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Iguerot Kodesh — lettres 1292 à 1311

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°1292

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1292, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Fête de la libération, 19 Kislev 5712, Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis(1),

Je voudrais vous remercier, par la présente, pour les livres que vous avez bien voulu envoyer à ma bibliothèque et qui sont ...(2).

En la matière, plus l’envoi est important et mieux c’est. Le Maître de la paix l’instaurera pour vous et Il vous accordera le bien et la bénédiction, un bien matériel et spirituel.

A l’occasion de la fête de la libération de l’Admour Hazaken, Rabbi Chnéor Zalman, fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad, je vous ai adressé ma bénédiction, par un télégramme dont le texte était le suivant :

Bonne fête, à l’occasion de la libération de notre maître, auteur du Tanya et de la victoire de la ‘Hassidout. Que son mérite nous protège à tous, au sein du peuple d’Israël. Et que vous connaissiez la réussite dans votre mission sacrée.

Comme vous le savez, l’Admour Hazaken, dont nous célébrons la joie a souligné que la ‘Hassidout n’est pas l’apanage de quelques personnes ou d’un groupe. Elle est l’héritage de tout le peuple d’Israël. Dans une lettre bien connue, le Baal Chem Tov écrit que, lors d’une élévation de son âme, à Roch Hachana, il pénétra dans le Sanctuaire du Machia’h et lui demanda : Quand viendrez-vous ?. Celui-ci lui répondit : Lorsque tes sources(3) se répandront à l’extérieur.

Ainsi, chaque acte contribuant à la diffusion des sources de la ‘Hassidout, luminaire de la Torah, prépare et hâte la venue de notre juste Machia’h, très bientôt et très prochainement, Amen, que telle soit Sa Volonté.

Dieu fasse que vous ayez la paix, que votre Torah fructifie et que vous connaissiez la bénédiction dans l’action de vos mains, pour le bien et pour la bénédiction, matériellement et spirituellement.

Notes

(1) Cette lettre fut envoyée à quatre Rabbanim du Maroc, le Rav Chalom Messas, le Rav David Obadya, le Rav Meïr Abou’hatsera et le Rav Its’hak Elmaleh. (2) Pour chacun est indiqué ici le titre des livres qu’il a envoyé. (3) Celles de la ‘Hassidout.

Lettre n°1293

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1293, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Kislev 5712,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre et j’ai appris avec satisfaction que vos douleurs ont pratiquement disparu. J’espère que vous vous sentirez encore mieux.

Vous me dites que votre fille est amère, parce que ses enfants n’adoptent pas un comportement juif.

Dites lui que l’amertume, à elle seule, n’y changera rien. Il faut exercer sur eux une influence positive, avec des gestes engageants, de bonnes paroles, des demandes répétées. Il ne faut pas se lasser de leur parler, une première, une seconde, une troisième fois, jusqu’à les convaincre, d’abord un peu, puis de plus en plus.

Vous m’écrivez que le fils de votre fille va se marier. Il faut à tout prix expliquer à sa fiancée qu’elle doit adopter le comportement d’une femme juive, en particulier pour tout ce qui concerne la pureté familiale, la Cacherout et le respect du Chabbat. Vous lui direz que son bonheur en dépend, de même que celui de son fiancé et des enfants qu’ils auront.

Lorsque l’on a foi en Dieu, on peut constater de ses yeux de chair, que l’on reçoit tout le bien, matériel et spirituel.

Avec ma bénédiction pour que vous soyez en bonne santé et ayez une satisfaction juive de vos enfants et petits-enfants,

Lettre n°1294

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1294, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Kislev 5712,

Brooklyn,

Au ‘Hassid qui craint Dieu et

s’acquitte fidèlement de sa tâche,

le Rav Yaakov Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 17 Kislev, avec la demande de bénédiction pour madame..., afin que la paix règne dans son foyer. Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je mentionnerai son nom, dans ce but.

Vous ne me dites rien d’elle et j’espère qu’elle a un foyer juif(2). Je voudrais simplement lui souligner la nécessité de faire vérifier au plus vite les Mezouzot de sa maison et de donner de la Tsédaka pour le fonds de Rabbi Meïr Baal Haness(3) avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes.

Le temps qui passe leur sera d’une grande utilité, surtout s’ils parviennent à comprendre qu’il faut savoir, de temps à autre, faire une concession. De la sorte, en perdant un peu, on peut gagner beaucoup. Grâce à tout cela, j’ai bon espoir qu’elle puisse m’annoncer une bonne nouvelle, me dire que l’équilibre de leur couple s’est amélioré.

J’ai lu avec satisfaction, dans votre lettre, que vous vous efforcez dans maintenir le cours de Michna, à la synagogue Ancheï Chalom. Mais, vous dites aussi que les membres de votre famille n’en sont pas satisfaits, car ceci retarde l’heure du repas.

A mon avis, vous devriez trouver quelqu’un qui puisse s’engager à donner ce cours. De plus, dès lors que l’habitude a été prise, dans une synagogue, de payer celui qui enseigne, il ne faut pas cesser de le faire(4). Cela est particulièrement important en Amérique, où ce que l’on achète acquiert une importance particulière.

Vous avez sûrement reçu le fascicule(5) paru pour le 19 Kislev et ma lettre adressée à tous, qui l’accompagnait(6). J’espère que vous avez organisé, en ce jour, une rencontre, que mon beau-père, le Rabbi, qualifie de réunion ‘hassidique.

Que Dieu fasse qu’en ce 19 Kislev, Roch Hachana de la ‘Hassidout, s’accomplisse en chacun de nous la bénédiction suivante de mon beau-père, le Rabbi: Ayez une bonne fête. Soyez inscrits et scellés pour une bonne année, dans l’étude de la ‘Hassidout et la pratique de ses voies.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Y.Kats, de Chicago. Voir, à son propos, les lettres n°822, 1425 et 1498. (2) Dans lequel on respecte effectivement les Mitsvot. (3) Celui du Collel ‘Habad. (4) Alors que le Rav Kats n’était pas payé pour son enseignement. (5) Des enseignements du précédent Rabbi. (6) Voir la lettre n°1263.

Lettre n°1295

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1295, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Kislev 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’avez fait savoir que votre épouse a eu un fils, en un bon moment. Je vous exprime donc ma bénédiction, une bénédiction de Mazal Tov. Vous le conduirez à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la tranquillité de l’esprit et du corps.

Vous m’interrogez sur le nom que vous devez donner à votre fils. Mon beau-père, le Rabbi, a indiqué, à maintes reprises, qu’il n’intervenait pas, en la matière. L’enfant portera donc, au cours d’une longue vie, le nom que ses parents ont décidé de lui donner.

Je vous ai adressé, aujourd’hui, un télégramme, dont le texte est le suivant: Mazal Tov, vous choisirez le nom, avec votre épouse et Dieu le bénira, en lui accordant de longs jours et de bonnes années.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov, au jour de notre délivrance et de la libération de notre âme,

Lettre n°1296

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1296, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Kislev 5712,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav C.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je vous adresse une copie de mes lettres aux Rabbanim Messas et Abou’hatsera, au Rav Obadya et à Elmaleh(2), confirmant que j’avais bien reçu les livres qu’ils m’ont envoyés.

En plus de ceux que j’ai mentionné dans ces lettres, j’ai également reçu les livres suivants et je ne sais pas qui les a envoyés. Vous voudrez bien le vérifier, afin que j’adresse une lettre de remerciements. Ces livres sont les suivants: Eden Mikédem, Maguen David, Le’ha David Ouledavid Barou’h, Birkat Elyahou, Arbaa Chomrim, Marpé Lanéfech, Vezot Lihouda, Chir ‘Hadach,

Je voudrais encore une fois vous remercier pour votre intervention fructueuse, qui a permis l’envoi de ces livres. Vous poursuivrez sûrement l’effort en ce sens, à l’avenir. Je vous en remercie d’avance.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

N. B. Je vous joins une lettre pour celui qui m’a adressé le Le’ha Chlomo. Il est le fils de l’auteur, dont je n’ai pas le nom. Vous ajouterez donc les initiales de son nom sur le courrier que je vous joins et vous le lui remettrez ou le lui enverrez. Je vous en remercie.

Notes

(1) Le Rav Chlomo Matusof, de Casablanca. Voir, à son propos, la lettre n°1250. (2) Il s’agit de la lettre n°1292.

Lettre n°1297

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1297, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Kislev 5712,

Brooklyn, New York,

Aux dirigeants de la Yechiva de Lod, en Terre Sainte,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Lorsque le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et possède une profonde compréhension, de multiples connaissances et des comportements vertueux, se consacre aux besoins communautaires, le Rav Elyahou, qui est appelé docteur Jung, est venu me rendre visite, il m’a dit que le Joint(1) envisage d’accorder une subvention aux écoles professionnelles dépendant de Yechivot et en étant partie intégrante, en Terre Sainte.

Il m’a précisé qu’il vous en a parlé, vous a demandé que la Yechiva de Lod ouvre une section professionnelle et vous lui avez répondu qu’il devait me consulter, à ce propos.

Voici ma réponse, en la matière.

Il est hors de question de changer le programme d’étude d’une Yechiva Loubavitch, où qu’elle se trouve, par rapport à ce qui a été instauré par ses fondateurs et directeurs, le Rabbi Rachab et mon beau-père, le Rabbi. Il est donc impossible qu’un enseignement professionnel soit dispensé dans le cadre de la Yechiva.

Néanmoins, il est des jeunes gens et des garçons qui, pour différentes raisons, n’accepteraient pas de consacrer toute leur journée à l’étude, mais le feraient, en revanche, pendant quelques heures. Ils étudieraient alors la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, à la condition qu’on leur enseigne également un métier. Il est donc très judicieux qu’il en soit ainsi.

En conséquence, il faut s’efforcer que ces garçons soient surveillés en permanence. Pour cela, on doit créer une école dans laquelle on étudiera la partie révélée de la Torah, la ‘Hassidout et également un métier. Cette école dépendra de la Yechiva, sera contrôlée et dirigée par elle. Et, elle sera très utile pour certains jeunes gens et garçons.

Dans ma conversation avec le Rav Jung, celui-ci m’a assuré qu’il s’efforcerait, dans la mesure de ses possibilités, de faire prendre en charge les frais de cette école par le Joint. Au sein de cet organisme, l’influence du Rav Jung est considérable, il y a donc tout lieu de penser qu’il pourra obtenir intégralement ce financement.

J’attends votre lettre détaillée sur ce sujet. Quels métiers y enseignera-t-on? Quel en sera le programme? Quel en sera le budget? Je souhaite recevoir au plus vite votre réponse.

Il semble préférable que cette école soit située au Kfar(2), mais elle sera, néanmoins, placée sous votre direction.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Dont il est l’un des dirigeants. (2) A Kfar ‘Habad. C’est effectivement là que se trouve cette école professionnelle.

Lettre n°1298

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1298, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Kislev 5712,

Brooklyn, New York,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre télégramme. Vous me transmettrez sûrement plus de détails, concernant la réunion ‘hassidique de la fête de la libération. Vous consulterez la brochure du 19 Kislev, page 4, troisième paragraphe.

J’ai adressé ce jour, au grand Rabbin(2), un télégramme dont voici le texte :

A l’occasion de la Bar Mitsva de votre fils, je formule le souhait que vous le conduisiez à la Torah, comme Yaakov résidait dans la tente de Chem et d’Ever, au dais nuptial, comme Its’hak fut ligoté sur le mont Morya, lieu du Temple et aux bonnes actions, comme Avraham se distinguait par sa bonté. On retrouve ainsi les trois grappes constituant la vigne d’Israël. Avec ma bénédiction de Mazal Tov suivi de ma signature.

A titre de notes et de référence, j’ai ajouté :

A la Torah, comme Yaakov résidait dans la tente de Chem et d’Ever : Ceci fait allusion à l’étude de la Torah(3), comme l’explique le Or Hatorah, du Tséma’h Tsédek, Parchat Toledot, au discours intitulé il résidait dans les tentes. Chem fait allusion à la Loi Ecrite, constituée des Noms du Saint béni soit-Il, Ever à la Loi orale, ainsi qu’il est dit : Il passa (Avar) devant eux(4), révélant et mettant en évidence la Torah, ce qui est précisément le rôle de la Loi Orale.

Au dais nuptial, comme Its’hak fut ligoté sur le mont Morya, lieu du Temple : Nos Sages expliquent, à la fin du Midrach Chir Hachirim Zouta, de même que dans le Zohar, tome 3, page 4b et dans la Michna, fin du traité Taanit: le jour de son mariage : lorsque la Présence divine se révéla dans le Temple. Le Saint béni soit-Il et Israël se trouvaient alors, ensemble, sous le dais nuptial. C’est pour cela que le mariage d’Its’hak est décrit d’une manière aussi précise(5) et non celui d’Avraham ou de Yaakov.

Lettre n°1299

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1299, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Kislev 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me demandez de vous aider à devenir un ‘Hassid. Nos saints maîtres ont déjà tracé la voie, pour cela. Il faut donc étudier la ‘Hassidout, adopter les coutumes ‘hassidiques et, surtout, se mêler aux ‘Hassidim, car la pratique dépasse l’étude.

Lorsque l’on fait tout cela, dans la mesure de ses possibilités, on fait disparaître tous les voiles et tous les obstacles. On reçoit l’aide de Dieu et l’on devient un ‘Hassid, attaché à l’arbre de vie.

Avec ma bénédiction de réussite pour tout ce que vous ferez, dans ces domaines,

Lettre n°1300

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1300, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Kislev 5712,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Tsvi Hirsh(1),

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de votre mariage, qui sera célébré en un moment bon et fructueux, je vous adresse, ainsi qu’à votre fiancée, ma bénédiction, une bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov. Il interviendra en un moment bon et fructueux. Vous bâtirez un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot, telles qu’elles sont expliquées par la ‘Hassidout.

Vous me demandez quelle préparation morale votre fiancée doit effectuer pour le mariage. Je n’ai pas reçu d’instructions tranchées, à ce propos. Je sais qu’il faut réciter plusieurs Psaumes, mais je n’ai pu déterminer desquels il s’agit. En conséquence, lorsque l’on m’interroge, à ce propos, je demande à la fiancée de tous les lire, au jour de son mariage(2). Bien évidemment, elle doit aussi connaître les lois qu’elles devra appliquer, ce qui, au final, est bien l’essentiel, car l’action prime, comme le souligne le Zohar.

Lors de la réunion ‘hassidique de la fête de toutes les fêtes, le 19 Kislev, votre nom a été mentionné, pour le bien, la bénédiction et pour un Mazal Tov.

Pour ce qui vous concerne, vous savez sûrement que l’on porte un Kittel(3), sous le dais nuptial. Mais, on le met sous son vêtement, afin qu’il n’apparaisse pas. Puis, pour le premier Yom Kippour après le mariage, on ne le porte pas, puisqu’on l’a déjà fait pour son Yom Kippour personnel, qui est le jour du mariage(4).

De même, on s’efforce, pendant la cérémonie, de ne pas porter des objets en or ou en argent et des pièces. On ne doit avoir sur soi aucun noeud et l’on défera donc sa cravate et ses lacets. Bien évidemment, à tout cela, s’ajoutent les pratiques qui sont communes à toutes les communautés juives, dans tous les autres domaines, par exemple celle d’ajouter le paragraphe Al ’Heth(5) dans la prière de Min’ha.

Puisse Dieu faire que cela se passe, en tout point, dans un moment bon et fructueux.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav T.H. Tsoller. (2) Voir le Séfer Haminhaguim, pages 75-76. (3) Le vêtement blanc que l’on porte à Yom Kippour. (4) A l’occasion duquel toutes les fautes sont pardonnées, comme à Yom Kippour. (5) La confession de ses fautes, extraite de la prière de Yom Kippour.

Lettre n°1301

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1301, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Kislev 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu ta lettre du 13 Kislev, par laquelle tu me confirmes avoir reçu la mienne et me dis que tu te sens bien, grâce à Dieu. Tu te satisfais plus ou moins de ta situation actuelle.

Tu m’écris que vingt six jeunes Juifs se trouvent avec toi, qui, pour l’heure, ne pratiquent pas encore la Torah et les Mitsvot. Tu fais sans doute tout ce qui est en ton pouvoir pour les en rapprocher, pour qu’ils les mettent concrètement en pratique.

Tu ne dois pas t’affecter de tous les arguments qu’ils développeront devant toi. De fait, ceci démontre uniquement à quel point il faut avoir pitié d’eux. A force d’échanger avec eux, il est possible de les convaincre, d’abord quelque peu, puis de plus en plus.

Il faut d’abord leur parler des Tefilin. Tu dois leur expliquer qu’il s’agit d’une Mitsva de Dieu et que c’est, en outre, le moyen d’avoir une longue vie. Les soldats apprennent comment se préserver du danger. Celui qui ne le fait pas se met en situation difficile et il contrevient aux règlements. De même, chaque soldat juif a ses moyens propres de se protéger. L’un de ceux-ci consiste à mettre les Tefilin et, quand ce n’est pas possible le matin, au moment de la prière, on peut encore le faire, tout au long de la journée, jusqu’au coucher du soleil. J’espère que tu trouveras les mots pour convaincre tes amis juifs.

Nous n’avons pas connaissance des desseins divins. Et, peut-être est-ce dans ce but qu’une certaine personne se trouve dans un certain endroit. Après s’être acquitté de sa mission, on peut ensuite rentrer chez soi, avec l’accord des autorités.

A l’occasion de la fête de ‘Hanouka, je joins une publication du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, éditée pour cette fête. Je pense que tu pourras l’expliquer à tes amis, en leur donnant des précisions sur ‘Hanouka et sur la leçon que cette fête nous délivre, le fait que nous devons tous, sans aucune exception, étudier la Torah et mettre en pratique les Mitsvot, sans tenir aucun compte des difficultés.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°1302

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1302, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Kislev 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre écrite à l’issue du Chabbat Toledot, dans laquelle vous me demandez comment entreprendre l’étude de la ‘Hassidout et s’il existe un ouvrage méthodique, présentant l’enchaînement des mondes.

A) Il m’est difficile de vous dire comment entreprendre cette étude sans connaître vos goûts et ce qui vous attire, ce que vous savez d’ores et déjà de la ‘Hassidout. Je vous ferai donc une réponse générale, qui se révèle adaptée dans la plupart des cas.

En plus du Tanya, vous étudierez le Dére’h Mitsvoté’ha, également appelé Séfer Hamitsvot, du Tséma’h Tsédek. Comme pour toutes les autres parties de la Torah, vous ne chercherez pas, la première fois, à en saisir chaque mot. Vous vous contenterez du sens général. Après avoir répété une ou deux fois cette étude, superficielle mais globale, portant sur différents sujets, vous pourrez analyser également chaque idée et chaque mot.

B) Vous me demandez s’il y a un livre de ‘Hassidout qui présente l’enchaînement des mondes. C’est effectivement l’objet du Chaar Hay’houd de l’Admour Haémtsahi qui, à son début, définit, en outre, la méditation.

C) Vous connaissez le verset : Dieu fit l’homme droit, mais ils introduisirent de multiples supputations. En effet, de nombreuses générations apprirent la Torah sans se demander comment organiser leur étude pour qu’elle soit fructueuse, conforme aux règles de la pédagogie. Or, dernièrement, certains mènent une profonde analyse pour définir des programmes et des subtilités. Les conséquences de telles conceptions sont le contraire de ce que l’on aurait pu en attendre.

En effet, les premières générations avaient une soif véritable d’étudier la Torah, sur laquelle ils ne s’interrogeaient même pas. Leurs connaissances se multipliaient, quantitativement et qualitativement. Puis, ces règles ont été établies et ceux qui se consacrent à l’étude ont diminué, de même que leur ardeur à l’étude.

Or, il en est strictement de même pour la ‘Hassidout. Le meilleur moyen d’accéder à sa connaissance est de ne pas adopter toutes ces conceptions, d’apprendre et d’apprendre encore, sans regarder la montre, puis de faire le compte des idées que l’on a comprises, pendant ce temps. Plus l’on s’approfondira dans l’étude de la ‘Hassidout et plus on affinera son esprit et son cœur, plus l’on sera un réceptacle adapté pour intégrer la lumière de la ‘Hassidout et surtout le luminaire qu’elle porte en elle.

D) Le Rambam, dans son Michné Torah, à la fin des lois du Mikwé, précise que l’immersion rituelle fait également allusion à la nécessité de s’immerger dans de saines idées. Or, cette immersion est valable uniquement lorsque l’eau recouvre entièrement la tête. Et, il en est donc de même pour les idées saines, qui doivent transcender l’intellect et les connaissances. Il faut leur abandonner sa rationalité et son savoir.

Dieu vous donnera la réussite, de même qu’une crainte de Dieu intègre. Vous donnerez de la Tsédaka, avec une ardeur accrue. De la sorte, comme l’assure l’Admour Hazaken au début du Torah Or, son cerveau et son cœur sont mille fois plus fins. Et, le Likouteï Torah sur trois Parachyot, commentant cette affirmation, précise qu’il faut l’interpréter au sens le plus littéral, c’est-à-dire réellement mille fois, sans aucune exagération, sans qu’il ne s’agisse d’une image.

Ainsi, en peu de temps, mais avec beaucoup d’efforts, vous progresserez dans vos connaissances et vous mettrez en pratique, de la meilleure façon, la Mitsva d’étudier la Torah.

Vous avez sûrement participé à la réunion ‘hassidique de la fête de toutes les fêtes, le 19 Kislev. J’aimerais savoir quelles sont les bonnes résolutions que vous avez prises, en ce moment propice, pour ce qui concerne l’amour du prochain, l’amour de la Torah et l’amour de Dieu.

Pour ce qui est du temps qu’il faut consacrer à l’étude de la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, vous consulterez le Kountrass Ets ‘Haïm, aux chapitres 22 à 25.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°1303

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1303, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Kislev 5712,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Pin’has(1), secrétaire de la

synagogue de rite Ari Zal, Ancheï Loubavitch,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu, en son temps, votre lettre, adressée au nom des membres de votre synagogue, de rite Ari, Ancheï Loubavitch, avec le chèque qui y était joint, au profit des orphelins de notre Terre Sainte. Vous trouverez ci-joint ma réponse à cette synagogue, que vous transmettrez sans doute aux membres de la communauté, de la manière qui convient.

Vous me posez une question, au nom de ces membres. En effet, une partie d’entre eux considère que l’officiant doit porter un Talith pour la prière du vendredi soir et du Chabbat à Min’ha, alors que, selon d’autres, cela est inutile dans une synagogue de rite Ari. Vous me demandez ce que j’en pense.

Voici ma réponse.

La coutume de Loubavitch, comme je l’ai reçue de mon beau-père, le Rabbi et qui fut imprimée, en son temps, dans le Hayom Yom, à la date du 19 Kislev 5703(2), est la suivante : L’officiant ne porte pas de Talith pour Min’ha et Arvit, ni le Chabbat, ni les fêtes, ni à Roch Hachana.

Néanmoins, il n’est pas justifié d’entretenir une querelle pour cela. Si cette pratique peut être adoptée aisément et sans contestation, il serait bon qu’elle existe dans votre synagogue, comme dans toutes les communautés Ancheï Loubavitch, dans lesquelles on porte le Talith seulement le matin et pendant toute la journée du Yom Kippour.

A l’opposé, s’il y a un risque que cela provoque une dispute, il faut privilégier la paix, qui justifie certaines concessions. Néanmoins, on le fera pour l’après-midi du Chabbat, mais non le vendredi soir, En effet, selon quelques avis, il est alors dangereux de porter un Talith(3).

Que Dieu nous permette de respecter les coutumes juives, car celles-ci sont partie intégrante de la Torah et elles apportent la réussite, dans les domaines matériels.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav P.Kremer. (2) 1943, année pour laquelle le Rabbi avait écrit le Hayom Yom. (3) Le Rabbi note en bas de page : Voir les livres cités par le Chaareï Techouva Ora’h ‘Haïm, chapitre 18. Voir aussi le Peri Megadim, à la même référence, les responsa Chem Michimeon, première édition, chapitres 1 et 2.

Lettre n°1304

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1304, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Kislev 5712,

Brooklyn,

Aux membres de la synagogue, de rite Ari,

Ancheï Loubavitch et, avant tout, à ses responsables,

dans la ville de Dorchester,

Dieu vous prêtera longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je vous confirme, par la présente, avoir bien reçu votre don, pour les enfants orphelins de Terre Sainte.

J’ai été très satisfait de cette participation et, encore plus, de l’intérêt que vous avez manifesté pour la situation de ces enfants, se trouvant en Terre Sainte. L’aide provenant d’une communauté pratiquante pour des enfants de Terre Sainte constitue un double succès. Son montant est une réussite matérielle et le fait qu’elle provienne d’une communauté pratiquante est une réussite spirituelle.

En effet, ces fonds pourront être donnés aux enfants de Terre Sainte afin d’être utilisés dans l’esprit de la Torah et des Mitsvot, grâce auxquelles ces enfants sont encore plus profondément liés à leur Père Qui se trouve dans les cieux.

Mon beau-père, le Rabbi, a maintes fois souligné que Dieu ne reste pas en dette. Il rembourse, mesure pour mesure, avec un intérêt dépassant le capital, comme Lui seul peut le faire. Il vient donc en aide à tous ceux qui apportent leurs dons aux orphelins de notre Terre Sainte et à ceux qui les collectent. Il leur permet de concevoir beaucoup de satisfaction de leurs enfants, de leurs petits-enfants et d’eux-mêmes.

A l’occasion des jours de ‘Hanouka, qui approchent, lorsque Dieu fit un grand miracle et qu’une petite quantité d’huile, suffisante pour une nuit, brûla pendant huit jours, soit le temps nécessaire pour fabriquer, à nouveau, de l’huile cachère, Il permettra également que l’obscurité de l’exil devienne lumineuse, par le mérite de la Torah et des Mitsvot, que tous les Juifs mettent en pratique.

Il en sera ainsi par une bougie, puis une seconde, puis toutes les autres, jusqu'à ce que l’on obtienne la grande lumière, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h.

Avec ma bénédiction pour le bien matériel et spirituel,

Lettre n°1305

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1305, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Kislev 5712,

Brooklyn,

Au ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Barou’h(1), l’officiant,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites qu’un des membres de votre synagogue vous a fait remarquer que tous ceux qui appartiennent à cette communauté mettent les Tefilin pendant ‘Hol Hamoéd(2) et que vous devez donc en faire de même. Vous me demandez mon avis sur cette question.

Voici ma réponse.

De nombreuses responsa se penchent sur cette question, qui contrevient au principe selon lequel vous n’entaillerez pas votre corps(3), auquel nos Sages donnent l’interprétation suivante : vous ne formerez pas des groupes(4). Il a, en conséquence, été fixé que celui qui met les Tefilin et se trouve dans une synagogue où on ne le fait pas, à ‘Hol Hamoéd, n’a pas le droit de les porter. A l’opposé, celui qui n’a pas coutume de le faire, conformément à la pratique du Ari Zal, du Baal Chem Tov et de ses disciples, doit maintenir sa façon d’agir également dans une synagogue où tous mettent les Tefilin, à ‘Hol Hamoéd.

Dans ce dernier cas, en effet, il n’y a pas de risque de constituer un groupe, car, pour celui qui observe cet homme, il peut ne pas mettre les Tefilin pour plusieurs autres raisons, par exemple parce qu’il l’a déjà fait ou bien parce qu’il n’est pas encore prêt pour cela, puisque les Tefilin requièrent un corps propre.

On peut trouver cette décision hala’hique dans les livres suivants : Echel Avraham, chapitre 31, responsa Menou’hat Moché, chapitre 14, responsa Levouch Morde’haï, seconde édition, paragraphe 123, dans le Meassef Le’hol Hama’hanot, le Kitsour Choul’han Arou’h avec le commentaire du Chéarim Hametsouyanim Bahala’ha, édition de New York 5711, à la fin du chapitre 10.

Avec ma bénédiction pour que vous donniez de bonnes nouvelles et en saluant tous ceux qui prient dans votre synagogue,

N. B. : Vous trouverez ci-joint la brochure(5) du 19 Kislev, dont vous pourrez sûrement faire usage auprès des membres de la communauté.

Notes

(1) Le Rav B.Shram, de Nouvelle Orléans. (2) Conformément à la coutume des Achkenazim. Telle n’est pas celle des ‘Hassidim et des Sefardim. (3) Devarim 14, 1. Titgodedou, vous entaillerez est phonétiquement rapproché de Agouda, un groupe. (4) Selon lequel il est interdit, au sein d’une même synagogue, de se répartir en plusieurs groupes adoptant des pratiques différentes. C’est effectivement le cas lorsque les uns mettent les Tefilin et les autres ne le font pas. (5) Faisant l’historique de l’arrestation et de la libération de l’Admour Hazaken.

Lettre n°1306

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1306, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Kislev 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’interrogez à propos de la Bar Mitsva de votre fils, qui doit être célébrée cette année, durant la Parchat Bechala’h(1).

De fait, je suis surpris par une telle question(2). Pourquoi ne saisissez-vous pas cette occasion pour vous rendre près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, puisque la Bar Mitsva de votre fils est à proximité du jour de sa Hilloula, le 10 Chevat ? N’est-il pas bien clair qu’il faille s’y rendre et vous remémorer les jours lumineux que vous avez eu le mérite de vivre, lorsque vous étiez à la Yechiva, auprès des ‘Hassidim ? Si vous ne le faites pas à cette occasion, quand le ferez-vous ?

S’il est impossible ou bien s’il vous semble impossible de le faire, vous célébrerez la Bar Mitsva là où vous vous trouverez maintenant et puisse Dieu faire qu’elle soit en un moment bon et fructueux. Vous, votre épouse et les membres de votre famille, vous réjouirez tous ensemble d’une joie véritable, celle de la Mitsva.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) La question était vraisemblablement : faut-il profiter de la Bar Mitsva pour se rendre auprès du tombeau du précédent Rabbi ? (2) Tant la réponse aurait dû être évidente.

Lettre n°1307

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1307, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Kislev 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites qu’il y a, dans votre ville, un jardin d’enfants, dont les enseignants ne sont pas juifs. Le directeur, en revanche, est un Juif pratiquant et il assure que ces enseignants ne font pas état de leur foi, devant les enfants. Vous avez donc l’intention d’y envoyer votre fille.

Il faut, tout d’abord, vérifier que ces enseignants s’abstiennent de mettre leur foi en avant, quand ils font prier les enfants. Il faut également être prudent pour ce qui est de leur nourriture. Malgré tout cela, il serait préférable de s’arranger autrement, pour votre fille, s’il y a un moyen qu’elle ne se trouve pas constamment en compagnie de non-Juifs et sous leur responsabilité, lorsqu’ils sont les responsables et les enseignants. En effet, ceux qui enseignent dans les jardins d’enfants peuvent, jusqu'à un certain point, marquer leur esprit encore plus clairement que dans les écoles.

S’il s’avère que toutes ces craintes ne sont pas fondées, puisse Dieu faire que votre démarche soit fructueuse et que vous conceviez, d’elle et de vos autres enfants, une satisfaction juive.

Je pensais que vous viendriez ici, pour la réunion ‘hassidique du 19 Kislev. Le moment est venu, me semble-t-il, que vous conduisiez ici, quelques personnes de votre communauté. Or, il semble que vous ne soyez pas venu et je ne sais pas si vous avez organisé une réunion ‘hassidique, dans votre ville.

Il est dommage de laisser passer ces jours, au cours desquels il est possible d’organiser de telles réunions, sans en profiter pour rapprocher les coeurs juifs de leur Père, Qui se trouve dans les cieux, leur insuffler l’amour de Dieu, l’amour de la Torah et l’amour du prochain. Les forces d’y parvenir nous ont, en effet, été accordées par nos saints maîtres et, si nous n’en faisons pas usage, elles seront perdues, ce qu’à Dieu ne plaise.

Avec ma bénédiction de bonne santé, pour vous, pour tous les membres de votre famille et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°1308

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1308, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Kislev 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos deux lettres, du mardi et du mercredi de la Parchat Vayetsé. Je vous en remercie. Entre temps, vous avez sûrement vu ma lettre ouverte à la direction des institutions ‘Habad, en Terre Sainte(1). J’espère que, de manière officieuse, vous me ferez savoir, au plus vite, ce qui s’est passé depuis la réception de cette lettre. Pour faire suite à la présente, vous formulerez également vos propositions.

Je vous joins une copie de la lettre adressée à tous(2) qui accompagnait le fascicule(3) du 19 Kislev. Quelques exemplaires de ces fascicules et des brochures(4) du 19 Kislev ont été envoyés, de manière indépendante, à l’attention de l’association des ‘Hassidim ‘Habad et des jeunes de l’association ‘Habad, afin de les distribuer de la manière qui convient.

Ces jours de ‘Hanouka commémorent le miracle qui se produisit avec la lumière et le luminaire de la Torah. La ‘Hassidout souligne qu’ils(5) voulurent leur faire oublier Ta Torah, c’est-à-dire le fait qu’elle est la Torah de Dieu. En effet, la présentation de la Torah comme une profonde discipline de l’esprit ne les dérangeait pas(6).

Or, ils(7) surmontèrent l’épreuve, en témoignant de la plus haute abnégation, transcendant la raison. En conséquence, leur victoire fut elle-même miraculeuse. Elle fut d’abord obtenue dans le combat et il y eut également la lumière. La fiole contenait seulement la quantité nécessaire pour brûler(8). La partie révélée de la Torah établit qu’ils auraient pu allumer(9) avec de l’huile qui n’était pas pure, comme l’expliquent les Sages des dernières générations(10). Mais, en signe d’amour(11), le miracle se produisit et elle(12) brûla pendant huit jours, de sorte que l’allumage fut intégralement réalisé avec de l’huile pure.

On peut en déduire plusieurs points et, tout d’abord, qu’il y a là un enseignement pour nous. Lorsqu’il y a un combat, interne ou externe, comme ce fut le cas à l’époque des Hasmonéens, qui affrontèrent les Grecs et les Hellénistes(13), il est impossible d’en sortir vainqueur sans avoir recours au luminaire de la Torah, à l’arbre de vie, sur lequel l’impureté n’a pas d’emprise, pour lequel elle n’existe pas, ce qui n’est pas le cas pour l’arbre de la connaissance du bien et du mal(14).

Peut-être est-il possible d’expliquer ainsi le fait qu’il existe, uniquement pour la lumière de ‘Hanouka, une meilleure façon(15) et une façon la meilleure(16) d’accomplir la Mitsva. Car, lorsque l’on est en guerre et que l’on doit affronter la ruse, on ne peut se contenter de l’analyse raisonnée. Il faut tout accomplir de la meilleure façon. Bien plus, cela ne suffit pas encore et il faut, en outre, adopter la façon la meilleure.

On peut considérer que ceci(17) correspond à la partie révélée de la Torah, à ses secrets et aux secrets de ses secrets, que symbolisent également l’eau, le vin et l’huile, surnageant même au dessus du vin.

Vous consulterez le Imreï Bina, à propos de la controverse tendant à déterminer si l’huile surnage au dessus du vin ou bien si les deux liquides se fondent. Vous verrez la porte du Chema Israël, à partir du chapitre 54 et, de même, le Likouteï Torah Chir Hachirim, page 3c.

Avec ma bénédiction, à l’occasion de ‘Hanouka et en saluant tous les vôtres,

Notes

(1) Il s’agit de la lettre n°1291. (2) Voir la lettre n°1263. (3) Des enseignements du précédent Rabbi. (4) Faisant l’historique de l’emprisonnement et de la libération de l’Admour Hazaken. (5) Les Grecs. (6) C’est la soumission qu’ils remettaient en cause. (7) Les Juifs. (8) Pendant un jour. (9) Le Chandelier. (10) Voir, à ce propos, les lettres n°1316 et 1317. (11) De Dieu pour Israël. (12) L’huile contenue dans la fiole. (13) Juifs. (14) Sur lequel le mal a effectivement une emprise. (15) En allumant une lumière pour chaque personne. (16) En allumant, chaque jour, un nombre croissant de lumières. (17) La façon normale, la façon meilleure et la façon la meilleure.

Lettre n°1309

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1309, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Kislev 5712,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Zalman Zéra’h(1) Hacohen,

Je vous salue et vous bénis,

C’est avec joie que j’ai reçu votre lettre, en son temps. Vous m’y apprenez que vous allez mieux. J’espère que, depuis lors, votre état de santé s’est encore amélioré et que vous pourrez m’annoncer de bonnes nouvelles, dans ce domaine.

Vous avez sûrement reçu mes salutations, transmises par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Yossef Halevi Weinberg, émissaire des Sages(2). J’imagine que vous avez participé à la réunion ‘hassidique du 19 Kislev. Dans l’une de ses lettres, mon beau-père, le Rabbi écrit que chaque réunion ‘hassidique doit être l’occasion de bonnes résolutions, concernant la Torah, les Mitsvot et, en particulier, l’amour du prochain. Mais, il importe, avant tout, que cela soit concrètement suivi d’effet.

J’ai eu du plaisir à lire votre lettre, à m’apercevoir que les bonnes années sont restées gravées dans votre esprit, celles où vous vous trouviez à Loubavitch. Chaque souvenir suscite une attirance de l’âme. Il est donc certain que l’attrait qu’elle éprouve pour cette période fructueuse ne restera pas sans effet, qu’elle aura pour conséquence un renforcement dans les voies ‘hassidiques et dans l’étude de la ‘Hassidout.

Ainsi, l’Admour Hazaken écrit qu’il conduira de l’étroitesse à la largesse, de la matérialité vers la spiritualité, quiconque se tiendra à la poignée de sa porte. Il affirme qu’il le libérera de l’enfer. Et, le Rabbi Rachab explique que cet enfer est celui des biens matériels et grossiers de ce monde.

Combien plus en est-il ainsi pour ceux qui ont eu le mérite de vivre longtemps auprès du Rabbi. Il est certain qu’au final, ceci aura l’effet escompté, les placera dans un rayon de lumière, leur apportera le bien matériel et spirituel.

J’espère avoir de vos bonnes nouvelles et je conclus en vous donnant ma bénédiction de bonne santé, physique et morale,

Notes

(1) Le Rav Z.Z. Guefenovitch, de Johannesburg, en Afrique du sud. (2) Qui s’était rendu en Afrique du sud, délégué par le centre des Yechivot Loubavitch. Voir, à ce propos, les lettres n°1287 à 1289.

Lettre n°1310

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1310, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Kislev 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, par laquelle vous m’annoncez que votre fils a eu cinq ans et qu’il est entré au ‘Héder. Puisse Dieu faire que vous l’éduquiez à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, avec votre épouse, dans la largesse, la tranquillité de l’âme et celle du corps.

Lors de la réunion ‘hassidique du dernier Chabbat qui bénit le mois, a été expliquée la formule traditionnelle du peuple juif(1), à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, qui fait allusion aux trois Patriarches. En effet, la Torah introduit Yaakov, qui résidait dans la tente de Chem et d’Ever, évoquant la Loi Ecrite et la Loi Orale. Le dais nuptial renvoie à Its’hak, ligoté à l’endroit où fut bâti le Temple.

Dans le Midrach Chir Hachirim, de même que dans le Zohar, tome 3, page 3b et dans la Michna, à la fin du traité Taanit, nos Sages qualifient de mariage le jour que la Présence divine se révéla dans le Temple. Le Saint béni soit-Il entra alors sous le dais nuptial, avec Israël. Différents textes de la ‘Hassidout le précisent, commentant l’affirmation de nos Sages, selon laquelle la discussion des serviteurs des Patriarches est préférable(2). C’est pour cela que le mariage d’Its’hak et de Rivka(3) est longuement décrit par la Torah. Il s’agit, en effet, d’un événement de portée générale, qui concerne tout Israël.

Enfin, les bonnes actions font allusion à Avraham, qui se distingua par ses actes de bienfaisance et, en particulier, par sa Tsédaka. Le Torah Or, au début de la Parchat Vaéra, explique que chacun doit trouver en lui l’équivalent des trois Patriarches, mais non celui des fils de Yaakov(4).

Vous me dites également, dans votre lettre, que vous voyagez à l’étranger, délégué par la Yechiva Loubavitch. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite matérielle et spirituelle, conformément au dicton(5) de mon beau-père, le Rabbi, concernant les émissaires de nos institutions : Ils doivent collecter des biens matériels et semer de la spiritualité.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1298. (2) A l’enseignement des fils. (3) Qui fut réalisé par Eliézer, le serviteur d’Avraham. (4) Chacun ne concernant que sa propre tribu. (5) Voir, à ce propos, la lettre n°935.

Lettre n°1311

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1311, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, 26 Kislev 5712, Brooklyn,

Au groupement féminin de Brownsville et East New York,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai appris avec satisfaction que vous prépariez le banquet annuel de votre groupement féminin. J’espère que vous avez fait tous les préparatifs nécessaires et que la réussite sera considérable, dans tous les domaines, matériels et spirituels.

Mon beau-père, le Rabbi, avait coutume de demander que chaque réunion conduise à de bonnes actions, matérielles et spirituelles. On peut, en effet, vérifier que, lorsque se réunissent des Juifs pénétrés de l’esprit ‘hassidique, il en résulte effectivement de bonnes actions, dans les trois domaines qui, en réalité, n’en font qu’un, l’amour de Dieu, l’amour de la Torah et l’amour du prochain.

Je vous prie de transmettre mon salut à toutes les participantes au banquet. Je vous adresse ma bénédiction pour que votre action se développe. La récompense de Dieu est accordée mesure pour mesure. Il prodiguera donc Ses bénédictions à chacune d’entre vous et vous connaîtrez l’avancement, en tous ce qui vous est nécessaire, de même que vos familles, enfants, santé et prospérité matérielle.

Avec ma bénédiction de réussite, dans vos préoccupations communautaires et personnelles,

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