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Iguerot Kodesh — lettres 1272 à 1291

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°1272

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1272, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Kislev 5712,

Brooklyn,

Au jeune homme, Chlomo Soussan(1),

Je vous bénis et vous salue,

J’ai appris avec satisfaction, par le grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre fidèlement aux besoins communautaires et multiplie les réalisations positives, Rav Mi’haël Lipsker, que vous avez mené une campagne auprès de la jeunesse juive, pendant le temps que vous avez passé dans votre ville, pour l’empêcher de transgresser le jour sacré. De même, vous poursuivez votre action pour faire obstacle à la transgression du Chabbat, ce qu’à Dieu ne plaise.

L’importance d’une telle action est inestimable. On peut constater qu’une graine semée en terre donne naissance à de nombreuses graines. Il suffit, pour cela, que la plantation se fasse au moment qui convient, dans l’endroit qui convient et de la manière qui convient.

Combien plus en est-il ainsi dans le domaine spirituel. Une seule action, dès lors qu’elle est consacrée au Nom de Dieu, peut produire des fruits et des fruits de fruits, au delà de tout ce que l’on peut imaginer, jusqu’au bout du monde.

La ‘Hassidout donne une interprétation particulière de l’expression jusqu’au bout du monde. Elle affirme que, par ces fruits, le monde, voile de la Divinité(2), parviendra au bout, à son terme, de sorte que disparaisse ce voile qui occulte le domaine de la Sainteté.

Puisse Dieu faire que vous poursuiviez ces bonnes actions, selon les instructions du grand Rav et ‘Hassid, Rav M.Lipsker. Bien évidemment, tout cela ne doit pas diminuer votre ardeur à l’étude de la partie révélée de la Torah et de son enseignement caché.

Que Dieu fasse que vous connaissiez la réussite dans l’étude, pénétrée de crainte de Dieu et que vous rapprochiez le coeur des Juifs de leur Père Qui se trouve dans les cieux.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir la lettre n°1270. (2) Le monde, Olam, est, en effet, de la même étymologie que Elem, le voile.

Lettre n°1273

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1273, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Kislev 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu en son temps votre lettre de la fin du mois de Tichri. J’y ai appris avec plaisir que vous participez aux cours publics de Torah qui sont donnés dans votre synagogue et qui portent sur la Michna et le Tanya.

Vous avez sans doute entendu le proverbe(1) du Rabbi Maharach, que mon beau-père, le Rabbi a répété de nombreuses fois: Si la situation est bonne, cela veut-il dire que l’on ne doit pas chercher à l’améliorer?.

Je voudrais donc vous proposer de prendre également un cours de Guemara. Vous connaissez sans doute le discours ‘hassidique(2) du Rabbi Maharach, expliquant que chacun doit étudier, tous les jours, la Loi Ecrite, avec le commentaire de Rachi, constitué de prélèvements des Midrachim de nos Sages et également la Parole de Dieu, c’est-à-dire la Loi Orale, comme l’expliquent les lois de l’étude de la Torah et Igueret Hakodech(3).

Chacun doit donc étudier au moins un traité talmudique par an(4). Vous disposez sûrement, dans votre ville, de la brochure(5) qui a été éditée pour le 24 Tévet 5711. Vous en consulterez la conclusion.

De même, il serait bon d’apprendre, chaque semaine, quelques commentaires de la Sidra ‘hassidique, c’est-à-dire, en hiver, du Torah Or et, en été, du Likouteï Torah, en fonction de la Paracha.

Différents textes de nos Sages établissent que la Torah est le réceptacle permettant de susciter et de recevoir toutes les bénédictions matérielles et spirituelles.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1017. (2) Intitulé sur tes murs, qui fut prononcé en 5638. Voir aussi le Hayom Yom, à la date du 18 Adar Chéni. (3) Quatrième partie du Tanya. (4) Voir, à ce propos, les lettres n°706 et 754. (5) Voir, à ce propos, les lettres n°868 et 869.

Lettre n°1274

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1274, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Kislev 5712,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid, aux multiples

connaissances, qui se consacre fidèlement aux

besoins communautaires, multiplie les accomplissements

positifs, le Rav Yehouda Zéev Halevi(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre du lundi de la Parchat Le’h Le’ha avec satisfaction et joie. Elle m’apprenait la nouvelle organisation que vous venez d’adopter dans votre Yechiva, dont les élèves sont maintenant plus nombreux. Puisse Dieu faire qu’ils se multiplient encore et soient de plus en plus intègres. Leur coeur se rapprochera de leur Père Qui se trouve dans les cieux et ils intensifieront leur rayonnement, celui de la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière, de même que celui du luminaire de la Torah, qui est la ‘Hassidout.

Vous connaissez le proverbe(2) de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel, lorsque l’on place un réverbère dans la rue, tous se rassemblent autour de lui. Il en résulte deux points:

A) On ne peut se contenter de la lumière que l'on possède à l’intérieur de la maison. Il faut, en outre, placer un réverbère dans la rue.

B) Le côté du bien est plus fort(3). Ainsi, non seulement les personnes auprès desquels on s’efforce d’exercer une influence se réunissent autour du réverbère, mais, bien plus, le simple fait qu’il se trouve dans la rue, même au milieu de la nuit et dans l’obscurité, attire tous ceux qui se trouvent dans cette rue.

Concrètement, on peut vérifier que plus la pénombre est intense, plus l’attrait exercé par la lumière du réverbère est puissant.

Je vous remercie beaucoup des remarques que vous formulez à propos des élèves de la Yechiva ... Comme vous le proposiez, je leur ai écrit et je vous joins une copie de ma lettre. J’espère qu’il en résultera des conséquences positives et je vous serais reconnaissant si vous me réjouissiez, dans ce domaine.

Je vous joins le fascicule édité pour le 19 Kislev(4) et la brochure(5). Vous les mettrez sûrement à la disposition du plus grand nombre, de la manière qui convient. Je vous envoie aussi une lettre adressée à tous(6), qui accompagne le fascicule.

Je vous adresse ma bénédiction pour une réussite considérable dans votre mission sacrée, qui sera également un large canal pour susciter les bénédictions de Dieu et de larges réceptacles pour les contenir, de sorte que tous vos besoins soient satisfaits, y compris dans vos préoccupations personnelles.

Avec ma bénédiction,

Concernant les surveillants des études dont vous avez besoin pour votre Yechiva, vous voudrez bien vous adresser directement à notre bureau, à Paris, en précisant les conditions à respecter, de part et d’autres.

Il est très bon que vous acceptiez les garçons... dans votre Yechiva, mais à la condition qu’ils y reçoivent une bonne influence et non...(7).

Notes

(1) Le Rav Y.Z. Ségal, de Manchester, Angleterre. Voir, à son propos, la lettre n°1520. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1241. (3) Que celui du mal. (4) Des enseignements du précédent Rabbi. (5) Editée à l’occasion du 19 Kislev et faisant le récit de l’emprisonnement et de la libération de l’Admour Hazaken. (6) Il s’agit de la lettre n°1260. (7) Qu’ils en exercent eux-mêmes une mauvaise.

Lettre n°1275

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1275, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Kislev 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec satisfaction et joie votre lettre du lundi de la Parchat ‘Hayé Sarah. Je me demandais déjà pourquoi je n’avais pas eu de vos nouvelles depuis si longtemps. Mais, j’étais partiellement tranquillisé par la lettre que m’a écrite votre fils et qui me transmettait votre salut.

Je suis content que vous ayez trouvé un appartement. J’espère que vous y serez bien, de même que votre épouse, que vous utiliserez judicieusement votre temps pour raffermir votre état de santé. Chez les Juifs, celle du corps est directement liée à celle de l’âme, comme l’indique une lettre(1) que le Maguid de Mézéritch écrivit à son fils, Rabbi Avraham l’ange. Ce dernier multipliait les jeûnes et les mortifications, au point d’être séparé de la matérialité du monde. Son père objectait souvent à ce comportement et il cherchait à le convaincre de ne pas servir Dieu de cette manière.

Le père écrit donc au fils: Un petit orifice dans le corps fait un trou béant dans l’âme. Et, nous pouvons le vérifier concrètement. Ceux qui veulent servir Dieu et ne sont pas gênés en cela par leur corps, par exemple du fait de sa trop grande faiblesse, parviennent plus aisément à la plénitude.

Par ailleurs, de nombreux livres expliquent que le corps n’est pas la propriété de l’homme. Il appartient à Dieu. Chacun est donc tenu de le préserver et de le protéger, sauf, bien entendu, s’il le fait au détriment de l’âme.

C’est la raison pour laquelle la loi juive considère que celui qui se fait du mal à lui-même devra en rendre compte devant le tribunal céleste, même si celui des hommes ne peut le condamner pour cela. Comme le dit l’Admour Hazaken(2), un homme n’est pas maître de son corps. Il ne peut le frapper, l’humilier, le faire souffrir, d’une quelconque façon, sauf si c’est un moyen d’accéder à la Techouva. En pareil cas, la douleur est positive, puisqu’elle préserve l’âme de l’enfer.

J’espère que vous constituerez bientôt un cercle de connaissances sur lesquelles vous pourrez exercer une influence positive, afin que ces personnes recouvrent, en Floride(3), non seulement la santé du corps, mais aussi celle de l’âme.

Je profite de cette occasion pour vous joindre la première brochure(4) éditée à l’occasion du 19 Kislev, de même que le fascicule(4) paru pour cette date, à la fin duquel figurent quelques lettres de mon beau-père, le Rabbi.

Je souhaite que vous-même et votre épouse profitiez de votre séjour en Floride de la meilleure façon, dans tous les domaines, qu’il vous soit salutaire matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir Hatamim, volume 7, page 28-664. (2) Lois des dégâts physiques et moraux, chapitre 4. (3) Où l’on se rend d’ordinaire pour guérir physiquement. (4) Racontant la libération de l’Admour Hazaken. (5) Des enseignements du précédent Rabbi.

Lettre n°1276

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1276, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Kislev 5712,

Brooklyn,

Je ne suis pas satisfait. Votre lettre démontre que vous ne possédez pas, autant qu’il l’aurait fallu, la confiance en Dieu que l’on est en droit d’attendre d’une femme juive, en général et d’une femme ‘hassidique, en particulier. En conséquence, votre état de santé et votre foyer s’en ressentent.

Chaque Juif, homme ou femme, doit toujours avoir présent à l’esprit que Dieu, Qui dirige le grand monde, commande également, sans le moindre doute, le petit monde que constitue la personnalité de chacun d’entre nous. Il a Son mot à dire sur le grand monde et Il l’a également pour le petit monde. Il faut donc s’en remettre à Lui, être certain qu’Il veut le bien.

Et, il ne faut pas empêcher la révélation de ce bien, en manquant de confiance en Lui ou par des situations qui ne sont pas conformes à la Torah. L’une de ces situations est l’harmonie du couple.

Jusque ce que la venue du Machia’h soit effective, il n’est pas un homme qui n’ait pas de défaut. Il faut donc savoir que chacun en a au moins un. Tout comme on ne désire pas mettre en évidence et exagérer son propre défaut, on ne doit pas le faire non plus pour celui de l’autre. Il en est ainsi pour chacun et combien plus est-ce le cas lorsqu’il s’agit de votre propre mari, le père de vos enfants.

Mon propos n’est pas de vous faire de la morale. Je veux simplement vous faire remarquer que votre situation n’est pas aussi critique que vous l’imaginez, pas aussi exceptionnelle que vous le pensez. Chacun d’entre vous doit changer de vision et découvrir les meilleurs moyens de rétablir l’harmonie entre vous. Car, la paix sera le réceptacle dans lequel Dieu déversera la bénédiction et la réussite, avec une bonne santé, l’opulence matérielle et la satisfaction des enfants.

A mon avis, vous devriez consulter votre médecin, pour qu’il vous indique ce que vous devez manger et boire, de quelle façon conduire votre maison. Vous vous conformerez à ses prescriptions et Dieu vous viendra en aide, à n’en pas douter, de sorte que chaque chose intervienne en son temps, de la façon la meilleure et la plus fructueuse.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°1277

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1277, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Kislev 5712,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Eléazar Aryé(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec satisfaction qu’avec l’aide de Dieu, un Melavé Malka sera organisé, en votre honneur, à l’issue du Chabbat Parchat Vayetsé. A n’en pas douter, les participants vous viendront en aide, dans toute la mesure de leurs moyens, pour que vous puissiez vous installer convenablement et utiliser vos forces pour diriger la communauté juive et rapprocher les coeurs de leur Père Qui se trouve dans les cieux, dans la tranquillité de l’âme et du corps.

Je vous exprime, par la présente, ma bénédiction, en avance par rapport à ceux qui participeront à cette soirée. Vous trouverez ci-joint un chèque qui correspond à ma participation, de même que ma bénédiction pour que, très prochainement, vous connaissiez le calme, matériellement et spirituellement à la fois.

A la fin de la Parchat Vayetsé, il est dit que Yaakov avança sur son chemin et des anges de Dieu le rencontrèrent. Il appela l’endroit Ma’hanaïm(2). Rachi explique: Il y avait deux campements(3), celui de l’extérieur d’Erets Israël et celui de ce pays.

Ainsi, dès lors que Yaakov s’engagea sur son chemin, il rencontra immédiatement des anges(4). A ce propos, nos Sages disent(5): Ouvrez pour Moi comme une pointe d’aiguille et J’ouvrirai pour vous comme le portail du Sanctuaire. En l’occurrence, il rencontra bien ces deux campements.

De façon général, la vie d’un Juif compte deux aspects. Le premier s’appelle Erets Israël. C’est le temps consacré à l’étude de la Torah, à la prière, à l’accomplissement des Mitsvot. Le second est l’extérieur de ce pays, les préoccupations du monde, dans lesquelles il faut également mettre en pratique le principe: En toutes tes voies, connais-Le, comme l’explique le Rambam, au début des lois des opinions et le Tour Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, chapitre 231.

Pour ces deux aspects à la fois, l’aide de Dieu nous est nécessaire. Notre Père Qui se trouve dans les cieux nous l’accorde largement et nous avons ainsi la force et le pouvoir d’accomplir la mission qui nous est confiée dans ce monde, celle de l’illuminer et de hâter le jour duquel il sera dit: Ce jour-là, Dieu sera un et Son Nom sera un.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav E.A. Jungreiz. (2) Textuellement deux campements. (3) D’anges. (4) Il est donc possible d’obtenir d’emblée la plus haute élévation. (5) Rapportant les propos de Dieu.

Lettre n°1278

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1278, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Kislev 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que vous avez prié chez vous, à la maison, parce que l’officiant engagé par votre synagogue n’était pas ce qu’il aurait dû être. C’était toujours ainsi qu’il faut réagir, car, lorsque l’officiant ne convient pas, non seulement, il n’est d’aucune utilité, mais, bien plus, il peut causer du tort. Il est donc préférable de prier seul, en pareil cas.

Vous interviendrez sans doute pour que la subvention qui nous a été accordée pour notre action éducative au Maroc nous soit bien transmise, en l’envoyant ici. Si cela n’est pas possible, elle pourrait être adressée à notre bureau, à Paris(1). En effet, chaque pièce permet d’énormes accomplissements, dans le domaine de la bonne éducation.

Je saisis cette occasion pour vous adresser la brochure(2) sur le 19 Kislev, dont j’espère que vous ferez bon usage, pour vous-même et pour les autres.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le bureau d’aide au réfugiés, dirigé par le Rav Binyamin Gorodetski. (2) Faisant l’historique de l’emprisonnement et de la libération de l’Admour Hazaken.

Lettre n°1279

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1279, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Kislev 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je lirai votre demande de bénédiction. J’espère que mon beau-père invoquera la miséricorde divine pour que votre état de santé s’améliore et continue ensuite à le faire.

Vous savez sans doute que des réceptacles sont nécessaires, pour recevoir la bénédiction de Dieu. Je vous propose donc de mettre scrupuleusement les Tefilin, chaque jour, sauf le Chabbat et les fêtes. Les Tefilin du bras, qui sont placés près du coeur, font que celui-ci soit en bonne santé et celles de la tête, placées près du cerveau qui dirige tout le corps par l’intermédiaire du système nerveux, permettent que tout l’organisme soit en bonne santé.

De même, vous lirez chaque jour quelques Psaumes et vous donnerez un certain montant à la Tsédaka, sans en faire le voeu. Vous le ferez jusqu’à la fête de Pessa’h. Bien évidemment, il est bon de continuer à donner de la Tsédaka après celle-ci. Néanmoins, vous vous efforcerez de respecter tout cela, au moins jusqu’à Pessa’h.

J’espère recevoir de vous la bonne nouvelle de l’amélioration de votre état de santé, de la satisfaction des médecins devant l’évolution de votre état.

Avec ma bénédiction de prompt rétablissement,

Lettre n°1280

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1280, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Kislev 5712,

Brooklyn, New York,

Aux ‘Hassidim qui se trouvent en Australie et,

tout d’abord, au comité chargé de l’organisation

des Yechivot de Shefertown et Melbourne(1),

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec satisfaction votre lettre du second jour de Roch ‘Hodech ‘Hechvan, qui m’est parvenue avec retard. Dans ce courrier, vous me communiquez les résolutions de la réunion qui s’est tenue à Melbourne, à propos du transfert de la Yechiva de Shefertown à Melbourne. Entre temps, j’ai appris également que l’édifice(2) sera inauguré, en un moment bon et fructueux, le 10 Kislev.

A l’occasion de la fête d’inauguration de la Yechiva, à la date de la libération de l’Admour Haémtsahi(3), je vous adresse ma bénédiction pour que le mérite de mon beau-père, le Rabbi, dont la Yechiva porte le nom(4), suscite et révèle le succès et la réussite dans sa mission de former une génération intègre.

Cette génération sera fidèle à la Torah et aux Mitsvot, pénétrée de l’esprit de la ‘Hassidout, luminaire de la Torah. Elle réalisera le but et l’objectif du fondateur de la Yechiva et ceux qui la constitueront seront des bougies pour éclairer tout leur entourage.

Que Dieu bénisse les fondateurs, les collaborateurs et les donateurs de la Yechiva, ceux qui ont apporté leur concours et ceux qui le feront. Cette participation leur apportera, de même qu’à tous les leurs, la bénédiction et la réussite et ils illumineront leur foyer de tout le bien matériel et spirituel.

Pour éviter toute confusion et surtout pour que ma bénédiction soit compréhensible à ceux qui prendront part à cette fête, j’ai demandé que son contenu, traduit en anglais, soit envoyé par télégramme. Tout élément peut délivrer un enseignement et, en l’occurrence, la fête a lieu le 10 Kislev, jour de la libération de l’Admour Haémtsahi, à la suite de son emprisonnement. Nos maîtres, de toutes les générations, révéleront assurément leur mérite pour que ceux qui apportent leur concours et leur soutien à cette grande oeuvre soient bénis, de tout le bien matériel et spirituel.

Pour reprendre un point d’actualité, mon beau-père, le Rabbi, m’a raconté que deux jeunes gens, à Lyadi, à l’époque de l’Admour Hazaken, discutaient de ‘Hassidout, tout en marchant. Lorsqu’ils s’en revinrent, ils rencontrèrent l’Admour Haémtsahi, qui était chargé de diriger les jeunes ‘Hassidim, alors que les plus âgés étaient confiés à Rabbi Aharon de Strochélé. L’Admour Haémtsahi demanda aux jeunes gens de quoi ils avaient parlé. Ils lui répondirent qu’ils avaient discuté de l’affirmation du Baal Chem Tov selon laquelle les circonvolutions d’une feuille qui se détache d’un arbre sont fixées par la divine Providence. Un jugement céleste décide où et quand elle doit tomber.

Quelques jours plus tard, l’Admour Haémtsahi leur indiqua qu’il avait rapporté tout cela à l’Admour Hazaken et que celui-ci lui avait répondu: La divine Providence porte non seulement sur cette feuille elle-même, mais aussi sur la raison et la manière de ses circonvolutions, par exemple sur le fait qu’elle soit détachée de l’arbre par un homme ou bien par le vent.

Ce qui vient d’être dit doit vous consoler. Vous pensez vous trouver dans une contrée reculée, mais, d’après ce qui vient d’être dit, vous devez comprendre que la divine Providence se marque jusque dans le moindre détail. Elle est le fait de Dieu, Quintessence du bien, Qui cherche à prodiguer Ses bienfaits, comme l’explique la ‘Hassidout, citant la Kabbala, à propos de la création.

Il est donc absolument certain qu’au bout du compte, vous verrez le bien de tous ceux qui participent à cette fête ou qui sont concernés par elle, un bien visible et tangible, matériel et spirituel.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1205. (2) De la Yechiva, à Melbourne. (3) Des prisons tsaristes, le 10 Kislev. (4) Puisqu’elle s’appelle Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, conformément à la lettre n°1205.

Lettre n°1281

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1281, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Kislev 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre d’avant Roch Hachana. Du fait de mes nombreuses occupations à la veille de Tichri et pendant ce mois, ma réponse a été retardée jusqu’à maintenant:

A) Concernant les signes de cantilation de la Torah(1), vous demandez s’il est préférable de lire les versets en fonction de leur sens simple ou de ces signes. En fait, vous n’éprouviez pas de doute, sur ce point et celui-ci a été soulevé par un cas précis, dans lequel les signes de cantilation, selon les principes établis, auraient dû être différents de ce qu’ils sont effectivement, un principe en repoussant un autre.

Voici ma réponse. Comme je vous l’écrivais dans ma précédente lettre(2), les principes établis, en matière de cantilation des versets, sont l’oeuvre d’un homme qui a fait des recherches sur ces versets et a énoncé ces règles précisément pour résoudre des contradictions apparentes entre certains versets. En conséquence, si quelqu’un d’autre fait également une étude dans ce domaine et établit une autre règle permettant d’écarter toutes les difficultés, il sera possible de supprimer la règle précédente et d’adopter la nouvelle.

Bien évidemment, ceci ne concerne que la majeure partie de ces principes. Certains d’entre eux, en effet, ont une base sacrée(3). On sait, en effet, que certaines règles de grammaire et de chant trouvent leur origine dans la Kabbala. A l’opposé, la Loi Orale a été transmise afin d’être discutée par les Sages de la Torah.

Il en résulte que, dans la situation particulière à laquelle vous faites allusion(4), il est clair, à mon sens, que l’on doit lire en fonction des signes de cantilation.

B) Bien plus, même si ces principes avaient été révélés à Moché, sur le mont Sinaï, le fait que l’un repousse l’autre aurait alors également fait l’objet d’une révélation, établissant que, dans un certain cas, la seconde règle repousse la première. Il reste donc nécessaire de chanter le verset en fonction de ces mêmes signes.

C’est la raison pour laquelle je disais, dans ma précédente lettre, en citant le Zohar, que les signes de cantilation ont été donnés pour chanter les versets. Ils sont donc comparables à l’esprit et à l’âme qui se trouvent dans le corps.

C) Un point s’ajoute à ce qui vient d’être dit. Il est spécifié, par ailleurs, qu’un verset ne doit pas être chanté selon les signes qui sont écrits. On peut en conclure que ce n’est pas le cas pour tous les autres versets.

A propos de ce verset, il est dit, en effet, que le Pachta, le Zarka et le Telicha Ketana sont toujours à la fin du mot, alors que le Telicha Guedola(5) est au début du mot. Vous verrez également le verset Chemini 10, 2.

D) Vous me demandez ce qui fait la force d’un principe par rapport à un autre, lui permettant de le repousser. Pourquoi ne serait-ce pas l’inverse?

Comme je l’ai dit, ces principes ont été déterminés de manière empirique, d’après l’examen des versets. Les grammairiens et les chantres en ont déduit que, lorsque deux règles se contredisaient, l’une repoussait l’autre, en pratique.

Pourquoi une règle est-elle repoussée par l’autre? On peut dire simplement qu’il s’agit de préserver la beauté du chant et de la voix.

E) Vous me demandez pourquoi je n’ai pas cité, dans ma lettre, le passage du traité Nedarim qui parle des signes de cantilation. Voici ma réponse.

Dans ma lettre, j’ai mentionné les livres qui sont cités par le Pekouot Sadé et qui expliquent parfaitement ce passage du traité Nedarim

F) J’ai lu avec effroi, dans un entrefilet de votre lettre, que, depuis plus d’un an, vous n’avez plus d’activité pédagogique, si ce n’est de manière accessoire et sans que cela vous dérange. Vous précisez vous même très rarement.

J’en suis très surpris. Comment pouvez-vous rester indifférent, à cette époque-ci et dans l’endroit où se trouvent de nombreux enfants juifs exposés à l’apostasie, ce qu’à Dieu ne plaise? Pourquoi ne vous investissez-vous pas, de toutes vos forces, pour les sauver?

Imaginez que vous êtes au bord d’un fleuve, étudiant un passage talmudique très profond et d’un grand intérêt. Soudain, quelqu’un se noie, dans ce fleuve. N’interromprez-vous pas votre étude pour aller le sauver? Et vous pouvez être certain que Dieu vous viendra en aide, puisque vous ferez ce qui est bon et droit à Ses yeux.

Certes, je connais l’explication qui est donnée à propos de Morde’haï, sur le verset il était accepté par la majeure partie de ses frères et non par la totalité d’entre eux(6). Mais, l’Admour Hazaken était un grand érudit, non seulement de la ‘Hassidout, mais aussi de la partie révélée de la Torah. Or, il nous a donné l’assurance dans son livre, au début du Torah Or, que celui qui donne de la Tsédaka(7) aura un cerveau et un coeur mille fois plus affinés.

Le Torah Or n’est pas un recueil de jeux de mots. Il doit être interprété au sens littéral. Il indique donc que celui qui agit de la sorte connaîtra une réussite mille fois accrue, dans sa propre étude. Ainsi, en sauvant les autres, on ne perd rien et, bien plus, on est même gagnant. On étudie la Torah pendant peu de temps, mais Dieu vient en aide et la réussite de cette étude est mille fois ce qu’elle devrait être.

Il me semble inutile d’en dire plus, car tout cela est bien connu. En y réfléchissant encore une fois, vous corrigerez sans doute ce qui doit l’être. Dieu vous dirigera sur le chemin de la vérité, qui est aussi celui de notre Torah, Torah de vérité et Torah de vie.

A l’occasion de votre visite pour la fête des fêtes, le 19 Kislev, je vous adresse la brochure(8) et le fascicule(9) édité pour cette date, avec un exemplaire de la lettre qui l’accompagne(10).

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1104. (2) La lettre n°1104. (3) Et ne peuvent donc être remis en cause. (4) Dans laquelle une règle en repousse une autre. (5) Ces quatre noms désignent tous des signes de cantilation. (6) Car certains lui reprochaient d’avoir négligé l’étude de la Torah, même si c’était dans le but de sauver le peuple juif. (7) Spirituelle, en se consacrant aux besoins moraux des autres. (8) Rapportant l’historique de l’emprisonnement et de la libération de l’Admour Hazaken. (9) Des enseignements du précédent Rabbi. (10) La lettre n°1260.

Lettre n°1282

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1282, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Kislev 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 27 Mar’Hechvan. Je vous remercie d’avoir adressé à ma bibliothèque les livres que Dieu vous a donné la possibilité d’écrire. Je les ai bien reçus.

A l’occasion de votre visite, pour la fête des fêtes, le 19 Kislev, je vous adresse le fascicule(1) publié pour cette date, avec un exemplaire de la lettre qui l’accompagne(2). Nos Sages disent que lorsque l’on décoche une flèche en l’air, celle-ci retombe sur sa pointe. Je suis donc convaincu que vous revenez vous-même vers l’origine(3) et Dieu sera loué lorsque vous diffuserez les sources de la ‘Hassidout en tout endroit, y compris à l’extérieur.

Puisse Dieu faire que nous méritions très prochainement la venue de notre juste Machia’h, lors de la délivrance complète et véritable.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Des enseignements du Rabbi précédent. (2) La lettre n°1260. (3) Le destinataire de cette lettre est issue d’une famille ‘hassidique.

Lettre n°1283

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1283, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Kislev 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre et votre demande de bénédiction du premier jour de Roch ‘Hodech Kislev. Vous vous excusez, en particulier, de ne pas m’avoir écrit jusqu’à maintenant.

Je ne sais pas pourquoi il faut présenter des excuses pour le fait de ne pas avoir écrit. De plus, vous avez décidé de m’écrire, cette fois-ci et vous ne me dites cependant pas le point essentiel, par lequel il aurait fallu commencer, c'est-à-dire les études que vous avez fixées de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, de même que l’influence que vous exercez sur votre entourage.

Notre maître(1) demande que nous soyons des bougies pour éclairer. Or, vous vous trouvez dans l’endroit vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année(2). Tout cela devrait, là-bas, être encore plus fort.

Dans votre prochaine lettre, vous me parlerez sûrement de tout cela, de même que de ce que vous avez réalisé, pendant le mois de la libération(3), celui de Kislev, pour diffuser les sources(4) à l’extérieur.

Avec ma bénédiction pour que vous conceviez beaucoup de plaisir juif et ‘hassidique de tous vos enfants et, également, de vous-même et de votre épouse,

Notes

(1) Le précédent Rabbi. (2) En Erets Israël. (3) De l’Admour Hazaken, le 19 Kislev. (4) De la ‘Hassidout.

Lettre n°1284

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1284, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Kislev 5712,

Brooklyn,

A ma proche parente ...,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre, quelques lignes sans indication de date. Comme vous me l’avez demandé, je mentionnerai votre nom auprès du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.

Je relève avec surprise, dans votre lettre, l’expression s’il arrive quelque chose de malheureux. Il est sûrement inutile de vous dire à quel point il est important de placer sa confiance en Dieu, en particulier d’après ce qu’établissent notre foi et notre Torah.

Combien plus est-ce le cas à l’heure actuelle, à une époque où nous sommes tous, par le simple fait de notre existence, des rescapés, des preuves tangibles de grands miracles. La simple pensée que puisse se produire un événement désagréable est donc déjà, par elle-même, un événement désagréable.

A notre époque, il y a fort à faire, dans tous les domaines. On peut constater que la tâche est importante et que le temps manque. Il est donc dommage de gaspiller des forces morales et de l’empressement, de cette façon, en ayant de telles pensées, alors qu’il est si important de construire et de raffermir.

Ceci concerne plus particulièrement ceux qui ont reçu en héritage les forces de plusieurs générations d’hommes hors du commun. Il est une faute inexcusable de ne pas faire usage de telles forces, de la manière qui vient d’être décrite.

S’il en est ainsi pour des personnes d’un certain âge, combien plus est-ce le cas pour ceux qui viennent de bâtir un foyer. Ceux-là n’ont pas le droit de se demander ce qu’il adviendra, alors qu’il faut agir. Certes, on ne parviendra pas à accomplir tout ce qui doit être fait, mais l’on ne peut pas, pour autant, se dispenser d’agir.

Vous prenez sans doute la part qui convient à l’oeuvre d’éducation des enfants, en Terre Sainte, car c’est là que la situation est la plus grave et la plus dangereuse. C’est là qu’il importe d’agir.

En saluant votre mari, bien que je ne le connaisse pas et avec ma bénédiction pour que vous puissiez mettre en pratique la devise du Baal Chem Tov, servez Dieu dans la joie, notre foi affirmant que chaque instant de la vie est consacré au service de Dieu,

Lettre n°1285

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1285, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Kislev 5712,

Brooklyn,

Au grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Moché(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’obtiens, de temps à autre, des nouvelles de vous, par les résidents de votre ville qui se trouvent en visite ici. J’ai appris avec satisfaction que vous aviez des responsabilités communautaires et que vous vous efforcez de renforcer la Torah et le Judaïsme, dans votre ville.

Je voudrais, pour l’heure, faire référence à un problème d’actualité, celui de l’éducation de la jeune génération. D’après les nouvelles qui me parviennent de Philadelphie, les jeunes se perdent, de jour en jour. Si l’on n’emploie pas des moyens exceptionnels, il y a tout lieu de penser, d’après ce que l’on me dit, qu’à quelques exceptions près, tous s’écarteront de la Torah et des Mitsvot, ce qu’à Dieu ne plaise.

Nos Sages disent, dans le Sifra, au début de la Parchat Tsav, que l’on conseille l’empressement uniquement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité. Je voudrais donc vous inviter et vous encourager, de toutes les manières possibles, à accorder toute l’attention nécessaire au problème de l’éducation, à Philadelphie. Vous vous investirez dans ce domaine, selon vos possibilités et vos moyens, afin d’améliorer la situation et de sauver des âmes juives de l’enfer, ce qu’à Dieu ne plaise. Conformément au dicton de mon beau-père, le Rabbi, il est certain qu’un effort n’est jamais vain.

Je suis convaincu qu’il est inutile de vous en dire plus. Je vous remercie de m’annoncer la bonne nouvelle du début de votre action concrète. Que Dieu vous confère la réussite.

J’écris également en ce sens au grand Rav Pupko(2). En outre, je m’en suis entretenu oralement avec le grand Rav et ‘Hassid, Rav C.T. Shneiderman(3). La solution est obtenue en multipliant les conseillers, d’autant qu’un grand nombre est concerné, en l’occurrence toute la jeunesse de Philadelphie, dont le sort se trouve sur une balance(4).

Je vous joins aussi la brochure(5) et le fascicule(6) du 19 Kislev, qui viennent de paraître. Vous les mettrez sûrement à la disposition du plus grand nombre.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav M.Warhaftig, de Philadelphie. (2) Il s’agit de la lettre suivante. (3) Le Rav Chalom Tsvi Shneiderman, de Philadelphie. (4) Voir également les lettres n°1286 et 1414. (5) Faisant l’historique de l’emprisonnement et de la libération de l’Admour Hazaken. (6) Des enseignements du précédent Rabbi.

Lettre n°1286

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1286, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Kislev 5712,

Brooklyn,

Au grand Rav, érudit qui se consacre aux

besoins communautaires, qui craint Dieu,

le Rav Eliézer(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je me souviens de vous, depuis notre rencontre en 5687(2), à Petersburg. Me basant sur cela, j’ai bon espoir que le point dont je traiterai maintenant sera effectivement suivi d’effet, de manière positive.

Selon les nouvelles qui me parviennent, la situation de la ville de Philadelphie, dans le domaine de l’éducation, s’affaiblit de jour en jour(3). Des parents et des enseignants, parmi les réfugiés, sont venus me voir, de même que des habitants de votre ville. Tous se plaignent et se lamentent de cette situation, pour tout ce que devrait apporter une éducation satisfaisante des enfants.

Je m’adresse à vous, à ce propos, m’appuyant sur l’affirmation de nos Sages, dans le Sifra, au début de la Parchat Tsav, selon laquelle on conseille l’empressement à ceux qui, par nature, possèdent déjà cette qualité. J’appelle donc votre attention sur cette question.

Je suis sûr que vous chercherez et que vous trouverez les moyens adaptés pour améliorer la situation, dans toute la mesure du possible. Bien évidemment, le plus tôt sera le mieux, car il est dit que si tu m’abandonnes un jour, je t’abandonnerai deux jours(4). S’il en est ainsi pour l’étude, combien plus est-ce le cas pour ce qui concerne le Judaïsme, la crainte de Dieu, surtout celle des enfants, de la jeune génération, qui est l’avenir de notre peuple.

Je vous remercie par avance de bien vouloir m’indiquer ce que vous pensez de tout cela et des moyens que vous comptez mobiliser dans ce domaine.

Avec mes respect et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Eliézer Pupko, de Philadelphie. (2) 1927. (3) Voir la lettre précédente. (4) Ces mots sont prêtés à la Torah.

Lettre n°1287

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1287, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Kislev 5712,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ’Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

Ces jours-ci, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et multiplie les actions positives pour renforcer la Torah intègre, Rav Yossef Halevi Weinberg(2), s’est rendu dans votre pays(3), délégué par le centre des Yechivot Loubavitch.

Vous-même, lorsque vous vous trouviez ici, avez pu constater et prendre connaissance de ce qui est accompli par le centre des Yechivot Loubavitch, dans le domaine de la diffusion la plus large de la Torah et de la crainte de Dieu la plus pure.

Malgré sa grande réussite morale, le centre des Yechivot Loubavitch se trouve dans une situation matérielle difficile et préoccupante. Les dettes sont considérables et elles remettent en cause la pérennité des Yechivot.

Me basant sur l’affirmation de nos Sages, exprimée dans le Sifra, au début de la Parchat Tsav, selon laquelle on ne conseille l’empressement qu’à ceux qui possèdent cette qualité de manière naturelle, je m’adresse à vous pour vous demander de venir en aide, par tous les moyens, au Rav Y.Halevi Weinberg, afin que l’importante mission qui lui est confiée soit couronnée de succès.

Je suis certain qu’à quelqu’un comme vous, il est inutile de souligner l’importance de renforcer la Torah intègre, pénétrée de crainte de Dieu. Il en est ainsi de tout temps, mais combien plus est-ce le cas, en cette période du talon du Machia’h, de laquelle il est dit que la sagesse des érudits, bien qu’encore présente, provoquera le dégoût, comme si elle était sans vie, car elle repousse ceux qui craignent la faute.

Nos Sages expliquent, au traité Chabbat 31a, que la mesure de céréales deviendra véreuse. Pourquoi tant de dégoût? Parce que la vérité sera perdue et le verset dit bien: Dieu nous a ordonné d’appliquer toutes ces Lois afin de craindre l’Eternel notre Dieu. L’étude de la Torah est l’une de ces lois.

J’aimerais savoir s’il y a eu une suite à ce dont nous avons parlé, quand vous étiez ici et si vous êtes bien installé.

Avec ma bénédiction pour que vous connaissiez la réussite dans vos préoccupations communautaires et personnelles,

N. B. : Je vous joins la brochure(4) qui a été éditée pour le 19 Kislev.

Notes

(1) Le Rav I.Mirkin. (2) Voir la lettre n°1298. (3) En Afrique du sud. (4) Faisant l’historique de l’emprisonnement et de la libération de l’Admour Hazaken.

Lettre n°1288

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1288, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Kislev 5712,

Brooklyn, New York,

Au Rav, ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux besoins communautaires,

se distingue par ses comportements vertueux,

le Rav Yermyahou(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous avez sans doute reçu ma précédente lettre, à laquelle étaient joints la brochure(2) et le fascicule(3) édités pour le 19 Kislev.

Me basant sur les propos de nos Sages, rapportés dans le Sifra, au début de la Parchat Tsav, qui disent que l’on ne conseille l’empressement qu’à ceux qui possèdent naturellement cette qualité, je voudrais introduire un point, dans cette lettre, qui constituera un ajout. C’est le suivant :

Nous pouvons constater de nos yeux la réussite spirituelle et divine que connaissent, Dieu merci, les Yechivot Loubavitch, depuis leur fondation, il y a cinquante cinq ans, valeur numérique de Hen, voici, ainsi qu’il est dit : voici que la crainte de Dieu est la sagesse, comme l’explique le traité Chabbat 31b.

Le succès de ces Yechivot fondées par le Rabbi Rachab et par mon beau-père, le Rabbi, se poursuit jusqu'à ce jour.

Mais, à l’heure actuelle, la situation financière des Yechivot Loubavitch est préoccupante. Les dettes sont importantes et elles mettent en péril la pérennité de cette gigantesque institution.

Le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Yossef Halevi Weinberg(4), est parti pour votre pays(5), afin d’effectuer une collecte au profit du centre des Yechivot Loubavitch.

Je m’adresse à vous, par la présente, pour vous demander instamment d’intervenir, par tous les moyens possibles, afin que sa visite soit une considérable réussite, qu’elle apporte l’aide recherchée et souhaitée, de sorte que le centre des Yechivot puisse poursuivre son oeuvre et former une génération intègre, se consacrant à la Torah et aux Mitsvot avec une foi pure, ayant des comportements affinés, conformément aux enseignements de la ‘Hassidout.

Ce grand mérite vous permettra d’obtenir, ainsi que tous les vôtres et tous ceux qui vous viennent en aide, l’opulence et une bénédiction considérable, dans vos préoccupations communautaires et personnelles à la fois.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Y.Alay. Voir, à son propos, la lettre n°1298. (2) Faisant l’historique de l’emprisonnement et de la libération de l’Admour Hazaken. (3) Des enseignements du précédent Rabbi. (4) Voir, à son propos, la lettre n°1298. (5) En Afrique du sud. Voir la lettre précédente.

Lettre n°1289

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1289, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Kislev 5712,

Brooklyn, New York,

Au Rav, grand érudit, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux besoins communautaires, multiplie les

accomplissements positifs, le Rav Levi Its’hak(1),

Grand Rabbin(2),

Après avoir exprimé le souhait que vous allez bien,

je m’adresse à vous pour la raison suivante.

On peut, Dieu merci, observer concrètement la réussite morale et divine des Yechivot Loubavitch, depuis leur création, il y a cinquante cinq ans et jusqu'à maintenant.

Grâce à Dieu, ces Yechivot ont formé des milliers d’élèves, grands érudits de la Torah, emplis de crainte de Dieu. Une bonne partie d’entre eux ont occupé et occupent encore des fonctions religieuses dans d’importantes communautés juives. La plupart des élèves des Yechivot Loubavitch et de ceux qui ont reçu leur éducation dans cette institution se tiennent au premier rang de l’action et des accomplissements positifs, pour tout ce qui est lié à la diffusion de la Torah, de la crainte de Dieu et du renforcement de la pratique juive, dans les endroits où ils résident, faisant souvent, pour cela, don de leur propre personne.

Mais, malgré ce succès spirituel, la situation morale du centre des Yechivot Loubavitch est actuellement difficile et critique. Les dettes sont impressionnantes et elles mettent en péril la survie de cette gigantesque institution.

De ce fait, le délégué des Sages, le Rav, ‘Hassid qui craint Dieu et se distingue par ses bons comportements, Rav Yossef Halevi Weinberg(3), est parti ces jours-ci pour l’Afrique(4), où il représentera le centre des Yechivot Loubavitch.

Je voudrais donc vous demander de lui venir en aide, par tous les moyens possibles, afin que sa mission soit couronnée de succès et qu’il puisse apporter l’aide tant attendue à cette grande institution.

Il est bien sûr inutile de décrire à quelqu’un comme vous l’importance de soutenir la Torah intègre. Puisse Dieu faire que nous assistions très prochainement à l’élévation de la corne de la Torah et de la Tradition d’Israël, jusqu'à la venue de notre juste Machia’h, lorsque la terre s’emplira de connaissance de Dieu, très bientôt et de nos jours.

Avec ma bénédiction et mes respects,

N. B. : J’ajoute un point qui est d’actualité, puisqu’il est lié à notre Paracha et au don de sa propre personne(5).

La Hala’ha selon laquelle on devient Bar Mitsva à treize ans est justifiée en fonction de deux avis :

A) Rachi, au traité Nazir 29b, dit qu’à cet âge, on est appelé Ich, homme, conformément au verset : Les deux fils de Yaakov, Chimeon et Lévi, prirent, chaque homme son glaive. On trouve la même affirmation dans le Ma’hzor Vitry, à la fin du chapitre 5 du traité Avot.

Ainsi, le terme Ich marque la maturité, comme il est dit : Qui a fait de toi un homme ?. On consultera, à propos de ce verset, les commentaires de Rachi et de Rabbénou Be’hayé, qui divergent du Chemot Rabba, à la même référence. Il est dit aussi : Tu te renforceras et tu seras un homme. On peut aussi citer d’autres versets.

B) Le Roch dit, dans ses responsa, début du seizième principe, que cet âge fut transmis à Moché sur le mont Sinaï.

Le fait d’opter pour le premier ou le second avis a une incidence sur la loi, pour les non-Juifs. Selon le premier avis, ceux-ci sont astreints, dès l’âge de treize ans, à la pratique de leurs propres Mitsvot(6). Bien évidemment, ce n’est pas le cas, pour le second avis. On consultera le Rambam, lois des rois, chapitre 9, paragraphe 10 et chapitre 10, paragraphe 2, de même que les responsa du ‘Hatam Sofer, Yoré Déa, chapitre 317.

D’après le second avis, cet âge est une loi de la Torah. D’après le premier, il correspond à un fait naturel puisque, de façon générale, c’est en l’atteignant que l’on parvient à la maturité.

On peut en déduire un enseignement éthique. Le verset de Chimeon et Lévi, duquel est tirée cette preuve, décrit une situation logique(7).

Néanmoins, il en découle aussi une limite. Car, on pourrait penser que la pratique de la Torah et des Mitsvot doit être basée sur une approche purement intellectuelle. C’est pour cela qu’est formulée la remarque suivante :

Que l’on réfléchisse donc à ce qu’ont fait les fils de Yaakov ! Ils se saisirent d’un glaive. Dès qu’ils parvinrent à l’âge de pratiquer les Mitsvot, leur premier acte du service de Dieu fut le sacrifice de leur propre personne(8).

Notes

(1) Le Rav L.I. Rabinovitch. Voir, à son propos, la lettre n°1298. (2) D’Afrique du sud. Voir les deux lettres précédentes. (3) Voir, à son propos, la lettre n°1298. (4) Du sud. (5) La fin de cette lettre apparaît dans plusieurs courriers adressés à des Bar Mitsva, parfois avec quelques modifications. Ainsi, on consultera la lettre n°1521. (6) Les sept Mitsvot des descendants de Noa’h. (7) La punition de Che’hem, après l’épisode de Dina. (8) Puisqu’ils mirent leur vie en danger.

Lettre n°1290

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1290, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Kislev 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis(1),

Je voudrais vous demander d’organiser une réunion ‘hassidique, le cinquième ou le huitième soir de ‘Hanouka, avec les élèves participant au cycle complet d’étude de la ‘Hassidout et non uniquement au cours de Tanya. Au cours de cette réunion, vous donnerez à chacun, en mon nom, cinq cents francs comme cadeau de ‘Hanouka(2).

Dans la mesure du possible, il s’agira d’une pièce ou d’un billet neuf. Vous consulterez, à ce propos, le Hatamim, tome 6, page 96.

Bien évidemment, j’assure la charge financière de tout cela.

Je vous remercie beaucoup de tout ce que vous ferez, en la matière. Vous voudrez bien me transmettre également le nom des élèves qui auront reçu cet argent, ainsi que le nom de leur mère.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Une même lettre fut adressée à plusieurs directeurs de Yechiva. Celle-ci fut envoyée en France et la monnaie qui y est mentionnée est donc le franc. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1341.

Lettre n°1291

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1291, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Kislev 5712,

Brooklyn, New York,

Aux dirigeants des institutions ‘Habad en Terre Sainte,

auxquels Dieu accordera longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’avez interrogé sur l’organisation des institutions et sur leur direction.

J’ai déjà donné mon avis, sur cette question et je l’ai écrit, de manière relativement détaillée, dans ma lettre adressée à l’association des ‘Hassidim ‘Habad du 24 Sivan 5711(1). Je répéterai tout cela ici, au moins brièvement, avec quelques explications complémentaires.

Il est nécessaire de distinguer deux points, la structure interne(2, d’une part et la représentation externe(3), d’autre part.

A) Concernant la structure interne, il me semble préférable que chaque institution soit autonome et en relation directe avec ici. Bien évidemment, cela n’exclut pas la possibilité d’un contrôle ou d’une inspection. De même, il reste envisageable qu’une institution en coiffe une autre. Celui qui est chargé de ce contrôle sera également en relation directe avec ici.

B) Il n’en est pas de même pour la représentation extérieure, qui doit être faite par une seule entité. Dans certains domaines, cela est indispensable, dans d’autres, cela est souhaitable. Ce rôle est donc confié à l’association des ‘Hassidim ‘Habad, qui sera représentative, chaque fois que cela sera nécessaire, de toutes les institutions de Terre Sainte portant le nom de ‘Habad.

Je précise bien qu’il s’agit de celles qui portent le nom de ‘Habad. En effet, certaines choses doivent être accomplies par les ‘Hassidim, en Terre Sainte, d’une manière neutre et non pas en tant que représentants de ‘Habad. En la matière, l’intervention de l’association des ‘Hassidim ‘Habad peut même être dommageable.

C) L’association des ‘Hassidim ‘Habad doit représenter les différentes institutions à l’extérieur. Il en découle qu’il doit y avoir, à la direction de cette association, un représentant de chaque institution. D’après les noms qui m’ont été transmis, c’est effectivement le cas.

D) L’association des ‘Hassidim ‘Habad ne peut pas donner d’ordre sur la gestion interne de chaque institution. Elle peut, en revanche, conseiller, mais la direction de l’institution reste libre d’accepter ou de refuser son avis.

E) Pour l’heure, je propose que les membres de la direction des institutions soient les suivants : ...

F) Inspection et contrôle : Il est bien clair que ces fonctions doivent être assumées par celui qui est pénétré d’un amour ‘hassidique et fraternelle. Je propose donc que les contrôleurs soient les suivants : ...

G) Le contrôleur doit conseiller, vérifier. Il sera en liaison directe avec ici et il rendra compte de ce qui se passe dans les institutions. En revanche, il ne pourra pas changer une décision de leur direction.

H) Bien évidemment, la direction de chaque institution est responsable de son développement et elle doit faire tout ce qui est nécessaire pour l’obtenir.

Cela est une évidence, mais il me faut, néanmoins, le préciser, car certaines institutions sont actuellement en décomposition et il semble que leurs dirigeants restent assis, les bras croisés, se contentant de la réponse qui est énoncée par la Michna : Pourquoi devrions-nous nous encombrer de tout cela ?. La faute qui est commise, en formulant une telle réponse, est bien claire et elle n’a nul besoin d’être démontrée. Je n’en dirai donc pas plus.

Je demande à toutes ces institutions, après avoir pris connaissance de cette lettre et en avoir discuté le contenu, de me confirmer l’avoir reçue, de me faire connaître toutes leurs remarques et de m’indiquer ce qui aura été fait.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,

M. Schneerson,

Notes

(1) Il s’agit de la lettre n°1064. (2) Il en est question au paragraphe A). (3) Il en est question au paragraphe B).

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