Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°1251
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1251, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mar’Hechvan 5712,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Mi’haël(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu vos lettres en leur temps et, depuis lors, vous avez sûrement vous-même reçu les fascicules, avec les lettres qui y étaient jointes.
A) Le mois de Kislev approche et il faut donc engager tous les préparatifs nécessaires pour faire bon usage des jours de fête et des réunions ‘hassidiques du 19 Kislev, du 10 Kislev, de ‘Hanouka, de la manière qui convient le mieux et avec la diffusion qui s’impose(2).
B) La traduction d’une brochure sur le 19 Kislev en Hébreu sera sans doute achevée ici, ces jours-ci(3). Nous vous en enverrons ensuite un exemplaire, que vous pourrez reproduire sur place et l’envoyer dans les endroits qu’il convient. Mais, bien entendu, cela n’est pas suffisant. Des préparatifs sont nécessaires également pour les endroits les plus éloignés, où il vous faut trouver des personnes susceptibles de parler de cette fête.
Il faudrait organiser tout cela avec le Rav C.Matusof(4). Chacun d’entre vous transmettra à ses connaissances et à ses élèves le contenu des propos qu’ils doivent tenir et surtout les actions concrètes que l’on doit en attendre, l’inscription de nouveaux élèves dans les écoles Ohaleï Yossef Its’hak et le renforcement de la pratique.
C) Une série de livres Sdeï ‘Hémed a été envoyée au Rav Toledano(5), en cadeau, pour le remercier de sa participation à nos institutions. Vous me confirmerez qu’il l’a reçue. J’espère que, grâce à cela, son aide sera encore accrue.
D) Concernant les parutions dans les journaux, vous me demandez de trouver ici quelqu’un qui pourrait traduire en français. Cela est particulièrement difficile. Il faut donc découvrir un spécialiste, sur place. Même si une dépense en découle, une telle démarche est justifiée.
Vous pourrez envoyer les traductions ici, avant leur publication, afin qu’elles soient vérifiées. De plus, si ce traducteur est lui-même lié au journal, il sera intéressé à y faire paraître ce qu’il a lui-même écrit.
Je souligne tout cela maintenant car il serait bon qu’il y ait au moins un article dans les journaux, à propos du 19 Kislev.
E) Vous vous souvenez sûrement des livres(6), en particulier ceux de la compagnie Doveveï Sifteï Yechénim(7) et des très nombreux livres qui viennent d’être imprimés à Djerba(8), qu’il s’agisse de Kabbala ou d’autres parties de la Torah. On conseille l’empressement seulement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité(9).
Vous avez sûrement fixé l’organisation du Chabbat qui bénit le mois. Peu à peu, il faudra l’étendre à tous les endroits dans lesquels vous exercez votre influence. Bien entendu, vous mentionnerez le nom de celui qui est à l’origine de cette institution(10), c'est-à-dire mon beau-père, le Rabbi.
Le Chabbat qui bénit le mois de Tévet est particulièrement propice pour tout cela, puisqu’il se trouve entre le 19 Kislev et ‘Hanouka. Or, le 19 Kislev est le Roch Hachana du luminaire de la ‘Hassidout, qui est son enseignement profond et le miracle de ‘Hanouka se produisit avec de l’huile, qui fait allusion aux secrets des secrets de la Torah. Cette huile, en outre, se trouvait dans une fiole, marquée du sceau du Grand Prêtre, l’homme le plus saint de tout Israël, le Rabbi de sa génération.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et, de même, dans vos préoccupations personnelles,
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion du 20 ‘Hechvan, qui vient de paraître.
Notes
(1) Le Rav M.Lipsker, émissaire du Rabbi à Meknès, Maroc. Voir, à son propos, les lettres n°785, 1270 et 1341. (2) Voir, à ce propos, les trois lettres précédentes. (3) Voir la lettre n°1248. (4) Le Rav Chlomo Matusof, de Casablanca. Voir la lettre précédente. (5) Le Rav Raphaël Barou’h Toledano, grand Rabbin de Meknès. (6) Qu’il est nécessaire de réunir pour la bibliothèque du Rabbi. Voir la lettre précédente. (7) Se consacrant à la réédition d’ouvrages anciens. (8) En Tunisie. (9) Il est donc nécessaire d’acquérir ces livres au plus vite. (10) Qui veut qu’on lise l’ensemble des Tehilim, en ce jour et que l’on y organise une réunion ‘hassidique.
Lettre n°1252
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1252, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mar’Hechvan 5712,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav N.N.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous adresse, par la présente, le fascicule édité à l’occasion du 20 ‘Hechvan, qui vient de paraître. Vous le mettrez sûrement à la disposition du plus grand nombre, de la manière qui convient.
Si le temps me le permet, je vous écrirai encore, à ce sujet, mais je voudrais, dès maintenant, vous souligner l’importance de préparer les jours de réunions ‘hassidiques qui marquent le mois de Kislev, c’est-à-dire le 10 Kislev, le 19 Kislev, la fête de ‘Hanouka et les Chabbats intermédiaires(2).
Il serait bon de consacrer cette période à la diffusion des sources(3) à l’extérieur, qui est alors d’actualité. Des réunions ‘hassidiques auront donc lieu dans les implantations des ‘Hassidim et à la Yechiva. Une réunion regroupera, en outre, tous les ‘Hassidim. De plus, de telles réunions se tiendront également dans toutes les synagogues où cela sera possible et un représentant des ‘Hassidim ou un élève de la Yechiva y participera, qui insufflera l’enthousiasme, la vie de la vie, comme l’explique une lettre(4), imprimée dans le fascicule qui sera édité pour le 19 Kislev(5). Cette lettre avait été adressée, en son temps, au Rav A.A. Plotkin(6).
Il serait également bon que l’événement fasse l’objet d’une diffusion dans les journaux, ou par tout autre moyen, afin que tous ceux qui se trouvent complètement à l’extérieur sachent que l’on vient d’y placer un réverbère(7).
Mon beau-père, le Rabbi dit, en effet, que, lorsque l’on place un réverbère dans la rue, tous se réunissent autour de lui. Il en résulte donc un double enseignement:
A) On ne peut se contenter de la lumière dont on dispose chez soi, car un réverbère se trouve uniquement dans la rue.
B) En plus des efforts que l’on doit diriger envers certaines personnes, d’autres s’approchent naturellement, lorsqu’elles voient la lumière.
Je vous remercie d’avance de me donner de bonnes nouvelles, concernant tout cela.
Avec ma bénédiction de réussite, dans votre mission sacrée et de bonne santé,
Notes
(1) Le Rav Nissan Nemanov, de Brunoy, France. Voir, à son propos, les lettres n°850 et 1372. (2) Voir, à ce propos, les quatre lettres précédentes. (3) De la ‘Hassidout. (4) Du précédent Rabbi, qui est imprimée dans ses lettres, tome 9, lettre n°2991. (5) Qui est édité dans le Séfer Hamaamarim Kountrassim, tome 3, page 26. (6) Le Rav Avraham Abba Plotkin, l’un des ‘Hassidim du précédent Rabbi. (7) Voir, à ce propos, la lettre n°1241.
Lettre n°1253
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1253, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mar’Hechvan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, rédigée à l’issue du Chabbat Vayéra, par laquelle vous me dites que l’on vous demande de vous rendre au consulat pour y retirer votre visa. Votre voyage devrait intervenir juste après cela et vous me demandez comment vous devez procéder.
Je ne comprend pas pourquoi les ‘Hassidim résidant en France sont soudain si pressés de quitter ce pays et de rechercher des conditions nouvelles, sous d’autres cieux. D’autant qu’ils ont l’expérience de ces pays où il n’est pas aisé de s’installer. J’ai déjà dit qu’il fallait considérer l’opportunité de s’installer au Maroc, qui est proche de la France. De larges possibilités s’offrent, dans cet endroit, à de nombreux ‘Hassidim, en particulier ceux qui sont capables d’exercer des fonctions dans le domaine pédagogique. De plus, il y a encore beaucoup à faire, en France, en général et à Paris, en particulier, pour tout ce qui concerne l’éducation et le renforcement du Judaïsme.
Pour votre cas personnel, vous avez déjà formulé une demande et reçu une réponse de toutes les institutions. On vous demande donc de vous rendre au consulat et, s’il n’y a pas d’autre issue, vous le ferez donc. Que Dieu vous conduise vers votre destination véritable, c’est-à-dire vers Sa Volonté et que vous vous installiez de la manière qui convient, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°1254
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1254, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mar’Hechvan 5712,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
Je fais réponse à votre lettre du 12 ‘Hechvan, dans laquelle vous me parlez de... qui se trouve en Terre Sainte et qui a des difficultés à se marier. Vous pensez qu’il lui serait plus facile de le faire, s’il taillait sa barbe. Vous constatez, du reste, que de nombreux Juifs religieux le font.
Il est inutile d’expliquer longuement que tous les Juifs, hommes ou femmes, animés par la foi ou non, croient et savent(2) que Dieu dirige, par Sa Providence, ce grand monde, de même que le petit monde constitué par la personnalité de chacun.
Pour que les hommes sachent comment se comporter, Dieu leur a donné Sa sainte Torah, qui fraye un chemin, indique ce qu’ils peuvent faire et ce dont ils doivent s’abstenir, tout au long de leur existence. Parmi les Mitsvot qu’Il nous a confiées, figure celle de porter la barbe. En effet, même ceux qui permettent de la couper ne contestent pas le fait qu’il est bien une Mitsva d’en avoir une. Et, d’autres avis interdisent de la couper. C’est, par exemple, le cas du Tséma’h Tsédek, petit-fils de l’Admour Hazaken, qui est l’auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h. Ces Décisionnaires(3) tranchent la Hala’ha en retenant le principe que la Torah interdit de se couper la barbe.
En tout état de cause, il est bien clair que porter une barbe et ne pas la couper est une Mitsva, ce qui veut bien dire qu’adopter une telle pratique est une marque de crainte de Dieu.
Il est une certitude absolue que tout dépend du Maître du monde, surtout lorsqu’il s’agit d’un mariage. En la matière, bien plus que dans tout autre domaine, il est évident que la décision finale appartient à Dieu. Or, Il dit Lui-même que porter la barbe et ne pas la couper est une Mitsva. Il est donc tout à fait certain qu’avoir une barbe ne peut pas être un obstacle au mariage, l’empêcher de trouver celle qui lui est destinée.
Et, si la barbe est réellement un obstacle à son mariage, c’est, en fait, un bonheur pour lui qu’une telle union ne se fasse pas. Dieu fera qu’il rencontre, quand il le faut, celle qui lui est destinée. Tous deux auront alors une vie juive heureuse, sur le chemin de la Torah et des Mitsvot.
Je serai content d’avoir de vos nouvelles et de celles de votre famille. Depuis quand vous trouvez vous dans ce pays et quelle est votre occupation?
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) De manière explicite s’ils ont la foi, implicite s’ils ne l’ont pas. (3) Parmi lesquels figure le Tséma’h Tsédek.
Lettre n°1255
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1255, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mar’Hechvan 5712,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
J’ai bien reçu votre lettre du 13 ‘Hechvan, avec votre don et celui des autres, qui y étaient joints. Sûrement avez-vous avez déjà les reçus correspondant.
Vous m’écrivez que madame... offre sa contribution(2) à la mémoire de sa mère. Il me semble qu’elle est votre amie. Vous devriez donc lui faire remarquer que, même si la Tsédaka est une grande Mitsva, elle n’est nullement suffisante, tout comme on ne peut se contenter qu’un seul membre du corps soit en bonne santé. Tous les membres doivent êtres sains et il en est de même pour l’âme juive. On ne peut se suffire d’une Mitsva saine, aussi importante qu’elle soit. C’est l’ensemble de l’âme qui doit être saine et, pour obtenir un tel résultat, il faut mettre en pratique toutes les Mitsvot.
Si sa pratique de certaines Mitsvot est encore faible, j’espère que vous saurez trouver les mots pour qu’à partir de maintenant, elle mette en pratique tous les Préceptes que doit respecter une femme juive. Dieu vous donnera la réussite et vos propos sauront la convaincre.
Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je mentionnerai le nom de vous toutes(3) afin que soient satisfaits l’ensemble de vos besoins. Et, Dieu vous permettra d’annoncer de bonnes nouvelles, en particulier pour ce qui concerne le mariage de votre fils.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) L’un des dons qui accompagnaient celui de la destinataire de cette lettre. (3) De toutes les femmes qui ont fait un don.
Lettre n°1256
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1256, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mar’Hechvan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre détaillée du 9 ‘Hechvan, concernant les pérégrinations qui vous ont conduites en Terre Sainte et la situation de votre vie familiale. Vous sollicitez mon avis, à propos de votre épouse(1).
Il me semble que vous ne devez pas vous faire de soucis pour ce qui la concerne, ce qu’à Dieu ne plaise. Vous devez raffermir votre confiance en Dieu et être certain qu’Il lui enverra la guérison. Elle rentrera à la maison en bonne santé, de sorte que vous pourrez, ensemble, élever vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.
Il est bon qu’elle ait été hospitalisée. Elle recevra ainsi les soins qui sont nécessaires.
Vous me parlez également de vos beaux-parents(2). Il est difficile de se prononcer sur les récriminations, quand on se trouve à distance. A mon sens, vous devriez réunir trois Rabbanim, qui seront des ‘Hassidim âgés ou, tout au moins, vous rendre, avec votre beau-père, auprès d’un d’entre eux. Celui-ci ou ceux-ci(3) entendront les arguments de l’un et de l’autre et trouveront sûrement une solution. Vous leur demanderez de m’écrire leur avis, après avoir entendu les deux partis.
J’ai pris connaissance avec plaisir de l’organisation quotidienne de votre étude de la Torah(4). Je voudrais vous rappeler que vous en devez connaître certains textes par coeur, par exemple les premiers chapitres du Tanya, un discours ‘hassidique de mon beau-père, le Rabbi et quelques chapitres de Michna. Quand vous vous rendrez à votre travail ou bien ailleurs et, de même, quand vous en reviendrez, vous les réciterez. Bien plus, lorsque des mauvaises pensées se présenteront à vous, vous les repousserez grâce à ces mots de la Torah. Nos Sages font remarquer que un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité(5).
Avec ma bénédiction de prompte guérison pour votre épouse, avec laquelle vous élèverez vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions,
Notes
(1) Concernant son état de santé. (2) Avec lesquels une dispute est survenue. (3) Le Rav ou les trois Rabbanim. (4) S’ajoutant à l’activité professionnelle du destinataire de cette lettre. (5) Un petit effort, dans ce domaine, est donc suffisant pour repousser toutes les mauvaises pensées.
Lettre n°1257
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1257, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mar’Hechvan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 12 Mar’Hechvan, dans laquelle vous me dites que vous avez accepté le principe des études de la Torah(1) et du don à la Tsédaka qui vous étaient proposés(2), que vous mettez d’ores et déjà cette bonne résolution en pratique. Mais, pour ce qui est de l’harmonie de votre couple, celle-ci semble superficiellement rétablie, mais, plus profondément, tout n’est pas encore arrangé.
J’ai déjà évoqué ce sujet dans ma précédente lettre. Je vous ai prévenu que le rétablissement de cette harmonie vous poserait sans doute problème. Or, c’est précisément dans ce domaine qu’un effort particulier est nécessaire. Toutes ces difficultés font la preuve que c’est essentiellement cela que l’on attend de vous, comme le disent les écrits du Ari Zal et comme l’explique la ‘Hassidout. Vous consulterez, à ce propos, le Kountrass Haavoda, à la fin du chapitre 6.
A quelques exceptions près, les âmes de notre génération ont déjà eu au moins une vie précédente. Elles se réincarnent donc, essentiellement pour compléter ce qui a pu manquer à l’accomplissement des 613 Mitsvot, dans ces existences antérieures. Bien évidemment, toutes doivent mettre en pratique ces 613 Commandements, y compris celles qui ont eu un comportement irréprochable, durant les vies précédentes.
Néanmoins, une différence existe. Le mauvais penchant ne s’oppose pas fortement à la pratique des Mitsvot que l’on a déjà accomplies, pendant les vies précédentes. Il le fait uniquement pour respecter le libre arbitre, puisqu’en la matière, tout a d’ores et déjà été réalisé auparavant.
En revanche, ce que l’on n’a pas mené à bien dans une vie antérieure, ce qui n’a pas encore révélé l’élévation que cette âme doit avoir, fait l’objet de la plus forte opposition, de la part du mauvais penchant. Et, point n’est besoin d’en dire plus sur ce qui est parfaitement expliqué, par ailleurs.
Pour ce qui vous concerne et s’applique à votre comportement concret, qui est essentiel, je voudrais vous rappeler, vous engager encore une fois à faire tous les efforts possibles pour que s’instaure l’harmonie au sein de votre couple, même si cela impose des concessions de votre part, dès lors que celles-ci ne concernent pas la Torah et les Mitsvot. Comme je vous l’ai déjà écrit, nos Sages soulignent qu’une femme pleure facilement, que les portes des larmes ne sont pas fermées et que la bénédiction est accordée à l’homme grâce à son épouse.
Notes
(1) Vraisemblablement les trois études quotidiennes qui sont la Paracha de la semaine, avec le commentaire de Rachi, les Tehilim, selon leur répartition mensuelle et le Tanya, selon sa répartition annuelle. (2) Par le Rabbi, dans un précédent courrier.
Lettre n°1258
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1258, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mar’Hechvan 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu connaissance, par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, Rav Mena’hem Zéev Halevi Gringlass(1), de la Bar Mitsva de votre fils et je lui adresse donc ma bénédiction, dans la lettre que vous trouverez ci-jointe.
Le Rav M.Z.(2) m’a également fait part de votre déception, du fait que votre fils n’éprouve pas d’attirance pour l’étude(3).
A mon avis, vous devriez prendre financièrement en charge deux élèves de la Yechiva et, de façon générale, donner une large contribution à la Tsédaka. Bien évidemment, vous devez aussi, en même temps, guider votre fils sur la voie de l’ardeur à l’étude et demander à Dieu qu’Il suscite en lui de l’intérêt, de la fougue et de l’enthousiasme pour celle-ci.
En vous souhaitant de concevoir, de votre fils, une ardeur juive et ‘hassidique,
Notes
(1) De Montréal. Voir, à son propos, la lettre n°1397. (2) Le Rav Mena’hem Zéev Gringlass, précédemment cité. (3) De la Torah.
Lettre n°1259
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1259, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Mar’Hechvan 5712,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Zalman Chimeon(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, à laquelle étaient jointes vos mémoires des premières années(2), lorsque mon beau-père devint le Rabbi. Je vous en remercie beaucoup et vous demande instamment de poursuivre leur rédaction. En effet, les récits que vous notez sont qualitativement denses, mais quantitativement peu nombreux. A n’en pas douter, beaucoup d’autres sont restés dans votre souvenir. De plus, s’il vous est possible d’encourager ceux qui se souviennent de faits s’étant passés à la même époque à les rédiger, je vous prie de bien vouloir le faire ou bien de me dire qui ils sont, afin que je leur écrive directement.
Je regrette de ne pas avoir de nouvelles du Rav C.M.(3), le Cho’het. Vous voudrez bien me communiquer les informations dont vous disposez, puisqu’il se trouve à proximité de votre ville.
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion du 20 ‘Hechvan, que vous mettrez sûrement à la disposition du plus grand nombre.
Voici le point essentiel qui me conduit à vous écrire. Parmi ceux(4) qui vous ont accompagné, certains ne possèdent pas de diplôme(5). Je vous supplie donc, de toutes les manières possibles et même au delà de ce qui est possible, de leur faire passer un examen ou de leur enseigner les lois, de sorte qu’ils puissent compléter leur formation et obtenir ce diplôme pendant qu’ils se trouvent à Calmel.
Vous leur transmettrez également, en mon nom, que je souhaite à tout prix qu’ils reçoivent cette formation et qu’ils obtiennent ce diplôme, qu’il ne peut en aucune façon en être autrement. Pour dire vrai, il ne m’est même pas venu à l’esprit que ceux qui se sont déjà rendus plusieurs fois en Irlande pouvaient ne pas avoir un diplôme de Cho’het. Et, point n’est besoin d’insister sur ce qui est une évidence.
J’espère que vous-même, de votre côté et eux(4), du leur, ferez tout ce qui est nécessaire, dans ce domaine. Vous me réjouirez en m’annonçant la bonne nouvelle que tout cela a été concrètement suivi d’effet, que les préparatifs ont déjà commencé. Le moment venu, vous me direz que tout a été fait comme il fallait.
Il est sûrement inutile de vous rappeler la nécessité de se préparer au mois de Kislev, qui approche, c'est-à-dire au 10 et au 19 Kislev, de même qu’à ‘Hanouka(6). Il est sûrement possible d’utiliser ces jours pour diffuser les sources de l’enseignement de nos maîtres et les pratiques ‘hassidiques qu’ils ont instaurées.
En saluant tout votre groupe et en souhaitant un bon mois à chacun en particulier,
Notes
(1) Le Rav Z.C. Dvorkin, qui se trouvait alors en Irlande. Voir, à son propos, la lettre n°788. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1158. Voir aussi le Kovets Razach, page 72 à 76. (3) Le Rav Chalom Mendel Kalmenson, parti en Irlande, comme le Rav Dvorkin, afin d’effectuer la Che’hita, pour que les réfugiés puissent disposer de viande. (4) Les Cho’hatim. (5) De Cho’het. (6) Voir, à ce propos, les lettres n°1248 à 1252.
Lettre n°1260
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1260, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille de Roch ‘Hodech Kislev 5712,
Brooklyn, New York,
A tous nos frères, les enfants d’Israël,
qui chérissent la Torah et les Mitsvot,
que Dieu vous accorde longue vie(1),
Je vous salue et vous bénis,
Nous constatons de nos propres yeux la réussite spirituelle et divine qui est, Dieu merci, celle des Yechivot Loubavitch, depuis leur fondation, il y a cinquante cinq ans, par le Rabbi Rachab(2) et par mon beau-père, le Rabbi(3). Celle-ci se poursuit encore, actuellement.
Grâce à Dieu, les Yechivot Loubavitch ont été capables de former des milliers d’élèves, possédant une profonde connaissance de la Torah, emplis de crainte de Dieu. Une large partie d’entre eux ont été et sont encore des Rabbanim, des directeurs d’écoles, des recteurs de Yechiva, des Cho’hets. Ils occupent ces fonctions dans de nombreuses communautés juives, de première importance.
La quasi totalité des élèves de la Yechiva Loubavitch et de ceux qui y ont reçu leur formation sont au premier rang de l’action et des accomplissements, pour tout ce qui concerne la diffusion de la Torah et de la crainte de Dieu, le renforcement de tout ce qui a trait au Judaïsme, en chaque endroit où ils résident.
Malgré ce succès spirituel, la situation matérielle du centre des Yechivot Loubavitch est, à l’heure actuelle, critique et préoccupant. Les dettes ont atteint un niveau considérable et elles remettent en cause la stabilité de cette immense institution.
Le dimanche de la Parchat Vaéra, Je me suis révélé aux Patriarches, vingt deuxième jour du mois de Tévet 5712, aura lieu, si Dieu le veut, la fête annuelle au profit du centre des Yechivot Loubavitch. Celle-ci doit être l’occasion de recettes importantes, afin de rembourser les dettes existantes et de permettre le maintien de ces institutions.
Je m’adresse, par la présente, à tous ceux qui chérissent la Torah et les Mitsvot. Je leur lance un appel que je réitère, une seconde et une troisième fois, pour que l’on prenne part aux préparatifs de cette fête annuelle, pour que l’on y participe, que l’on y vienne en grand nombre et que l’on contribue, généreusement et avec largesse, au maintien du centre des Yechivot Loubavitch. On lui donnera ainsi la possibilité de poursuivre son oeuvre sacrée et de former une génération intègre et bénie, se consacrant à la Torah et aux Mitsvot, avec une crainte de Dieu pure, des sentiments affinés par l’enseignement de la ‘Hassidout.
J’émets le voeu que, très prochainement, nous assistions à la réalisation de la bénédiction suivante accordée par mon beau-père, le Rabbi, dans la dernière lettre qu’il adressa aux participants à la fête des Yechivot Loubavitch:
Que Dieu raffermisse votre santé à tous, qu’Il vous accorde à tous l’opulence matérielle, dans la largesse. Ainsi, tous ensemble, nous mériterons, très bientôt et de nos jours, d’assister à l’élévation de la corne de la Torah et de la Tradition d’Israël, de même qu’à la délivrance, qui est imminente, par notre juste Machia’h. Celui-ci nous conduira, la tête haute, vers notre Terre Sainte, très bientôt et de nos jours, Amen.
Avec ma bénédiction pour tout le bien matériel et spirituel,
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre collective fut publiée sous forme de fascicule, une version étant en Hébreu et une autre, en Yiddish. (2) Qui prit la décision de la fonder. (3) Qui en fut le premier directeur exécutif.
Lettre n°1261
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1261, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille de Roch ‘Hodech Kislev 5712,
Brooklyn, New York,
Aux Rabbanim et dirigeants du peuple d’Israël,
aux directeurs d’écoles et recteurs de Yechivot,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Le 19 Kislev approche, qui sera le mardi de la Paracha Je recherche mes frères, avec le commentaire qu’en donne le Zohar, tome 1, page 184a. Deux fois fut dit le mot bon, lors du mardi de la création et cette date est, en outre, celle de la Hilloula du Maguid de Mézéritch, grand disciple et successeur du Baal Chem Tov, dont nous buvons les eaux, dont la lumière nous guide.
Ce jour est, de plus, celui de la libération de l’Admour Hazaken et de la victoire de la ‘Hassidout, enseignement du Baal Chem Tov. Il est dit, en effet, que les enfants d’Israël furent libérés, la main haute(1).
On sait que le Baal Chem Tov posa cette question au Machia’h(2): Quand viendrez-vous?. Notre juste Machia’h lui fit la réponse suivante: Lorsque ton enseignement sera révélé, qu’il se dévoilera dans le monde et que tes sources se répandront à l’extérieur.
Car, c’est bien de cette manière que l’on introduit et que l’on prépare la venue du Machia’h.
En considérant l’obligation sacrée et le grand mérite qui incombe à chaque Juif, en particulier à un Rav, à un responsable communautaire, à un dirigeant d’école et, tout spécialement, à quelqu’un qui dirige une communauté ‘hassidique, la mission de diffuser les sources de la ‘Hassidout que nous ont léguées notre maître, le Baal Chem Tov, puis, notre maître, le Maguid et leurs successeurs, les dirigeants de l’assemblée des ‘Hassidim, je formule la proposition que le jour lumineux du 19 Kislev, le Chabbat qui le précède et celui qui le suit, soient consacrés à des réunions et des fêtes, par tous ceux qui se trouvent sous l’influence de leurs enseignements.
Pendant ces réunions, on décidera, en particulier, de diffuser les sources à l’extérieur, celles du Baal Chem Tov, de ses disciples, des disciples de ses disciples et, de façon plus générale, de fixer un temps pour étudier la Torah, de respecter les Mitsvot de la meilleure façon, d’aimer son prochain et d’affiner ses sentiments, conformément aux enseignements de la ‘Hassidout.
Le mérite de nos maîtres, chefs d’Israël, nous protégera tous et nous permettra de connaître la réussite dans la mission qui nous est confiée ici-bas.
Et que nos yeux assistent(3) à la venue de notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, très prochainement, Amen.
En vous souhaitant tout le bien, de tout mon coeur et de toute mon âme,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Et, le Baal Chem Tov s’appelait Israël. (2) Lorsqu’il le rencontra dans les palais célestes, lors d’une élévation de son âme, pendant Roch Hachana. (3) Selon la formule employée dans la prière.
Lettre n°1262
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1262, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille de Roch ‘Hodech Kislev 5712,
Brooklyn, New York,
Aux ‘Hassidim et à tous ceux qui chérissent la Torah
et les Mitsvot, partout où ils se trouvent,
que Dieu vous accorde longue vie(1),
Je vous salue et vous bénis,
Le jour de la bonne nouvelle(2), le mardi 19 Kislev, approche. A cette date, il fut établi que l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, avait raison, qu’il en était de même pour la ‘Hassidout ‘Habad et pour la ‘Hassidout générale.
Dans la lettre qu’il écrivit pour le 10 Kislev 5710(3), deux mois avant de quitter ce monde, mon beau-père, le Rabbi souligne que l’étude de la ‘Hassidout ne concerne pas un groupe spécifique. Elle est une obligation qui incombe à tous les Juifs, en général et aux érudits de la Torah, en particulier.
L’obligation des ‘Hassidim est de diffuser l’étude de la ‘Hassidout. Leur effort en ce sens doit être permanent. Tout ce qui les concerne, même de manière accessoire, doit être utilisé dans ce but, comme un commerce(4), auquel on se consacre pendant tout le jour et non pas uniquement lors de l’activité commerciale proprement dite, parce que l’on y est personnellement impliqué. On s’en préoccupera donc en tout temps et à tout moment.
Il explique longuement, par ailleurs(5), de quelle manière la diffusion, à l’extérieur, des sources du Baal Chem Tov est la condition préalable, l’introduction, la préparation et le réceptacle pour la venue du Machia’h.
Cette condition, que chacun d’entre nous se doit de remplir, a trois aspects:
A) se répandront: Il faut enseigner la ‘Hassidout en la diffusant, en la répandant largement(6), afin qu’elle parvienne en tous les endroits où on l’enseigne.
B) tes sources: La ‘Hassidout que l’on diffuse doit conserver tous les caractères de la source, qui sont principalement au nombre de deux(7): 1. Les eaux d’une source s’écoulent en permanence(8) et ne se tarissent jamais. 2. Leur quantité importe peu, car une source s’écoule goutte à goutte.
Il en est de même pour la diffusion de la ‘Hassidout. La quantité importe peu, pourvu que l’étude soit vivante, enthousiaste, animée d’une chaleur profonde, émanant de la source, c'est-à-dire de l’essence de l’âme de celui qui la diffuse, lequel doit être lié, par toute la profondeur de son coeur, aux maîtres de la ‘Hassidout.
C) à l’extérieur: On ne peut se contenter d’étudier à la synagogue et à la maison d’étude. On doit le faire aussi lorsque l’on avance sur le chemin, quand on se trouve dans un magasin et dans toutes les situations comparables.
Il en est de même pour ceux qui prennent part à cette étude. Il ne faut pas se limiter à certains groupes, à certaines catégories de personnes. L’homme le plus simple doit également connaître la ‘Hassidout et l’homme le plus élevé ne parviendra pas à en avoir une connaissance parfaite.
Et, il est également nécessaire de diffuser la ‘Hassidout auprès de ceux qui se trouvent à l’extérieur de toutes les structures, dans un endroit que la Torah qualifie elle-même d’extérieur(9).
Le mérite de se consacrer à la diffusion de la ‘Hassidout à l’extérieur suscitera et contiendra les bénédictions que mon beau-père, le Rabbi, a accordées à chacun d’entre nous, pour le dernier 19 Kislev avant qu’il ne quitte ce monde et qu’il exprima à la deuxième personne:
Que Dieu vous accorde une bonne année, dans l’étude et la diffusion de la ‘Hassidout, à vous-mêmes, aux membres de votre famille et à tous les vôtres. Vous obtiendrez tous la satisfaction de l’ensemble de vos besoins, matériels et spirituels(10).
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission et pour une abondance de bien, matériel et spirituel,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Voir, à ce propos, les lettres n°815 et 818. (2) Le Rabbi note, en bas de page: C’est une révélation céleste qui qualifia ainsi la date du 19 Kislev, dans une réponse faite à Rabbi Yaakov de Corbeil, l’un des maîtres des Tossafot. On consultera les responsa des cieux, au chapitre 5 et l’on prendra connaissance également du contenu de ce texte. (3) Le Rabbi note, en bas de page: Imprimée dans le fascicule n°73, du 19 Kislev 5710. (4) Le Rabbi note, en bas de page: Selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, à la fin du discours ‘hassidique intitulé Rabbi Yochoua Ben Lévi dit: Celui qui étudie la Torah, prononcé en 5688. (5) Le Rabbi note, en bas de page: Dans sa causerie de Sim’hat Torah 5690. (6) Le Rabbi note, en bas de page: Voir le commentaire de Rachi sur le verset Michlé 5, 16, qui parle de diffuser les enseignements auprès du plus grand nombre. (7) Le Rabbi note, en bas de page: On sait que l’eau qui coule d’une source confère la pureté, même avec quelques gouttes. (8) Le Rabbi note, en bas de page: La Michna, au début du chapitre 5 du traité Mikwaot, dit: Si une source se répand dans un bassin et cesse de couler, elle est considérée comme un Mikwé. Selon la plupart des Décisionnaires, et c’est également l'avis du Tséma’h Tsédek, il est fait allusion ici à un bassin vide. On consultera les responsa du Tséma’h Tsédek, partie Yoré Déa, chapitre 164, paragraphe 2 et l’index, qui mentionne le Sifteï Cohen, sur Yoré Déa, chapitre 201, paragraphe 30, au nom du Pricha et le Rabad. On verra également le Tséma’h Tsédek, additifs sur Mikwaot, chapitre 5, Michna 6, page 37a, de même que les Tossafot sur le traité Be’horot 55b, le commentaire de la Michna du Rambam, cité et expliqué par le Beth Yossef, de même que les références citées par le Taharat Hamaïm, du grand Rav et ‘Hassid, Rav Nissan Telushkin, au chapitre 36. Ce point ne sera pas développé ici. (9) Le Rabbi note, en bas de page: Voir le Zohar, tome 1, page 141b, le début du Torat ‘Haïm, sur le verset les sagesses à l’extérieur et d’autres références encore. (10) Le Rabbi note, en bas de page: Dans sa lettre du 10 Kislev, précédemment citée.
Lettre n°1264
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1264, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, 3 Kislev 5712, Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Vous trouverez ci-joint(1) le fascicule édité à l’occasion de la fête de notre délivrance et de la libération de notre âme(2), c’est-à-dire le 19 Kislev. Vous le mettrez à la disposition du plus grand nombre, de la manière qui convient le mieux.
La coutume a été prise(3) de fixer la réunion ‘hassidique principale du 19 Kislev à la veille du 20. En effet, le Rabbi quitta la prison à l’heure de Min’ha. Puis, il passa trois heures dans la maison d’un opposant, qui lui imposa des souffrances morales.
Néanmoins, dans différents endroits, on se réunit également à la veille du 19 Kislev et ceux qui le font reçoivent la bénédiction des ‘Hassidim.
De façon générale, on peut concevoir une réunion ‘hassidique de deux façons : A) Elle peut avoir lieu dans plusieurs endroits de la ville, afin qu’y participent des personnes qui, dans d’autres conditions, n’auraient pu s’y rendre. B) On peut aussi réunir tous les participants en un seul endroit. Dès lors, "la présence d’une foule nombreuse constitue l’honneur du Roi". Les anciens et les personnalités importantes sont alors présents.
On connaît les développement de nos Sages pour déterminer, de la quantité numérique ou de la valeur qualitative(4), ce qui est le plus important(5).
Nous en citerons quelques exemples :
Le traité Chabbat 127a dit : "Faut-il diminuer la distance à parcourir ou le poids du fardeau ?". Au traité Meguila 3a, on verra les Tossafot, à la fin du paragraphe intitulé Mevatlin. Le traité Avot, chapitre 3, Michna 15, dit : "Tout dépend du nombre des actions". On consultera également le commentaire de la Michna, à cette référence, Igueret Hakodech, à la fin du chapitre 21 et d’autres textes encore. Bien évidemment, ces références ne traitent pas exactement du sujet qui fait l’objet de notre propos, mais nous n’en dirons pas plus ici.
Je propose donc que l’on organise des réunions en différents endroits, le premier soir, à la veille du 19 Kislev. On y annoncera la réunion du lendemain, qui aura lieu en un seul endroit, à la veille du 20.
Bien évidemment, il est essentiel de prendre de bonnes décisions, de fixer un temps pour étudier publiquement la Torah, partie révélée et ‘Hassidout, de renforcer les pratiques ‘hassidiques et l’amour du prochain(6).
Avec ma bénédiction pour la fête et dans l’attente de vos bonnes nouvelles, pour tout ce qui vient d’être dit,
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre, adressée à plusieurs personnes, accompagnait l’envoi du fascicule édité à l’occasion du 19 Kislev. Voir, à ce propos, la lettre n°481. (2) Le Rabbi note, en bas de page : "Voir la lettre de mon beau-père, le Rabbi, dans le fascicule du 19 Kislev (cité dans la lettre précédente) et à la fin de celui du 19 Kislev 5710". (3) Le Rabbi note, en bas de page : "Voir, à ce propos, la causerie du 19 Kislev 5692 et celle de 5693". (4) Le Rabbi note, en bas de page : "C’est également la différence qui peut être faite entre les expressions "comme sont nombreuses Tes actions" et "comme sont grandes Tes actions", selon le Torah Or, au second discours Vaéra, page 56b, des lumières intenses et des réceptacles forts, le discours Matsa Zo de 5667 et d’autres références". (5) Le Rabbi note, en bas de page : "Voir le Léka’h Tov, de Rabbi I. Engel, au principe 15". (6) Le Rabbi note, en bas de page : "Voir la lettre de mon beau-père, le Rabbi, dans le fascicule du 19 Kislev".
Lettre n°1265
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1265, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Kislev 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre par laquelle vous me demandez un conseil à propos des rêves qui troublent votre épouse.
Il convient, tout d’abord de faire vérifier les Mezouzot de votre maison. Vous demanderez également à votre épouse si elle n’a pas, auparavant, manqué de respect à un Juif ou à une Juive. Si c’était effectivement le cas, elle devra présenter des excuses, en présence de trois Juifs, en prononçant la formule suivante : Si j’ai manqué de respect à un Juif ou à une Juive, sans le vouloir ou délibérément, je le regrette de tout mon cœur et je présente mes excuses.
Il me semble vous avoir déjà dit qu’avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat ou des fêtes, elle devait donner de la Tsédaka, selon ses moyens et sans que cela soit trop difficile pour elle, à la caisse de Rabbi Meïr Baal Haness. Je suis certain qu’avec tout cela, elle ira mieux et, peu à peu, ces rêves disparaîtront.
Il serait bon, avant d’aller dormir et de dire le Chema Israël du coucher, qu’elle lise quelques lignes des mémoires de mon beau-père, le Rabbi, en Yiddish ou en anglais, selon ce qui lui est le plus facile.
Avec ma bénédiction pour connaître l’opulence dans la tranquillité,
Lettre n°1266
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1266, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Kislev 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 27 Mar’Hechvan, dans laquelle vous me décrivez l’état de santé de votre épouse. Le médecin qui la suit a diagnostiqué plusieurs problèmes. De temps à autre, elle souffre également de la rate. Elle est actuellement alitée et endure de nombreuses douleurs.
A mon avis, vous devriez trouver un médecin généraliste. Même s’il n’a pas une grande renommée, il aura, au moins, une vision globale. Vous lui raconterez tout ce qui a été découvert par les médecins qu’elle a consultés précédemment. Vous lui demanderez de la suivre, de lui prescrire un traitement global, de fixer ce qu’elle doit faire, manger, boire.
En effet, nos Sages disent que la guérison vient par tel médicament, par telle personne, sans restriction liée à la grandeur ou à la nature de cette personne. Il est à peu près certain que seul un tel médecin pourra la guérir, que votre épouse se rétablira par son intervention.
Avec ma bénédiction pour que vous me donniez la bonne nouvelle de l’amélioration de la santé de votre épouse,
Lettre n°1267
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1267, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Kislev 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre demande d’une bénédiction afin de recouvrer une bonne santé. Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, j’en donnerai lecture, afin que les souhaits de votre cœur soient exaucés, de manière satisfaisante.
Vous savez que pour recevoir les bénédictions célestes, un homme doit forger, ici-bas, les réceptacles capables de les contenir. Or, la Torah est celui qui permet d’intégrer toutes les bénédictions.
Je vous propose donc de vous engager, sans en faire le voeu, à adopter les trois études qui sont le fait de tous et qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi. Il s’agit des Tehilim, selon leur répartition mensuelle, que l’on lit chaque jour, après la prière du matin, du ‘Houmach quotidien de la Paracha de la semaine, le dimanche du début de la Paracha jusqu’au Cheni, le lundi du Cheni au Chelichi et ainsi de suite, le Tanya, selon sa répartition annuelle.
Ces études constitueront les réceptacles capables de susciter la bénédiction et de l’intérioriser.
J’ai été satisfait d’apprendre par votre lettre que vous êtes un ‘Hassid(1), issu d’une famille ‘hassidique. Bien plus, vous êtes né le 13 Tichri, date de la Hilloula du Rabbi Maharach et cela a sûrement une signification. Je vous adresse, par envoi séparé, la biographie du Rabbi Maharach(2). Il serait bon que vous étudiez ses causeries, avec toute la concentration nécessaire. Celles-ci se trouvent dans la seconde partie de cette biographie.
A n’en pas douter, tout cela apportera la lumière et la vitalité à votre étude de la Torah, la pratique des Mitsvot et aussi dans l’existence quotidienne.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le destinataire de cette lettre revendiquait son appartenance à une famille de ‘Hassidim. (2) Dont le Rabbi lui-même est l’auteur.
Lettre n°1268
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1268, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Kislev 5712,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec satisfaction votre lettre, par laquelle vous m’apprenez que votre rencontre avec mademoiselle... a eu une issue positive et que vous êtes maintenant fiancés.
A) Je vous exprime donc, par la présente, ma bénédiction pour que ces fiançailles soient en un moment bon et fructueux, avec un bon Mazal, matériellement et spirituellement à la fois.
B) Vous me dites que vous n’avez pas encore fixé une date de mariage. Vous vous efforcerez donc que celui-ci ne soit pas retardé. Avec l’effort qui convient, vous pourrez sûrement lever tous les obstacles. Vous savez que notre coutume est de fixer un mariage en Kislev ou en Adar. En revanche, il est moins fréquent de le faire en Tévet et en Chevat.
C) Vous m’annoncez également que votre soeur a eu un fils, en un bon moment. Je lui exprime donc ma bénédiction, une bénédiction de Mazal Tov. Que ses parents le conduisent à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, avec la tranquillité du corps et de l’esprit.
D) Vous me dites que vous avez ouvert un commerce de... en association avec ... Je vous joins donc une pièce provenant de la caisse de mon père, le Rabbi. Vous l’investirez dans cette affaire.
Mon beau-père, le Rabbi, rappelle, en effet, l’affirmation de nos Sages selon laquelle celui qui reçoit une pièce de Job est béni. Il en est de même pour cette caisse. Une seule pièce suffit pour apporter la bénédiction et la réussite matérielles, au sens le plus littéral.
E) J’aimerais savoir ce que devient votre frère. Vous le rencontrez sans doute, de temps à autre et vous vous efforcez sûrement de le rapprocher, de plus en plus, de la Torah et des Mitsvot.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°1269
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1269, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Kislev 5712,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai enfin reçu votre lettre du 26 ‘Hechvan, après une longue interruption. Vous me décrivez la situation dans votre ville, en général et pour ce qui vous concerne, en particulier. J’espère que, lorsque vous recevrez la présente, le cercle de vos connaissances se sera élargi, de sorte que vous puissiez rapprocher leur coeur de leur Père Qui se trouve dans les cieux, les éclairer de la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière, de même que du luminaire de la Torah, qui est l’enseignement de la ‘Hassidout.
Vous connaissez le proverbe de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel lorsque l’on place un réverbère dans la rue, tous se rassemblent autour de lui(1). Il en découle deux points:
A) On ne peut se contenter de la lumière que l’on possède chez soi, à la maison. Il faut, en outre, placer un réverbère dans la rue.
B) Le côté du bien est plus fort(2). Ainsi, non seulement les hommes auprès desquels on exerce son effort se rassemblent autour de ce réverbère, mais, bien plus, le simple fait qu’il est dressé dans la rue, même au milieu de la nuit et dans l’obscurité, attire ceux qui se trouvent là.
Concrètement, on peut constater que plus la pénombre est intense, plus l’attrait qu’exerce la lumière du réverbère est important.
Vous m’écrivez que, pour préparer votre mariage, qui sera célébré en un moment bon et fructueux, vous avez dû interrompre une partie de vos études de la Torah. Cela ne me convient pas du tout. Bien au contraire, si d’ordinaire, il est nécessaire de se renforcer dans la Torah, qui est le canal et le réceptacle pour susciter et recevoir la bénédiction et la réussite, combien plus en est-il ainsi lorsque l’on doit se préparer au mariage.
Certes, les préparations du mariage vous prennent beaucoup de temps. Néanmoins, vous devez écourter vos études, mais non les supprimer, quel que soit leur objet. En effet, qui peut savoir quelle est la partie précise de la Torah dont il a besoin en ce moment et dans cet endroit?
Ce qui vient d’être dit permettra de comprendre l’affirmation de nos Sages, au traité Erouvin 54a, selon laquelle celui qui a mal à la tête doit étudier la Torah, celui qui a mal à la gorge doit étudier la Torah, car celle-ci apporte la guérison.
Une question simple est posée à ce propos. On peut constater que certains, qui ont la migraine, étudient la Torah et n’en sont pas guéris pour autant. Il est différentes réponses à cette interrogation et voici l’une d’elles.
La Torah porte en elle l’équivalent de tous les membres du corps. Elle a donc des passages liés à la tête et d’autres, à la gorge. En conséquence, celui qui a mal à la tête doit l’étudier et, si Dieu lui confère un mérite, il découvrira alors le passage de la Torah qui correspond à la tête et, de la sorte, il guérira. Néanmoins, tous n’ont pas des yeux clairs et lumineux, leur permettant de déterminer le passage de la Torah qui correspond spécifiquement à chacun de leurs membres.
Or, il en est strictement de même pour ce qui fait l’objet de notre propos. Nous ne savons pas quelle est la partie de la Torah qui est plus spécifiquement liée à votre situation actuelle. Par un effet de la divine Providence, vous avez des cours fixés dans plusieurs disciplines de la Torah. Vous devez donc tous les maintenir et, s’il n’est pas possible d’y consacrer autant de temps qu’auparavant, les raccourcir, mais non les supprimer complètement.
Lorsque je me rendrai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je mentionnerai tous ceux que vous citez dans votre lettre, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins.
Je vous adresse ma bénédiction de réussite dans votre travail pédagogique et dans vos préoccupations personnelles et je vous souhaite un mariage bon et fructueux, grâce auquel vous bâtirez un édifice éternel pour le peuple d’Israël, basé sur la Torah et les Mitsvot, telles que les explique la ‘Hassidout. Sans en faire le voeu, je vous adresserai sûrement une lettre de bénédiction pour votre mariage.
Vous trouverez ci-joint une brochure(3) et un fascicule(4) édités pour le 19 Kislev, de même qu’une lettre adressée à tous(5). Vous les mettrez sans doute à la disposition du plus grand nombre.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1241. (2) Que celui du mal. (3) Editée pour le 19 Kislev et racontant la libération de l’Admour Hazaken. (4) Des enseignements du précédent Rabbi. (5) Il s’agit de la lettre n°1260.
Lettre n°1270
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1270, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Kislev 5712,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
Rav Mi’haël(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sûrement reçu les fascicules(2) et les brochures(3) pour le 19 Kislev, de même que la lettre adressée à tous(4) qui les accompagnait. Conformément à votre proposition, je vous joins une lettre pour le grand Rav I.Sebag(5) et pour l’élève de la Yechiva Chlomo Soussan(6).
Vous me demandez quel nom donner à l’école de filles. Vous l’appellerez Beth Sarah. Pour ce qui est du programme des études, vous disposez sans doute de celui du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, qui a un département se consacrant spécifiquement aux études des filles.
Vous me dites qu’aucune organisation n’a pu être retenue pour la bibliothèque. Cela n’est pas bien. Vous pourriez la placer, de la manière qui convient, dans l’une des salles de la Yechiva. Elle permettra ainsi une action de diffusion et, qui sait, un jour, peut-être, une personne consultera un ouvrage de ‘Hassidout. Les résultats seront remarquables et même considérables, de différents points de vue.
Bien plus, vous connaissez l’explication que donnent nos Sages du verset Ne soupèse pas le chemin de la vie. Ils soulignent que l’on ne doit pas, en permanence, peser le pour et le contre. Il en est de même pour la Torah et pour ceux qui l’étudient. Il est inutile d’en dire plus.
Avec ma bénédiction et dans l’attente de bonnes nouvelles,
N. B. : Il est sûrement inutile de vous parler encore une fois des livres(7).
Notes
(1) Le Rav M.Lipsker, de Meknès, Maroc. Voir, à son propos, la lettre n°1251. (2) Editée pour le 19 Kislev et racontant la libération de l’Admour Hazaken. (3) Des enseignements du précédent Rabbi. (4) Il s’agit de la lettre n°1260. (5) Le Rav Its’hak Sebag, l'un des enseignants de la Yechiva Loubavitch de Meknès. Il s’agit de la lettre n°1271. (6) Il s’agit de la lettre n°1272. (7) Que le Rav M.Lipsker devait envoyer pour la bibliothèque du Rabbi.
Lettre n°1271
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1271, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Kislev 5712,
Brooklyn,
Au grand Rav, ‘Hassid dont la crainte de Dieu est le trésor,
qui se consacre fidèlement aux besoins communautaires,
le Rav Its’hak Sebag(1),
Je vous salue et vous bénis,
Depuis quelques temps, je reçois régulièrement, par mon représentant, le grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre fidèlement aux besoins communautaires et multiplie les réalisations positives, des nouvelles de votre action dévouée, dont l’influence est considérable, au sein des institutions Ohaleï Yossef Its’hak, au sein desquelles vous insufflez un esprit de pureté et de sainteté.
De plus, vous secondez le grand Rav et ‘Hassid, Rav Mi’haël, pour satisfaire les besoins matériels de la Yechiva.
Un proverbe(2) de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, est bien connu. Il dit que les biens matériels d’un Juif sont spirituels. On le retrouve également dans les propos du Rambam, lois des opinions, début du chapitre 4: Avoir un corps en bonne santé est un moyen de servir Dieu.
Il est impossible d’expliquer à quel point une telle influence est importante et je suis certain qu’il est inutile d’en dire plus à quelqu’un comme vous.
Je voudrais donc vous encourager, en me basant sur ce que disent nos Sages, dans le Sifra, au début de la Parchat Tsav. Ils affirment, en effet, que l’on conseille l’empressement uniquement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité. Vous devez donc redoubler d’ardeur et de force dans votre mission sacrée, grandir et embellir cette institution sacrée, de sorte que Dieu soit loué par elle et par nous.
Je saisis cette occasion pour vous adresser une brochure sur le 19 Kislev(3), qui reprend l’historique de cette fête, fête de toutes les fêtes, commémorant la libération et la victoire de l’Admour Hazaken, qui fit don de sa personne pour la ‘Hassidout, afin de désigner aux enfants d’Israël la voie qui conduit dans la maison de Dieu, avec amour de Dieu, amour de la Torah, amour de son prochain.
Lorsque nous lui emboîterons le pas en nous sanctifiant quelque peu ici-bas, nous recevrons de Dieu une immense sanctification, matérielle et spirituelle à la fois.
Dans l’attente du bien, et il n’est de bien que la Torah et les Mitsvot, de même que le luminaire de la Torah, qui est la ‘Hassidout, je vous souhaite de connaître la réussite, matérielle et spirituelle.
Notes
(1) Voir la lettre précédente. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°772 et 1436. (3) Racontant l’emprisonnement et la libération de l’Admour Hazaken.
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