Avec ma bénédiction de bonne santé et de réussite dans votre travail,
Un point est à noter. A mon humble avis, un mot a été omis dans le texte du Rambam, au début du chapitre 4 des lois des opinions. Il faut dire : Ceci fait partie des voies du service de Dieu(4). On peut en dire de même pour la fin du chapitre 3.
N. B. : Je vous adresse une copie de ma lettre du 19 Kislev, adressée à tous. J’ai bon espoir qu’elle vous intéressera.
Il y a quelques temps, j’ai demandé au grand Rabbin(5) si des aménagements avaient été faits pour que l’on puisse voyager sur les bateaux juifs, qui se déplacent également pendant le Chabbat. Je n’ai pas encore reçu de réponse. Peut-être savez-vous si la situation a été améliorée, dans ce domaine, car je suis, quelques fois, interrogé à ce propos.
Notes
(1) Le Rav C.Y. Zevin, de Jérusalem. Voir, à son propos, les lettres n°813 et 1463. (2) Dont le Rav Zevin est l’auteur. (3) Du Tséma’h Tsédek. (4) Et non ceci fait partie des voies de Dieu. Voir le Likouteï Si’hot, tome 3, page 806. (5) Il s’agit de la lettre n°1320.
Lettre n°1355
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1355, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tévet 5712,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
se consacre aux besoins communautaires
avec dévouement, le Rav ‘Haïm Hillel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre et à votre demande de bénédiction, à l’occasion de la naissance de votre fille, en un bon moment. Vous l’avez appelée Esther Hadassa. Je vous exprime ma bénédiction par la présente, une bénédiction de Mazal Tov. Vous la conduirez, avec votre épouse, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans le calme de l’esprit et du corps.
Conformément à l’enseignement du Rabbi Rachab, notre coutume est de dire, également pour la naissance d’une fille, à la Torah(2), au dais nuptial et aux bonnes actions. Nos Sages expliquent, en effet, au traité Bera’hot 17a(3) : En quoi consiste le mérite des femmes ? Elles conduisent... elles envoient... elles attendent.
J’ai lu avec satisfaction que vous invitez les parents qui, pour différentes raisons, n’ont pas circoncis leurs enfants, à le faire et que vous connaissez la réussite, dans cette activité. Vous vous posez quelques questions sur ces circoncisions, puisqu’un Minyan(4) ne peut pas toujours être réuni. Vous interrogerez donc les Rabbanim ‘hassidiques de votre ville. Vous leur décrirez, par le détail, la situation qu’ils comprendront, se trouvant sur place. Ils vous diront ce qu’il y a lieu de faire. Vous consulterez également le Choul’han Arou’h Yoré Déa, chapitre 265, paragraphe 6.
Vous m’interrogez à propos de l’étude avec les élèves(5), dont le temps est réduit. Vous me demandez s’il est préférable de prier avec eux ou de leur enseigner le ‘Houmach. La plupart d’entre eux n’ont pas encore fait leur Bar Mitsva. Il faut donc leur apprendre ce qui s’applique à l’action concrète, les lois qui leur sont nécessaires. Il faut aussi leur donner des notions de ‘Houmach.
Leur enseigner les lois signifie aussi leur montrer comment les appliquer, leur expliquer les aspects concrets, ce qui suppose également de prier avec eux(6), chaque jour, afin de les habituer à dire le Chema Israël et le Chemoné Essré, les bénédictions du matin et celles de la nourriture.
Je vous joins ma lettre, adressée à tous, à l’occasion de la fête de toutes les fêtes, le 19 Kislev. Vous la diffuserez sûrement, de la manière qui convient.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission et dans vos préoccupations personnelles,
Notes
(1) Le Rav H.H. Azimov, de Paris. Voir, à son propos, la lettre n°1017. (2) Bien qu’une femme ne soit pas tenue d’étudier la Torah. (3) Rav dit à Rabbi ‘Hya : En quoi consiste le mérite des femmes ? Elles conduisent leurs enfants à la synagogue, elles envoient leur mari dans la maison des sages. Puis, elles attendent leur mari, jusqu'à leur retour de la maison des sages. (4) Il est préférable que la circoncision soit faite en présence de dix personnes. (5) Des Talmud Torah. (6) Leur enseigner les lois de la prière implique aussi de leur montrer comment les mettre en application.
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